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CIVILISATION

Le document explore l'évolution des civilisations à travers différentes périodes et régions, en définissant la civilisation et en examinant ses composantes matérielles et spirituelles. Il aborde les civilisations anciennes du Proche-Orient, de l'Égypte, de la Grèce, de Rome, ainsi que les civilisations médiévales et modernes en Europe et au-delà. Enfin, il discute de la fragilité des civilisations et de leur capacité à renaître malgré les défis historiques.

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Le document explore l'évolution des civilisations à travers différentes périodes et régions, en définissant la civilisation et en examinant ses composantes matérielles et spirituelles. Il aborde les civilisations anciennes du Proche-Orient, de l'Égypte, de la Grèce, de Rome, ainsi que les civilisations médiévales et modernes en Europe et au-delà. Enfin, il discute de la fragilité des civilisations et de leur capacité à renaître malgré les défis historiques.

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Sommaire Partie I - L’aube des civilisation: Chapitre 1 — Qu’est-ce qu’une civilisation ?. Chapitre 2 — La mesure du temps Chapitre 3 - La préhistoire Partie II - La Méditerranée au coeur des civilisations a Chapitre 4 — Peuples et civilisations du Proche-Orient ancien Chapitre 5 - La civilisation égyptienne Chapitre 6 — Le monde grec Chapitre 7 — Rome, son empire, sa civilisation Chapitre 8 = Les invasions barbares ........ 151 Chapitre 9 - Epanouissement de la civilisation byzantine .......163 Chapitre 10 = La civilisation arabo-islamique .. tga Partie III - Les nouveaux centres du monde : Europe et océan Atlantique. 191 Chapitre 11 — La civilisation médiévale européenne : Pexemple francais i Chapitre 12 - Laventure interocéanique eee 900 Chapitre 13 - Continent américain et civ précolombiennes .... a cs eoay, Chapitre 14 - De a culture! des temps modernes en Europe, aux révolutions contemporaines (1453-1789) .......255 Partie IV — Vespace planétaire 2 déconvert . 279 Chapitre 15 — Unité et diversité de la civiistion indienne 281 Jes civilisations Chapitre 16 — La civilisation chinoise ............ Chapitre 17 = La civilisation japonai Chapitre 18 — Les civilisations de l'Afrique noire... 319 Chapitre 19 — Peuples et traditions d’Océanie Epilogue.. Conseils bibliographiques ..... Remerciements . Qu’est-ce qu’une civilisation ? Le mot « civilisation » date du xvit® siécle = + il désigne alors l'état des étres humains sortis de la barbarie des sauvages et des primitifs ; « il tire ses origines du Jatin civis, habitant des villes + il sous-entend, pour les penseurs et les philosophes : que la civilisation occidentale est Vexemple et le modéle unique du xvi siécle, de référence. Aux xix® ct 2x8 sidcles, les progrés des transports, de géographique du monde, de l’investigation historique et de l’ethnolo- gie permettent de constater, dans le temps et dans l’espace, existence de nombreux peuples, foyers de civilisations différentes. Ja connaissance Civilisation « Forme particuliére de la vie d’une société, dans les domaines moral et religieux, politique, artistique, intellectuel, économique » (définition du dictionnaire Larousse). IDENTITE DES CIVILISATIONS Lidentité des civilisations se manifeste dans deux domaines «le domaine matériel, somme de progrés accumulés par chaque génération, témoignant de l'intervention de homme sur la nature ; = le domaine spirituel, expression des valeurs morales choisies pat «ame » société, preuves de Pintervention de homme sur lui-méme. Vaube des civilisations Les acquis matériels Primitifs vs évolués Une civilisation primitive dispose d'outils archaiques. Uni évoluée dispose d'outils de plus en plus sophistiqués q aux besoins de l'homme, a ses désirs sans cesse renouve! nomie de sa peine par U'ergonomie. civilisation Ui réponden lés et a Pato. Les acquis matériels sont les progrés techniques de Homo , de VHomo faber. Mais, tout en participant aux progrés tech chaque civilisation doit tenir compte des réalités géographig liefs, sols, climats) qui conditionnent son évolution spé Pourquoi d’autres distinctions apparaissent. abil, ANiques ES (re, fique. Creg ~ Les civilisations des peuples maritimes tirent de li met ley puissance, leurs ressources, leurs richesses. C’est le cas des Vikings, des Phéniciens, des Polynésiens, des Hollandais. + Les civilisations du froid s‘organisent en groupes « solidaires » de chasseurs p&cheurs ou de chasseurs élevenrs (les Lapony). + Les peuples des déserts chauds axent leur mode de vie sur lk nomadisme pastoral. Ils vivent en symbiose avec l'animal (chameau dromadaire, yak, chévre), dont ils tirent leurs ressources. Ainsi les Touaregs au Sahara utilisent-ils la peau de leurs drom: les tentes, le poil pour le tissage des vétements, le lait et |: pour la nourriture, la bo 2 pour ja viande séchée comme combustible, et la résie tance 4 l’effort pour le transport de l’or, du sel ou de toute autre denrée de valeur, + Des civilisations d’agriculteur: différents climats. Is adaptent des températures et des pluies. Les céréales, comme le blé au Moyet Orient et en Europe, le riz en Asie ou le mais en Amérique, som! base de leur alimentation originelle. Les spécialités culinaires local’ sont le rémiltat de Vadaptation de Phomme 4 son 8 sédentaires peuvent naitre 5018 alors leurs t Ux agricoles au rythme environnement Passer les auttes par leur puissance sete deviennent des « modéles" rapprochant, universalisant, mais ansgj standardisant les sociétés- 10 Qurest-ce qu'une civilisation ? Les composants spirituels Ts donnent heureusement ne « ime » a ces mécaniques que seraent les civilisations LHomo sapiens compléte Homo faber. Au-deli: des progr ong 4 leur vie. La richesse ances, les religions, és tech- niques, les hommes cherchent 4 donner tn s spirituelle des civilisations s'exprime dans les cro} ; les symboles, les valeurs d'appréciation du bien et du mal, et les lois appliquées par les différents types de gouvernement. mais les Les valeurs-guides des civilisations sont nombrense hommes, marqués par leur terre natale, en privilégient quelques-unes : « le courage physique, la résistance 3 Ie sonffrance, la force d’ame, au sens latin du mot « vertu », sont les valeurs sublimées par le Sp: te ou Indien d’Amérique ; + l'équilibre corporel, la beauté des formes sont pour les Grecs de lAntiquité la condition indispensable de I’épanouissement de Tétre. Ils 'expriment dans leurs sculptures ; la connaissance des pictogrammes et la réflexion sur les mystéres de la nature (astronomie, astrologie) font du « lettré » chinois ou égyptien un modéle dintelligence ct de réussite sociale ; la domination du corps (yoga) et la concentration psychique sont pour 'Hindou, quelle que soit sa classe sociale, le chemin de la sagesse et de la recherche de la vérité ; le respect d’antrui, !’épanouissement de 'homme dans toute société sont les valeurs que le christianisme a développées en Europe. Elles arfois la fin de Vesclavage 3 ont entrainé la condamnation et Ja recherche de formes démocratiques 4 donner aux gouverneménts. Les peuples et les sociétés continuent d’évoluer. Les penseurs ont encore de quoi exercer leurs talents ! EvoLuTion SPATIALE ET TEMPORELLE DES CIVILISATIONS Répartition sur le globe Chaque civilisation posséde son domaine géographique, son aire de développement et de rayonnement culturel. Elle est le reflet des 12 tel © Taube des ci sations conditions naturelles o ffertes A Thomme et eut, au fil des in ou des conquétes, a Stendre ou s’amenuiser, Si les atlas historiques délimitent lores, 1 arts da = leurs champs d’expansion, les folk. yourames, les traditions orales, les langues, les costumes, les eur diversité permettent de retrouver leurs racines. Pierre Teilhard de Chard Geuil, 1959) « on oe dans son ouvrage Le Phénoméne humain « Sur terr cetaines rg oe de a configuration fortnite des continents, ia Xist fent, tus favorables que d’autres au rassemble- aux médlanges des races : archipels étendus, carrefours étroits, ao plaines cultivables, surtout, irriguées par quelque grand fleuve. cee privilégiés a natuellement tendu, des Vinstallation ; fe sédentaire, 4 se concentrer, d fusionner, et & se surchauffer, ie busine Cing de cos foyers se seeonnaissent, plus om s haut dans le passé : VAmérique Centrale avec la civilisa- ton Maya ; les Mers du Sud avec la civilisation Polynésicnne ; le Bassin du Fleuve Jaune avec la civilisation Chinoise ; les Vallées du Gange et de Indus, avec les civilisations de I’Inde ; le Nil et la Mésopotamie, enfin, avec Egypte et 4 « durant les temps historiques, est par [’Occident qu’a passé Vaxe principal de l’Anthropogéndse (processus de Pévolution des hommes depuis Vorigine) » emer» Il ajoute que On peut ajouter cette évocation bien d’autres civilisations, si l'on considére que chaque peuple, chaque société, peut tre « unique », 3 Pimage de l’étre humain. Evolution dans le temps Les vestiges historiques, que les touristes admirent si facilement au- jourd’hui, nous plongent dans le passé de brillantes civilisations, La phrase de Paul Valéry dans Variété II] est gravée dans toutes les mémoires. S’inguiétant des conflits européens, il avouait : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles... Nous sentons qu’une civilisation a ta méme fragilité qu'une vie. » Bien des raisons peuvent expliquer la décadence des civilisations. Les plus fréquentes semblent étre leur fhiblesse technique, les guerres, les 28 Qu’est-ce qu'une civilisation on ‘ o ‘ Ja rup- divisions internes sources de rivalités et d’autodestructons, et iP ture des équilibres naturels n ct une diminution des Ainsi, une désertification, une surexploitatio! diminution de }a ressources, une surpopulation ou inversement une . ite é é é avoir fécondité naturelle, et méme une dénatalité volontaire, peuvent a 5 , aie des conséquences immenses, en particulier [a dissolution d'un peup! dans un nouveau groupe conquérant. Une civilisation disparait-elle vraiment ? Fernand Braudel a écrit dans son ouvrage La Méditerranée histoire (Flammarion) : « Une civilisation est une continuité qui lorsqu’elle change, méme aussi profondément que peut Pimpliquer une nouvelle religion, s’itt- corpore des valeurs anciennes qui survivent d travers elle et restent sa substance, Les civilisations survivent auc avatars, atx catastrophes. Le cas échéant elles renaissent de leurs cendres. Détruites, pour le moins détériorées, elles repoussent comme le chiendent. » Vespace et La cIVILISATION EUROPEENNE Elle nous touche au plus prés par la communauté de ses caractéres et Yoriginalité de ses expressions locales. Elle est le fruit d'un effort de plusieurs millénaires qui, si¢cle aprés siécle, pierre aprés pierre, a construit 'homme, le groupe et !’4me de Pédifice européen. + homme de la préhistoire a appris 4 lutter contre la nature, a organiser I’espace, 4 former des groupes solidaires. « L’Antiquité grecque et romaine a développé l'art de gouverner (gouvernements, pouvoirs, lois), urbanisation et la voirie, lex- pression de la beauté humaine (arts, sport, sculpture, architecture, danse), la communication par les dialectes et la tradition orale, puis par Ics Jangues ct littératures « Le christianisme a sublimé l'amour de Dieu (monothéisme) et I’'a exprimé au Moyen Age par ses églises romanes et ses cathédrales gothiques. Les mceurs se sont adoucies, des nations se sont formées ; dans Ie sceret des monastéres ou dans Jes premiéres universités, un B 4 Partie! ® Vaube des civilisations minutieux travail de recherche historique, littéraire, Philosophigue scientifique, a donné naissance 4 des progrés, tels que Vimprimerig la pharmacie, la rotation des cultures. : + Uhumanisme ct la Renaissance, en sc penchant sur le « micuy. étre » et le bonheur terrestre de l'homme, s’orienteront vers |, gloire de ’homme et non plus celle de Dieu. Vesprit critique se manifestera dans la religion, les sciences, la politique, créant des tensions que les « diplomates », ces nouveaux venus, tenteront de surmonter. L’Européen deviendra plus libre de ses pensées, de ses Croyances et de ses actes ; curiewx et courageux, il partira 4 la découverte des océans et i la conquéte des continents, semant les bases des futurs empires colonianx + Au-deli des excés de la Révolution francaise de 1789, les « sans- culottes » se feront reconnaitre comme des « citoyens » et non plus des « sujets ». La Déclaration des droits de homme et du citoyen deviendra Je modéle universel, + Les révolutions scientifiques, techniques, industrielles qui se suc- céderont donneront 4 l'Europe du xtx* si&cle une puissance mon- diale incontestable, et une civilisation prise comme modéle par de nombreux peuples. Les paysages, les sociétés, les mentalités se transformeront, faisant germer de nouveaux sujets de lutte dont le monde sera victime au xx® siécle. LEurope aujourd'hui nous parle de toute son évolution au travers : « de ses paysages naturcls ou modifiés ; « de ses routes terrestres, fluviales ou maritimes ; + de ses pierres architecturées en modestes villages ou villes, en chi- teaux, en cathédrales, en remparts, en halles, en beffrois, en mai- rics... ou ep fAéches de béton armé Elle est « notre base » de compréhension de ’Homme et des multiples civilisations. Arnold Toynbee, V’historien et philosophe anglais du début du 2 siécle, disait, 4 Poccasion d’une conférence prononcée 4 luniversité de Minnesota, aux Etats-Unis, en 1960 : « Une grande occasion intellectuelle s’offre ain. historiens. Pour la premiere fois, nous avons la chance de pou- voir contempler dex Qu'est-ce qu'une civilisa 2 voir en son entier Phistoire des civilisations ~ ces cing ou six mille années qui, pour Uhumanité, se placent 2 ta fin de cing cent mille ou d’un million d’annécs ; au liew de nous limiter, comme nos prédécessetrs, & quelques-uns des fiaginents on taches de cette histoire. En méme temps, tous les aspects de la vie humaine nous apparaissent comme autant de facettes d'une nature unique ; et nous ine devons plus, comme nos devanciers, aborder par fragments étude de Vhomme en la divisant artificiellement en un certain nombre de “disciplines” séparées ; histoire, sociologie, économie politique, psychologic, théologie, etc. » Chapitre 2 La mesure du temps CHRONOLOGIE ET METHODES DE DATATION La chronologie est la science du temps et des dates. périodes anciennes et surtout les périodes La datation concernant les sieurs méthodes. antéricures 4 Pécriture s‘appuie sur plu Les méthodes de chronologie relative . La stratigraphie est ’étude des couches successives de s' les plus profondes étant, sauf accident géologique, les plus anciennes . Lobservation, analyse chimique ct la comparaison des restes de flore, de faune et de « culture humaine » (série dobjets réalisé es) permettent de dater les vestiges découverts. édiments, par les homm Les méthodes de chronologie absolue Elles établissent scientifiquement des datations plus précises. « La méthode des varves consiste 4 compter les « varves » ou dépéts saisonniers des glaciers. En Scandinavie, par exemple, elle permet de remonter le temps sur 13000 ans av. J.-C. « La dendrochronologie comptabilise les cernes des bois actuels ou fossiles, tout en tenant compte des climats ct des régions. « La thermoluminescence mesure la luminescence thermique de , et permet de remonter matériaux transparents, comme le quar! e temps sur 100 000 ans. 17 18, Paube des civilisations + La résonance magnétique nucléaire s'appuie sur le pouyoi, tadioactif de certains éments le carbone 14 permet des évaluations sur 50 000 ans ; le potassium-argon permet de retrouver un passé de plus de 3 millions dannées, Crest cette méthode quia permis de dater les restes de « Lucie », exemple semble-t-il le plus ancien a ce jour d’Homo habilis africain, découvert en 1974 en Ethiopic. Les connaissances scientifiques actuelles permettent de penser que : + de 7 millions 42 millions d’années, le genre Homo se forme, puis se transforme en Homo habilis : = de 2 millions Pannées 3 nos jours, "Homo habilis devient Homo erec- ‘us, puis Homo sapiens, pour devenir 3 la fin des grandes glaciations du quaternaire !'Homo sapiens sapiens, notre ancétre le plus direct. Les syst€mes chronolo iques anciens et actuels Is se sont appuyés sur des événements marquants. + Notre ére chrétienne compte les années 4 partir de Ia naissance du Christ. + Lére musulmane commence en 622 avec !Hégire qui marque le départ de Mahomet de La Mecque pour Médine. Avant l’ére chrétienne, les divisions de Pannée étaient données par des calendriers lunaires, des calendriers solaires ou des calendriers luniso- laires combinant les différentes observations astronomiques (Egypte, Amérique Centrale). Les années se totalisaient 4 partir d’un événe- ment important ou du début de régne d’un nouveau monarque. Ces points de repére ont permis la correspondance des systémes de data- tions anciens avec notre systéme moderne. LES GRANDES PERIODES DE L’HUMANITE Ce sont la Préhistoire et Histoire. La Préhistoire Elle reconstruit la vie des hommes avant l'invention de I’écriture ; on n’en connait pas toutes Jes étapes mais seulement quelques maillons. Lhomme Préhistorique, notre ancétre, aurait évolué et progressé dans ses modes de vie, de 35000 3 3000 as a J.-C VHE Elle commence vers 3000 ay. J.-C., avec l'invention de l’écriture. Les Premiéres civilisations connues nons laissant des documents écrits gra vés sur l'argile se trouvent en Mésopotamie et en Egypte. quatre p P ee spectaculaires sans occulter pour autant la lente trans- Uhistoire est pare cur format -C., voit ’épanouissement + LAntiquité, de 3000 av. J.-C. 4476 ap. + lp prise de des civili Rome par les Barbares et I'effondrement de Empire romain. > Durant les dix sia: Age (xf siécle — au xv‘ siécle), le monde antique disloqué tente, dans ’'aire Europe Proche-Orient, de se recon nent. 145 de Cor tinople (Empire byzantin) par les Turcs. cle — fir > Les la découverte de l’Amérique, puis sont amargus par la domination européenne sur les océans et le reste du monde. Le « décollage économique » qui suit transforme les sociétés et bouleverse les fr: en Europe. issement des connal suit chaque jo! ances se poursty que jour entrafnant Lacere une accélération continuelle des progrés. Le temps historique semble i saccrott de facon explosive, et les différents types de sociétés cherchent dans I’affrontement une issue 4 leurs problémes. Lhomme du xx‘ siécle est pris dans | cet engrenage, et les philosophes ivilisations au xxr siécle. ne cessent de s’interroger sur I’: Chanitre 2 La préhistoire ‘3 rm 2 La Préhistoire est la trés ancienne et trés longue période d’évolution Hage utilisé des hommes ct de leur vie. I _ Loutills est formé de pierres éclatées, puis cae enfin polies. Ce sont les prog: s s Ph et leur loc: périodes de la tion géographique, qui ont permis de dater les grandes Préhisioire ct de Les nlus ancie Les plus viewx ancétres de homme ont 4 millions d’années av. J.-C. son es, don Afrique australe. Vers 3 millions africain, et dont le volume cérébral s’est accru (600 cm? env.). Vers 1,5 30 aaeand dressé ou Homo erectus. I] quitte le continent africain pour Europe et Asie 5s x nde (1.000 cm) ; il maitrise le feu et fagonne quelques outils simples. .-C. TF é . PHomo sapiens sapiens européen, asiatique, puis américain aprés Crest Pa 22 © Vaube des civilisations le plus proche de l'homme actuel, on l'appelle aussi le néanthrope, Vhomme de Cro-Magnon en frit partie ; ses restes ont été décou. verts en Dordogne en 1868. Il se caractérise par : + une station droite et une taille élevée (1,70 4 1,80 m) 5 + une capacité crinienne identique A la nétre ; une vision bien déve- loppée permettant la perception du relief ; * Une utilisation progressivement intelligente de scs mains, comme support a l’outil. Le Tien cerveau-main-outil est Gtabli. TI devient créateur de indus- ties », c'est-a-dire d’objets pour lesquels Partisan et Vartiste ne font qu’un La connaissance de la préhistoire Elle résulte d’études récentes et se complete 4 chaque nouvelle décou- verte. Le fondateur de la science préhistorique est Jacques Boucher de Perthes (1788-1869) qui, durant trente ans, a effectué ses recherches prés d’Abbeville dans la Somme. Des chercheurs passionnés et patients ont continué son ceuvre tels, en France, ’abbé Breuil (1877-1961) et de nos jours, pou citer que quelques-uns, le professeur André Leroi-Gourhan, le professeur Henri Jacques Pernaud, Brigitte et Gilles Deluc. de Lumley, Les principales observations et découvertes qui se sont succédé depuis Ia fin du xixt siécle concernent autant Europe que le monde. En France, les principaux sites préhistoriques découverts ont été : = en 1860 celui de la Madeleine (Dordogne), riche en sculptures (os, ivoire) et en grottes décorées. Le nom de magdalénien a été donné 3 cette période (15000-10000 av. J.-C.) ; en 1902 la grotte du Mas d’Azel (Arigge) ; en 1940 la grotte de Lascaux (Dordogne) ; en 1956 la grotte des cent mammouths 4 Rouffignac (Dordogne) ; en 1964 les vestiges de Pincevent dans Ie Bassin parisien ; en 1966 4 Nice, un campement de chasseurs vieux de 400 000 ans a été mis 4 jour dans les fondations d’un immeuble. Tl est devenu Je site musée de « Terra Amata » ; a donné + en 1991 prés de Marse marines 5 son nom 4 la grot Soi wettl Seiaron Sm _J Plusieurs grandes périodes sont déterminées en fonction de l’activité des hom Ce : le Paléolithique, du gree a ancien, et lithos, pierre ; cette a 10000 av. J.-C. C'est la période sa Thomme utilise comme outil la pierre éclatée, puis taillée ; + Je Mésolithique ou Epipaléolithique, de 10000 & 4 8000 av. J-C., st Page de la « c », période de suivant le consolidation des acquis et 5 «le Né a v. J-C., j 4000 voire 2000 av. J.-C. C’est le temps de la ie « nouvelle pie >, la pierre 24 fel ® Vaube des civilisations ares décisif et correspond 4 |, + ge des métaux marque un Progr = roment vers Histoire Protohistoire qui nous achemine progresstv é che permet Les minerais découverts dans la roche P ns TeSSOUTCES & vs, Le recensement des TE a .z les peuples les plus évolués de des premieres civilisations ttent la fabrication outils plus solides et d’arme traine l'invention de l’écriture che: VEst méditerranéen, bercean historique LE PaLéouTHiQue Les outils La nature offte 4 profission les galets des riviére variées (granit, grés, quartz, silex, ardoise, obsidienne). Les galets per- galets ow silex éclatés 5 et blocs de roches cuteurs et percutés donnent des éclats coupants ; sont aménagés en outils avec un cété arrondi tenu bien en main et un cété tranchant irrégulier, C’est un chopper, 4 la fois couteau, racloir, marteau, pic. Il se perfectionne en biface. Le bois (batons, massues), l’os, les bois des cervidés servent 4 fabriquer des poincons ou des hamegons. La nourriture Les hommes, prédateurs nomades, vivent de la cueillette (baies, fruits, champignons), de la péche et de la chasse : les ossements d’animaux, Jes outils ou les armes retrouvés sur le sol des grottes, ainsi que les ceuvres d’art pariétal (des parois) en sont la preuve. La péche La péche en rividre se pratique sans doute 3 la main, dans les anfrac- tuosités de rochers, mais aussi avec des harpons, des lignes, des filets tressés. Les vertébres retronvées permettent d’identifier des saumons, des anguilles, des truites, des brochets, des gardons. Sur le littoral atl: de coquilles). antique s’ajoute la péche aux mollusques (gisements lac On peut imaginer les différentes facons de chasser grace aux peintures ot Sravures rupestres, aux débris dos retrouvés, aux exemples encore actuels de la vie de peuples primitif é ‘igus Anamecigg POUPIS Primiti (Austalie, Nouvelle-Zélande, D’abord charogy \ ed charognard, Fhomme devient ensuite chasseur. I] utilise les pidges, traquant les animaux vers des fosses, des défilés, des falais Solutré), ou vers c ) ou ver des enclos oft les bétes se retrouvent prisonniéres et lessdes. Hes tue grice 4 des javelots, des s des lassos, des boule de pierre et plus tard, au Néolithique, a larde de son arc Leg varig, ma périodes de gl on et de réchauffement). « Le gros dgpondant du climat (alternance de d thinocéros laineux + Plus accessibles, les grands troupeaux de rennes, d’aurochs (ancétres du bea), de bisons pre c 0s et les bois, les tendons (pour lier). Les ply : 2, In fourrure, Ia viandc, les . s faciles A tucr lapins, les castors, les marmottes, les oiseaux sauvages et migrateurs (canards, perdrix, onitardes) Autres ressources probables, les escargots et le miel tiré de ruches Le probléme du feu ités de "homme sur lanimal le Lune des supéric us fort soit-il est ta maitrise du feu. Les témoignages archéologiques prouvent qu'il y a 1c 600 000 3 A origin, le feu a da se produire et se propager de cm ee Porages ou d’éruptions volcan encore, Pohservation de pe tralie nous y aide. II semble que le moyen le plus sar soit l'échauffe- tes de bois j scence, Des ment par frottement de bague brindilles d’herbes séchées sont alors enflammées. La mattrise du feu, progrés considérable, remonte 3 40 000 ron. Le feu éclaire, rassure, chauffe, fait fuir les animaux: Sri Il 4étruit, par briilis volon- ns envi- cuit les aliments, micux conservés ainsi ; il taire, les sunfaces forestitves a défricher 26 Partie! = Lauhe des civilisati avail des hommes connait une premiéte rder, défendre ta possession du feu ? Enfin les premiéres techniques nées duu hasard et de Texpérience appa- raissent, comme le durcissement au feu dvoutils ou d’armes de écla- tement des silex, la modification de Ja couleur des roches ou de l’argile s contenus dans les roches. par la cuisson, plus tard ba fasion des miners On peut aussi penser que le tr spécialisation : ne faut-il pas 39 Démographie et habitat LEurope est partout peuplée de petits retrouve les traces. La France aurait ¢ habitants. Lanalyse des squelettes 2 permis (tuberculose osseuse), par accidents, caries dentaires. Cette population étant assez vastes pour tous. groupes dispersés dont on a ompté au maximum 50 000 identifier des morts par maladie des malformations et méme des ¢ guerroyait pas, les territoires Des grottes, creusées le plus souvent dans Tes roches perméables ct 4 proximité de l'eau douce, servaient d'abris temporaires. Un empla- Cement pour le feu y était aménagé, des torches permettaient d'y Gireuler, C'est le réchauffement climatique qui fut la cause de leur Sbandon. Les hommes développérent V'habitat de plein ei, profitant Habris naturels ov édifiant des murets de pierres. Vart et les croyances Les témoignages les plus anciens sont les statuettes féminines. On les appelle les Vénus. Ce sont probablement des divinités de la terre ou de la fécondité. Elles sont en pierre, en os, en ivoire. Les caractéres féminins (seins, hanches, bassin) sont fortement marqués comme pour exprimer une croyance ou souhaiter la reproduction, la naissance, continuité de Ta vie. ‘ ’ Les plus belles formes d’art parié ota poléolithique su rie el sont les peintures et fresques da~ ai ap supérieur. Ainsi, 4 Lascaux et Rouffignac (Dor jogne), 4 Niaux (Pyrénées), 4 Altamira (Espa Ai au Sahara. Des statuettes, des bi Pagne), au Tassili N’Ajjer a ara. s s, des bijoux, des outil: ils, des armes et des pla- quettes calcaires gravées, comme 4 Pary . allo 3 nos connaissances. pallo en Espagne, complétent 25 grottes orn « les grottes d’Altamira (Espagne) de 270 m de longueur totale, aux s peintures éres ; + les gravures et pei sur roche du Val Canonica, prés de la frontiéve suisse, et div Jac « les peintures et gravures (aoltigoe du fjord d’Alta en Norvége, nal connu oT ensanble dart rupestre du Tassili N’Ajjer (15 000 peintures et gra~ vures) ; » les sites Tupestres du ae Acacus en Libye, sur des massifs mon- nt le Tassili N’Adjer ; + le parc national de Kakadu en Australie, véritable réserve archéo- logigue et ethn e En ee et jusqu’ en Oural dans les régions tempérées voisines du nt a la nord, Mes ¢ centaine et plus de sites deja ¢ connus. 27 28 SC! & Laube des civi les techniques i ules di Fes artistes préhistoriques utilisent lr gravure, Caueat enna SuPerposées pour donner plus de vie et de réalisme 4 leur oeuvre. Les couleurs les Couleurs proviennent de morceaux de roches ocrées Ou i: ae Ecrasée. Le bioxyde de manganése donne le noir, tout comme bon de bois mélangé a de la graisse animale. Les couleurs sont appliquées avec les doigts, des batons fibreux aux extrémités écrasées, des touffes de poil animal. Les graphismes Les graphismes variés restent inexplicables. Ils peuvent avoir un rdle décoratif ou répondre 4 un but symbolique ou magique ; de toute fagon, le souci de la proctéation et de la survie teste évident, Ce sont des signes géométriques (lignes, croix, losanges, cercles), des mains se détachant en négatifou en positifsurles parois,des silhouettes d’hommes tantét rigides, tantét en mouvement, des teprésentations animales criantes de vérité, mais jamais de « portrait préhistorique. La grotte de Niaux en France est |, exemple de l'art paléolithique supérieur » de Vhomme le plus parfait Par ailleurs, la découverte de sépultures aux cor de cendres, de restes de nourriture, de patties s mer une ébauche de croyance en un mystériew Ps allongés ou repliés, imples semble confir- x au-dela. Le Mésoururque, ou EPipaLéoutuique De 8000 av.J.-C. en Orient i 6000 av.J.-[Link] Occident, se dé période dite de Ia « pierre intermédinice » ef éeveloppe la préférent inclure dans le Néolithique, Le climat s’ad Ttains historiens Mésolithique devient semi-nomade et multiplie foucit homme du vivre. 8 initiatives pour Lexamen des pollens retrouvés en Vhomme se nourrit de graminées gu’ 4 de n ombreuy gj ‘ X sites ve il ramasse, Prouve que om attendant de savoir Ta prohiste les planter. Le sr ie s'est raréfié mais le petit gibier abonde. On y ajoute ¢ bate Par ailleurs les sites de vie se multiplient, huttes et grottes coexistent, témoins de Vac nent de la popula nce est estimée 4 500 000 habitants, dix fois plus qu’au paléolithique moyen. é exemple Les outils et les armes se perfectionnent da de petits éclats de silex sont glissés dans les fentes d’: ‘instruments en rissent det os et colle la solidité et l'efficacité. Les 2 plus dociles. rées, On sait que cela parois nasales per Le chien, fils des loups et des chacals, est apprivoisé. C’est un premier pas vers le dressage fe N C'est la période de la « nouvelle pierre » ou pierre polie, qui s’ajoute aux pi : Le né e est un stade p tion : les outils sont perfectionnés, affinés, destinés & des usages de plus en plus spécialisés. On faucilles, des pics, des h de la civ des hommes. Les cultures du blé et de l’orge progressent au Proche- Orient vers le VITe Les sites de Catal Huyuk et Jéricho y sont les mieux connus : Thal tions. Les céréales, les pois, les lentilles sont cultivés. Véle le des comy ge des ovins ct ca ante 30 ie | ® Laube des civilisations dans Vhistoire de Phumanité, le Néolithique transforme homme de prédateur en producteut Lagriculture s'est développée sur divers points pendante : + Le blé cultivé en premier au Moyen-Orient ga8n® ee Vite omllenaive av JG. par les voies naturelles que sont Ia grande plaine européenne, la vallée du Danube, Jes cotes méditerranéennes. centrale, les Andes au du globe de fagon indé- « Le mais conquiert le Mexique, Amérique ce VII millénaire av. J.-C. « Le riz, au ¥ millénaire av. J.-C., trouve son dom: la Chine, l’Asie du Sud-Est, I’Inde, I'Indonésie. « Le sorghe est cultivé en Afrique soudanaise au iC Mais les progrés sont générateurs de problémes grains. Comment ? La naissance de la poterie est proche aine d’expansion : TVF millénaire av : il faut conserver les La société Elle se soumet au partage du travail, se diversifie et se spécialise. Une hiérarchie sociale apparatt. De nouveaux outils sont créés : la houe et la faucille de pierre a la ame renforcée de pointes de silex. Des meules de pierre, des mortiers. des pilons sont astucieusement inventés pour écraser les grains Les fosses-silos creusées dans le sol sont remplacées par des jarres et des poteries variées argile crue séchée au soleil, puis War ile cuite dans des fours. C'est tout Part du potier qui apparatt : Les fibres textiles (lin, chanvre) et les laniéres de cui cuir sont ilisé tisserand. aaa La métallurgie du cuivre nait 4 son tour, ci é > complétant le travail de Ja pierre ;T’étain, Yargent, le fer seront 4 leur tour fondus. 4 7 2 1s, épurés, travail- le bronze, plus solide. lés, mélés. Valliage de cuivre et d’étain forme; n ra Lhabitat de plein air se généralise, le bandonnées VSS anciennes peu abandonnée grottes sont peu a Les photos aériennes ont révélé les emplacements d’habitat néoli- rs. diffe- thique of, m: jeré les labours, les sols apparaissent de cou! rentes, comme dans le Bassin parisien. Sur place, les fouilles ont permis de déceler les emplacements de vie, les murets de protection, les fosses 4 usage précis : foyers, réserves, ateliers of subsistent cendres, pollens ct débris ivers. Vart des mégalithes Comme l'homme chasse moins et ne vit plus dans les grottes, l'art al disparait. Les ceuvres d’extéricur sont les monumer lithiques. Il en existe dans Je monde entier, En Europe atlantigue, ils sont trés ss méga- nombreux et les premiers datent de 3500 av. J.-C. Etudiés en Bretagne, ils portent des noms bretons rappelés ici: + Les menhirs sont des pierres levées, plus ou moins taillées, de quelques ¢ 410 métres de haut ou phe 4 pravées. Le menhir brisé (pourquoi ?) de Locmariaquer (Moxbihan) attei- tres de h t 350 tonnes. Les alignements de Carnac (Morbihan) comptent 2 935 menhirs répartis en une tren- taine de rangé 3-4 km de longueur. + Les cromlechs sont des menhirs disposés en cercle ou en carré. > Les 2 fort ierre 7 sant stir éraire, «¢ Un dobnen rece + Un dolmen recouvert d'un monceau de pierres s'appelait un cairn, 2 U: ir ( . collective) était une « allée couverte ». Par exemple, en Ile~ et-Vilaine, Ia Roache ax nd 41 blo ton de dolmens formant cou! dalle de couverture. Ces mégali fe POPt taire, organisée, paisible et animée d’un réel sentiment religieux. Le culte solaire s’ajoute au culte des morts, En effet | gnement des menhirs répondait 4 un but précis d’ordre astronomique et agrono- Mls permettaient, par leur direction ou leur ombre, de déter: ioissons. uw 32 Partie! & Taube des civilisations Dolmen La préhistoire = Chapitre 3 LAGE DES METAUX, OU PROTOHISTOIRE -C., met fin au Néoli- Cette période, qui débute au V millénaire av. J. n il des métaux et par thique. Elle se caractérise par ’évolution du tr la découverte d'inscriptions en écritures rudimentaires. Le travail de la métallurgic a, semble-t-il, commencé dans les Balkans, doi il a rayonné par Vintermédiaire des peuples indocuropéens vers VEurope de ]’Quest et du Sud. + Le cuivre a été le premier utilisé vers 4000 av. J.-C. + Le bronze, alliage de cuivre ct d’étain, a été fabriqué A 2000 av. J~C. + Le fer a supplanté les autres minerais 4 partir de 1000 av. J.-C. Les techniques se sont perfectionnées malgré un retard des Européens sur les peuples du Moyen-Oricnt. Mais, par la suite, les Celtes ont acqutis une solide réputation de métallurgistes partir de Vage du bronze Né au Proche-Orient, le travail des minerais s’est ensuite étendu vers cE: de gagner le Nord, en Turquie, puis dans l’Est et le Sud (Egypte) toute l'Europe. L’Autriche, !’ Allemagne, Espagne possédaient de argent ct du cuivre. Dés lors, les activités humaines se multiplient et se diversifient, asso- ciant activités agricoles (cultures ct Glevage) et activités commerciales, nées de I’échange des matiéres premiéres et des produits finis. Le nom des principales civilisations qui suivent désiene un stade de production, de progrés et d’organisation. Ce sont : ), bourgade of Yon « la civilisation d’Unétice (Allemagne central a retrouvé des poignards de bronze ; ion des ti ts, entre la Meuse, la Scine, les Alpes, + la civil 1’Oder. Sous les tertres ou tumulus, recouvrant les tombes de guer- riers celtes, ont été découverts auprés des corps, des an bijoux, des objets usuels caractéristiques ; cs, des ication d s champs durnes, cn Europe centrale ct en de va + la civ Europe du Sud, ¢: cimetiéres 2 ctérisée par funéraires abondantes contenant les cendres de Celtes devenus peut-étre trop nombreux pour étre enterrés + : « aunord delEurope,des «disquessolaires» (culte duSole¥) ,des chars de combat 4 roues et attelés de chevaux, et des armes enfouies dans les tombes d’ancétres germains et celtes prouvent UE autre forme de civilisation. Lage du fer Il correspond au premier millénaire av. J.-C. Les spécialistes distinguent deux périodes : « la période de Hallstatt, de 900 4 500 av. J-C., du nom d'un village autrichien prés de Salzbourg, riche en fer et en sel. Les tombes découvertes nous livrent leurs vestiges : chars, mors de cheval, épées courtes, bijoux, fibules prouvant la mattrise des tech- niques du fer par les Celtes ; « la période de Ja T&ne, de 500 av. J.-C. jusqu’s la conquéte ro- maine, s’illustre, dans le site de Neuchatel en Suisse, par des tombes situées sous des dalles plates, On y a retrouvé des armes et des bi- joux, en particulier des colliers de métal rigide, appelés « torques ». Les objets métalliques se diversifient, mélant influences celtes et in fluences indigénes locales. L'urbanisation devient plus importante. Peu 3 per nows entrons dans Histoire .

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