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DM 11 Poly

Le document présente des exercices sur les polynômes de Tchebychev de première espèce et le calcul de la somme ζ(2). La première partie traite des propriétés et des racines des polynômes de Tchebychev, tandis que la seconde partie se concentre sur la convergence et le calcul de la limite de la série associée à ζ(2). Des démonstrations et des relations entre les différentes suites sont également fournies.

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Problèmes Corrigés Prof. Mamouni


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Devoir Maison N◦ 11
Polynômes

Problème : Polynômes de Tchebychev et calcul de ζ(2)

Partie I : Polynômes de Tchebychev de première espèce

On dénit une suite de polynômes (Pn )n∈N en posant P0 = 1, P1 = X et ∀n ∈ N, Pn+2 = 2XPn+1 −Pn .
Ces polynômes sont appelés polynômes de Tchebychev de première espèce.
1. (a) Calculer P2 et P3 .
(b) Déterminer le degré de Pn ainsi que son coecient dominant.
2. (a) Établir que ∀n ∈ N et ∀θ ∈ R, P
fn (cos(θ)) = cos(nθ).
(b) En déduire les valeurs de P
fn (1) et P
f′ (1).
n
(c) Pour n ∈ N , déterminer les racines réelles de Pn .

Partie II : Calcul de ζ(2)

L'objectif de cette partie est d'établir la convergence et de calculer la limite de la suite (Sn ) dénie
par
n
X 1
∀n ∈ N⋆ , Sn = .
k2
k=1

1. (a) Réaliser, dans R(X), la décomposition en éléments simples de X(X−1) .


1

n
1
(b) En déduire la valeur de la somme et en déduire que ∀n ∈ N⋆ , Sn ⩽ 2 − n1 .
X
k(k − 1)
k=2
(c) En déduire que la suite (Sn ) converge. On note ℓ sa limite.
n
1
2. On introduit Sn′ = .
X
(2k − 1)2
k=1
(a) Former une relation exprimant S2n , Sn et Sn′ .
(b) En déduire que la suite (Sn′ ) converge et exprimer sa limite ℓ′ en fonction de ℓ.
 
3. Soient n ∈ N⋆ et, pour k ∈ {1, · · · n}, xk = cos (2k−1)π
2n .
n
Pn′ 1
(a) Montrer que .
X
Pn =
X − xk
k=1
n
1
(b) En déduire que  = n2 , puis calculer la valeurs des sommes
X

(2k−1)π
k=1 1 − cos 2n

n n
1 1
et
X X
   .
2 (2k−1)π (2k−1)π
k=1 sin 4n k=1 tan2 4n

(c) Montrer que ∀x ∈ 0, π2 , 0 ⩽ sin(x) ⩽ x ⩽ tan(x).


 

(d) En déduire un encadrement de Sn′ puis les valeurs de ℓ′ et ℓ.


Partie I : Polynômes de Tchebychev de première espèce

1. (a) Un simple calcul donne P = 2X − 1 et P = 4X − 3X .


2
2
3
3

(b) On montre, par récurrence double sur n ∈ N , P(n) : ” deg(P ) = n et coe(P ) = 2 ”.



n n
n−1

 P(1) et P(2) sont vraies.


 Soit n ∈ N xé de sorte que P(n) et P(n + 1) soient vraies, c'est-à-dire deg(P ) = n,

) = n + 1, coe(P ) = 2 et coe(P ) = 2 . On écrit P = 2 X + Q


n
deg(P n−1 n n n+1

avec deg(Q) ⩽ n.
n+1 n n+1 n+1

Ainsi,
Pn+2 = 2XPn+1 − Pn = 2n+1 X n+2 + (2XQ − Pn ).
de degré
| {z }
⩽n+1

Par conséquent, deg(P ) = n + 2 et coe(P ) = 2 .


n+2 n+2
n+1

La récurrence double est achevée et ∀n ∈ N , deg(P ) = n et coe(P ) = 2 .



n n
n−1

De plus, deg(P ) = 1 et coe(P ) = 1 .


0 0

2. (a) On montre, par récurrence double sur n ∈ N, P(n) : ” ∀θ ∈ R, Pf (cos(θ)) = cos(nθ) ”.


n
 P(0) et P(1) sont vraies.
 Soit n ∈ N xé de sorte que P(n) et P(n + 1) soient vraies, c'est-à-dire Pf (cos(θ)) =
cos(nθ) et P
] (cos(θ)) = cos((n + 1)θ).
n

Nous avons
n+1

P n+2 (cos(θ)) = 2 cos(θ)Pn+1 (cos(θ)) − Pn (cos(θ))


] ] f
= 2 cos(θ) cos((n + 1)θ) − cos(nθ)
= 2 cos(θ)(cos(nθ) cos(θ) − sin(nθ) sin(θ)) − cos(nθ)
= cos(nθ)(2 cos2 (θ) − 1) − 2 sin(nθ) sin(θ) cos(θ)
= cos(nθ) cos(2θ) − sin(nθ) sin(2θ)
= cos((n + 2)θ)

On a donc prouvé ∀n ∈ N et ∀θ ∈ R, Pf (cos(θ)) = cos(nθ) .


n

(b) En choisissant θ = 0 dans la relation précédente, on trouve Pf (1) = 1 . n

En dérivant, par rapport à θ la relation précédente, on trouve − sin(θ)Pf (cos(θ)) = −n sin(nθ).


Ainsi,
n

i h π fn ′ (cos(θ)) = n2 sin(nθ) × θ .
∀θ ∈ 0, , P
2 nθ sin(θ)
Or lim = 1 donc lim
u→0
sin(u)
u
θ→0+
× nθ= 1.
sin(nθ) θ
sin(θ)

Par continuité de la fonction Pf en 0, on obtient en faisant tendre θ vers 0 ,



n
+ f′ (1) = n2
Pn .
(c)  P est de degré n, donc admet, au plus, n racines.
n

1
 On pose, pour k ∈ {1, · · · , n}, x = cos − + . D'après la relation de la questionπ kπ

2.(a), nous avons Pf (x ) = 0.


k 2n n
n
 cos est injective donc les réels x , · · · , x sont deux à deux distincts donc sont au
k

nombre de n.
|[0,π] 1 n

P admet exactement n racines réelles données par cos − + pour k ∈ {1, · · · , n} . π kπ



n 2n n

Partie II : Calcul de ζ(2)

1. (a) 1
X(X−1) =− + . 1
X
1
X−1

(b) Par télescopage, nous obtenons P =1− .


n
1
k(k−1)
1
n

Pour tout k ⩾ 2 alors ⩽ . Ainsi, pour tout n ∈ N ,


k=2
1 1 ⋆
k2 k(k−1)

n n
X 1 X 1 1 1
Sn ⩽ 1 + 2
⩽1+ ⩽1+1− ⩽2− .
k k(k − 1) n n
k=2 k=2

Ainsi, ∀n ∈ N , S ⩽ 2 − . ⋆
n
1
n

(c)  S − S =
n+1 > 0 donc la suite (S ) est strictement croissante.
n
1
(n+2)2 n

 D'après la question précédente, la suite (S ) est majorée par 2. n


Par le théorème de la limite monotone, la suite (S ) converge . n

2. (a) Soit n ∈ N . Par regroupement par paquets,


2n n n
X 1 X 1 X 1
S2n = 2
= 2
+
k 4k (2k − 1)2
k=1 k=1 k=1
n
1 X 1
= + Sn′
4 k2
k=1

Ainsi, .
∀n ∈ N⋆ , Sn′ = S2n − 41 Sn

(b) (S ) est une sous-suite de (S ) donc converge vers ℓ. Ainsi,


2n n (Sn′ ) converge vers ℓ .
3
4
3. (a) Comme x , · · · , x sont les n racines (simples) de P alors
1 n n
n
Y
Pn = 2n−1 (X − xk ).
k=1

Ainsi, n Y
n
X
Pn′ = 2n−1 (X − xk ).
i=1 k=1
k̸=i

Ainsi, Qn
n k=1 (X − xk )
Pn′ X k̸=i
= Qn
Pn k=1 (X − xk )
i=1

Puis .
n
Pn′
X 1
Pn =
X − xi
i=1

2
(b) En évaluant la relation précédente en 1, on obtient

=n .
n
X 1 Pf (1) n 2
 =
(2k−1)π
P
f (1)
k=1 1 − cos 2n n

Comme sin , on en déduit .



(2k−1)π
 n

(2k−1)π
 1−cos X 1
2
4n = 4n
2
  = 2n2
2 (2k−1)π
k=1 sin 4n

Comme , on en déduit .
n
X 1
 1
(2k−1)π
 = −1 +  1
(2k−1)π
   = −n + 2n2
tan2 sin2 (2k−1)π
4n 4n
k=1 tan2 4n

(c)  Soit x ∈ [0, π/2]. 0 ⩽ sin(x) est immédiat.


 sin est concave sur [0, π/2] donc sa courbe représentative est en-dessous de sa tangente
au point d'abscisse 0.
D'où, pour tout x ∈ [0, π/2], sin(x) ⩽ x.
 tan est convexe sur [0, π/2[ donc sa courbe représentative est au-dessus de sa tangente
au point d'abscisse 0.
D'où, pour tout x ∈ [0, π/2[ , tan(x) ⩾ x.
On a donc prouvé que ∀x ∈ 0, , 0 ⩽ sin(x) ⩽ x ⩽ tan(x) .
  π
2

(d) Pour tout k ∈ {1, · · · , n}, ∈ [0, π/2[ donc, d'après ce qui précède,
(2k−1)π
4n

1 1 1
⩽ ⩽ .
(2k−1)2 π 2
 
(2k−1)π (2k−1)π
tan2 4n 16n2 sin2 4n

Cela permet d'en déduire que 2n − n ⩽ X (2k −1 1) ⩽ 2n puis − ⩽ S ⩽ .


n
2 16n2 2 π2 π2 ′ π2
π2 2 8 16n n 8

Le théorème d'encadrement permet d'armer que lim S = (= ℓ ). On en déduit que


k=1
′ π2 ′
n→∞ n 8

ℓ= π2
6 .

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