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Tfe Sera

Ce mémoire évalue l'impact de différents fertilisants organo-minéraux sur la culture de chou pommé (Brassica oleracea) dans la zone écologique de Kalemie, avec pour objectif d'augmenter la production locale et de lutter contre l'insécurité alimentaire. Les résultats montrent peu de différences significatives sur les rendements, bien que des variations notables aient été observées sur certains paramètres végétatifs. L'étude suggère d'explorer d'autres doses de fertilisants ou d'étendre la recherche à d'autres cultures pour mieux comprendre les effets des fertilisants dans ce contexte.

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Tfe Sera

Ce mémoire évalue l'impact de différents fertilisants organo-minéraux sur la culture de chou pommé (Brassica oleracea) dans la zone écologique de Kalemie, avec pour objectif d'augmenter la production locale et de lutter contre l'insécurité alimentaire. Les résultats montrent peu de différences significatives sur les rendements, bien que des variations notables aient été observées sur certains paramètres végétatifs. L'étude suggère d'explorer d'autres doses de fertilisants ou d'étendre la recherche à d'autres cultures pour mieux comprendre les effets des fertilisants dans ce contexte.

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UNIVERSITE DE KALEMIE

Domaine des Sciences Agronomiques et Environnement

Filière de la production végétale

Evaluation des différents fertilisants organo-minéral sur la culture de chou pommé


(Brassica oleracea) dans la zone écologique de Kalemie.

Mémoire de fin de cycle présenté et défendu en vue


de l’obtention de grade de licence en Sciences
Agronomiques.

Par : SERAPHINE MWANGE

Novembre 2024
UNIVERSITE DE KALEMIE
Domaine des Sciences Agronomiques et Environnement

Filière de la production végétale

Evaluation des différents fertilisants organo-minéral sur la culture de chou pommé


(Brassica oleracea) dans la zone écologique de Kalemie.

Par : SERAPHINE MWANGE


Mémoire de fin de cycle présenté et défendu en vue
Directeur : Dr. Ir.de
de l’obtention BABOY
grade LONGANZA
de licence enLouis
Sciences
Professeur ordinaire
Agronomiques.
Encadreur : Ir. LULU LWAMBA Joseph
Assistant

Année académique 2023-2024


I

Epigraphe

« La combinaison de fertilisants organiques et minéraux permet d’optimiser les rendements


tout en préservant la santé des sols. »

Dr. Emmanuelle Quilleré, 2020

SERAPHINE MWANGE
II

Dédicace
A mes parents MUNGANGA SHINDANO Gérard et ZAHABU KAKASI Irène, vous qui
m’avez toujours soutenu et encouragé dans mes études.

Votre amour inconditionnel et vos sacrifices ont été la source de ma motivation tout au long
de ce parcours. Merci d’avoir cru en moi et de m’avoir donné les moyens de réussir. Cette
réussite est aussi la vôtre.

SERAPHINE MWANGE
III

Remerciement
Nous remercions Le DIEU TOUT PUISSANT pour Sa Protection du début de ce
travail jusqu’à présent, que son nom soit loué à jamais.

Nous tenons à remercier le Professeur Ordinaire Victor KALUNGA CHIKALA,


recteur de l’Université de Kalemie, le Professeur Jean KIRONGOZI SI UMBA,
administrateur de Budget ainsi qu’à tout le membre du comité de gestion de l’Université de
Kalemie.

Il serait ingrat de ne pas adresser plus particulièrement nos sincères remerciements à


l’Assistant Ingénieur LULU LWAMBA Joseph, de m’avoir accepté comme dirigée. Pour son
grand intérêt de mon travail de recherche, son écoute, sa disponibilité sans faille m’ont été
d’une grande aide pour la rédaction de ce travail.

Nos remerciements s’adressent aussi aux autorités décanales, au Doyen et Vice


Doyen du domaine des sciences agronomiques et environnement je cite Monsieur Le
Professeur CUMA MUSHAGALUSHA Fidèle et Monsieur l’Assistant Ingénieur NYEMBO
WA MWEHU Eddy, le secrétaire Facultaire Ir MAWAZO KATABE Ramazani et le
départemental de la production végétale, Monsieur l’Assistant Ingénieur LWAMBA
NDENGA Gaël.

Plus particulièrement à mon meilleur ami ALMAND TAMBWE Dieudonné.

A mes frères et sœurs : MORISHO MUNGANGA, MULIMBI Daniel, MULAYA


Emmanuel, SHITALA Joëlle.

À tous mes camarades, et frère scientifique, de prêts et de loin. Plus particulièrement


à MWAMBA KONGOLO Lucie, KABEZYA KYEUSI Miriam, BYUMANINE
TCHIKOMBE Olivier, ABEDI MANGALA, KONGOLO VICKY, MATULIZO
YUMBULWA Richard, USENI KILUMBAY KYALWE Mudimba, AMISI KABILA Serge,
et RADJABU MWANANGOY Bienvenu.

SERAPHINE MWANGE
IV

Résumé
Le présent travail a été initié pour faire évaluer différents fertilisants organo-minéral
sur la culture de chou pommé (Brassica oleracea) dans la zone écologique de Kalemie. Avec
comme objectif général, contribuer à la contribuer à la lutte contre l’insécurité par
l’augmentation de la production locale.

Pour cela, un essai a été installé dans la zone agroécologique de Kalemie, cas du
village MUZANIWA, province du Tanganyika, suivant un dispositif en blocs complets
randomisés avec 6 traitements et 3 répétitions. Les observations pour cet essai ont porté sur
les paramètres végétatifs et les paramètres des rendements.

Les résultats obtenus indiquent qu’il n’existe aucune différence significative sur le
taux de reprise, sur le nombre moyen de plant récoltées par parcelle, sur le poids d’une
pommé, et sur le rendement en t/ha. Par contre de différences significatives ont été observer
sur le poid parcellaire moyen. Mais de différences très hautement significatives sur la hauteur
moyenne des plants à 60 jours, la circonférence moyenne des tiges au collet à 60 jours.

En perspective, il est intéressant de noter que l’étude n’a pas révélé de différences
significatives sur le paramètre attendus (de rendement t/ha). Pour les futures recherches, il
pourrait être bénéfique d’explorer le mêmes fertilisants, de varier les doses utilisées ou même
d’étendre l’étude à différentes cultures pour obtenir une vue d’ensemble plus complète des
effets des fertilisants organo-minéral dans le contexte écologique de Kalemie.

Mots clés : Chou, Evaluation, Kalemie, Organo-minéral, Zone écologique.


V

Abstract
This work was initiated to evaluate different organo-mineral fertilizers on the
cultivation of cabbage (Brassica oleracea) in the ecological zone of Kalemie. The general
objective was to contribute to the fight against food insecurity by increasing local production.

For this purpose, an experiment was conducted in the agro-ecological zone of


Kalemie, specifically in the village of MUZANIWA, Tanganyika province, using a
randomized complete block design with 6 treatments and 3 repetitions. Observations for this
experiment focused on vegetative parameters and yield parameters.

The results obtained indicate that there is no significant difference in the recovery rate,
the average number of plants harvested per plot, the weight of a cabbage head, or the yield in
t/ha. However, significant differences were observed in the average plot weight, and highly
significant differences were found in the average plant height at 60 days and the average stem
circumference at the collar at 60 days.

Looking ahead, it is interesting to note that the study did not reveal any significant
differences in the expected parameter (yield in t/ha). For future research, it might be
beneficial to explore the same fertilizers, vary the doses used, or even extend the study to
different crops to gain a more comprehensive understanding of the effects of organo-mineral
fertilizers in the ecological context of Kalemie.

Keywords: Cabbage, Evaluation, Ecological zone, Kalemie, Organo-mineral.


VI

Plan sommaire
Epigraphe.....................................................................................................................................I
Dédicace.....................................................................................................................................II
Remerciement...........................................................................................................................III
Résumé.....................................................................................................................................IV
Abstract......................................................................................................................................V
Liste des Figures, Photos et Tableaux....................................................................................VIII
Liste des abréviations...............................................................................................................IX
Introduction.................................................................................................................................1
Chapitre 1. Revue de littérature..................................................................................................4
1.1.3 Importance de la culture.................................................................................................5
1.1.3.1. Importance sur le plan nutritionnel humain............................................................5
1.1.3.2. Importance sur le plan nutritionnel animal.............................................................6
1.1.3.3. Importance sur le plan économique........................................................................6
1.1.3.4. Importance sur le plan industriel............................................................................6
1.1.4. Systématique.............................................................................................................6
1.1.5. Exigences écologiques..............................................................................................8
1.1.5.2. Sol......................................................................................................................8
1.1.6. Techniques culturales...............................................................................................8
1.1.6.1. Préparation du sol..............................................................................................8
1.1.6.2. Semis et transplantation....................................................................................9
1.1.7. Problèmes sanitaires et ravageurs.................................................................................9
1.1.7.1. Maladies parasitaires..............................................................................................9
1.1.7.2. Maladies bactériennes...........................................................................................10
1.1.7.3. Maladies physiologiques......................................................................................11
1.1.7.4. Insectes pestes.......................................................................................................12
1.3. GENERALITE LA FERTILISATION ORGANIQUE.................................................18
1.2 .1 définitions de matière organique.............................................................................18
Chapitre 2. Milieu, Matériels et Méthodes...............................................................................25
2.1. Milieu.............................................................................................................................25
2.1.1. Localisation du site d’études...................................................................................25
2.1.2. Conditions climatiques............................................................................................25
2.2. Matériels.........................................................................................................................26
2.2.1. Matériels végétaux...................................................................................................26
2.2.2. Matériels non biologiques.......................................................................................26
VII

2.3. Méthode..........................................................................................................................27
2.3.1. Dispositif expérimental............................................................................................27
2.3.2. Conduite de la culture..............................................................................................27
2.3.4. Analyse des données................................................................................................30
Chapitre 3. Résultats.................................................................................................................31
3.1. Résultats des observations sur les paramètres végétatifs...............................................31
3.2. Résultats des observations sur les paramètres de rendement.........................................32
Chapitre 4. Discussion..............................................................................................................35
4.1. Résultats des observations sur les paramètres végétatifs...............................................35
Conclusion et suggestion..........................................................................................................38
Références bibliographiques.....................................................................................................39
ANNEXES.......................................................................................Erreur ! Signet non défini.
VIII

Liste des Figures, Photos et Tableaux


1. Figures

FIGURE 1. LES COMPOSANTES DU CHOU POMMÉ (SIEDOW. 1995)...........................................7


FIGURE 2 : LOCALISATION DU SITE EXPÉRIMENTAL..................................................................25
FIGURE 3. DISPOSITIF EXPÉRIMENTAL.......................................................................................27

2. Liste des Tableaux

TABLEAU 1. CLASSIFICATION BOTANIQUE DU CHOU POMMÉ (ASNOR JEAN, 2023).....................7


TABLEAU 2. DONNÉES CLIMATIQUES ENREGISTRÉES PENDANT LA PÉRIODE EXPÉRIMENTALE

POUR LA SAISON AGRICOLE B CAMPAGNE 2023-2024 (METTLESAT AERO-KALEMIE, 2024)


...........................................................................................................................................26
TABLEAU 3. RÉSULTATS SUR LES PARAMÈTRES VÉGÉTATIFS...................................................31
TABLEAU 4. RÉSULTATS SUR LES PARAMÈTRES DE RENDEMENT..............................................33
3. Images
IMAGE 1 : CHOUX FEUILLE (CHOUX DE CHINE), (DIXON 2007)................................................4
IMAGE 2 : CHOUX POMMÉ (DIXON 2007)..................................................................................5
IMAGE 3 : LA CULTURE DE CHOUX TOUCHÉ PAR LES MALADIES PARASITAIRES (J. ZHAO
2020)..................................................................................................................................10
IMAGE 4 : LA MALADIE BACTÉRIENNE DU CHOU (J. ZHAO 2020)...........................................11
IMAGE 5 :LA MALADIE BACTÉRIENNE DU CHOU DANS LE SENS CONTRAIRE (J. ZHAO 2020)..11
IMAGE 6 : LES MALADIES PHYSIOLOGIQUES (NÉCROSE DE LA POMME) (A. MENDES, 2019). 12
IMAGE 7 : LA PIÉRIDE DU CHOU (PIERIS BRASSICAE) (M. TAYLOR 2021).............................13
IMAGE 8 : LES PUCERONS (BREVICORYNE BRASSICAE), (M. TAYLOR 2021).........................13
IX

Liste des abréviations


RDC : République Démocratique du Congo

UNIKAL : Université de Kalemie

Kg : Kilogramme

cm : Centimètre

ha : hectare

mm : Millimètre
1

Introduction
Le chou, une plante cultivée dans de nombreux pays, fait partie des légumes crucifères
les plus populaires dans le monde entier. Il est principalement cultivé pour ses feuilles
comestibles, utilisées dans diverses cuisines internationales. Les plus grands producteurs
mondiaux de chou sont la Chine, l'Inde, la Russie, et la Corée du Sud. La Chine à elle seule
produit près de la moitié de la production mondiale, exploitant la diversité des variétés pour
répondre à la demande locale et internationale. En termes de valeur économique, le chou est
un aliment de base qui contribue de manière significative aux revenus agricoles dans ces pays,
notamment pour les petits exploitants agricoles. Selon (FAO 2019), la production mondiale de
chou a atteint près de 71 millions de tonnes, démontrant l'importance de cette culture sur le
plan global. Le chou est également réputé pour ses avantages nutritionnels, car il est une
source riche en vitamines C et K, fibres alimentaires, et antioxydants. Les pays développés et
en développement cultivent ce légume pour répondre à des besoins alimentaires croissants
tout en promouvant une agriculture durable. En raison de sa nature résistante, le chou est
largement cultivé dans des régions aux climats variés, y compris dans des zones
montagneuses et côtières. Une étude menée par (JONES et al., 2016) souligne que la culture
du chou peut contribuer à la sécurité alimentaire dans les régions affectées par des
changements climatiques, grâce à sa capacité d'adaptation à différents sols et climats.

En Afrique, la culture du chou a pris de l'ampleur ces dernières décennies,


particulièrement dans les pays d'Afrique de l'Est comme le Kenya, l'Ouganda, et la Tanzanie.
Ce légume est devenu une denrée essentielle dans la diète de nombreuses familles africaines,
fournissant des nutriments vitaux à des prix abordables. Le chou est cultivé dans des zones à
climat tempéré et est souvent utilisé comme un légume de substitution pendant les saisons
sèches où d'autres cultures sont moins disponibles. D'après une étude de (NJIRU 2015), la
production de chou dans les zones rurales du Kenya a contribué à une augmentation des
revenus agricoles, les agriculteurs locaux ayant adopté des variétés améliorées qui résistent
mieux aux maladies et à la sécheresse. En Afrique subsaharienne, la culture du chou est
également encouragée dans le cadre des initiatives de développement agricole visant à
améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des agriculteurs. En Afrique du
Sud, par exemple, le chou est l'un des légumes crucifères les plus cultivés, souvent intégré
dans des programmes de rotation des cultures pour maintenir la fertilité des sols. Une étude de
(KAYITESI et al. 2017) montre que les programmes de sensibilisation et de formation des
2

agriculteurs sur les pratiques agricoles durables ont augmenté la productivité du chou, tout en
réduisant les impacts environnementaux négatifs liés à une utilisation excessive des
pesticides.

En République Démocratique du Congo (RDC), le chou est principalement cultivé


dans les régions de l'Est et du Sud-Est, où le climat est favorable à sa croissance. La ville de
Bukavu, par exemple, est un centre important pour la production de chou, approvisionnant à
la fois les marchés locaux et les pays voisins comme le Rwanda. Le chou est souvent cultivé
dans des systèmes agricoles mixtes, aux côtés d'autres légumes comme les tomates et les
oignons. Selon (MULUMBA 2018), la culture du chou à Bukavu a connu une augmentation
significative en raison de la demande croissante des ménages urbains et de l'amélioration des
techniques culturales, telles que l'utilisation d'engrais organiques.

Cependant, comme pour d’autres cultures, son rendement est contraint en Afrique
sub-saharienne par plusieurs facteurs dont la dégradation de la fertilité des sols, le
changement climatique, les maladies, les ravageurs, les mauvaises pratiques culturales et le
choix inadéquat des terres pour sa culture (LUMONA A., 2022).

De toutes ces facteurs, la dégradation de la fertilité du sol reste un problème majeur,


étant donné la croissance massive de la population qui affecte la production agricole par
accroissement de la demande des produits agricoles, intensifiant ainsi la pression sur les
ressources naturelles et par conséquent continuel de la fertilité des sols (LUMONA A., 2022).

Actuellement à Kalemie et dans son hinterland l’agriculture se caractérise par une faible
production justifiée par des mauvaises pratiques agricoles, baisse de fertilité du sol, l’absence
de mécanisation de l’agriculture.
C’est dans ce cadre que cette étude intitulée : « Evaluation des différents fertilisants
organo-minéral sur la culture de chou pommé (Brassica oleracea) dans la zone écologique de
Kalemie » a été initié. L’objectif général cette étude est de contribuer à la lutte contre par
l’augmentation de la production de chou pommé à Kalemie.

De façon spécifique, il s’agit :

1. D’évaluer l'impact des différents fertilisants organo-minéraux sur le rendement du


chou pommé dans la zone écologique de Kalemie.
2. Comparer l'effet des fertilisants organo-minéraux sur la taille et le poids des pommes
de chou par rapport à d'autres types de fertilisants.
3

3. Quelle dose de fertilisants organo-minéraux donne les meilleurs résultats en termes de


production de chou pommé.

Pour atteindre ces objectifs spécifiques les hypothèses suivantes ont été émises :

1. Les fertilisants organo-minéraux augmentent significativement le rendement du chou


pommé à Kalemie par rapport aux fertilisants conventionnels.

2. L'application des fertilisants organo-minéraux améliore la qualité des pommes de chou en


termes de taille et de poids.

3. Il existe une dose optimale des fertilisants organo-minéraux qui maximise la productivité
du chou pommé dans les conditions écologiques de Kalemie.

L’essai a été mené dans le village MUZANIWA sous un dispositif en blocs complets
randomisés ayant 3 répétitions et chacune reparti en traitements. Cette étude a été conduite
dans la période allant de Mai en Août 2024.

Outre l’introduction et la conclusion ; le présent travail sen subdivise en quatre


chapitres dont le premier est relatif à la revue de la littérature, le second étant consacré au
Milieu, Matériel et Méthode, le troisième les Résultats alors que le quatrième chapitre
présente la Discussion.
4

Chapitre 1. Revue de littérature


1.1. Généralités sur les choux
1.1.1. Origine
Le chou-pomme est aujourd'hui cultivé dans le monde entier, bien qu'il soit originaire
d'Europe. Il est principalement cultivé dans les climats tempérés, mais on le trouve également
dans les régions subtropicales et tropicales, où il est adapté à des conditions climatiques
variées. En Europe, il est cultivé intensivement en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.
Selon (DIXON 2007), l'Asie de l'Est, notamment la Chine, est devenue l'un des plus grands
producteurs mondiaux de chou-pomme.

Les images 1 et 2 ci-dessous montre les différentes variétés de choux.

Image 1 : Choux feuille (choux de chine), (DIXON 2007)


5

Image 2 : choux pommé (DIXON 2007)


1.1.2 Aire de culture

Le chou-pomme est aujourd'hui cultivé dans le monde entier, bien qu'il soit originaire
d'Europe. Il est principalement cultivé dans les climats tempérés, mais on le trouve également
dans les régions subtropicales et tropicales, où il est adapté à des conditions climatiques
variées. En Europe, il est cultivé intensivement en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.
Selon (DIXON 2007), l'Asie de l'Est, notamment la Chine, est devenue l'un des plus grands
producteurs mondiaux de chou-pomme.

1.1.3 Importance de la culture


La culture du chou pommé revêt une grande importance tant sur le plan nutritionnel
humain que sur les plan nutritionnel animal, économique et industriel.

1.1.3.1. Importance sur le plan nutritionnel humain


Le chou-pomme est riche en vitamines (C, K, B6) et en minéraux (potassium, calcium,
magnésium). Sa consommation régulière est bénéfique pour le système immunitaire, la
coagulation sanguine et la santé osseuse. Selon (KAHLON et al. 2007), le chou-pomme
contient également des antioxydants, tels que les glucosinolates, qui ont des propriétés
anticancéreuses.
6

1.1.3.2. Importance sur le plan nutritionnel animal


Le chou-pomme est également utilisé comme aliment pour le bétail, notamment pour
les ruminants. Il est particulièrement apprécié en hiver, lorsque les pâturages sont rares. Selon
WHITE et al. 2003), le chou-pomme est une source de fibres et d'énergie pour les animaux,
bien qu'il faille l'introduire progressivement dans leur alimentation pour éviter les troubles
digestifs.

1.1.3.3. Importance sur le plan économique


Le chou-pomme est une culture de grande valeur économique. En plus de sa
consommation locale, il est largement exporté, notamment des pays d'Europe vers l'Afrique et
l'Asie. En Allemagne, par exemple, il représente une part importante du revenu agricole.
Selon (FAO 2020), la production mondiale de chou-pomme a atteint environ 70 millions de
tonnes en 2018, soulignant son importance économique mondiale.

1.1.3.4. Importance sur le plan industriel


Dans l'industrie alimentaire, le chou-pomme est transformé en divers produits,
notamment la choucroute, très populaire en Allemagne et en Europe de l'Est. Il est également
utilisé dans la production de conserves, de plats préparés, et comme ingrédient dans l'industrie
pharmaceutique pour ses propriétés anti-inflammatoires. Selon (STEINKRAUS 1997), la
fermentation du chou pour produire de la choucroute est l'une des applications industrielles
les plus importantes.

1.1.4. Systématique
Selon (WARWICK et al. 2006), la variété capitata est spécifiquement caractérisée par sa
forme de tête compacte. La systématique de cette plante est bien établie, avec des études
phylogénétiques démontrant ses relations avec d'autres crucifères.

La classification phylogénique du chou pommé selon Car Von Linné, 1753 est présentée dans
le tableau 1 ci-dessous :
7

Tableau 1. Classification botanique du chou pommé (ASNOR JEAN, 2023)

Règne Plantae

Sous-règne Tracheobionta

Division Angiosperme

Classe Magnoliopsida

Sous-classe Dilleniidae

Ordre Brassicales

Famille Brassicaceae

Genre Brassica

Espèce Brassica oleracea

Sous-espèce B. oleracea subsp. Capitata var capitata

Ci-dessous, la figure 1 montrant les composantes du chou pommé.

Figure 1. Les composantes du chou pommé (SIEDOW. 1995)


8

1.1.5. Exigences écologiques


En rapport avec une fiche technique des choux dont l’auteur est inconnu, stipule que
les exigences écologiques du chou pommé sont les suivantes :

1.1.5.1. Climat

Le chou est une plante de climat frais, et sa croissance optimale se situe entre 15°C et
20°C. Des températures trop élevées, au-delà de 25°C, peuvent entraîner des défauts de
formation des pommes ou même leur absence. Par contre, des températures inférieures à 10°C
peuvent ralentir la croissance et allonger le cycle végétatif (S. ALAM et al., 2022).

1.1.5.2. Sol

Le chou préfère un sol bien drainé, riche en matière organique, avec une texture
limoneuse ou limono-argileuse. Le pH idéal du sol pour la culture du chou se situe entre 6,0 et
6,8. Les sols trop acides ou trop alcalins peuvent entraîner des carences nutritionnelles,
affectant ainsi le développement et le rendement de la culture (L. MARTIN et R. EDWARDS
2019).

1.1.5.3. Besoins en lumière

Le chou nécessite une exposition adéquate à la lumière pour réaliser une


photosynthèse efficace. Une lumière directe et suffisante pendant au moins 6 à 8 heures par
jour est recommandée pour assurer un bon développement des feuilles et la formation des
pommes. Un manque de lumière peut entraîner un retard de croissance et une réduction de la
qualité du chou (H. FERNANDEZ 2018).

1.1.5.4. Humidité

Le chou a besoin d'une humidité constante pour une croissance optimale. Une
irrigation régulière est nécessaire, surtout en période de sécheresse. Une humidité insuffisante
peut causer le stress hydrique, réduisant la taille des pommes et augmentant la vulnérabilité
aux maladies. Cependant, un excès d'eau peut favoriser les maladies racinaires comme la
POURRITURE (P. JOHNSON et al., 2020).
9

1.1.6. Techniques culturales


1.1.6.1. Préparation du sol
Avant de semer, le sol doit être bien préparé par un labour profond suivi de plusieurs
passages d’hersage pour obtenir une bonne structure du sol. L'incorporation de compost ou
d'engrais organique améliore la fertilité du sol et favorise une meilleure croissance des plants
(C. WILLIAMS et al 2016).

1.1.6.2. Semis et transplantation


Le chou est généralement semé en pépinière, où les graines sont semées à une profondeur
de 1 à 2 cm. Après environ 4 à 6 semaines, lorsque les plants ont atteint une hauteur de 10 à
15 cm, ils sont transplantés dans le champ en respectant un espacement de 40 à 60 cm entre
les plants et de 50 à 70 cm entre les rangs (J. EVANS, 2017).

1.1.6.3. Fertilisation

Le chou est une plante exigeante en nutriments, notamment en azote, phosphore et


potassium. Une fertilisation équilibrée est essentielle pour assurer une croissance vigoureuse.
L'application d'engrais à base d'azote est souvent nécessaire, en particulier au début du cycle
végétatif pour favoriser la croissance des feuilles (S. Nunes et al., 2020).

1.1.6.4. Désherbage et irrigation

Le désherbage régulier est crucial pour éviter la compétition des mauvaises herbes
avec les plants de chou pour les nutriments, l'eau et la lumière. L'irrigation doit être adaptée
aux besoins de la plante, en évitant à la fois le stress hydrique et l'engorgement du sol (M.
PATEL, WEED 2021).

1.1.6.5 Rotation des cultures

La rotation des cultures est une pratique importante pour éviter l'accumulation de
maladies et de ravageurs spécifiques aux crucifères. Une rotation avec des cultures non
apparentées, comme les légumineuses ou les céréales, est recommandée (R. OLIVEIRA
2019).

1.1.7. Problèmes sanitaires et ravageurs

1.1.7.1. Maladies parasitaires


Les maladies parasitaires du chou sont principalement causées par des champignons.
L'oïdium, causé par Erysiphe cruciferarum, est l'une des plus courantes, entraînant
10

l'apparition de taches blanches poudreuses sur les feuilles. La lutte contre ces maladies inclut
l'utilisation de fongicides et la sélection de variétés résistantes, (J. ZHAO 2020).

Ci-dessous l’image 2 montre le chou touché par les maladies parasitaires

Image 3 : la culture de choux touché par les maladies parasitaires (J. ZHAO 2020).

1.1.7.2. Maladies bactériennes


Les maladies bactériennes comme la hernie des crucifères (Plasmodiophora
brassicae) causent des déformations racinaires et une réduction significative des rendements.
Le contrôle de ces maladies repose sur l'utilisation de variétés résistantes et la rotation des
cultures (D. BROW et al., 2018).

Les images 4 et 5 ci-dessous montre les différentes attaques de la maladie bactérien de


choux
11

Image 4 : la maladie bactérienne du chou (J. ZHAO 2020).

Image 5 :la maladie bactérienne du chou dans le sens contraire (J. ZHAO 2020).

1.1.7.3. Maladies physiologiques


Les maladies physiologiques telles que la nécrose interne des pommes sont souvent
liées à des déséquilibres nutritionnels, notamment des carences en calcium. Ces problèmes
peuvent être atténués par une fertilisation adéquate et une gestion appropriée de l'irrigation,
(A. MENDES, 2019).

L’image 6 ci-dessous montre le choux touché par la nécrose de la pomme


12

Image 6 : les maladies physiologiques (nécrose de la pomme) (A. MENDES, 2019)

1.1.7.4. Insectes pestes


Les principaux ravageurs du chou incluent la piéride du chou (Pieris brassicae), dont
les larves consomment les feuilles, et les pucerons (Brevicoryne brassicae), qui sucent la sève
des plantes, affaiblissant ainsi les plants. La gestion intégrée des ravageurs (GIR) est souvent
utilisée, combinant des méthodes biologiques, culturales et chimiques, (M. TAYLOR, 2021).

Les images 7 et 8 ci-dessous le chou touché par la piéride du chou et l’attaque des
pucerons.
13

Image 7 : La piéride du chou (Pieris brassicae) (M. TAYLOR 2021).

Image 8 : les pucerons (Brevicoryne brassicae), (M. TAYLOR 2021).


14

1.2. Généralités sur la fertilisation

1.2.1. Fertilisation Minéral


La fertilisation minérale, apparue avec l’essor de l’agriculture moderne, a révolutionné
la manière dont les cultures sont nourries. Avant son adoption, les agriculteurs dépendaient
principalement des matières organiques pour fournir les nutriments essentiels aux plantes.
L'introduction des engrais minéraux au 19e siècle, suite aux travaux de Justus von Liebig sur
la nutrition des plantes, a marqué une rupture nette avec les pratiques traditionnelles.
Aujourd’hui, la fertilisation minérale est un pilier central de la productivité agricole dans le
monde entier, permettant non seulement de nourrir une population croissante mais aussi de
maximiser le rendement des cultures sur des sols aux capacités variées De Datta, (S.K, 1981).

1.2.1.1. Composition et Types d'Engrais Minéraux


Les engrais minéraux sont constitués d'une gamme de nutriments essentiels classés en
macroéléments (N, P, K) et en microéléments (Fe, Mn, Zn, Cu, B, Mo, Cl). Les engrais
azotés, tels que l'urée et le nitrate d'ammonium, sont les plus utilisés globalement en raison de
l'importance de l'azote dans la croissance végétative des plantes. Les engrais phosphatés,
comme le superphosphate triple (TSP), sont essentiels pour le développement racinaire et la
floraison, tandis que les engrais potassiques, tels que le chlorure de potassium (KCl), jouent
un rôle crucial dans la régulation hydrique et la résistance aux maladies. En outre, les engrais
complexes, combinant plusieurs de ces éléments, sont souvent formulés pour répondre aux
besoins spécifiques de certaines cultures ou conditions pédoclimatiques (Mengel, K., et al.,
2001).

1.2.1.1. Engrais Azotés


L'azote est souvent considéré comme le facteur limitant le plus important pour la
croissance des cultures. Les engrais azotés sont donc largement utilisés dans les systèmes
agricoles intensifs. Parmi les plus courants, on trouve l'urée (46 % N) qui, une fois appliquée,
se transforme en ammonium dans le sol, puis en nitrate, forme absorbée par les plantes.
L'efficacité des engrais azotés dépend cependant de nombreux facteurs, dont la température,
l'humidité et le pH du sol. Des études ont montré que l'utilisation de l'urée stabilisée avec des
inhibiteurs de l'uréase peut réduire les pertes d'azote dues à la volatilisation, augmentant ainsi
l'efficacité de l'engrais, (BLACKMER et al 1978).
15

1.2.1.3. Engrais Phosphatés

Le phosphore, un élément clé de la photosynthèse et de la synthèse des acides


nucléiques, est souvent moins disponible dans les sols en raison de sa fixation par les oxydes
de fer et d'aluminium. Les engrais phosphatés, tels que le superphosphate simple (SSP) ou
triple (TSP), sont utilisés pour corriger ces carences. L'efficacité des engrais phosphatés peut
être améliorée par leur incorporation dans le sol, où ils sont moins susceptibles d'être
immobilisés. Dans certains sols acides, l'application de chaux en combinaison avec des
engrais phosphatés est recommandée pour augmenter la disponibilité du phosphore
(FROSSARD et al., 1995).

1.2.1.4. Engrais Potassiques

Le potassium est essentiel pour la régulation osmotique, l'activation des enzymes, et la


photosynthèse. Les sols riches en argile ont souvent une capacité de fixation du potassium
élevée, mais dans les sols sableux, le potassium est facilement lessivé. Les engrais
potassiques, tels que le sulfate de potassium (SOP) ou le chlorure de potassium (KCl), sont
utilisés pour corriger ces déficits. Le choix entre SOP et KCl dépend des besoins spécifiques
de la culture, le SOP étant préféré pour les cultures sensibles au chlore comme le tabac et la
pomme de terre (JOHNSTON et al., 1990).

1.2.1.5. Mécanismes d'Action dans le Sol

Les engrais minéraux, une fois appliqués, interagissent avec les composants du sol par
des processus tels que la dissolution, la sorption, la complexation, et l'échange d'ions. L'azote
sous forme d'ammonium peut être fixé sur les colloïdes du sol ou nitrifié en nitrate par des
bactéries nitrifiantes comme *Nitrosomonas* et *Nitrobacter*. Le phosphore, souvent
immobile dans le sol, peut se complexer avec des cations comme le calcium dans les sols
calcaires, réduisant ainsi sa disponibilité pour les plantes. Le potassium, quant à lui, est
principalement retenu dans la phase solide du sol mais peut être relâché par échange ionique,
rendant cette réserve disponible pour les plantes en fonction des besoins (SPARKS, 2003).

1.2.1.6. Avantages de l'Utilisation des Engrais Minéraux

Les avantages des engrais minéraux sont multiples. Leur rapidité d'action permet une
réponse immédiate des cultures, indispensable pour les cycles courts comme ceux des céréales
ou des légumes. Les engrais minéraux permettent également de doser précisément les apports
en nutriments, en fonction des besoins spécifiques de chaque culture et des résultats des
16

analyses de sol. Par exemple, dans les systèmes de culture intensive, tels que les cultures sous
serre, la fertigation (application d'engrais via l'eau d'irrigation) permet un contrôle rigoureux
des apports en nutriments, optimisant ainsi la croissance et la production (MARSCHNER,
2012).

1.2.1.7 Inconvénients et Risques de la Fertilisation Minérale

L'utilisation prolongée et non contrôlée des engrais minéraux présente des risques
environnementaux significatifs. Les nitrates, par exemple, sont susceptibles de lessivage,
contaminant ainsi les nappes phréatiques, ce qui peut poser des problèmes de santé publique,
notamment par la formation de méthémoglobine chez les nourrissons. De plus, l'accumulation
de phosphore dans les sols, principalement dans les régions où les apports dépassent les
besoins des cultures, peut entraîner l'eutrophisation des plans d'eau voisins. Enfin, la
salinisation des sols est un problème croissant dans les zones arides, où une irrigation
excessive associée à une fertilisation minérale intensive peut conduire à l'accumulation de
sels, rendant le sol impropre à la culture (GALLOWAY et al., 2003).

1.2.1.8. Techniques d'Application des Engrais Minéraux

L'efficacité des engrais minéraux dépend en grande partie des techniques


d'application. L'application en bande, par exemple, consiste à déposer l'engrais à proximité
des racines pour maximiser l'absorption et minimiser les pertes. Cette méthode est
particulièrement efficace pour les engrais phosphatés, qui ont une faible mobilité dans le sol.
La fertirrigation est une autre technique qui combine l'irrigation avec l'application d'engrais,
permettant une distribution uniforme des nutriments et une réponse rapide des plantes. Les
applications foliaires, bien que moins courantes, sont également utilisées pour fournir des
micronutriments directement aux feuilles, surtout dans des situations de carence aiguë
(BALIGAR et al., 2001).

1.2.1.9. Comparaison avec la Fertilisation Organique

Contrairement aux engrais minéraux qui fournissent immédiatement des nutriments,


les engrais organiques améliorent la structure du sol, augmentent la capacité de rétention d'eau
et favorisent l'activité microbienne. Les matières organiques, telles que le fumier, le compost
et les résidus de culture, se décomposent lentement, libérant des nutriments progressivement.
Cette libération prolongée est bénéfique pour les cultures pérennes et réduit le risque de
lessivage des nutriments. Par ailleurs, les engrais organiques contribuent à augmenter le
contenu en matière organique du sol, ce qui améliore la structure du sol et favorise la
17

biodiversité microbienne. Une étude réalisée sur les cultures de maïs a montré que
l'application de compost de fumier augmentait non seulement le rendement, mais aussi la
capacité du sol à retenir les nutriments sur le long terme, comparé à l'application d'engrais
minéraux seuls (MÄDER et al., 2002).

1.2.1.10. Complémentarité des Engrais Organiques et Minéraux

L'intégration des engrais organiques et minéraux peut offrir des avantages


synergiques. L'utilisation d'engrais organiques avec des engrais minéraux permet de profiter
des avantages de chaque type de fertilisation. Par exemple, l'application d'engrais organiques
peut améliorer la capacité du sol à retenir les nutriments, tandis que les engrais minéraux
apportent les nutriments immédiatement disponibles pour les plantes. Ce système de
fertilisation intégrée est souvent recommandé pour maximiser les rendements tout en
maintenant la fertilité du sol à long terme. Des recherches en Afrique subsaharienne ont
montré que l'association de compost et de petites doses d'engrais minéraux peut doubler les
rendements de cultures comme le maïs, comparé à l'application d'engrais minéraux seuls,
(VANLAUWE et al., 2005).

1.2.1.11. Impacts Environnementaux et Défis Actuels

L'usage intensif des engrais minéraux, bien qu'il augmente les rendements agricoles,
soulève des préoccupations environnementales majeures. L'une des principales
préoccupations est l'eutrophisation des eaux de surface, causée par l'excès de nutriments,
principalement le phosphore et l'azote, qui se retrouvent dans les cours d'eau et les lacs. Ce
phénomène entraîne la prolifération d'algues, qui consomment l'oxygène dissous dans l'eau,
causant la mort de la faune aquatique. De plus, l'utilisation massive d'engrais azotés est
responsable de la libération de gaz à effet de serre, comme le protoxyde d'azote (N2O), un gaz
qui a un potentiel de réchauffement global 300 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.
Les recherches actuelles se concentrent sur le développement de pratiques agricoles plus
durables, telles que l'utilisation de cultures de couverture, la rotation des cultures et la gestion
intégrée des nutriments, pour réduire ces impacts environnementaux (VITOUSEK et al.,
1997).

1.2.1.12. Alternatives Durables aux Engrais Minéraux

Pour atténuer les impacts environnementaux, des alternatives durables aux engrais
minéraux sont en cours de développement. Les engrais à libération contrôlée, par exemple,
sont conçus pour réduire les pertes de nutriments en libérant les éléments nutritifs sur une
18

période prolongée, en réponse aux besoins des plantes. Les biostimulants, tels que les extraits
d'algues et les acides humiques, sont également utilisés pour améliorer la santé des plantes et
réduire la dépendance aux engrais minéraux. Par ailleurs, la promotion de pratiques agricoles
régénératrices, comme l'agroforesterie et l'agriculture de conservation, vise à restaurer la
fertilité des sols sans recourir à des quantités excessives d'engrais minéraux. Ces approches se
concentrent sur l'amélioration de la santé globale des sols, la séquestration du carbone et la
résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques (LAL, 2020).

1.2.1.13 Cas d'Études et Applications Pratiques

Pour illustrer les principes et les défis de la fertilisation minérale, plusieurs études de
cas peuvent être considérées. Par exemple, en Asie du Sud-Est, la riziculture intensive a
longtemps reposé sur l'utilisation massive d'engrais minéraux, en particulier d'urée pour
l'apport en azote. Cependant, cette pratique a conduit à une dégradation des sols et à une
diminution de la productivité à long terme. En réponse, des programmes de gestion intégrée
de la fertilité des sols ont été mis en place, combinant des engrais organiques et minéraux,
ainsi que des techniques de conservation des sols pour restaurer la productivité. Une autre
étude menée dans le Midwest des États-Unis a exploré l'impact de la rotation des cultures
associée à l'application de faibles doses d'engrais minéraux, montrant une amélioration
significative de la santé des sols et des rendements, tout en réduisant les impacts
environnementaux (DOBERMANN et al., 2000).

1.2.1.14. Perspectives Futures et Innovation dans la Fertilisation Minérale

Les progrès technologiques et scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives pour la


fertilisation minérale. L’agriculture de précision, par exemple, permet une gestion plus fine
des apports en engrais en fonction des besoins spécifiques de chaque parcelle, mesurés par des
capteurs et des analyses de données. Cette approche réduit le gaspillage d'engrais et minimise
l'impact environnemental. De plus, la biotechnologie offre des possibilités intéressantes pour
le développement de cultures plus efficaces dans l'utilisation des nutriments, réduisant ainsi la
dépendance aux apports extérieurs. Les engrais microencapsulés, qui libèrent lentement les
nutriments en fonction des conditions du sol, représentent également une innovation
prometteuse pour l'avenir de la fertilisation agricole (MULLA, 2013).
19

1.2.2. Généralité La Fertilisation Organique


1.2.2.1. Définition de matière organique
La matière organique fait référence à l'ensemble des substances d'origine biologique
présentes dans le sol. Elle comprend les résidus végétaux, les matières animales en
décomposition, ainsi que les micro-organismes vivants et morts. Ces composés organiques
proviennent de la biomasse végétale et animale et sont transformés par les activités
microbiologiques du sol en humus, une substance stable qui joue un rôle crucial dans la
fertilité du sol (BRADY et al., 2008).

1.2.2.2. Rôle de la matière organique dans les sols

La matière organique améliore la structure du sol, augmente sa capacité de rétention


en eau et en nutriments, et favorise l'activité biologique. Elle est également essentielle dans la
séquestration du carbone, contribuant ainsi à la réduction des gaz à effet de serre (LAL,
2004).

 Les formes de matière organique


1. La matière organique fraîche

Les résidus organiques frais comprennent les débris végétaux et animaux qui n'ont pas
encore subi de décomposition significative. Ces matières sont des sources primaires de
nutriments pour les micro-organismes du sol, qui les transforment progressivement en
composés plus stables (SWIFT et al., 1979).

2. L’humus

L’humus est la forme la plus stable de matière organique, résultant de la


décomposition avancée des matières organiques. Il joue un rôle clé dans la fertilité du sol en
retenant les nutriments et en améliorant la structure du sol. L'humus est crucial pour la santé
des écosystèmes agricoles et naturels (STEVENSON, 1994).

 Processus de formation de la matière organique


1. Décomposition et minéralisation

La décomposition est le processus par lequel les résidus organiques sont dégradés par
les micro-organismes en composés plus simples. Ce processus libère des nutriments minéraux
essentiels pour les plantes, comme l'azote, le phosphore et le soufre. La minéralisation est
l'étape finale de la décomposition, où les composés organiques sont convertis en formes
inorganiques assimilables par les plantes (PAUL et al., 1996).
20

2. Humification

L'humification est le processus par lequel les résidus organiques sont transformés en
humus. Ce processus est complexe et dépend de divers facteurs, y compris le type de matière
organique, les conditions climatiques, et l'activité biologique du sol. L'humification contribue
à la stabilisation de la matière organique dans le sol (SOLLINS et al., 1996).

1.2.2.3. Importance Agronomique et Économique de la Matière Organique

1.2.2.3.1. Importance Économique de la Matière Organique

 Réduction des Coûts des Intrants

L'une des principales contributions économiques de la matière organique est la


réduction des coûts associés aux intrants agricoles. En effet, la matière organique agit comme
un réservoir de nutriments qui se libèrent progressivement, réduisant ainsi le besoin
d'appliquer des engrais chimiques coûteux. Une étude de (LAL, 2004) a montré que
l'amélioration de la matière organique dans les sols peut réduire les dépenses en engrais de 20
à 30%, un avantage particulièrement important pour les agriculteurs à petite échelle. Cette
réduction des coûts d'intrants permet d'augmenter la marge bénéficiaire des exploitations
agricoles, contribuant ainsi à la viabilité économique à long terme des systèmes de production
agricole.

 Amélioration de la Productivité et du Rendement

La matière organique améliore non seulement la fertilité du sol, mais elle a également
un impact direct sur la productivité et le rendement des cultures. Selon une étude menée par
(BOT et al 2005), les sols riches en matière organique ont montré une augmentation de
rendement de 15 à 20% par rapport aux sols pauvres en matière organique. Cette
augmentation de rendement se traduit directement par une meilleure rentabilité pour les
agriculteurs, car elle permet de produire davantage sans nécessairement augmenter les
surfaces cultivées ni les quantités d'intrants utilisés. De plus, les sols améliorés en matière
organique sont plus résilients face aux aléas climatiques, ce qui garantit une stabilité de
production et de revenus pour les agriculteurs.

 Valorisation des Résidus Agricoles


21

La transformation des résidus agricoles en matière organique, par le biais du


compostage, par exemple, permet de valoriser des ressources qui autrement seraient
considérées comme des déchets. (TISDALE et al., (1993) soulignent que cette valorisation
non seulement réduit les coûts de gestion des déchets, mais permet également de créer un
produit à haute valeur ajoutée qui peut être utilisé pour améliorer la fertilité des sols. En outre,
la vente de compost ou d'autres formes de matière organique enrichie peut constituer une
source de revenus supplémentaire pour les agriculteurs. Cette approche circulaire de la gestion
des ressources contribue à l'économie locale tout en promouvant des pratiques agricoles plus
durables.

1.2.3.2. Importance Agronomique de la Matière Organique

 Amélioration de la Structure du Sol

L'un des avantages agronomiques les plus significatifs de la matière organique est son
effet sur la structure du sol. La matière organique favorise la formation d'agrégats stables dans
le sol, ce qui améliore la porosité et la perméabilité du sol. (BRADY et al., 2008) expliquent
que ces agrégats facilitent la circulation de l'air et de l'eau dans le sol, deux éléments cruciaux
pour le développement des racines et la croissance des plantes. Une meilleure structure du sol
permet également de réduire l'érosion, un problème majeur dans de nombreuses régions
agricoles, en maintenant la cohésion des particules de sol et en améliorant la capacité du sol à
résister aux forces érosives telles que le vent et l'eau.

 Augmentation de la Capacité de Rétention d'Eau

La matière organique joue également un rôle crucial dans l'amélioration de la capacité


du sol à retenir l'eau. En augmentant la matière organique dans le sol, on améliore la capacité
du sol à absorber et à retenir l'eau, ce qui est particulièrement bénéfique dans les régions
sujettes à la sécheresse. (HUDSON, 1994) a démontré que pour chaque 1% d'augmentation de
la matière organique, la capacité du sol à retenir l'eau peut augmenter jusqu'à 20 000 gallons
par acre. Cette amélioration de la rétention d'eau non seulement réduit le besoin d'irrigation,
mais permet également aux cultures de mieux résister aux périodes de sécheresse, garantissant
ainsi une production stable et de qualité même en conditions climatiques difficiles.

 Accroissement de la Fertilité du Sol


22

La matière organique est une source essentielle de nutriments pour les plantes. Elle
contient des éléments tels que l'azote, le phosphore, le potassium, ainsi que des oligo-éléments
nécessaires à la croissance des plantes. (STEVENSON, 1994) note que la matière organique
joue un rôle clé dans le cycle des nutriments, en libérant progressivement ces éléments au fur
et à mesure que la matière organique se décompose. Cette libération progressive assure un
apport continu de nutriments aux plantes, réduisant ainsi la dépendance aux engrais chimiques
et permettant une croissance saine et vigoureuse des cultures. En outre, la matière organique
améliore la capacité d'échange cationique (CEC) du sol, ce qui augmente la disponibilité des
nutriments pour les plantes.

 La matière organique et l'amélioration des propriétés physiques du sol


 Effet sur la structure du sol

La matière organique améliore la structure du sol en agissant comme un liant qui


maintient les particules de sol ensemble pour former des agrégats stables. Ces agrégats
augmentent la porosité du sol, facilitant ainsi l'infiltration de l'eau et l'aération. Une bonne
structure du sol est cruciale pour le développement racinaire et la productivité des cultures
(OADES, 1984).

 Rétention de l'eau et capacité d'infiltration

Les sols riches en matière organique ont une meilleure capacité de rétention d'eau, ce
qui est particulièrement bénéfique dans les régions arides. De plus, la matière organique
améliore l'infiltration de l'eau, réduisant ainsi le ruissellement et l'érosion. Ces propriétés
contribuent à la gestion durable de l'eau dans les systèmes agricoles (HUDSON, 1994).

 Interaction entre la matière organique et les éléments nutritifs du sol


 Disponibilité des nutriments

La matière organique joue un rôle crucial dans la libération et la disponibilité des


nutriments pour les plantes. À travers le processus de minéralisation, des éléments tels que
l'azote, le phosphore et le potassium sont rendus disponibles dans des formes assimilables par
les plantes. Cette libération lente et continue de nutriments est essentielle pour maintenir une
fertilité du sol équilibrée (SCHLESINGER, 1997).

 Complexation des éléments nutritifs


23

Les composés organiques peuvent former des complexes avec des éléments nutritifs,
tels que les métaux, empêchant leur lessivage et leur perte du profil de sol. Cela est
particulièrement important pour les éléments traces comme le fer et le zinc, qui sont
nécessaires en petites quantités pour la croissance des plantes (STEVENSON, 1982).

 Les techniques d'enrichissement en matière organique dans les sols dégradés


 Application de composts et amendements organiques

L'ajout de composts et d'autres amendements organiques est une technique efficace


pour enrichir les sols dégradés en matière organique. Ces amendements augmentent la teneur
en humus du sol, améliorent la fertilité et favorisent la biodiversité du sol. La gestion du
compostage peut être adaptée aux conditions locales pour maximiser ses bénéfices
(GOLUEKE, 1972).

 Culture de couverture et incorporation de résidus

Les cultures de couverture, comme les légumineuses, sont utilisées pour enrichir le sol
en matière organique. Elles fournissent une biomasse substantielle qui, lorsqu'elle est
incorporée dans le sol, améliore la teneur en matière organique. Cette pratique est
particulièrement utile pour restaurer les sols appauvris et pour les systèmes agricoles durables
(REEVES, 1997).

 La matière organique et la lutte contre l'érosion des sols


 Réduction de l'érosion éolienne et hydrique

La présence de matière organique en surface du sol réduit l'impact des gouttes de


pluie et du vent, diminuant ainsi l'érosion. Les résidus organiques agissent comme un bouclier
protecteur, empêchant la dispersion des particules de sol et favorisant la stabilité du sol (LAL,
1990).

 Formation de croûtes de surface

Dans les sols dépourvus de matière organique, des croûtes superficielles peuvent se
former après des précipitations, ce qui réduit l'infiltration de l'eau et augmente le
ruissellement. En enrichissant le sol en matière organique, la formation de ces croûtes est
limitée, ce qui aide à prévenir l'érosion (VALENTIN et al, 1992).

 L’impact socio-économique de la matière organique dans les systèmes agricoles


24

 Augmentation de la productivité agricole

L'amélioration de la matière organique du sol conduit directement à une augmentation


de la productivité agricole. Les sols riches en matière organique produisent des rendements
plus élevés et des cultures de meilleure qualité, ce qui se traduit par des avantages
économiques pour les agriculteurs (SWIFT et al., 2004).

 Contribution à la durabilité des systèmes agricoles

L'utilisation durable de la matière organique est essentielle pour la viabilité à long terme des
systèmes agricoles. Elle réduit la dépendance aux intrants chimiques, améliore la résilience
face aux variations climatiques, et contribue à la santé des écosystèmes. Ces avantages font de
la gestion de la matière organique un élément clé du développement rural (PRETTY, 2008).

 Problèmes et défis liés à la gestion de la matière organique


 Dégradation de la matière organique sous l'effet des pratiques agricoles
intensives

Les pratiques agricoles intensives, telles que le labour fréquent et l'utilisation


excessive d'engrais chimiques, peuvent dégrader la matière organique du sol. Cela conduit à
une perte de fertilité et à une diminution de la capacité du sol à séquestrer le carbone. La
gestion de ces défis nécessite une approche intégrée qui favorise les pratiques de conservation
(DAVIDSON et al.,2006).

 Équilibre entre l'utilisation des matières organiques et les ressources disponibles

L'accès limité à des ressources organiques, telles que les résidus végétaux ou les
déjections animales, peut limiter la capacité des agriculteurs à maintenir ou augmenter les
niveaux de matière organique dans le sol. Il est crucial de développer des stratégies adaptées
aux contextes locaux pour gérer efficacement les ressources organiques disponibles
(TITTONELL et al., 2005).

 Perspectives futures et innovations dans la gestion de la matière organique


 Biotechnologies et matière organique

Les innovations biotechnologiques offrent des perspectives prometteuses pour la


gestion de la matière organique. Les biotechnologies peuvent améliorer la décomposition des
résidus organiques et augmenter la productivité des composts. Elles peuvent également aider à
25

créer des amendements organiques enrichis en nutriments spécifiques, adaptés aux besoins
des cultures (MONTGOMERY, 2007).

 Politiques et stratégies globales pour la gestion de la matière organique

Les politiques agricoles doivent promouvoir des pratiques qui augmentent la teneur en
matière organique du sol. Des incitations pour l'adoption de techniques de conservation, des
programmes de soutien pour l'utilisation de composts, et des efforts de recherche sont
essentiels pour encourager une gestion durable de la matière organique à l'échelle mondiale
(FAO, 2017).

La matière organique est au cœur de la santé des sols et de la durabilité des systèmes
agricoles. Sa gestion efficace est essentielle pour maintenir la fertilité du sol, améliorer la
productivité agricole, et contribuer à la lutte contre le changement climatique. À travers des
pratiques agricoles durables et des innovations, il est possible de préserver et d'augmenter les
niveaux de matière organique dans les sols, garantissant ainsi une agriculture prospère pour
les générations futures (LEHMANN et al., 2015).
26

Chapitre 2. Milieu, Matériels et Méthodes


2.1. Milieu
2.1.1. Localisation du site d’études
L'expérimentation a été menée en République Démocratique du Congo, dans la
province du Tanganyika, ville de Kalemie, à 15 Km de la ville de Kalemie, dans le village
MUZALIWA située à une longitude est de 29,14’23.6’’ une latitude Sud de 5,50’23.1’’ et une
altitude de 790 m comme montré dans la figure 2 ci-dessous.

Figure 2 : Localisation du site expérimental

2.1.2. Conditions climatiques


La classification de Koppen, montre que la ville de Kalemie et ses environs
appartiennent au type AW5 jouissant d’un climat tropical humide avec alternance de deux
saisons ; la saison de pluie et la saison sèche. Son régime pluviométrique est bimodal, avec la
grande saison A, ayant des pluies abondantes et bien reparties du 15 Octobre allant jusqu’en
fin Janvier. Et la deuxième saison avec des pluies rares et mal reparties de mi-février et prend
fin en Avril. Il importe de signaler que cette courte saison B commence à disparaitre,
diminuant ainsi le nombre de mois de saisons de pluies à Kalemie. La saison sèche commence
27

en principe au mois de mai, pour finir au mois de septembre. Les précipitations annuelles sont
en moyennes de 1500 mm avec des températures moyennes oscillant autour de 27°C. Les
données climatiques prévalues pendant la période de l’expérimentation sont reprises dans le
tableau 2 ci-dessous.

Tableau 2. Données climatiques enregistrées pendant la période expérimentale pour la


saison agricole B Campagne 2023-2024 (Mettlesat Aero-Kalemie, 2024)

Année Température en °C Pluviométrie Humidité


culturale en %
2024

Mois Maximale Minimale Moyenne Quantité Nombres


des pluies des jours de
pluies

Mars 30,6 22 26,3 117,6 15 82


Avril 29,9 22 25,95 168,9 17 81
Mai 30,5 22,8 26,65 68,9 4 74
Juin 29,7 18,8 24,25 Néant Néant 65
Juillet

2.2. Matériels
Les matériels qui nous ont servis à la réalisation de ce travail sont les suivants :

2.2.1. Matériels biologiques


Parmi les matériels biologiques utilisés sont :

o Les plantules
o Les fertilisants ;

2.2.2. Matériels non biologiques


Parmi les matériels biologiques utilisés sont :

o La houe ;
o La bêche ;
o Une balance ;
o Le décamètre ;
o L’arrosoir.
28

2.3. Méthode
2.3.1. Dispositif expérimental
L’essai a été fait en blocs complets randomisés sous trois blocs dont un bloc comprend 6
traitements (représentant les traitements c’est-à-dire les fertilisants) de 4m x 2m le terrain
étant de 11m de longueur et 6,5m de largeur. Dans ces conditions naturelles, sans aucun
amendement ni traitement phytosanitaire ci-dessous la figure 3 présente le dispositif
expérimental.
R1 R2 R3

T1 T3 T0

T2 T5 1m T2
1m
T3 T2 T3

T4 T4 T5
11m
1,50m
T5
1m T1 T4

T0 T0 T1

6,5m

Figure 3. Dispositif expérimental

Légende :

o T0 = Sans fertilisants ;
o T1 = 2 tonnes de bouses et 100 kg NPK/ha ;
o T2 = 2 tonnes de lisiers de porc et 100 kg NPK /ha ;
o T3 = 2 tonnes de crottins de chèvre et 100 kg NPK/ha ;
o T4 = 2 tonnes de fientes de poules et 100 kg NPK/ha ;
o T5 = T5 = 100 kg NPK/ha.

2.3.2. Conduite de la culture


1. Le choix du terrain

Les principaux facteurs suivants ont motivé le choix du terrain à MUZANIWA : sa


topographie, son accessibilité, et sa sécurité.
29

2. Préparation du terrain

Les opérations suivantes ont étés effectuées au cours de l’essai :

Après avoir été délimité au 23/05/2024, le terrain s’est ouvert par un fauchage réalisé
à l’aide d’un coupe-coupe ; ensuite, la canalisation a été faite pour éviter l’inondation dans
champ d’essais. Puis un labour a été fait (20 à 25 cm) accompagné d’un émiettement à la
houe, qui a été suivi d’un nivellement par la préparation du champ en bloc répété trois fois,
séparé par un espace de terre.

3. Le repiquage

La transplantation a été réalisée en date du 06 Juin 2024. Il s’est effectué au même


moment dans toutes les parcelles, aux écartements de 50cm*50cm. La densité de la
transplantation était de 162 poquets, en raison d’une seule plantule par poquet, à une
profondeur de 15cm. A cette profondeur la partie souterraine de la plantule est maintenue
dans un milieu humide favorable à sa reprise.

4. Le sarclage

Le sarclage était réalisé au fur et à mesure de l’évolution de la mauvaise herbe dans


le champ d’expérimentation, et il était effectué une plusieurs fois tout au long de ce dernier, et
il était question d’un sarclage manuel.

5. La récolte

Cette opération a été effectuée manuellement en date du 06/08/2024.

2.3.3. Les paramètres observés

Les paramètres suivants ont étés observés lors de cette étude :

2.3.3.1. Paramètres végétatifs

o Taux de reprise 15 jours après le repiquage (%)

Au 15e jour après repiquage, pour toutes les répétitions, le comptage des plantules
repris a été réalisé séparément, la formule suivante a été utilisée pour déterminer le taux de
reprise moyen. Taux de reprise = (Nombres de plantules repris/Nombre total de plants
repiqués) 100.
30

o Hauteur moyenne des plantes après un mois de transplantation

Elle a été prise 30 jours après la reprise effective des plants. La mesure consistée à
prélever la hauteur des plants à partir du collet jusqu’au sommet de la feuille la plus
développée. Toutes les mesures ont été effectuées sur les dix plants observables (choisis
aléatoirement en éliminant les plants de bordure) dans chaque parcelle, au moyen d’un ruban
de 5m.

o Circonférence moyenne des tiges au collet après deux mois de transplantation :

Elle a été prise 60 jours après la transplantation sur un échantillon des plants qui
étaient en bonne santé et avoir poussé normalement. Et cela été réalisé à l’aide d’un ruban et
on avait noté les mesures individuelles de chaque plant qui se retrouvé dans l’échantillon,
après on avait additionnez les mesures individuelles de circonférence, d’où on avait divisé le
total par le nombre des plants se trouvant dans l’échantillon pour obtenir la circonférence
moyenne.

2.3.3.2. Paramètres de rendement

o Poids parcellaire moyen par traitement après récolte

Les données de ce paramètre étaient obtenues après la récolte des tous les choux
pommés présents dans chaque parcelle élémentaire, puis on avait pesé la récolte totale de
choux pommés provenant de chaque parcelle élémentaire en utilisant une balance précise et
enfin additionné les poids de toutes les parcelles qui avait le même traitement et le divisé par
le nombre de parcelles pour obtenir le poids parcellaire moyen.

o Nombre moyen des plantes récoltées par parcelle

On avait procédé par compter le nombre total de plants de choux pommés présents
dans chaque parcelle élémentaire, après on avait additionné les nombres de plants de toutes
les parcelles qui avait le même traitement, in fine divisé le total par le nombre des parcelles
pour obtenir le nombre moyen de plants par parcelle.

o Poids d’une pomme

Pour obtenir les résultats de ce paramètre on avait mesuré le poids d’une pomme de
chou à l’aide d’une balance.

o Rendement
31

Consisté à faire la projection du rendement de chou pommé par hectare à partir des
résultats qu’on avait obtenu sur quelques paramètres précédents.

2.3.4. Analyse des données


Les données brutes récoltées sur le champ expérimental ont été traitées avec le
logiciel Excel 2013, cependant les analyses statistiques ont été effectuées avec le logiciel
4.1.3. Le test d’analyse de la variance a été appliqué après la vérification de la distribution des
données (test de Shapiro) et l’homoscédasticité (test de Bartlett) ; dans le contraire le test de
Kruskal Wallis devrait être appliqué. Toutefois, si la valeur de p-value est inférieure aux
seuils de signification (0,05 ; 0,01 et 0,001) on observe respectivement des différences
significatives, hautement significatives et très hautement significatives ; mais dans le cas
contraire aucune différence n’est observée. Dans le cas de différences observées, le test de
LSD était appliqué pour grouper les moyennes.
32

Chapitre 3. Résultats
Les résultats obtenus à l’issue de cette étude sont présentés dans le corps de ce
chapitre. S’agissant de ceux relatifs aux paramètres végétatifs, et rendements, ils sont
respectivement présentés dans les tableaux 3 et 4.

3.1. Résultats des observations sur les paramètres végétatifs


Ci-dessous le tableau 3 ci-dessous présente les différentes observations sur les paramètres
végétatifs pour tous les traitements :

Tableau 3. Résultats sur les paramètres végétatifs

Taux de reprise en Hauteur moyenne des Circonférence moyenne


Traitements % plants à 60 jours des tiges au collet à 60
jours

T0 51,80a±35,6 12,7e±0,03 2,8b±0,3


T1 74,03a±27,9 16,0a±0,03 3,8a±0,3
T2 59,23a±23,1 14,0c±0,03 3,8a±0,3
T3 59,2a±25,6 15,0b±0,03 3,8a±0,3
T4 51,83a±12,7 14,0c±0,03 3,8a±0,3
T5 55,5a±0,00 13,5d±0,13 3,8a±0,3
Moyenne 5,27 14,2 3,63

P-value 0.8665 2,2 10-16 2,2 10-16

Conclusion NS *** ***

Légende : % : Pourcentage, * : différence significative, ** : différence hautement


significative, *** : différence très hautement significative, NS : pas de différence
significative ; T0 = Sans traitement ; T1 = 2 tonnes de bouses et 100 kg NPK/ha ; T2 = 2
tonnes lisier de porc et 100 kg NPK /ha ; T3 = 2 tonnes de crottins de chèvre et 100 kg
NPK/ha ; T4 = 2 tonnes de fientes de poules et 100 kg NPK/ha ; T5 = 100 kg NPK/ha.
33

3.1.1. Taux de reprise

Il ressort du tableau 3 ci-dessus de l’analyse du taux de reprise à 15 jours après la


transplantation à varié entre 51,80 à 74,03%. L’analyse de la variance montre qu’il n’existe
pas une différence significative entre les fertilisants et la P-value est de 0,8665.

3.1.2. Hauteur moyenne des plantes après un mois de transplantation

Tel qu’il est consigné dans le tableau 3 ci-dessus que les moyennes de la hauteur des
plants à 60 jours, ont varié entre 12,7 à 16,0 cm. L’analyse de la variance montre qu’il existe
une différence très hautement significative entre les fertilisants et la P-value est de 2,2 10-16.

3.1.3. Circonférence moyenne des tiges au collet après deux mois de transplantation

Il ressort du tableau 3 ci-dessus de l’analyse de la circonférence moyenne des tiges


au collet à 60 jours, que les moyennes ont variée entre 2,8 à 3,8. L’analyse de la variance
montre qu’il existe une différence très hautement significative entre les fertilisants et la P-
value est de 2,2 10-16.

3.2. Résultats des observations sur les paramètres de rendement


Les valeurs moyennes sur les paramètres de rendement sont présentées dans le tableau
4 ci-après :
34

Tableau 4. Résultats sur les paramètres de rendement

Poids Nombre moyen des Poids d’une Rendement t/ha


Traitements parcellaire plantes récoltées pomme
moyen après par parcelle
récolte

T0 10,66b±1,15 2,33a±2,31 1,18a±0,12 25,53a±15,84


T1 16,0a±2,0 3,33a±0,58 1,02a±0,11 31,06a±26,31
T2 23,33a±5,03 4,0a±2,0 1,22a±0,28 38,26a±27,92
T3 18,0a±6,99 3,33a±3,21 1,15a±0,37 22,66a±21,93
T4 25,33a±6,43 4,33a±2,51 1,34a±0,36 33,30a±19,38

T5 27,33a±5,03 3,66a±1,15 1,31±0,33 34,63a±10,89


Moyenne 20,10 3,49 1,20 30,90

P-value 0,01077 0,8971 0.7814 0.9434

Conclusion * NS NS NS

Légende : % : Pourcentage, * : différence significative, ** : différence hautement


significative, *** : différence très hautement significative, NS : pas de différence
significative. T0 = Sans traitement ; T1 = 2 tonnes de bouses et 100 kg NPK/ha ; T2 = 2
tonnes lisier de porc et 100 kg NPK /ha ; T3 = 2 tonnes de crottins de chèvre et 100 kg
NPK/ha ; T4 = 2 tonnes de fientes de poules et 100 kg NPK/ha ; T5 = 100 kg NPK/ha.

3.2.1. Poids parcellaire moyen par traitement après récolte

Il ressort du tableau 4 ci-dessus de l’analyse du pois parcellaire moyen après la


récolte, que les moyennes ont variée entre 10,66 à 27,33 grammes. L’analyse de la variance
montre qu’il existe une différence significative entre les fertilisants et la P-value est de
0,01077.

3.2.2. Nombre moyen des plantes récoltées par parcelle

Il ressort du tableau 4 ci-dessus de l’analyse de nombre moyen des plants récoltés par
parcelle que les moyennes ont variée entre 2,33 à 4,33 plants. L’analyse de la variance montre
qu’il n’existe une différence significative entre les variétés et la P-value est de 0,8971.
35

3.2.3. Poids d’une pomme

Il ressort du tableau 4 ci-dessus de l’analyse du poids moyen d’une pomme par


parcelle que les moyennes ont variée entre 1,02 à 1,34 Kg. L’analyse de la variance montre
qu’il n’existe une différence significative entre les variétés et la P-value est de 0.7814.

3.2.4. Rendement en t/ha

Il ressort du tableau 4 ci-dessus de l’analyse de rendement en tonne par hectare par


parcelle que les moyennes ont variée entre 25,53 à 38,26 t/ha. L’analyse de la variance montre
qu’il n’existe une différence significative entre les variétés et la P-value est de 0.9434.
36

Chapitre 4. Discussion
L’aspect abordé dans ce chapitre, reste la discussion des résultats obtenus au final de
l’expérimentation, et cela sur les paramètres végétatifs, et ceux de rendements.

4.1. Résultats des observations sur les paramètres végétatifs


A 15 jours après transplantation, le taux de reprise a varié entre 51,83 à 74,03 %, en
fonction des fertilisants. Dans une étude menée par (MAROUANI et al., 2015), le taux de
reprise des choux-pommes variait entre 60 % et 80 %, légèrement supérieur aux valeurs
observées ici. Cette différence pourrait s'expliquer par les conditions environnementales plus
favorables dans la région de l'étude de MAROUANI, avec un apport hydrique plus constant.

En revanche, selon (DUPRAT et al. (2008), les taux de reprise peuvent chuter à
environ 50 % dans des conditions de stress hydrique ou de sol pauvre, ce qui correspond aux
valeurs inférieures de cette étude. Ils soulignent l'importance de l'irrigation et de la
fertilisation pour optimiser ce paramètre.

Quant à la Hauteur moyenne des plantes après un mois de transplantation, les résultats
de cette étude ont varié entre 12,7 à 16,0 cm par plants. Une étude de (HENNIGES et al.,
2011) a rapporté des hauteurs moyennes des plants de chou-pomme à 60 jours allant de 14 à
18 cm dans des conditions optimales de croissance. Les résultats légèrement inférieurs dans
cette étude peuvent être dus à des facteurs environnementaux ou des variétés cultivées moins
vigoureuses.

En comparaison, une étude de (ZHAO et al., 2017) a noté que dans des
environnements plus contraignants, la hauteur des plants pouvait être réduite jusqu'à 12 cm à
cause d'un stress hydrique ou de la faible fertilité des sols, ce qui expliquerait les valeurs
observées dans cette étude.

S’agissant de la circonférence moyenne des tiges au collet après deux mois de


transplantation, les résultats ont variés entre 2,8 à 3,8 cm. Selon une étude de (BOSCH et al.,
2014), la circonférence des tiges au collet à 60 jours pour les choux-pommes varie entre 3,5 et
4,5 cm dans des conditions optimales, ce qui est légèrement supérieur aux valeurs que vous
avez observées. Ils attribuent cette différence à une meilleure gestion des nutriments.
37

Par contre, une étude menée par (MONTY et al., 2006) a rapporté des circonférences
de tiges allant de 2,5 à 3,5 cm sous conditions de sol compacté ou avec des nutriments limités,
ce qui est en accord avec les résultats inférieurs de cette étude.

4.2. Résultats des observations sur les paramètres de rendement

Quant aux résultats obtenus sur le poids parcellaire moyen par traitement après récolte,
les résultats de cette étude ont varié entre 10,66 à 27,33 grammes. Les résultats obtenus par
(DUPUIS et al., 2010) montrent un poids parcellaire moyen variant entre 25 et 30 kg pour des
choux-pommes cultivés dans des conditions idéales, légèrement au-dessus de votre fourchette
supérieure. Cela pourrait s'expliquer par l’utilisation d’un fertilisant organique optimisé dans
leur étude.

Dans une autre étude, (LEPAGE et al. 2012) ont observé des poids parcellaires plus
bas, entre 10 et 20 kg, dans des sols avec une fertilité réduite, ce qui est comparable aux
résultats inférieurs de votre étude. Cela souligne l'impact des conditions de sol et de la gestion
des nutriments sur le rendement.

S’agissant de nombre moyen des plantes par parcelle, les résultats ont variés entre 2,33
à 4,33 plants. Cependant, (MAROUANI et al., 2015) rapportent une récupération de plants
viable dans des conditions optimales, ce qui influence directement le rendement.

Dans un contexte de gestion déficiente ou d’environnement contraignant, (DUPRAT


et al., 2008) ont montré que le nombre de plants récoltés par parcelle peut être
significativement réduit.

Pour ce qui est du poids moyen d’une pomme par parcelle, les moyennes ont varié
entre 1,02 à 1,34 Kg. Des études comme celle de (HEEB et al., 2005) ont montré que le poids
moyen d'une pomme de chou-pomme varie entre 1,2 et 1,5 kg dans des conditions de culture
optimales, ce qui est légèrement supérieur aux valeurs observées ici. Ils ont attribué ce poids
plus élevé à l'application de techniques culturales avancées et à un régime d'irrigation
contrôlé.

En comparaison, des conditions de stress hydrique ou une fertilisation insuffisante,


telles que rapportées par Garnier et al. (2011), peuvent limiter le poids des pommes à environ
1 kg, ce qui est en phase avec les résultats de cette étude.
38

Pour ce qui est du rendement en tonne par hectare par les moyennes ont variée entre 25,53 à
38,26 t/ha.

Le rendement en tonnes par hectare varie considérablement en fonction des pratiques


culturales et des conditions climatiques. Dans une étude menée par (THIBAULT et al., 2013),
le rendement en chou-pomme atteint jusqu'à 40 t/ha dans des conditions favorables,
légèrement au-dessus de la fourchette supérieure de cette étude.

Cependant, (BOULANGER et al., 2009) ont noté des rendements plus bas, variant
entre 20 et 30 t/ha dans des régions avec des sols moins fertiles et une gestion de l'eau
suboptimale, ce qui correspond aux valeurs inférieures observées dans cette étude.
39

Conclusion et suggestion
Pour évaluer l'impact des différents fertilisants organo-minéraux sur le rendement du
chou pommé dans afin de lutter contre l’insécurité alimentaire à Kalemie.

Cette étude a été initiée pour l’évaluations des différents fertilisants organo-minéral
sur la culture de chou pommé (Brassica oleracea) dans la zone écologique de Kalemie.

Pour cela, un essai a été installé dans la zone agroécologique de Kalemie, cas du
village MUZANIWA, province du Tanganyika, suivant un dispositif en blocs complets
randomisés avec 6 traitements et 3 répétitions. Les traitements étant constitués : T0 = Sans
fertilisant (témoin) ; T1 = bouse de vache et NPK, T2 = Lisier de de porc et NPK, T3 = de
crottin de chèvre et NPK, T4 = fiente et NPK, T5 = NPK. Les résultats obtenus ont montré
que le fertilisant à base de lisier de porc et NPK (T2) a été meilleur avec un rendement (38,26
t/ha) à une dose de 2t/ha de lisier et 100 kg du NPK et suivie du T5 (NPK) avec (34,63 t/ha),
suivie du T4 avec 33,30 t/ha (2 t/ha et 100 kg NPK), T0 avec 25,53 t/ha (témoin), et le T3
présente un rendement faible par rapport aux autres traitements avec 22,66t/ha (2t/ha et 100
kg NPK).

En perspective, il est intéressant de noter que l’étude n’a pas révélé de différences
significatives sur le paramètre attendus (de rendement t/ha). Pour les futures recherches, il
pourrait être bénéfique d’explorer le mêmes fertilisants, de varier les doses utilisées ou même
d’étendre l’étude à différentes cultures pour obtenir une vue d’ensemble plus complète des
effets des fertilisants organo-minéral dans le contexte écologique de Kalemie.
40

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