Progamme EEA
Progamme EEA
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
PROGRAMME DU 3e CYCLE
(7e à 9e AF)
ÉDUCATION
ESTHÉTIQUE ET
ARTISTIQUE (EEA)
Tous Droits Réservés - 2024-2025 Direction Enseignement Fondamental (DEF)
PROGRAMMES DU TROISIEME CYCLE DE
L’ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
Version définitive
Mai 2024
1
PRÉAMBULE | Mots du Ministre
C’est avec une profonde conviction que je vous adresse ces mots à l’occasion de la finalisation des nouveaux programmes du
troisième cycle de l’école fondamentale. Ces référentiels ont été élaborés dans le cadre du projet NECTAR, avec l’appui de l’Agence
Française de Développement (AFD), du Consortium et de l’ensemble de nos partenaires institutionnels et techniques, sous la
coordination de la Coordination Générale du Pôle Enseignement et Qualité.
Ces programmes marquent une étape décisive dans l’effort collectif de réforme de notre système éducatif. Fruit d’une démarche
rigoureuse, participative et contextualisée, leur élaboration a été guidée par une volonté commune : répondre aux besoins con crets
des apprenants, soutenir les enseignants et offrir des outils pertinents à l’ensemble de la communauté éducative.
Conscient de l’urgence d’améliorer la qualité des apprentissages, j’ai pris la décision d’introduire des évaluations obligato ires dans
les quatre disciplines principales concernées par ces nouveaux référentiels. Cette mesure vise à consolider les fondations d’un
enseignement plus cohérent, plus équitable, et résolument orienté vers le développement de compétences essentielles. Elle
permettra également un suivi rigoureux de la mise en œuvre, au service de l’efficience pédagogique.
J’ai veillé à ce que l’introduction de ces programmes se fasse de manière graduelle et progressive, en tenant compte des réal ités du
terrain. Cette approche vise à en faciliter l’appropriation par les enseignants et à en maximiser l’impact auprès des élèves.Ces
programmes visent à rendre les apprentissages plus accessibles, pertinents et inclusifs, tout en favorisant l’autonomie intellectuelle
des élèves, leur esprit critique, et leur capacité à s’engager en tant que citoyens actifs.
Je tiens à saluer ici le travail remarquable de toutes celles et ceux qui ont contribué à cette avancée majeure : les experts haïtiens et
étrangers, la Coordination Générale du Pôle Enseignement et Qualité, les directions techniques du Ministère, les enseignants, ainsi
que les institutions partenaires engagées à nos côtés. Leur contribution a été précieuse et déterminante.
Je vous invite, chers enseignants, parents, directeurs et responsables éducatifs, à accueillir ces nouveaux référentiels comme des
leviers puissants pour bâtir une école plus vivante, plus juste, et plus fidèle aux aspirations profondes de notre jeunesse et de notre
nation.Je le redis:la question la plus importante n’est pas de savoir quelle Haïti nous allons laisser aux prochaines générat ions, mais
quelles générations allons-nous laisser à Haïti ?
2
SOMMAIRE
Partie commune 4
L’enseignement fondamental 5
3
Partie commune
Pourquoi ces programmes ?
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a entrepris depuis plusieurs années une
vaste rénovation du système éducatif afin d’assurer la pleine réussite de tous les jeunes Haïtiens et de toutes les jeunes
Haïtiennes, de répondre aux défis du XXI e siècle et de contribuer au progrès de notre pays. Dans le prolongement de la
réforme initiée par le ministre Joseph C. Bernard dès 1982, une évolution profonde de l’Ecole Haïtienne a été engagée
avec la volonté d’abandonner la conception d’une scolarité limitée au primaire pour instaurer un enseignement
fondamental de 9 années ouvert à tous, de favoriser une pédagogie mobilisatrice, centrée sur les activités de l’élève et de
valoriser la place de la langue créole dans l’éducation.
Dans cette perspective, le Ministère conduit une révision de l’ensemble des programmes officiels. Les programmes du
« Nouveau Secondaire » et un curriculum du préscolaire ont déjà été réalisés. Il s’agit aujourd’hui d’étendre
progressivement cette révision à l’enseignement fondamental.
Afin d’assurer la continuité et la cohérence des programmes, un texte d’orientation a été élaboré : le « Cadre d’orientation
curriculaire pour le système éducatif haïtien ». Ce document rassemble les grandes orientations du système éducatif à
partir de quelques questions fondamentales : quelle formation ? Pour quel citoyen ? Pour quelle société ? Quelles
valeurs ? Il définit les lignes directrices qui permettront d’écrire les programmes au service des finalités communes et, à
travers ceux-ci, les apprentissages qui seront conduits par les élèves. Le « Cadre d’Orientation curriculaire » ne détermine
pas seulement le contenu et la forme des programmes, mais il précise aussi les modalités de leur mise en œuvre et de
l’évaluation des élèves, et plus largement, ce qui est attendu des enseignants et de ceux qui ont pour mission de les
former. Tous les enseignants et les autres acteurs du système éducatif sont invités à prendre connaissance de ce
document.
Les nouveaux programmes du 3 e cycle de l’enseignement fondamental s’inscrivent dans ce cadre. Il s’agit aujourd’hui de
rénover ces programmes pour les mettre en cohérence avec les ambitions de notre système éducatif tout en prenant en
compte l’évolution scientifique et technologique. Ils visent aussi à consolider la continuité de l’enseignement dispensé
dans les écoles fondamentales.
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L’enseignement fondamental
« L’éducation fondamentale vise à apporter à tous les jeunes Haïtiens et à toutes les jeunes Haïtiennes les
compétences de base qui leur seront nécessaires pour s’intégrer dans la société et dans le monde du travail. »1
A sa sortie de l’école fondamentale, chaque élève doit être en mesure de répondre avec succès à toutes les situations
auxquelles il sera confronté dans sa vie d’homme ou de femme et d’assumer ses responsabilités dans la collectivité. Il doit
aussi être préparé à faire les choix qui vont orienter sa formation et son parcours vers un métier. Ouverte à tous, sans
discrimination, l’école fondamentale favorise l’accès à la citoyenneté et le partage d’une culture commune.
L’enseignement fondamental est réparti sur neuf années regroupées en trois cycles : un premier cycle de quatre années,
un second cycle de deux ans et un troisième cycle de trois ans2.Les compétences acquises à la fin du troisième cycle sont
validées par un diplôme de fin d’études fondamentales.
Au terme de ce parcours, les élèves peuvent poursuivre leur scolarité dans l’enseignement secondaire général ou
technologique. Ils ont également la possibilité de s’orienter vers un emploi ou de s’engager dans une formation
professionnelle. Une option est mise en place pour aider les élèves à se préparer à cette orientation.
1
Extrait du Cadre d’orientation curriculaire pour le système éducatif haïtien.
2
Une réflexion a été engagée par le Ministère pour répartir, de manière plus équilibrée, l’enseignement fondamental sur trois cycles de trois ans.
5
Le troisième cycle de l’enseignement fondamental
Le troisième cycle regroupe les 7 e, 8e et 9e années d’études. Il constitue la dernière étape de la scolarité où tous les
élèves, quels que soient leur milieu de vie ou l’école fréquentée, poursuivent le même cursus de formation et construisent
une culture commune à partir des mêmes programmes.
Les enseignants de ce cycle ont une triple responsabilité :
– Amener tous les élèves à maîtriser l’ensemble des compétences attendues à l’issue de l’enseignement
fondamental et validées par l’examen terminal ;
– Les préparer et les aider dans les choix essentiels qui vont orienter leur formation et leur vie professionnelle ;
– Faire qu’ils soient en mesure de réussir dans leur parcours ultérieur, soit à travers la poursuite de leurs études
dans l’enseignement secondaire général ou technologique, soit en se dirigeant vers une formation professionnelle
ou l’accès à un métier.
Cette responsabilité impose de prendre en compte la diversité des situations, des besoins et des aspirations des élèves
réunis dans les mêmes classes. L’École fondamentale haïtienne est inclusive. Elle ne laisse aucun élève au bord du
chemin. Elle a l’ambition de conduire chacun à la réussite. C’est dans cet esprit qu’ont été conçus les présents
programmes.
Dans certaines écoles, une option sera mise en place pour apporter aux élèves qui souhaitent s’orienter vers une voie
professionnelle une meilleure connaissance des métiers et des situations de travail. Cette option constitue un
enseignement complémentaire qui ne modifie pas les compétences attendues à la fin du cycle.
Le cadre d’orientation curriculaire décrit très précisément ce qui doit être acquis par tous les jeunes Haïtiens et par toute s
les jeunes Haïtiennes à la fin du 3e cycle. Il présente les compétences de base qui leur seront nécessaires tout au long de
leur vie et qui composent le profil de l’élève à la sortie de l’enseignement fondamental (ce qu’on appelle le « profil de
sortie »).
Ces compétences sont au nombre de sept :
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A. Communiquer avec aisance dans toutes les situations du quotidien et de ses activités d’élève
- Il dispose d’une compétence linguistique en créole et en français qui lui permet de communiquer avec
aisance, à l’oral comme à l’écrit, en assumant un bilinguisme équilibré : dans l’une et l’autre langue, il
comprend les propos de tous ses interlocuteurs et s’exprime de façon claire et bien structurée, y compris sur
des sujets complexes, sans hésitation ni confusion. Il rédige sans difficulté, pour raconter, décrire, expliquer
et argumenter. Il pratique avec plaisir la lecture et comprend des textes longs à caractère littéraire ou
documentaire.
- Il s’adapte aux situations courantes rencontrées dans sa vie personnelle, sociale et scolaire, en choisissant
les modes de communication appropriés. En fonction du contexte, il utilise la langue la plus favorable à la
compréhension mutuelle. Il écoute et prend en compte le point de vue de ses interlocuteurs. Il a conscience
de l’importance de la communication non verbale.
- Il dispose des ressources linguistiques nécessaires pour poursuivre son parcours d’apprentissage dans
l’enseignement secondaire ou professionnel. Dans toutes les disciplines, il comprend sans effort les
consignes et les informations apportées par son enseignant. Il a acquis le vocabulaire spécifique et les
structures grammaticales indispensables pour accéder aux méthodes et modes de raisonnement propres à
chaque discipline.
- Il a engagé l’apprentissage des deux autres langues de la région, l’anglais et l’espagnol, en s’appuyant sur
les acquis construits en français et en créole. Dans chacune des deux langues, il comprend et produit des
messages simples en utilisant le vocabulaire courant. Il peut participer à une conversation de la vie
quotidienne sur des sujets concrets.
- Il utilise, de manière pertinente, les outils numériques pour communiquer. Il est informé des limites et des
règles de leur usage. Il est initié aux principes de l’informatique et du codage.
B. Utiliser les modes de raisonnement, les méthodes et les outils appropriés pour traiter efficacement les
problèmes posés dans la vie courante et dans les situations d’apprentissage auxquelles l’élève est
confronté
- Dans les situations de la vie courante, Il sait identifier et formuler un problème, engager une démarche de
résolution, mobiliser les ressources nécessaires, concevoir des solutions, les mettre à l’essai, les valider. Il
exploite ses ressources linguistiques pour décrire, analyser, expliquer, formuler des hypothèses, argumenter
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et exposer ses conclusions. Il utilise les outils propres aux mathématiques et aux disciplines scientifiques,
entre autres, pour effectuer des calculs, représenter des objets, des faits ou des expériences ou pour
modéliser des situations.
- Il réinvestit ces techniques et méthodes dans toutes les disciplines, y compris pour traiter des situations
imaginées ou représentées.
- Il planifie et organise son travail personnel. Il se constitue ses propres outils : prise de notes, brouillons,
fiches, lexiques, schémas, tableaux. Il les utilise pour s’entraîner, réviser et mémoriser. Il accède à une
certaine autonomie.
- Il cherche les informations qui lui sont nécessaires, les sélectionne en faisant preuve d’esprit critique et les
exploite dans son activité scolaire et personnelle. Il lit et interprète sans difficulté les cartes, les plans, les
schémas, les diagrammes et les tableaux de données.
- Il sait utiliser les applications numériques dans ses activités pour accéder à l’information, produire des textes
et des images, regrouper et traiter des données, travailler en coopération avec les autres élèves. Il est initié à
l’algorithmique.
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- Il est prêtà exercer pleinement sa responsabilité de citoyen dans le respect de la démocratie et avec la
distance critique nécessaire. Il participe activement à la vie de la communauté.
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F. Développer harmonieusement toutes les dimensions de sa personnalité
- Il est conscient de la nécessité d’un bon équilibre de sa vie personnelle et de la nécessité d’exploiter
pleinement ses facultés intellectuelles, physiques et affectives, en ayant confiance en sa capacité à
progresser. Il dispose des ressources nécessaires pour conduire une réflexion sur ses choix de vie.
- Il est attentif à sa vie physique et il pratique régulièrement un sport. Il s’investit dans les activités sportives. Il
a le sens de l’effort et la volonté de progresser dans ses gestes ou ses performances.
- Il a acquis des habitudes d’hygiène et connaît les principes de base d’une bonne santé. Il est conscient des
enjeux d’un mode de vie équilibré. Il est informé des risques sanitaires et il adapte son comportement à la
prévention des épidémies.
- Il développe sa sensibilité et son sens esthétique à travers la fréquentation des œuvres artistiques et la
pratique de la lecture. Il évoque ses sentiments et ses émotions en utilisant un vocabulaire précis et adapté. Il
exprime ses goûts et peut les expliquer ou les justifier.
- Il est attentif aux relations humaines et à l’enjeu de cette dimension dans sa vie personnelle.
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Pour cela, il doit aussi prendre en compte les acquis de ses élèves à l’entrée du cycle par rapport à ces mêmes
compétences. Afin d’aider l’enseignant dans cette démarche, on peut rappeler ce qui est attendu des élèves à la fin du
second cycle, donc au début de la 7 e année :
A. Il s’exprime avec aisance en français et en créole. Dans l’une et l’autre langue, il peut prendre part à des
discussions de manière constructive, et produire des textes narratifs ou descriptifs rédigés dans une langue claire et
correcte. Il lit sans difficulté tous les textes rencontrés dans la classe ou dans sa vie quotidienne.
Dans toutes les disciplines, il(elle) dispose des ressources linguistiques en français pour comprendre les consignes,
participer activement à la classe, coopérer avec les autres élèves et prendre connaissance des documents utilisés.
B. Il dispose de méthodes acquises dans tous les domaines et de ressources mathématiques (numération,
techniques opératoires, usage des instruments de mesure, représentation géométrique…) qu’il utilise pour traiter
des problèmes posés dans des situations de la vie quotidienne, dans la découverte de son environnement ou dans la
conception et la réalisation d’un objet.
Il sait chercher des informations dans une documentation accessible, dans un dictionnaire, dans des journaux ou des
livres, classer ces informations et les exploiter.
Il connaît les principes de l’usage des objets numériques qu’il rencontre autour de lui.
C. Il dispose de repères dans l’histoire et la géographie de son pays. Il le situe dans le monde. Il observe et analyse
des paysages, utilise des cartes et sait s’orienter. Il s’approprie la culture et le patrimoine d’Haïti.
Il est attentif aux autres ; il connaît les valeurs fondamentales de la société. Il les met en œuvre en s’impliquant dans la
vie de l’école et en participant au fonctionnement démocratique de celle-ci.
D. Il explore son environnement, décrit ses observations et cherche des réponses aux interrogations qu’elles
soulèvent ; il expérimente et rapporte ses conclusions ; à travers ces activités, il étend ses connaissances sur le vivant,
la matière et la Terre et les met en relation avec les activités humaines.
Il adopte un comportement responsable vis-à-vis de son environnement ; il est préparé aux situations résultant des
risques naturels.
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E. Il prend des initiatives, conçoit et réalise des projets individuellement ou collectivement. Il sait travailler en
équipe.
Il a acquis les techniques et outils nécessaires pour pratiquer diverses formes d’expression artistique. Il est initié à la
démarche technologique et il la met en pratique à travers la conception et la réalisation d’objets ou de systèmes simples.
F. Il est attentif à sa santé et à son hygiène. Il comprend l’importance d’une activité physique régulière et s’initie
à la pratique des sports individuels et collectifs.
Il acquiert le sens esthétique et développe sa culture artistique. Il a découvert le plaisir de lire.
Il exprime ses sentiments et ses émotions ; il attache de l’importance à la qualité des relations établies avec les autres.
G. Il est initié à la démarche technologique et réalise des projets liés aux activités productives pratiquées dans
son environnement (agriculture, artisanat, etc.).
Il comprend les notions de base des relations économiques et de la gestion financière.
La première tâche de l’enseignant de 7 e année est donc de situer chacun de ses élèves par rapport à ces attentes et de
prendre le temps de renforcer ses compétences avant d’engager les apprentissages propres au troisième cycle.
LEUR FONCTION
Les programmes établissent ce qui doit être acquis par les élèves au cours de chaque cycle d’études.
Ils sont publiés et diffusés dans tout le pays. Ils constituent une norme qui s’impose dans toutes les écoles, publiques et
non publiques du pays. Les enseignants ont l’obligation de les connaître et de les appliquer. Ils sont une référence
commune et officielle pour tous les acteurs, pour les concepteurs de manuels, pour les évaluateurs, pour les cadres de
l’éducation et pour les instituts de formation des enseignants.
UNE NOTION IMPORTANTE : CELLE DE COMPETENCE
Le Cadre d’orientation curriculaire et l’ensemble des réformes récentes expriment la volonté de centrer l’enseignement sur
l’élève, sur ce qu’il apprend réellement et sur les progrès qu’il accomplit tout au long de sa scolarité. Le choix est fait de
concevoir les programmes en fonction des compétences que doit acquérir l’élève plutôt que sur les contenus que doit
transmettre l’enseignant.
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Il faut rappeler qu’une compétence peut être définie comme la capacité à exploiter des connaissances, mais aussi des
savoir-faire et des attitudes, pour apporter des réponses efficaces aux problèmes posés dans un ensemble de situations 3.
À travers ce choix, il s’agit d’amener l’élève à être capable d’assumer efficacement toutes les situations auxquelles il sera
confronté dans sa vie d’homme ou de femme, dans l’exercice de sa citoyenneté et dans son travail.
La première conséquence est le lien indispensable entre le contenu du programme de chaque discipline avec les grandes
compétences que vise l’école fondamentale. Les disciplines sont au service du développement de ces compétences et les
connaissances ou les savoir-faire que fixent les programmes sont avant tout des ressources qui permettent d’exercer ces
compétences avec la plus grande efficacité.
De même, les enseignants doivent désormais confronter leurs élèves à des situations qui leur permettent de progresser
dans ces compétences. Cela impose une conception de la classe qui privilégie l’activité des élèves et le lien entre les
tâches proposées et la compétence précisément ciblée. Une telle conception induit une autre manière de préparer, de
conduire et d’évaluer le travail des élèves.
COMMENT SONT CONÇUS LES PROGRAMMES ?
Le point de départ des programmes est le profil de sortie de l’enseignement fondamental, qui regroupe les compétences
que tout jeune Haïtien doit avoir acquises à la fin de la 9 e année. Le programme de chaque discipline est conçu en
fonction de ce profil.
– Il est d’abord précisé pourquoi la discipline est enseignée et comment elle contribue à la maîtrise des compétences
attendues.
– En un second temps, sont présentées les compétences spécifiques visées dans la discipline. Pour chacune, est
défini ce qui est attendu de l’élève à la fin du cycle, la stratégie mise en œuvre pour cela et les modalités
d’évaluation.
– Puis, sont détaillées, dans un ensemble de tableaux, les étapes (« unités d’apprentissage ») qui vont permettre à
l’élève de progresser dans la maîtrise de ces compétences. Pour chaque étape, sont indiquées les connaissances,
3
Dans le Cadre d’orientation curriculaire, une compétence est définie comme « la capacité à mobiliser et à exploiter des ressources internes telles que les
connaissances, les aptitudes et les attitudes, ainsi que des ressources externes afin de répondre efficacement aux problèmes posés dans un ensemble de
situations. »
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aptitudes et attitudes que l’élève doit acquérir, les situations auxquelles il doit être confronté ainsi que les modalités
d’évaluation à mettre en place.
– Enfin, la répartition des unités d’apprentissage au cours des trois années du cycle est récapitulée dans un dernier
tableau.
Les programmes sont élaborés de manière à aider les enseignants à construire et à préparer les activités de leur classe
en centrant leur attention sur les apprentissages effectivement accomplis par tous les élèves : quelles sont les
compétences que chaque élève doit développer ? Que doit-il apprendre pour cela ? Quelles situations mettre en place ?
Comment évaluer sa progression ?
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deux langues qu’il construira une culture riche du patrimoine de son pays et ouverte au monde. Le créole et le français
doivent donc être enseignés, tout au long de la scolarité, jusqu’à la fin du secondaire. Au cours du troisième cycle, l’élève
s’appuiera sur cette compétence linguistique pour engager l’apprentissage des principales langues de la région, l’anglais
et l’espagnol.
L’innovation
Pour répondre aux défis de l’avenir de notre pays, les programmes accordent une place importante à l’innovation et à la
création. Qu’il s’agisse des sciences, des disciplines linguistiques, de la technologie, du domaine des arts, de l’éducation
physique et sportive ou de la découverte de l’environnement, les élèves doivent pouvoir exercer leur créativité et être mis
en situation d’imaginer, d’inventer, de concevoir des solutions nouvelles en réponse à des problèmes complexes. Ils
doivent être préparés à transférer cette capacité à toutes les situations, imprévisibles aujourd’hui, qu’ils rencontreront
dans leur vie future.
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Les sciences sociales,
La technologie et les activités productives.
Le rapprochement des disciplines d’un même domaine permet de mettre en cohérence le vocabulaire et les notions
utilisées, d’harmoniser les progressions et les modalités d’évaluation et de répartir l’apprentissage de certains contenus
communs. Chaque domaine fait l’objet d’une présentation.
L’horaire total est de 28 heures par semaine pour tous les élèves du troisième cycle de l’enseignement fondamental. La
répartition des horaires officiels est précisée dans le tableau ci-dessous. Elle peut être comparée à celles des deux
premiers cycles.
ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL VOLUME HEBDOMADAIRE
CYCLE 1 CYCLE 2 CYCLE 3
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Année 6 Années 7,8 , 9
FRANÇAIS 4 4 4 4 5 5 5
CREOLE 7 7 5 5 4 4 2
MATHEMATIQUES 5 5 5 5 6 6 5
SCIENCES SOCIALES 2 3 3 3 3 3 3
EDUCATION A LA CITOYENNETE
SCIENCES EXPERIMENTALES 2 3 3 3 3 2 3
ÉDUCATION ESTHETIQUE ET 2 2 2 2 2 2 2
ARTISTIQUE
ETAP 1 1 1 2 2 3 3
ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE 1 2 2 2 2 2 1
ANGLAIS – ESPAGNOL - - - - - - 2+2
TOTAL 24 25 26 26 27 27 28
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Les liens entre les disciplines
Toutes les disciplines contribuent au développement des grandes compétences qui composent le profil de sortie. De plus,
certaines d’entre elles, tels que les mathématiques, fournissent des outils aux autres. Les programmes prennent en
compte cette nécessaire articulation entre les disciplines. Ils proposent une répartition cohérente des contenus, ils
soulignent les complémentarités entre les parcours d’apprentissage et s’attachent à harmoniser le vocabulaire utilisé, les
choix pédagogiques et les modalités d’évaluation.
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cycle. Il convient donc qu’un temps soit réservé à des activités interdisciplinaires préparées, conduites et évaluées par
plusieurs enseignants.
Ces activités peuvent prendre la forme de projets interdisciplinaires répondant à des situations susceptibles d’être vécues
dans la vie sociale, culturelle ou professionnelle de chacun.
Il faut rappeler que l’aptitude à « concevoir et réaliser un projet en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation » est
l’une des sept compétences visées par l’enseignement fondamental :
« Il prend des initiatives, entreprend et met en œuvre des projets. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et
évalue les résultats obtenus. Il est aussi en mesure d’assumer une responsabilité dans un projet collectif. Il travaille
en équipe et coopère de manière constructive »
Le directeur et tous les enseignants doivent s’impliquer pour faire de l’école un espace éducatif et aider chaque élève à
progresser à travers la vie collective. Son comportement et son implication doivent être encouragés et évalués. La plupart
des « savoir-être » attendus de l’élève ne peuvent être considérés comme acquis que s’ils sont mis en œuvre dans la cour
de récréation et aux portes de l’école.
De même la participation à la vie communautaire ou associative doit être suscitée et valorisée. Les situations qu’elle
favorise peuvent être exploitées en classe et asseoir les apprentissages.
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Une exigence : l’évaluation
« L’évaluation fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Elle est intimement liée au programme d’études
et elle est au cœur de sa mise en œuvre »5.
L’évaluation a comme premier objectif de vérifier, étape par étape, que chaque élève a accompli les apprentissages
définis par les programmes afin, si nécessaire, de remédier aux difficultés rencontrées et de lui permettre d’accéder aux
acquis visés. Il n’y a pas d’apprentissage sans évaluation. Quelles que soient la discipline, l’approche ou la méthode
utilisée, l’enseignant doit définir clairement ce qui est attendu, s’assurer de son acquisition effective par tous, comprendre,
si ce n’est pas le cas, pourquoi certains n’ont pas réussi et les aider à surmonter les obstacles.
L’évaluation est une nécessité tout au long des apprentissages :
– Au début de chaque étape (séquence)6, il faut d’une part, se demander où en est l’élève par rapport à
l’apprentissage visé, d’autre part, vérifier s’il dispose des connaissances et des savoir-faire nécessaires (les
« prérequis »). C’est ce qu’on appelle généralement « l’évaluation diagnostique ». Elle est indispensable pour que
l’élève apprenne et progresse.
– Au cours des activités, on doit vérifier la compréhension des consignes et des situations, l’accomplissement
effectif des tâches et, surtout, la pertinence et la qualité des réponses apportées aux situations auxquelles chaque
élève est confronté. Cette évaluation est « formative » parce qu’elle permet à l’élève comme à l’enseignant de
réagir et de surmonter les obstacles et les difficultés rencontrées.
– À la fin de l’étape, il s’agit d’évaluer le résultat : qu’ont appris les élèves ? Ont-ils appris ce qui était prévu ? Ont-ils
progressé par rapport aux compétences visées ? Sinon pourquoi ? Ce troisième temps est celui de l’évaluation dite
« sommative ». Il permet à la fois de « valider » l’étape que l’élève a franchie, voire de certifier ses acquis, et
5
Cadre d’Orientation curriculaire (chapitre 2.4).
6
On peut définir une séquence comme un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
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d’engager les remédiations nécessaires en aidant l’élève à comprendre ses réussites et ses manques et en lui
apportant les aides nécessaires.
Pour que l’apprentissage soit efficace, l’élève lui-même doit être impliqué dans son évaluation : il doit connaître l’objet et
l’objectif de la séance (ou de la séquence), savoir ce qu’on attend de lui. Il doit être en mesure d’évaluer ses réponses et
ses productions en fonction de critères clairs posés au départ, de situer ses progrès, d’identifier les connaissances et les
savoir-faire nouveaux. Il doit aussi pouvoir repérer ses erreurs et en connaître la cause, chercher des solutions et
améliorer ses productions. L’évaluation est un levier pour apprendre. Ce n’est pas du temps perdu, mais, au contraire, un
moment essentiel du processus d’apprentissage. L’élève qui comprend ce qui est attendu, qui organise son activité et en
évalue lui-même les résultats en fonction de cette attente est un élève qui apprend et qui progresse.
Cela conduit inévitablement à redéfinir les modalités actuelles d’évaluation sommative de fin de période. Il faut, en
particulier, considérer que les bilans périodiques sont d’abord un moyen de fournir aux élèves des informations sur leurs
progrès et sur les points qui doivent faire l’objet d’une attention et de régulations au cours de la période suivante. Plutôt
qu’un constat global du « niveau » de l’élève, le bilan de fin de période devrait être conçu comme une évaluation
encourageante destinée à aider les élèves à avancer dans leurs apprentissages et à adapter les activités à leurs acquis et
à leurs besoins.
Le bilan peut reposer sur les évaluations ponctuelles réalisées à la fin de chaque séquence et/ou sur l’observation
continue de situations rencontrées au cours des apprentissages. Pour réaliser ces bilans, il convient que l’élève soit
confronté à des situations qui permettent d’apprécier son degré de maîtrise de la (ou des) compétence(s) concernée(s).
Dans tous les cas, les situations proposées et les critères choisis pour situer les productions de l’élève, doivent aider à
déterminer si l’élève a progressé et s’il réinvestit les connaissances, savoir-faire et comportements acquis au cours de la
période dans l’exercice de cette compétence. L’évaluation sommative ne peut se limiter à l’attribution d’une note. Elle doit
permettre de positionner l’élève par rapport aux compétences visées (par exemple, à l’aide d’une grille simple) et de
préciser les acquis, les progrès réalisés et les difficultés (au moins par une appréciation littérale). Si une note finale est
attribuée, elle doit reposer sur des critères clairement explicités pour l’élève et ses parents.
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Comment utiliser les programmes ?
Chaque enseignant doit lire l’intégralité des programmes de sa discipline sans se limiter au niveau où il exerce. Les
programmes forment un tout et on ne peut isoler une étape d’un parcours d’apprentissage continu et cohérent. De même,
il est souhaitable qu’il prenne connaissance des programmes des autres disciplines pour coopérer efficacement avec les
autres enseignants.
Il s’agit d’abord de lire les programmes de manière à pouvoir répondre clairement à cinq questions :
– Quelle est l’utilité de la discipline au service de ce qui est attendu des élèves à la sortie de l’enseignement
fondamental ?
– Quelles sont les compétences que tous les élèves doivent maîtriser à la fin de la 9e année ?
– Pour chaque compétence, qu’est-ce qui est attendu précisément et que doit-on faire pour cela ? Quelle stratégie
mettre en place ?
– Comment évaluer que chaque élève progresse dans la maîtrise de ces compétences ?
– Quelles sont les étapes fixées par le programme ? Quels sont les connaissances, les savoir-faire et les attitudes
que l’élève doit acquérir à chaque étape et dont il faut vérifier l’acquisition ?
C’est à partir des réponses à ces questions que l’enseignant va construire et préparer son travail, en planifiant la
réalisation de la progression proposée en une succession de séquences 7, en fixant précisément les résultats attendus de
chaque séquence, en déterminant les modalités de leur évaluation et en prévoyant les situations à mettre en place et les
supports nécessaires.
Ces programmes imposent une conception de la classe centrée sur l’élève.
7
On rappellera qu’une séquence est un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
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– « Ce qui importe, ce n’est pas ce que l’enseignant enseigne, mais ce que l’élève apprend. » Le rôle de
l’enseignant est d’organiser les situations d’apprentissage en fonction de la compétence visée, de fournir les
supports, les outils et les aides nécessaires, de susciter l’activité des élèves et de suivre sa progression. Son
attention est centrée sur les besoins d’apprentissage de chaque élève : que sait-il déjà ? Qu’a-t-il à apprendre ?
Progresse-t-il pendant la séance ? Que puis-je faire pour l’aider ?
– L’élève doit être constamment actif. Il doit être mobilisé sur des tâches mettant en jeu les compétences
concernées et susceptibles de le faire avancer dans les apprentissages : traiter des problèmes, créer, s’exprimer,
analyser, échanger, observer, expérimenter, etc. Si des exposés de l’enseignant restent nécessaires, ils doivent
être considérés comme une ressource au service des apprentissages et faire l’objet d’une « écoute active ». Ils ne
sont plus l’essentiel de l’enseignement, mais un moment d’une séquence dont l’acteur principal est l’élève. Le rôle
de l’enseignant est d’aider l’élève à agir et à apprendre.
– L’élève est le premier responsable de ses apprentissages : il doit savoir clairement ce qu’il apprend, pourquoi il
l’apprend et ce dont il a besoin pour cela. Il réussira d’autant mieux qu’il comprendra ce qu’on attend de lui et le
sens de son activité. Il doit être en mesure d’évaluer ses connaissances et ses savoir-faire, de suivre ses progrès
ou encore d’identifier les difficultés rencontrées pour mieux les surmonter. Cela impose à l’enseignant de mettre les
élèves en situation pour qu’ils assument effectivement la responsabilité de leurs apprentissages, de leur expliquer
ce qui justifie l’activité et ce qu’on attend de leur travail ou encore de leur donner les moyens d’évaluer par eux-
mêmes la qualité et l’efficacité de ce travail.
– Aucun élève ne doit être en échec : la mise en œuvre d’un enseignement centré sur l’élève conduit à adapter les
interventions de l’enseignant, donc à différencier les activités, les rythmes d’apprentissage, les aides et les
compléments apportés en fonction des situations et des besoins spécifiques des élèves. L’évaluation joue, sur ce
point, un rôle essentiel. Elle permet de s’assurer de la progression de chacun et d’adapter, au jour le jour, les
parcours d’apprentissage.
Des ressources seront mises à la disposition des enseignants pour faciliter la mise en œuvre de ces programmes. Un
« guide de l’enseignant » sera élaboré pour expliquer les changements attendus et fournir des aides pour la conception et
la réalisation des activités. Des exemples de séquences seront, par ailleurs, produits et diffusés, accompagnés des
supports nécessaires pour les élèves. Ils pourront être utilisés directement par les enseignants mais permettront aussi à
chacun de concevoir ses propres séquences.
22
Domaine du développement
personnel
23
Le domaine du développement personnel est un domaine d’apprentissage à part entière et un support essentiel pour les autres
domaines. Il comporte l’éducation artistique et l’éducationphysique et sportive. Ce domaine offre à l’élève l’occasion d’approcher
un certain nombre de notions fondamentales dans sa vie d’élève qui lui permettront de gérer au mieux sa vie d’adulte. D’autant plus
qu’au troisième cycle l’élève est un adolescent et ces concepts lui seront nécessaires pendant cette période sensible de croissance
physique et psychologique.
Chaque discipline du domaine possède sa propre spécificité :
– En éducation artistique, l’élève développe, par les arts plastiques et la musique, ses habilités visuelles, manuelles et
auditives en s’ouvrant à l’expression personnelle, la connaissance de soi et des autres et l’intégration par la créativité de son
environnement, de sa culture et de sa communauté.
– En éducation physique et sportive, l’élève accroit progressivement son potentiel moteur ainsi que la connaissance qu’il a
de son propre corps et de son fonctionnement. En s’initiant aux activités physiques, sportives et artistiques, l’élève s’approprie
une culture.
Toutes les activités présentées dans ce domaine permettent à l’élève de maîtriser des langages pour penser et communiquer, de
disposer de méthodes pour apprendre. Elles favorisent ainsi le développement de la personne et du citoyen.
Ainsi, la perception selon les angles différents, de l’émotion, de l’espace, de l’esthétique, du mouvement, de l’expression, du signe,
du geste, du rythme et bien d’autres notions encore, permet à l’élève de trouver sa place dans la société et dans le monde.
De plus, les notions acquises en éducation artistique et en éducation physique et sportive permettent de véhiculer et d’asseoir des
valeurs de créativité, d’initiative et d’innovation, de sens critique et de tolérance.
Une attention doit donc être portée à la fois sur la spécificité de chacune des composantes du domaine mais aussi,dans la
perspective plus large d’un projet d’éducation, sur la synergie à mettre en œuvre dans l’enseignement des contenus d’enseignement
relatifs au domaine de l’éducation artistique et de l’éducation physique et sportive.
24
progression annuelle sur quatre périodes de 6 à 8 semaines, incluant les évaluations et s’étendant sur trois années, de la 7 e à la 9e
année du fondamental.
Les champs d’études et de pratiques artistiques sont vastes et peuvent traiter de tous les sujets en rapport aux connaissances et à la
vie des êtres humains. Les arts existent et ont existé dans l’espace et dans le temps dès les origines de l’humanité. Ils ont dans leur
universalité, des aspects à la fois historiques, culturels et individuels.
L’orientation de ce curriculum, bien qu’il se veuille ouvert, est fidèle au cadre général d’orientation de l’éducation haïtienne qui aspire
à former dans l’équité des citoyens solidaires, responsables, tolérants et respectueux des autres et de l’environnement.
25
Il en est de même en musique. Même s’il est habituel de penser que l’apprentissage de la musique devrait commencer à la petite
enfance, des recherches montrent que le cerveau de l’adolescent demeure réceptif et malléable à cet apprentissage. De plus la
musique lui permet de s’affirmer tout en agissant positivement sur sa santé mentale et physique, en améliorant son humeur et sa
concentration et en diminuant son anxiété.
Enseigner la musique au troisième cycle s’inscrit en grande partie dans l’écoute et la pratique du chant, des instruments de
percussions et de la flute à bec, sans négliger l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour la production
musicale.
Compétence 4 Compétence 3
Travail en équipe Connaissances
artistiques et
Dimensions du valorisation
patrimoine et de culturelles
l’environnement. 26
27
Présentation des compétences
Compétence 1
S’exprimer par les arts, exprimer ses pensées et ses émotions par des modes d’expression artistique.
- Présentation de la compétence
Les disciplines artistiques sont des moyens d’expressions qu’utilise l’être humain pour dire ses pensées et ses émotions, ils sont
accessibles à tous. L’élève doit être capable de se sentir libre de s’exprimer artistiquement à l’école. Avec l’aide de ses
enseignants, il doit être conduit à se libérer et à trouver les outils, l’espace et les moyens de s’exprimer artistiquement.
- Ses composantes
Que ce soit en arts plastiques ou en musique, l’expression doit être libre. L’élève en prenant connaissance des éléments et
principes de composition ou des moyens d’expression qui lui sont proposés, pourra être guidé vers une manière satisfaisante de
s’exprimer.
Compétence 2
Développer des savoir-faire et techniques artistiques lui permettant de produire, reproduire et interpréter des œuvres.
28
- Présentation de la compétence
L’élève aura l’occasion à maintes reprises de manipuler et de transformer la matière. En arts plastiques il apprendra des
techniques de dessin, de peinture, de multimédia et de modelage ; En musique il développera son oreille pour identifier les notes et
les mélodies, commencera à lire la musique et apprendra à utiliser sa voix, la flute à bec et/ou le tambour et autre instrument de
percussion pour reproduire, puis créer de la musique.
- Ses composantes
- Connaître par la manipulation une variété de média artistiques et/ou d’instruments de musique.
- Découvrir des préférences et être capable de faire des choix selon les situations-problèmes.
- Produire ou interpréter des œuvres plastiques et/ou musicales avec les moyens d’expression de son choix
Compétence 3
Connaître et faire valoir le patrimoine national tout en appréciant le patrimoine universel.
- Présentation de la compétence
L’élève sera en mesure de définir le concept de patrimoine, de catégoriser, de comparer et de localiser un certain nombre
d’œuvres, des objets, des sites et institutions liés au patrimoine dans sa diversité et ses fonctions. En arts plastiques, il sera en
mesure d’identifier les principales œuvres artistiques et d’autres objets connexes, les critères et les conditions qui favorisent leurs
inscriptions dans le patrimoine. En musique, il sera en mesure de découvrir les principaux éléments (langue, littérature, poésie,
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notes, rythmes, instruments, danses, costumes, etc.) qui participent à l’enrichissement et au renouvellement du patrimoine musical.
- Ses composantes
Connaître les différentes définitions, utilités et fonctions du patrimoine dans ses multiples formes (matériel et immatériel), à l’échelle
locale, nationale, régionale et mondiale selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture
(UNESCO).
Créer des œuvres en s’inspirant des éléments les plus représentatifs et/ou marginalisés du patrimoine relatif aux arts plastiques et
visuels, aux arts de la scène, et d’autres formes d’expressions artistiques et culturelles.
Enrichir de façon individuelle et en groupe, le patrimoine par ses multiples formes de créations, de productions, de contributions et
d’adaptations des œuvres dans les différentes catégories du patrimoine.
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Compétence 4
Travailler en équipe dans des activités et projets artistiques scolaires ou communautaires autour des multiples dimensions du
patrimoine et de l’environnement.
- Présentation de la compétence
Par la maitrise des connaissances de base autour du patrimoine et de l’environnement, les élèves seront invités à prendre des
initiatives (individuelles et en groupe), en vue de valoriser le patrimoine culturel et naturel de leur environnement immédiat (dans
leur famille, à l’école, dans leur quartier respectif, sur le plan national), tout en assurant un des différents maillons de la chaîne
des industries culturelles et touristiques.
- Ses composantes
- Inventorier les différentes formes de représentations du patrimoine dans un espace-temps défini dans le cadre du cours.
- Sélectionner des éléments du patrimoine ou de l’environnement pour ensuite organiser des activités artistiques (représentation,
interprétation, adaptation).
- Valoriser le patrimoine national et l’environnement dans la mise en œuvre de projets culturels, tout en reconnaissant les autres
éléments du patrimoine des autres peuples et cultures pour mieux s’enrichir.
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Connaître les ressources et les étapes dans la gestion de projets artistiques et culturels ;
Élaborer un agenda culturel en fonction de l’environnement.
Compétence 5
Développer une sensibilité esthétique : être capable de réagir face à une œuvre d’art, d’énoncer un jugement, de réfléchir, de
communiquer avec un vocabulaire approprié pour dire son appréciation de l’art et de s’auto-évaluer.
- Présentation de la compétence
L’élève est en mesure de porter un jugement objectif face à un travail artistique. Il est capable de s’auto-évaluer, possède un
vocabulaire approprié pour en parler et une bonne connaissance des quelques pratiques artistiques qui l’amèneront vers des
réalisations de productions plus conscientes.
- Ses composantes
Découverte de repères dans les domaines liés aux arts plastiques et sensibilité aux questions relatives aux arts.
Etablissement par l’élève d’une relation avec la pratique artistique d’autres artistes et ouverture à la différence.
Jugement et analyse de sa propre pratique artistique et de celle des autres.
Identification des caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une esthétique suivant le lieu, la culture et suivant le temps
(histoire des arts).
Description des œuvres d’art, tout en présentant sa compréhension personnelle élaborée avec de solides arguments.
32
classe.
Argumenter son travail et celui des autres au moyen du vocabulaire esthétique propre aux arts plastiques et à la musique.
Compétence 6
Concevoir : réaliser un projet artistique en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation.
- Présentation de la compétence
L’élève est en mesure de construire sa pensée. L’objectif est de créer un travail artistique capable d’évoquer un point de vue sur
un sujet. Il est capable de trier plusieurs idées pour trouver celles qui expriment le mieux ses sentiments. Ses pratiques
artistiques exploiteront toutes les techniques possibles afin de l’amener vers des réalisations plus élaborées.
- Ses composantes
Construire des repères d’expression grâce à une bibliothèque d’images et à un répertoire de musiques.
Créer une synergie entre plusieurs pratiques artistiques dans le but de faire ressortir une idée claire.
Exprimer ses idées par l’analyse et la construction innovante de formes, de couleurs et de sons.
Identifier les caractéristiques de ses propres travaux artistiques pour en rechercher l’esthétique.
Pouvoir élaborer une démarche qui permet d’avoir une compréhension à la fois générale et personnelle de l’ensemble de son
travail.
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- Attentes de fin de cycle
Être capable d’utiliser sa culture comme une banque de données pour créer de nouvelles conceptions et productions artistiques.
Pouvoir décrire sa pensée en élaborant différents types de productions qui la renforce (variations sur un même thème).
Pouvoir justifier ses choix techniques et esthétiques afin de construire une démarche cohérente.
Toute réalisation n’étant pas le fruit du hasard, pouvoir mettre en relation ses émotions et ses propres réalisations développées
après des recherches techniques, théoriques et historiques (histoire des arts)
Être capable de questionner son travail en le regardant sous plusieurs angles grâce à des réalisations techniques différentes (arts
graphiques, design, architecture, dessin, peinture, sculpture etc.).
Compétence 7
Utiliser les outils technologiques en rapport avec les arts.
L’école facilite l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour que chaque élève soit capable de
les utiliser pour l’étude, la recherche et la production artistique.
- Présentation de la compétence
À travers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, l’élève sera en mesure d’apprendre, de faire des
recherches et d’élaborer des produits et des services culturels.
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- Ses composantes
Utiliser des ordinateurs ou autres outils technologiques ainsi que manipuler des logiciels pour la production artistique, la
recherche, l’expérimentation et la communication.
Utiliser internet pour trouver l’information technique et académique et accéder aux musées virtuels, aux œuvres d’art visuelles et
musicales.
Compétence 8
Découvrir les métiers et les opportunités des industries culturelles et créatives.
- Présentation de la compétence
L’élève sera en mesure d’identifier dans chaque domaine et filières qui composent les industries culturelles, l’ensemble des
activités et des corps de métiers associés dans la production des biens et des services.
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- Ses composantes
- Identifier les institutions culturelles et les différents profils de compétences mobilisées au sein de chaque organisation ;
- Classer les corps de métiers, leurs exigences académiques et professionnelles, les avantages et les responsabilités qui
conditionnent leur pratique.
- Développer progressivement en fonction de ses talents et sensibilités, des compétences minimales relatives aux métiers qui
participent au développement des arts plastiques, de la musique et d’autres activités culturelles et artistiques connexes.
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– Expressions culturelles et valorisation du patrimoine - 8e année
– Institutions culturelles et métiers de l’art - 9e année
A- Arts plastiques
Les cours d’arts plastiques portent sur quatre grands axes répartis sur les trois années.
Ces axes ou unités correspondent aux quatre périodes de l’année et seront repris chaque année avec une évolution en fonction de la
progression d’apprentissage des élèves et de leur maturité. Plus l’apprenant maitrise un point, plus l’enseignant peut élaborer un
cours plus complexe où chaque élève développe ses connaissances, ses habilités, son style et ses préférences.
AXE 1:
L’OBSERVATION (développement du jugement)
1. Éducation des yeux et de la main (point et ligne)
2. Le dessin et la forme
3. L’expression des formes
AXE 2 :
LE DÉVELOPPEMENT DES SENS – LA CONNAISSANCE DES ELEMENTS ET PRINCIPES ARTISTIQUES VISUELS
1. Le contraste clair-obscur / les valeurs (ombre et lumière, clair et foncé)
2. Les contrastes (matière et texture)
3. La composition et ses études
4. Introduction à la couleur
AXE 3:
LA CONSTRUCTION EN VOLUME, LE MODELAGE, LA DECORATION (projets interdisciplinaires)
1. La décoration
2. La sculpture (de l’idée au volume)
3. Le langage et le graphisme (esthétique des mots, des lettres, sigles, logos, etc.)
AXE 4 :
LA VALORISATION DU PATRIMOINE
1. L’art, l’artisanat et la société
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2. Se réapproprier le patrimoine (création à partir d’éléments liés au patrimoine)
3. Les expressions populaires haïtiennes – Illustrations et bandes dessinées
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(Mésopotamie, Égypte et
civilisation gréco-romaine vu
en cours de sc. Sociales))
4E PERIODE Illustrations caricaturales Réappropriation du patrimoine : L’art, l’artisanat et la société.
ACTIVITES SPECIFIQUES et/ou bandes dessinées visites de sites historiques -Connaissance du patrimoine
A LA VALORISATION DU narratives. -Illustration de documentaires ou et projets autour des métiers
PATRIMOINE (Créés à partir des contes, textes en rapport avec le de l’art et/ou du patrimoine.
proverbes ou personnages patrimoine.
traditionnels de l’imaginaire -Création à partir d’éléments liés
haïtien) au patrimoine
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
C1 - S’exprimer par les arts : l’élève traduit une pensée, un sentiment, une histoire grâce aux formes. Il apprend par le dessin
d’observation l’aspect sensible d’une ligne, d’une forme ; il observe la nature sans perdre l’essentiel qui est devant lui
C2 - Développer des savoir-faire et techniques artistiques : l’élève prend conscience de l’importance de la technique dans sa capacité
à s’exprimer (plus je maitrise le medium mieux j’arrive à m’exprimer). Il apprend le rôle de chaque matériel par domaine et comment
grâce à ce dernier il peut créer des formes et des lignes nouvelles (les différences de la forme quand on utilise un crayon, un feutre,
du fusain, un pinceau, la peinture (eau ou huile) etc.)
C3 - Connaître et faire valoir : l’élève fait la connaissance d’artistes qui s’expriment par les lignes et les formes et de différentes
manières. Il s’approprie leur style et leur technique tout en développant le sien. Il apprend à construire un discours autour de leurs
réalisations.
C5 - Développer une sensibilité artistique : l’élève apprend à exprimer une même idée sous plusieurs angles et plusieurs formes
différentes et cherche à trouver celle qui exprime le mieux ses sentiments. Cette recherche se fait dans sa culture et dans celle des
autres.
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C6 - Concevoir : l’élève est capable de déconstruire et de réaliser des productions abstraites ou figuratives au moyen de formes.
C7 - Utiliser les outils technologiques : l’élève apprend l’importance de la forme comme langage universel du graphisme, de la
composition visuels et du design. Il apprend différentes manières de créer grâce aux outils numériques qui utilisent les lignes, les
formes géométriques et les couleurs comme base de création.
C8 - Découvrir les métiers : l’élève apprend les différentes expressions que peuvent prendre la forme et les lignes en arts visuels. Il
comprend comment chaque domaine des arts visuels a ses spécialisations. Il fait connaissance avec les tendances professionnelles
et les différentes formes d’arts au sein des arts visuels,telles que la sculpture, la peinture, la sérigraphie, le graphisme, l’animation,
l’illustration, le design, l’architecture, la ferronnerie, la photographie, le cinéma, etc.
40
que possible. Exercices sur des valeurs liées à la forme
Le rapport du tracé et du mouvement comme forme Exercices sur les valeurs par le mouvement des sources de lumières (clair-
d’expression. obscur)
Mettre en scène une forme (le rapport point, lignes et
espace). 4-Introduction à la couleur :
Commencer à se familiariser avec la technique des - La théorie des couleurs
tracés. -le mélange et le mariage des couleurs
La texture et les lignes grâce aux matériaux divers - Le cercle chromatique.
collectés dans la nature et dans son milieu le plus -Réinterprétation des Peintres « naïfs » haïtiens en imitant leurs
proche. couleurs vives : tel Casimir Laurent, Préfète Duffaut…
Mélanger, superposer, agencer les couleurs
Le patrimoine visuel haïtien Ex. analyse de la technique des Saint-Soleil,
Attitudes à mobiliser comment se fait l’appropriation des formes, des lignes et des points, etc.
Éducation des yeux et de la main : tracer points et Points, lignes et formes dans l’artisanat haïtien (comment les artisans
lignes avec aspiration de précision. élaborent des constructions graphiques subjectives tout en témoignant du
Observer et reproduire les lignes diverses, les ombres, vécu haïtien)
la lumière et les effets de couleurs pour obtenir des
effets voulus.
Expérimenter la couleur et découvrir ses différentes
possibilités et ses effet visuels.
MODALITES ET CRITERES D’ÉVALUATION: ÉVALUATION FORMATIVE.
Capacité d’exécution et de réalisation du trait (maitrise de la technique) sans l’utilisation d’instruments géométriques.
Capacité d’élaboration de projet visant à construire une idée ou un thème en utilisant les différents aspects de la forme, des lignes,
des ombres et de la lumière.
Capacité de déconstruire une image, une forme pour en construire une autre.
Travailler avec ses mains et la partie sensitive du cerveau (hémisphère gauche) pour rendre forme et volume avec l’ombré, les teintes
et les couleurs.
UNITE D’APPRENTISSAGE 2: DEVELOPPEMENT DES SENS (ELEMENTS ET PRINCIPES DES ARTS VISUELS)
41
COMPETENCE(S) CIBLEE(S):
C1 - S’exprimer par les arts : comme précédemment, l’élève traduit toujours une pensée, un sentiment, une histoire, mais par des
plages de couleurs et les variations d’ombre et de lumière (valeurs). Son observation de la forme et de la nature tient compte
désormais du rapport entretenu par les objets entre eux et dans l’espace (cette nature peut être en deux ou trois dimensions).
C2 - Développer des savoir-faire et techniques artistiques : l’élève prend conscience de l’importance de la technique dans sa capacité
à s’exprimer (plus je maitrise le matériel mieux j’arrive à m’exprimer). Il apprend le rôle de chaque matériel par domaine et comment
grâce à ce dernier il peut créer des formes et des lignes nouvelles. (Les différences de la forme quand on utilise un crayon, un feutre,
du fusain, un pinceau, la peinture (eau ou huile) etc.)
C3 - Connaître et faire valoir : l’élève fait la connaissance d’artistes qui s’expriment par les formes de différentes manières, il
s’approprie leur style et leur technique tout en développant le sien. Il apprend à construire un discours autour de leur réalisation.
C5 - Développer une sensibilité artistique : l’élève apprend à exprimer une même idée sous plusieurs angles. Cette recherche se fait
dans sa culture et dans celle des autres.Chercher la notion de contraste de balance et d’harmonie dans l’Art traditionnel d’Haïti, la
divergence d’idées, de jeu des couleurs, de perception et de langage venant de différents départements du pays.
Chercher la notion de contraste, de balance et d’harmonie dans les cultures africaines par rapport à la nôtre, les cultures occidentales,
orientales ou autres par rapport à la nôtre.
C6 - Concevoir : L’élève est capable de construire et réaliser des productions abstraites ou figuratives bien balancées en équilibrant
sa production par le dosage de l’espace positif et négatif.
C7 - Utiliser les outils technologiques : l’élève apprend àéquilibrer ses compositions grâce à des outils graphiques. Des logiciel conçu
pour le graphisme et l’animation, aussi pour la photographie, la manipulation de l’image, …
C8 - Découvrir les métiers : l’élève apprend à travers ses recherches et réalisation les métiers des arts visuels (cinéma, design,
stylisme, peinture, photographie, graphisme, etc.)
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A) Différencier les formes géométriques des 1-Dessin de : formes géométriques et de formes naturelles ou biomorphiques
formes naturelles ou biomorphiques. Pouvoir Références au cubisme et aux Vèvès (Haïti).
citer des références à l’Histoire de l’Art, le 2- Introduction aux principes de la composition en art.
cubisme et les Vèvès (art sacré d’Haïti). -Décomposition d’un objet, ou d’un tableau en différentes formes géométriques,
B) Introduction aux principes de la composition initiant l’élève aux notions de valeurs et de composition dans un tableau.
en art : comprendre les principes d’harmonie -Collage de textures
et de balance -Les contrastes : matières, textures
C) La composition et ses études : -Représentation de la texture en dessin
-verticale 3- Se mettre soi-même dans la peau de l’artiste (Le jeu du « JE ») ; l’élève ou le
-diagonale professeur désigne un artiste qui aborde les formes géométriques comme une mode
-de la spirale d’expression et on l’imite. – On fait une réinterprétation visuelle du travail de l’artiste
Références à l’Histoire de l’art choisi tout en gardant la même technique d’exécution.
Savoir-faire -Analyse d’œuvres d’art et du style de l’artiste tout en analysant les différentes
Comprendre l’importance de la composition et étapes de la construction à la fois visuelle et technique de son travail.
pouvoir équilibrer un travail d’art visuel. 4-Exercices sur les textures et les valeurs (équilibrer une surface texturée tout en
tenant compte de la valeur de chaque texture qui compose cette surface)
Attitudes à mobiliser
Exercices sur le rapport entre les textures et les valeurs sur une même surface.
L’observation des principes artistique de
5-Exercice de composition verticale, diagonale et de la spirale.
balance et d’harmonie dans la nature et dans
Références à l’Histoire de l’art :
les œuvres d’art.
Analyse d’œuvres d’art à partir des principes de base de la composition.
L’observation et la pratique de la composition
Les principes de base de la composition appliquée en photographie, peinture,
et ses études.
cinéma, sculpture, graphisme, etc.
Pratique des contrastes et variations de la
matière, de la texture et du rythme.
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UNITE D’APPRENTISSAGE 3: MODELAGE ET VOLUME COMME MOYEN D’EXPRESSION ET/OU PROJETS
INTERDISCIPLINAIRES
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
C1 - S’exprimer par les arts : ici l’élève traduit toujours une pensée. Cependant cette même pensée développée en deux dimensions
est transcrite vers une production en trois dimensions, en volume. Il compare sa perception et son observation de la forme et de la
nature grâce à d’autres outils de création qui diffèrent suivant le domaine artistique utilisé.
C2 - Développer des savoir-faire et techniques artistiques : l’élève découvred’autres outils de créations artistiques.
Les connaissances à mobiliser pour exprimer sa pensée et émotion grâce à la construction en volume. Quel domaine utilise le volume
comme forme d’expression.Créer des formes et des idées en utilisant des domaines comme : la sculpture, l’architecture, la
céramique, le papier mâché, le design intérieur etc.
C3 - Connaître et faire valoir : l’élève fait la connaissance d’artistes utilisant les techniques sculpturales, apprend le vocabulaire lié à
cette forme d’expression qui fait appel aux volumes, structure mieux le contraste des formes entre volume, texture et plan.
C4 – Travailler en équipe : l’élève réalise des créations en s’impliquant dans une dynamique de groupe.
- Les thèmes sont développés dans la collaboration et l’entraide
- Les élèves réalisent des projets ensemble. Le but est d’apprendre à confronter ses idées à celles des autres et à en tirer des
conclusions et améliorer les réalisations.
C5 - Développer une sensibilité artistique : l’élève explore comment sa culture conçoit les productions artistiques en volume. Il fait
cette même recherche à travers les autres cultures. Les différentes formes d’expression de l’artisanat haïtien. Les différentes formes
de sculpture haïtienne parmi ce champs artistique international.
C6 - Concevoir : L’élève est capable de construire et réaliser des sculptures ou construction abstraites ou figuratives au moyen de
formes tout en équilibrant sa production.
C7 - Utiliser les outils technologiques : l’élève apprend à construire des formes, équilibrer ses compositions grâce à des outils divers,
il/elle explore quand possible des logiciels pour la création en trois dimensions, l’animation, le « 3D », etc.
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C8 - Découvrir les métiers : l’élève prend connaissance des métiers en rapport à la sculpture et l’artisanat. Il prend connaissance de
l’impact des nouvelles technologies dans la création artistique virtuelle et 3D. Il comprend l’importance de l’imprimante dans l’évolution
des arts visuels (la peinture numérique et l’animation « 3D », l’architecture et toutes autres nouvelles technologies.)
Sculpter :La sculpture consiste à découper ou à B) Projets interdisciplinairesavec les langues, les mots ou avec les notions
ébrécher une forme à partir d’une masse de pierre, de de sciences de la vie et de la terre.
bois ou d’un autre matériau dur. La sculpture est un -Textes, lettrage et graphisme (esthétique du langage)
procédé soustractif par lequel la matière est - Interprétation artistique de planches, sculptures représentant des animaux
systématiquement éliminée de l’extérieur vers ou utilisation d’éléments naturels pour sculpter ou construire (Écorces,
l’intérieur. gousses, pailles, etc)
Fonte ou casting : Les sculptures qui sont coulées sont
C) Projets interdisciplinaires d’aménagement d’un espace : La décoration
faites d’un matériau qui est fondu – habituellement un
(de fête, d’exposition, d’évènements culturels ou de théâtre …)
métal – qui est ensuite versé dans un moule. La fonte
D) Projet Impliquant les maths, l’ETAP ou les sciences sociales…
est un procédé additif.
Étude du design des maisons haïtiennes, ex : le style Gingerbread d’Haïti.
Modeler :Les sculptures modelées sont créées
lorsqu’un matériau mou ou malléable (comme l’argile)
est construit (parfois sur une armature) et façonné pour
créer une forme. La modélisation est un processus
additif.
45
assemblent différents matériaux pour créer une
sculpture assemblée. L’assemblage est un processus
additif.
Savoir-faire
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dans le design décoratif (design intérieur).
Attitudes à mobiliser
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UNITE D’APPRENTISSAGE 4: ACTIVITES SPECIFIQUES AU DEVELOPPEMENT DE LA CREATIVITE ET DE DECOUVERTE DU
PATRIMOINE
COMPETENCE(S) CIBLEE(S):
C1 - S’exprimer par les arts en s’inspirant du patrimoine et en innovant dans une production utilisant des techniques de l’artisanat ou
des éléments et matériaux locaux.
C2 - Développer des savoir-faire et techniques artistiques : l’élève découvrede outils traditionnels de créations artistiques et artisanales.
C3 - Connaître et faire valoir le patrimoine national tout en appréciant le patrimoine universel. Par des visites, des recherches et des
travaux d’exploration et de recherche artistique.
C4 - Travailler en équipe par des activités et projets artistiques scolaires ou communautaires autour des multiples dimensions du
patrimoine et de l’environnement naturel.Les thèmes sont développés dans une collaboration et une entraide ; les élèves réalisent des
projets ensemble. (Exemple : exposition collective sur un thème tel le patrimoine ou de l’environnement ou encore sur l’impact de la
technologie sur l’environnement.).
C5 - Développer une sensibilité esthétique : être capable de réagir face à une œuvre d’art, d’énoncer un jugement, de réfléchir, de
communiquer avec un vocabulaire approprié pour dire son appréciation de l’art et de s’auto-évaluer.
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SAVOIRS PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
- Différencier les activités artistiquestechniques des actions -Illustrations caricaturales et/ou bandes dessinées narratives. (Créés
créatrices et innovantes. Le premier étant au service de à partir des contes, proverbes ou personnages traditionnels haïtiens)
l’autre.
- Identifier des instruments, techniqueset procédures qui -Création à partir d’éléments liés au patrimoine, à l’art, l’artisanat et la
accompagnent la créativité dans l’espace-temps. société.
- Identifier les multiples formes de représentations du
patrimoine et leur utilité dans le développement de l’art, -Réappropriation du patrimoine par visites de sites historiques. Visites
de l’artisanat et de la culture. d’ateliers, de laboratoires, de chantiers, de galeries d’art, de musées
ou d’autres lieux (publics ou privés) pour découvrir les innovations,les
« Le patrimoine etant l’héritage du passé dont nous profitons explorations créatives et les expressions du patrimoine sur le plan
aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir. local, national et mondial.
Notre patrimoine culturel et naturel sont deux sources -Projection de documentaires sur la créativité et/ou le patrimoine, en
irremplaçables de vie et d’inspiration. Le patrimoineinclu utilisant une approche interdisciplinaire. Illustrations expressives de
notamment les œuvres qui ont une valeur universelle documentaires ou textes.
exceptionnelle du point de vue de l’Histoire, des arts et de la
science, des points de vueesthétique, ethnologique ou - Projets autour des métiers de l’art et/ou du patrimoine. Définitions,
anthropologique. »(UNESCO, 2008). dimensions, fonctions et finalités de la créativité et du patrimoine.
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professionnels ; adapter et permuter des éléments dans leurs
rôles et fonctions pour découvrir les relations entre les arts et
la technique.
Attitudes à mobiliser
Ouverture d’esprit et tolérance envers la diversité culturelle et
les expressions diverses.
Esprit de recherche et de documentation en innovation et en
patrimoine.
Regard vers le futur et les possibilités nouvelles tout en
s’intéressant aux productions passées.
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B- Musique
Les acquis de fin du 3e cycle fondamental en musique sont les suivants :
L’élève doit être capable de :
– Reconnaitre grâce à l’écoute d’œuvres musicales multiples les divers types d’émotions qui lui sont transmises telles que : la
joie, la peine, la colère, la tristesse, la gloire etc.
– S’exprimer à travers la musique en utilisant la notation musicale en :
o Lisant une partition
o Ecrivant une partition
o Créant des morceaux de musique en considérant que l’œuvre est réécrite à chaque interprétation. Cette compétence
s’exercera à travers des instruments tels que la flute à bec, la voix et la percussion.
– Jouer en groupe, c’est à dire pouvoir s’harmoniser pour interpréter des morceaux en grand et en petit groupe.
– Situer des morceaux de musique à travers le temps et l’espace : musique du terroir, musique universelle et pouvoir apprécier
une œuvre musicale
– Utiliser le numérique grâce à des logiciels de musique et des applications web, telles que Noteflight, Soundtrap, Musescore,
comme supports de son apprentissage et comme moyens de création et de production.
1- La théorie musicale.
L’élève acquiert et applique l’ensemble des règles qui décrivent le système musical que nous utilisons. Il les emploie à bon escient et
en connaissance de cause de manière à pouvoir justifier chaque champ correspondant aux formes de la musique occidentale.
La notation musicale, la gamme et ses degrés, les intervalles, les accords sont autant d’éléments qui la constituent.
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2- Le solfège.
L’élève utilise les bases de l’éducation musicale qu’est le solfège. Par cette méthode d’apprentissage musical faite d’exercices de
lecture et d’auditions musicales, il apprendra à déchiffrer, à lire une partition, à exécuter et à interpréter des pièces musicales en
combinant la lecture des notes et la lecture rythmique.
3- Pratique instrumentale
L’élève acquiert des techniques de jeu propres à un instrument tel que la flûte à bec, la voix, la percussion aux fins de l’interprétation,
de l’improvisation, de la reproduction ou de la création de pièces musicales.
5- L’appréciation musicale
Grâce à l’écoute d’œuvres musicales de périodes diverses de l’histoire de la musique universelle et du terroir, l’élève pourra situer les
œuvres musicales dans le temps et l’espace, les analyser, les comparer tout en développant un certain goût pour la musique et une
certaine culture musicale.
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8e année –Expressions culturelles et enjeux patrimoniaux. Solfège et pratique
2- Le solfège.
L’élève continue à intégrer les bases de l’éducation musicale qu’est le solfège. Par cette méthode d’apprentissage musical faite
d’exercices de lecture et d’auditions musicales, il apprendra à déchiffrer, à lire une partition, à exécuter et à interpréter des pièces
musicales en combinant la lecture des notes et la lecture rythmique.
3- Pratique instrumentale
L’élève acquiert les techniques de jeu propres à un instrument tel que la flûte à bec, la voix, la percussion à des finsd’interprétation,
d’improvisation, de reproduction ou création de pièces musicales.
5- L’appréciation musicale
Grâce à l’écoute d’œuvres musicales de périodes diverses de l’histoire de la musique universelle et plus spécifiquement du terroir,
l’élève pourra situer les œuvres musicales dans le temps et l’espace, les analyser, les comparer tout en développant une certaine
affinité pour la musique savante en rapport à son héritage culturel.
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9e année - Entrepreneuriat culturel et industries culturelles. La production
1- La théorie musicale.
L’élève applique l’ensemble des règles qui décrivent le système musical que nous utilisons. Il les emploie à bon escient et en
connaissance de cause de manière à pouvoir justifier chaque champ correspondant aux formes de la musique.
2- Le solfège.
L’élève comprend bien le solfège. Il poursuit son apprentissage musical par des exercices de lecture et d’audition musicales. Il
déchiffre et arrive à lire une partition, pour exécuter et interpréter des pièces musicales en combinant la lecture des notes et la lecture
rythmique.
3- Pratique instrumentale
L’élève acquiert les techniques de jeu propres à un instrument tel que la flûte à bec, la voix, la percussion aux fins de l’interprétation,
de l’improvisation, de la reproduction ou de la création de pièces musicales.
5- L’appréciation musicale
Grâce à l’écoute d’œuvres musicales actuelles, l’élève pourra situer les œuvres musicales, les analyser, les comparer tout en
développant une bonne compréhension de la production musicale actuelle et de son impact.
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Des repères de progression dans la maîtrise des compétences ciblées
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déchiffrer, à lire une lecture des notes, la lecture (Solfier, mettre ensemble : la
partition, à exécuter et à rythmique, le chant et l’intonation. lecture des notes, la lecture
interpréter des pièces En d’autres termes, il consiste à rythmique, le chant et
musicales en combinant exécuter une partition en chantant. l’intonation ; exécuter une
la lecture des notes et la partition en chantant.)
lecture rythmique.
3-PRATIQUE
INSTRUMENTALE La flûte à bec soprano La flute à bec alto Flûte à bec (ténor et
La percussion La percussion basse)
L’élève acquiert les La voix Musique d’ensemble La percussion
techniques de jeu propres - Chorale
à un instrument tel que la - Orchestre Musique d’ensemble
flûte à bec, la voix, la - Chorale
percussion aux fins de Chants traditionnels - Orchestre
l’interprétation, de Haïtiens
l’improvisation, de la Introduction d’éléments
reproduction ou de la électroniques,
création de pièces d’enregistrement et/ou
musicales. d’ingénieries du son
4-LA MUSIQUE
ASSISTEE PAR L’élève se familiarise à au moins . Edition de partitions par MAO Renforcement des acquis
ORDINATEUR (MAO) un logiciel pour faire de la musique : des deux années
L’élève manipule . Utilisation de MIDI (Musical précédentes.
l’ensemble des Edition de partitions avec Instrument Digital Interface)
utilisations de l’assistance de logiciel pour création pour travailler en groupe. L’élève se familiarise avec
l’informatique comme musicale (Musescore) les notions essentielles
outil associé à la chaîne . Séquences pour faire le mixing et
de création musicale Création de sons de qualité, en mastering de sa production
depuis la composition ajustant le volume, le panoramique . Création de la musique en musicale.
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musicale jusqu’à la et en utilisant l’effet de balayage. ligne
diffusion des œuvres, en
passant par la formation Création de la musique en ligne
pédagogique au solfège
et la pratique
d’instruments.
5- L’APPRECIATION
MUSICALE - Écoute et appréciation de grands . Écoute de musiques savantes - L’élève situe les œuvres
classiques universels. haïtiennes musicales écoutées, les
Grâce à l’écoute analyse, les compare tout
d’œuvres musicales de - Situer les œuvres écoutées dans le - Situer les œuvres écoutées en développant une bonne
périodes diverses de temps et l’espace. dans le temps et l’espace, les compréhension de la
l’histoire de la musique analyser, les comparer tout en production musicale locale
universelle et du terroir, - Analyser les œuvres ; les comparer développant une certaine affinité et internationale.
l’élève pourra situer les tout développant une certaine culture pour la musique savante en
œuvres musicales dans musicale. rapport avec son héritage - Il développe un jugement
le temps et l’espace, les culturel. et une compréhension de la
analyser, les comparer musique actuelle et de sa
tout en développant un production et de son
certain goût pour la impact.
musique et une certaine
culture musicale.
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Tableaux décrivant chaque unité d’apprentissage en musique
Attitudes à mobiliser
Réfléchir, agir, réagir suivant les principes de la
musique tonale et autre système musical
Justifier l’emploi des règles
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
L’élève démontre par des exercices oraux et écrits, individuels et en groupes qu’il comprend les règles du système musical.
L’enseignant corrige si possible les aspects non-assimilés par l’élève.
L’évaluation se fera progressivement. Les devoirs individuels seront évalués afin de permettre à l’enseignant d’accompagner
l’apprentissage de l’élève en lui faisant prendre de conscience de ses erreurs et de les corriger. Il en sera de même des devoirs
réalisés en groupe. Toutefois, un examen de fin de session permettra d’évaluer les acquis
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UNITE D’APPRENTISSAGE 2 : LE SOLFEGE
Compétence(s) ciblée(s) : compétences 2, 3, 4 et 6
2- Développer des savoir-faire et techniques artistiques lui permettant de produire ou reproduire des œuvres en arts visuels et/ou
musicales.
3- Connaître et faire valoir le patrimoine national tout en appréciant le patrimoine universel.
4- Travailler en équipe par des activités et projets artistiques scolaires ou communautaires autour des multiples dimensions du
patrimoine et de l’environnement naturel.
6- Concevoir et réaliser un projet artistique en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation.
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Attitudes à mobiliser
Éducation des yeux pour la lecture rapide des notes.
La culture de l’oreille
La technique de chant
L’interprétation musicale
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
Les différents éléments du solfège tels que la lecture des notes, la lecture rythmique, la culture de l’oreille et l’intonation seront
évaluer de manière formative à travers des travaux à réaliser.
Un examen final au cours duquel l’élève aura à solfier une ou plusieurs pièces de musique fera l’objet d’évaluation finale à la fin de
chaque session.
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Attitudes à mobiliser
Pratique régulière
Maitrise de l’instrument
Modalités et critères d’évaluation
Les acquis techniques de l’instrument seront évalués par l’exécution d’exercices démontrant une certaine maîtrise de ses aspects
techniques. Une évaluation finale se fera à travers des auditions ou des récitals de fin d’année.
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UNITE D’APPRENTISSAGE 5 L’APPRECIATION MUSICALE
Compétence(s) ciblée(s) : compétences 3, 4, 5 et 8
3- Connaître et faire valoir le patrimoine national tout en appréciant le patrimoine universel.
4- Travailler en équipe par des activités et projets artistiques scolaires ou communautaires autour des multiples dimensions du
patrimoine et de l’environnement naturel.
5- Développer une sensibilité esthétique : être capable de réagir face à une œuvre d’art, d’énoncer un jugement, de réfléchir, de
communiquer avec un vocabulaire approprié pour dire son appréciation de l’art et de s’auto-évaluer.
8- Découvrir les métiers et les opportunités des industries culturelles et créatives.
Attitudes à mobiliser
. L’écoute critique
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION
L’élève sera mis continuellement en contact avec les œuvres musicales, les compositeurs et les différentes formations musicales ou
groupes musicaux. L’analyse des œuvres musicales sera le moyen privilégié pour vérifier les acquis.
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