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Chapitre 5 I

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I) Au cœur de la guerre froide

Comment le monde se divise-t-il en deux blocs au début de la guerre froide ?

A) Un monde polarisé

1) Deux superpuissances

À partir de 1945, Les États-Unis et l'URSS sont deux superpuissances rivales qui exercent une
influence à l'échelle mondiale. Cette situation pousse les autres États à prendre parti pour l'un ou
l'autre, jusqu'à former deux blocs opposés. On parle donc de bipolarisation du monde.

Les deux Grands exportent leurs principes politico-économiques dans les pays alliés. Les pays du
bloc de l'Ouest sont des démocraties libérales capitalistes, tandis que le modèle communiste
sʼimpose dans le bloc de l'Est. Dans les deux camps, on dénigre et on diabolise l'adversaire.

En échange de leur soutien, les deux Grands apportent à leurs alliés un soutien diplomatique (par
exemple au Conseil de sécurité de lʼONU), une assistance militaire et une aide économique.

2) Le bloc de l'Ouest

La majorité des pays européens situés à l'ouest du « rideau de fer » entrent dans l'alliance américaine.
Ils sont liés aux États-Unis par le plan Marshall et l'OTAN. Ils forment le cœur du bloc de l'Ouest.

L'Allemagne constitue un cas particulièrement complexe. En 1949, les zones d'occupation alliées
sont remplacées par deux États indépendants : à l'ouest, la République fédérale d'Allemagne (RFA,
dont la capitale est Bonn), et à l'est la République démocratique allemande (RDA, dont la capitale est
Berlin-Est). La ville de Berlin, coupée en deux car sa partie ouest appartient à la RFA, devient lʼun
des symboles de la guerre froide.

Les États-Unis concluent une série d'alliances qui leur permet de bénéficier de soutiens dans le
monde entier : en Asie (Japon, Philippines, Taïwan), en Amérique, au Moyen-Orient (Turquie, Iran),
en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande) et en Afrique (Afrique du Sud, République démocratique
du Congo).

3) Le bloc de l'Est

Les plus proches alliés de l'URSS en Asie et en Europe centrale sont appelés États satellites. Ils
entretiennent des relations très étroites avec l'URSS, qui exerce sur eux un contrôle économique,
politique et militaire, notamment à travers une alliance militaire mise en place par Khrouchtchev : le
pacte de Varsovie (1955).

Certains États adoptent un modèle communiste à l'issue de révolutions. C'est le cas de l'île de Cuba,
dirigée par Fidel Castro à partir de 1959. En Asie et en Afrique, l'URSS compte pour alliés de jeunes
États comme la Corée du Nord, le Nord-Vietnam ou la Libye.
Certains régimes communistes refusent de s'aligner sur l'URSS et revendiquent leur autonomie. En
1948, la Yougoslavie de Tito rompt avec l'URSS. De même, la Chine maoïste s'éloigne
progressivement du modèle soviétique dans les années 1960.

B) La rivalité des deux Grands

1) La course aux armements

Une compétition technologique. Les États-Unis et l'URSS ont tous les deux la bombe nucléaire à
partir de 1949. Ils produisent des armements de plus en plus nombreux et de plus en plus
perfectionnés, comme la bombe H.

La prolifération nucléaire. Les autres puissances mondiales cherchent à assurer leur sécurité sans
dépendre des deux Grands. Le Royaume-Uni (1952), la France (1960) puis la Chine (1964) se dotent
à leur tour de la bombe atomique. Le monde vit dans la crainte d'une guerre atomique qui détruirait
l'humanité.

2) L'équilibre de la terreur ?

Une nouvelle doctrine. Les stratèges élaborent une théorie selon laquelle les armes nucléaires ont
pour unique fonction de décourager une éventuelle attaque de lʼadversaire. C'est la doctrine de
la dissuasion nucléaire, encore en vigueur de nos jours.

L'apogée des tensions. Cette logique atteint ses limites en 1962, avec la crise des missiles de Cuba.
Le monde nʼa jamais été aussi proche dʼune guerre nucléaire ouverte. Cette crise entraîne un
assouplissement de la logique de guerre froide : la détente.

Des efforts de réglementation. En 1968, quarante-trois États renoncent au nucléaire militaire. Il faut
attendre les accords SALT (1972 et 1979) pour que les deux Grands s'engagent à limiter leurs
armements nucléaires.

3) La course à l'espace

Une rivalité scientifique. À partir des années 1950, chacun des deux Grands tient à renforcer son
prestige en montrant son avance technologique dans le domaine de la conquête spatiale. Chaque
découverte est célébrée et mise en scène dans les médias.

Les avancées soviétiques. Le gouvernement soviétique lance un programme spatial très ambitieux.
Le premier satellite artificiel, Spoutnik, est suivi de la mise en orbite en 1957 dʼun premier être
vivant : la chienne Laïka. En 1961, le cosmonaute Youri Gagarine est le premier être humain à
effectuer un vol dans lʼespace.

La réponse américaine. En réaction à lʼavance soviétique, les États-Unis créent en 1958 une agence
spécifique : la NASA. Le programme Apollo est lancé en 1961 sur ordre du président Kennedy. Il
aboutit le 21 juillet 1969, lorsque deux astronautes américains parviennent à fouler le sol lunaire.

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