TH T1413 Xwang
TH T1413 Xwang
O
d'Ordre : ECL 9 1-37 Année 1991
THESE
présentée devant
le titre de DOCTEUR
Spécialité : Mécanique
COMPORTEMENT A L'ECRASEMENT
DE STRUCTURES TUBULAIRES
EN MULTI-MATERIAUX
THESE
présentée devant
le titre de DOCTEUR
Spécialité : Mécanique
COMPORTEMENT A L'ECRASEMENT
DE STRUCTURES TUBULAIRES
EN MULTI-MATERIAUX
Directeur : J. BORDET
Directeur Adjoint : E. PASCAUD
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E! ectronique
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G. HOLLINGER Directeur de Recherche au CNRS
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Mécanique des Fluides
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3. GAY Professeur - Lyon
J. GENCE Professeur - Lyon
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Acoustique
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D. JUVE Professeur
M. SUNYACH Professeur - Lyon I (lUT)
:4. ROGER Maître de Conférences
P. BLANC-BENON Chargé de Rechercne au CNRS
M achines Thermiques
M. BRUN Professeur
P. ARQUES Professeur
J.C. CHAMPOUSSIN Professeur - Lyon i
- mes pare nts
Avant-propos
* * *
Table des Matières
Résumé i
Abstract ï
Introduction iii
1.7 - Condusion. 20
2.5 - Conclusion 41
Chapitre 3- Modélisation de l'Absorption dThergie Par
des Structures Tubulaires
3.1 - Introduction.
3.2 - Fondation Théorique
3.2.1 - Analyse des Lignes de Discontinuité 43
3.2.2 - Déformation Inextensible et Extensible 45
3.2.3 - Formulation Générale de la Dissipation d'Energie 46
3.2.4 - Equation d'Equilibre 48
3.4 - Conclusion
Résumé
* * *
11
Abstract
* * *
111
Introduction
Une des principales fonctions des structures avant d'une automobile, comme
des longerons (figure I), est d'absorber l'énergie d'un choc éventuel pour avoir une
meilleure protection des occupants du véhicule. Dans le cadre des recherches en
sécurité passive automobile, les industriels cherchent à améliorer la performance en
matière d'absorption d'énergie de ces structures en utilisant de nouveaux matériaux,
comme par exemple, des matériaux composites, des alliages d'aluminium et des
aciers à haute résistance. Ils cherchent aussi à mettre au point une structure
optimale pour stabiliser les zones soumises au flambage global, par exemple, un
meilleur type d'assemblage, une meilleure géométrie, etc... Le problème posé ainsi est
un problème très complexe, dans lequel interviennent le phénomène de chocs et de
flambage, la rupture des structures et la non-linéarité structurale et de matériau,
etc... Durant les dix dernières années, de nombreux articles à la fois théoriques et
expérimentaux, concernant le comportement à l'écrasement des structures
tubulaires, ont été publiés. Nous ne connaissons pas encore très bien les causes
d'instabilité d'écrasement, la localisation du mode de déformation, l'effet dynamique,
etc... Le but de ces recherches est de donner une évaluation correcte de la résistance à
l'écrasement de ces structures en cas de crash. C'est dans ce contexte industriel et
scientifique que se situe la présente étude.
Longeron Avant
* * *
1
i
Revue Sur la Capacité d'Absorption
d'Energie des Structures Tubulaires
1.1 - Généralités
<I
type I type II
Figure 1.2. mode élémentaire pour un élément (a) type I (b) type II
T
H1
L III VANI H1
F F
r' W2
F
V/2
Nous allons étudier ces deux derniers points en détail plus loin. Par nos
expériences, nous avons découvert que le processus d'écrasement peut être également
stabilisé par un renforcement externe à l'aide de matériaux composites (voir le
chapitre 2).
90
80
._. 70
z
>1
ho
-U- Aci XE
-- R-1.4%SP+vie
5° U- R-4%SP+vie
R-8%SP+vie
40
o 20 40 60 80
V(KmIh)
rn/s
la2 Io
r
Carbone loo
- o
O
. kJ/kq
-
g
:- .
5°
Verre
o
102 ici i iO 102 o3 I0
Vitesse de compression (IN/MIN)
Par comparaison, les matériaux composites sont extrêmement fragiles, car ils
ne présentent presque pas de déformation plastique. Par exemple, les résines époxides
et polyester utilisés pour des structures composites ont une déformation à la rupture
en traction située entre 1 % et 3% d'allongement. Les fibres à haute résistance, comme
la fibre de verre et la fibre de carbone, ont aussi une déformation de même grandeur.
Donc le mécanisme intrinsèque d'absorption d'énergie par la grande déformation
plastique qui est observé dans la plupart des métaux n'est plus valable pour les
matériaux composites. Cependant, certains composites sont très résistants à la
propagation de fissures, car ils peuvent créer une grande zone d'endommagement
autour d'une fissure. Cette zone présente une haute densité de micro-fissures. C'est la
formation et la propagation de ces micro-fissures qui absorbent l'énergie. Dans ce
processus d'absorption d'énergie, différents types de mécanismes peuvent intervenir,
comme le micro-flambage des fibres, le délaminage-cisaillement des couches, la
micro-fragmentation, etc...
Quand un tube de plastique renforcé par des fibres de verre ou de carbone est
soumis à une compression axiale, le tube s'écrase normalement d'une manière
brutale. Par exemple, en mode de rupture au centre, la charge axiale atteint la
résistance de compression du matériau. Dans ce cas, peu d'énergie est absorbée. Mais
si un chanfrein est utilisé sur une extrémité du tube pour initier le processus
d'écrasement, il est possible de créer une zone d'endommagement localisée,
comportant une multitude de micro-fissures qu se propagent le long du tube. Donc,
une large quantité d'énergie est absorbée (HULL, 1982). La figure 1.8 montre le rôle du
chanfrein dans le processus d'écrasement d'un tube en matériaux composites (fibres
de verre/polyester, DMC).
7
= iL .)
(a)
(b)
Figure 1.7. forme finale après écrasement (a) en acier (Dext=6Omm, ép=1.5mm)
(b) en alliage d'aluminium (Dext=6Omm, ép=2.5mm)
8
chanfrein à 45°
(al (b)
déplacement (mm)
A,Am Fdö
i Jo
force moyenne 'moy -
A
Lr
énergie spécifique s Am -
E Eab
Fmoy
P
Dans ce cas, il peut avoir la même grandeur que pour un mode d'écrasement stable,
bien que la capacité d'absorption d'énergie en mode instable soit plus petite qu'en
mode stable. C'est la raison pour laquelle LAMPINEN et JERYAN (1982) utilisent
l'énergie spécifique modifiée E définie par
E =EsÌ
Dans le but de trouver une géométrie optimale de la section d'une structure vis-
à-vis de l'absorption d'énergie, une hiérarchie suivant l'énergie spécifique est trouvée
(RAUSER, 1986) pour les sections suivantes (figure 1.10)
Alliage d'aluminium
Acier doux 60 - 80
w largeur
h ¿paiueur
Figure 1.10. énergie spécifique pour des sections différentes (RAUSER, 1986)
Ct la longueur de la tôle, nC
_a('
Fmoy
M0 - hJ
h: l'épaisseur de la tôle
Moe le moment plastique, Y0h2
ioo- -
n=6
500-
n-4
200- n=1
loo-
o I I
CIh
n fl-flll.JL
A=505 mrr A=420 A=561 A=356 A=590
,1 /
I
II.
,1
'I,
,.'_I 0210MM
t
i U 02-I64nvn
O D2=241nm. moyenne de plusieurs rsulta1s
A ß-33Imi. L
O D42&iw
D2
kJ/k
0 50 lOO 150
75
25
20
50
'5
'o
25
hID 6061 2024 lOIS 4130
5 .028 A O
.050 A y
O I 2 3 4 5 6 7 8
précédent (WANG, 1988) fait une revue assez générale sur l'influence de ces variables
sur la capacité d'absorption d'énergie des structures en matériaux composites. En
voici les principales conclusions.
1.3.2.1 - fibres
Dans l'optique d'une application automobile, les fibres de verre sont les plus
favorables à utiliser en raison de leur bon rapport qualité/prix, et le pourcentage des
fibres continues doit être grand pour assurer la rigidité nécessaire de la structure.
1.3.2.2 - résines
1.3.2.3 - laminates
V.5
les tests dynamiques
*0 Cbons.Epoxy,
Carbone/E
ca
i o
Kevlar/E
A Vene/E
ni
20.0
iii
A' - ---
AflIas daluuioium
u -
75 o 6061 Aluminium
3.
/Aci&doux , KCYIX.EPDXY.
u -t
.
o.
50 ca- /' ¡
j25 :: /...-'l......I
t t t t i
15 45 60 75 co *0 0.0
(a) (b)
Cbone Vene
g
n
o o
g g o
o o
j50 r
g
o
o'
o
Quand un tube rempli de mousse est soumis à une compression axiale, une
pression sur la paroi interne du tube peut être créée par la compression de la mousse.
Cette pression change le mode d'écrasement. Prenons un tube cylindrique circulaire
pour analyser le rôle de la mousse. Grâce à cette pression interne, la mousse empêche
la paroi de fléchir vers l'intérieur. Cette résistance augmente le nombre de lobes pour
le mode en diamant, et favorise le mode axisymétrique. Les tubes moussés s'écrasent
généralement en mode axisymétrique (LAMINEN et JERYAN, 1982, D/h de 63 à 213),
même pour des tubes à paroi très mince (REDDY et WALL, 1988, Dfh>600). La
longueur d'onde d'écrasement H diminue avec l'augmentation de la densité de la
mousse. Ce même phénomène à été observé également pour des tubes rectangulaires
par REID et al (1986). L'analyse théorique de ABRAMOVICZ et WIERZBICKI (1988)
confirme ce rôle de la mousse (figure 1.17). La diminution de la longueur d'onde
d'écrasement stabilise le processus d'écrasement.
17
A
20
A
'5 A A
I
a b
U
Figure 1.18. rôle de la mousse
(a) répartition homogène (b) répartition non homogène
Le pic d'effort fourni par la charge de flambag (le premier pic) ne joue qu'un
rôle très faible dans le bilan global de l'énergie absorbée en fin d'écrasement. De plus,
le fait que la charge doivent atteindre ce niveau pour que le mode d'écrasement
progressif s'établisse, peut faire basculer le phénomène de déformation du mode
stable au mode instable. Nous avons vu qu'un chanfrein sur une extrémité d'un tube
en composite est nécessaire pour qu'il s'écrase en mode stable (figure 1.8). Les
mesures spécifiques comme des imperfections structurales volontaires peuvent
supprimer ce pic d'effort et contrôler le processus d'écrasement. Il y a très peu de
littérature publiée dans ce domaine.
A titre d'exemple, nous allons étudier quatre types de marquage illustrés par la
figure 1.20 pour une éprouvette à section oméga. Les expériences ont montré que le
premier pli s'amorce toujours au marquage, et certains types de marquage favorisent
l'apparition du flambage généralisé. C'est le cas, en particulier, des marquages en V
dans les angles et des marquages en nervure transversale dans la face supérieure de
l'oméga. Le type de marquage le plus intéressant est le type 4 soit la nervure
transversale courant autour de la section. Ce type de marquage diminue beaucoup la
charge critique de flambage (de 30%). De plus, le flambage localisé ultérieur fournit
des plis réguliers et bien empilés à partir du premier pli.
L9
A partir de cet exemple, nous pouvons remarquer que le choix approprié d'un
type d'imperfection peut améliorer le comportement d'écrasement d'une structure.
Mais, un mauvais choix du type d'imperfection structurale peut également
déstabiliser le processus d'écrasement.
125
75.
C.
4
t 50
u
-u
25-
I i
i jJj
00
¿j
C
i. I
1.7 - Conclusion
A travers cette étude bibliographique, nous pouvons voir que deux directions de
recherche sont menées dans le but d'accroître la sécurité passive des véhicules, tout
en ayant une contrainte de diminuer le poids des structures automobiles:
1. amélioration du comportement à l'écrasement des structures métalliques
- en optimisant ses dimensions géométriques
- en prenant des mesures spécifiques, comme par exemple, des imperfections
structurales volontaires
- en utilisant de la mousse pour stabiliser le processus d'écrasement
21
* * *
s
2
Etude Expérimentale des Tubes en
Multi-Matériaux (Acier + Composite)
2.1 - Introduction
Des tubes en acier ont été enrobés avec du composite par enroulement
filamentaire à partir d'un fil spécifique époxy 5139 de diamètre 17 microns et titre
1200g au km et d'une résine époxide DGEBA (cy205) avec un durcisseur Amine DDM
(HT 972). La tension du fil a été maintenue constante à environ 300 g pour tous les
enroulements. La proportion de verre dans ces conditions est de 57% en terme de
masse et de 38% en volume. Pour les éprouvettes de la première série, trois angles
d'enroulement sont utilisés 0°, ±20° et ±45° suivant la direction circonférentielle du
tube. Pour les éprouvettes de la deuxième série, seulement l'angle d'enroulement 0°
est utilisé. L'enroulement en couches croisées à ±20° et ±45° impose la réalisation de
deux couches simultanément, ce qui correspond aux balayages aller et retour du
chariot devant le tube. Ces deux couches sont indissociables. L'épaisseur de ces deux
couches suivant l'angle d'enroulement varie de 0.65 à 0.83 mm.
23
Des tubes en acier sans soudure de deux épaisseurs (1.5 et 2.0 mm) à section
circulaire sont utilisés dans la première série d'essai. Le diamètre extérieur de ces
tubes est de 60 mm.
Acier
épaisseur 1.5 et 2.0 mm
diamètre extérieur 60 mm
Composite
nombre de couches 2, 4 et 6
angle d'enroulement 0, +-20° et +-45°
La première série d'essais ayant montré que les meilleures performances sont
obtenues avec un enroulement des fibres de 00, les tubes testés au cours de cette
deuxième série étaient renforcés selon cette orientation. Les paramètres variant
étaient:
- la section des tubes métalliques (circulaire et carrée)
- l'épaisseur du tube métallique (0.5, 0.8 et 1.0 mm)
- l'épaisseur du renfort en matériau composite (2, 4 et 6 couches
d'enroulement)
Acier
épaisseur 0.5, 0.8 et 1.0 mm
diamètre extérieur 60 mm
Composite
nombre de couches 2, 4 et 6
angle d'enroulement 00
Acier
épaisseur 0.5, 0.8 et 1.0 mm
coté extérieur 60 mm
j Composite
nombre de couches 2,4 et 6
angle d'enroulement 00
Tous les essais sont effectués sur une presse de compression. La vitesse de
compression est de 2 à 3 cm/mn. Le processus d'écrasement peut être considéré donc
comme étant quasi-statique.
2.2.5.1 - acier
800
1ère série
C
o
o
2 4 6 8 lo
deformation (0.1%)
E (GPa) - a02(MPa)
ép=1.5mm 2M 600
ép=2.Omm 194 550
Pour la deuxième série d'essais, des échantillons de traction ont été fabriqués
directement à partir de chaque type de tôle utilisé pour la fabrication des éprouvettes
tubulaires. Voici les résultats de traction.
200
o.
100
o
u
o 2 4 6 8 10
dóformation (0.1%)
La différence entre les résultats de ces trois types de tôle est faible. La courbe
montrée par la figure 2.5 est la moyenne lissée de ces trois courbes. Le module
d'Young de l'acier pour les tubes de la 2ème série d'essais E est de 210 GPa et la
contrainte correspondant à la déformation permanente 0.2% de 240 MPa.
2.2.5.2 - composite
00 60 9000 0.1
±200 70 9000 0.2
±45° 125 10000 0.6
27
Pour les tubes à section circulaire, l'influence du renfort extérieur sur le mode
d'écrasement peut se résumer en deux points:
pour les tubes relativement épais, ce renfort extérieur change le mode
d'écrasement du type axisymétrique (en accordéon) au type non axisymétrique
(en diamant). C'est le cas des tubes d'épaisseur 2.0 mm et 1.5 mm (voir la
figure 2.6).
o io 20 .30 40 50 60 70 90 100
Déplacement (mm)
2-
(1) ép=2.O mm
z
N=6
a)
u
o
u-
N=o
20 -
4 4 4 4 4 4 4
10 20 70 80 90
Déplacement (mm
(2) ép=1.5 mm
N=4
0 20 40 60 ao 100 120
ement (mm
0.5
Pour les tubes à section carrée, le renfort externe change le mode décrisement
non-compact en mode compact pour les tubes minces. La figure 28 ïllustre ce
changemenL
L)
o
o 20 40 50 50 100 20 140
Dép'acement (mm
Les résultats de la première série d'essais pour les tubes non rcu2rrs et
renforcés sont présentés par les tableaux 2.4 et 2.5 respectivement. Al et A2 cH3ignent
les tubes en acier non-renforcés d'épaisseur 1.5mm et 2.0mm.
00 ±20° ± 45°
Al-2 156.4 67.7 30.4 15.2 148.3 66.8 29.9 16.5 142.3 66.2 29.0 16.8
Al-4 173.4 76.1 32.2 13.7 166.2 79.9 33.0 14.5 155.4 80.1 32.0 16.0
Al-6 199.4 102.8 38.1 11.9 188.9 94.9 35.5 12.9 163.9 86.7 32.5 15.7
A2-2 206.3 105.8 35.3 17.5 191.9 98.9 32.5 18.9 185.7 104.3 34.3 20.5
A2-4 231.6 120.6 37.6 16.4 212.4 111.8 34.7 17.7 203.7 116.4 35.4 17.9
A2-6 251.0 136.4 40.1 14.2 218.5 131.6 37.7 21.2
Les résultats de la 2ème série d'essais sont présentés par le tableau suivant. Le
symbole cy-n désigne le tube cylindrique à section circulaire renforcé par n couches de
composites et le symbole ca-n est pour le tube à section carrée.
h 0.5 0.8 1
ca-O 9.2 3.9 4.3 47.3 23.0 7.4 5.1 51.0 50.8 14.1 7.7 49.1
ca-2 19.6 6.4 5.2 31.6 346 11.8 6.6 35.7 68.4 17.1 7.8 41.1
ca-4 27 3 12.4 8.1 20.7 44.4 15.2 7.4 29.2 81.6 21.8 9.0 38.6
ca-6 36.4 18.7 10.5 22.4 58.8 22.1 9.6 26.6 90.1 26.1 9.7 35.6
Dans notre première série d'essais, trois angles d'enroulement de fibres 0°,
±200 et ±45° étaient utilisés. La fi: e 2.10 et la figure 2.11 montrent l'influence de
l'angle d'enroulement sur la longueur d'onde d'écrasement et l'énergie spécifique
pour différents nombres de couches.
Dext=60 et ép=1.5 mm
1,0 -
o -
U n=2
-. n=4
0,8 - O- n=6
0,7
10 20 30 40 50
anglo
I I I
o 10 20 30 40 50
angle d'enrouhr'nt
section circulai
Dfh=30
D/h=40
D/h=60
D/h=75
D/h=1 20
o 2 4 8
0 2 4 6
n
tu n calTée
section carrée
l'o
0,9 -
0,8 -
I 0,7 -
0,6 -
0,5 -
0,4
o
t , I
2 4 6 8
n
section circulaire
o I I I
20 40 60 80 100 120 140
DTh
Nous pouvons remarquer que plus l'épaisseur de l'acier est petite, plus
l'influence du renfort sur la capacité d'absorption d'énergie des tubes renforcés est
grande. Cette capacité d'absorption d'énergie se caractérise par la diminution de la
longueur d'onde d'écrasement et l'augmentation de l'énergie spécifique.
0,8 -
0,7 -
0,6 -
0,5 -
0,4
40 60 80 1 00 120 140
C/h
section carrée
a- n=2
-.- n=4
-u- n=6
Les essais sur des tubes circulaires non enrobés montrent qu'ils s'écrasent soit
progressivement en mode axisymétrique (pour les tubes relativement épais, ép=1.5 et
2.0 mm), soit d'abord en mode axisymétrique et ensuite en mode diamant ( pour les
tubes relativement minces). L'écrasement en mode axisymétrique entraîne une forte
extension circonférentielle. Le renfort dans la direction circonférentielle empêche
cette extension. Par conséquent, il y une résistance à la flexion externe de la paroi, et
la force membrane en compression dans la direction circonférentielle du tube
augmente. L'augmentation de la compression de membrane favorise le mode
d'écrasement en diamant (voir chapitre 3 - 3.3.1.1). Ceci explique pourquoi presque
tous les tubes circulaires renforcés ont un mode d'écrasement en diamant. Seuls les
tubes enrobés avec un angle d'enroulement des fibres égal à ±45° ont un ou deux
premiers plis axisymétriques en raison du faible renforcement circonférentiel du
stratifié (±45)n. Dans cet exemple, pour l'angle d'enroulement égal à 00, les fibres se
cassent d'abord à l'endroit où l'extension circonférentielle est la plus grande. Du fait
de l'affaiblissement du renfort, le premier pli se développe à cet endroit. Au fur et à
mesure du processus de déformation, les fibres se cassent successivement dans cette
zone déformée. Dans le cas où l'angle d'enroulement des fibres n'est pas égal à 0°, les
fissures peuvent se propager dans la zone non déformée. Cet endommagement avancé
du composite diminue son rôle de renfort. Ceci peut expliquer pourquoi la capacité
d'absorption d'énergie des tubes renforcés avec un angle d'enroulement égal à 0° est
plus grande que celle des tubes renforcés avec un angle d'enroulement différent de 0°.
2.5 - Conclusion
Les tubes testés ont une grande variété de paramètres géométriques (le rapport
diamètre/épaisseur métal Dfh variant de 30 à 120 pour les tubes circulaires et le
rapport côté/épaisseur métal variant de 60 à 120 pour les tubes carrés). A partir de ces
résultats expérimentaux sur ces tubes en acier renforcés par un composite de fibres
de verre/époxy , nous pouvons conclure que le renforcement externe par un matériau
composite augmente la capacité d'absorption d'énergie d'un tube métallique. Cette
augmentation résulte non seulement d'une simple participation à l'absorption
d'énergie de la part du composite, mais aussi d'une forte interaction entre le renfort
du composite et le tube métallique. Cette interaction se caractérise principalement par
la réduction de la longueur d'onde d'écrasement et par le changement de mode
d'écrasement. Elle est d'autant plus grande que les tubes en acier sont minces. Cet
écrasement passe, pour des tubes circulaires, du mode axisymétrique (en accordéon)
au mode non axisymétrique (en diamant) et le renfort augmente le nombre de facettes
en mode de diamant. Pour des tubes carrés, on constate un passage du mode non
compact au mode compact. La réduction de la longueur d'onde d'écrasement améliore
la stabilité du processus d'écrasement. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les
tubes les plus minces. L'énergie spécifique du tube circulaire et du tube carré avec
une épaisseur de 0.5mm renforcé par 6 couches de composite s'élèvent jusqu'à 28.3 et
10.5 JIg. Ces valeurs sont respectivement 3.11 et 2.44 fois plus grandes que celles du
même tube non renforcé.
* * *
42
3
Modélisation de l'Absorption
d'Energie Par des Structures
Tubulaires
3.1 - Introduction
avec i, j et k = 1,2,3. Ici, la convention de sommation est adoptée pour des indices
répétés. [f] désigne la discontinuité de f au passage de r
[f] = ft - f'
Quand la ligne r est stationnaire V = O, l'équation (3.1) montre alors que [tu] = o,
et que le changement de pente [uj,jI peut être non nul. Pour une charnière T mobile,
[uij] s'annule quand [ii1] = O. De même, [iij] s'annule quand [ui,j] = O. Nous verrons
plus loin que le changement de pente doit être nul pour une charnière mobile, parce
que la dissipation d'énergie par le mouvement de la charnière plastique devient
infinie si [uij] ne s'annule pas (voir (3.6)). C'est une règle importante pour choisir un
champ cinématiquement admissible. Par exemple, le mode de la figure 3.1(a) est
cinématiquement inadmissible, puisque la ligne de pliage OB se déplace dans la
matière tout en engendrant une discontinuité dans la pente. Un mécanisme
cinématiquement admissible serait formé de deux éléments plans trapézoïdaux reliés
entre eux par une surface conique. OB1 et OB2 se déplacent sans engendrer la
discontinuité dans la pente (figure 3.1(b)).
44
A
LI B1
(a) (b)
où z est la coordonnée suivant l'axe de symétrie. La ligue F est un cercle; en aval de r',
les vitesses de courbure et de rotation sont nulles; en amont et juste au voisinage de T,
nous supposons la courbure constante:
[w,]
(3.4)
45
/
B EIZ1
(a) chemin d'une déformation inextensible
B
LIIILct\ B B
où T1 est la ème charnière plastique, n est le nombre total des lignes de charnières
plastiques, M0 = 1/4 ao h2 est le moment plastique. Dans la zone déformée d'une
manière continue, les moments et les forces de membrane sont définis par
rapport à la configuration actuelle
b'2
az dz , N a dz
= L =)
Les tenseurs de vitesse de déformation généralisés sont les tenseurs de vitesses de
courbure Xa et de vitesse d'extension
Ê=M0la
L'énergie dissipée E(a) est égale à
ru
E(a)= M0lda=M0lcc
Jo
47
A l'instant t+dt,
x =3- pour dsi; X=O pour ds2
Pour la ligne mobile AB et CD, d'après (3.4) la vitesse de rotation s'écrit O = v/r. La
vitesse de dissipation d'énergie par le pliage ds1 et dépliage ds2 est
É1 =2M0l
É2 JMo1Ui
k r21
E = Mol[2±l1" k r21]
Si le rayon de courbure r est constant et égal à b, l'énergie est dissipée uniquement par
pliage et dépliage. Dans ce cas, l'énergie dissipée totale à l'instant t devient
E=2Moljdt=2Mo1j=2Mo (3.6)
48
3. mécanisme d'extension
E = a0êdV=a0èhlb=a0êV
V
a0 =1 aa(e) = 1
a1(e) de (3.7)
ln(l+e)
Cf
Ç
GaC et (N1-e sont les relations contrainte - déformation par rapport à la configuration
actuelle et initiale, où Ga est la contrainte de Cauchy, et e = (1 - lo)/lo, Gj = F/A0. 10 et A0
sont la longueur initiale et l'aire de la section droite initiale. Dans le cas où la
dissipation d'énergie par le mécanisme d'extension est très grande (par exemple:
l'inversion d'un tube cylindrique et l'écrasement d'un tube circulaire en mode
axisymétrique), la détermination d'une contrainte équivalente réaliste est importante.
Eext = (3.8)
où Eext est la vitesse du travail fournie par les forces externes. A partir de cette
équation, l'histoire de l'écrasement (relation force-déplacement) peut être obtenue.
Une fois ces paramètres déterminés, l'équation (3.8) donne la courbe charge-
déplacement. Par conséquent, la charge moyenne peut être obtenue à partir de cette
courbe.
Des études plus récentes ont adopté des hypothèses voisines. ABRAMOWIOZ et
JONES (1984a et 1986) ont amélioré la solution en ajoutant une correction, qui est
d'introduire le concept de la distance d'écrasement effective (voir également
ABRAMOVICZ, 1983). En utilisant des charnières mobiles, WIERZBICKI et BHAT
(1986a) ont pu expliquer le phénomène de "radoucissement (softening)" ou de
"durcissement (stiffening)" dans la relation force-déplacement.
50
Il est surprenant qu'il n'y ait pas dans la littérature une description détaillée de
la formation des plis axisymétriques en fonction de la relation force - déplacement.
Une courbe typique de la force d'écrasement en fonction du déplacement est présentée
par la figure 3.6(a). La force augmente jusqu'au moment où le premier flambage
apparaît (1). Ensuite, la paroi commence à fléchir vers l'extérieur, la force F chute
brutalement jusqu'à la formation complète du premier pli. La force atteint sa valeur
minimale (A). Du fait de l'écrouissage dans cette zone fortement déformée, la force
recommence à augmenter. La paroi au voisinage de cette zone déjà déformée a
tendance à fléchir vers l'intérieur. La force augmente jusqu'au moment de
l'apparition du flambage en mode de flexion interne (2'). Puis, la force commence à
baisser en accompagnant une flexion interne de la paroi. Après une légère flexion
interne de la paroi (B), la force recommence à augmenter en accompagnant une
flexion externe jusqu'au moment du 2ème flambage (2). Ensuite, la force chute à
nouveau jusqu'au point (C) ... ainsi de suite.
51
200- 1
Dext6O, h-'2mm
180 -
180 -
140- 2
z
Q)
120 - -I k'
eo
LL
o B
2 C 3' D 3
Figure 3.6.(a). courbe typique de force - déplacement d'un tube circulaire en mode
d'écrasement axisymétrique (b). analyse du mode de déformation axisymétrique
On constate que ion ne peut pas expliquer l'existence de ces petits p:.::
entre deux grane:- flics sans prise en compte de la formation des plis e flexion
interne. On vo: ':..Lment que le deuxième grand pic ( nt plus bas que le prenuer
pIC (i), et qu pics suivants (2), (3).., ont le Th: iveau. Ceci résulte des
imperfections géométriques axisymétriques déjà formée. au cours de la formation du
1er pii. On cite encore certaines caractéristiques: la force correspondant au moment
où le premier pli externe est formé (A) a le niveau le plus bas; la force correspondant
au moment où un pli interne est formé (B), (D)...est toujours supérieure à celle
correspondant au moment où un pli externe est formé (A), (C)..
Figure 3.6(c). forme finale d'un tube partiellement écrasé en mode axisymétrique
correspondant à la figure 3.6.(a)
I,
Ro
R
LA
Be
Ok1
i (3.9)
R
Ch-(1-k) f
où z et O sont la direction axiale et circonférentielle du tube. h est l'épaisseur du tube.
Les équations (3.9) vérifient l'hypothèse de l'incompressibilité plastique.
(ß\(1k) iL = i. (3.10)
R0J h0
Quand k=0, l'équation (3.9) donne c =0. C'est l'hypothèse de l'inextensibilité axiale.
Quand k=1, l'équation donne h =0 et h=h0, c'est le cas de la non prise en compte de la
variation d'épaisseur de la paroi dans la zone déformée.
La vitesse de dissipation d'énergie dans cette zone par unité de volume s'écrit
sous une forme générale
(3.11)
Sj est le déviateur du tenseur de contrainte, Sj = (T - 1/3 (Nd 8j. Nous supposons que
le matériau obéit au critère de Von-Misès
f() = o(i) -
(3.12)
2
55
avec SuSo
ô=S = a0
Par (3.9), nous avons
3 R
La vitesse de dissipation d'énergie dans cette zone ABeC est donnée par
Ee=JdV=2 aoh2Rds=4J4(12) a0 f R h ds
V
I
#0
4(1-k+k2) -k j
Èe = 4it '' a0 h0 COS (X (X (3.13)
avec
i=I S
ds
Jo (R0 + s sin a)(1)
)k(i
= °
k(1+k)sin2czL
Íi(i+-H_sin
R0
k1-.sina)]
H/E0 ne peut pas être supérieur à 1. Dans la plupart des cas, H/E0 est inférieur à 0.5.
Nous poserons désormais x = H/E0. En développant en série de Taylor jusqu'au 4ème
ordre par rapport à x, I s'écrit approximativement
où M0 est le moment plastique initial, lI4y0h. MS qui sera utilisé plus tard est le
moment plastique actuel 1/4aoh2.
EA=EC=2IrROMO (3.15)
et celle par la rotule Be par
EB0 =2ic(Ro+Hsina)M2a
(3.16)
= 4it M0 RO (i + Sin
Pendant la formation d'un pli complet, la dissipation d'énergie par la rotule A est
et pour la rotule Be, en utilisant également la série de Taylor jusqu'au 4ème ordre
Par (3.13), (3.15), (3.16) et (3.19), nous avons la relation charge - temps (cx)
IEext dt
Pm J =At=i(Ee+EA+El3e+EC) (3.22)
2H 2H
M0
2it1X + 4 V4(1k2)
3 h0
[i. uc
3
(1-k)(2-k) x2]
(3.23)
2(1-kX3-2k) (1-k)(3-2k)(2-k)
+ 2ic (1-2k)[1 + (1-k)-x x3]
32
Nous supposons que les valeurs les plus probables de H et k sont celles qui
minimisent la charge moyenne
(3.24)
axMoJ akO1
H et k peuvent être obtenus numériquement par l'équation (3.24). Il faut signaler
aussi que H et k sont supposés rester constants tout au long du processus de
déformation.
et la dissipation d'énergie pendant la formation d'un pli complet dans cette zone
avec x = H/R0.
et la dissipation d'énergie par cette rotule pendant la formation d'un pli est donnée
par
A bI-1
Be
C
E0, EA et EBe sont données par (3.14), (3.17) et (3.18) respectivement. EBI et E1 sont
données par (3.26) et (3.28) en remplaçant H par bH et x par bx.
= f(b,k,H)
/ (3.32)
axkMoJ akMOJ abkMol
Les trois modèles que nous avons étudiés sont choisis de façon que les plis se
forment l'un après l'autre successivement. Le modèle suivant (figure 3.10) peut avoir
une forme finale d'écrasement identique que le mode mixte 1. Mais ce modèle ne
60
Ce modèle sous estime la dissipation d'énergie interne par rapport au mode mixte 1.
Le mode axisymétrique a été observé pour les tubes ayant le rapport Dext/h0 égal
à 30 et 40 dans nos expériences. Nous allons comparer ces quatres modèles avec les
résultats expérimentaux. Les valeurs H, k et b sont cherchées numériquement de
façon à minimiser la charge moyenne m
()1I2
= Ce = 0.86 - 0.568
La figure 3.11 montre l'influence du paramètre k sur la charge moyenne Pm/MO pour
D/h=30 et 40.
61
150-
- D/h.'30 - D/b-30
E
o + D/h.40 + D/h..4o
100-
50 -
o s t t s t i t o i I 4 I $
200 200
- 150- 160-
- D/h-3JJ
E
o -4- D/h-40 100-
100 -
- D/h-30
50 50- + D/h-40
Øi
0
t i
0.2
t s
0.4
s s
0.6
t t
0.8
s 0
0
ililililli
0.2 0.4 0.6 0.8
k k
(C) (d)
Le tableau ci-dessous compare les résultats calculés par les 4 modèles étudiés
précédemment avec ceux calculés d'après les formules proposés par ABRAMOVICZ
et JONES (1986) et par WIERZBICKI et BHAT (1986a).
= 30.5
(1))hl'2
= 2.67
(!)1'2 (WIERZBICKI et BHAT) (3.35)
k=O, c'est à dire au cas où l'épaisseur de la paroi du tube dans la zone déformée est
considérée variable tout en supposant l'inextensibilité axiale.
Bien que le mode mixte i (mode 3) et mixte 2 (mode 4) peuvent aboutir à une
forme finale identique, leur chemins ne sont pas les mêmes. La charge moyenne
calculée d'après le mode 3 est beaucoup plus proche des résultats expérimentaux que
celle calculée par le mode 4. Ceci montre que le choix du processus d'écrasement est
très important. Plus le processus choisi est proche de la réalité, meilleur est le
résultat théorique.
f --
.-...
.'.
(a) (Ç)
400-
300 -
flexion externe (b=0, k=0)
200
100-
WIERZIBICKI et BHAT
o I I I I I I
o 20 40 60 80 100 120
DI h o
\\\
0
=
0,6
r1 II.
0,4 -
0,2 -
flexion externe (b=0, k=0)
0,0 . g
0 20 40 60 80 100 120
DIho
Nous remarquons que les forces moyennes d'écrasement prédites par ces deux
modèles sont très proches, mais les longueurs d'un pli sont très différentes. Tout cela
nous laisse demander si la détermination des paramètres comme H, b et k par la
minimisation de la force moyenne d'écrasement (principe minimum) peut
uniquement garantir la balance globale d'énergie.
N2
irR ir\+M01tfl2ir
Ejnt=Mo2N(21+ cos )
66
s' y
't'.'
/
_L_
/
a b C
A 8 C D
Eext= Pm1tanCe
2-4-A
?m21L
M0 Ce
B
2ILB r=i+A_an_z_
22N 2N
i) (3.37)
1tthn
avec
A=1+N N ,
sln_zc__ 22N 2N
2N 2N
N 2 3 4 5 6
(3.36) 50.1 104.9 181.6 280.3 400.0
(3.37) 116.9 257.9 453.7 705.1 1012.2
Une approche analoque est utilisée par PUSLEZ (1979) en ajoutant l'effet
d'écrouissage du matériau pour corriger la sous-estimation de la formule (3.36). Ceci
conduit à une formule semi-empirique
2a0irRh
m =9.O97()i ou = 198 p. (3.38)
C=1/42it R C=1/62E R
F
a b
=A1-+A2-+A3*
où Al, A2 et A3 sont des constantes et b est le petit rayon de la surface toroldale. Dans
ces deux cas, H = C/2. L'équation précédente devient
M0 h301t
En minimisant la charge moyenne par rapport à b, la solution est finalement
M0
= L (A1N
Ce v1 + A) (3.40)
avec
A1N = 22.64, 21.07, 20.61, 20.40, 20.30 pour N =2,3, 4, 5, 6 respectivement
A1N = 4ir, 32.66, 60.7, 96.72, 140.74
Nous allons maintenant proposer un modèle plus réaliste que les deux
précédents et complètement cinématiquement admissible. Nous supposons que le
mode de déformation non axisymétrique est inextensible (inextensibilité
circonférentielle et axiale). D'après l'observation expérimentale, nous proposons le
modèle suivant:
ol
2H
icr3 ir (R - r3)
N N
O4
- t/N -
r2
i
Figure 3.17.(b). forme finale de l'élément
70
H=1tan(1 R R)
(3.41)
=kC
avec
C=tan1_
.N 2N' k=l-+_N
R
i2.
relations géométriques
cos13=nin2=cos1.(1+cos.)sin2a (3.43)
È1= 2M0BGcc
avec
H sin a a < a1
BG= tafl
(R-r3) aa1
et
E1=JdE1
o
tan1FkVk2(1)2 +(1r.)(afal)]
=M0C 2
A s____ B
r= C(l -ksina)
a2 + sin2 cx
Quand cx < cxi, les vitesses de rotation de ces deux charnières inclinées s'écrivent
=vlsinY
é
r
avec
LHcosa ¿v O y Yi
v1= Yi a
(H - y - COS & Yi Y
et
V2 =y Oy'
La vitesse de dissipation d'énergie par le mouvement de ces deux charnières
inclinées et par le changement de la courbure de la zone AEFG peut s'écrire
73
=MoSHMo2j -(v1+v2)dy
y2)a
Quand a > cxi, Les deux charnières inclinées fusionnent en une seule charnière
mobile. La vitesse de changement de l'aire balayée par cette charnière mobile s'écrit
4N
a
k Risjn2a
iLR111)2 cosa
E2=21O=MOC2Nrk R sin2a
Finalement, nous avons
Par le bilan énergétique global, l'énergie fournie par la force extérieure est
égale à l'énergie dissipée
74
6e1(2r2+h)1 _-(-iLR
H H irakR
Dans notre modèle, il reste trois paramètres à déterminer rl, r2 et r3. Par
observation de la forme finale des tubes circulaires écrasés, nous avons pu localiser
l'ordre de grandeur de ces trois paramètres. Dans notre calcul, nous avons pris les
valeurs suivantes
rl=r3=C1h=O.7h et r2=C2h=l.5h
Voici les résultats calculés par notre modèle en comparant avec la formule
empirique (3.45) de THORNTON (1983) et la formule (3.40) de ABRAMOVICZ et
JONES (1986) avec le coefficient de la distance effective d'écrasement Ce = 0.73.
a = 66.33
(.)O.3
, avec ao = a (THORNTON) (3.45)
Il faut signaler que les tubes minces testés dans la 2ème série d'essais (Dfh
égale à 60, 75 et 120) sont des tubes soudés. La soudure a beaucoup perturbé le mode
d'écrasement. Les plis ne se sont pas formé régulièrement. Cela rend difficile la
75
La figure 3.20 donne la comparaison entre le modèle présent, celui proposé par
ABRAMOVICZ et JONES (3.40) et la relation empirique de THORNTON (3.45).
- - -- - -------
--
(3.40) N-3
350 -
(3.40) N-I - (3.46)
300 - .-
o 250 -
(3.44) N-3
E 200 -
o.'
150 -
50 -
o
lO
iii 30 50 70 90 110
D/h
Par cette comparaison, nous pouvons conclure que les prédictions théoriques
par le modèle proposé avec des ligues de pliage mobiles, coincident bien avec les
résultats empiriques dans la littérature. Ceci montre encore une fois que le choix d'un
modèle cinématique admissible plus proche de la réalité peut donner un résultat assez
satisfaisant vis-à-vis du bilan énergétique.
76
3.4 - Conclusion
* * *
77
4
Analyse du Renforcement Externe
Sur le Mode de Déformation d'un
Tube Circulaire
4.1 - Introduction
Dans ce chapitre, nous allons clarifier ces points en effectuant une analyse sur
le flambage plastique des tubes circulaires renforcés à l'extérieur. Nous mettons
l'accent sur l'influence du renforcement externe sur le mode de déformation.
Tout d'abord, nous allons faire un bref rappel sur les phénomènes et les
différents types du flambage des structures minces. Ensuite, nous allons introduire
les équations élémentaires de coque : les relations déformation-déplacement et les
équations d'équilibre. Enfin, nous utiliserons l'approche analytique de bifurcation
plastique développée principalement par HUTCHINSON (1974), NEEDLEMAN et
TVERGAARD (1982) et TVERGAARD (1983a et 1983b, 1985, 1987) pour étudier
l'influence du renforcement externe sur le mode de déformation d'un tube circulaire
sous compression axiale.
78
'
moms de signification pratique que la charge limite (maximum).
charge
maximale point de bifurcation
chemin d'&iuilibre
fondamental
' ,-
post-bifurcation
o
Enfoncement Axial
Figure 4.1.(a). types d'instabilité : 1. par point limite OABC; 2. par bifurcation OABD
(bifurcation après le point maximum)
Figure 4.1.(b). types d'instabilité : 1. par point limite OBAC; 2. par bifurcation OBD
(bifurcation avant le point rniinum)
80
Un point quelconque sur la surface moyenne d'une coque est identifié par les
coordonnées xa (=1,2), et x3. x3 est la coordonnée le long de la normale à la surface
moyenne. Sous les hypothèses habituelles de la théorie de coque du premier ordre:
- hypothèse de petites déformations
- hypothèse de KIRCHOFF : la normale à la surface moyenne reste normale
après déformation
= Ea + X3X (4.1)
= L33'
833
L3333
En utilisant cette relation, (4.2) peut s'écrire sous une autre forme
=
+ Hr6 , = HÉ.18 + (4.6)
où
WI
Les déplacements sont désignés par ua sur les vecteurs de base aa, et w dans la
direction de la normale à la surface moyenne. Les expressions de la théorie de coque
du premier ordre données par KOITER (1966) sont les suivantes
= W, + ba&U8 (4.10)
XaD = - (4.13)
Les relations simples de la théorie DMV donnent assez de précision dans le cas où la
longueur d'onde du mode de déformation est petite par rapport au rayon de courbure
de la surface moyenne.
également que la possibilité de décharge élastique avant bifurcation est écartée. Ceci
nous autorise à utiliser la loi en déformation totale.
cii = +
(4.16)
f=S11-R(a)=0 (4.17)
avec
(4.19)
Ge=
V!SII=1/ SiSi
Parles relations (4.18) et (4.19), nous avons
(P8P)l/2
(4.20)
(S S"2
'J,
'J
2 ae
2a
A l'aide de la courbe uni-axiale expérimentale a-e (figure 4.2), nous obtenons
kE E ' 2E E)
Les définitions du module sécant E3, module tangent E et module d'Young E sont
illustrées par la figure 4.2.
85
s1è = (i+v+h2J2h')s1
nous pouvons obtenir
¿ =L (4.23)
avec
h'SjJSkl
Lk1 = 1++h [(oo +
3v+h
+ 3(12v) '
ki
1+v+h+2J2h j
C'est l'expression donnée par H1JTCHINSON (1974).
Dans le cas où l'état de contraintes est plan, par (4.3), la relation (4.23) sous la forme
matricielle peut s'écrire
86
¡ail \
rE1111E1122
/ ii
O
iJ
22 [E22llE2222 O k C22 (4.24)
O O E1212j
k12 J k 212
où
avec
L E2E E) 4kE EJ J2 E 4 J2 E EJ E
L.k(1L
4 J2 kE. E
JA
(4.25)
Dans le contexte de la théorie de coque DVM, (4.25) peut être simplifiée sous la
forme suivante
87
Ñ1 öE + + NÍ dA =0 (4.26)
IA
NOEI3 sont les forces de membrane pour la solution fondamentale avant bifurcation.
après bifurcation
MOEI3 dA (4.29)
'= IEOEf3 + aI3 + NOEI3
A
La condition de bifurcation est 1=0. Si nous utilisons les relations (4.6), I peut s'écrire
i
= AJ
{H3 yj 2H í3 + Hays + NÍ a dA
Dans la suite, nous allons illustrer les procédures numériques dans le contexte
de la théorie de coque DVM. L'extension à la théorie de coque plus complexe (4.8) et
(4.9) est directe.
W =hcosAfi- (4.31)
u=A
enx=0 , enx=21 (4.32)
w,x=0 w,x=0
u=L u=0
enx=0 enx=L=1 (4.32')
w, = 0 w,x = O
Sur l'autre extrémité x=l, où N22>0, les amplitudes du mode de bifurcation sont
supposées disparaître (voir la figure 4.3)
=0 W =0 en x =1 (4.34)
-
i <Ccr
(w() - w(x)) R
P(x) - C .E avec C= (4.35)
- R O ailleurs
Les solutions non-linéaires avant bifurcation sont obtenues par une méthode
incrémentale. Compte tenu de la symétrie axiale des solutions, les équations
d'équilibre peuvent être obtenues à partir de (4.5) et (4.14):
aL
Les fonctions d'interpolation du type Hermitien du 4ème ordre sont utilisées pour la
flexion w(x), et les fonctions d'interpolation linéaire sont utilisées pour u(x):
Pour les solutions axisymétriques, E12, X22 et X12 sont nulles. La première
variation de l'énergie interne s'écrit d'après (4.36)
avec
U,x +
E11
(c)= w w,, (4.40)
E22 = = ([Bd + [Bed)
R
Xii {wU }
- w,xx
91
et
(a) = (N11, N22, M11)T (4.41)
où
- o o o o
dx
[Bd= O O , [BjI= 000
-
o --a-
dx - 000
A partir de (4.39), nous pouvons obtenir la deuxième variation d'énergie interne
8 u = 8 u, =8 w = O par definition
Ñ11 E11
Ñ22
Ñ12 [H'l [H2)J 2E12
(4.44)
M11 - [H21 [H1 ii
M22 X22
M12 212
avec
i-1)
{H] [E]1 1
i
où
[E]i: : modules tangente de la couche 1
92
avec
(N) = (N1, N2, 0, N3, N4, 0) , [Bk] = [Bd + 2 [B1]
e 0= dx
4.5.1.2 - détermination du vecte r résidu d'un élément,
ou = (e)(Re) (4.47)
e
çX2e
avec
(P)0, 0, Pi, 0,0, P2)
Une fois que la matrice tangente [Kr] et le vecteur résidu (Re) sont déterminés,
l'équation (4.37) peut être résolue d'une manière incrémentale (méthode de Newton-
Raphson).
93
+ MI r,3 + N1 8 ) dA = O (4.49)
IA
- my . my my
v=Vsin
-
u=Ucosr ,
-r w=Wcosr
et en utilisant les relations (4.28), nous obtenons
(tY, + cos
-eu cos my
E11
(m4)cos. - my
(4.50)
E22 = = e22cos_r
2E12 (-m-+V,x-4.w,x)sin !! - . my
R
e12 sin
-r
et
- my - my
- k11 cos
Xii
- my
X22 = mWcos = k22cos-1 (4.51)
R2 R
12 2mW .my -k12 sin my
.
R R
Wx mniR dx
V 2 --
Rdx
O O V
(4.54)
W
fi =
N1N2
o o
O
P1
O
0
N3N4
0 0
00
P2 0 (4.56)
o o i1 o o O P2
V
(4.57)
avec
wN wN P O w,Ns P O
O luPi N O ffl.P
R R R R R R
w1Ni W,fflN2 UI-Pi P1 WUlN3 W,xfl1N4 - P2 P2
et
95
-N -N; O O -N -N O O
[] = (flLN1 (flLN2
RJ RJ
O O (a2N3 (flLN4
RJ R
O O
2aN 21N
-R2ffl-N
R
O O
R R
O O
où
[ge]
= ([]TH(1)1 [] + [H()j [f1)+{Bf1H(2)1 [] + [H(s)] {) + [o1) dx
f4
(4.59)
avec
[] = (')() + R2
où le vecteur de fonctions d'interpolation est
dét [] =0 (4.60)
Q- pour a
E
(4.61)
L pour a >
E flka,J n
96
En se référant aux données utilisées par TVERGAARD (1983a, 1983b), les valeurs
suivantes sont utilisées dans nos calculs numériques
Les trois amplitudes d'imperfection = 0.01 , 0.1 et 0.4 sont choisies pour
étudier l'influence d'imperfections sur le flambage d'une coque cylindrique sous
compression axiale. La demi longueur d'onde d'imperfections 1 est choisie égale à la
demi longueur d'onde critique 1cr La théorie de coque de Koiter est utilisée.
Par les figures 4.4 (a), (b) et (c), nous remarquons que plus les coques sont
minces, plus ces structures sont sensibles à l'imperfection et que l'imperfection
axisymétrique retarde et même évite l'apparition du mode de bifurcation quand
l'amplitude de l'imperfection est grande. Le nombre d'ondes circonférentielles m
augmente avec le rapport R/h. L'imperfection a tendance à diminuer le nombre
d'ondes circonférentielles m.
97
P/Pc
domaine de variations
O IO
Rapport du rayon sur l'épaisseur, RA
P/Pc
2 2.5
d.lta/L 1o..
Figure 4.4. comparaison entre les relations de Koiter et celles de DVM pour RIh=20
99
P/Pc
1.2
m=6,7
Wmix/lcr 0.0302 Wmaißcr 0.0290
0. (1/kr=1) (I/Icr=0.8)
m = 6.7 = 0.6
0.4 Wmax/lcr 0.0335 = 0.8
0/lcr=1 .2)
111cr = 1.0
0.2
"Cr = 1.2 s
0 1.4
o 0.2 0.4 0. 0.$
d.1tA.
P/Pc
1.2
R/h=20 0.1
m =4, Wmax/lcr = 0.0417 (1/Icr=0.6)
s
0.I
m=3(1/lcr=1.2)
m=4 (1/lcr=1)
0. Winaxjlcr =0.0719
Wmax/Icr = 0.0548
m =4(I/lCr=0.8)
o.' - wlCr=o.6 Wmaxflcy = 0.0470
s
0.2
11/2
[E1111 (E2222 + Eci) E122] (4.63)
= h = 1R
et
íE2222+E!. E122
12 (4.64)
mer E1111
IR2h2L E111
Les figures 4.8 et 4.9 illustrent ces deux relations. Les mêmes données
précédentes sont utilisées ici.
Il faut rappeler que le renfort externe est considéré comme un support latéral
élastique dans notre modèle, et que le renforcement axial est négligé. Cette
simplification du renforcement par des composites est plus ou moins vraie pour des
tubes relativement épais. Les figures 4.8 et 4.9 montrent les influences du renfort
externe sur la charge et la longueur d'onde critique. Qualitativement, ces courbes
montrent que la charge critique augmente avec l'augmentation du renfort externe et
que la longueur d'onde axiale critique diminue avec l'augmentation du renfort. Ceci
conforme aux résultats expérimentaux. Le rôle du renfort externe est plus grand pour
un tube plus épais (H/h petit) que pour un tube plus mince (H/h grand). Les résultats
expérimentaux sur des tubes renforcés par des composites de fibres de verre montrent
le phénomène contraire : l'influence du renfort externe par des composite est plus
grande quand le tube renforcé est plus mince. Nous pensons que cette incohérence
provient de l'effet de la négligence du renforcement axial par le composite dans le
modèle.
101
1.14
- -e- -e__ R/h=20
-e
1.12
1.1
i toe
1.06
1.04
0.9
o.a-
k
0.7-
0.6
0.5
0.4 i e i 4
Les figures 4.10 (a), (b) et Cc) montrent l'influence du renfort externe sur la
courbe de la force de compression et la déformation moyenne pour de différents
rapports R/h.
P/Pc
I. hc/h=0
hc/h = i
o. hc/h=2
o.' hO 2 2.0
d.ltaJX.
P/Pc
0,07
0,06
0,05
I 0,04
0,03
0,02
o i hcih 2 3
4,7 - Conclusion
Le fait que nous ayons négligé en écriture (4.35) le renfort axial par le composite
nous empêche de comparer directement les résultats analytiques avec les résultats
expérimentaux. Nous nous contentons ici d'expliquer qualitativement certains
phénomènes observés dans les expériences à l'aide de ce modèle simpliste vis-à-vis du
rôle du renforcement par composites.
* * *
105
Annexe A
Relation Explicite Déformation-Déplacement dans le Cas dtUne
Coque Cylindrique
Dans le cas d'une coque cylindrique, les expressions (4.8) et (4.9) peuvent être
beaucoup simplifiées. Considérons le système de coordonnées orthogonales x=z,
x2=RO et x3 illustré par la figure suivante.
r = R cos O i + R sin OJ + z k
(A.l)
= Rcos1+Rsinj-x'k
106
= r,
et le tenseur de courbure par
= -a«a3 = a3a3
a = a«a
a a13 =aa1=[l O
b =b =
00 (A.5)
101 0
E11=---
au1 i
ax 2
I +I +-
òu\2
axj
au2\2
axj
aw
ax
E22=2H-.
R 2 R ay) I, a R) ay R)]
E12=1(.I12 U1 au 112 au2WLaw(aw 112
2y ax 2 ay ay ax ay RJ axay R
(A.6)
a2w
Xii
ax2
X22
=
ay2 R ay)
(a2w
X12-( +_i_@_ au2\\
axay 2R ay
107
E11 =-- --
au1 i au12
E _aU2W +1 aw\2
22ay R 2 ay)
E2_1J..Iau2 jaWaW
1
2 ay ax 2 ax ay
(A.8)
a2w
Xii
ax2
a2w
X22
ay2
a2w
X12 =
axay
* * *
108
Annexe B
Charge du flambage dVne Coque Cylindrique Circulaire Parfaite
Avec et Sans Renforcement à l'Extérieur
Sans renforcement
La coque est supposée suffisamment longue pour que l'influence des conditions
aux limites puisse être négligée. Le mode de bifurcation peut être supposé sous la
forme suivante dans le système de coordonnées défini dans l'annexe A,
aï1 aaw
-E11=+ --U1msin(mx)
ax axax
= +
R
=1sin (mx)
ayay R
2.-..
- aw = W m2 sin (mx)
Xii =
ax2
Ñ11 (p11
¡
Ñ22
\ C12 C22 O li E22 (B.4)
k M111
L o o c33i1XiiJi
La matrice tangente [C] est la même que la matrice [D] définie par (4.43). Dans ce cas
présent, nous avons
b2
t2
=1 E1111z2 dz = E1111
où Ea.y& sont définis par (4.24). L'intégration est directe dans l'épaisseur, puisque
Eaya sont uniformes dans l'épaisseur au cours de la phase du pré-flambage. Dans
cette phase, l'état de contraintes est une compression pure.
if1
[K]{ } (B.6)
w
avec
C11 m2 2m
[K] =
Çìim .Z1+C33m4+Niim2
R R2
110
d&[K] =0 (B.7)
=0 m= iitkc33 c2 )1/4
i1ç, ciici3 (B.9)
am
)]112
NÎri={C33(2 C22 (B. 10)
2 1/4
12 [E2222 E1122]}
m1=' (B.11)
RhE1111 E111
2 "-1/4
1cr =ir'_ 12 [E2222 E1122I (B.13)
\R2h2[E1111 Eiii]1
La contrainte critique a s'écrit
Cr = - [E1111 E2222
- E122]"2 (B. 14)
= 13R
Ici, la compression est considérée comme étant positive. a peut s'écrire encore sous
la forme suivante
a= (B.15)
111
Remarquons que les formules (B.13) et (B.15) ont été proposées par TVERGAARD
(1976).
Nous pouvons vérifier que la formule (B.14) donne la contrainte critique classique
d'une coque cylindrique élastique
acr
E
/3(lv2JR
h (B.16)
Avec renforcement
(B.17)
De même que précédemment, nous obtenons équations suivantes en écrivant que 61=0,
[lç]=o
w
(B.19)
avec
Cu m2 Qiim
R
-i2.m C22+Eçh+C33m4+Niim2
R
)1/4
=0 m + EChC c2 (B.21)
am C33 C11C13
[E2222 +
= E122l\
'Cr =
{ R2h2[ E1111
E111]1
et la contrainte critique
11/2
=- [E (E222 + Ec E 122j
h = R
113
Aimexe C
Résistance à FEcrasement dVn Tube Prismatique de Section
Constante
Par observation de la forme finale des tubes écrasés, deux modes d'écrasement
élémentaires sont identifiés : mode quasi-inextensible et mode extensible, illustrés par
la figure C.1. Ces deux modes ont été déjà étudiés dans la littérature par
WIERZBICKI et ABRAMOVICZ (1983), HAYDUK et WIERZBICKI (1984), et
ABRAMOVICZ et JONES (1984b).
(4)
(3)
(b)
Ot
Figure 0.2. modèle simplifié (relations géométriques)
H
DL Hsina/tan(po sina
Hsina/sinqo tana
LE Hcosa sinqo
L'angle 2O entre les pians ir1 et ir2 peut être déterminé de la manière suivante
Plus récemment, un nouveau modèle généralisé qui combine ces deux modes
élémentaires a été proposé par ABRAMOVICZ et WIERZBICKI (1989), illustré par la
figure 0.3
(Z>
Figure C.3. mécanisme d'écrasement généralisé
Une coupe par la symétrie de l'élément le long ABC donne une forme instantanée qui
consiste en deux lignes AD et EC et un arc DBE avec un rayon b (petit rayon de la
surface toroïdale) (figure C.4(a)).
(a) (b)
b = V b = V (C.5)
cosqo banqocosqo sin(po
116
Le mouvement relatif par rapport au point O est illustré par la figure C.4(b). On
voit que la vitesse tangente par rapport au point O est
l-v
Vt -
tan
(C.6)
Dans ce système relatif par rapport au point O, le champ de vitesse peut être
considéré comme un mouvement tangentiel le long d'un arc circulaire (figure 0.5).
La déformation dans cette zone toroïdale est extensible.
ptan x-y
irI2 -ç O R/2 + ç
où
O: la direction méridianale
: la direction circonfrentielle
117
( varie en fonction de 4). Par les relations (0.3) et (C.2), nous obtenons
tan (Po
sin O (C.7)
= cos2 +tan 2(P
tan (p0
sm(p= (C.8)
4) +tan 2p
El=2jj NoVtOrbded4'
d4)
=4N0bHcoscx ( cos2 4) + 2
(po
d4)
avec Ii = COS dcx
tan2 (po + COS2 (1)
o
o(a)
=sinj' d4)
sin cpo - arctai
fcos ()
-
(Po + C0S2 4 [L- tan(Po
Ê2 =4 M0 C oc
et
E2=4M0C (C.lO)
CS dcx=ctg2(PoJ cosaVtan2q,o+sin2a da
3=ctgoJ o o
C 2qo
(1)
, 'I
/ , X
/ / I
/ H
B B2 Bi
(3)
e=&= 'Y
S x(x+y)
E4 =4 M0 LK [(i) - (1)
h Xf X(Z(l -]
LK H=LKs!?
sina
sin (po
LK sin cx
(X)a_af(ABlLK)+2Hcos(pO(sinfsin) H=LK Sin (po
1+2 COS(pØ(Sinf-Sin)
sina
Finalement, la dissipation d'énergie par ce mécanisme d'extension s'écrit
E5 =4 M0 C ( cxf - (C.13)
E6=2M0BL-(2Oi)jJ (C.14)
=2 M0 H 16
avec '6 = ctg(p0 Jtn2 (po + sin2 a [ir - arc cos (2 cos2 cos2 p0 - i)]
n=6 n=4
Eext = m 2H Ce (C.16)
Les coefficients A, qui dépendent de et (po, peuvent être identifiés à partir de (C.15) et
(0.16).
J Pm -
JPm \ _J Pm - -- (C.18)
ÒHIM0J - bkM0J -
pour n=3
(-)0.38
= 45.38 pour n=4
()O.43
(C.19)
= 55.40 pour n=5
)O.45
= 66.27 pour n=6
Il faut signaler que les résultats théoriques (C.19) donnés par notre formulation
sont très proches de ceux de ABRAMOVICZ et WIERZBICKI (1989), bien qu'il existait
de nombreuses différences dans le détail des formulations. Pour n=4 et 6,
ABRAMOVICZ et WIERZBICKI ont trouvé les formules suivantes
n=6
o i I I I t I I I
ii=3
0-
60-
70-
60
50-
a
40-
20
lo -
o 4 I I 4 I I I I
o 20 40 60 60 100 120 140150 160200
cYh
* * *
123
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Spécialité : MECANIQUE
F OEUF