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Année 2023-2024

CY Cergy Paris Université

Institut d’Économie & Gestion

LICENCE d’ÉCONOMIE FINANCE et GESTION

Première année - Semestre 1

MATH 101 : Pratique des Fonctions Numériques

Enseignant responsable : Yves DUVAL

Notes de cours
Remarques préliminaires

Méthodologie :
Ce polycopié de cours doit vous permettre de travailler en autonomie et en amont les notions
que vous verrez lors des séances en classe.
En effet beaucoup de notions présentées dans ce polycopié ont été vues au collège puis au lycée : les
séances seront donc consacrées essentiellement à des rappels de cours et à la correction des exercices
de la feuille de TD.
Il vous appartient donc de travailler ces notions AVANT de venir en cours et de préparer les
exercices correspondants de la feuille de TD.
En particulier, le chapitre « 0 : Rappel sur le calcul numérique et littéral », devra être travaillé
en autonomie (une liste d’exercices corrigés se trouve à la fin de ce chapitre).

Site internet :
Vous avez à votre disposition un site : https ://sites.google.com/site/jeromestephanucp/ où vous
trouverez :
— L’ensemble des polycopiés nécessaires à ce cours.
— Les annales (corrigées) des années passées.
— Vos résultats aux tests et examens (par numéro d’étudiant)

Évaluation : Il est prévu un test (d’une durée 1h30min) le lundi 23 Octobre. Le partiel (d’une
durée de 2 heures) aura lieu pendant la semaine des examens du 18 au 23 décembre.
Les calculatrices sont interdites lors de ces épreuves !
La moyenne finale à l’U.E. « Pratique des Fonctions numériques » est calculée par la formule suivante :

N F = M AX(CT ; 1/2CT + 1/2CC)

(CT : note au partiel, CC : note au test)


Chapitre 0

Rappels sur le calcul numérique et littéral

0.1 Symboles et logique


Définition 1. On note R l’ensemble des nombres réels : tous les exemples et exercices de ce cours
se feront dans cet ensemble de nombres ou un sous-ensemble de R.
On dit qu’un sous ensemble I de R est un intervalle de R, si pour tous réels a et b appartenant
à I et pour tout réel x tel que a ≤ x ≤ b, alors x appartient à I.
Soient a et b deux réels tels que a < b. On dit que l’intervalle I des réels x est :
1. un intervalle fermé [a; b] (ou un segment) si, pour tout x appartenant à I, a ≤ x ≤ b.
2. un intervalle ouvert ]a; b[ si, pour tout x appartenant à I, a < x < b.
3. un intervalle semi-ouvert à droite [a; b[ (respectivement à gauche ]a; b]) si, pour tout x appar-
tenant à I, a ≤ x < b (respect. a < x ≤ b).
Dans ces trois cas, I est un intervalle dit borné de R.
De la même façon, on définit les intervalles non bornés de R :

Exemples 1. x ∈ [−3; 4[ ⇐⇒ −3 ≤ x < 4 ; x ∈] − ∞; 9] ⇐⇒ x ≤ 9


Notations : On note : R∗ = Rr{ 0} , R− =]−∞; 0], R∗− =]−∞; 0[, R+ = [0; +∞[ et R∗+ =]0; +∞[.
Ainsi R∗ = R∗− ∪ R∗+
Quelques intervalles :

Notation de C’est l’ensemble Représentation sur


l’intervalle des réels x tels que la droite réelle

[a; b] a≤x≤b

[a; b[ a≤x<b

]a; b] a<x≤b

]a; b[ a<x<b

3
4 CHAPITRE 0. RAPPELS SUR LE CALCUL NUMÉRIQUE ET LITTÉRAL

Notation de C’est l’ensemble Représentation sur


l’intervalle des réels x tels que la droite réelle

[a; +∞[ x≥a

]a; +∞[ x>a

]−∞; b] x≤b

]−∞; b[ x<b

Définition 2. Lorsqu’un élément a appartient à un ensemble E, on note a ∈ E, dans le cas contraire,


on note a ∈/ E.
Lorsqu’un sous-ensemble F est inclus dans un ensemble E, on note F ⊂ E, et F 6⊂ E dans le cas
contraire. Notez que F est inclus dans E si et seulement si tous les éléments de F appartiennent à
E, mais qu’il suffit qu’un élément de F n’appartienne pas à E pour que F ne soit pas inclus dans E.

Définition 3. ∃ est le quantificateur existentiel : il signifie « il existe au moins un(e) » . ∃! signifie


« il existe un(e) unique » .
∀ est le quantificateur universel : il signifie « Pour tout (s) » ou « Quel(le)s que soient » .

Ces quantificateurs sont des symboles mathématiques et ne


doivent être utilisés que dans des assertions mathématiques
et surtout pas comme des abréviations dans une copie !

Exemples 2.
1 1 1
1. ∀x ∈ R r {−1, 0} , − = 2 (mise au même dénominateur)
x x+1 x +x
2. ∃x ∈ R / x2 + 3 = 4. (Par exemple x = −1 (ou x = 1)). (Le « / » signifie « tel que »)

0.2 Calcul mental


0.2.1 Règles de divisibilité d’un nombre entier
Divisibilité par 2 : Un nombre entier est divisible par 2 si le chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8.

Divisibilité par 3 : Un nombre entier est divisible par 3 si la somme de ses chiffres est un
nombre qui est lui même divisible par 3.
Exemple : 1 857 est divisible par 3 car 1 + 8 + 5 + 7 = 21 est divisible par 3.

Divisibilité par 4 : Un nombre entier est divisible par 4 si le nombre formé par le chiffre des
dizaine et le chiffre des unités est lui même divisible par 4.
Exemple : 2 176 est divisible par 4 car 76 l’est.

L1-S1 - MATH 101 - Pratique des fonctions numériques


Y. Duval - CY Cergy Paris Université - Institut d’Économie & Gestion
0.2. CALCUL MENTAL 5

Divisibilité par 5 : Un nombre entier est divisible par 5 si le chiffre des unités est 0 ou 5.

Divisibilité par 9 : Un nombre entier est divisible par 9 si la somme de ses chiffres est un
nombre qui est lui même divisible par 9.
Exemple : 1 854 est divisible par 9 car 1 + 8 + 5 + 4 = 18 est divisible par 9.

Divisibilité par 11 : Un nombre entier est divisible par 11 si la somme alternée de ses chiffres
est un nombre qui est lui même divisible par 11.
Exemple : 1 837 est divisible par 11 car 1 − 8 + 3 − 7 = −11 est divisible par 11.

Remarque : On peut bien entendu « combiner » les règles : par exemple un nombre entier divisible
par 3 et 5 est divisible alors par 15 (cela reste valable pour 2 nombres ci-dessus, sauf pour les paires
« 2 et 4 » et « 3 et 9 »)

0.2.2 Valeurs à connaître par coeur


Outre les tables d’addition et de multiplication des nombres entiers de 1 à 9, il est nécessaire de
connaître certaines valeurs par coeur :

• Les puissances de 2, 3 et 5 : 22 = 4, 23 = 8 , 24 = 16, · · · , 210 = 1024


32 = 9, 33 = 27, 34 = 81, 35 = 243. Enfin, 52 = 25, 53 = 125 et 54 = 625.

• Les carrés des premiers nombres entiers (de 1 à 15). Pour les carrés des nombres à deux chiffres,
ont peut utiliser les identités remarquables.
Exemple : 132 = (10 + 3)2 = 100 + 9 + 2 ∗ 3 ∗ 10 = 169

• Les valeurs approchées de :


√ √ √
2 ≈ 1, 4 ; 3 ≈ 1, 7 et 5 ≈ 2, 2 et ln 2 ≈ 0, 7 ; ln 3 ≈ 1, 1 et ln 5 ≈ 1, 6.

0.2.3 Addition et soustraction


Additionner ou soustraire par 99, 101, 199 ...
• Pour additionner 99 (par ex.) on additionne 100 et on retranche 1 :
Exemple : 256 + 299 = (256 + 300 − 1 =) = 556 − 1 = 555

• Pour soustraire 99 on soustrait 100 puis on ajoute 1 :


Exemple : 37 − 99 = 37 − 100 + 1 = −63 + 1 = −62

• Pour additionner 101 (par ex.) on additionne 100 puis 1 :


Exemple : 256 + 301 = (256 + 300 + 1 =) = 556 + 1 = 557.

• Pour soustraire 101 on soustrait 100 puis 1 :


Exemple : 137 − 201 = 137 − 200 − 11 = −63 − 1 = −64

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6 CHAPITRE 0. RAPPELS SUR LE CALCUL NUMÉRIQUE ET LITTÉRAL

0.2.4 Multiplication et division


• La multiplication d’un nombre entier ou décimal par 10, 100, 1 000, · · · revient à rajouter 1, 2,
3, · · · zéros à droite du nombre, ou à déplacer la virgule de 1, 2, 3, · · · rangs vers la droite.
Exemples : 135 × 100 = 13 500, et 20, 16075 × 1000 = 20 160, 75

• La division d’un nombre entier ou décimal par 10, 100, 1 000 · · · revient à placer une virgule à
1, 2, 3, · · · rangs vers la gauche à partir des unités, ou à reculer la virgule de 1, 2, 3, · · · rangs vers
la gauche, et à remplacer par des zéros les unités manquantes.
Exemples : 135 ÷ 100 = 1, 35, et 2, 0175 ÷ 1000 = 0, 0020175
Un pourcentage est un nombre divisé par 100. Par ex. 0, 15% = 0, 0015 : ce type de taux d’intérêt
est très utilisé en mathématiques financières.

• Pour multiplier un nombre par 0, 1 ; 0, 01 ; 0, 001 · · · on le divise par 10 ; 100 ; 1 000 · · ·


• Pour diviser un nombre par 0, 1 ; 0, 01 ; 0, 001 · · · on le multiplie par 10 ; 100 ; 1 000 · · ·

• Pour multiplier un nombre par 5, on le multiplie par 10 puis on divise le résultat par 2. On
peut bien entendu aussi le diviser d’abord par 2 puis multiplier le résultat par 10.
Exemple : 37 × 5 = 370 ÷ 2 = 185.

• Pour multiplier un nombre par 25, on le multiplie par 100 et on divise le résultat par 4. On
peut bien entendu aussi le diviser d’abord par 4 puis multiplier le résultat par 10.
Exemple : 32 × 25 = 3200 ÷ 4 = 800.

• Pour diviser un nombre par 5, on le divise par 10 et on multiplie le résultat par 2. On peut bien
entendu aussi le multiplier d’abord par 2 puis diviser le résultat par 10.
Exemples : 137 ÷ 5 = 274 ÷ 10 = 27, 4. 72 ÷ 5 = 7, 2 × 2 = 14, 4.

• Pour diviser un nombre par 0, 5, on le multiplie par 2 :


Exemple : 3, 2 ÷ 0, 5 = 6, 4.

• Pour diviser un nombre par 0, 25, on le multiplie par 4 :


Exemple : 13, 5 ÷ 0, 25 = 13, 5 × 4 = 13 × 4 + 0, 5 × 4 = 52 + 2 = 54.

• Pour diviser un nombre par 2, 5 ; 25 ; 250 · · · on le divise par 10 ; 100 ; 1000 · · · et on multiplie
le résultat par 4. On peut aussi multiplier d’abord le nombre par 4 et diviser le résultat par 10 ; 100 ;
1 000 · · ·
Exemple : 51, 2 ÷ 25 = 0, 512 × 4 = 2, 048.

• Pour multiplier un nombre par 9 on le multiplie par 10 et on le soustrait une fois :


Exemple : 17 × 9 = 170 − 17 = 153

• Pour multiplier un nombre par 1, 5, on lui rajoute sa moitié.


Exemple : 27 × 1, 5 = 27 + 13, 5 = 40, 5

• Pour diviser un nombre par 1, 5, on en prend les 2/3.


Exemple : 78 ÷ 1, 5 = 26 × 2 = 52.

L1-S1 - MATH 101 - Pratique des fonctions numériques


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0.3. CALCUL NUMÉRIQUE ET LITTÉRAL 7

0.3 Calcul numérique et littéral


0.3.1 Nombres premiers
Définition 4. Un nombre entier supérieur ou égal à 2 est dit premier s’il est divisible uniquement
par 1 et par lui même.
Exemple 3. Les dix premiers nombres premiers sont : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29
Application : La décomposition en nombres premiers permet des simplifications dans les calculs :
√ √
Exemples 4. (voir paragraphes suivants) : 108 = 22 × 33 , donc 108 = 6 3,
108 22 × 33
240 = 24 × 3 × 5, donc = 4 = 2−2 × 32 × 5−1 .
240 2 ×3×5
5 7 20 − 21 −1
− = = (72 est le PPMC de 18 et 24)
18 24 72 72

0.3.2 Fractions
a
Définition 5. La fraction , b 6= 0, est le résultat de la division du nombre a (numérateur) par le
b
nombre non nul b (dénominateur).
k×a a
1. Propriété : Pour tout réel k 6= 0, = .
k×b b
√ √ √
60 5 1 2 −2 + 2 3 √ 1 3+ 2
Exemples 5. = ; √ = ; = −1 + 3 ; √ = ;
216 18 2 2 2 3− 2 7
3a − a2 3 a
= − .
2a 2 2
a b a+b
2. Addition de deux fractions : • Pour tous réels a, b et c 6= 0 : + =
c c c
a c a×d c×b ad + bc
• Pour tous réels a, b 6= 0, c et d 6= 0 : + = + =
b d b×d d×b bd
7 2 a 5a 3 1 15 4 19
Exemples 6. + = 3; + = 2a ; + = + = .
3 3 3 3 4 5 20 20 20
1 5 19 1 1 x+1 x 1
+ = ; − = − =
18 24 72 x x + 1 x(x + 1) x(x + 1) x(x + 1)
3. Multiplication de deux fractions : Pour tous réels a, b 6= 0, c et d 6= 0 :
a c a×c c a×c
× = , en particulier a × =
b d b×d d d
3 1 3 2 14 a 1 1 x x2 − 1 x+1
Exemples 7. × = ; 7× = ; × = ; × =
4 5 20 3 3 b a b x−1 3x 2 3x
4. Division de deux fractions : Pour tous réels a, b 6= 0, c et d 6= 0 :
a c a d ad
÷ = × =
b d b c bc

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8 CHAPITRE 0. RAPPELS SUR LE CALCUL NUMÉRIQUE ET LITTÉRAL

3 8 15 n(n + 1) 1 2 x−1 2
Exemples 8. ÷ = ; ÷ 2 = n(n + 1)2 ; ÷ = 2
4 5 32 n−1 n −1 (x + 1) 2 x+1 x −1
Remarque : Attention à la position des barres de fractions :
3
5 3 7 3 1 3 3 3 5 3 7 21
= ÷ = × = et = ÷ = × =
7 5 1 5 7 35 5 1 7 1 5 5
7

−a a a
5. Remarque sur le signe « - » : Pour tous réels a et b 6= 0 : = =−
b −b b

0.3.3 Radicaux

Définition 6. Si a est un réel positif ou nul, la racine carrée de a, notée a, est l’unique réel positif

(ou nul) tel que ( a)2 = a.
√ √
1. Conséquence : Pour tout réel positif ou nul a, a × a = a.
√ √
2. Remarque : Si a > 0, il y a exactement deux réels dont le carré est a : a et − a. Par
exemple, 3 et −3 sont les deux réels dont le carré est égal à 9.
√ √
3. Attention ! a2 n’est pas toujours égal à a ! Si a ≥ 0, a2 = a,
√ q √
mais si a ≤ 0, a2 = −a. Par exemple, (−5)2 = 25 = 5 = −(−5)

4. Plus généralement,√ pour tout a ∈ R +
et tout
√ n ∈√ N, si n
√ = 2p, alors an = ap et si

n = 2p + 1, alors an = ap a. Par exemple : 128 = 27 = 8 2
√ √ √
√ a
r
a
5. Propriétés : Pour tous réels a ≥ 0 et b > 0 : a × b = ab et √ =
b b
√ √ √ √ √
Exemple 9. 18 = 9 × 2 = 9 × 2 = 3 2
√ √ √ √ √ √ √
6. Attention ! a + b 6= a + b. Par exemple, 1 + 4 = 3 et 1 + 4 = 5 ≈ 2, 2

0.3.4 Puissances
Définition 7. Soit n un entier strictement positif et a un réel : an = a × a × · · · × a (n facteurs)
Si n = 0 et a 6= 0, on convient de poser a0 = 1
 2
2 4 √ √
1. Exemples 10. 26 = 64 ; (−5)3 = −125 ; = ; ( 3)5 = 9 3
3 9
2. Remarque sur le Signe de an : Si n est pair, an est positif et si n est impair, an est du
signe de a
Exemples 11. (−3)3 = −27, (−6)6 = 46656

1
3. Puissances négatives : Pour tout entier strictement positif n : a−n = (a 6= 0)
an
1
Exemple 12. 2−2 =
4

L1-S1 - MATH 101 - Pratique des fonctions numériques


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0.4. MONTRER UNE ÉGALITÉ 9

4. Propriétés : Soient a et b deux réels non nuls et n et m deux entiers :

Produit de puissances an × am = an+m 36 × 3−7 = 3−1


an 36
Quotient de puissances = an−m = 313
am 3−7
 −3
Puissance de puissances (an )m = an·m 24 = 2−12

Puissance de produit (ab)n = an × bn 354 = 54 × 74


an
 3
33
 n
a 3
Puissance de quotient = =
b bn 5 53

Remarque : Si x ≥ 0, x = x1/2 , en effet, en admettant que les formules précédentes se prolongent
1/2

1/2 2
 √ √
aux puissances rationnelles, x ≥ 0 et x = x1/2×2 = x. Par exemple 27 = 3 3 = 33/2

0.4 Montrer une égalité


Principe : Lorsque l’on veut démontrer que deux réels A et B sont égaux, ll y a généralement 3
méthodes possibles :
1. On transforme l’un des deux nombres par une suite de calculs, afin d’obtenir le second :

1 3+1
Par exemple, montrer que √ =
3√− 1 2
√ √
1 ( 3 + 1) 3+1 3+1
Réponse : √ = √ √ = =
3−1 ( 3 − 1)( 3 + 1) 3−1 2

2. On transforme séparément les deux nombres A et B afin de démontrer qu’ils sont tous les
deux égaux à un troisième nombre C :
√ √ √
5 2 1

Par exemple, montrer que ( 2 − 3)(2 − 2) = − 2− +
√ √ √ 2 √4 √
Réponse : D’une part ( 2 − 3)(2 − 2) = 2 2 − 2 − 6 + 3 2 = 5 2 − 8
√ √ √ √
5 2 1 25 1 32 1 32
  
D’autre part : − 2− + = − 2−5 2+ + =− +5 2+ =5 2− =
√ 2 4 4 4 4 4 4
5 2 − 8. L’égalité est démontrée.

3. On montre que la différence A − B est nulle (Méthode utilisée en « dernier recours » !)


√ √ √
5− 2 3
Par exemple, montrer que √ =√ √ .
3 5+ 2
√ √ √ √ √ √ √ √ √
5− 2 3 ( 5 − 2)( 5 + 2) 3× 3 5−2−3
Réponse : √ −√ √ = √ √ √ −√ √ √ =√ √ √ = 0.
3 5+ 2 3( 5 + 2) 3( 5 + 2) 3( 5 + 2)
L’égalité est démontrée.

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10 CHAPITRE 0. RAPPELS SUR LE CALCUL NUMÉRIQUE ET LITTÉRAL

Remarque : Lorsque A et B sont deux expressions en une variable (x par ex.), avant de démontrer
que A(x) et B(x) sont égales, il faut vérifier qu’elles sont définies sur le même ensemble. Par exemple,
x2 + 3x x2 + 3x
6= x + 3 car A(x) = est définie sur R∗ et B(x) = x + 3 est définie sur R (on peut
x x
x2 + 3x
par contre préciser que pour tout x 6= 0, = x + 3)
x
2x2 − 5x − 1 4
Par exemple, montrer que pour tout x 6= 1 : = 2x − 3 −
x−1 x−1
4 (2x − 3)(x − 1) − 4 2x2 − 2x − 3x + 3 − 4
Réponse : Pour tout x 6= 1, 2x − 3 − = =
x−1 x−1 x−1
2x2 − 5x − 1
=
x−1

0.5 Exercices
Les solutions sont en fin de chapitre

Exercice 1.
7 11
− .
1. Décomposer en produit de facteurs premiers A = 18 et B = 24. En déduire la valeur de
24 18
2. Décomposer en produit de facteurs premiers A = 216 et B = 300. En déduire une expression
A A2 √ √ √
simplifiée de : , , A, B et A3 B 2 .
B B3

Exercice 2. 1) Donner ces nombres sous la forme d’une fraction :


−3 3 5 4 2 20 15
A= × (−2) ; B = + ; C= − ; D= ÷
8 2 6 7 3 3 4
30000 + 100 7 4 1 1 1 6 7
   
E= ; F = − + ; G= + −4 ; H = 3− ÷ 2+
100 3 3 3 2 3 5 10
2) Ecrire les expressions suivantes sous la forme d’une seule fraction, la plus simple possible.
6a2 + a a a 1 1+a 1+a
I= ; J= − ; K = − 2 et L = 1 + a +
a a+1 a−1 a a a

Exercice 3.
1) Simplifier les nombres suivants :
√ √  √ 3 q √ √
A = 102 − 62 ; B = 9+4 ; C= − 7 ; D= (−3)2 ; E= 2+ 8

2) Écrire
√ ces nombres
√ sous la
√ forme a (avec b √
b√ le plus petit possible).
F = 175 ; G = 3 27 × 6 ; H = 3 24 × 2 98
3) Ecrire
√ √ les nombres
√ suivants √
sous la forme la plus simple
√ possible
√ (développer, réduire)
2
I = 2( 2 + 3 6) ; J = (5 3 − 2) ; K = (3 + 2)(5 − 4 2)

L1-S1 - MATH 101 - Pratique des fonctions numériques


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0.5. EXERCICES 11

Exercice 4.
1) Écrire ces nombres sous la forme la plus simple possible :
−32
A = 2−2 ; B = −22 ; C= ; D = 2 × (103 )2 ; E = (2 × 10−3 )−2
5
2) Ecrire les nombres suivants sous la forme d’une seule puissance :
0, 0001 × 0, 001 (75 )4 43 × 2−3
F = 5−3 × (53 )2 ; G= ; H= ; I=
10000 712 83
3) Ecrire les nombres suivants sous la forme 2p 3q (p et q entiers ou rationnels)
1 2 3 2 −1 122 × 483
J= × (3 ) × (2 × 3 ) ; K = ; L = 363 × 82 × 272
23 544
4) Ecrire les nombres suivants sous la forme d’une puissance ou d’un produit de puissances :
 4  −5 a3 b2 a4 b−4
M = (a7 )2 a−3 ; N = 9x6 3x5 et O =
a5 b
Exercice 5.
Montrez les égalités suivantes :
(8 × 1 000)2
1. = 320
200 000
√ √ √
2. (2 − 3)2 − 1 = 3(2 3 − 4)

3. (x − 1)(x − 5) = (x − 3)2 − 4

Exercice 6.
Pour chacune de ces questions, une seule proposition est juste.
Ces questions doivent être traitées SANS calculatrice.
5 7 1 77
1. Soit X = − . 2. Soit X = −2+ .
18 24 24 36
Après simplification, X est égal à : Après simplification, X est égal à :
−295
−1 A. X =
A. X = 72
18 −7
B. X =
−1 72
B. X = 3
36 C. X =
72
−1 13
C. X = D. X =
72 72
−3
D. X =
144

L1-S1 - MATH 101 - Pratique des fonctions numériques


Y. Duval - CY Cergy Paris Université - Institut d’Économie & Gestion
12 CHAPITRE 0. RAPPELS SUR LE CALCUL NUMÉRIQUE ET LITTÉRAL

1 5 1 403
3. Soit X = − + . 7. Soit X = .
4 12 27 602
Après simplification, X est égal à : Après simplification, X est égal à :
−11  3
A. X = 2 2

54 A. X =
3
−7 20
B. X = B. X =
54 3
−1 20
C. X = C. X =
18 9
10 160
D. X = D. X =
27 9

5 7 2
 
4. Soit X = −3× −1 + . 183
12 8 3 8. Soit X = 2 .
12
Après simplification, X est égal à : Après simplification, X est égal à :
−109  3
A. X = 3 2
24 A. X =
2
−7
B. X = 34
4 B. X =
22
35
C. X = 34
24 C. X =
2
1
D. X = 33
8 D. X = 2
2
4 7 3
 
5. Soit X = −5× + .
27 18 2 5.105
Après simplification, X est égal à : 9. Soit X = .
0, 4.103
−8 Après simplification, X est égal à :
A. X =
27 A. X = 12 500
−89
B. X = B. X = 1 250
27
1 C. X = 125
C. X =
18 D. X = 12, 5
34
D. X =
27

3, 7 2 × 103
6. Soit X = − 6, 8 × 0, 5 + 0, 01 × 150. 10. Soit X = . Après simplification, X
0, 25 25 × 104
est égal à :
Après simplification, X est égal à :
A. X = 0, 008
A. X = 2, 7
B. X = 0, 08
B. X = 9, 9
C. X = 0, 8
C. X = 12, 9
D. X = 8
D. Aucune des trois réponses précédentes.

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0.5. EXERCICES 13

1 × 104 15. Pour a et b deux réels strictement positifs,


11. Soit X = . √
8 × 103 a−3 b
Après simplification, X est égal à : X = −2 2 .
(a b)
A. X = 12, 5 Après simplification, X est égal à :
B. X = 1, 25 A. X = a5/2 b5/2
C. X = 0, 125 B. X = a5/2 b−3/2
D. X = 0, 0125 C. X = a−11/2 b5/2
12. Pour x 6= 0 et x 6= 1, on définit D. X = a−11/2 b−3/2
1 x+1
X= − .
x−x 2 x
16. Pour a et b deux réels non nuls, on définit
Après simplification, X est égal à :
a−1 × (a−2 b3 )−2
x2 − 2 X= .
A. X = (a−3 b)2
x − x2
x Après simplification, X est égal à :
B. X =
1−x A. X = a−3 b−8
2
C. X = B. X = a−3 b−4
x − x2
−x2 − 2x + 2 C. X = a9 b−8
D. X =
x − x2 D. X = a9 b−4
13. Pour x 6= 1 et x 6= −1, on définit
x+1 x
X= − 2 .
4(x − 1) x − 1 17. Pour a et b deux réels non nuls, on définit
Après simplification, X est égal à : (ab3 )−2
x−1 X = −3 −1 2 .
A. X = (a b )
4(x + 1)
Après simplification, X est égal à :
x2 − 4x + 1
B. X = A. X = a−8 b−8
4(x − 1)2
x2 − 4x + 1 B. X = a−8 b−4
C. X =
4(x2 − 1) C. X = a4 b−8
x2 + 1 D. X = a4 b−4
D. X =
4(x2 − 1)

14. Pour x 6= 0 et x 6= 1, on définit 4− 12
18. Soit X = . Après simplification, X
x+1 x−1 4
X= − . est égal à :
x−1 x+1 √
Après simplification, X est égal à : A. X = 1 − 12

2x2 + 2 3
A. X = 2 B. X = 1 −
x −1 2

2x2 − 2 C. X = 1 − 3
B. X = 2
x −1
D. Aucune des réponses précédentes
4x
C. X = 2
x −1
−4x
D. X = 2
x −1

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√ √ √ √ 3 √ √
19. Soit X = (3 − 2 3)2 + 27(4 − 3). 20. Soit X = 3 − 75 + 3(1 + 3)2 . Après
Après simplification, X est égal à : simplification, X est égal à :
√ √
A. X = −12 + 12 3 A. X = 12 + 4 3

B. X = 6 B. X = 12 + 3

C. X = 12 C. X = 12 + 2 3
√ √
D. X = 12 − 24 3 D. X = 12 − 2 3

Corrigé des exercices


Exercice 1.
7 11 21 44 −23
1. A = 18 = 2 · 32 , B = 24 = 23 · 2. P P M C(18, 24) = 23 · 32 = 72 d’où − = − = .
24 18 72 72 72
2. A = 216 = 23 · 33 , B = 300 = 22 · 3 · 52 . P P CM (216, 300) = 23 · 33 · 52
A 2 · 3 2 A2 33 √ √ √ √ √ √
= 2 , 3
= 6 , A = 6 6, B = 10 3 et A3 B 2 = 26 · 35 · 52 · 6.
B 5 B 5

3 7 −2 16 4 −19 2
Exercice 2. 1) A = ; B= ; C= ; D= ; E = 301 ; F = ; G= ; H=
4 3 21 9 3 6 3
−2a −1 (1 + a)2
2) I = 6a + 1; J= 2 ; K= 2; L=
a −1 a a
Exercice 3. √ √ √
1) A = 8 ; B = 13 ; C = −7 7 ; D = 3, ; E = 3 2
√ √ √
2) F = 5 7 ; G = 27 2 ; H = 168 3
√ √ √
3) I = 2 + 6 3 ; J = 79 − 20 3 ; K = 7 − 7 2

Exercice 4.
1 −9
1) A = ; B = −4 ; C = ; D = 2 · 106 ; E = 250 000.
4 5
2) F = 53 ; G = 10−11 ; H = 78 ; I = 2−6
(22 × 3)2 × (24 × 3)3
3) J = 2−4 · 34 ; K = = 212 × 3−7 ; L = 212 312
(2 × 33 )4
4) M = a11 ; N = 33 x−1 ; O = a2 b−3

Exercice 5.
(8 × 1 000)2 82 × 106 82 × 10
1) = = = 320
200 000 2 × 105 2
√ √ √
2) D’une part :√(2 −√ 3)2 − 1 = 4 − 4 3√+ 3 − 1 =√
6−4 3
D’autre part : 3(2 3 − 4) = 2 × 3 − 4 3 = 6 − 4 3. Donc l’égalité est vérifiée.
3) D’une part : (x − 1)(x − 5) = x2 − x − 5x + 5 = x2 − 6x + 5
D’autre part : (x − 3)2 − 4 = x2 − 6x + 9 − 4 = x2 − 6x + 5. Donc l’égalité est vérifiée.

Exercice 6.
Réponses : 1-C ; 2-D ; 3-B ; 4-C ; 5-A ; 6-C ; 7-D ; 8-C ; 9-B ; 10-A
11-B ; 12-B ; 13-A ; 14-C ; 15-B ; 16-C ; 17-D ; 18-B ; 19-C ; 20-A

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