Mise à jour Juin 2023
Le présent document peut être consulté sur le site Web
de l'Ordre des technologues en imagerie médicale,
en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec,
dont l'adresse est : [Link]
Ordre des technologues en imagerie médicale,
en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec
6455 rue Jean-Talon Est Téléphone : 514 351-0052
Bureau 401 1 800 361-8759
Saint-Léonard (Québec) H1S 3E8 Télécopieur: 514 355-2396
Notes : Le masculin est utilisé sans préjudice et seulement pour alléger
la présentation.
Le terme « patient » utilisé dans le texte englobe également les notions
de « client » et « usager ».
L’utilisation des mots « département » et « service » est variable au sens
du plan d’organisation de chaque établissement et ce, malgré le fait que
« département » soit un anglicisme pour l’Office de la langue française.
Pour alléger la présentation, ce fascicule contient principalement les
normes de pratique spécifiques à la tomodensitométrie. Pour une
interprétation juste de ces normes, il est essentiel de lire le document
en fonction des Normes de pratique générales et de se référer au Code
de déontologie, aux normes de pratique spécifiques : Prévention des
infections/Principes et techniques de manipulation du matériel stérile,
Médicaments et substances et au guide d’application Techniques
d’injection.
Certaines normes sont applicables à différents volets de la pratique, qu’il
s’agisse par exemple de la communication, de la radioprotection ou des
éléments techniques. Selon le cas, nous avons choisi de présenter les
normes aux chapitres qui semblaient les plus appropriés, afin de
rappeler au lecteur l’impact que peut avoir le respect d’une norme -
concernant par exemple les éléments techniques - sur un volet comme
la radioprotection.
Toute reproduction totale ou partielle de ce document est autorisée à condition que la source
soit mentionnée : Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie
et en électrophysiologie médicale du Québec.
TABLE DES MATIÈRES
TABLE DES MATIÈRES
TOMODENSITOMÉTRIE
PRÉAMBULE 4
DOSSIER TOMODENSITOMÉTRIQUE 5
1. DONNÉES CONSIGNÉES AU DOSSIER DU PATIENT 5
COMMUNICATION 6
1. ACCUEIL 6
2. PRÉPARATION DU PATIENT 6
3. EXÉCUTION DE L’EXAMEN 7
CONFORT ET SÉCURITÉ DU PATIENT 7
1. GÉNÉRALITÉ 8
RADIOPROTECTION 9
PROFESSIONNALISME 10
1. APTITUDES PARTICULIÈRES 10
ÉLÉMENTS TECHNIQUES 12
1. FICHIER TECHNIQUE 12
2. PROCÉDURES 13
3. PARAMÈTRES 14
4. AUTRES CONSIDÉRATIONS RELATIVES AUX ÉQUIPEMENTS 14
5. QUALITÉ DE L’IMAGE 15
MÉDICAMENTS / SÉDATIFS / SUBSTANCES DE CONTRASTE 16
AMÉLIORATION ET CONTRÔLE DE LA QUALITÉ 18
INTERVENTIONS 20
IMAGERIE POST-MORTEM 23
GLOSSAIRE 24
SOURCES 27
3 TOMODENSITOMÉTRIE
PRÉAMBULE
PRÉAMBULE
La tomodensitométrie a marqué l’évolution du monde de la radiologie par l’imagerie en
coupes axiales. Le développement a été extrêmement rapide et vers 1976, les principes
techniques étaient obtenus.
Aujourd’hui, la reconstruction d’images mène à la constitution d’une base de données en
trois dimensions permettant d’extraire des coupes dans toutes les directions de l’espace
ou d’une épaisseur différente du déplacement de la table pendant un tour de rotation.
Les appareils étant devenus plus rapides et très sophistiqués, les technologues doivent eux
aussi être performants et développer leur expertise au rythme des changements. Le
maintien des compétences est incontournable et nécessite une démarche de
transformation et d’apprentissage des nouvelles techniques.
« Si la compétence est indissociable de sa mise en œuvre, son exercice est nécessaire pour
qu’elle se maintienne » (Le Boterf, 1994).
Note : Ces normes sont de nature évolutive. Le contenu de ce document est
donc appelé à être révisé dans le but de suivre les changements apportés
à la pratique professionnelle.
TOMODENSITOMÉTRIE 4
DOSSIER RADIOLOGIQUE
DOSSIER RADIOLOGIQUE
Certaines informations relatives à l’exécution et au déroulement de l’examen doivent être au
dossier radiologique du patient. Le technologue doit donc être en mesure de documenter
adéquatement le dossier.
1. DONNÉES CONSIGNÉES AU DOSSIER DU PATIENT
Ordonnance numérisée1;
Questionnaire préalable à l’administration de médicaments et/ou substances,
signé par le technologue et le patient;
Modifications apportées au protocole d’examen (p. ex. protocole de réduction de
dose « low dose », double énergie, type(s) de phases choisi(s);
Indice2 de dose de radiation émise par l’appareil et qui permet d’évaluer de façon
approximative la dose transmise au patient (CTDIw ou CTDIVOL, DLP) 3 ;
Médicaments ou substances administrés4 , (p. ex. le nom, la quantité, la dose, le site
d’injection, la voie, la date et l’heure de l’administration);
Résultats des tests de laboratoire (p. ex. DFG, taux de créatinine, INR), s’il y a lieu;
Allergies et intolérances du patient incluant un descriptif des symptômes;
Signature ou initiales des technologues ayant effectué et participé à l’examen;
Les commentaires qui justifient la qualité suboptimale 5 de l’examen ou du
traitement, s’il y a lieu :
• État du patient (sans porter un jugement de valeur à son égard);
• Défectuosité de l’équipement;
• Présence d’artéfacts;
• Modifications aux données techniques;
• Extravasation de substance de contraste (incluant les informations relatives
à la quantité, la prise en charge par le radiologiste et/ou le médecin
responsable);
• Conditions de réalisation de l’examen.
Tout correctif ou ajout porté au dossier doit être signé et authentifié selon le mode établi.
1
En complément, consulter le fascicule Normes de pratique générales / Ordonnance
2 Aussi appelé index.
3 Avis de radioprotection -Tomodensitométrie 2020
4 En complément, consulter le fascicule Médicaments et substances / Inscription au dossier
5 Le terme sous-optimal est également utilisé.
5 TOMODENSITOMÉTRIE
COMMUNICATION
COMMUNICATION
1. ACCUEIL
L’accueil est particulièrement important lors d’un examen en tomodensitométrie afin d’instaurer,
dès le début, un climat de confiance et de tenter de diminuer l’anxiété du patient afin d’obtenir
sa collaboration. Le technologue doit donc agir en conséquence en vue de faciliter le
déroulement de l’examen.
Compte tenu de la nature de l’examen, le technologue doit tenir compte des appréhensions du
patient en adoptant une attitude professionnelle respectueuse.
2. PRÉPARATION DU PATIENT
Une préparation adéquate du patient est essentielle au bon déroulement et à la qualité de
l’examen en tomodensitométrie :
Le patient et le personnel responsable de celui-ci doivent être informés des
procédures à suivre en vue d’une bonne préparation (p. ex. jeûne, substance de
contraste per os, médication);
Vérifier si le patient a bien suivi la préparation indiquée (y compris celle prévue pour
les allergies aux produits de contraste, s’il y a lieu);
Vérifier les antécédents médicaux et les problèmes de santé du patient pertinents
à l’examen (p. ex. épilepsie, diabète sévère, insuffisance rénale, claustrophobie,
porteur d’un implant de défibrillation, de neurostimulation, stimulation cardiaque6);
Vérifier la disponibilité et le résultat des tests de laboratoire (p. ex. DFG, taux de
créatinine, INR, glycémie, FSC, groupe sanguin) selon la procédure établie;
Questionner le patient afin de vérifier ses examens antérieurs pour valider la
pertinence de l’examen);
Vérifier toute autre information pertinente à la réalisation de l’examen (p. ex. patient
en isolement préventif, type de cathéter installé si le patient est hospitalisé ou arrive
d’un autre établissement, barrière linguistique avec ou sans accompagnateur);
Prendre les signes vitaux au besoin (p. ex. administration de médicament en vue
d’un examen cardiaque ou d’une intervention);
Valider le poids et la taille du patient.
6
L’ASSOCIATION CANADIENNE DES RADIOLOGISTES. Lignes directrices pour la prévention de la
néphropathie provoquée par un produit de contraste.
TOMODENSITOMÉTRIE 6
COMMUNICATION
3. EXÉCUTION DE L’EXAMEN
Déceler toutes les contre-indications ou tous les examens antérieurs récents
pouvant nuire à l’examen (p. ex. lavement baryté, repas baryté ou tout autre
examen ayant nécessité l’administration de substance de contraste).
Fournir au patient les explications nécessaires à la compréhension et au
déroulement de l’examen, de l’intervention ou du traitement qu’il doit subir;
Expliquer au patient :
• L’importance de respecter les consignes de respiration durant l’examen. Les
différentes étapes de l’examen (p. ex. installation de cathéter intraveineux,
déplacement de la table, effets ressentis durant et après l’administration de
substance de contraste ou de médicaments, durée de l’examen);
• La position à prendre durant l’examen (p. ex. être allongé sur le dos, avoir les
bras levés).
Utiliser un moyen de communication verbal avec le patient lors de l’examen (p. ex.
microphone) afin de lui transmettre des directives et ainsi obtenir une meilleure
collaboration. En cas de barrière linguistique, s’assurer de la compréhension du
patient lorsque des directives lui sont transmises durant l’examen (p. ex. choisir le
langage qui lui est familier via la console de l’appareil si possible ou avoir un
traducteur).
Favoriser un bon échange avec le radiologiste en ce qui concerne le déroulement
de l’examen. Il s’agit notamment des :
• Changements de l’état du patient;
• Problèmes liés aux médicaments ou substances de contraste administrés
(p. ex. symptômes d’allergie, extravasation, effets secondaires);
• Modifications des protocoles d’examens et d’injections;
• Images/séries supplémentaires à réaliser pour l’examen ou de la reprise de
l’examen.
Transmettre avec soin au patient les consignes appropriées ou les
recommandations à suivre après l’examen, l’intervention ou le traitement (p. ex.
position recommandée à la suite d’une biopsie transthoracique, boire beaucoup
d’eau);
Communiquer au patient les informations relatives au suivi de son dossier.
CONFORT ET SÉCURITÉ DU
PATIENT
TOMODENSITOMÉTRIE 7
EXAMENS RADIOLOGIQUES
1. GÉNÉRALITÉ
Vérifier si les rendez-vous d’examens pour les patients nécessitant des conditions
particulières sont donnés aux heures appropriées (p. ex. patient en isolement,
patient nécessitant un protocole d’hydratation);
Assurer l’intimité du patient lors du positionnement ou de la préparation (p. ex.
lavement pré-scan, installation d’un cathéter intraveineux);
Utiliser différents moyens d’immobilisation pour assurer un meilleur confort au
patient ou pour une immobilisation complète et rigoureuse (p. ex. patients
polytraumatisés, patients confus, enfants, personnes âgées). Il peut s’agir, entre
autres, de :
• Coussin radiotransparent;
• Bande à compression;
• Bande velcro;
• Serre-tête;
• Courroie (servant à la traction);
• Planche d’immobilisation.
Être attentif à tout changement quant à l’état du patient;
Garder le contact visuel ou auditif avec le patient, aux moments qui nécessitent une
surveillance accrue (p. ex. pendant l’exposition, l’injection de substance de
contraste et lors du déplacement de la table).
8 RADIOGRAPHIE GÉNÉRALE ET RADIOSCOPIE
RADIOPROTECTION
RADIOPROTECTION
La protection du patient, de la population ou du personnel dépend en grande partie des actions
posées par le technologue. Il doit être vigilant et appliquer certains principes afin de limiter au
minimum l’exposition aux rayonnements ionisants, entre autres :
Appliquer les règles de radioprotection fondamentales telles que mentionnées
dans les Normes de pratique générales;
Pour le personnel (p. ex. lunettes protectrices, écran et vêtements protecteurs7);
Pour le patient (p. ex. centrage à l’isocentre, immobilisation du corps et de la tête
pour éviter le mouvement, inclinaison du statif s’il y a lieu, faire vider la vessie s’il y a
lieu);
Réviser régulièrement les protocoles d’examens avec le radiologiste, afin de réduire
la dose au patient tout en assurant la qualité des images;
Pour les examens où la résolution de contraste n’est pas indispensable au
diagnostic (p. ex. contrôle de nodule), favoriser, avec l’accord du radiologiste, un
protocole à faible résolution de contraste (low-dose);
Considérer les différents paramètres techniques qui influencent la dose transmise
au patient (p. ex. nombre de coupes, épaisseur de coupe, volume irradié, filtration,
collimation, pitch (temps) d’acquisition, système de réduction de dose aux organes
radiosensibles, système d’exposition automatique (SEA) avec modulation de mA (p.
ex. surexposure, kilovoltage et mAs);
Respecter les procédures établies en ce qui concerne le positionnement du patient.
À cet effet, limiter la dose strictement aux régions ciblées pour l’examen;
Restreindre l’image de localisation aux limites de la région d’intérêt;
Limiter le balayage à la région d’intérêt;
Lors d’une acquisition axiale, effectuer des coupes précises et jointives avec un
minimum de chevauchement;
Les courbes d’isoexposition8 de l’appareil doivent être disponibles et affichées dans
la salle d’examen afin de permettre au technologue de connaitre les endroits, en
périphérie de l’appareil, qui sont les plus susceptibles de recevoir un niveau élevé
de rayonnement diffusé;
Utiliser, si possible, les moyens d’immobilisation et les supports mécaniques pour
soutenir le patient.
7 Santé Canada, Code de sécurité 35
8
Fournies par le fabricant.
9 TOMODENSITOMÉTRIE
PROFESSIONNALISME
PROFESSIONNALISME
RESPONSABILITÉS DU TECHNOLOGUE
Consulter le dossier radiologique du patient, ses examens antérieurs ainsi que
toutes les informations pertinentes relatives à l’examen afin d’adapter le protocole
au besoin, selon les directives du médecin.
Adapter les paramètres techniques de l’examen en fonction de l’état du patient
(p. ex. diminuer le temps d’acquisition pour un patient agité, confus ou souffrant);
Adapter les paramètres d’injection de substance de contraste intraveineux (volume
et débit) selon le poids, la grandeur, l’état du patient (p. ex. un rythme cardiaque
élevé nécessite un plus gros volume de contraste) et selon la grosseur de cathéter
installé;
Être alerte aux situations d’urgence et appliquer les procédures établies, le cas
échéant (p. ex. décider d’interrompre le dispositif d’injection automatique dès
l’apparition de symptômes allergiques ou d’une extravasation);
Consulter le radiologiste et/ou le médecin responsable en cas d’apparition de
symptômes d’allergie, de réaction indésirable, d’un doute sur l’attribution d’un
protocole ou sur les conditions de réalisation à l’examen;
En cas de réaction allergique ou indésirable, un avis écrit doit être consigné au
dossier et remis au patient, à son médecin traitant et autres intervenants
concernés;
1. APTITUDES PARTICULIÈRES
Étant donné la particularité de certaines procédures et interventions spécifiques à la
tomodensitométrie, différents critères d’habiletés sont essentiels au travail du technologue. En
l’occurrence, il doit :
Posséder les connaissances spécifiques aux examens tomodensitométriques, il
s’agit de :
• L’anatomie : sélection et visualisation des coupes tomographiques;
• Les pathologies courantes : p. ex. masse, AVC, embolie pulmonaire,
dissection aortique, hématome;
• La pharmacologie : connaissance et particularités des médicaments et
substances de contraste administrés, prise de signes vitaux, installation des
cathéters intraveineux ou des solutés, fonctionnalités des pompes à
perfusion;
• L’informatique : archivage des données, reconstruction 3D ou post-
traitement des images;
TOMODENSITOMÉTRIE 10
PROFESSIONNALISME
• La technique : appareillage, matériel et équipement.
Développer son sens critique et décider de produire des coupes complémentaires,
s’il y a lieu;
Être soucieux et attentif à l’asepsie ainsi qu’aux besoins du radiologiste lors de
certaines interventions (p. ex. biopsie, drainage);
Connaître ses limites et reconnaître les situations où un apport d’aide ou de soutien
est nécessaire pour compléter adéquatement l’examen.
TOMODENSITOMÉTRIE 11
ÉLÉMENTS TECHNIQUES
ÉLÉMENTS TECHNIQUES
1. FICHIER TECHNIQUE
Comme la technologie, les connaissances et la recherche évoluent rapidement, tous les
technologues exerçant en tomodensitométrie devraient collaborer à l’élaboration et à la mise à
jour du fichier technique, puisqu’ils en sont les principaux utilisateurs.
Le fichier technique doit être disponible dans le service et être accessible au personnel en tout
temps. De plus, tous les protocoles utilisés devraient être programmés à la console de travail.
Il doit contenir :
Le nom de l’examen;
Les contre-indications relatives aux examens nécessitant l’administration de
médicament ou d’une substance de contraste (p. ex. hémorragie cérébrale, DFG
anormale);
Les consignes de préparation spécifiques :
• Aux examens (p. ex. jeûne, substance de contraste per os, installation d’un
cathéter intraveineux (incluant le calibre désiré));
• Aux patients allergiques (préparation médicamenteuse préalable) ou en
insuffisance rénale (protocole d’hydratation);
• Aux patients diabétiques, selon la procédure établie;
Une description pour chaque examen :
• Du point de centrage de l’image de localisation;
• De la position et de l’orientation du patient (p. ex. tête, pieds, décubitus
ventral, décubitus dorsal) en fonction de l’examen à réaliser;
• Le type et le nombre de phases (balayages) spécifique à exécuter ainsi que
l’anatomie à inclure (p. ex. phase artérielle centrée sur le foie, phase veineuse
60 secondes couvrant toute la partie abdomino-pelvienne);
• Protocole d’injection de substance de contraste associé au protocole
d’examen;
• Consignes à transmettre au patient lors de l’examen ou de l’intervention
(p. ex. consignes de respiration).
Une description du matériel nécessaire aux examens d’interventions
(p. ex. drainage, biopsie);
Les consignes spécifiques des différentes interventions.
TOMODENSITOMÉTRIE 12
ÉLÉMENTS TECHNIQUES
2. PROCÉDURES
RESPONSABILITÉS DU TECHNOLOGUE
Sélectionner le protocole technique en fonction de la région anatomique et de
l’examen demandé;
Inscrire ou sélectionner sur la console de travail les renseignements essentiels à
l’exécution de l’examen, entre autres :
• Les données relatives au patient (p. ex. numéro de dossier radiologique, date
de naissance, nom et prénom, date de l’examen);
• L’orientation du patient et le positionnement dans l’appareil (p. ex. pied ou
tête devant, décubitus dorsal, décubitus ventral) afin d’identifier
correctement la région droite ou gauche du patient;
• Le nom du technologue qui exécute l’examen.
Lors d’un examen nécessitant l’administration de substance de contraste,
sélectionner, à l’aide de l’injecteur automatique, le bon protocole d’injection adapté
au patient.
Effectuer le positionnement du patient à l’isocentre selon l’anatomie à visualiser, en
utilisant les repères lumineux de sorte que :
• Le point initial de l’image pilote de localisation soit spécifique à la région à
examiner;
• Les structures d’intérêts soient projetées au centre de l’écran;
• L’anatomie à visualiser sur l’image de localisation soit réduite à la région
d’intérêt uniquement.
Demander au patient de fermer les yeux lorsque le rayon laser doit traverser son
visage;
Sélectionner avec précision le périmètre anatomique à imager et l’épaisseur de
coupes en fonction de l’examen à réaliser et selon le protocole établi (si le protocole
doit être modifié ou s’il n’est pas déjà enregistré dans la console);
Incliner le statif selon la procédure établie pour chacun des examens à effectuer
afin de bien démontrer les structures ciblées, s’il y a lieu;
Modifier les paramètres du protocole selon les pathologies ou les particularités
rencontrées, s’il y a lieu;
Traiter les images en s’assurant qu’elles contiennent toutes les coupes des régions
d’intérêts et les fenêtres nécessaires à l’interprétation des images (p. ex. fenêtres
osseuses, fenêtres parenchymateuses, fenêtres de tissus mous, fenêtres de
poumons);
Effectuer les reconstructions nécessaires à partir des séries d’images de l’examen,
s’il y a lieu;
Vérifier si tous les éléments (p. ex. identification des images, date) de l’examen sont
présents dans le dossier radiologique du patient avant de fermer l’examen;
Vérifier également si toutes les données et séries d’images sont transmises
correctement au système d’archivage numérique (PACS).
TOMODENSITOMÉTRIE 13
ÉLÉMENTS TECHNIQUES
3. PARAMÈTRES
Le technologue joue un rôle primordial lors de l’application des paramètres, puisque ces derniers
influencent directement la qualité de l’image. Il doit connaître toutes les possibilités et les
éléments techniques de l’appareil et constamment faire appel à son jugement lors de
l’application de ces paramètres, il s’agit des éléments suivants :
Le mode d’acquisition (p. ex. axial, hélicoïdal, double énergie);
Le mode de reconstruction et les algorithmes choisis (p. ex. reconstruction axiale
fenêtre parenchymateuse, reconstruction coronale ou sagittale fenêtre pulmonaire
ou osseuse);
Le champ et les diamètres d’affichage (field of view);
Les facteurs techniques (kV, mA);
Les systèmes de réduction de dose intégrés, de modulation du kV ou du mA, si
disponibles sur l’appareil;
Le temps d’acquisition;
Les unités de mesure à considérer (p. ex. unités Hounsfield, coupes pour bolus
tracking);
L’épaisseur et l’intervalle entre les coupes;
L’inclinaison du statif, s’il y a lieu;
L’ajustement des consignes de respiration (p. ex. choix linguistique pré-enregistré);
Ajustement du niveau et de la largeur de la fenêtre (collimation);
Archivage des images (incluant les séries envoyées au PACS et celles envoyées au
logiciel de reconstruction).
4. AUTRES CONSIDÉRATIONS RELATIVES AUX ÉQUIPEMENTS
Les données suivantes doivent paraître sur l’appareil de tomodensitométrie, dans le manuel du
fabricant ou au fichier technique :
Diamètre du tunnel;
Charge maximale;
Source de rayons X;
Capacité thermique;
Température dans la salle d’examen et de contrôle;
Procédure à suivre pour le contrôle de qualité régulier de l’appareil;
Procédure d’ouverture et de fermeture sécuritaire de l’appareil;
Coordonnées de la personne responsable des équipements à rejoindre en cas de
bris ou autres problématiques.
14 TOMODENSITOMÉTRIE
ÉLÉMENTS TECHNIQUES
5. QUALITÉ DE L’IMAGE
Le technologue doit porter une attention particulière à certains éléments techniques reliés à la
qualité des images effectuées. En l’occurrence, les images évaluées doivent respecter certains
critères, entre autres :
La position et le centrage adéquat de la région d’intérêt;
La sélection adéquate du niveau et de la largeur de la fenêtre, spécifique à l’examen
réalisé;
Le diamètre d’étude (FOV) 9 spécifique à chaque examen;
La présence de toutes les structures qui doivent être mises en évidence lors des
acquisitions;
En imagerie numérique, préalablement à l’envoi des images sur le PACS, les
reconstructions d’images et les fenêtres d’affichage doivent être effectuées en
fonction des procédures établies;
L’opacification optimale des vaisseaux et des organes selon le protocole d’examen
demandé;
La précision des images (absence de flou de mouvement);
L’esthétique des images (absence d'artéfacts).
9
FOV : champ de vue « Field of view ».
TOMODENSITOMÉTRIE 15
MÉDICAMENTS / SÉDATIFS / SUBSTANCES DE
CONTRASTE
MÉDICAMENTS / SÉDATIFS /
SUBSTANCES DE
CONTRASTE
Certains examens et procédures effectués en tomodensitométrie nécessitent
l’administration de médicaments, sédatifs ou substances de contraste. Il est primordial pour
le technologue de connaître toutes les particularités de chaque médicament, substance de
contraste et sédatif administrés afin d’assurer la sécurité des patients. Le technologue doit
être en mesure de reconnaître les effets indésirables possibles et il doit porter assistance au
patient en cas de besoin, d’où l’importance de rester attentif au patient avant, durant et après
l’injection.
RESPONSABILITÉS DU TECHNOLOGUE
Appliquer les procédures établies, lors de l’utilisation d’un injecteur automatique (p.
ex. type, calibre et position du cathéter utilisé, débit d’injection, durée de l’injection).
L’utilisation de tubulures avec valves antiretour pour l’administration de substance
de contraste avec l’injecteur automatique est recommandée pour réduire toute
contamination;
Procéder à l'élaboration de protocoles d’injection spécifiques afin de déterminer le
débit et le volume de la substance de contraste nécessaire à l'examen, en fonction
du poids des patients;
Procéder à un test de salin (NaCl) à l’aide de l’injecteur automatique ou d’une
seringue stérile afin de vérifier la perméabilité et l’installation du cathéter. Prendre
toutes les précautions nécessaires afin d’éviter l’extravasation lors de
l’administration de substance de contraste ou d’un médicament, notamment avec
l’injecteur automatique;
Garder la voie intraveineuse ouverte après l’injection d’une substance de contraste
ou d’un médicament en cas de symptômes d’allergie ou de possibilité de
réinjection;
Lorsque l’état clinique du patient le requiert, il est recommandé de prendre les
signes vitaux (tension artérielle, pouls) avant et après l’injection d’une substance de
contraste ou d’un médicament;
Si un soluté est déjà en place, s’assurer de la compatibilité avec la substance de
contraste ou les médicaments susceptibles d’être administrés en cours d’examen;
Si la voie d’injection est reliée à une pompe à perfusion, s’assurer de l’arrêt de la
perfusion selon le protocole établi dans le service, incluant l’arrêt temporaire de la
substance en cours de perfusion (p. ex. soluté, antibiotique, médicament) et ce,
avant et après l’injection;
Connaitre les spécificités pour les cathéters centraux (p. ex. picc line);
TOMODENSITOMÉTRIE 16
MÉDICAMENTS / SÉDATIFS / SUBSTANCES DE
CONTRASTE
Après l’injection, valider auprès du patient s’il ressent de la douleur au site
d’injection ou s’il ressent quelconques effets indésirables (p. ex. nausées).
Dans le but de réaliser un examen de qualité optimale, un sédatif peut être utilisé en pédiatrie
et lorsqu’il est nécessaire d’atténuer l’état de conscience d’un patient souffrant de
claustrophobie, de diminuer son anxiété ou de contrôler les effets douloureux dus à un
positionnement de longue durée.
En complément à ces
normes de pratique,
consulter le document
dédié aux Médicaments
et substances et le
guide d’application
Techniques d’injection.
TOMODENSITOMÉTRIE 17
AMÉLIORATION ET CONTRÔLE DE LA QUALITÉ
AMÉLIORATION ET
CONTRÔLE DE LA QUALITÉ
Le but premier du contrôle de la qualité est d’assurer la qualité optimale des images grâce au
fonctionnement adéquat de l’appareillage et à une bonne maîtrise de la technique d’examen.
Un entretien régulier des équipements est donc essentiel au bon diagnostic, mais également
pour assurer la radioprotection des patients. Chaque appareil de tomodensitométrie possède
un manuel technique qui lui est propre, incluant la procédure à suivre pour l’entretien et le
contrôle de la qualité.
RESPONSABILITÉS DU SERVICE
Soumettre un programme d’entretien préventif selon les recommandations du
fabricant (p. ex. systèmes d’acquisition, de démarrage et de fermeture sécuritaires);
Assurer la vérification des éléments suivants :
• La dose;
• Le bruit;
• La distorsion d’image;
• La résolution;
• La linéarité;
• L’uniformité;
• La régularité des paramètres et facteurs techniques (p. ex. kV, mAs,
déplacement de la table, images de référence);
• L’analyse du signal en comparaison avec les résultats des tests effectués
avec le fantôme par les technologues;
• L’homogénéité du tube à Rx;
• La calibration des détecteurs.
Un registre d’attestation de l’entretien doit être disponible en tout temps dans le
secteur de la tomodensitométrie. Ce registre doit être complété par le ou les
technologue(s) responsable(s), l’ingénieur, le physicien ou le représentant de la
compagnie assurant l’entretien;
Le service doit également assurer un maintien de la qualité technique des
examens, notamment par :
• L’évaluation de la qualité des images (p. ex. positionnement, validation des
régions d’intérêt, les fenêtres de reconstruction, les artéfacts);
• Les commentaires des radiologistes et des pairs;
• La réévaluation régulière des protocoles;
TOMODENSITOMÉTRIE 18
AMÉLIORATION ET CONTRÔLE DE LA QUALITÉ
• La vérification du logiciel externe de reconstruction et de ses fonctionnalités.
RESPONSABILITÉS DU TECHNOLOGUE
Exécuter les tests de contrôle de la qualité des équipements en conformité avec les
recommandations du fabricant. Il s’agit, entre autres :
• Du réchauffement de l’appareil;
• De la calibration journalière;
• Du contrôle des moniteurs;
• De l’homogénéité de l’image;
• Des tests à l’aide du fantôme (Standard de déviation/Bruit, Échelle
d’Hounsfield/Moyenne de l’eau).
TOMODENSITOMÉTRIE 19
INTERVENTIONS
INTERVENTIONS
De plus en plus d’interventions sont réalisées dans le secteur d’activités de la
tomodensitométrie, l’apport du technologue est indispensable à la bonne marche de la
procédure. Le technologue est donc appelé à jouer un rôle important.
Les procédures interventionnelles en tomodensitométrie doivent être établies en
collaboration avec les médecins spécialistes. Celles-ci doivent être inscrites au fichier
technique de ce secteur d’activités. Ces procédures servent de référence pour les
technologues, et ce, au même titre que les autres protocoles d’examen.
Des normes de pratique
plus élaborées sont
présentées dans le
fascicule- Hémodynamie
et Angiographie.
TOMODENSITOMÉTRIE 20
IMAGERIE POST-MORTEM
IMAGERIE POST-MORTEM
L’imagerie post-mortem par tomodensitométrie est une méthode alternative à
l’autopsie conventionnelle. Elle implique l’irradiation du corps des personnes décédées,
à des fins diagnostiques. Le rapport radiologique d’un examen d’imagerie post-mortem
a pour but d’émettre une hypothèse sur les causes probables de décès. Moins invasive
et plus accessible que l’autopsie conventionnelle, l’imagerie post-mortem permet
d’imager et de reconstituer le corps en entier avec précision, en plus de contribuer à
l’avancement de la science et de répondre aux besoins actuels du réseau de la santé, en
matière d’autopsie.
L’expertise du technologue en imagerie médicale du domaine du radiodiagnostic est
essentielle à la qualité des examens d’imagerie post-mortem. La prise en charge de ces
examens doit être effectuée avec professionnalisme, tout en considérant les enjeux
éthiques et déontologiques à respecter.
De plus, compte tenu du caractère sensible de ce type d’examen, nous considérons que
certaines normes de pratique générales méritent une attention particulière, c'est
pourquoi elles sont présentées de nouveau, dans ce volet spécifique des normes en
tomodensitométrie.
RESPONSABILITÉS DU SERVICE
Élaborer et mettre à jour des politiques d’accès et d’utilisation des appareils de
tomodensitométrie, à des fins d’imagerie post-mortem;
Limiter les accès octroyés, en respectant les critères de sécurité informatique
reconnus ([Link]. logiciel de reconstruction 3D, DSQ);
Compte tenu du caractère sensible de ce type d’examen, mettre en place des
procédures de sécurité pour protéger les informations confidentielles, notamment
lors de la transmission des ordonnances (par voie électronique ou par télécopieur),
ainsi que l’accès aux données et aux images spécifiques à ces examens;
Élaborer et mettre à jour une procédure spécifique aux examens d’imagerie post-
mortem, incluant le protocole technique consigné au fichier technique de chaque
appareil, l’accès aux données, systèmes et logiciels de reconstruction 3D;
Assurer la formation adéquate, un suivi et un encadrement psychologique aux
technologues impliqués, quant à la réalisation de ce type d’examens en salle de
tomodensitométrie;
Mettre en place des procédures de sécurité, dont le corridor emprunté par les
transporteurs des corps jusqu’à la salle d’imagerie; l’accès aux ascenseurs ou à
d’autres départements en cas de besoin; le tout ne compromettant pas les activités
habituelles du secteur;
Assurer l’installation de l’équipement nécessaire à la réalisation des examens
d’imagerie post-mortem (p. ex. panneaux ou rideaux disponibles près des salles
d’attente, matériel d’hygiène et salubrité);
TOMODENSITOMÉTRIE 21
AMÉLIORATION ET CONTRÔLE DE LA QUALITÉ
Établir un plan de contingence en cas de travaux, fermeture ou entrave au corridor
de sécurité pour le transport des corps jusqu’à la salle de tomodensitométrie;
Établir un système de communication efficace entre la morgue, les transporteurs,
le radiologiste spécialiste de garde, le gestionnaire PACS et les technologues, et ce,
avant et lors de l’arrivée des corps, afin de bien coordonner les examens d’imagerie
post-mortem aux autres activités courantes, en salle de tomodensitométrie;
Déterminer une plage horaire spécifique à ce type d’examens, afin de faciliter la
planification et l’organisation de ces derniers dans la salle de tomodensitométrie;
Mettre en application des règles spécifiques à la confidentialité et à l’archivage des
données, la transmission et la consignation des ordonnances, le transfert des
images au système informatique d’archivage (PACS) et à l’accès aux salles de
tomodensitométrie durant la réalisation de ces examens;
Mettre en place un plan de contingence en cas de bris ou de panne, afin de
s’assurer qu’un corridor de service soit établi avec un autre établissement, en cas de
besoin.
RESPONSABILITÉS DU GESTIONNAIRE PACS
Établir, en collaboration avec les autorités, une procédure spécifique à
l’enregistrement des ordonnances par les technologues, pour les patients n’ayant
pas de dossier dans l’établissement;
Assurer la transmission des examens d’imagerie post-mortem au RID, selon la
procédure établie par l’organisation;
Protéger les systèmes ainsi que la confidentialité des données des patients;
S’assurer de l’intégrité des données des systèmes sous sa responsabilité, du poste
d’acquisition vers les systèmes de visualisation et d’archivage locaux, mais aussi vers
le RID;
S’assurer d’une communication efficace avec le radiologiste responsable des
examens d’imagerie post-mortem, ainsi qu’avec le technologue ayant procédé à
l’examen, de sorte que ce dernier soit accessible rapidement et qu’il contienne
toutes les données et images nécessaires au diagnostic et à l’élaboration du rapport
par le radiologiste.
RESPONSABILITÉ DU TECHNOLOGUE
S’assurer de l’enregistrement et la numérisation des ordonnances au dossier
radiologique du patient (sauf si ordonnance électronique), ainsi que du respect de
la procédure d’enregistrement, au cas où le patient n’est pas connu de
l’établissement;
S’assurer de la bonne planification des examens à l’horaire journalier de travail, afin
de respecter la priorisation des examens et de procéder avec diligence, lorsque le
corps arrive au département d’imagerie médicale;
Préparer l’intimité des lieux, incluant l’accès à la salle d’examens, l’équipement, le
matériel requis ainsi que le corridor de sécurité, et ce, avant l’arrivée des corps;
22 TOMODENSITOMÉTRIE
AMÉLIORATION ET CONTRÔLE DE LA QUALITÉ
Assurer une communication et un suivi efficaces avec la morgue ainsi qu’avec les
transporteurs, autant dans le transfert des ordonnances, la planification de
l’examen et lors de l’arrivée des corps à l’établissement; incluant
l’accompagnement des transporteurs jusqu’à la salle de tomodensitométrie;
Assurer la confidentialité des données et des images, en ne divulguant aucun
renseignement au sujet de l’identité du défunt, des renseignements cliniques ou
du rapport diagnostic de l’examen réalisé, et ce, sous aucun motif;
Comme avec tout autre patient, agir avec professionnalisme, respect et courtoisie,
avec tout le personnel impliqué dans la planification et la réalisation de l’examen,
dont le radiologiste responsable, le personnel de la morgue et les transporteurs;
S’assurer de l’identité du défunt, grâce au document transmis par les transporteurs
et dont la signature est requise (documents provenant de la morgue);
Appliquer une méthode de travail optimale; notamment dans la manipulation et
le transport du corps sur la table d’examens;
Appliquer et exécuter le protocole (paramètres techniques) établi et instauré dans
l’appareil de tomodensitométrie, en appliquant le centrage approprié (isocentre),
les différentes reconstructions demandées et l’ajustement des paramètres selon la
condition physique du corps (présence d’artéfacts, rigidité cadavérique, état de
décomposition du corps, etc.);
Effectuer les reconstructions supplémentaires en cas de besoin, à la demande du
radiologiste spécialiste de garde, et ce, en fonction des données ou des images
obtenues.
TOMODENSITOMÉTRIE 23
GLOSSAIRE
GLOSSAIRE
Artéfacts causés par la
défectuosité d’un ou de Traits blancs indiquant l’absence de densité sur les
plusieurs détecteurs ou de images.
l’ensemble des détecteurs
Apparaissent au voisinage de tissus de forte densité ou
Artéfacts de durcissement
de substance de contraste avec concentration élevée.
Provoqués par les battements cardiaques et le
Artéfacts de mouvement déplacement du diaphragme lors du cycle respiratoire ou
par tout autre mouvement du patient.
Formes d’étincelles nuisant à la qualité de l’image et
empêchant l’identification précise des structures causées
Artéfacts de très haut
par la présence d’un objet de très haute densité tel le
contraste métal des amalgames dentaires ou des implants
métalliques.
Résultat d’une chaîne de mesures, de calculs et de
visualisations dont les performances permettent des
Bruit études de structures avec des différences de contraste
très faibles. Le bruit est égal à la racine carrée du nombre
de photons.
FOV = field of view. Dimensions de la zone choisie pour la
Champ de vue visualisation. Il s’exprime par la longueur de son côté, en
cm ou en mm.
Substance azotée provenant de la dégradation de la
créatine, constituant du tissu musculaire, dont le taux
Créatinine dans le sang augmente en cas d’insuffisance rénale.
Après le passage dans le sang, la créatinine est éliminée
par le rein dans les urines.
24 TOMODENSITOMÉTRIE
GLOSSAIRE
Coefficient exprimant la capacité d’un tissu ou d’un
organe à éliminer une substance d’un fluide organique.
La clairance d’une substance librement filtrée et
complètement éliminée par le rein est égale au débit de
filtration glomérulaire. La clairance, et donc le débit de
filtration glomérulaire, est exprimée en ml/min. La
clairance de la créatinine peut être facilement
Clairance de la créatinine déterminée directement par la mesure de la
concentration plasmatique [P] et urinaire [U] de
créatinine ainsi que le débit précis urinaire sur 24 heures.
La formule de Cockcroft permet une estimation de la
filtration glomérulaire basée sur la créatinine sérique,
pondérée par l’âge, le sexe et le poids du patient. Chez
l'enfant, on utilise la formule de Schwartz pour calculer le
DFG à partir de la taille et de la créatininémie.
Présence de créatinine dans le sang : son taux normal est
Créatininémie
de 6 à 15 mg par litre de sérum (60 à 130 μmol/l).
Computed tomography dose index. Défini comme étant
CTDI l’Indice de dose scanographique (IDS) pondéré dans l’axe
X.
Indice de dose scanographique (IDS) pondéré en
fonction des axes X et Y. Cet indice est fourni par
CTDIw l’appareil de tomodensitométrie et permet d’apprécier
de façon approximative la dose transmise au patient lors
d’une rotation du tube.
Indice de dose scanographique (IDS) pondéré en
fonction des axes X, Y et Z. Cet indice est fourni par
l’appareil de tomodensitométrie et permet d’apprécier
CTDIVol (CTDIw/PA)
de façon approximative la dose transmise au patient lors
d’une rotation du tube et tient, en plus, compte de l’axe Z
(PA).
Dispositifs servant à mesurer l'intensité résiduelle
Détecteurs
(coefficient d’atténuation) du faisceau.
DFG Débit de filtration glomérulaire
Varie considérablement selon les caractéristiques de
chaque appareil (ex. : champ étudié, distance foyer-peau,
Dose en tomodensitométrie collimation, filtration) et selon la modification de certains
paramètres (ex. : temps de balayage, mA, kVp, acquisition
sur rotation de 180 à 360).
TOMODENSITOMÉTRIE 25
GLOSSAIRE
PA Pitch d’acquisition.
Rapport de la translation de la table par l’épaisseur de
Pitch ou pas
coupe, durant une rotation du tube.
Élément pictural. Petit carré de quelques dixièmes de
millimètre qui contient une information de densité sur
un point de la coupe. Cette densité est traduite en
Pixel niveaux de gris qui permettent de distinguer les
différents organes en formant une image comparable à
celle d'une photo imprimée. Varie en fonction de la taille
du champ d’examen et celle de la matrice.
Utilisé en tomodensitométrie, comme accessoire
protecteur de la thyroïde, des yeux et des glandes
Protecteur au bismuth mammaires, principalement. Le bismuth est transparent
aux neutrons et opaque aux rayons X d’où son utilisation
dans certains filtres.
Reliée directement et proportionnellement à l’épaisseur
Résolution de contraste de la coupe, à la durée de l’exposition et à l’intensité du
faisceau.
Dimension du détail visible à fort contraste. Capacité de
détecter des éléments de petites dimensions.
Déterminée surtout par la taille du pixel, l’épaisseur de la
Résolution spatiale coupe, de la dimension et du contraste de l’objet, du
contraste de l’image et par la configuration géométrique
du système (foyer-détecteur, axe de rotation). Unité de
mesure : paire de lignes par centimètre (pl/cm).
Tomodensitométrie Angioscanner. Séquence supplémentaire, visant à
dynamique caractériser une lésion par l’étude de son rehaussement
après injection d’une substance de contraste. Cette
séquence est possible si l’emplacement de la lésion est
connu.
Image de localisation scout-view, topogramme, image pilote. Image numérisée
obtenue par déplacement du patient devant les
détecteurs en position fixe. Il sert à placer les coupes en
fonction de l’organe ou de la pathologie à explorer.
Voxel Volume d’un élément de volume. Déterminé par
l’élément pictural (pixel) et l’épaisseur de coupe.
26 TOMODENSITOMÉTRIE
SOURCES
SOURCES
GOUVERNEMENT DU CANADA. Code de sécurité 35 : Procédures de sécurité pour
l'installation, l'utilisation et le contrôle des appareils à rayons X dans les grands
établissements radiologiques médicaux. [En ligne], 2022.
[Link]
travail/rapports-publications/radiation/code-securite-35-procedures-securite-
[Link]
ORDRE DES TECHNOLOGUES EN IMAGERIE MÉDICALE, EN RADIO-ONCOLOGIE ET
EN ÉLECTROPHYSIOLOGIE MÉDICALE DU QUÉBEC. Avis de radioprotection en
tomodensitométrie. [En ligne], 2022.
LÉGIS QUÉBEC. Loi sur les technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie
et en électrophysiologie médicale. [En ligne], 2022.
[Link]
LÉGIS QUÉBEC. Code de déontologie des technologues en imagerie médicale, en
radio-oncologie et en électrophysiologie médicale.
[Link]
L’ASSOCIATION CANADIENNE DES RADIOLOGISTES. Lignes directrices pour la
prévention de la néphropathie provoquée par un produit de contraste.
ACR MANUAL ON CONTRAST MEDIA. Consulté en 2023.
[Link]
Code des professions, (L.R.Q., chapitre C-26) à jour au 15 octobre 2022.
Règlements d'application de la Loi sur la protection de la santé publique, (L.R.Q., c.
L-0.2, a. 69). À jour au 1er août 2022.
TOMODENSITOMÉTRIE 27
CONSULTATION
Marie-Eve Côté, t.i.m,
Vanessa Guillaume, t.i.m
Gabriel Seyer, t.i.m
ADOPTION DU DOCUMENT
Les membres du comité d’inspection
professionnelle (mars 2023) Les membres du
conseil d’administration de l’Ordre (mars 2023)
REMERCIEMENTS
Nous désirons remercier toutes les personnes qui
ont contribué de près ou de loin à la réalisation du
document, dans le cadre de la refonte des normes
de pratique.