M É T H O D O L O G I E DE LA RECHERCHE
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FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG
MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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Sommaire
1. Introduction
2. Qu’est-ce que la recherche en sciences sociales ?
Qu’est-ce que la connaissance scientifique ?
3. Fonctions et objectifs de la recherche scientifique
Caractéristiques des connaissances scientifiques
4. Étapes de la recherche scientifique
5. Objectivité et subjectivité
6. Ethique de la recherche scientifique
7. Recherche scientifique dans les zones de conflit et de guerre
8. Quelle est la méthodologie de la recherche scientifique ?
Déterminer la méthodologie de recherche
La recherche quantitative comparée à la recherche qualitative
Triangulation
L’évaluation du comportement comparée à celle des attitudes
Utilisation de sources secondaires
La démarche comparative
Étude de cas
Echantillonnage
Types d’échantillons
Étapes d’examen de l’échantillon
Déterminer le nombre approprié d’échantillons
9. Qu’est-ce que la recherche qualitative ?
Caractéristiques de la recherche qualitative
Stratégies de recherche qualitative : une étude de cas
Méthodes de collecte d’informations dans la recherche qualitative
Rédaction des questionnaires d’entretien ou d’enquête
L’analyse des données
Erreurs courantes dans la formulation des résultats
de recherche qualitative
10. Qu’est-ce que la recherche quantitative ?
Caractéristiques de la recherche quantitative
Quelles sont les hypothèses de recherche ?
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Quels sont les avantages des hypothèses ?
L’hypothèse nulle et l’hypothèse alternative
Caractéristiques des hypothèses
Variable quantitative et variable qualitative
Statistiques descriptives ou inférentielles
11. Comment analyser les données quantitatives ?
12. Les conditions de la causalité
13. Comment la recherche scientifique est-elle rédigée et publiée ?
Déterminer le produit final
Méthode scientifique et méthodologique de formulation
Respecter les règles de citation, d’attribution
et de documentation
Structure du rapport / de la recherche
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1. Introduction
La méthodologie scientifique constitue l’épine dorsale de toute recherche en sciences
qui vise à produire des connaissances ou aspire à observer et à comprendre les
comportementsainsi que les changements sociaux et politiques.
Les études et la recherche scientifiques jouent aussi un rôle fondamental dans la
planification gouvernementale et l’organisation des institutions et peuvent être une
source d’informations importante pour le travail des partis politiques, des organisations
non gouvernementales, des syndicats et de la société civile en général. Il est par
conséquent important d’adopter une méthodologie scientifique dans toute recherche
visant à comprendre la société et à développer des politiques, des programmes ou
des projets afin d’apporter un développement ou un changement positif basé sur les
technologies.
2. Qu’est-ce que la rechercheen sciences sociales ?
La recherche scientifique académique repose sur le recours systématique à des
méthodes et procédures spécifiques pour obtenir des informations ou pour révéler
les relations entre les variables des systèmes. La recherche scientifique vise à
mettre en lumière de nouvelles informations ou à en vérifier d’anciennes afin
d’augmenter ou de vérifier les connaissances. Par conséquent, la recherche
scientifique repose sur l’examen d’hypothèses afin de comprendre ou
d’analyser un phénomène donné au sein de la société.
La connaissance scientifique est une connaissance organisée, soumise à des règles
et des principes méthodologiques, à laquelle nous ne pouvons accéder sans suivre
ces principes et y adhérer. Par conséquent, nous constatons que les connaissances
scientifiques diffèrent dans de nombreux cas des analyses et des idées qui prévalent
dans la société car les travaux de recherche s’efforcent d’approfondir le sujet, de
collecter des informations objectives et de les analyser en dehors des idées
préconçues, des analyses étroites et des stéréotypes.
Qu’est-ce que la connaissance scientifique ?
Les scientifiques disent souvent qu’ils ne parlent pas sans fondement mais
s’appuient sur des faits certains. Ils entendent dire par là que les connaissances
scientifiques qu’ils avancent ne viennent pas du néant, mais sont plutôt bâties
sur la base de théories existantes et d’études antérieures. Les études scientifiques
sélectionnent les théories en rassemblant et en analysant des données et des
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preuves, puis en reformulant les théories en fonction des résultats de l’analyse
des nouvelles informations et données. Ainsi les connaissances s’accumulent et la
science progresse. Certaines hypothèses sont donc exclues, tandis que d’autres
sont examinées pour s’assurer de leur capacité à expliquer certains phénomènes
de société.
En ce sens, la connaissance scientifique est un savoir fondé sur
l’interprétation des systemes qui s s’appuie sur des preuves et des données
matérielles et objectives dans un cadre théorique spécifique. Les études
théoriques qui traitent des idées et des opinions sans les étayer par des preuves et
des données ne sont pas considérées comme « scientifiques ».
Les études qui collectent des statistiques et des preuves sans les interpréter et
analyser systématiquement les données ne sont pas non plus considérées
comme des études « scientifiques » parce que l’interprétation et l'analyse
scientifiques font défaut. On peut donc dire que la connaissance scientifique se
situe au point de jonction de la théorie et de la pratique.
Fonctions et objectifs de la recherche scientifique
La recherche scientifique peut comporter six fonctions ou objectifs principaux :
• Diagnostic : Le diagnostic est l’une des fonctions les plus importantes
de toute recherche scientifique car la caractérisation de la population
étudiée et le diagnostic du phénomène sur lequel se concentre la recherche
est la première étape, voire la plus importante, de la recherche
scientifique.
• Exploration : L’une des fonctions de la recherche scientifique est également de
rechercher des informations, d’explorer des faits et de recueillir des preuves et des
données.
• Interprétation : Basée sur le diagnostic et l’exploration,
l’interprétation est le troisième objectif de la recherche scientifique.
Déterminer un phénomène ou un modèle dans la société et rechercher des
informations suffisantes pour le comprendre amènent le chercheur à fournir
une interprétation ou une analyse précise du phénomène étudié.
• Prévision : La prédiction ou l’extrapolation est la cible de nombreuses
études scientifiques qui surveillent l’évolution temporelle des phénomènes
sociaux ou celles qui étudient les relations entre différents facteurs de la
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société et l’étendue de leur influence les uns sur les autres. Dans ces cas, la
prévision scientifique est basée sur l’étude des modèles sociaux et
l’observation stricte des phénomènes etdes comportements dans la société.
• Contrôle : En raison de la nature du travail de recherche et de sa capacité à
concevoir des modèles ainsi qu’à prédire sur la base des données et des
informations du groupe d’une manière scientifique précise, le contrôle, la
maîtrise et la planification deviennent des fonctions de base de la recherche
scientifique.
• Archivage : Enfin, la sixième fonction de la recherche scientifique est de
créer une banque de données et des archives de données dont d’autres
chercheurs peuvent bénéficier.
Caractéristiques des connaissances scientifiques
Il existe six caractéristiques de la connaissance scientifique, à savoir :
• L’accumulation : La recherche scientifique ne part pas de zéro mais bénéficie
plutôt de ce qui a été précédemment publié dans son domaine. Elle apporte
une alternative ou une nouveauté, ou encore prouve des connaissances
antérieures. C’est ainsi que les connaissances scientifiques augmentent et
s’accumulent avec chaque nouvelle recherche ajoutée à la littérature
scientifique.
• L’organisation : La connaissance scientifique est une connaissance organisée
et systématique qui peut être évaluée avec des preuves qui soient claires et
spécifiques.
• La causalité : La causalité est une question complexe en sciences sociales,
et il convient de vérifier qu’il existe une relation causale et pas seulement une
corrélation entre deux variables.
• La précision : Précision dans le choix de la méthodologie de la recherche
scientifique et dans l’utilisation des termes et concepts.
• L’objectivité : Le chercheur doit être neutre, faire abstraction autant que
possible de lui/elle-même, et étudier les faits et les données tels qu’ils sont
en réalité.
• La généralisation : La généralisation n’est possible que si l’échantillon est
représentatif. Ainsi, les résultats d’une recherche qualitative ne peuvent pas être
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généralisés car l’échantillon est souvent de petite taille et non
représentatif.
Chacune de ces caractéristiques sera examinée plus largement dans les sections suivantes.
Étapes de la recherche scientifique
La recherche scientifique comprend huit étapes :
Étape de sélection du sujet
Étape de lecture et de recherche de sources et de
références
Étape de définition de la question et des hypothèses
Étape de sélection de la méthode de recherche
Étape de préparation à la recherche sur le terrain(si existe)
Étape de collecte des informations (ou base de données)
Étape de traitement/simulation
• Étape de sélection du sujet : La recherche scientifique commence par la
sélection d'un sujet. Habituellement, ce choix résulte d'un intérêt
personnel pour un sujet spécifique, ou d'un changement de société, La
motivation pour la recherche peut avoir une raison politique. Comme le
sujet de recherche est d’habitude général et vaste, il est nécessaire de
définir un angle spécifique pour la recherche et de passer du sujet à la
question de la recherche.
• Étape de définition de la question et des hypothèses : La question
et les hypothèses de recherche sont déterminées sur la base de lectures
préalables et d’une réflexion. La question de recherche doit être claire,
précise et il doit être possible d’y répondre. Les hypothèses doivent être
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spécifiques, vérifiables et réversibles. Il existe quatre types de questions de
recherche : la question descriptive, la question comparative, la question
évolutive et la question théorique. Plus d’une question peut être incluse
dans une recherche.
Types de questions de recherche
Les résultats des systèmes avec
Qu’est ce qui contribution sont- ils meilleurs que ceux
Question
s’estpassé ? desautres ?
descriptive
Cela s’est-il produit dans d’autres
Question Est-ce que cela s’est Systèmes similaires?
comparative passé ailleurs ?
Cela s’est-il produit avant ma
Question Est-ce que cela s’est contribution?
évolutive passé à travers le temps
? Pourquoi les résultats sont comme
Question obtenu?
Pourquoi cela
théorique s’est-il passé ?
• Étape de sélection de la méthode de recherche : Cette étape comprend le
choix de la méthodologie qualitative ou quantitative en fonction de la question
posée ainsi que la répartition des thèmes principaux et sous-thèmes sur des
fondements et des critères clairs, Une structure est construite à ce stade
également pour la recherche et la classification des informations
(assignation de titres principaux, sous-titres et titres partiels : parties,
sections, chapitres, branches, etc.).
• Étape de préparation à la recherche de terrain : Cette étape comprend la
sélection de l’échantillon et la rédaction du questionnaire (recherche
quantitative) ou la préparation des questions de recherche (recherche
qualitative). C’est à ce moment qu’il convient de réfléchir à des plans
alternatifs, travailler en réseau et contacter des personnes qui peuvent
faciliter la recherche et aider à atteindre l’échantillon souhaité.
• Étape de collecte d’informations : La recherche sur le terrain commence
alors ; le chercheur collecte des informations selon la méthodologie utilisée et
ce dans le cadre de l’éthique de la recherche scientifique convenue.
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• Étape de taritement/simulation: La première étape consiste à passer au
crible les informations obtenues, en donnant la priorité aux sources
originales, en scrutant les informations fiables de plus d’une source et en se
concentrant sur les références les plus récentes, que ce soit pour leurs
statistiques, leurs chiffres, ou leur documentation. Ce faisant il devra
écarter les travaux qui ne sont pas directement liées au sujet de recherche
afin de ne pas prendre de direction erronée et de gagner du temps et des
efforts. Certains programmes peuvent être utilisés pour l’analyse
scientifique. Ainsi :
• Pour la recherche quantitative, on peut utiliser Excel, SPSS, STATA, Matlab
• Pour la recherche qualitative, on peut utiliser Nvivo, MAxQDA, Atlas
Étape de rédaction et de publication : Il existe certaines méthodes de
formulation et d’édition des résultats de l’étude et certains moyens de
diffusion des travaux de recherche scientifique.
Objectivité et subjectivité
La subjectivité et l’objectivité ont été parmi les sujets qui ont suscité de vifs
débats parmi les chercheurs/chercheuses au tournant du XXe siècle. Malgré le
désir d’impartialité et d’objectivités totales dans la recherche scientifique, les
sociologues admettent qu’il est très difficile d’éliminer complètement la
subjectivité ; De ce fait, une distinction est faite entre l’objectivité scientifique et
la recherche subjective.
L’objectivité scientifique consiste à restreindre le chercheur à la méthodologie
scientifique de la recherche. Il doit collecter des données et les traiter telles quelles,
et sans modification, en fonction des opinions ou penchants.
En ce sens, l’objectivité consiste à ne pas inclure les opinions et les points de vue du
chercheur dans le processus de recherche qui doit suivre les règles qui lui sont
spécifiques. Quant à la subjectivité, c’est le facteur humain dans l’étude, car le
chercheur est un être humain et a des tendances personnelles, des croyances et des
opinions qui peuvent être une motivation première pour choisir un sujet de
recherche ou pour choisir un cadre théorique d’analyseet d’interprétation.
Par conséquent, les chercheurs s’efforcent de réduire leur subjectivité et de faire
preuve du plus d’objectivité possible pour aborder la question de recherche mais
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il reste toujours une marge de subjectivité dans le choix du sujet et la rédaction de
l’étude.
Par conséquent, une distinction peut être faite entre l’objectivité de la méthode de
recherche et l’objectivité de la rédaction de la recherche. L’objectivité de la
méthode scientifique est l’une des caractéristiques les plus importantes et l’une des
constantes fondamentales de touttravail de recherche sérieux qui aspire à présenter de
nouvelles connaissances scientifiques. Quant à la subjectivité de l’écriture, elle se
limite au style de l’auteur, aux sujets sur lesquels il choisit de se concentrer et à la
manière d’interpréter les indices et les données. La subjectivité peut être
contrôlée et réduite en clarifiant les limites et en en discutant dans le cadre de la
méthodologie.
La possibilité de subjectivité dans la rédaction de l’étude n’exclut pas que des
limites et des méthodes spécifiques soient requises pour la rédaction de la
recherche scientifique qui nécessite l’utilisation d’une terminologie précise et
d’analyses systématiques, en écartant toute pensée et opinion qui ne sont basées sur
des données et analyses scientifiques.
La subjectivité peut être réduite par la présence de plus d’un chercheur dans le
projet de recherche ou en sollicitant l’aide de chercheurs/chercheuses et de collègues
afin qu’ils lisent la recherche et fassent des observations sur la méthode de traitement
du sujet et de rédaction de l’étude. Il est également important que le chercheur se
forme à toujours se poser la question inverse : pourquoi pas ? Les efforts fournis par le
chercheur pour aborder la question sous différents points de vue et de l’extraire du
domaine privé, qui est affecté par ses opinions et ses penchants, peut grandement
aider à réduire la subjectivité et à renforcer l’argumentation et l’analyse du
chercheur.
Éthique de la recherche scientifique
Le premier objectif de tout chercheur est d’obtenir des informations et des données. Or
toutes les méthodes d’obtention d’informations ne sont pas légales et éthiques.
L’éthiquede la recherche scientifique exige le respect de la vie privée des participant.es
à la recherche, la préservation de leurs droits et le respect de leurs opinions, ainsi que la
préservation de la sécurité des participant et du chercheur, et ce à n’importe quel prix !
Il est vrai que l’éthique de la recherche scientifique limite souvent l’accès à
l’information. Cependant, la recherche scientifique s’accorde aujourd’hui à donner
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la priorité au respect de l’éthique de la recherche, même au détriment de l’accès à
l’information.
Les règles de l’éthique de la recherche s o n t mentionnées ci-dessous :
• Honnêteté : Le chercheur doit être honnête et clair avec les participant.es
à la recherche. Il/elle doit leur expliquer la recherche et son objectif et leur
donner accès aux informations de base qui constituent le fondement de sa
recherche. Le chercheur doit également être honnête avec ses lecteurs/ lectrices
en transférant des informations de manière honnête et véridique sans falsifier
aucune information ou compléter des informations partielles basées sur des
théories antérieures ou ses opinions personnelles.
• Anonymat : L’une des conditions de base pour respecter l’éthique de la
recherche scientifique est de protéger l’identité des participant.es à la
recherche en ne donnant pas leur vrai nom ou en n’utilisant pas d’indices qui
pourraient conduire à révéler leur véritable identité.
• Confidentialité : La question de la vie privée concerne la protection des données
que le chercheur a collectées pendant la période de recherche. Les données
contiennent de nombreuses informations privées et précises. Le chercheur doit
garantir la confidentialité des informations et les conserver dans un endroit sûr
de sorte que personne ne puisse y accéder ou y consulter les données.
Habituellement, les informations sont détruites une fois la recherche terminée,
surtout si elles contiennent des informations confidentielles et sensibles.
• Confiance : Le chercheur doit essayer de construire une relation de confiance
avec les participants à la recherche afin d’obtenir une plus grande coopération et
des résultats plus précis et crédibles. Ainsi, lorsque le participant fait
confiance au chercheur, il est généralement plus généreux, franc et précis dans
ses réponses et ses informations.
• Consentement : Le chercheur doit toujours s’assurer d’obtenir le
consentement des participant.es avant de commencer tout travail de
recherche sur le terrain. Le consentement est généralement écrit en
demandant au participant/à la participante de signer une déclaration de
consentement pour participer à la recherche. Cette déclaration comprend une
explication claire du but de l’étude et de ce qu’elle exigera du/de la participant. De
plus, cette déclaration doit expliquer au/à la participant quels sont ses droits
pendant et après l’étude. Le chercheur ne doit, à aucun stade de la recherche,
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utiliser la méthode de l’intimidation pour obtenir des informations ou pour faire
pression sur le participant pour qu’il ne se retire pas de la recherche.
• Retrait : Le retrait est considéré comme l’un des droits les plus importants des
participants. es à toute recherche scientifique. Le temps que le/la participant.
consacre à la recherche relève de sa décision personnelle, d’autant plus que la
plupart des participant.es à l’étude sont généralement des volontaires. Le
consentement à participer à la recherche ne garantit pas que le participant
restera jusqu’à la fin et le retrait est un droit quele chercheur doit respecter. Par
conséquent, il est toujours conseillé au chercheur à la chercheuse d’essayer
d’atteindre le plus grand nombre possible d’individus dans l’échantillon en
s’assurant que son étude couvre un groupe d’individus suffisant car il est attendu
que certains des participant se retireront pendant la recherche.
• Enregistrement audio ou photographie : Le chercheur n’a pas le droit
d’enregistrer des voix ou de prendre des photos ou des vidéos sans que les
participant ne soient informés et consentants. Il n’est pas correct que le
chercheur demande le consentement du/de la participant après avoir terminé
l’enregistrement ou pris la photographie, car l’approbation doit toujours avoir
lieu avantde commencer la recherche.
• Prendre en compte les sentiments des autres (vulnérabilité) : L’une des
règles de l’éthique de la recherche scientifique est aussi de prendre en
compte les sentiments des autres et de respecter les croyances et opinions de tous
les participant.es, même si elles sont fondamentalement incompatibles avec les
croyances du chercheur/dela chercheuse.
• Sécurité : Il n’y a aucune information qui ne mérite de mettre en danger le
chercheur lui ou les participant à sa recherche. La sécurité est un aspect essentiel
de la recherche et il est contraire à l’éthique de placer quiconque dans une
situation qui pourrait menacer son intégrité physique ou psychologique. Par
conséquent, le chercheur doit s’assurer que l’environnement dans lequel la
recherche est menée n’est pas dangereux et ne menace pas sa sécurité ou celle des
participants
• Accès à l’étude (feedback) : Enfin, les participant.es à la recherche ont le droit
de revoir l’étude avant sa publication pour s’assurer que le chercheur n’a pas
interprété ce qui a été dit ou fait de manière incorrecte ou d’une manière qui
pourrait causer un préjudice à la participant.
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3. Quelle est la méthodologie de la recherche scientifique ?
Déterminer la méthodologie de recherche
Il existe deux types de méthodes de recherche utilisées en sciences sociales :
l’approche quantitative et l’approche qualitative. Le choix de la méthodologie
dépend du type de question de la recherche et des moyens disponibles compte-tenu
de la situation sécuritaire, de l’accès à l’échantillon ou de la présence d’une équipe
de chercheurs/chercheuses pré- paré.es, etc. Le financement joue également un
rôle fondamental dans la détermination de la méthodologie de recherche car le
coût de la recherche varie selon la méthodologie utilisée et, généralement, le coût
de la recherche quantitative est plus élevé que celui de larecherche qualitative.
La recherche quantitative comparée à la recherche qualitative
La recherche qualitative comprend différents types de méthodologies, telles que
l’enquête sociale ou statistique ou l’étude des réseaux sociaux. Quant à la recherche
qualitative, elle peut inclure l’approche ethnographique (observation et entretiens),
l’approche expérimentale ou la méthode d’étude de cas. Le tableau ci-dessous
montre une comparaison entre larecherche quantitative et qualitative.
Le chercheur ne contrôle aucune Le chercheur exerce un contrôle complet sur
des variables toutes les variables liées à la variable
dépendante
Biais : Biais :
Biais du chercheur/ Biais de Biais de non-réponse Effet de la
l’observateur formulation
Un petit échantillon non Échantillon représentatif Peut être
représentatif Il ne peut pas généralisé
être généralisé
Les rapports sont rédigés dans un Les données sont utilisées dans la rédaction de
style analytique et narratif rapports, de tableaux et de graphiques
Triangulation
La triangulation dans la recherche scientifique signifie l’utilisation de plus d’une
méthodologie (ou source ou chercheur) au cours du processus de recherche. La
triangulation comprend toutes les informations que le chercheur a collectées à
partir de différentes sources ou méthodologies pour déterminer la cohérence des
preuves entre les sources d’informations et des données.
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Dans de nombreux cas, les données de la méthode quantitative sont insuffisantes
à elles seules pour comprendre certains. En effet, ces données n’offrent pas une
compréhension approfondie mais alertent plutôt certain.es chercheurs/ sur la
nécessité d’utiliser la méthode qualitative en plus de la méthode quantitative
étant donné qu’elle est plus complète et plus approfondie que la vision globale ; ce
qui contribue à la précision de l’analyse. Par conséquent, la combinaison de
méthodes quantitatives et qualitatives est très utile pour une étude plus complète.
L’évaluation du comportementcomparée à celle des attitudes
Il existe une grande différence entre l’étude des situations et l’étude du
comportement. Les attitudes et les opinions sont étudiées au moyen d’entretiens,
de questionnaires et d’enquêtes (questions directes), tandis que le comportement
est étudié par l’observation etla collecte de documents (étude indirecte). Par exemple,
les schémas de manifestations dans la société peuvent être étudiés en observant des
manifestations ou en compilant des articles, des photos ou des vidéos prises lors de
manifestations et en étudiant les comportements. L’étude du comportement évite
au chercheur/à la chercheuse de se heurter à de nombreux problèmes
méthodologiques liés à la validité des réponses dans les études mesurant les
attitudes et les opinions. L’évaluation du comportement peut être une approche
scientifiquepour la cyber sécurité.
Utilisation de sources secondaires
L’utilisation de sources secondaires peut être très importante, en particulier dans les
études axées sur l’évaluation du comportement des systèmes. Les sources secondaires
comprennent les archives de journaux et de magazines, des documentaires ou des
programmes d’information, des photos, des déclarations officielles, des rapports
d’organisations locales ou internationales, etc. Les sources secondaires de recherche
peuvent constituer une partie essentielle de la recherche en termes d’informations,
ou bien elles peuvent être utilisées pour vérifier et valider les informations
recueillies par des moyens informatiques. Tels que journaux de système
informatique, logs, …..
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La démarche comparative
Cette approche de recherche se concentre sur la comparaison des similitudes et
des différences entre les systèmes informatiques existants et entre la contribution
apportée. La comparaison peut être :
• Longitudinale : On compare un phénomène/événement dans plusieurs
systèmes pour une période
• Transversale : On compare un phénomène/événement dans un seul système sur
une longuepériode de temps afin d’étudier le développement du phénomène et
son évolution dansle temps.
L’analyse comparative se fait selon quatre cas de comparaison qui sont les suivants :
• Comparer une variable et une métrique dans des systèmes
• Comparer plusieurs variables et métriques dans des systèmes
• Etudier la relation entre plusieurs variables dans un système.
• Etudier la relation entre plusieurs variables et métriques dans des systèmes.
La recherche comparative se distingue des autres sur plusieurs aspects.
Premièrement, la recherche comparative aide à accroître la capacité du chercheur/de
la chercheuse à fournir des explications plus solides du phénomène étudié, car ces
explications sont basées sur des preuves recueillies auprès de plusieurs sociétés ou sur
une longue période ce qui réduit l’influence des facteurs de hasard et des biais
culturels.
Deuxièmement, la recherche comparative renforce la capacité du chercheur à élargir
la gamme des variables étudiées qui sontincluses dans la conception de la recherche.
Troisièmement, la recherche comparative permet d’utiliser des facteurs et des aspects
culturels et sociaux de chaque société ; ce qui renforce également le pouvoir des
interprétations et augmente leur résilience face à la critique.
Échantillonnage
Le chercheur la chercheuse doit choisir un échantillon ou un sous-groupe de des
données d’un système à étudier. Par conséquent, un échantillon peut être défini
comme un segment ou une partie de la communauté étudiée qui porte les
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caractéristiques de du syteme et qui la représente en ce qui concerne l’objet de la
recherche. Ainsi, les définitions suivantes peuvent être fournies :
• Système étudié : Tous événements ou observations qui constituent lesujet de la
recherche.
• Échantillon : Un groupe partiel des données ou du système étudié.
• Unité d’échantillonnage : L’un des individus ou observations
choisis dans l’échantillon.
La sélection précise et appropriée de l’échantillon donne des résultats largement
similaires à ceux que l’on peut obtenir lors de l’étude de la population étudiée. Une
erreur dans la sélection d’un échantillon peut conduire à des résultats de recherche
inexacts ou complètement faux.
Types d’échantillons
Il existe deux principaux types d’échantillons3 : les échantillons aléatoires et les
échantillons non aléatoires.
Le type d’échantillon est choisi en fonction de la capacité à déterminer la
population de l’étude. Si la population étudiée est définie et connue, le
chercheur doit prélever un échantillon aléatoire pour qu’il soit représentatif. Par
exemple, si le chercheur mène une étude sur les élèves des écoles publiques, la
population étudiée sera définie car il peut obtenir une liste de tous les élèves
inscrits à l’école publique. Par conséquent, le chercheur doit, dans ce cas, prélever
un échantillon aléatoire.
Si la population étudiée n’est pas spécifiée, le chercheur doit choisir un
échantillon non aléatoire. Cela se produit dans les cas où il est difficile de connaître le
nombre total des membres de la communauté qu’il/elle veut étudier. Par exemple,
si le chercheur/ la chercheuse s’intéresse à l’étude du phénomène de l’abus de
drogues, il est difficile de déterminer le nombre de consommateurs de drogues
parce que ces listes n’existent pas et que peu de gens déclarent consommer de la
drogue (dans les hôpitaux, par exemple), en particulier dans les pays qui
criminalisent la consommation de drogues. Par conséquent, le chercheur ne peut pas
choisir un échantillon aléatoire parce que la population étudiée n’est pas définie et
l’accès à celui-ci n’est pas facile.
• Échantillonnage aléatoire : Les échantillons aléatoires sont ceux dans
lesquels il y a une chance égale pour chaque élément de la population étudiée
de faire partie des unités de l'échantillon. Un échantillon aléatoire est choisi
lorsque la population étudiée est définie et connue et la méthode de
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sélection est non sélective car les items sont choisis au hasard en fonction
du type d'échantillon, en tenant compte de l'homogénéité et de
l’hétérogénéité dans la communauté.
Si la population étudiée est définie et homogène, un échantillon aléatoire simple
peut être prélevé (en établissant des tableaux de chiffres pour tous les membres
de la population étudiée et en tirant le nombre d'échantillons requis par lot
aléatoire). Un échantillon aléatoire systématique peut aussi être prélevé (en
prenant, par exemple, un élément sur cinq dans le tableau des numéros de série de
la population étudiée).
Dans le cas où la population étudiée est hétérogène, un échantillon aléatoire
stratifié doit être prélevé. Dans ce type d'échantillon, la population étudiée peut être
divisée en groupes ou strates en fonction de cette variance. Lorsque cela est possible,
l'échantillon aléatoire simple est le meilleur type d'échantillons car il donne la
meilleure représentation de la population étudiée. Les résultats de la recherche sur
la base d'échantillons aléatoires peuvent être généralisés pour parler de la population
étudiée.
• Échantillonnage non aléatoire : L’échantillonnage non aléatoire est utilisé
lorsqu'il est difficile d'accéder à un échantillon aléatoire parce que la
population de recherche n'est ni déterminée ni définie. Les échantillons non
aléatoires sont caractérisés par le fait qu'ils ne donnent pas la même possibilité
à tous les membres de la population étudiée d'apparaître dans l'échantillon. Par
conséquent, nous ne pouvons pas généraliser sur la base d'échantillons non
aléatoires.
Étapes d‘examen de l’échantillon
Le processus d’examen des échantillons passe par plusieurs étapes :
1. Définir clairement et précisément la population de l'étude en fonction des
caractéristiques qui distinguent ses membres car cela affecte le nombre de
membres de l'échantillon et la qualité de l'échantillon que le chercheur doit
choisir ;
2. Déterminer les membres de la population d'origine à étudier. Le chercheur doit si
possible les organiser en tableaux (selon les numéros de série) car cela facilite la
sélection d'un échantillon représentatif de la communauté.
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3. Déterminer les variables ou/et métriques de l'étude afin de contrôler le plus
grand nombre possible de variables non étudiées.
Déterminer le nombre approprié d'échantillons
Le nombre approprié d'individus dans l'échantillon est déterminé en fonction
deplusieurs critères :
• Homogénéité ou hétérogénéité de la population : Plus l'homogénéité
entre les membres de la population est grande, plus le nombre nécessaire à
la représentation est petit, et vice versa.
• La méthode de recherche utilisée : Les études d'enquête nécessitent
le plus grand nombre possible de membres de la communauté, tandis que les
études expérimentales ou qualitatives dépendent d'un plus petit nombre
d'individus.
• Le degré de précision requis : Si l'étude nécessite un haut degré de
précision, par exemple s'il y a des décisions à prendre en fonction des résultats
de la recherche.
Nous aurons besoin d'un plus grand nombre d'individus de l'échantillon pour
garantir la confiance nécessaire pour généraliser les résultats.
Il est très important d'attirer l'attention sur le fait que le nombre d'individus dans
l'échantillon n'est pas toujours le facteur le plus important dans la sélection des
échantillons. Malgré l'importance du nombre, la représentation de l'échantillon
par rapport à la population étudiée demeure le facteur le plus important pour
déterminer l'échantillon approprié.
4. Qu'est-ce que la recherche qualitative ? Caractéristiques de
la recherche qualitative
Outre le fait de collecter et d'analyser la documentation, la recherche qualitative
s'appuie sur des entretiens ou des observations sur le terrain naturel de la vie
sociale quotidienne.
Parmi les caractéristiques de la recherche qualitative figurent les éléments suivants :
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• La recherche qualitative accroît notre compréhension de tout système dont nous
ne savons guère de choses ou corrige notre connaissance de phénomènes qui se
produisent.
• La recherche qualitative permet d'accéder à des informations approfondies
difficiles à exprimer de manière quantitative ou statistique.
• La recherche qualitative se caractérise par une flexibilité et une ouverture aux
variables carles observations ne sont pas codifiés ou standardisés pour tous les cas.
• Dans la recherche qualitative, le chercheur n'a pas de contrôle préalable sur le
domainede la recherche et les méthodes de collecte d'informations.
Stratégie de recherche qualitative : une étude de cas
L'étude de cas est l'une des stratégies les plus importantes de la recherche
qualitative. Cette stratégie est basée sur l'exploration et l'examen d'une situation
spécifique ou d'un cas particulier.
L'idée de base dans une étude de cas est d'étudier un cas (ou peut-être plusieurs cas)
d'une manière détaillée et précise, en utilisant tous les moyens appropriés et
disponibles.
Il peut y avoir une variété d'objectifs ou de questions pour l'étude de cas mais le but
général est d'atteindre la compréhension la plus complète et la plus globale possible
de ce cas.
L'étude de cas se distingue des autres types de recherche en ce qu'elle
approfondit la compréhension d'un cas particulier dans son état et contexte
naturels, sans se préoccuper de généraliser les résultats à d'autres cas. Les avantages
de l'étude de cas sont qu’elle met la lumière sur un sujet spécifique en
approfondissant un cas (ou plusieurs cas spécifiques) et se spécialise subtilement sur
la question. Les études de cas comportent une richesse importante de connaissances
scientifiques car elles analysent les détails de cas et éclairent les interactions sociales
et les dynamiques qui ne peuvent être saisies par la plupart des autres stratégies de
recherche.
19
Méthodes de collecte d'informationsdans la recherche qualitative
Il existe quatre méthodes de base pour collecter des informations dans la
recherche scientifique qualitative : entretien individuel, entretien de groupe,
observation et analysede documents d’un système informatique.
Entretien individuel : Les entretiens individuels sont généralement utilisés pour
des sujets sensibles, des expériences personnelles ou pour approfondir la
compréhension des opinions et des positions des individus dans la société car à
travers l'entretien, le chercheur peut identifier les idées, les sentiments et les points
de vue des autres.
Il existe deux types d'entretiens :
– Un entretien structuré dans lequel on pose une série de questions préparées à
l'avance au participant/à la participante. Tous les participant.es reçoivent les
mêmes questions, dans le même ordre et de la même manière. Le rôle du
chercheur est neutre et de par sa nature, ce type d'entretien se concentre sur
des questions rationnelles et non émotionnelles. Les réponses peuvent être des
modèles prédéfinis (avec peu de diversité de et des réponses variées). Des
questions ouvertes peuvent également être utilisées pour permettre au
participant de répondrecomme il le souhaite, sans restriction ni protocole.
– Un entretien semi-structuré est un entretien non codifié avec des questions
ouvertes et approfondies. Le rôle du chercheur est alors plus proche de celui
d’un régulateur de dialogue que d'un équivalent. Ce type d’entretien permet
au chercheur de comprendre la pensée et le comportement du participant sans
abandonner les idées préconçues ou les classifications du chercheur, ce qui peut
limiter les déclarations et l’interaction du participant.
Groupe de discussion (focus group) : Lorsque le chercheur travaille lors de
l’entrevue avec un groupe de participant en même temps, il s’agit d’un groupe de
discussion. Dans ce type d'entretien, le rôle du chercheur est de gérer et de faciliter
le dialogue, et sa tâche est d'enregistrer l'interaction qui a lieu entre les
participant.es. Des compétences pour gérer le dialogue et orienter la discussion
dans la direction souhaitée sont alors requises.
20
Le groupe de discussion peut faire ressortir des aspects du cas étudié qui peuvent ne
pas apparaître dans d'autres types d'entretiens, et ce, grâce à ce qui résulte de
l'interaction entre les opinions des participant.
Observation : Dans la méthode d'observation, l'étendue de la participation du
chercheur avec les membres de l'étude varie selon le type et la nature de la
recherche. L'étude peut adopter l'observation participative, de sorte que le
chercheur accède au système étudié.
L'observation peut être quantitative et structurée, ou qualitative et non structurée.
– Lors de l’observation quantitative, le chercheur observe et recueille des
informations numériques grâce à des outils préparés à l’avance : logiciels, fichier
logs, journaux….
– Quant à l'observation qualitative, elle est moins structurée car le chercheur
n'utilise pas de classifications et de modèles prédéterminés mais enregistre
plutôt ses observations automatiquement et ouvertement, de sorte qu'il/elle
enregistre la réalité telle qu'elle se produit. L'idée de base ici est que la
classification et la description à laquelle les informations résultant de
l'observation sont soumises apparaîtront après la collecte et l'analyse des
informations, plutôt que de figurer dans l'information pendant le processus
d'observation.
Analyse du contenu : La collecte et l'analyse de documents/documents
électroniques est l'un des principaux moyens d'accéder à l'information dans la
recherche qualitative. L'importance de cette méthode de recherche s’accroît car la
documentation est devenue l'une des caractéristiques fondamentales des sociétés
modernes. Grâce aux documents existants, le chercheur peut étudier et analyser une
réalité et obtenir des résultats importants et utiles sans avoir besoin de recourir à
des recherches sur le terrain.
Rédaction des questionnaires d'entretien ou d'enquête
Le chercheur doit suivre des règles et des protocoles précis lors de la rédaction des
questionnaires d'entretien ou d'enquête, notamment :
21
– La clarté dans la formulation de la question ;
– La concision : toute question ne doit pas dépasser une ligne et il ne doit pas
y avoir d'introduction à la question car cela pourrait affecter la réponse du/de la
participant
– La présence d'une variable dans chaque question : chaque question doit aborder
un aspect (variable) du sujet pour maintenir l'exactitude. Chaque question doit
faire l’objetd’une seule interrogation.
– Habituellement, le questionnaire commence par des questions générales avant
d'entrer dans les détails et les questions directement liés à la question de
recherche ainsi qu’auxhypothèses.
– Lorsque le chercheur commence à rédiger le questionnaire ou les questions
de l'entretien, il doit s’efforcer de réduire les risques d'influence sur la
réponse des répondants. Par conséquent, l'étape de rédaction des questions est
considérée comme l'une des étapes les plus sensibles et les plus difficiles.
Il existe trois sources principales qui peuvent influencer les réponses :
L'effet de la formulation des questions et le choix du vocabulaire : Il ne
fait aucun doute que la façon dont la question est formulée à un impact sur la
réponse. Le vocabulaire que nous choisissons pour la question peut pousser le
participant à chercher la réponse dans une direction spécifique.
L'effet de l'ordre dans la succession des questions ou des réponses :
Tout comme la formulation des questions et réponses affecte le résultat de la
recherche, il en est de même pour l'ordre dans la succession des questions et
réponses.
L'analyse des données
La phase de collecte des données recueille généralement une quantité
importante et variée de données, notamment des transcriptions d'entretiens, des
notes de terrain et des commentaires préliminaires, en plus de nombreux
documents divers liés au sujet de recherche. Le chercheur trouve souvent dans un
état de frustration face à l'énorme quantité de données. Cependant, avec
l'expérience, la richesse informationnelle devient une source de créativité et d'analyse
approfondie.
22
La phase d'analyse des données comprend leur organisation et leur répartition en
unités qui peuvent être traitées et synthétisées afin de rechercher des modèles et des
tendances permettant de découvrir ce qui est important et ce qui peut être appris de
ces données.
Il y a six étapes à suivre pour analyser les données qualitatives : transcrire les
entretiens, organiser les données, désagréger les données, enregistrer les données,
identifier les modèles et les tendances et vérifier les résultats.
• Transcription des entretiens/données collectées
• Organisation des données : À ce stade, le chercheur dispose d'une grande
quantité de données, entre entretiens, observation, les documents, etc. Ila
également fait quelques observations initiales lors de la collecte d'informations.
Ces informations doivent être organisées et arrangées de manière à y revenir
rapidementet à les traiter de manière à faciliter leur analyse. Il n'y a pas de
modèle d'organisation unique mais le chercheur peut organiser et faire une
conception des données en fonction de la méthode de collecte des
informations (observation, entretien ou documents). Le classement peut
aussi s’opérer, en fonction des individus avec qui il a mené larecherche, ou
autrement, selon ce que le chercheur jugera approprié pour lui et pour la
méthode qu'il adoptera dans l'analyse.
Cette organisation peut être faite manuellement, en plaçant les données dans des
fichiers. Sinon, des programmes automatisés peuvent être utilisés pour les classer
et les indexer sur l'ordinateur. Il existe également des programmes de recherche
qualitative dédiés qui facilitent l'organisation des données et les processus
d'analyse, tels que NVIVO.
• Codage des données : Lors de la lecture initiale des données, le
chercheur commence à pratiquer un système de classification qui l'aide lors
del'analyse.
• Enregistrement des données
• Déterminer les tendances et les modèles : La détermination des tendances
• Recoupement
Erreurs courantes dans la formulation des résultats de la recherche qualitative
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Il faut veiller à ne pas tomber dans les trois erreurs courantes lors de la
formulation des résultats d'une recherche qualitative :
1. Utilisation de pourcentages : Il n'est pas approprié d'utiliser des pourcentages
lorsque l'on contredit les résultats d'une recherche qualitative car
l'échantillon utilisé par ce type de recherche est généralement limité et non
représentatif.
2. Généralisation : La généralisation n'est pas requise lors de la rédaction des
résultats d'une recherche qualitative car un échantillon limité ne représente pas
l’ensemble de lapopulation.
3. Ne pas discuter des défis : Une erreur courante lors de la rédaction
d'études de recherche est de ne pas discuter des défis qui pourraient affecter
les résultats ou l'analyse. Le chercheur devrait consacrer un paragraphe dans son
étudeaux défis et obstacles.
5. Qu'est-ce que la recherche quantitative ?
Caractéristiques de la recherche quantitative
La recherche quantitative repose sur la collecte et la mise en rapport d'informations
et de faits qui peuvent être quantifiés et mesurés ou de faits qui peuvent être
convertis en chiffres, statistiques et données graphiques. Ce type de recherche est basé
sur des métriques indiquant le fonctionnement du système étudié.
Quelles sont les hypothèses de recherche ?
La recherche scientifique quantitative est basée sur les tests d'hypothèses. Une
hypothèse est une supposition, une affirmation ou une prédiction qui décrit la
relation possible ou attendue entre les variables de la recherche. On peut donc dire
qu'une hypothèse scientifique est une explication possible d'une question de
recherche qui peut être testée statistiquement. Habituellement, il existe plusieurs
hypothèses dans la recherche scientifique quantitative, et le chercheur sélectionne
des hypothèses en fonction des informations et des données collectées.
L’hypothèse comprend généralement deux variables de base:
– La variable indépendante qui est la cause.
– La variable dépendante qui est affectée par la variable indépendante et en
est lerésultat.
La variable indépendante dans une recherche peut être la variable dépendante dans une autre.
24
Quels sont les avantages des hypothèses ?
Parmi les avantages des hypothèses, il y a le fait qu'elles contribuent à :
– Déterminer de manière exacte l’étendue du problème de recherche ;
– Organiser la recherche car les hypothèses représentent l’élément de base du
sujetde recherche ;
– Relier la question de recherche aux théories présentées ;
– Guider le chercheur dans le choix du type d'observations, de procédures et de
questionnaires et des modèles ;
– Guider le chercheur la chercheuse dans l'analyse des résultats et expliquer
scientifiquement les phénomènes et les événements;
– Tester les méthodes statistiques appropriées afin de tester les relations
entre les variables de recherche.
L'hypothèse nulle et l'hypothèse alternative
La recherche quantitative comprend deux types d'hypothèses :
• Hypothèse nulle : C'est l'hypothèse qui considère qu'il n'y a pas de relation
entre lavariable indépendante et la variable dépendante.
• Hypothèse alternative : C'est l'hypothèse de la recherche qui considère
qu'il existe une relation entre la variable indépendante et la variable
dépendante.
La méthode quantitative consiste à tester l'hypothèse nulle et à essayer de
l’infirmer. La logique scientifique est basée sur l’infirmation des hypothèses, et non
sur leur affirmation. La connaissance scientifique est exacte mais non absolue (il
n'y a pas de vérité à 100% dans la science) car il y a toujours une marge d'erreur
dans la recherche scientifique.
Caractéristiques des hypothèses
L'hypothèse devrait être :
• Spécifique : Chaque hypothèse doit être spécifique et tester la relation
entre une variable indépendante et la variable dépendante. Ainsi, les
hypothèses scientifiques ne peuvent pas examiner plus qu’une relation d'une
variable à la fois.
25
• Précise et mesurable : L'hypothèse doit être précise pour décrire la relation
entre la variable dépendante et la variable indépendante. L'utilisation
d'expressions inexactes et pas claires doit être évitée.
• Falsifiable : Le philosophe Karl Popper (2005) dit que la connaissance
scientifique est sujette à la falsifiabilité car la science ne traite pas de faits fiables
à 100% mais introduit plutôt de nouvelles connaissances avec une marge d'erreur ;
ce qui permet de progresserdans les connaissances et la science.
• Liée à un phénomène social et non pas à une relation personnelle :
L'hypothèse doit refléter un modèle ou une relation sociale générale et non
une relation personnelle ou entre certains individus.
Variable quantitative et variable qualitative
Il existe quatre types de variables qui peuvent être utilisées dans la recherche scientifique :
• La variable quantitative/numérique : Par exemple, âge, prix, nombre
demanifestations, etc.
• La variable qualitative/catégorielle : par exemple, sexe (homme/femme),
nationalité (algeriens/tunisiens), etc.
Il existe deux types de variables qualitatives :
• La variable qualitative nominale : Il s'agit d'une variable qualitative qui
n’est pas hiérarchisée, telles que : le sexe ou la nationalité, car il n'y a pas de
hiérarchie ou d’ordre pyramidal dans ces catégories. Les réponses à la variable
nationalité peuvent donc être présentées comme suit : (Algériens/Tunisiens), ou
sans que cela n’affecte le résultat de la recherche.
• La variable qualitative ordinale : C'est une variable qualitative hiérarchique
qui répond à un ordre pyramidal spécifique. Par exemple, les variables relatives
à l'opinion. Les réponses se présentent comme suit : tout à fait d'accord,
d'accord, pas d'accord, pas du tout d’accord ; et la hiérarchie de ces réponses
ne peut pas être modifiée.
Le type de variables affecte les types de statistiques qui peuvent être utilisées dans
l'analysedes données.
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Statistiques descriptives ou statistiques inférentielles
Il existe deux types de statistiques de base :
• Statistiques descriptives : La description peut se faire de différentes
manières. Il y a d’une part la description par l'image (les diagrammes, le dessin
avec des points, les colonnes, les courbes, les secteurs circulaires) et d’autre
part la description par le nombre, c'est-à-dire la description d'un groupe de
données en nombres. Cette description peut aussi s’articuler autour d'une
certaine valeur (centralisation) ou être en désaccord sur une certaine valeur
(dispersion).
• Statistiques inférentielles : Elles sont liées au test de l'hypothèse et de la
relation des variables entre elles (causale ou corrélation) et sont basées sur une
analyse de régression.
Comment analyser les données quantitatives ?
Le chercheur veut présenter plus qu'une simple description du phénomène
étudié à travers les données collectées. Il/elle essaie donc de déduire ou
d'expliquer la relation entre deux variables en recherchant une corrélation ou une
causalité. Il existe souvent plusieurs causes qui se chevauchent et qui sont difficiles à
analyser. Il faut donc faire une distinction entre corrélation et causalité.
Dans de nombreux cas, la corrélation entre deux variables est une corrélation fictive et
il y a une troisième variable qui contrôle les deux variables.
6. Les conditions de la causalité
Il y a cinq conditions de base pour la causalité :
• Corrélation : Il doit y avoir une corrélation entre les deux variables. Par
exemple, dans un article publié dans un journal américain, l'auteur affirme
qu'une nouvelle étude confirme que les voitures rouges sont plus sujettes aux
accidents de la circulation que celles d’autres couleurs. Même s'il est possible
que le nombre d'accidents de voitures rouges au cours d'une année donnée soit
le plus élevé, cela ne signifie pas pour autant qu'il y a un lien de causalité car il
n'y a pas de corrélation entre la couleur de la voiture et la possibilité d'une
collision routière.
• La relation ne doit pas être fictive : Par exemple, on parle beaucoup de la
relation entre la saison (généralement l'hiver) et le taux de suicide. Mais en
27
réalité cette relation est illusoire, car la variable causale n'est pas la « saison
» mais plutôt la basse température.
• Le résultat doit précéder la cause : La succession dans le temps est un facteur
clé pour déterminer la causalité. Lorsque le phénomène existe avant la cause, la
relationne peut pas être causale.
• Pas de cause, pas de résultat : Si le résultat existe sans la présence de la
cause, alors la relation n'est pas causale.
• Pas d'alternative : Habituellement, le chercheur doit essayer de trouver
des alternatives pour expliquer un certain résultat avant de confirmer la
causalité.
Comment la recherche scientifique est-elle rédigée et publiée ?
8.
Déterminer le produit final
La méthode de formulation des résultats de la recherche est basée sur le public cible
et la partie qui finance ou soutient la recherche. Les résultats de toute recherche
scientifique peuvent être formulés sous la forme d'un rapport, d'un document de
recherche ou d'une étude de politique.
Les organisations de la société civile ou les organisations internationales
adoptent généralement le rapport comme forme de base du produit final de la
recherche. Le rapport traite du sujet et de la question de la recherche, présente et
explique les résultats et contient des recommandations. Dans l'ensemble, le
rapport n'entre pas dans des discussions théoriques sur le sujet étudié et il ne
prête aucune attention aux écoles de pensée et aux études universitaires car il se
concentre davantage sur l'aspect scientifique.
Quant au document de recherche, il prend la forme d'une recherche académique
car il alloue un espace important à la revue de la littérature et à l'explication de la
méthodologie de recherche, contrairement à un rapport (voir la section sur la
structure de la recherchescientifique ci-dessous).
Quant à l'étude de politique, elle se base principalement sur la lecture et la
description d'un cas spécifique pour présenter des propositions de politiques
spécifiques.
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Méthode scientifique et méthodologique de formulation
Le chercheur doit adopter une méthode scientifique dans la formulation de ses
recherches qui comprenne les éléments suivants :
– Un langage clair ;
– Brièveté et concision ;
– Non-redondance ;
– La capacité d'organiser et concevoir les informations et les idées et de les présenter de
manière logique ;
– Précision, clarté et exactitude loin du flou et de la généralité ;
– Soutenir les idées avec les preuves les plus appropriées ;
– Cohésion et séquence entre les parties, les sections et les éléments du sujet ;
– Forte connexion dans le processus de passage d'un mot à un autre et d'un
paragraphe à un autre ;
– Ne pas accepter et croire que les jugements et opinions qui doivent être cités
sont desarguments et des axiomes absolus et définitifs mais toujours considérer
que ce ne sontque des hypothèses qui peuvent être analysées, discutées,
critiquées et réfutées.
Respecter les règles de citation, d'attribution et de documentation
Un certain nombre de règles doivent être respectées lors de la rédaction de la recherche :
– Ne pas accepter que les jugements et opinions qui doivent être cités soient
des arguments et des axiomes absolus et définitifs, mais veiller à ce qu’ils
soient toujours considérés comme de simples hypothèses sujettes à analyse,
discussion et critique.
– Tenir à la précision dans le choix de ce qui est cité et prendre au sérieux la
sélection d'échantillons dignes d'être cités dans la recherche scientifique.
– Rechercher l’objectivité dans l'analyse et la formulation de la recherche ou du
rapport.
– Éviter les erreurs et les omissions dans le processus de citation.
– Ne pas exagérer ou allonger la citation.
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Structure du rapport / de la recherche
Toute recherche scientifique possède une structure que le chercheur doit adopter :
– Page de titre
– Table des matières
– Résumé
– Introduction
– Revue de la littérature
– Méthodologie
– Analyse des données : sous-sections
– Résultats et recommandations
– Conclusion
– Annexes
– Bibliographie
Page de titre : Le choix du titre est sujet à plusieurs règles et dispositions
objectives, formelles et méthodologiques, notamment les suivantes :
– Exactitude et clarté : Le titre doit être précis, spécifique et facile à
comprendre,éviter les généralités et le flou.
– Brièveté : Le titre ne doit pas être trop bref au point de ne pas saisir les
dimensions ; ni trop long et vague au point de prêter à toutes sortes
d’interprétations ;
– Il doit indiquer le contenu : Le titre doit refléter le contenu de l'étude
dans le cadre de la spécialisation spécifique. Ceci est essentiel pour augmenter
le nombre de lecteur et faciliter le processus d'interaction avec l'étude par
d'autres chercheurs travaillant dans le même domaine et sur le même sujet.
– Modernité, originalité et attractivité : Le chercheur doit choisir un titre qui le
distingue des autres chercheurs et qui attire l'attention des lecteurs et des autres
chercheurs
– Table des matières : Cette page contient une liste qui identifie toutes les
sections et tous les axes, en spécifiant le numéro de page sur lequel commence
chaque section.
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Résumé : Le résumé doit inclure des réponses aux cinq questions disponibles dans
chaque article scientifique :
– Quoi : Quel est le sujet/question de recherche ?
– Pourquoi : Quelle est l'importance du sujet ?
– Quand/Où : Quelle est la période étudiée et où ?
– Comment : Quelle est la méthodologie utilisée ?
Introduction : L'introduction est l'ouverture générale au sujet de la recherche et
à ses divers aspects. L'introduction doit ouvrir directement la recherche en
introduisant le sujet de l'étude de manière claire et concise. Dans l'introduction, le
chercheur résume ses idées et l'orientation du sujet de recherche en théorie et
définit la question de recherche, son importance et les objectifs qu'elle vise à
atteindre, ainsi que les domaines de recherche et les hypothèses à tester qu'il/elle
s'est fixés. L'introduction est une fonction essentielle pour préparer l’esprit du
lecteur/de la lectrice et fournir la structure de la recherche. Ainsi, l'introduction
convainc le lecteur/la lectrice de continuer ou d'arrêter delire la recherche.
L'introduction doit se caractériser ainsi :
– Brièveté (ne pas dépasser 10% de la recherche)
– Précision
– Clarté
– Indication du sujet
L'introduction doit expliquer ce qui
suit :
– Le sujet de la recherche
– L'importance et les raisons de la recherche
– La question de recherche
– Les problématiques et hypothèses
– La structure de la recherche
Revue de la littérature/Etat de l’art : La revue de la littérature est une section
essentielle car elle définit le cadre théorique de la recherche et présente au
lecteur/à la lectrice les idées de base, les hypothèses et les théories avancées sur le
31
sujet de la recherche. Ce passage permet de connaître et de comprendre les
différents avis et recherches sur le sujet.
La revue de la littérature permet de mettre des hypothèses et de déterminer les
théories qui seront examinées dans la recherche. La revue de la littérature ne doit
pas être simplement un résumé des recherches antérieures, mais plutôt un examen
complet, une évaluation et une discussion des études à la lumière du sujet de
recherche présenté dans l'étude.
Parmi les caractéristiques de la revue de la littérature figurent :
– Exhaustivité dans la présentation de toutes les théories sur le sujet ;
– Analyse et discussion, et pas seulement résumer et mentionner ;
– Critique et évaluation des théories avancées ;
– Analyse et mise en rapport.
– Etude comparative
Méthodologie de la recherche : Le chercheur doit consacrer une section pour
discuter de la méthodologie utilisée dans la recherche et des outils qui ont été
utilisés pour collecter les informations. En outre, cette section devrait discuter
de la manière dont l'échantillon de données a été sélectionné et les données
collectées et analysées. De plus, le chercheur devrait discuter dans ce paragraphe
des difficultés et obstacles qu'il a rencontrés au cours de la recherche.
Analyse des données : L'analyse des données est la partie la plus importante
de la recherche scientifique car elle comprend toutes les sections liées à l'analyse des
informations et des données collectées lors de la recherche sur le terrain. Cette section
traite des résultats principaux et secondaires de la recherche scientifique. Les données
sont analysées en détail et de manière précise, les résultats discutés et les hypothèses
testées. Cette analyse suit la méthode scientifique de rédaction, d'édition et de
formulation des résultats, les règles de citation, les règles d'attribution, de
définition des marges et d'intégrité scientifique.
Résultats et recommandations : Sur la base des résultats présentés et analysés
dans la section précédente, le chercheur peut tirer certaines conclusions et émettre
des recommandations spécifiques.
Conclusion : La conclusion est généralement la réponse courte à la question de
recherche. La conclusion réitère le sujet de recherche et la question de recherche
32
rapidement et succinctement. Ensuite, la conclusion résume les principaux résultats
de la recherche sur la base d'une analyse des informations. Tout comme
l'introduction, la conclusion ne doit pas dépasser 10% de la recherche. Une bonne
conclusion ne doit rien avancer de nouveau ou fournir des informations et des
analyses qui n'ont pas été mentionnées dans les sections précédentes. La conclusion
peut terminer la recherche en mettant la lumière sur un nouvel aspect du sujet de
recherche ou en proposant de futurs sujets liés à la recherche.
Annexes : La recherche scientifique propose souvent une ou plusieurs annexes
contenant des informations supplémentaires qui ne peuvent pas être présentées
dans les sections principales de la recherche. L'Annexe peut inclure des documents
officiels ou constitutionnels, des questions du questionnaire sur lesquelles le
chercheur s’est appuyé, ou des photos détaillées, etc.
Références : Le chercheur doit spécifier toutes les références qui ont été utilisées
dans la recherche.
33