Algèbre de Boole
Introduction
Les systèmes logiques fonctionnent en mode binaire ; les variables d’entrée et de sortie
ne prennent que deux valeurs : « 0 » ou « 1 ». Ces deux valeurs (états) correspondent à
des plages définies à l’avance. Concrètement, lors de la réalisation de circuits
électroniques numériques, les 2 niveaux logiques sont constitués par 2 tensions
différentes. La tension correspondant au niveau 0 est en général 0 V . La tension
correspondant au niveau 1 dépend de la technologie utilisée. Une norme couramment
répandue est la norme TTL :
niveau logique 0 = 0 à 0,8 V
niveau logique 1 = 2,4 à 5 V
Introduction
Dans le domaine de la logique numérique, on utilise d’autres expressions
qui sont synonymes de 0 et de 1 :
La logique binaire basée sur l’algèbre de Boole permet de décrire dans un modèle
mathématique les manipulations et traitement des informations binaires, et d’analyser
les systèmes numériques. En général, la logique utilisée est la logique positive, dans
laquelle le niveau dit actif est le niveau 1
Introduction
George Boole, philosophe et mathématicien irlandais du 19ème siècle est l’auteur
d’une théorie sur l’art de construire un raisonnement logique au moyen de
propositions qui ont une seule réponse OUI (VRAI) ou NON (FAUX). Il est le
premier, avec de Morgan, à essayer de fonder la logique mathématique
indépendamment de la philosophie. Pour cela, il crée une algèbre binaire
n'acceptant que deux valeurs numériques, 0 ou 1.
• ‘1’ pour une proposition toujours vraie,
• et ‘0’ une proposition fausse.
• Il définit des lois (ET et OU) sur cette algèbre satisfaisant un certain nombre de
propriétés (distributivité, commutativité,...). L’ensemble des opérations
formelles appliquées à ces propositions forme une structure mathématique
appelée algèbre de Boole.
Introduction
A son époque, il s’agissait de développement purement théorique car on ignorait
l’importance qu’allait prendre cette algèbre avec l’informatique. Les concepts de la logique
booléenne ont été ensuite appliqués aux circuits électroniques par Claude Shannon (1916-
2001). Cette algèbre est applicable à l’étude des systèmes possédant deux états s’excluant
mutuellement. Dans la logique positive (la plus couramment utilisée), on associe OUI à 1
et NON à 0.
Dans la logique négative, c’est l’inverse. L’algèbre booléenne binaire est à la base de la
mise en œuvre de tous les systèmes numériques : ordinateurs, systèmes numériques
portables, systèmes de communication numériques, etc. Elle permet entre autres de
simplifier les fonctions logiques, et donc les circuits électroniques associés
Variables logiques
Ce sont des variables ne pouvant prendre que deux valeurs
distinctes : « 0 » ou « 1 ». Une variable binaire peut représenter
n’importe quel dispositif binaire (contact, Interrupteur, lampe,
électrovanne,...). L’association de ces variables dites booléennes ou
logiques munie d’un certain nombre d’opérateurs donne naissance à
des fonctions logiques.
Fonctions logiques
Une fonction logique est une fonction d’une ou plusieurs variables
logiques, combinées entre elles par 3 fonctions élémentaires simples :
• NON, OU et ET.
Il existe également des fonctions élémentaires composées de fonctions
élémentaires simples :
• NON-ET, NON-OU, OU-EXCLUSIF, NON-OU-EXCLUSIF.
Tout circuit logique peut être décrit par des fonctions logiques et/ou une
table de vérité, et être réalisé à partir des opérateurs logiques
élémentaires
Opérateurs logiques de base
Les fonctions logiques peuvent être représentées
schématiquement par des opérateurs logiques, encore appelés
portes logiques. Chaque opérateur est représenté par un
symbole et sa fonction est définie par une table de vérité.
Opérateurs logiques de base
Opérateur identité ‘Oui’
Cette fonction fait intervenir une seule variable
d'entrée (A). Le niveau logique de la sortie est
égal au niveau logique de l'entrée : S = A. On
peut exprimer cette propriété sous forme d’un
tableau entrée/sortie, appelé table de vérité.
Opérateurs logiques de base
Opérateur inverseur ‘Non’ ou ‘Not’
Elle fait également intervenir une seule variable d'entrée. Le niveau logique de
sortie est l'inverse de celui présent à l'entrée
Soit A une variable quelconque. La fonction complément de la variable A est notée :
S=f(A )=A (Prononcer "A barre", "non A", ou encore "complément de A").
Opérateurs logiques de base
Opérateur inverseur ‘Non’ ou ‘Not’
Remarque 2.1 : Le cercle est en général utilisé pour indiquer une
complémentation. On appelle souvent cet opérateur "inverseur"
Opérateurs logiques de base
Fonction OU (ou somme logique)
La fonction logique OU est également appelée "somme logique", ou "union
logique". Sa notation algébrique utilise le symbole de la somme
arithmétique. Pour 2 variables A et B, on a :
Opérateurs logiques de base
Fonction OU (ou somme logique)
Représentation de la fonction OR
Si l'ensemble A est l'ensemble pour lequel la variable A = 1, et l'ensemble B
celui pour lequel la variable B = 1, f est l’union de A et B, c'est-à-dire
l'ensemble des valeurs de f égales à 1 . Donc L'ensemble dans lequel les
variables A ou B sont à 1, ou somme logique, sera la surface formée de la
réunion des deux régions précédentes.
Opérateurs logiques de base
Fonction OU (ou somme logique)
Exemple de Portes logiques OR
Opérateurs logiques de base
Fonction ET (ou produit logique)
La fonction ET est également appelée "produit logique", ou "intersection logique".
Sa notation algébrique utilise le symbole de la multiplication arithmétique :
Opérateurs logiques de base
Fonction ET (ou produit logique)
Représentation de la fonction ET
Si l'ensemble A est l'ensemble pour lequel la variable A = 1, et l'ensemble B celui
pour lequel la variable B = 1, f est l'intersection de A et B, c'est-à-dire l'ensemble
des valeurs de f égales à 1 .Donc L'ensemble dans lequel les variables A ou B sont
à 1, ou produit logique, sera la surface formée de l’intersection des deux régions
précédentes.
Remarque 2.2 : Avec la
fonction ET à plus de 2
entrées, le seul cas où la
sortie serait à 1 serait le cas
où toutes les entrées sont à
1
Opérateurs logiques de base
Fonction ET (ou produit logique)
Exemple de Portes logiques AND
Opérateurs logiques de base
Fonction ET (ou produit logique)
Exemple de Portes logiques AND
Opérateurs composés
Les fonctions élémentaires composées (ou combinées, ou induits)
sont obtenues en combinant entre eux les fonctions élémentaires
simples NON, ET et OU. L’ensemble des fonctions élémentaires
simples et des fonctions élémentaires combinées NON-ET, NON-
OU, OU-EXCLUSIF, NON-OU-EXCLUSIF définissent un ensemble
complet d’opérateurs
Opérateurs composés
Opérateur Non-Ou (NOR)
Les deux opérateurs OU et NON peuvent être combinés en un seul
opérateur NON-OU : NON-OU est donc un opérateur complet.
Si variable A est représentée par l’ensemble A, et la variable B est
représentée par l'ensemble B, f est le complément de l’union de A et B,
c'est-à-dire l'ensemble des valeurs de f égales à 1
Opérateurs composés
Opérateur Non-Ou (NOR)
Opérateurs composés
Opérateur Non-Et (NAND)
Les deux opérateurs ET et NON peuvent être combinés en un seul
opérateur NON-ET : NON-ET est donc un opérateur complet.
Si variable A est représentée par l’ensemble A, et la variable B est
représentée par l'ensemble B, f est le complément de l’intersection de A
et B, c'est-à-dire l'ensemble des valeurs de f égales à 1
Opérateurs composés
Opérateur Non-Et (NAND)
Opérateurs composés
Opérateur Ou exclusif (XOR)
Pour 2 variables A et B, La sortie d'une porte OU-exclusif est au
niveau haut seulement lorsque les deux entrées sont à des niveaux
logiques différents, la fonction OU EXCLUSIF est définie par :
Opérateurs composés
Opérateur Ou exclusif (XOR)
Opérateurs composés
Opérateur Ou exclusif (XOR) Exemple de Portes logiques XOR
Opérateurs composés
Fonction NON-OU EXCLUSIF (XNOR)
La fonction NON-OU EXCLUSIF est obtenue en complémentant la sortie
d’un OU EXCLUSIF, c’est à dire en appliquant la sortie de la fonction OU
EXCLUSIF à la fonction NON. Pour 2 variables A et B, elle est notée :
Opérateurs composés
Fonction NON-OU EXCLUSIF (XNOR)
Opérateurs composés
Fonction NON-OU EXCLUSIF (XNOR) Exemple de Portes logiques XNOR
Propriétés et théorèmes
Propriétés mono variables
Elément neutre
À chaque opérateur correspond un élément neutre qui, lorsqu’il est
opéré avec une variable quelconque A, donne un résultat identique à
cette variable.
Propriétés et théorèmes
Propriétés mono variables
Elément nul
À chaque opérateur correspond un élément nul (appelé aussi élément
absorbant) qui, lorsqu’il est opéré avec une variable quelconque A, donne
un résultat identique à cet élément nul.
Propriétés et théorèmes
Propriétés mono variables
Idempotence
Le résultat d’une opération entre une variable A et elle-même
est égal à cette variable.
Propriétés et théorèmes
Propriétés mono variables
Complémentation
Propriétés et théorèmes
Propriétés mono variables
Involution
Le complément du complément d’une variable A est égal à cette
variable.
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Associativité
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Commutativité
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Distributivité
Table de
Ver.
Remarque : On peut remarquer que cette propriété est particulière dans
l’algèbre booléenne puisqu’ici les deux expressions sont vraies, alors que
seule la première l’est dans l’algèbre ordinaire.
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Absorption
Simplification
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Dualité
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Théorème de Consensus
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Théorème de De Morgan
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Exemple
Propriétés et théorèmes
Propriétés multivariables
Exemple