FFT Memo
FFT Memo
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais c’est parce que nous
n’osons pas qu’elles sont difficiles.
À mes frères et sœurs : Hénoch Mbuya Kawewe, Amina Yunisi Mashinda, Léa Mbuyi ndala,
Gueschom Ilunga Mashinda, Judith Mbuyu Ilunga et Ange Katwebe Ilunga.
À mes très chers parents ILUNGA MASHINA SAMY et NGOIE KATWEBE GINETTE merci
pour l’amour familiale dont j’ai bénéficié et jouis de votre part.
À mon cousin Henock Katwebe pour le soutiens apporté à la réussite cet ouvrage
Que les fruits de ces tra vail soient doux et sucrés et ce travail inspirera les futures generations
d’ingenieur
Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde gratitude à Mr prince kisonde, mon co-
directeur de mémoire, pour sa disponibilité, ses conseils avisés et son accompagnement
méthodique tout au long de ce travail. Sa rigueur scientifique et sa bienveillance m’ont permis
d’avancer avec confiance et exigence.
Je remercie également mes précieux collègues qui ont participés de près ou de loin avec des
partages sur mon travail et sur le domaine minier , merci pour leurs précieuses orientations et
pour l’attention particulière qu’ils ont portée à mon travail, ainsi que pour les échanges
enrichissants qui ont contribué à approfondir ma réflexion.
À mes frères et sœurs : Hénoch Mbuya Kawewe, Amina Yunisi Mashinda, Léa Mbuyi
ndala, Gueschom Ilunga Mashinda, Judith Mbuyu Ilunga et Ange Katwebe Ilunga.
L'ingénierie minière repose en grande partie sur la compréhension des propriétés mécaniques
des roches et des sols, qui influencent directement la stabilité des ouvrages souterrains et à
ciel ouvert.
La stabilité des infrastructures minières sur le site de Kilamusembu est un enjeu crucial,
notamment en raison de la variabilité lithologique et des conditions géotechniques complexes.
Une mauvaise évaluation des propriétés mécaniques des roches peut entraîner des instabilités,
des effondrements ou des incidents environnementaux. Ainsi, la problématique centrale de
cette recherche est la suivante :
"Comment caractériser efficacement les formations de Kilamusembu afin de proposer
une classification mécanique adaptée permettant d’optimiser la sécurité et la rentabilité
des opérations minières "
Hypothèses de Travail
Les formations de Kilamusembu présente des propriétés géomécaniques spécifiques
nécessitant une classification sur mesure.
Une classification mécanique adaptée contribuera à la réduction des risques
géotechniques et à l'amélioration de la durabilité des infrastructures minières.
Bien que cette étude apporte une contribution significative à la sécurité minière sur le
site de Kilamusembu, certaines limitations peuvent émerger, notamment la variabilité
des conditions de terrain ou les contraintes liées aux ressources disponibles pour les
essais mécaniques.
La découverture de ce gisement avait débuté en 1942 mais l'extraction des minerais n'était
intervenue qu'en 1948. A partir de la profondeur 175m, l'exploitation s'est poursuivie en
souterraine avec le début des travaux de fonçage des puits en 1959 et l'extraction minière en
1964. (153.000 tonnes sèches).
- 1993: Troubles sociopolitiques, réduction des effectifs de moitié (2.166 à 1.063 agents) de la
Gécamines..
De nos jours, seuls le Cut and Fill dans sa variante Caf retro et le Room and Pillar font
l'actualité à la mine de Kamoto et ce respectivement dans les semi-dressants (zones 1 et 6) et
dans la plateure (zone 5).
La mine souterraine de Kamoto est l'un des complexes miniers appartenant à la méga brèche
de Kolwezi composée principalement des formations du Roan moyen (R2) dit Groupe de
mines. Elle est située à environ 8 Km à l'Ouest du centre de la ville de Kolwezi. La mine
souterraine de Kamoto exploite une partie du gisement cuprifère située à des profondeurs
supérieures à 175 m, en dessous de l'ancienne carrière de Kamoto Principal.
Le point zéro ou repère local du gisement de Kamoto Principal est le puits central situé aux
coordonnées Lambert suivantes :
x = 43.465m ;
Y = 309.800m ;
Z = 1.445m.
A l'Ouest immédiat de l'écaille de Kamoto Principal, se trouve l'écaille de Kamoto Etang qui
est actuellement en phase d’exploitation.
Elle a pour extension verticale située entre les altitudes 1.445m et 960m. Soit entre les
niveaux 0 et 585m.
La surface d'ensemble est d'environ (1.200 x 600) m² de Kamoto Etang (j. PLACET et M
CALONNE ; 1976)
Figure n° 1. Vue d'ensemble de la mine de Kamoto, cette figure représente la mine souterraine
de Kamoto (Kamoto principal et Kamoto Etang), les principales mines à ciel ouvert de
Kamoto-Nord, Mupine et K.O.V.
SITUATION GÉOLOGIQUE
Les terrains de la mine de Kamoto ont leur origine dans des bassins de sédimentation sous
forme des boues déposées en couches plus ou moins horizontales.
Ces couches sont grossièrement parallèles entre elles et varient dans le sens vertical suivant
les conditions de dépôt et suivant la profondeur du bassin.
En profondeur, ces terrains sont généralement dolomitiques, il existe cependant des zones
altérées le long des cassures et des failles.
En faciès dolomitique, les minerais se présentent sous forme des sulfures de cuivre et de
cobalt, en faciès altéré ces mêmes minerais se transforment en Oxyde de cuivre et de cobalt.
Le gisement de KAMOTO a deux ensembles de couches minéralisées constituant les deux
corps minéralisés ou ore bodies. Les ores bodies (inférieur et supérieur) sont séparés l'un de
l'autre par un puissant massif algaire.
Les gisements de la mine de Kamoto sont une écaille de la série des mines du Lambeau de
Kamoto et qui appartiennent au Roan moyen.
D'une manière générale, la tectonique Katanguienne s'est déroulée en trois phases à savoir
(CAILTEUX J., KAMPUNZU A.B, 2005) :
En son cœur, il évolue vers le Nord en une plateure dont une partie s'est effondrée.
Il présente plusieurs failles ainsi que des injections des roches argilo
Stratigraphie
Les gisements de la mine souterraine de Kamoto sont constitués d'une manière générale de
deux couches minéralisées ou ore bodies : l'ore body inférieur (OBI) et l'ore body supérieur
(OBS).
Pour le gisement de Kamoto Principal, ses couches ont chacune une épaisseur moyenne de
14m et sont séparées par un massif stérile (Roches Siliceuses Cellulaires) de 15m d'épaisseur
en moyenne.
En allant du mur vers le toit du gisement (du Sud vers le Nord),
Nous rencontrons les roches telles que décrites par l'échelle stratigraphique de la figure ci-
dessous.
Stratigraphie de la mine souterraine de kamoto (Guy géologue kamoto)
Voici les différentes roches qu’on retrouve dans les deux ores bodies :
Couleur : grise-verte
Ecrasée
Rubannage grossier
Epaisseur 0.50 à 1.50 mètre
Teneur 1 % de Cu
III. RAT GRISE : Roche Argilo Talqueuse Grise
Microgrès
Massives
Couleur Gris-vert
Epaisseur 2 mètres
Teneur 2 %
Couleur gris-noir
Stratifiée grossièrement
Présence des niveaux cherteux à la base et au sommet
Présence des nodules
Epaisseur 4 mètres
Teneur 2 à 3 % de Cu
Stratifiées régulièrement
Mieux litées
Teinte grise noire
Epaisseur 1.60 mètres
Teneur 2 à 3% Cu
Mieux listées
Structure feuilletée et ondulée
Couleur gris claire
Epaisseur 3.5 à 4 mètres
Teneur 6 à 8 % Cu
massives
sans litage
teinte claire
présence des grands cristaux de dolomite noire
épaisseur 15 à 25 mètres
teinte gris-claire
stratifiés (En grand bancs)
épaisseur 3 à 4 mètres
Teneur 3% Cu
XIII. BOMZATRES :
couleur gris-clair
stratifiés (En petits bancs)
épaisseur 4 mètres
Teneur l à 2% Cu
massif
couleur gris-noir
présence de la chalcopyrite
épaisseur 2 mètres
Teneur 1% Cu
couleur noire
finement litée
tâche les doigts
se débitent en dalles
Teneur 1% Cu
XVI. S.D 2a DOLOMITIQUES : Shales Dolomitiques 2a (Dolomitiques)
finement lités
présence de la chalcopyrite
teinte gris-claire
Teneur 1% Cu
teinte gris-vert
présence de collenias
teinte gris-vert
S.D la Argilo-Dolomitiques
S.D la Dolomitiques
Bomzâtres
La Minéralisation
Les formations minéralisées sont composées de minéraux de cuivre et de cobalt dont les
teneurs varient respectivement de 3 à 5% Cu et 0,35 à +/-1% Co.
Les principaux minéraux sulfurés rencontrés dans les ores bodies de la mine souterraine
de Kamoto sont les suivants :
Cu = 79,85%
S = 20,15%
Cu = 63,31%
Fe = 11,13%
S = 25,56%
couleur : rouge foncé en cassure fraîche. bleuté lorsqu'elle est couverte d'un enduit.
La bornite est plus sporadique, elle se rencontre associée à la chalcosine dans les zones
d'enrichissement.
Cu = 20,52%
Co = 38,06%
S = 41,42%
Cu = 34,60%
Fe = 30,40%
S = 35%
couleur laiton
La chalcopyrite apparaît sporadiquement dans les ores bodies ; elle est surtout localisée dans
le Bomz et les shales graphiteux du toit.
SDS
CMNIa: étant un grès, c'est la roche mère de la formation des aquifères.
CMN1b+2: ils présentent des horizons carbonés et dolomitiques.
Le gisement de la mine de Kamoto est entouré de six (6) nappes disposées de la manière
suivante :
Ces nappes sont indépendantes et isolées par des formations imperméables appelées écrans
aquifères; ces écrans, quand ils sont parcourus par un réseau de cassures, perdent leur
caractère imperméable.
Dès lors, on observe une circulation d'eau vers les ouvrages.
Il faudra envisager des venues d'eau saisonnières dues à des infiltrations souterraines des
eaux de pluies.
Les études hydrogéologiques réalisées par Kamoto-Géo (1984) ont montré que parmi ces six
nappes, celle de K.O.V est la plus grande pourvoyeuse en eau à l'exhaure de la mine, son
débit représente à peu près 45% de l'ensemble des venues d'eau de la mine estimées à plus ou
moins 2.000.000 m₃/an. Les venues d'eau proviennent essentiellement au toit du gisement.
Elles ont doublé depuis 1990, ce qui porte à croire que l'écran dolomitique a été percé par les
effondrements de la plateure.
La situation est telle que la campagne de rabattement du niveau hydrostatique dans les zones
supérieures était concentrée dans le flanc synclinal (flan sud) ; il s'est créé par conséquent un
cône de dépression de sorte que vers le Nord, le niveau hydrostatique n'accuse pratiquement
pas de changement.
Des lors, les afflux d'eau deviennent d'autant plus importants que les chantiers avancent vers
le Nord.
Il en est de même quand on progresse vers l'ouest où les terrains deviennent de plus en plus
altérés ; les venues d'eau en provenance de Kamoto Etang s'avèrent très remarquables.
D'autres part, les formations étant très altérées à l'Est, la nappe de KOV contient beaucoup
d'eau ; cependant, KOV perd de plus en plus sa vigueur quand on descend en profondeur.
En outre, la couche des RSC stériles qui sépare l'OBS et l'OBI est dolomitique.
Elle apparaît sous cette forme bien compacte et consolidée.
Par contre en zone altérée, les RSC sont cariées ; elles deviennent squelettiques et
caverneuses.
Dans ces conditions, les eaux circulant dans les RSC deviennent alors un véritable réservoir
d'eau. Dès qu'un sondage débouche dans les RSC altérées, ces dernières sont susceptibles de
débiter énormément d'eau. C'est la raison pour laquelle, en un même flanc (Est Ouest) de la
plateure, il arrive d'observer des sondages qui débitent en OBI alors qu'il y en a qui sont à sec
en OBS.
La perméabilité est la faculté de circulation de l'eau au travers d'un terrain. Elle est désignée
par le coefficient "K" caractéristique de la couche.
Elle s'exprime en darcy.
La perméabilité des terrains de Kamoto est définie comme étant une perméabilité de fissure
ou en grand.
En effet, les formations rencontrées autour du gisement de Kamoto Principal sont
généralement dolomitiques ; pourtant en faciès dolomitique, les terrains sont compacts, bien
consolidés et ne sont donc pas perméables en petit.
Les terrains deviennent perméables lorsqu'ils sont parcourus par un réseau de fissures ou de
cassures, ou à des endroits qui révèlent une série d'accidents tectoniques constituant ainsi des
voies de circulation d'eau.
Cette perméabilité résulte aussi bien des facteurs structuraux que des facteurs lithologiques et
surtout d'altération.
La mine souterraine de Kamoto exploite un gisement connu sous le nom d’écaille principale
de Kamoto, dont l’exploitation avait initialement débuté à ciel ouvert, dans la carrière de
Musonoïe. Ce chapitre nous donne un aperçu de l’historique et l’essentiel de cette mine qui
est l’un de poumon de la province du lualaba ce qui fait d’elle la province pilote en bref
l’exploitation de ce gisement a été bénéfique pour toute personnes aspirant à travailler dans
un environnement minier.
Introduction
Ce chapitre vise à représenter, de manière plus ou moins approfondie les connaissances liées
à la caractérisation et à la classification des massifs rocheux ainsi qu’à l’analyse des
stabilités, des ouvrages minier souterrains. Cette étude s’appuiera sur les approches
empiriques proposées par différents spécialistes, ainsi que sur les méthodes.
Lors des phases préliminaires des projets, la conception et la stabilisation des ouvrages
souterrains reposent souvent sur des systèmes de classification des massifs rocheux. En effet,
jusqu’à ces deux dernières décennies, la réalisation des tunnels et galeries inclinées relevait
principalement d’un savoir-faire empirique, fondé sur l’expérience accumulée des
professionnels du domaine. Ce savoir se transmettait soit oralement entre spécialistes présents
sur le terrain, soit par le biais de documents écrits tels que des rapports et comptes rendus.
Afin de mieux comprendre la structure des roches et d’aider à la conception des ouvrages,
certains chercheurs ont, dès les premières études, proposé des systèmes de classification. Ces
méthodes, simples à mettre en œuvre et donc économiques, se basent sur différents paramètres
géotechniques. Le choix de ces paramètres et leur mode d’application dans le
dimensionnement et la stabilisation de l’ouvrage varient selon la méthode utilisée. Voici les
principales classifications couramment employées :
• La classification de Terzaghi ;
• La classification basée sur le RQD (Rock Quality Designation) ;
• La classification de Bieniawski, introduisant la notion de RMR (Rock Mass Rating) ;
• La classification de Laubscher, reposant sur le MRMR (Mining Rock Mass Rating) ;
• La classification proposée par Barton, Lunde et Lien, centrée sur la stabilité des
excavations souterraines et définissant la RMQ (Rock Mass Quality) ;
• La classification fondée sur l’indice de résistance géologique GSI (Geological
Strength Index).
RQD=
∑ longueur de pieces ≥10 cm ×100
longueur totale de la passe
Relation entre l'indice RQD et la qualité de la roche (Deere, 1964)
RQD (%) Qualité du massif rocheux
25-50 Pauvre
50-75 Moyenne
75-90 Bonne
90-100 Excellente
II 61 – 80 Bonne qualité
IV 21 – 40 Mauvaise qualité
Chaque paramètre reçoit une note pour aboutir par addition à une note globale caractérisant la
qualité de la roche.
Paramètres de classification des roches et notes de pondération ( Bieniawski, 1979 ; traduction
par Bouvard et Al, 1988)
PARAMETRES COEFFICIENTS
1 (MPa)
Note 15 12 7 4 2 1 0
2 Note 20 17 13 8 3
3 Note 30 25 12 6 0
Nature des joints Surfaces très Surfaces Surfaces Surfaces lustrées Remplissage mou >
rugueuses non légèrement légèrement ou Remplissage 5 mm ou Joints
continue rugueuses rugueuses < 5 mm ou Joint ouverts > 5 mm
ouvert 1 à 5 mm
Eponte en Epaisseur< Epaisseur< Joints continus
joints continus
contact
1 mm 1 mm
4 Epontes non
Epontes non Epontes
Altérées
Altérées Altérées
Note 25 20 12 6 0
Débit sur 10 m Aucune venue d’eau < 25 l/min 25-125 l/min > 125 l/min
Pression d’eau
contrainte
0 0,0-0,2 0,2-0,5 >0,5
principale
Venues
Suintements Pression d’eau Problèmes sérieux
d’eau
5 modérée de venues
Hydrogéologie Complètement sec (Eau
d’eau
interstitielle)
Note 10 7 4 0
Note d’ajustement pour orientation des joints ( Bieniawski, 1979 ; traduction
par Bouvard et Al, 1988)
Très
Très favorable favorable
Favorable Moyen Défavorable Moyen Défavorable
Très
Défavorable
Orientation des joints Très favorable Favorable Moyen Défavorable
Type de soutènement
Classe
Boulons d’ancrages (1) Béton projeté Cintres métalliques
de la
roche Complément Complément de
Espacement Voûte Piédroits Type Espacements
d’ancrage soutènement
1 Généralement pas nécessaire
Occasionnellement
treillis soudé en
2 1,5-2,0m voûte 50mm Néant Néant Non rentable
Treillis soudé et
boulons et cintres
Treillis soudé et
légers
boulons et cintres
5 Non recommandé 200mm 150mm légers 0,7m
Ce système repose sur une notation cumulative allant de 0 à 100, obtenue après l’application
de facteurs de correction à la valeur du RMR modifié (RMR89). Ces ajustements tiennent
compte de diverses conditions spécifiques à l’environnement minier souterrain.
Le MRMR permet ainsi d’évaluer la compétence (ou l’aptitude mécanique) du massif rocheux
dans le cadre d’un projet minier. Il constitue donc un outil d’aide à la décision pour la
conception et la stabilisation des ouvrages souterrains.
Description de
l’ampleur de
6 mois 1 année 2 ans 3 ans ≥ 4 ans
l’altération
Légèrement 88 90 92 94 96
Modérément 82 84 86 88 90
Fortement 70 72 74 76 78
Complètement 54 56 58 60 62
Sol résiduel 30 32 34 36 38
L’orientation des joints a un effet significatif sur la stabilité des excavations s’ils sont exposés
aux efforts. Le tableau montre l’ajustement RMR selon l’orientation des joints.
Nombre des joints Ajustement (%)
qui définissent le
Nombre des faces inclinées rangées en vertical
bloc
70 75 80 85 90
3 3 - 2 - -
4 4 3 - 2 -
5 5 4 3 2 1
6 6 5 4 3 2 ou 1
Contraintes in situ
Les contraintes naturelles (ou efforts in situ) qui s’exercent sur le massif rocheux influencent
également sa stabilité. Selon SRK Consulting (2001), trois cas peuvent se présenter :
• Si les efforts sont faibles, les blocs de roche risquent de se désolidariser et de chuter,
entraînant une instabilité ;
• Si les efforts sont modérés à élevés, la roche est bien confinée, ce qui favorise la
stabilité
• Si les contraintes sont très élevées, elles peuvent dépasser la résistance du massif
rocheux, provoquant la rupture de la roche et une instabilité. Ainsi, un confinement efficace
améliore la stabilité, avec un ajustement maximal positif de 120 %. À l’inverse, un faible
confinement, souvent dû à un nombre élevé de discontinuités rapprochées, compromet la
stabilité ; dans ce cas, l’ajustement maximal est limité à 60 %.
Effets du minage
La qualité des opérations de minage a un impact direct sur l’état de la roche. Une mauvaise
exécution peut favoriser les ruptures et les relâchements dans le massif. Les ajustements
relatifs aux effets du minage sont présentés dans le tableau, permettant d’intégrer ces impacts
dans l’évaluation finale du MRMR.
Bon minage 94
Minage pauvre 80
RMQ=Qindex =
( RQD J r
Jn
× ×
)Jw
J a SRF
Avec :
RQD : le Rock Quality Designation.
Jn : l'expression du nombre de familles principales de discontinuités -
Jr : caractérise la rugosité des faces des joints.
Ja : définit le degré d'altération des joints (épaisseur du joint et nature du
matériau de remplissage).
Jw : spécifie les conditions hydrogéologiques (importance des venues
d'eau et pression).
SRF : (Stress Reduction Factor) précise l'état des contraintes dans le
massif.
Barton lunde et Lien donnent les commentaires suivants qui permettent d'expliquer le
regroupement des paramètres par pair :
1. Le premier rapport (𝑹𝑸𝑫/𝑱 ) représente la structure du massif rocheux et
est une mesure de la taille moyenne des blocs rocheux variant de 200 à 0,5.
2. Le second rapport (𝑱𝒓/ 𝑱 ) représente la résistance au cisaillement entre les
blocs. Il est directement proportionnel à la rugosité des faces des joints (élément
favorable pour la stabilité des ouvrages car il en résulte une forte dilatance lors du
cisaillement) et inversement proportionnel à l'épaisseur du joint (élément pouvant
être extrêmement défavorable car un remplissage en argile sera caractérisé par un
angle de frottement très faible).
3. Le troisième rapport (𝑱𝒘/ 𝑺𝑹𝑭) reprend deux paramètres de contraintes, Jw
est une mesure des pressions d'eau, qui agissent bien entendu à l'encontre de la
résistance au cisaillement des joints, à la suite d’une réduction de la contrainte
normale effective ; et SRF est une mesure :
du poids des terrains à soutenir lorsque la galerie est creusée dans un
massif présentant des discontinuités ;
du champ des contraintes préexistantes dans le cas d'une roche saine ;
de la charge induite par le fluage de roches plastiques.
Ce dernier rapport, difficile à évaluer, apparaît donc comme un facteur empirique décrivant
les "contraintes actives" dans le massif rocheux.
L'indice Q peut varier de 0,001 à 1000. Les Q sont regroupés en 9 classes. Chaque classe
correspond à une qualité de massif rocheux.
Les classes de Q se représentent sur une échelle logarithmique :
10-40 Bonne
4-10 Moyenne
1-4 Mauvaise
˃30 - Sb (utg)
- 3 cm
˂10 m
˂ 10 m
- ˃ 0.75 - B (utg) 1m
≤ 10 ˃1.0 S 2.5-7.5 cm
22 -
˂ 30 ≤1.0 B (utg) 1 m + S (mr) 10-15 cm
- B(utg) 1 m
≥ 30 -
L'un des problèmes majeurs dans la conception des ouvertures souterraines est d'estimer les
paramètres de résistance de la masse rocheuse in situ. Les modules de résistance et de
déformation des massifs rocheux ne peuvent pas être déterminés directement, puisque les
dimensions des échantillons représentatifs sont trop grandes pour les tests de laboratoire.
Cette limitation a une difficulté importante lorsque l'on étudie les massifs rocheux fracturés.
Hoek et Brown (1980) ont proposé un critère de rupture empirique de surmonter cette
difficulté.
La note de (RMR) a été introduite dans le critère de Hoek-Brown par ses auteurs (Hoek et
Brown, 1988) pour décrire la qualité des masses rocheuses. Ce critère empirique a été
réévalué et élargi en raison des limites à la fois dans la classification de Bieniawski.
Hoek a proposé un système nouveau pour classifier les massifs rocheux appelé « Geological
Strength Index, GSI » en remplaçant le RMR de Bieniawski pour éliminer les limitations
découlant de l’utilisation de ce schéma de classification. Le système GSI semble être plus
pratique que les que les autres systèmes de classification tels que Q et RMR, lorsqu'il est
utilisé dans le critère de rupture de Hoek-Brown.
Par définition, les valeurs proches de 5 correspondent à des matériaux de très mauvaise
qualité, tandis que les valeurs proches de 85 décrivent des matériaux d’excellente qualité
(pour lesquels la résistance de la masse est égale à celle de la matrice rocheuse).
Cependant, en raison du manque de paramètres mesurables plus représentatifs, et de la largeur
des intervalles permettant de décrire les conditions de surface des discontinuités, seules des
gammes de valeurs peuvent être estimées à partir de la classification GSI.
L’imprécision apparente peut susciter des interrogations, mais Hoek indique que la géologie
n’aspire pas à une telle précision et qu’il serait simplement irréaliste d’assigner une valeur
unique. Il ajoute que pour des études préliminaires, il peut être prudent de considérer des
déviations plus importantes pour les paramètres d’entrée.
Classification de TERZAGHI
En 1946, TERZAGHI a proposé une classification simple des massifs rocheux, en vue
d’estimer les charges agissantes sur les cintres en acier dans les ouvrages souterrains. Cette
méthode et ses développements ultérieurs furent pendant de nombreuses années la base du
dimensionnement des tunnels dans le diffèrent pays en particulier aux Etats-Unis.
Pour l’estimation de charge TERZAGHI suppose qu’une certaine quantité de roche ou de sol
se décomprime pesant sur le soutènement. La hauteur de la surcharge est donnée par la
formule générale :
Hp = K × (B + Ht)
Avec :
Hp : Hauteur de la surcharge de terrain uniformément répartie suivant
l’horizontale.
B : Largeur de la galerie.
Ht : Hauteur de la galerie.
K : représentant un coefficient multiplicateur dont la valeur dépend de la
catégorie de terrain rencontrée.
La formule est théoriquement applicable aux tunnels à moyenne profondeur pour lesquels la
hauteur de couverture H est supérieure à 1,5(B + Ht).
Massive avec quelques joints 0 à 0,25 B La charge peut changer brusquement d'un
point à l'autre
Roche fluente à profondeur 1,1 à 2,1 (B+Ht) Grande pression latérale Cintres circulaires
modérée recommandés
Roche fluente à grande 2,1 à 4,5 (B+Ht) Grande pression latérale Cintres circulaires
profondeur recommandés
Pour l’effet de voûte ; TERZAGHI a étudié également l’influence des conditions de la roche
et l’accroissement de la charge après que le soutènement a été mis en place. Pour ce faire, il
définit la période d’effet de voûte comme étant le laps de temps entre l’excavation et la chute
de la partie non supportée de la voûte. Celle-ci varie de quelques heures pour les roches
gonflantes à quelques jours pour d’autres types de roches, voir infini pour les roches saines.
Cette classification n'est valable que pour les galeries de section rectangulaire et supportés
par des cintres.
Corrélations entre les différentes méthodes de classification
Des relations empiriques existent entre ces différents indices. Bieniawski propose de relier le
RMR et le (Tunneling Quality Index Q) de Barton :
RMR = 9 ln Qindex + 44
Pour des roches de bonne qualité (GSI > 25), la valeur de GSI peut également être estimée
directement à partir de la version 1976 du RMR DE BIENIAWSKI :
GSI = RMR89 - 5
Avec un ajustement de l’orientation des discontinuités égal à 0.
La stabilité des ouvrages miniers
La rupture de tout ouvrage minier souterrain (ex. chute de blocs rocheux, effondrement
rocheux, rupture de chantier, coup de terrain) ou en surface (ex. rupture de digues de
retenue des rejets de concentrateur, rupture des pentes des talus de puits à ciel ouvert) peut
entraîner des dégâts catastrophiques humains et matériels. Voilà pourquoi ce thème de
recherche visera l’analyse de la stabilité physique et mécanique des ouvrages miniers en
surface et en souterrain.
Stabilité des ouvrages miniers en surface Pour ce qui est de la stabilité des
ouvrages miniers en surface, il s’agira de se focaliser sur les méthodes de déposition
des rejets de concentrateur dans les parcs à résidus, notamment leur transport et leur
ségrégation, d’analyser la stabilité physique des digues de retenue par les méthodes
géophysiques et les simulations numériques, d’étudier les propriétés de déposition
des rejets de concentrateur densifiés (ex. gestion des eaux, dessiccation, résistance
au cisaillement, cycles de gel-dégel), de comprendre les phénomènes d’érosion
éolienne dans les parcs à résidus et de proposer des mesures d’atténuation
appropriées.
Stabilité des ouvrages miniers souterrains Pour ce qui est de la stabilité des
ouvrages miniers souterrains, il s’agira d’approfondir les connaissances sur l’analyse
de stabilité des chantiers miniers remblayés (ex. essais sur modèles réduits, analyse
d’incertitudes), d’étudier l’atténuation des risques de coup de terrain grâce à
l’utilisation du remblai, d’étudier l’impact de la sismicité minière sur la stabilité des
galeries, des chantiers miniers remblayés et des autres types d’ouvrages souterrains.
Stabilités dans les mines à ciel ouvert et souterraines
Les risques naturels font l’objet d’importantes recherches, devenus très actifs
récemment. Les glissements de terrain, les boues torrentielles et les éboulements
rocheux sont les manifestations les plus classiques des risques naturels d’origine
gravitaire. Afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens, il est indispensable
d’analyser ces phénomènes de façon exhaustive.
L’étude d’un talus comporte, outre la reconnaissance du site et le choix des
caractéristiques mécaniques des sols, un calcul de stabilité pour déterminer d’une
part la courbe de rupture le long de laquelle le risque de glissement est le plus élevé,
d’autre part la valeur correspondante du coefficient de sécurité.
Les mouvements de terrains peuvent aussi être classés selon leur nature (pentes naturelles
ou talus artificiels).
Pentes naturelles
Les mécanismes suivants peuvent être distingués : -
Ecroulements.
Glissements.
Glissement plan.
Glissement rotationnel simple.
Glissement rotationnel complexe.
Fluage et solifluxion.
Coulées boueuses.
Talus artificiels
Les talus artificiels sont principalement affectés par des glissements et parfois par
des phénomènes de fluage. Ils peuvent être classés comme suit en fonction des
types d’ouvrages :
Talus en déblai
Talus en remblai sur sol non compressible ;
Talus en remblai sur sol compressible ;
Ouvrages de soutènement vis-à-vis d’un glissement profond.
Le glissement
Il s’agit d’un déplacement lent d’une masse de terrains meubles ou rocheux au long d’une
surface de rupture par cisaillement qui correspond souvent à une discontinuité préexistante.
Le mouvement est engendré par l’action de la gravité, de force extérieures (hydraulique ou
sismique) ou d’une modification des conditions aux limites. Ils se produisent généralement
dans des matériaux faiblement cohérent (marnes, argiles...). Les instabilités naturelles de ce
genre sont extrêmement courantes et apparaissent sous de nombreuses formes.
Les éléments descriptifs d’un glissement de terrain.
Le fluage
Le fluage est caractérisé par des mouvements lents et continus, à des vitesses faibles. Dans
ce cas il est difficile de mettre en évidence une surface de rupture. Le mouvement se produit
généralement sans modification des efforts appliqués (contrairement aux glissements), en
fait le matériau est sollicité à un état proche de la rupture. Ce type de mouvement peut, soit
se stabiliser, soit évoluer vers une rupture.
Ils résultent de l’évolution de falaises allant, selon les volumes de matériaux mis en jeu, de
la simple chute de pierres (inférieur à 0,1 m3), à l’écroulement catastrophique supérieur à
dix millions de m3.
Chutes de blocs
Les effondrements
Les effondrements sont des écroulements subverticaux dus à l’évolution des cavités
souterraines naturelles (résultant de la dissolution de roche, calcaire ou gypse) ou
artificielles (carrières et ouvrages souterrains) peuvent entrainer l’effondrement du toit de la
cavité et provoquer en surface une dépression généralement d’une forme circulaire.
L’éboulement
Ce sont des ruptures brutales intéressant des masses rocheuses importantes qui, sont
sollicités par la pesanteur. Au moment de la rupture, le rocher est généralement soumis à
des contraintes très inférieures à sa résistance. La rupture n’est possible que grâce à une
fissuration préexistante
Eboulement d’un massif rocheux
Appelées aussi glissements de terrains liquides. Les coulées de boue sont constituées d’un
mélange de terrain meuble, de sol et d’eau, qui se déplace vers l’aval sous forme de masse
généralement peu épaisse. Elles sont très souvent la conséquence de la déforestation.
La couche superficielle du sol, soumise à de forte précipitation, se décroche et glisse en
amas visqueux le long de la pente. Ils se produisent essentiellement en montagne.
Coulée de boue.
L’affaissement
L’affaissement de terrain, déformation de la surface, qui peut atteindre plusieurs
décimètres. Il se caractérise soit par une dépression topographique en forme de cuvette à
grand rayon de courbure dû au fléchissement lent et progressif du terrain de couverture avec
ou sans fractures ouvertes.
Un affaissement lie à une exploitation ancienne
Le tassement
Le tassement c’est une diminution de volume de certains sols (vases, tourbes, argiles...etc.),
sous l'effet des charges appliquées et de l’assèchement. Ce phénomène peut être de grande
extension et affecte des agglomérations entières (Mexico, construite sur des alluvions, s'est
tassée de sept mètres depuis le début du siècle par exploitation excessive de la nappe).
Pour augmenter la stabilité des talus rocheux, on utilise différentes techniques. Parmi
lesquelles, on citera :
L’aplatissement des talus, le drainage, le boulonnage, les ancrages, et l’injection.
Aplatissement des talus
Cette technique consiste à diminuer le poids du massif rocheux qui a tendance à se
glisser.
Drainage
Les pressions peuvent être responsables de la diminution de Fs, le drainage peut être utilisé,
surtout si la perméabilité des discontinuités est insuffisante. Les drains peuvent être mis en
place à partir du talus ou à partir d’une galerie de drainage.
Boulonnage
Cette technique a pour objet de retenir en place des blocs rocheux. L’influence de
celle-ci ne s’étend que sur quelques mètres.
Ancrages
Ces techniques peuvent retenir des massifs rocheux beaucoup plus importants, vu la
profondeur du scellement et les efforts qui peuvent être mobilisés. Injection Elle
consiste à augmenter les caractéristiques de cisaillement par introduction dans les
joints d’un coulis d’injection.
Terrassements
Les conditions de stabilité étant directement liées à la pente du terrain, le
terrassement reste le moyen d’action le plus naturel. On peut distinguer trois groupes
de méthodes De stabilisation par terrassement :
- Les actions sur l’équilibre des masses : allègement en tête, remblai en pied
- Les actions sur la géométrie de la pente : purge et reprofilage
-Les substitutions partielles ou totales de la masse instable.
Les soutènements
Les soutènements qu’il s’agisse du toit ou des parements qui sont des ouvrages de
protection essentiels pour la sécurité du personnel travaillant au fond. Ils sont
particulièrement importants dans les mines mécanisées employant des engins montés sur
pneumatiques, car la section des galeries est beaucoup plus grande dans ce cas que celle des
galeries où circulent des engins sur rails (25 m2 contre 10 m2 , en général). A 50 m de
hauteur, le toit d’une galerie est bien trop éloigné pour qu’un mineur puisse estimer les
risques d’effondrement à l’aide d’une barre de décrottage.
Différentes techniques sont mises en œuvre pour assurer la stabilité du toit et des parements
des excavations. Ainsi, dans le creusement à l’explosif, on rapproche les trous de mine des
parements et on les charge avec des explosifs de faible brisance, ce qui permet d’obtenir un
contour régulier sans ébranler le massif.
Le massif rocheux renferme cependant souvent des fissures qui ne sont pas apparentes à la
surface et le risque de chutes de blocs est toujours présent. Le boulonnage du toit permet de
réduire ce risque. Il consiste à insérer et à ancrer des tiges d’acier dans des trous
préalablement forés. Le boulonnage serre les unes contre les autres les différentes strates du
toit, empêche les fissures de se propager, aide à stabiliser le massif rocheux et assure ainsi
une plus grande sécurité des ouvrages souterrains.
Le remblayage
Le remblayage des chambres vides empêche la roche encaissante de s’effondrer. Il conserve
au massif rocheux sa stabilité intrinsèque, ce qui, d’une part, garantit la sécurité des mineurs
et, d’autre part, autorise une meilleure exploitation du gisement. Le remblayage est surtout
associé à l’exploitation par tranches montantes, mais il se pratique aussi lorsque sont utilisés
les sous-niveaux abattus ou l’abattage par charges concentrées. La méthode traditionnelle
consiste à déverser les déblais de traçage dans les chambres vides plutôt que de les remonter
à la surface. En exploitation par tranches montantes remblayées, par exemple, la roche
stérile est étendue dans la chambre vide au moyen de racleurs ou de bulldozers.
Les normes
Définition
Une norme, du latin norma désigne un état habituellement répandu, moyen, considéré le plus
souvent comme une règle à suivre. Ce terme générique désigne un ensemble de
caractéristiques décrivant un objet, un être, qui peut être virtuel ou non
Le guide ISO/CEI 2 :2004 définit la norme comme étant un document, établi par consensus et
approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des
règles, des lignes directrices ou des caractéristiques pour des activités ou leurs résultats,
garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné.
Le rôle des normes, tel que le décrit un institut de normalisation comme l’AFNOR ou le CEN
(Comité européen de normalisation), est évidemment favorable et indispensable au progrès de
la société. Il est clair que la normalisation des prises de courant est (ou plus réalistement «
serait ») agréable au voyageur et peut rendre les marchés plus concurrentiels. On imagine
aussi aisément qu’il est bon d’utiliser les mêmes essais, les mêmes méthodes de construction
et les mêmes méthodes de calcul. On peut aussi concevoir que les normes décrivent l’état
actuel d’un savoir-faire collectif et participent au partage de ces connaissances. De fait, la
norme joue deux rôles : celui d’une référence technique et celui d’un document contractuel.
La norme peut limiter la responsabilité personnelle de l’exécutant d’un essai ou d’une étude.
Dans la majorité des pays, le projeteur garde la responsabilité pénale de ses projets, qu’il ait
ou non appliqué des normes, ce qui impose qu’il conserve une certaine liberté par rapport à la
lettre des normes.
Pour que les normes jouent pleinement le rôle de référence technique, il faut d’ailleurs
qu’elles couvrent l’ensemble des processus qui contribuent à l’activité des ingénieurs.
Diriger l’activité technique par des textes peut paraitre facile dans certains domaines, mais se
heurte à de nombreux obstacles dans les domaines complexes comme celui de la géotechnique
Les normes sont généralement classées en quatre catégories selon leur contenu :
Domaine couverts
Il comprend aussi les références d’autres normes comme les Eurocodes ainsi que des
fascicules du CCTG.
La norme française
NF P 94-325-1 exécution des travaux géotechniques. - Ouvrages en gabions en
grillage métallique à maille hexagonale double torsion Partie 1 :
Ouvrages hors site aquatique. (3ème tirage 01/11/06).
La norme algérienne
En Algérie, (IANOR), est chargé de la mission de la normalisation technique. Ces organismes
touchent tous les domaines et travaillent donc par commission. L’IANOR dispose de 57
comités technique nationaux (CTN) dont au moins 5 peuvent intervenir dans le domaine de la
géotechnique
CTN2 : Méthodes d’essais et d’analyse
CNT3 : météorologie
CNT7 : Matériaux
CNT 39 : construction des bâtiments
CNT 51 : Travaux publics
Les normes algériennes sont élaborées et publiées sur la base d'un plan annuel et pluriannuel
de développement. Elles font l'objet d'une révision obligatoire tous les cinq ans.
Normes d'entreprises :
Les normes d'entreprises portent sur tous les sujets qui n'ont pas encore fait l'objet de normes
algériennes ou qui, ayant fait l'objet d'une ou plusieurs normes algériennes, doivent être
précisées avec plus de détail. Les normes d'entreprises sont élaborées à l'initiative de
l'entreprise concernée compte tenu de ses spécificités propres. Les normes d'entreprises ne
doivent en aucun cas contredire les prescriptions des normes algériennes.
Parmi les normes algériennes, on distingue les normes homologuées (obligatoires) et les
normes enregistrées (facultatives). A titre d’information, on donne dans le tableau suivant les
normes algériennes en géotechnique.
Catégorie 1 : Essais de laboratoire
Essais mécaniques
Ces méthodes consistent à faire une classification des massifs rocheux en fonction de leurs
paramètres géo mécanique dont la résistance à la compression (RC), le cisaillement etc...