GENDARMERIE NATIONALE ENQUETE PRELIMINAIRE Cadre réservé au destinataire
DEUXIEME REGION
LEGION DE L’OUEST
BUREAU ENQUETES PROCES-VERBAL
D’AUDITION DU
PLAIGNANT
Procès-verbal N°…37./.2017…….. pièce N° 2…/ feuillet N°1/3
DU 20 Mars 2017
Nous soussignés TCHOBWE, Adjudant-chef-major, chef secrétaire du Colonel,
Commandant la Légion de Gendarmerie de l’Ouest…………………………………….
Et
YANOU Magelan, Adjudant, en service à la même Formation;…………………………..
Tous officiers de Police Judiciaire, Auxiliaires de Monsieur le Commissaire du
Gouvernement……………………………………………………………………………………..
Assisté de………………………/……………………………………………………….
-Vu les articles 79, 82 à 92 et 116 et 117 du code de procédure pénale.
-Vu les articles 71 à 75 du décret 60/280 du 31/12/1960 sur le service de la
Gendarmerie Nationale………………………………………………………………………………
- Vu la loi Nº 2017//012 du 12 Juillet 20&ç, portant code de justice
militaire…………………………………………….
………………………………….
-Vu l’enquête ouverte contre le Gendarme BUMLAH Sylvester, pour abandon de poste
et complicité d’évasion, ………………………………………………………………..
Rapportons les opérations suivantes :………………………………………………………..
Le vingt Mars deux mille dix sept à seize heures dix minutes ;……………………………..
Nous trouvant au bureau du poste de Gendarmerie de Bangoua,……………………………
Entendons :……………………………………………………………………
Nom : TCHIAZE
Prénom. Gilles Thierry
Agé de 38 ans.
Né le : 16 Mai 1979 à…Yaoundé.
De : TCHIAZE Hubert.
Et de : MELI Jacqueline
Profession : Gendarme.
Domicilié à …Bangoua
Nationalité : Camerounaise.
Coutume : …Bamiléké
Religion: …Chrétienne.
Situation matrimoniale : Marié 05 enfants
Décoration : Médaille des Nations unies.
Carte nationale d’identité N°:…./ délivrée le …./
Numéros de Téléphone : 674364604
Qui déclare :……………………………………………………………………
La personne entendue L’interprète L’assistant L’OPJ
SUR LES FAITS :
Je suis le chef de Poste de Gendarmerie de Bangoua. Dans la journée du Mardi 14
Mars 2017, aux environs de 14 heures, sieurs TCHOUPET André et le nommé « LA VIE
STARS » ont conduit dans notre unité les nommés DJOMO WANKAM Borel et TCHINANG
WANKAM Cédric, deux frères respectivement âgés de quatorze et douze ans, suspectés de
tentative de vol au domicile de sieur TCHOUPET André.
Après la fouille des deux individus, nous retrouvons dans la poche de l’ainé, le
nommé DJOMO WANKAM, un faux billet de dix mille francs CFA. Immédiatement, nous
avons ouvert une enquête et ensuite placé ces deux suspects en garde à vue dans la salle de
sureté de notre unité…………………………………………………………………………..
Dans la nuit du samedi 18 Mars 2017, à 23 heures 32 minutes, j’ai reçu l’appel
téléphonique du Gendarme BUMLAH Sylvester de permanence au bureau, m’informant
qu’il ya eu une évasion dans nos cellules. Immédiatement je me suis rendu au bureau. Le
premier constat fait, la porte centrale de l’unité et celle de la chambre de sureté ne sont pas
défoncées. Alors que je suis parti de l’unité à 18 heures 30 minutes, laissant les deux gardés
à vue, menottés par mes propres soins dans la chambre de sureté, parce réentendus dans la
journée. Ils m’ont donné plusieurs versions des faits contradictoires concernant leur raison
d’être à Bangoua. Ensuite, voulant me rendre dans mon bureau, je constate que la porte de
mon bureau a été défoncée. A l’intérieur, je retrouve les deux paires des menottes avec
lesquelles j’avais menotté les deux gardés à vue, une machette ainsi que la clé des menottes
initialement laissée dans mon tiroir, posées sur une chaise. Je constate aussi que tous les
tiroirs de mon bureau sont ouverts. L’enveloppe contenant la somme de trois cent mille
francs CFA destinée à préparer l’accouchement de mon épouse déjà à terme et une somme
de quatorze mille francs CFA qui se trouvait dans un autre tiroir sont emportées………..
Le Gendarme BUMLAH désigné de service ce jour savait que j’avais de l’argent dans
mon bureau, puisque quelques jours avant, j’avais retiré une somme de cinquante mille
francs CFA dans cette enveloppe en sa présence, pour l’envoyer effectuer un mandat à mon
épouse à Yaoundé………………………………………………………………………………………
Dès mon arrivée au Poste, j’ai constaté que le Gendarme BUMLAH qui a ouvert la porte
du Poste, pour me permettre d’entrer était dans un état d’ébriété avancé et j’ai retrouvé une
bouteille de bière « CASTEL » remplie au ¾ sur la table du secrétariat. Interrogé sur ce qui
s’est passé, tout ce qu’il m’a dit c’est qu’il dormait et ne sait pas ce qui s’est passé. J’ai
alors informé téléphoniquement mon Commandant de Compagnie et monsieur le Procureur
de la République, près les tribunaux d’instance de Bangangté. C’est tout ce que j’ai à
déclarer. …………………………………………………………………………………………
QUESTION : En dehors de l’argent qu’on a volé dans votre bureau après cette évasion, aviez-vous
constaté une autre perte y compris celle d’une arme ?....................................................................
REPONSE : Aucune arme n’a été emportée. Mais, mes deux téléphones portables dont l’un avait un
problème d’affichage et l’autre une coque cassée, que j’avais laissés sur mon bureau ont été
emportés. D’autres effets tels que le petit écran de bureau et le décodeur qui se trouvaient dans mon
bureau n’ont pas été emportés par les malfrats. ……………………………………………………
QUESTION : Combien d’éléments avez-vous dans votre unité et qui était désigné de garde le jour
où il y a eu évasion ?.........................................................................................................................
REPONSE : J’ai à ma disposition deux éléments à savoir : le MDL KAOU HALIDOU et le
Gendarme BUMLAH Sylvester. Le jour où il ya eu évasion dans notre unité, j’avais désigné le
Gendarme BUMLAH Sylvester de garde. ………………………………………………………….
QUESTION : Après avoir observé votre unité, aviez-vous constaté des traces d’effraction pouvant
avoir permis à un gardé à vue de sortir du bâtiment qui abrite votre unité ? …………………….
REPONSE : Non, toutes les fenêtres du bâtiment ont des antivols et aucune trace d’effraction
pouvant permettre à un gardé à vue de sortir du bâtiment n’a été observée. Je précise que ces deux
gardés à vue étaient menottés avant d’être placés dans la chambre de sureté de notre unité, par mes
propres soins ce jour. La chambre de sureté était fermée de l’extérieur avec un cadenas que je ne
La personne entendue L’interprète L’assistant L’OPJ
retrouve plus. Les trois clés dudit cadenas se trouvaient dans le trousseau de clés que j’avais laissé à
la disposition du Gendarme BUMLAH désigné de garde ce jour………………………………….
QUESTION : Avez-vous autre chose à dire ? ………………………………………………….
REPONSE : Non ………………………………………………………………………………..
Lecture faite de mes renseignements d’identité et de ma déclaration ci-dessus, j’y persiste et
n’ai rien à y ajouter, à y changer ni à y retrancher, je signe avec vous les mêmes, jour, mois et an
que ci-dessus à 16 heures 38 minutes.
La personne entendue L’interprète L’assistant L’OPJ