RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
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1 Pqix-travail-patrie Peace – Work - Fatherland
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UNIVERSITÉ DE DSCHANG UNIVERSITY OF DSCHANG
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FACULTY OF SCIENCE
FACULTÉ DES SCIENCES
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Département de Biochimie Department of Biochemistry
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PROJET DE RECHERCHE
THEME: EVALUATION DE L’ACTIVITE ANTIBACTERIENNE DES
EXTRAITS D’UNE PLANTE MEDECINALE CAMEROUNAISE
UTILISEE TRADITIONNELLEMENT POUR TRAITER LES
INFECTIONS RESPIRATOIRES
REDIGER PAR: DONGPE ZANBOU Vanel
MATRICULE: CM-UDS-20SCI0890
OPTION: PHARMACOLOGIE
NIVEAU: M2
SUPERVISEUR: Pr TAMOKOU Jean-De-Dieu
ANNEE ACADEMIQUE :
2024-2025
1
Table des matières
I. MATERIELS ET METHODES ………………………………………..…………….......3
1. MATERIELS…………………………………………………..…………………..4
2. METHODES .……………………………………………...………………………4
II. INTERET PRATIQUES ET THEORIQUES…………………………………….……..6
III. RESULTATS ESCOMPTES…………………………………………………….………7
REFERENCES …………………………………………………………………….…………8
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LISTE DES ABBREVIATIONS
CMI : concentration minimale inhibitrice
CMB : concentration minimale bactéricide
DMSO : dimethylsulfoxide
CLSI : clinical laboratory standards institute.
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INTRODUCTION
Depuis l’antiquité, l’homme a pu compter sur la nature pour subvenir à ses besoins
basiques : la nourriture, le logement, l’habillement, ainsi que ses besoins médicaux.
Aujourd’hui, l’utilisation des plantes médicinales dans le traitement des pathologies
est devenue l’un des principaux moyens d’accès aux soins (Nasri, 2016). Parmi ces
pathologies nous avons les infections qui sont des maladies causées par une invasion du tissu
par des microorganismes. Elles sont dites respiratoires lorsque ces microorganismes attaquent
le système respiratoire, y compris le nez, la gorge, les bronches et les poumons. Ces infections
peuvent se manifester de différentes manières, depuis le rhume jusqu’à des maladies plus
graves tel que la pneumonie. Les symptômes peuvent varier mais comprennent généralement
une congestion nasale, de la toux, des maux de gorge, des difficultés respiratoires et la fièvre.
La thérapeutique des infections respiratoires se base principalement sur l’usage des
antibiotiques. La prescription a grande échelle et parfois inappropriée de ces microorganismes
peut entrainer la sélection des souches multi-résistantes d’où l’importance d’orienter les
recherches vers la découverte de nouvelles voies qui constituent une source d’inspiration de
nouveaux médicaments à base des plantes (Billing et Sherman,1998).
Les plantes médicinales offrent un réservoir prometteur de composées bioactifs avec
des propriétés antibactériennes. Dans ce contexte, nous avons évalué l’activité antibactérienne
de l’extrait d’une plante médicinale camerounaise utilisée traditionnellement pour traiter les
infections respiratoires.
Plus spécifiquement il nous conviendra :
D’évaluer in vitro et in vivo sur les rats wistar albinos l’activité antibactérienne
des extraits d’une plante camerounaise utilisée traditionnellement pour traiter
les infections respiratoires dues à pseudomonas aeruginosa à travers la
détermination des CMB et CMI
De rechercher le mode d’action de l’extrait le plus actif sur pseudomonas
aeruginosa.
I. MATERIELS ET METHODES
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1. MATERIELS
a) Matériel végétale
Le matériel végétal sera constitué d’un ensemble de plantes récoltées dans un village
de l’ouest Cameroun et identifiées à l’herbier national de Yaoundé.
b) Les microorganismes
Les microorganismes utilises dans le cadre de notre travail seront les pseudomonas
plus précisément pseudomonas aeruginosa.
c) Modèles animaux
Nous aurons besoin des rats wistar albinos de 6 à 8 semaines en bonne santé,
maintenus et alimentés en suivant les normes expérimentales.
d) Plantes à activité antibactérienne contre les infections respiratoires
Plusieurs plantes camerounaises sont traditionnellement utilisées pour traiter les infections
respiratoires. Nous avons pu répertoriés quelques-unes :
Cymbopogon citratus de la famille des poaceae lutte contre les troubles respiratoires.
Newbouldia laevis de la famille bignoniacée dont l’écorce lutte contre la toux
compliquée
Nephrolepsis bisserata famille des davalliaceae dont les feuilles sont efficaces contre
la toux.
Greenwayodendron salveolens contre la pneumonie.
2. METHODES
a) Extraction des métabolites secondaires
Les feuilles et les fleurs des plantes (100g de matériel sec) utilisées ont été macérées a
froid avec du méthanol a 80% dans un erlenmeyer. Le mélange a été mis sous agitation
continue pendant 24h. Après les 24 heures de macération, on va procéder à une filtration en
utilisant du coton. Les filtrats obtenus vont être concentrés dansa un évaporateur rotatif afin
d’obtenir un extrait sec.
b) Préparation des milieux de culture
Le milieu de culture approprie à cette étude est le milieu : Muller-Hinton. Dans un
bain marie, il faut faire bouillir la gélose jusqu’à dissolution totale. Puis une stérilisation a
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l’autoclave est nécessaire avant utilisation. Enfin couler le milieu dans des boites de pétri et
laisser refroidir.
c) Préparation des suspensions bactériennes
La méthode de préparation de l’inoculation est celle préconisée par la CLSI qui
consiste à préparer, à partir d’une culture de 18 à 24h de la bactérie étudiée sur un milieu
gélose, une suspension en solution saline (0,9%NACL) équivalente au standard Mc Farland
0,5 (10^6 CFU/ml). Cette suspension peut être obtenue par la mesure de la densité optique
allant de 0,08 à 0,1 lue à 625nm.
d) Ensemencement
Couler les milieux de culture, gélose de Muller-Hinton pour toutes les souches
bactériennes choisies dans une boite de pétri a une épaisseur de 4mm a proximité du
bec benzène et laisser le milieu se solidifier.
Les boites séchées sont ensemencées à partir des suspensions bactériennes a l’aide des
écouvillons stériles.
L’écouvillon est imbibé de la suspension bactérienne, essoré contre la paroi interne du
tube à essai.
L’ensemencement se fait par des stries serrées de haut en bas.
L’opération est répétée deux à trois fois, en tournant la boite de 60 degrés à chaque
fois.
L’écouvillon doit être passée sur la périphérie de gélose.
e) Préparation des solutions mères d’extraits et d’antibactérien de
référence
Des solutions mères d’extraits ont été préparées a 100mg/ml en dissolvant 100mg
d’extraits dans 1ml de DMSO à 10%. La ciprofloxacine utilise comme témoin a été préparée
dans les mêmes conditions a 1mg/ml d’eau distillée acidifiée.
f) Evaluation de l’activité antibactérienne
Détermination des concentrations minimales inhibitrices
La CMI est définie comme étant la plus faible concentration en extrait pour laquelle,
aucune croissance visible à l’œil nu n’est observée (Skandamis et Nycha, 2001). Elle a été
déterminée en utilisant la méthode de micro dilution en bouillon, telle que décrite par le CLSI
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en 2012 (protocole M09 A7) couplée à un dosage à base de resazurine. Pour cela, 6 dilutions
en série des extraits et du contrôle positif (ciprofloxacine) ont été réalisées pour obtenir
différentes concentrations allant respectivement de 2000 à 31,25 µg/ml et de 0,5 a 0,0071
µg/ml. Le volume final dans chaque puits est de 200 µl et la concentration finale de DMSO
est inferieure a 1% sans effet sur la croissance bactérienne. Le test est réalisé dans un bouillon
de Muller-Hinton. La concentration finale de la suspension bactérienne est de 5×10^5
UFC/ml. Le contrôle négatif est réalisé avec du milieu de culture seul. Les plaques sont
recouvertes et incubée a 37®C pendant 24heures. A la fin de la période d’incubation, 20 µl de
resazurine fraichement préparée (0,15mg/ml) seront introduits dans chaque puits, suivis d’une
incubation dans l’obscurité pendant 30 min. A la fin de ce temps d’incubation, la CMI est
définie comme la plus petite concentration d’extrait brut de plante à laquelle il n’y avait pas
de changement de coloration du bleu au rose, correspondant à l’absence bactérienne.
Détermination des concentrations minimales bactéricides
Pour ce qui sera des CMB, un volume de 150µL de bouillon sera introduit dans de
nouvelles plaques, ensuite le volume sera complété à 200 µL par ajout d’un volume de 50µL
du contenu des puits de concentration supérieur ou égale à la CMI. Les plus petites
concentrations où il n’y aura pas eu croissance après 48h d’incubation à 37°C suivie de la
révélation de la croissance par l’INT seront notées comme CMB. Un extrait de plante sera
considéré comme bactériostatique si CMB/CMI ≤ 4 et de Bactéricide si CMB/CMI > 4
(Gatsing et Adoga, 2007).
II. INTERET PRATIQUES ET THEORIQUES
L’évaluation de l’activité antibactérienne d’une plante camerounaise traditionnellement
utilisée pour traiter les infections respiratoires présentent plusieurs intérêts à la fois pratiques
et théoriques.
Du point de vue théoriques :
De comprendre les mécanismes de résistance de pseudomonas aeruginosa vis-à-vis
des traitements de références.
De connaitre les propriétés pharmacologiques et mécanismes d’action des composée
de la plante.
Evaluer l’efficacité des traitements alternatifs pour les infections respiratoires
résistantes aux antibiotiques.
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Du point de vue pratique :
Proposer un traitement antipseudomonas fait à base de notre plante pour les infections
respiratoires et autres infections dues à pseudomonas.
Avoir une application sur le développement de nouveaux antimicrobiens.
Déterminer le mode d’action de l’extrait brut vis-à-vis de pseudomonas.
Amélioration de la prise en charge des patients atteints de mucoviscidose ou
bronchectasie.
Valorisation des plantes médicinales et les produits naturels pour la santé humaine.
Reduction de l’utilisation des antibiotiques et prévention de la résistance bactérienne.
III. RESULTATS ESCOMPTES
Les résultats attendus de l’évaluation de l’activité antibactérienne d’un extrait de plante
camerounaise traditionnellement utilisée pour traiter les infections respiratoires sont les
suivants :
In vitro
L’extrait doit de plante doit inhiber la croissance de pseudomonas aeruginosa
dans les conditions expérimentales.
Les résultats in vitro peuvent aider à élucider le mécanisme d’action par lequel
l’extrait de plante exerce son activité antipseudomonas.
L’extrait de plante doit inhiber la formation du biofilm de pseudomonas
aeruginosa ou réduit la biomasse de biofilm existante.
In vivo
Diminution significative de la charge bactérienne dans les poumons et les
ganglions lymphatiques des rats traités avec l’extrait de plante par rapport au
groupe témoin non traité.
Augmentation de la survie des rats traités avec l’extrait de plantes par rapport
au groupe témoin non traité.
Reduction des lésions tissulaires dans les poumons des animaux traités avec
l’extrait par rapport au groupe témoin non traité.
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REFERENCES
Kamal ELHARAS, Abdelmoula DAAGARE, Abdelhalem MESFIQUI et Mohammed
OUHSSINE. Activité antibactérienne de l’huile essentielle des inflorescences de
Laurus nobilis Lavandula et angustifolia. Afrique science 09(2) (2013) 134-141
Infections respiratoires : causes, symptômes et prévention. Clinica Elgeadi
Activité antibactérienne. SlideShare
Mahamane Abdoulahi et al, activité antibactérienne de huit plantes médicinales de la
pharmacopée traditionnelle du Niger. Journal of the Tropical Médecine
2023 ;2023 :6120255
Emmanuel MPONDO et al, contribution des populations des villages du centre
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