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Ged Mem

Le diabète est un groupe de maladies métaboliques caractérisées par une hyperglycémie chronique, touchant 463 millions de personnes dans le monde, avec une prévision de 700 millions d'ici 2045. Les types principaux incluent le diabète de type 1, causé par la destruction auto-immune des cellules bêta du pancréas, et le diabète de type 2, résultant d'une résistance à l'insuline et d'une déficience en insuline. Les complications peuvent être aiguës, comme la céto-acidose diabétique, ou chroniques, et nécessitent une surveillance glycémique régulière pour prévenir des conséquences graves.

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Le diabète est un groupe de maladies métaboliques caractérisées par une hyperglycémie chronique, touchant 463 millions de personnes dans le monde, avec une prévision de 700 millions d'ici 2045. Les types principaux incluent le diabète de type 1, causé par la destruction auto-immune des cellules bêta du pancréas, et le diabète de type 2, résultant d'une résistance à l'insuline et d'une déficience en insuline. Les complications peuvent être aiguës, comme la céto-acidose diabétique, ou chroniques, et nécessitent une surveillance glycémique régulière pour prévenir des conséquences graves.

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I.

GENERALITES :
1. Définition du diabète :
Le diabète est un groupe hétérogène de maladies métaboliques caractérisées par une
hyperglycémie chronique résultant d’un défaut de sécrétion et /ou d’action de l’insuline
1.2 Epidémiologie :
Le diabète est un défi majeur de santé publique du 21ème siècle, c’est une affection chronique
non transmissible très fréquente dans le monde .
Prévalence :
Selon la fédération internationale de diabète (FID), 463 millions de personnes dans le monde
sont atteintes de diabète soit un adulte sur onze. A l'horizon 2045, cette pathologie va
concerner environ 700 millions.
L’Afrique quant à elle comptait 19 millions de diabétiques en 2019 et Soit une progression de
143% par rapport à 2013.
Mortalité
Le nombre de personnes âgées entre 20 et 79 ans qui mourront du diabète en 2019 est estimé
à 4,2 millions (3,2 - 5 millions), ce qui équivaut à un décès toutes les huit secondes. Le
diabète représente 11,3% de la mortalité mondiale toutes causes confondues pour ce groupe
d’âge
Facteurs de risque :
L'apparition d'un diabète est déterminée par une susceptibilité génétique et par des facteurs
environnementaux.
Le diabète de type 1 est causé par la destruction des cellules bêta de Langerhans du pancréas,
d’où l’incapacité de la personne atteinte à sécréter de l’insuline.
Le diagnostic est souvent brutal et les injections d’insuline sont vitales chez ces personnes.
Il est le résultat d’un processus auto-immun chez les individus génétiquement prédisposés. Le
caractère familial du diabète de type 2 est bien établi ; bien que l'influence génétique soit plus
forte que dans le type 1. Les facteurs extérieurs sont surtout liés au mode de vie :
alimentation, sédentarité, tabagisme, alcool et manque d'activité physique. Les autres facteurs
de risque de complications sont l’hypertension et l’hyperlipidémie.
Situation : le pancréas (pan = tout, kréas = chair) est une glande endocrine et exocrine située
dans l’espace retro péritonéale à la hauteur de la deuxième vertèbre lombaire.
Haut

Droite Gauche

Bas

* La tête du pancréas est la partie la plus large et renflée de l’organe.

Elle est aplatie d’avant en arrière, allongée de haut en bas. Ses dimensions sont d’environ
4 cm de largeur, 6 à 7 cm de hauteur, 2 à 3 cm d’épaisseur.

* Le corps du pancréas est la partie la plus étroite de l’organe et est allongé de droite à
gauche et de bas en haut. En moyenne ses dimensions sont 8 à 10 cm de largeur, 4 cm de
hauteur, 2 cm d’épaisseur.

*La queue du pancréas est la partie terminale de l’organe, elle est mince et se différencie du
corps parce qu’elle est recouverte aussi bien en arrière qu’en avant par le péritoine.
- Dimensions : le pancréas mesure environ 15 cm de long, 6 à 7 cm de hauteur et 2 à 3 cm
d’épaisseur.
Son poids est d’environ 70 à 80 grammes. Le pancréas est relié au duodénum par deux
conduits excréteurs : le canal de Wirsung et le canal de Santorin.
1.3 Physiopathologie : Le diabète de type 2 (DT2) touche 90-95% des patients souffrant d’un
diabète et est fréquemment associé à la surcharge pondérale, l’obésité, l’hypertension
Artérielle ainsi qu’aux dyslipidémies. Cette pathologie comporte une importante
prédisposition génétique.
Le diabète de type 2 est une maladie métabolique caractérisée par une hyperglycémie
chronique dont les éléments physiopathologiques ont une résistance accrue des tissus
périphériques (foie,Muscles) à l’action de l’insuline, une insuffisance de sécrétion d’insuline
par les cellules β du pancréas, une sécrétion de glucagon inappropriée, ainsi qu’une
diminution de l’effet des incrétines, hormones intestinales stimulant la sécrétion postprandiale
de l’insuline.
1.4 Critères diagnostiques du diabète :
La Fédération Internationale du Diabète (IDF) a proposé quatre (4) critères pour diagnostiquer
le diabète. Ces critères sont reconnus par l’OMS. Il s’agit de :
- Une glycémie à jeun (8 à 12h) ≥ 1,26 g/l (≥7,00mmol/l), ou
- Une Glycémie aléatoire ≥ 2,00g/dl (11,1 mmol/l) ou
- Une Glycémie à deux heures après ingestion de glucose orale de 75 g
[Test oral de tolérance au glucose (TOTG)] ≥ 2,00 g/l (11,1mmol/l), ou
Un HbA1c ≥ 6,5% (48mmol/mol)
1.5 Classification du Diabète :
Selon l’ADA (2018), le diabète peut être classé dans les catégories générales suivantes :
 Le diabète de type 1 (DT1) :
Il est dû à une destruction auto-immune des cellules B du pancréas qui produisent l’insuline.
Ce type de diabète représente environ 3 à 5 % de l’ensemble des cas.
Il se développe le plus souvent chez les enfants et les jeunes adultes, mais peut aussi se
déclarer à n’importe quel âge. Les personnes touchées par le diabète de type 1 sont tributaires
des injections d’insuline pour survivre.
Chaque année, des dizaines de milliers d’enfants et de jeunes adultes meurent parce qu’ils
n’ont pas accès à l’insuline qui leur permettrait de vivre aussi longtemps avec cette maladie.
Jusqu’à présent, il n’existe aucun traitement préventif ou curatif dont l’efficacité s’avérerait
pour ce type de diabète.
Pour le diabète de type 1, nous pouvons distinguer deux sous-types de diabète de type 1 :
- Le diabète de type 1 auto-immun ou DT1a : le plus fréquent (il représente plus de 90 % des
cas en Europe), incluant le type 1 lent ou LADA ;
- Le diabète de type 1 idiopathique ou DT1b : caractérisé par l’absence d’autoanticorps.
Il s’agit d’un cadre nosologique mal défini, incluant les diabètes cétosiques du sujet noir
originaire d’Afrique subsaharienne et des diabètes suraigus des japonais.
 Diabète de type 2 (DT2) :
Il résulte d’une combinaison entre une résistance à l’insuline et une déficience en insuline. Ce
type de diabète représente 95% ou plus de l’ensemble des cas de diabète recensés de par le
monde.
En règle générale, il concerne des individus d’âge moyen et plus avancé, mais touche
également de plus en plus les enfants, les adolescents et les jeunes adultes en surpoids.
Le diabète de type 2 touche plus spécifiquement les gens dans les années les plus productives
du cycle de vie.
Les personnes concernées se soignent au moyen de comprimés, même si des injections
d’insuline peuvent parfois s’avérer nécessaires.
Le diabète de type 2 est l’une des principales causes de maladies cardiaques et d’autres
complications.
 Diabète sucré gestationnel :
C’est un trouble de la tolérance glucidique, de sévérité variable, débutant ou diagnostiqué
pour la première fois pendant la grossesse quels que soient le traitement et l’évolution dans le
postpartum.
Il concerne au moins une grossesse sur 25 dans le monde.
Faute de diagnostic ou de traitement adéquat, ce diabète peut avoir des conséquences diverses
: macrosomie, anomalies fœtales, taux plus élevés de mortalité maternelle et infantile.
Les femmes atteintes de DG et les enfants nés d’une grossesse marquée par le DG sont plus
exposés au risque que les autres personnes pour développer le diabète de type 2 au cours de
leur vie.
 Autres types de diabètes spécifiques :
- Diabètes mono géniques et bien d’autres, cependant nous nous baserons beaucoup plus sur
ceux cités.
3.2.6 Complications du diabète sucré :
Complications aiguës :
Céto-acidose diabétique : elle se caractérise par une hyperglycémie, une cétose et une acidose.
Son pronostic peut être sévère avec un taux de mortalité estimé à 5%.
La physiopathologie est liée à une combinaison de deux anomalies : une insulinopénie
relative ou absolue et l’élévation des hormones de contrerégulation glycémique.
Elle survient surtout au cours d'un traitement inadapté, coïncidant avec une autre maladie
intercurrente qui élève significativement les besoins insuliniques, tels que :
L’infection, la chirurgie, l’infarctus du myocarde, le stress et la grossesse.
 Cliniquement :
• En premier temps : phase de cétose (pré-coma) entraînant une lipolyse
- Signes d’hyperglycémie : polyurie, polydipsie, asthénie, amaigrissement,
- Perte d’électrolytes (K+, Na+, Cl-) : notamment la kaliémie (perte de 3 à 12mmol/kg)
- Tableau de « gastroentérite » : nausées, vomissements, douleurs abdominales, odeur
acétonique de l’haleine, anorexie, crampes, cétonurie croissante.
• Dans un second temps : phase d’acidose, voire coma (protéolyse) dû à l’absence de
traitement rapidement instauré
- Dyspnée de KUSSMALL
- Déshydratation importante extra et intra cellulaire
- Troubles de la conscience (obnubilation)
- Coma profond hypotonique et calme dans 10% sans signes neurologiques de focalisation
Hypoglycémie :
Ensemble des manifestations cliniques liées à un abaissement de la glycémie en deçà de la
limite inférieure de la normale (<2,77mmol/l ou 0,50 g/l) survenant particulièrement chez les
diabétiques sous insuline ou sulfamides hypoglycémiants.
C’est l’accident le plus classique et le plus grave car pouvant laisser des séquelles
irréversibles ou évoluer vers la mort.

Médicaments :
 Les antidiabétiques oraux (ADO) et injectables (non insuliniques) :
- Les biguanides,
- Les insulinosécrétagogues (Sulfamides et glinides),
- Les inhibiteurs d’alpha glucosidases exemple : acarbose (GLUCOR), miglitol (Diatabol),
- Les glitazones (roziglitazone et pioglitazone),
- Les inhibiteurs de la DPP-4 (sitagliptine, vildagliptine, saxagliptine),
- Les agonistes du GLP-1 : exénatide (Byeta), liraglutide (victoza),
Pramlintide, - Les inhibiteurs de SGTL2 : dapagliflozine
(forxiga).
 Les insulines :
- Les insulines rapides : Actrapid humaine (HM), ordinaire
(endopancrine), Umuline rapide,
- Les insulines semi-retard (exemple : insulatard (NPH)),
- Les insulines retard (exemple : Novo lente zinc, Umuline zinc composée, IPZ),
- Les analogues d’insulines : rapide (Asparte : novorapid, lispro :
humalog, glilisine : apidra), intermédiaires (novomix) et retards
(Glargine : lantus, Détenir : levemir).
 La surveillance glycémique :
L’équilibre glycémique étant un préalable à la prévention des complications tant aiguës que
chroniques une surveillance des chiffres glycémiques, est recommandée chez tous
diabétiques. Une auto surveillance de la glycémie par le patient permet de mieux contrôler la
glycémie et d'améliorer la qualité de vie de ce dernier. Elle devra se faire avant les repas et
cela grâce à un appareil à glycémie.
La surveillance de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) doit être faite chaque trimestre dans un
laboratoire qualifié et donnera une indication sur l'équilibre des trois mois précédents.

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