ISSP
ISE-S5
ECONOMIE MONETAIRE INTERNATIONALE
Dr. Irifaar SOME
Enseignant-Chercheur/UJKZ
72714240 /
[email protected] 2024-2025
Plan sommaire
INTRODUCTION
CHAPITRE I : LE TAUX DE CHANGE
REEL
CHAPITRE II : LES DETERMINANTS DU
TAUX DE CHANGE
CHAPITRE III : REGIMES DE CHANGES
CHAPITRE IV : CRISES DES PAIEMENTS
INTRODUCTION
Pour pouvoir se procurer les biens ou services qu’il ne produit pas
lui même, l'individu utilise un bien particulier, la monnaie, qui
facilite les échanges entre les différents agents économiques et
constitue un élément de simplification et de développement des
transactions.
Avant la monnaie, la valeur d’une marchandise était évaluée par
rapport à celle d’une autre marchandise. Avec la monnaie, une
marchandise unique, dont la valeur permet d’évaluer celle de
toutes les autres marchandises, s’impose comme équivalent
général.
Sans monnaie, dans une économie marchande, il y a autant de prix
que de paires de biens, de types d’échanges entre deux biens
La monnaie est l’un des instruments les plus utilisés
dans notre vie quotidienne dans le cadre de l’économie
de marché.
La monnaie est l’actif qui sert à l’évaluation et au
règlement des échanges et son étude porte sur tout ce
qui concerne l’émission, la circulation et le contrôle des
moyens de paiements dans l’économie.
Elle s’intéresse donc aux diverses formes de monnaie, à
la composition de la masse monétaire, aux mécanismes
de création monétaire et à leur contrôle.
Les fonctions de la monnaie
La monnaie peut se définir comme un moyen d’échange et de
paiement communément accepté dans un espace donné.
Trois grandes fonctions lui sont attribuées :
• Intermédiaire des échanges (moyen de paiement) : permettant
de dépasser le système de troc ;
• Unité de compte : c’est l’étalon qui permet d’exprimer la valeur
et le prix des biens et services de manière unique et de tenir les
comptes en additionnant des quantités hétérogènes ;
• Réserve de valeur : permettant le transfert de la valeur d’une
période à une autre
Les formes de la monnaie.
La monnaie avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui est passée par
plusieurs étapes :
LE TROC :
L’économie du troc est définie comme étant : « une économie dont le
signe monétaire n’existe pas11 ». Toutefois, pour que le troc soit possible,
il doit exister une double coïncidence entre les besoins respectifs, un
individu doit donc posséder ce que l’autre désire, et vice versa. Par
exemple, la personne A possède des pommes de terre, la personne B du
tissu, l’échange ne sera possible que si les deux personnes sont
intéressées chacune par la marchandise de l’autre, sinon il faudra
attendre un échange multilatéral.
LA MONNAIE MARCHANDISE : Il s’agit de
marchandises utilisées comme étant des moyens de
paiement : Le sel, les coquillages, le poisson séché, les
épices, le bétail…L’inconvénient de ce système est que
certaines de ces marchandises sont périssables (ne
conservent pas leur valeur) et rien n’oblige les gens à
accepter les marchandises comme un moyen de
paiement.
LA MONNAIE MÉTALLIQUE :
Les métaux utilisés présentaient généralement
la caractéristique d’être fongibles, d’avoir une
forte valeur marchande, d’être divisibles et
d’être rares.
La monnaie divisionnaire ou monnaie
métallique, constituée de l’ensemble des pièces
en circulation dans une économie.
LA MONNAIE FIDUCIAIRE :
Du latin fides, la confiance (et la déesse de la bonne foi et de
l'honneur). La monnaie fiduciaire désigne l’ensemble des
pièces et billets valides mis en circulation au sein d'un
territoire. Il s’agit donc des billets de banque qui représentent
une valeur nominale et qui ont « cours forcé » c’est-à-dire
qu’ils ne sont pas convertibles en métal précieux tel que l’or.
On l’appelle aussi « la monnaie papier ».
Le cours légal signifie qu'un État impose d'accepter cette
monnaie pour un montant donné : l'État accorde un pouvoir
libératoire.
LA MONNAIE SCRIPTURALE
Elle correspond à une monnaie écrite c’est-à-dire une
monnaie créée par l’intermédiaire d’écritures comptables
dans les livres des banques. Appelée également monnaie
de banque, elle est représentée par l’ensemble des dépôts
à vue auprès des banques de second de rang et des
comptes chèques postaux. La monnaie scripturale circule
entre les agents au moyen de chèques, de cartes
bancaires, de virements et représente à l’heure actuelle
plus de 80% de la masse monétaire dans les pays
développés.
La monnaie scripturale se compose des dépôts à
vue et de certains dépôts à terme auprès des
banques et comptes chèques postaux. La
circulation de cette monnaie est assurée par
plusieurs instruments : le chèque, le virement, les
prélèvements bancaires, les cartes bancaire de
paiement
Les relations économiques internationales sont
les échanges commerciaux et les mouvements de
capitaux impliquant des paiements monétaires
entre les personnes privées et morales de la
communauté internationale : particuliers,
entreprises privées et publiques, gouvernements,
ONG et OI.
La monnaie, ensemble des moyens de paiement dont disposent les
agents économiques pour régler leurs transactions (agrégats
monétaires), est l’un des instruments les plus utilisés dans notre vie
quotidienne dans le cadre de l’économie de marché.
L'approche la plus courante de la monnaie la définit comme un
moyen de paiement accepté par tous, au sein d'un espace
géographique donné, directement utilisable pour effectuer les
règlements sur les marchés des biens et services ou pour
régler les dettes au sein d'un espace monétaire donné.
Le dénominateur commun est la confiance.
Wicksell (1901) : « la monnaie est un bien
qui est habituellement et sans hésitation,
accepté par tout le monde en échange de
n’importe quel bien». Cette confiance est
apportée par la Banque Centrale qui lutte
contre l’inflation et ainsi garantit le pouvoir
d’achat de la monnaie dans le temps.
La monnaie exerce au sein d'une nation trois types de
fonctions :
- instrument de mesure de la valeur ;
- intermédiaire dans les échanges ;
- moyen de conservation de la richesse.
Dès lors, la préoccupation essentielle est de savoir ce que
deviennent ces fonctions dans un cadre international.
La masse monétaire représente l'ensemble de la monnaie en
circulation dans une économie, à un moment donné. Elle
représente le pouvoir d’achat dont dispose les agents
économiques. Elle est composée de plusieurs éléments : ! la
monnaie divisionnaire. ! la monnaie fiduciaire. ! la monnaie
scripturale. ! les dépôts monétaires facilement transformables
(la quasi-monnaie) comme les comptes sur livret. ! les dépôts à
terme, les bons du Trésor...
Objectifs
L'économie monétaire est une branche de
la macroéconomie qui étudie l'influence de
la monnaie sur le fonctionnement de l'économie d'un
pays ou d'une zone monétaire.
A partir des concepts d’économie monétaire et de politique
monétaire acquis en première et deuxième année, ce cours a
pour objectif l’analyse des aspects monétaires et financiers
de l’économie internationale.
Il privilégie les thèmes tells que : la détermination du taux de
change, le fonctionnement des régimes de changes et des
unions monétaires ainsi que leurs conséquences pour les
politiques macroéconomiques, l’effet de l’ajustement du taux
de change sur la compétitivité et la balance courante, et les
facteurs qui affectent le choix d’un régime de change.
CHAP I:
LE TAUX DE CHANGE
INTRODUCTION
Les relations commerciales et financières entre pays ayant
des monnaies différentes rendent nécessaires des opérations
entre ces monnaies. A cet égard, les offres et les demandes
pour chacune des devises convertibles sont la conséquence
naturelle des échanges de biens et de services ou des
mouvements de capitaux entre les nations.
Ces transactions internationales donnent lieu à des règlements
internationaux qui impliquent nécessairement la convertibilité
internationale des monnaies, car chaque opérateur souhaite être
réglé principalement en sa propre monnaie.
Ce qui pose nécessairement le problème de la convertibilité
internationale des monnaies nationales.
D'où le problème du passage d'une monnaie à une autre qui
conduit à rechercher si une monnaie peut être échangée contre une
autre, autrement dit, si une monnaie est transformable en une
autre
Elles se confrontent sur le marché des changes, qui
est constitué par un réseau mondial de
télécommunications entre les banques ou des
intermédiaires spécialisés (les courtiers). De cette
confrontation entre offre et demande ressort le prix
auquel, à un moment donné, une monnaie
s’échange contre une autre : le taux de change.
Le marché des changes peut être défini comme
un type de marché financier sur lequel sont
échangées les devises dites convertibles. Ce
marché désigne donc l'endroit où différents
acteurs peuvent s'échanger de la monnaie en
respectant un taux de change déterminé. Ce
dernier n'est jamais fixe et évolue sans arrêt.
La variabilité des taux de change introduit
pour chaque agent économique une
incertitude quant à la valeur de ses créances
et/ou de ses dettes libellées en monnaies
étrangères, et accroit le risque associé à
l’échange international
Une forte volatilité des taux de changes constitue de ce fait
un frein au développement des échanges internationaux.
C’est pourquoi, il importe de bien identifier les facteurs
déterminant l’évolution des taux de change
I-DEFINITIONS
1- Définition du taux de change
On appelle taux de change le nombre d’unités de monnaie qu’il faut débourser
pour avoir une unité d’une autre monnaie.
Un taux de change est le cours (autrement dit le prix) d'une devise (une
monnaie) par rapport à une autre. Ainsi défini, le taux peut s’exprimer de deux
manières. Il peut traduire le nombre d’unités de monnaie de étrangère qu’il faut
débourser pour avoir une unité de monnaie nationale : on parle alors de
cotation au certain. Ex : 1FCFA=0,002$US.
Il peut aussi exprimer le nombre d’unités de monnaie nationale qu’il faut débourser pour
obtenir une unité de monnaie étrangère. On parle dans ce cas de cotation à l’incertain. Ex :
1$US = 500 FCFA
Cotation `a l’incertain : nombre d’unités de monnaie locale pour une unité de
monnaie étrangère. C’est celle qui est habituellement utilisée par les agences de
changes.
Cotation au certain : nombre d’unités de monnaie ´étrangère pour une unité de
monnaie locale. C’est celle utilisée par la BCE et les économistes.
En cotation au certain, si le dollar s’apprécie,
faut-il plus ou moins de FCFA ? le nombre de
FCFA par dollar augmente. On achète plus de
FCFA pour une unité de dollar.
Par ailleurs, on distingue plusieurs type de taux
de change : taux nominal/taux de change réel ;
taux bilatéral/taux effectif, taux au comptant/taux
à terme.
Exercice
Dans un pays où la cotation est à l’incertain, lorsqu’une devise s’apprécie,
que constate-t-on au niveau des cotations de cette devise ?
Dans un pays où l a cotation est au certain, lorsqu’une
devise s’apprécie, que constate-t-on au niveau des cotations de cette devise?
Dans un pays où la cotation est à l’incertain, par exemple en Suisse,
lorsqu’une devise comme le dollar s’apprécie, cela signifie que le cours du
dollar a augmenté ; il est par exemple passé de 1,1CHF / 1 USD à 1,2 CHF /
1 USD. Dans un pays où la cotation est au certain, par exemple dans la zone
euro, lorsqu’une devise comme le dollar s’apprécie, cela signifie que le cours
du dollar a baissé ; il est par exemple passé de 1,4 USD / 1 EUR à 1,3 USD /1
EUR.
QUESTIONS DE COURS :
1.Dans la cotation EUR/CAD= 1,2329, le dollar canadien est appelé :
a)Devise certaine
b)Devise principale
c)Devise contrepartie
d)Devise d’arbitrage.
2-La cotation EUR/CAD = 1,2329-1,2334 se lit
a)1,2329 euro pour 1 dollar canadien
b)1,2329 euro pour 1,2329 dollar canadien
c)1 euro pour 1,2329 dollar canadien
d)Aucune de ces propositions.
3-Dans la cotation en bid-ask EUR/CAD= 1,2329-1,2334 :
a)1,2329 est le prix auquel le marché vend chaque euro
b)1,2329 est le prix auquel le marché achète 1 euro contre des dollars canadiens
c)1,2334 est le prix auquel le marché vend le dollar canadien
d)1,2334 est le prix auquel vous pourrez vendre vos euros contre des dollars canadiens
4-Le taux de change USD/GBP = 0,7640/0,7730 s’écrirait à l’incertain :
a)GBP/ USD = 1,3089/1,2936
b)GBP/ USD = 0,7640/0,7730
c)USD/ GBP = 1,4256/1,4052
d)GBP/ USD = 1,2936/1,30895.
1.Les cotations ci-dessous, cotées par un cambiste français sont-elles
au certain ou à l’incertain ?
a) USD/EUR 0.7973 /0.7974
b) GBP/EUR 1.4922 /1.4923
c) EUR/USD 1.1423 / 1.1425
2.Les cotations ci-dessous, cotées par un cambiste américain sont-
elles au certain ou à l’incertain ?
d) TRY/USD 0.6778 / 0.6780
e) EUR/USD 1.1423 /1.1425
f) USD/CHF 1.3747 / 1.3748
3.Les cotations ci-dessous, cotées par un cambiste londonien sont-
elles au certain ou à l’incertain ?
g) GBP/USD 1.6624 / 1.6625
h) EUR/GBP 0.687 / 0.687
i) GBP/CHF 2.2851 / 2.2853
Exercice
Un client demande des cotations sur ces devises, quel prix allez-vous lui
donner ?
a) Il veut acheter du USD contre EUR. Cotation EUR/USD : 1.1423/1.1425
b) Il veut vendre du JPY contre USD. Cotation USD/JPY : 110.17/ 110.18
c) Il veut acheter du GBP contre CHF. Cotation GBP/CHF : 2.2851/ 2.2853
d) Il veut vendre du GBP contre USD. Cotation GBP/USD : 1.6622/ 1.6623
e) Il veut vendre du CAD contre USD. Cotation USD/CAD : 1.3307/ 1.3308
f) Il veut acheter de l’AUD contre USD. Cotation AUD/USD : 0.7070/ 0.7072
g) Il veut vendre du CHF contre EUR. Cotation EUR/CHF : 1.5697/ 1.5698
2-La cotation croisée
La plupart des tableaux de cotations de taux de change
expriment les devises par rapport au dollar américain ou à
l'euro…
Mais dans certains cas, une entreprise souhaite ou s’inquiète
du taux de change entre deux autres devises. Par exemple, si
une entreprise britannique souhaite convertir ses bénéfices
en pesos mexicains en dollars australiens pour payer les
importations en provenance d’Australie, une estimation du
taux probable peut être calculée sous la forme d’un taux de
change croisé.
Appelée aussi cotation synthétique ou implicite, Elle int
ervient quand on dispose de 3 monnaies, dont l'une est
considérée comme une monnaie pivot généralement
c’est l'USD, l'EUR et le GBP.
Ceci est dû aux transactions réduites sur le FOREX de
certaines devises comme le CHF et MXN. Quand il y a le
pivot, on dit que c'est une monnaie commune, il faut la
faire disparaitre.
Soit les cotations suivantes :
USD/CHF : 1,0856
USD/MXN : 12,2674
Déterminer la cotation CHF/MXN
1USD = 1,0856 CHF
1CHF = 0,9211 USD
1 USD : 12,2674 MXN
1 CHF = 0,9211 USD => (12,2674 * 0,9211) = 11,2995
Donc : CHF/MXN = 11,2995
La banque A affiche les cotations suivantes :
EUR / GBP 0,8506 – 0,8518 ;
EUR / CHF 1,3426 – 1,3439.
Quelle est la cotation GBP / CHF ?
3-Taux de change nominal
économie internationale
Dans le domaine de l'économie internationale et de la
macroéconomie, la compréhension et l'interprétation du taux de
taux de change
change nominal s'avèrent essentielles.
taux de change
Le taux de change nominal est le taux auquel un individu peut
échanger une devise contre une autre. C’est celui qu’indique
la banque ou le bureau de change quant il vous donne 1 dollars
pour 500 FCFA.
𝐹𝐶𝐹𝐴
e= =500
$𝑈𝑆
Noter que les bureaux de changes affichent deux taux de change
nominaux : le prix bid et ask.
L’écart entre ces deux prix est la rémunération du Bureau de change
pour service rendu.
Les cours des devises sont cotés sous forme de fourchette :
Il existe en fait deux types de cours : le cours auquel la banque
achète la devise et le cours auquel la banque vend la devise. Ces
cours dépendent aussi du suppo rt de change utilisé.
le cours «bid » : le cours acheteur pour la banque, le prix auquel le elle
vous achètera le dollar. (le moins élevé) ;
le cours «ask » : le cours vendeur pour la banque, le prix auquel il vous
vend la devise (le plus élevé).
Dans une cotation à l’incertain, lorsque le taux de change augmente on
parle de dépréciation nominale de la monnaie. Inversement, on parlera
d’appréciation nominale, lorsque le taux de change nominal, coté à
l’incertain baisse.
Exemple
KABORE habite Ouaga au Burkina Faso et aimerait aller à Boston aux
États-Unis. Il a 1 000 000 FCFA qu’il doit convertir en dollars américains
(USD). Le taux de change actuel est de 1 USD = 600 FCFA. Combien
d’USD KABORE aura-telle pour son voyage?
ZOUNDI termine son voyage en Europe et rentre au Canada. Il lui reste
200 € (200 euros) qu’elle veut reconvertir en FCFA. Le taux de change
actuel est de 1 euro = 655 FCFA. Combien de CAD ZOUNDI recevra-t-elle?
Le cours au comptant du dollar le lundi est égal est à 1,5995
dollar pour 1 euro. Le mardi, le cours affiché du dollar est de
1,6050 dollar pour 1 euro. Que pouvez-vous dire ?
L’euro s’est apprécié par rapport au dollar ou, inversement, le
dollar s’est déprécié par rapport à l’euro. Le taux
d’appréciation de l’euro par rapport au dollar est égal à
(1,6050 – 1,5995)/1,5995 soit 0,34 % sur une journée ou
123,78 % en terme annuel (360 jours).
3- Taux de change réel
Par opposition au taux de change nominal, le taux de change réel est le
taux auquel un individu est prêt à échanger un bien d’un pays contre un
bien d’autre pays. On appelle taux de change réel (TCR) le taux de change
nominal entre deux monnaies déflaté des prix. C’est le taux auquel un
individu peut échanger les biens et les services domestiques avec ceux d'un
autre pays (prix relatif des biens). Le taux de change réel est un facteur
crucial dans la détermination des exportations et des importations d'un
pays.
Le taux de change réel désigne la valeur relative d'une monnaie
par rapport à une autre, en tenant compte des variations des prix
nationaux et étrangers. Le taux de change réel sert à évaluer le
pouvoir d'achat des différentes monnaies en temps réel.
Prenons un exemple : lorsque le taux de change réel entre le FCFA
et le dollar augmente, cela signifie que le pouvoir d'achat de
l'euro s'est renforcé par rapport au pouvoir du dollar.
Il est plutôt simple d'illustrer le calcul du taux de change réel
grâce à une méthode basée sur les indices des prix. Pour évaluer
le taux de change réel, celle-ci consiste à comparer les variations
des niveaux de prix en général entre deux pays.
Si par exemple nous constatons qu’une caisse de bière
ghanéenne est deux fois plus chère qu’une caisse de
bière burkinabé, le taux de change réel est 0,5 caisse
ghanéenne pour une caisse burkinabé.
Ainsi, le taux de change réel est exprimé en termes de
biens physiques et non pas en termes monétaires.
Cependant, il faut savoir que taux de change réel et taux de
change nominal sont liés. Pour comprendre la relation
considérons l’exemple suivant : supposons que le prix d’un
sac de riz américain vaut 20$US et que le prix d’un sac de
riz burkinabé vaut 20.000 FCFA.
Quel est le taux de change réel ? Pour répondre à cette
question, il faut connaître le taux de change nominal entre
les deux de monnaie pour pouvoir exprimer les deux prix en
une monnaie de référence.
Pour ce faire Supposons que le taux de change est de 500 FCFA pour 1
$US et prenons le FCFA comme monnaie de référence. Dans ces
conditions le sac de riz américain coûte 20$x500FCFA/$ =10 000
FCFA. De ce fait, si on le prix d’un sac de riz burkinabé (20.000 CFA)
cette somme peut nous permettre d’avoir 2 sacs de riz américains ; ou
encore qu’un sac de riz américain équivaut à 0,5 sac de riz burkinabé.
Le raisonnement qu’on vient de faire est résumé par la formule
suivante :
𝐸𝑃∗
𝜀 =
𝑃
Avec E = taux de change nominal coté à l’incertain, P* le prix du
sac de riz aux USA et P le prix du sac de riz au Burkina Faso. De
façon général P* et P seront les indices de prix étranger et
domestiques.
NB : A l’instar du taux de change nominal, on parlera de dépréciation réelle
lorsque le taux réel coté à l’incertain augmente et d’appréciation réelle dans le
cas contraire. Le taux de change peut déterminer la compétitivité d’un pays.
En effet, une dépréciation réelle du taux de change FCFA/$ rend les produits
burkinabé plus compétitif ; ce qui contribue à augmenter les exportations
nationales et à déprimer les importations en provenance des USA. C’est le
phénomène inverse qui s’observe dans le cas d’une appréciation du FCA face
au dollar.
Le taux de change effectif réel
Une économie réalise des transactions commerciales avec de
nombreux pays. Si l’on veut avoir une estimation correcte de
l’évolution de sa compétitivité par rapport au reste du monde et
non plus seulement par rapport à chaque pays partenaire, le calcul
des taux de change réels bilatéraux ne suffit plus.
Par cette méthode, nous aurions seulement autant de parités
réelles que de pays partenaires, mais aucune mesure synthétique. Il
faut donc calculer le taux de change effectif réel. Le taux de change
effectif réel 𝜀 combine toujours un indice du taux de change
nominal et deux indices des prix :
𝐸𝑃∗
𝜀 =
𝑃
E est maintenant une moyenne pondérée des taux de change bilatéraux ;
c’est le taux de change effectif nominal ; P et P* sont les indices des prix de
l’économie locale et de l’étranger. P* est une moyenne pondérée des prix en
vigueur dans un nombre aussi élevé que possible de pays partenaires
commerciaux de l’économie locale.
Supposons que l’économie nationale échange avec n pays. Ces n pays
constituent la zone géographique de référence. Chacun de ces n pays a un
“poids” dans les échanges internationaux de l’économie locale. Ce poids
peut être mesuré par sa part dans les exportations ou dans les importations
nationales ; on peut aussi utiliser une moyenne des deux critères.
Plusieurs calculs du TCR sont possibles. On peut calculer le TCR
sur la base des prix relatifs à la consommation, ou à partir des
termes de l'échange internationaux, ou encore sur la base des
termes de l'échange internes.
Si E est le taux de change nominal (TCN) côté à l'incertain (une
unité de monnaie étrangère/monnaie nationale), alors :
À quoi sert le taux de change réel?
La plupart des gens ont une idée de ce qu’un taux de change nominal
représente, à savoir la valeur d’une monnaie exprimée dans une autre.
On le définit communément comme le prix d’une monnaie étrangère
dans un pays donné
Toutefois le taux de change nominal n’explique pas tout. L’individu, ou
l’entreprise, qui achète une monnaie étrangère s’intéresse à ce qu’il peut
acheter avec cette dernière. Est-il plus avantageux de payer en dollars ou
en euros? C’est ici qu’intervient le TCR.
Ce taux sert en effet à mesurer la valeur des produits d’un certain pays
par rapport à ceux d’un pays, d’un groupe de pays, ou du reste du
monde, en fonction du taux de change nominal en vigueur
Exemple
Calculez le taux de change réel :
Taux de change dans le pays ($) : $1 = € 0.79
Indice des prix dans le pays ($) 120, dans le pays (€) 112
3- Taux de change fixe/taux de change flottant
Le taux de change est soit fixe soit flottant. Le taux de change est fixe, lorsqu’il est déterminé par
rapport à une monnaie de référence (en général le dollar US ou l'euro) par l'État qui émet une
monnaie. Le taux ne peut alors être modifié que par une décision de dévaluation (ou de
réévaluation) de cet État. Si un pays opte pour un taux de change fixe, on dit qu’il a adopté un
régime de change fixe;
Exemple : Taux de change FCFA/Euro : 1E = 655,957 FCFAA
Le taux de change est flottant s’il est déterminé par le marché des changes. On parle dans ce cas de
régime de change flottant ou flexible. Exemple : taux de change FCFA/$US varie selon les
conditions du marchés.
En régime de change flexible on peut avoir un taux de change qui égalise
l’offre et la demande d’une devise (le dollar par exemple). Ce taux est appelé
taux de change d’équilibre.
E D
O
E*
Q* Quantité de $
Exercice
4-Taux de change au comptant/taux de change à terme
Le taux de change au comptant est le prix d’une devise pour une
transaction immédiate tandis que le taux de change à terme est le
prix pour une transaction qui interviendra à un certain moment dans
le futur. Les taux de change à terme sont des prix sur lesquels on
s’accorde aujourd’hui pour des échanges entre monnaies qui
interviendront à une date spécifiée dans l’avenir (ex 30, 90 180
jours à partir d’aujourd’hui).
Exemple : Operations à terme et au comptant
Une société française recevra dans 1 an, 1 200 000 dollars de son client américain. Elle veut
fixer son revenu en euros et vend à terme à sa banque ces dollars contre des euros. La
banque emprunte immédiatement des dollars au taux de 1,4% par an.
1. Combien la banque doit-elle emprunter de dollars si elle veut rembourser exactement 1.2
millions de dollars dans un an ?
2. La banque change ses dollars contre des euros au taux de 1.2813 dollars contre un euro.
Puis elle place ces euros au taux de 2.2% par an pour un an. De combien dispose-t-elle
d’euros à l’issue du prêt ?
II-LE MARCHE DES CHANGES : CONCEPTS ET DEFINITION
Tous les prix en économie sont déterminés par l’interaction entre les acheteurs et
les vendeurs ; il en est de même des taux de change qui seront déterminés par les
interactions entre les ménages, les entreprises et les institutions financières qui
achètent et vendent des devises afin de couvrir leurs paiements internationaux.
marché des changes = marché où s’effectue le commerce des devises.
1- Les acteurs du marché des changes
Tous les agents économiques effectuant des opérations avec des
monnaies étrangères participent, directement ou indirectement, au
fonctionnement du marché des changes.
Ainsi, les ménages ont besoin de devises pour leur déplacement à
l’étranger ; des entreprises demandent des devises pour régler leurs
fournisseurs à l’étranger ; d’autres entreprises cherchent à convertir
dans leur monnaie nationale les devises gagnées à l’exportation
etc.
Les banques, les courtiers, les banques centrales et les clients constituent les
principaux intervenants sur le marché des changes.
Les banques : Les banques peuvent donc agir pour leur compte ou pour celui de
leurs clients. Lorsqu’elles interviennent pour leur compte, elles peuvent agir soit
pour couvrir leur risque de change à la suite d’opérations avec leur clientèle, soit
pour résoudre des problèmes de trésorerie à court ou moyen terme, soit encore pour
réaliser des gains de change en pratiquant de l’arbitrage qui consiste à acheter et à
vendre des devises n’ayant pas le même prix à deux endroits différents. Les banques
peuvent éventuellement spéculer, c’est-à-dire acheter des devises, les détenir en
attendant que leurs cours montent, et les revendre.
Les spécialistes de ces banques sont appelés les cambistes, parmi lesquels
on distingue : • les cambistes teneurs de marché (market makers), dont le rôle est de
coter les cours des devises pour le compte de l’institution qui les emploie ; • les
cambistes clientèle (ou sales), qui sont des vendeurs chargés de répondre à la
demande des clients entreprises.
Les courtiers : Certains utilisateurs préfèrent
recourir au service de courtiers plutôt qu’à celui de
leurs banques. Les courtiers sont des intermédiaires
qui, contre rémunération, s’efforcent de trouver une
contrepartie à la demande qui leur est faite. Leurs
positions d’intermédiaires leur permettent de grouper
les opérations et d’assurer l’anonymat des
transactions.
Les banques centrales : elles interviennent
principalement pour influencer la valeur de leur monnaie
soit pour des raisons de politique économique interne, soit
pour respecter des parités fixées dans des engagements pris.
Les clients : ils peuvent se décomposer en trois catégories :
les entreprises industrielles et commerciales, les institutions
financières ne participant pas directement au marché et les
particuliers. Par définition, ils n’interviennent pas
directement sur le marché des changes des changes, ils le
font par l’intermédiaire de banques.
Au sein des banques, un personnel spécialisé assure cette activité : les
cambistes. Les cambistes commencent par compenser entre elles les offres et
les demandes de leur clientèle pour une même devise.
Exemple : les offres de dollars sont supérieures aux demandes, la banque
dispose d’une offre nette de dollars que le cambiste cherchera à placer au
mieux sur le marché. Si au contraire la banque enregistre une demande nette de
dollars, le cambiste cherchera à se les procurer sur le marché.
Les banques centrales interviennent également sur le marché
des changes pour réguler l’évolution des taux de change en
agissant sur l’offre et la demande de leur monnaie nationale.
Les autorités monétaires peuvent intervenir plus directement
en limitant et en réglementant les opérations de leurs
ressortissants sur les monnaies étrangères. On parle alors de
contrôle de change.
2-Les opérations sur le marché des changes
Le marché des changes n’est pas un marché localisé dans un lieu donné. Les
transactions s’effectuent par téléphone, télex, internet etc. il s’agit d’un marché
mondial. Un cambiste suit en permanence les cours pratiqués partout dans le monde.
En pratique, on rencontre plusieurs types d’opérations : change manuel, change
scriptural, les opérations au comptant, les opérations à terme etc.
Opérations au comptant/opérations à termes
Sur le marché au comptant, la réalisation effective des transactions
suit directement la conclusion du contrat d’échange (très
précisément, les virements bancaires correspondants sont réalisés
dans les 48h) ; on y détermine le taux de change au comptant ou
taux de change courant ou encore spot rate.
Sur le marché à terme, on détermine les taux de change à terme (forward rate)
c’est-à-dire le prix d’achat convenu aujourd’hui pour des devises qui seront
livrées à une date ultérieure.
Le marché à terme joue un rôle important en matière de transactions
internationales dans la mesure où la plupart des opérations ne sont pas réglées
au comptant.
Les opérations à terme impliquent pour les cocontractants une exposition au
risque de change qu’ils peuvent chercher à couvrir.
3-le risque de change
La plupart des entreprises qui exercent des activités qui ont un rapport
direct avec l’import et l’export, d’une autre manière, ceux qui échangent
dans leurs activités courantes des devises, sont souvent en confrontation
avec les risques qui peuvent être émanés lors d’une transaction.
Pour bien arriver à mieux gérer ces risques, l’entreprise doit absolument
définir premièrement l’objectif principal, la position à gérer et l’horizon
de gestion.
Les entreprises ont tendance à protéger leurs activités
liées au change, et plus précisément leurs recettes et
dépenses engagés, des risques qui peuvent coûter cher à
l’une entre elles, car il n’est possible de connaître avec
certitude aujourd’hui la contrepartie en FCFA des flux
en devises futurs.
C’est pour cela, que les entreprises cherchent plus de
techniques et de moyens permettant de s’échapper des
handicapes liés au risque de change d’une part, et
d’assurer une meilleure couverture d’autre part
Tout agent qui détient un montant d’une devise étrangère différent de celui qu’il
doit à un autre agent encourt un risque de change. On dit que sa position de
change est ouverte.
Exemple : supposons un exportateur burkinabé qui vend aujourd’hui du coton à
une entreprise américaine pour un montant de X dollars payables dans un mois.
Supposons qu’aujourd’hui le taux de change est Eto= 475. Dans ce cas la somme
en FCFA que l’exportateur devrait encaissée est X.Eto.
Cet échange dont le règlement se fera dans le futur soulève une question
importante pour l’exportateur burkinabé.
En effet, que sera le cours du dollar dans un moi i.e. Et1 ?
A-POSITION DE CHANGE
La position de change de l'entreprise est un inventaire de toutes les
opérations comptables en devises avec l'étranger. Elle est liée aux avoirs
et dettes de l'entreprise exprimés en devises.
Elle recouvre les créances sur clients, les dépôts en devises, les achats ou
ventes à terme, les dettes fournisseurs.
C’est la différence entre le total des avoirs et créances et le total des
dettes pour une devise donnée.
La position de change calculée est dite :
• Courte quand les dettes sont supérieures aux créances et avoirs
• Longue quand créances et avoirs sont supérieurs aux dettes.
Une entreprise peut avoir des engagements dans des devises
différentes et pour des échéances multiples. La position de change
traduit alors l’exposition d’une entreprise par devise et par
échéance.
Si le solde est égal à zéro (les créances et les dettes sont égales), on
dit que la position est fermée; si non, elle est dite ouverte.
Comment déterminer la position de change ?
La position de change ainsi déterminée est dite : · nulle ou fermée
si les engagements sont égaux aux avoirs ; · ouverte dès qu'il y a
une différence. La position est appelée « longue » s'il y a un
excédent de créances en devises (ce qui est le cas dans l'exemple)
et « courte » si l'excédent correspond à des dettes.
Exemple
La position de change détermine réellement le risque encouru par l'entreprise. C'est
sur position que l'entreprise court un risque de perte suite à une variation
défavorable des cours de change.
Quelle est la position de change de l’entreprise ?
L’entreprise est exposée à un risque de change sur le montant de sa
position de change (ouverte et longue) soit 31 000 $.
Exemple
A la date 01/03/N, une entreprise européenne détient une créance de
135450 $ dont l’échéance est au 30 juin de la même année. Le cours du
change le 01/03/N est le suivant : 1€=1.25$
TAF:
1-Quelle est la nature de la position de change de cette entreprise?
Quel est le risque encouru?
2-Quelle somme l’entreprise encaissera le 30 juin N si le change est :1€ =
1.3545$
3.Quelle somme a-t-elle perdu ou gagné par rapport au 1er mars ?
Exercice
A la date du 1er février N, une entreprise burkinabè constate les
engagements suivants, en dollars et pour la même échéance (30 avril
N) :
-Une créance clients de 55 000 $ ;
-Une dette fournisseurs pour 70 000 $ ;
-Un prêt de 15 000 $ ;
-Une commande passée auprès d’un fournisseur pour 10 000 $.
1.Calculez la position nette de change qui découle de ces informations.
2.Quelle est la nature de la position de change de cette entreprise ?
Quel est le risque encouru ?
1.Position nette de change de change
= (55 000 + 15 000) – (70 000 + 10 000) = – 10 000 $
2.La position est courte (Σ Dettes > Σ Avoirs), ce qui expose
l’entreprise à un risque de hausse du dollar.
Exercice
B-la couverture contre le risque de change
Tout agent qui détient un montant d’une devise étrangère différent de celui qu’il
doit à un autre agent encourt un risque de change. On dit que sa position de
change est ouverte.
Exemple : supposons un exportateur burkinabé qui vend aujourd’hui du coton à
une entreprise américaine pour un montant de X dollars payables dans un mois.
Supposons qu’aujourd’hui le taux de change est Eto= 475. Dans ce cas la
somme en FCFA que l’exportateur devrait encaissée est X.Eto.
Trois cas de figures se présentent pour notre exportateur burkinabé :
- S’il y a dépréciation du dollar par rapport au FCFA (donc appréciation du FCFA)
i.e. si Et 0 Et1 alors notre exportateur réalisera une perte sèche de
(E t 0 - E t1 ).X FCFA
- S’il y a appréciation du dollar i.e. si Et 0 Et1 alors l’exportateur réalisera un gain
de (E t 0 - E t1 ).X FCFA ;
- Si le cours du CFA par rapport au dollar reste inchangé, notre exportateur ne
réalise ni gain ni perte.
Face à ces trois cas de figures quels comportements notre exportateur peut – il
adopter ?
Il peut décider de n’est rien faire. On dit dans ce cas qu’il fait de la spéculation. Il
peut aussi choisir de se protéger contre le risque lié à une éventuelle dépréciation
du dollar. On dit dans ce cas qu’il se couvre contre le risque de change .Pour ce
faire, il a à sa disposition plusieurs types d’instrument de couverture contre le risque
mais retenons les principaux : les achats et ventes à terme auprès des banques, les
marchés de contrats à terme ou les futures et les marchés d’options.
1-Les avances en devises
Les avances en devises peuvent être considérées
comme des crédits accordés aux exportateurs ou aux
importateurs, selon le cas.
Il s’agit d’opérations qui permettent aux exportateurs
de disposer immédiatement du montant en devises de
la créance qu’ils détiennent sur leurs clients contre
valeur en monnaie nationale de cette créance. Il s’agit
aussi d’opérations qui permettent aux importateurs
de disposer de fonds leur permettant de régler
immédiatement leurs fournisseurs étrangers.
Les avances en devises aux exportateurs (ADE)
Il s’agit d’une technique de couverture contre le
risque de change à partir de la date de livraison du
bien par l’exportateur jusqu’à la date du règlement
par le fournisseur.
Le risque de change sera supporté par la Banque à
la place de l’exportateur puisque la Banque ne sera
remboursée par l’exportateur que le jour du
règlement de la créance.
Les avances en devises aux importateurs (ADI) :
L’avance en devise à l’importation (ADI) est un prêt à court terme
accordé par la Banque à son client pour lui permettre de régler
immédiatement une facture d’un fournisseur étranger (facture
d’achat de biens, de fourniture de services, ou de toute autre
opération à l’étranger).
La devise choisie peut être celle de la facturation comme elle peut
être différente de celle-ci. Le délai de remboursement de l’avance
accordée est généralement égal au délai de revente des biens
importés pour le cas d’acquisition de biens du fait que
normalement le remboursement du crédit aura lieu à partir du
produit de la revente de ces biens.
Exemple :
Le 1er octobre, l’entreprise X a vendu pour 100 000 USD de
marchandises à un client étranger avec un paiement en date du 30
décembre de la même année.
Anticipant une baisse du USD au moment du règlement,
l’exportateur se couvre contre le risque de change en demandant
une avance du montant de la vente le 2 octobre, sachant qu’à cette
date les données sont les suivantes :
Cours spot USD/TND : 1,6570 – 1,6950
Taux du USD : 4,75% - 5,0% Commissions bancaires : 1%0
Calculer le montant en TND que va toucher l’exportateur le
30/12 ainsi que le montant des intérêts qu’il devra rembourser avec
l’emprunt ( les intérêts étant post- comptés).
2-Marché des changes à terme
La couverture sur le marché à terme est une des techniques les plus
utilisée par les entreprises étant donnée sa simplicité d'emploi. La
couverture à terme se fonde sur un échange d'une devise contre une autre,
sur la base d'un cours fixé avec livraison réciproque à une date convenue.
Deux opérations sont possibles : l'achat à terme et la vente à terme.
Le change à terme permet de fixer aujourd'hui un cours d'achat ou de
vente de devises pour une échéance future. L'exportateur, pour se couvrir
contre le risque de change lié à la dépréciation éventuelle d'une devise,
vend à terme à sa banque le montant de sa créance. Il fixe ainsi de façon
précise le montant de monnaie nationale qu'il recevra à l'échéance.
Le contrat à terme est un engagement entre deux parties
visant à acheter ou vendre un montant à un taux et une date
prédéterminée.
À l’échéance du contrat, le taux de conversion sera le taux du
contrat, peu importe le taux du marché. Le contrat à terme
permet donc à l’entreprise de se protéger contre un
mouvement défavorable de la devise.
Le contrat à terme fermé : le contrat fermé vous oblige à
utiliser le montant en entier uniquement à la date
prédéterminée.
Contrat ouvert vous permet de répartir votre montant sur une
période maximale d’un mois avant son échéance.
➢ L’achat de devises à terme
Considérons un importateur qui doit payer dans trois mois des
marchandises facturées en dollars à un prix fixé aujourd’hui (ce prix
d’aujourd’hui correspond à un montant donné de FCFA). Pour se couvrir
contre le risque de change, l’importateur peut conclure avec une banque
un contrat à terme fixant dès aujourd’hui le taux de change auquel il
pourra acheter ses dollars dans trois mois.
La banque de son côté ne va pas rester en position de change. Elle va
acheter tout de suite les dollars et, durant trois mois elle va les placer
sur le marché financier international. Au terme du contrat elle
récupère ses dollars et les vendra à l’importateur au taux de change
convenu au départ.
➢ La vente de devises à terme
Inversement, un exportateur qui doit livrer dans trois mois des marchandises
facturées en dollars peut conclure un contrat à terme avec une banque pour fixer
aujourd’hui le taux auquel il pourra vendre ses dollars dans trois mois. La banque,
dès la signature du contrat, emprunte les dollars et les vend au comptant contre
les francs CFA pour ne pas rester en position de change.
Les CFA achetés sont placés sur le marché financier. Au terme des trois mois, la
banque rembourse son emprunt en dollars avec les dollars livrés par l’exportateur.
Le contrat à terme est une obligation de part et
d’autre. Peu importe le taux à l’échéance, chacune
des contreparties doit respecter son engagement.
Le contrat à terme ne peut être annulé.
Le contrat à terme peut par contre être reporté ou
devancé s’il y avait délai ou devancement d’un
paiement ou recevable. L’entreprise devra à ce
moment procéder à un swap de devises
Exercice
Une entreprise exporte à destination de la Grande-Bretagne, pour un
montant de 200 000 £, encaissable dans 3 mois. Sa banque lui propose
une couverture sur le change à terme aux conditions suivantes :
-Cours comptant : 1 £ = 1,275 €
-Cours à 3 mois : 1 £ = 1,272 €.
1.Qualifiez l’écart entre le cours Spot et le cours à terme.
2.Quelle position devra prendre l’entreprise pour se protéger du risque
de change ?
3.Quelle sera la valeur des sommes qui seront encaissées dans 3 mois ?
4.Conclure sur l’opportunité de la couverture.
➢ 3-Les contrats à terme (futures)
Les achats à terme et les ventes à terme ne se déroulent pas sur un
marché organisé mais par un accord libre entre deux parties.
Un contrat à terme de devise est défini comme étant un engagement à
livrer ou à recevoir une certaine quantité de devises à une date donnée
et à un prix déterminé d’avance. Ainsi un "future" de devise permet à
son utilisateur de s’assurer un cours maximum d’achat ou un cours
minimum de vente d’un montant déterminé de devises.
Sur différentes places financières, les principaux intermédiaires financiers
s’associent pour constituer un marché où sont échangés des contrats standardisés :
pour chaque devise est établi le montant unique que l’on peut acheter ou vendre,
ainsi que l’échéance.
Contrairement à ce qui se passe avec les opérations à termes, où la résiliation du
contrat n’est pas possible ou relativement coûteuse, un agent peut à tout moment
changer sa position sur le marché des futures.
Exemple
Le 01/06/1998, un importateur américain achète du matériel électronique à une
société japonaise pour une somme de 100 millions Yens payable à 90 jours. Le
cours à terme 3 mois JPY/USD = 0,006988 Le cours du contrat JPY/USD =
0,7008 (le contrat est côté 0,01 cent par Yen). Anticipant une hausse de Yen,
l’importateur décide de se couvrir sur l’International Monetary Market (IMM)
de Chicago.
1) Pour se couvrir l’importateur doit-il vendre ou acheter des contrats JPY/USD
?
2) Sachant que le montant nominal d’un contrat à terme JPY/USD est de
12.500.000 Yens, combien de contrats doit-il vendre ou acheter ? et pour quelle
échéance ?
3) A l’échéance le marché affiche :
Le cours SPOT JPY/USD = 0,007048
Le cours du contrat JPY/USD septembre = 0,7068
Sur la base de ces données, quel est le résultat de l’intervention de l’importateur
sur l’IMM?
4-Les marchés d’options
Une option est un droit d’acheter ou de vendre à une date donnée et à
un cours fixé à l’avance une certaine quantité d’un actif ; à l’échéance
l’acheteur de l’option peut exécuter le contrat ou non ; en contrepartie
de cette liberté, il paie une prime qui rémunère le vendeur de l’option
pour le risque encouru.
C’est un contrat qui confère à son acquéreur le droit, et non
l’obligation, d’acheter ou de vendre un montant déterminé de
devises à un cours fixé, appelé prix d’exercice à une certaine date ou
pendant une certaine période moyennant une prime.
Pour le droit accordé par l’option, le client paye une prime qui reste
acquise pour l’organisme de couverture que l’option soit ou non
exercée.
La prime correspond au coût d’une assurance contre une évolution
défavorable des cours de change pendant la durée de vie de l’option.
Elle s’exprime en pourcentage du montant en devises, et elle est
versée dès l’initiation du contrat
Sur les marchés d’options sur devises, on peut acheter une option d’achat
appelée un call, ou bien une option de vente appelée put. L’achat d’un call
donne le droit et non l’obligation d’acheter à l’échéance du contrat (3
mois par exemple) une certaine quantité de devises à un cours fixé
aujourd’hui. De façon symétrique, l’achat d’un put donne le droit et non
l’obligation de vendre à l’échéance du contrat une certaine quantité de
devises à un court fixé aujourd’hui.
L’option de change apparait donc comme un contrat conditionnel et
négociable qui permet de se protéger contre le risque de change, tout
en préservant l'opportunité de réaliser un gain de change dans le cas
d'une évolution favorable du cours de la devise concernée.
Elle offre la même couverture du risque de change mais laisse
l’opérateur libre de ne pas exécuter le contrat si d’aventure le risque
redouté ne s’est pas réalisé.
Une option est en quelque sorte une assurance que vous prenez
pour vous protéger d’un mouvement défavorable de la devise.
Une option d’achat protège les importateurs d’une appréciation
éventuelle de la devise. À l’inverse, une option de vente
protégera les exportateurs d’une dépréciation de la devise.
Exemple
« Graindor » exporte le 1er janvier 2000 vers l'entreprise anglaise
Pies&Cakes de l'huile de tournesol pour un montant de 500 000 GBP. La
marchandise est payable à trois mois. Il veut se couvrir contre une baisse
de la livre par rapport à l'euro. Le cours comptant est de 1 EUR = 0,70GBP.
La banque propose à Graindor l'option de vente suivante :
- prix d'exercice : 1 EUR = 0,71 GBP
- échéance = mars 2000
- prime = 2,8 %.
Lors de l'achat de l'option d'achat, l'exportateur paie 500 000 x 0,028 = 14
000 GBP,
Soit14000/0,70=20000EUR.
Ainsi, l'exportateur s'assure, pour 500 000 GBP, d'un montant minimal de
(500000/0,71)-20000=684225EUR
A l'échéance, trois cas peuvent se présenter :
- la livre s'est appréciée : 1 EUR = 0,74 GBP. L'exportateur a intérêt à
exercer son option et recevra donc 684 225 EUR pour ses exportations ;
- la livre s'est dépréciée : 1 EUR = 0,67 GBP. L'exportateur n'exerce
pas son option. Il vend les livres sur le marché au comptant et reçoit
500 000 /0,67 = 746 269 EUR. Compte tenu de la prime versée, son
revenu net s'élève à 746 269 - 20 000 = 726 269 EUR pour ses
exportations.
- la livre reste inchangée : Il est indifférent d'exercer l'option ou pas.
L'exportateur, en se couvrant par l'achat d'une option d'achat,
s'assure un coût minimal de la devise, mais peut bénéficier
d'une hausse éventuelle de la devise.
5-Les Swaps
swap : échange
Le swap de devises est un accord conclu entre deux
parties qui s'échangent un montant déterminé de
devises étrangères et s'engagent mutuellement à
effectuer régulièrement des paiements correspondant
aux intérêts ainsi qu'à se rendre le montant échangé à
une échéance déterminée.
Dans la plupart des cas, une banque sert
d'intermédiaire pour la transaction.
Un swap de change est la conclusion simultanée, par
deux parties, de la vente (ou de l'achat) de devises et
de l'achat (ou de la vente) de ces mêmes devises à
terme.
Le swap de change est la combinaison d’une
opération de change au comptant et d’une
opération de change à terme. Un swap de devises
comporte, à la mise en place du contrat, une
opération de change comptant à un cours
convenu entre les 2 contreparties
Exercice
Exercice
Exercice
Un importateur français doit régler dans 6 mois un achat libellé en dollars d'un montant
de 1 000 000 USD.
1. Quel est le risque couru par l'importateur ?
2. Quelle position (décision) doit-il prendre sur les marchés d'options de change ?
3. L'importateur consulte son banquier, qui lui indique que :
- le cours du dollar à ce jour est de 1,05 USD pour 1 € ;
- la prime d'une option d'achat à 6 mois est de 3,10 %.
Quel est le prix d'exercice de l'option d'achat de devises. Quel est le montant de la prime
que doit verser l'importateur ? Quand doit-elle être versée ?
4. Six mois plus tard, deux hypothèses peuvent être faites sur le cours du dollar :
- le cours du dollar est de 1,10 USD pour 1 € ;
- le cours du dollar est de 1 USD pour 1 € ;
Que doit faire l'importateur dans chacune des hypothèses ?
5. Déterminer la situation du vendeur de l'option d'achat dans chacune des hypothèses.
CHAPITRE II :
REGIMES DE CHANGES
1- Le Système monétaire international
Un SMI est l’ensemble des règles, des mécanismes et
des acteurs visant à organiser et à contrôler les
échanges de capitaux entre pays.
Un SMI doit assurer plusieurs fonctions : la convertibilité
des monnaies (la conversion des prix étrangers en prix
nationaux) et la définition de la monnaie acceptée
comme liquidité internationale.
Un système monétaire international peut être caractérisé soit
par un système de changes fixes, soit par un système de
change flexible.
Système de change fixe : Dans un régime de change
fixe, la valeur d'une monnaie nationale par rapport aux
autres est déterminée par l'État. La banque centrale fait
respecter ce taux.
Système de change flottant : Un taux de change
flottant correspond à une devise dont - 52 - le cours est
déterminé par des facteurs d'offre et de demande relatifs à
d'autres devises.
Dévaluation : Perte de pouvoir d'achat et, par
conséquent, baisse de la valeur de la monnaie d'un
pays par rapport à la valeur de monnaies étrangères,
attribuable à certains facteurs comme, sur le plan
interne, la hausse générale des prix et, sur le plan
externe, la détérioration des cours du change.
Réévaluation : Technique, utilisée par les
autorités monétaires d'un pays, qui consiste à
augmenter la valeur officielle de la monnaie nationale
par rapport aux devises étrangères.
Appréciation : L’appréciation d’une monnaie se produit
lorsque l’une des devises d'une paire forex prend de la valeur
par rapport à l’autre devise. Les traders parlent souvent du «
renforcement » d’une valeur par rapport à une autre, ce qui
signifie qu’elle serait plus chère à l’achat, ou que l’on peut
acheter davantage de l’autre devise lorsqu’on la vend.
Dépréciation : Elle représente la baisse de la valeur
d'une devise par rapport à une autre. Elle fait plus
particulièrement référence aux devises ayant un taux de
change flottant. Il s'agit d'un système selon lequel la valeur
d'une devise est définie par le marché du forex23, selon l'offre
et la demande
2-NAISSANCE ET ÉVOLUTION DU SMI
Le système monétaire international (SMI) est
passé par plusieurs étapes historiques, nous
pouvons les présenter comme suit :
Système monétaire international basé sur
l'étalon-or
Un système d'étalon-or est un système dans lequel chaque
monnaie est référencée par rapport à une autre par son
équivalent en or. Du fait de sa valeur intrinsèque forte, et à
l'impossibilité d'une surproduction, l'or est depuis longtemps un
des étalons les plus prisés dans les échanges internationaux.
Les principales monnaies sont convertibles en or à un prix fixe
auprès de la Banque centrale émettrice de la monnaie. Pour
garantir cette conversion, la Banque centrale est obligée de
détenir des réserves en or.
Chaque monnaie ayant ainsi une parité fixe par
rapport à l’or, les taux de change entre les
monnaies sont stables.
lorsqu’un mouvement de conversion en or
d’une monnaie fait baisser le stock d’or ou
menace de le faire baisser, la Banque centrale
est tenue d’appliquer des politiques très
restrictives pour faire baisser la demande de
monnaie.
Pendant la guerre de 1914-1918
Les États belligérants décident l’inconvertibilité en or de leur
monnaie. Financer l’effort de guerre a, en effet, nécessité
d’imprimer de la monnaie en quantité plus grande que les stocks
d’or ne le permettaient.
En 1922, la conférence internationale de Gènes débouche sur un
retour à l’étalon or, mais avec une convertibilité limitée. Les États
qui n’ont pas de stock d’or suffisant peuvent couvrir leur monnaie
par la détention de devises de pays qui ont des stocks d’or en
garantie (système de l’étalon change-or ou Gold Exchange
Standard).
Le système de l’étalon-or ne résiste pas à la crise de 1929
Des pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Autriche,
Hongrie) instaurent un contrôle des changes pour empêcher
les sorties de capitaux.
En 1931, le Royaume-Uni décide de suspendre la convertibilité
or de la livre sterling qui est largement utilisée dans les
échanges internationaux. D’autres pays, comme le Japon ou les
pays scandinaves et d’Amérique latine, suivent. L’étalon-or
n’est plus respecté que par les États-Unis, la France et un petit
nombre de pays.
Système de Bretton Woods
Jugée responsable de l'ampleur et de la durée de la
dépression, la crise conduit à une coopération internationale,
affirmée par les accords de Bretton Woods, instaurant un
système de changes fixes mais ajustables, régulé par
le Fonds monétaire international (FMI).
En 1944 sont signés les accords de Bretton Woods qui
mettent en place un régime de taux de changes fixes et
ajustables. Ces accords ont créé une situation de stabilité
monétaire qui a largement contribué au développement rapide
des échanges internationaux pendant les 30 glorieuses.
Les accords de Bretton Woods mettent en place un système d’étalon change-
or dans lequel le dollar des États-Unis joue le rôle de devise pivot.
L'étalon de change or est un système qui dans lequel, par rapport à l'étalon
or simple, on ajoute une ou plusieurs devises comme réserve des banques
centrales permettant la création de monnaie dans l'économie locale.
Ces accords stipulaient que les parties admettaient le dollar comme moyen
de règlement et de réserve, le dollar étant défini par une valeur en or.
Chaque pays signataire déclare la parité de sa monnaie en or ou en
dollar. Le dollar est lui-même défini par une parité fixe avec l’or (35
dollars pour une once d’or fin ; 1 once = 31,1034768 g).
Les banques centrales ont l’obligation de défendre la parité de leur
monnaie avec une marge de fluctuation autorisée de + ou – 1 % par
rapport au dollar.
Le FMI créé dans le cadre des accords de Bretton Woods a
pour rôle de veiller au bon fonctionnement du système et
d’accorder des prêts limités et temporaires aux États
membres.
Les parités des monnaies des États membres sont ajustables.
Les États peuvent décider de ne pas défendre la parité fixée
par rapport au dollar ou à l’or. Ils peuvent appliquer une
dévaluation en fixant pour leur monnaie une nouvelle parité
inférieure à la précédente ou une réévaluation (situation
inverse).
La stabilité du SMI reposait sur 3 principes :
❖Domination du dollar dont la valeur était ancrée sur l’or 35 $
l’once
❖Réglementation des mouvements de capitaux
❖L’évolution des parités commandée par l’économie réelle (ex
: un déficit commercial oblige la banque centrale d’un pays a
acheter des devises et à vendre sa monnaie nationale et peut
conduire à une dévaluation si la situation perdure.)
Les accords de Bretton Woods, mettent en place d'un
taux de change fixe, ajustable à plus ou moins 1 % fixé
sur le dollar américain, lui-même rattaché à l'or sur la
base de 35 dollars pour une once d'or.
Ce système ne peut fonctionner que dès lors que le
pays créateur de la monnaie de référence détient assez
d'or pour garantir la convertibilité de sa monnaie.
Les principes du système de Bretton-Woods sont les suivants :
• libre convertibilité des monnaies
• parités fixes : chaque monnaie a une parité officielle définie par
rapport à l'or ou au dollar(avec des marges de fluctuation autorisées
de ou- 1%)
• le dollar a une valeur fixe définie en or (35$ l'once d'or)
• création d'un "fonds", le FMI, qui est chargé de veiller au respect
des règles monétaires, et de prêter aux pays débiteurs les devises
nécessaires aux interventions sur le marché des changes.
En 1971 Nixon supprime la convertibilité du dollar en
or. Les marges de fluctuation du SMI sont élargies, le
dollar est dévalué. Les changes deviennent
progressivement flottants.
Après des tentatives d'aménagement du système,
les accords de la Jamaïque, en 1976, officialisent
l'abandon du système des changes fixes pour le système
des changes flottants : c'est la fin du système de Bretton-
Woods.
1972 : le Serpent monétaire européen est créé
Il limite les fluctuations de taux de change entre les pays membres
de la Communauté économique européenne. Il reste en vigueur
jusqu’en 1978. Mais, dès juin 1972, la livre sterling quitte le serpent
européen
1979 : le Serpent est remplacé par le Système monétaire
européen
Les marges de fluctuation des monnaies participantes sont
encadrées autour d’un cours pivot. Il a pour objectif de renforcer la
coopération monétaire entre les pays de la Communauté européenne afin
d'aboutir à une zone de stabilité monétaire.
I-Régime de change
Un régime de change est l'ensemble des règles qui
déterminent l'intervention des autorités monétaires sur le
marché des changes, et donc le comportement du taux de
change.
l’ensemble des règles par lesquelles un pays ou
un ensemble de pays organisent la
détermination des taux de change.
Il existe une grande variété de taux de
change correspondant plus ou moins à
deux grands types de régimes : le régime
de changes fixes et le régime de changes
flottants (ou flexibles).
Le contenu des politiques de change est conditionné par la nature
du régime de change dont on distingue traditionnellement deux
types en fonction des objectifs suivis par la banque centrale :
— les changes flottants : la banque centrale n'a pas d'objectif de
change, elle laisse fluctuer le cours de sa monnaie au gré de l'offre
et de la demande sur le marché ;
— les changes fixes : la banque centrale s'engage à maintenir la
parité de sa monnaie à un niveau fixe selon des règles
préalablement définies.
Le choix d'un régime de change revêt une grande importance. Il met en
cause la politique économique d'un pays, ses marges de manœuvre et
son mode d'ajustement macro-économique.
Il implique également les partenaires du pays considéré, qui sont
sensibles aux conséquences d'un régime de change sur leur
compétitivité relative, ou qui peuvent être amenés à soutenir une
monnaie liée à la leur par un système de parité fixe.
Les régimes de change déterminent ainsi les conditions de l'insertion
internationale des économies
A-Le régime de change fixe
• Définition et généralités
Un régime de change fixe est une décision des autorités
monétaires de fixer eux même le taux de change de leur
monnaie face aux autres monnaies.
Pour le pays, c'est un moyen de contrôler sa monnaie et de pouvoir la
dévaluer ou la réévaluer à tout moment. Cela confère un avantage
stratégique au pays qui peut adapter le taux de change en fonction de
la conjoncture économique. Pour se faire, les autorités monétaires
utilisent leur réserve de change dans les autres devises. Chaque banque
centrale dispose de réserve de change dans plusieurs devises.
Dans un régime de change fixe, une parité de
référence (parité officielle) entre la monnaie du pays
considéré et une devise ou un panier de devises est
définie.
Dans certains cas (régimes de changes fixes
ajustables), les taux de change peuvent fluctuer à
l’intérieur d’une marge de fluctuation autour de la
parité officielle.
Sous un régime de change fixe, la Banque centrale
s’engage à intervenir sur le marché des changes (en
achetant ou en vendant la monnaie nationale contre
devises) pour maintenir le taux de change à sa parité
(cas des régimes de changes fixes stricts) ou à
l’intérieur d’une marge de fluctuations donnée (cas
des régimes de changes fixes ajustables).
Selon le FMI, les régimes de changes fixes stricts
représentaient 13 % de l’ensemble des régimes
de change, contre 18.5 % au cours des années 80
(tableau 1). Toujours selon le FMI, la part des
régimes de change fixes ajustables a fortement
diminué depuis les années 80 (–12.6 points).
Un régime de change fixe suppose la
définition d'une parité de référence entre
la monnaie du pays considéré et une
devise (ou un panier de devises), à laquelle
la banque centrale s'engage à échanger sa
monnaie.
Dans un régime de change fixe, une parité de
référence (parité officielle) entre la monnaie du pays
considéré et une devise ou un panier de devises est
définie.
Dans certains cas (régimes de changes fixes
ajustables), les taux de change peuvent fluctuer à
l’intérieur d’une marge de fluctuation autour de la
parité officielle.
Le cours ainsi fixé est appelé le cours pivot (ou parité fixe) et
constitue le taux de change de référence autour duquel une
certaine marge de fluctuation peut être autorisée (de plus
ou moins quelques pourcents).
Les autorités monétaires sont tenues de défendre le cours
pivot pour le maintenir à l’intérieur de la marge de
fluctuation autorisée. Des modifications du cours pivot
(dévaluation ou réévaluation) peuvent néanmoins être
autorisées sous certaines conditions.
Dans un régime de monnaie
unique (cas de l’euro), une banque
centrale établit des taux de change
fixes et irrévocables, les monnaies
locales étant remplacées par une
monnaie commune.
Sous un régime de change fixe, la Banque centrale
s’engage à intervenir sur le marché des changes
(en achetant ou en vendant la monnaie nationale
contre devises) pour maintenir le taux de change à
sa parité (cas des régimes de changes fixes stricts)
ou à l’intérieur d’une marge de fluctuations
donnée (cas des régimes de changes fixes
ajustables).
1-Le taux de change fixe et la politique monétaire
La politique monétaire joue un rôle crucial dans le
maintien du taux de change fixe. En effet, elle régule
le taux en agissant directement sur le niveau de
réserves de devises.
Les autorités monétaires doivent donc
impérativement disposer des réserves suffisantes
pour maintenir le taux de change fixe.
Pour conserver le taux de change fixe, la banque centrale
peut également agir sur le taux d’intérêt dans le but d’inciter
l’entrée ou la sortie de capitaux étrangers.
Ainsi, en attirant les investisseurs étrangers, la monnaie
locale sera renforcée. À l’inverse, si la demande en monnaie
locale est faible, un taux d’intérêt bas pourra encourager les
capitaux sortants et affaiblir la monnaie locale.
2-Les avantages et inconvénients d’un taux
de change fixe
Mener une politique monétaire à taux de
change fixe présente, comme tout
système, des avantages et des
inconvénients.
Avantages d’un taux de change fixe
Un taux de change fixe permet à la fois de contrôler la valeur de sa monnaie et de
donner de la visibilité à long terme pour les entreprises.Ainsi, les principaux
avantages d’un taux de change fixe sont la :
• Stabilité : Un taux de change fixe garantit plus de stabilité monétaire en évitant les
fluctuations imprévisibles du taux de change.
• Visibilité : Les entreprises qui sont en mesure de connaître à l’avance le taux de
change entre deux devises peuvent mieux gérer leurs risques et leurs
investissements.
• Protection contre l’inflation : En empêchant les fluctuations du taux de change, la
hausse des prix reste maîtrisée.
• Facilité de commerce : Un taux de change fixe facilite les importations et les
exportations en réduisant les variations et les incertitudes.
Inconvénients d’un taux de change fixe
Les principaux inconvénients d’un taux de change fixe sont les suivants :
• Manque de flexibilité : Le maintien du taux de change fixe à l’aide des réserves en
devises étrangères limite le recours à d’autres politiques macroéconomiques.
• Dévaluation : Si la banque centrale n’a pas suffisamment de réserves de devises
étrangères, elle peut être obligée de dévaluer la monnaie, au risque de générer de
l’inflation.
• Vulnérabilité : Les pays qui utilisent un taux de change fixe sont très exposés aux
fluctuations des prix des matières premières et des taux d’intérêt mondiaux. Des sorties
de capitaux en masse peuvent entraîner une dépréciation de la monnaie locale et avoir
de fortes répercussions sur l’économie.
• Coûts des réserves : Les coûts de maintien des réserves de devises étrangères peuvent
affecter les finances publiques et réduire les ressources disponibles pour d’autres
programmes économiques et sociaux.
B-Le régime de change flottant
Dans un régime de change flexible (ou flottant), à l’inverse, aucun
engagement n’est pris au sujet du taux de change, qui évolue
librement, en fonction de l’offre et de la demande sur le marché des
changes.
Il existe de même plusieurs formes de régimes de change flottant,
depuis le régime « pur » dans lequel seul le marché définit l’équilibre,
jusqu’au régime de flottement administré dans lequel les banques
centrales interviennent de façon coordonnée pour informer le
marché des taux de change souhaités. Ce qui est notamment le cas
de la Chine
Le régime de change flottant est un mécanisme ou le taux de
change est déterminé sur les marchés financiers. Il est
fonction de l'évolution de l'offre et de la demande pour la
devise.
Le taux de change face aux autres devises peut alors
connaître d'importantes variations en fonction des données
économiques publiées. (cf facteurs d'influence sur le taux de
change)
Avantages
Balance des Paiements (BOP). La balance des paiements joue un
rôle important dans le taux de change de la monnaie locale. Elle se
réfère à un état des transactions entre un pays et le reste du
monde pendant une période de temps spécifiée.
Le système de change flottant pure permet l’équilibre de la BTC
Ajustement automatique de la balance des paiements s’opère en
régime de change flottant. En effet, chaque déficit sur la balance
courante (BTC < 0) traduit une dépréciation de la monnaie
(mécanisme de la PPA), et par le mécanisme de la PTI, cela
entraîne une entrée nette de capitaux (BTC retourne à l’équilibre).
• Une monnaie qui dispose d’un taux de change flottant peut être
échangée sur le marché du FOREX. Il est alors possible d’investir
dans une monnaie pour chercher une plus-value et augmenter son
patrimoine.
• Le fait de pouvoir échanger la monnaie peut la rendre plus
attractive, ce qui aide à développer l’économie globale du pays
concerné.
• Avec un taux de change flottant, une banque centrale n’a pas la
nécessité de détenir d’importantes réserves d’argent. Celles-ci
peuvent alors être utilisées à des fins de développement
économique.
Inconvénients d’un taux de change flottant
Si le principe du taux de change flottant présente des avantages, il y a toutefois
quelques risques inhérents :
• La volatilité : à partir du moment où la monnaie peut être échangée sur un marché
financier, elle s’expose à une forte volatilité. Les fluctuations de marché peuvent être
rapides. En quelques heures seulement, une devise peut perdre de sa valeur du fait
d’une spéculation potentiellement importante.
• Une croissance limitée : dès lors que la monnaie échappe au contrôle d’un
gouvernement, les exportations et les importations peuvent faire face à des
difficultés, lorsqu’une devise se déprécie notamment.
• Un risque de récession : si un pays a des difficultés, le taux de change flottant peut les
accroître. C’est un cercle vicieux. Le pays a des difficultés économiques, la monnaie se
dévalue, l’inflation augmente, et donc le prix des matières premières également, etc.
Somme toute, le système du taux de change flottant reste majoritairement utilisé du
fait de sa liberté face au taux de change fixe.
Exemple de pays
La zone euro, les États-Unis, la Pologne, le Royaume-Uni, le
Brésil, l’Inde, la Roumanie ou encore le Japon utilisent des taux
de change flottants. Cela leur permet d’être agiles au niveau
international, et d’orienter leurs choix dans les importations et
les exportations.
Le Venezuela, le Danemark, l'Équateur, le Gabon, le Bénin, le
Paraguay, Hong Kong ou encore la République dominicaine…
disposent eux d'un système de taux de change fixe.
SYSTÈMES INTERMÉDIAIRES
Les régimes de taux de change intermédiaires représentent un compromis entre
les régimes de taux de change fixe et les régimes de taux de change flottant; ils
tentent de combiner la stabilité des premiers et l’indépendance en matière de
politique monétaire des seconds.
En règle générale, ils permettent certaines fluctuations à l’intérieur d’une
fourchette préétablie par rapport à une devise ou à un panier de devises, lequel
est rajusté régulièrement. Selon le degré de stabilité souhaité, l’intervalle de
variation (fourchette) peut lui aussi fluctuer.
Un des attraits des systèmes intermédaires réside dans le fait que les
gouvernements qui les adoptent peuvent ajuster le taux de change (ou la
fourchette de variation de leur monnaie) selon les circonstances
économiques.
Ce régime de taux fixe mais ajustable pose un problème, puisque les taux
de change peuvent faire l’objet de spéculations allant dans un seul sens.
Une fois de plus, la défense de la monnaie sera coûteuse, soit sous forme
de hausse des taux d’intérêt ou d’exportation des réserves de change.
Il se pose également la question de la
transparence. Il est plus difficile pour les
investisseurs d’évaluer ce que les
gouvernements feront dans un régime
intermédiaire que dans un régime de taux de
change fixe ou de taux de change flottant,
qui sont relativement simples.
LES INSTITUTIONS INTERNATIONALES
LE FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL (FMI)
Le FMI vient en aide aux pays à faible revenu (PFR) en leur proposant
un soutien financier et d’autres formes d’assistance. Le programme de
surveillance du FMI permet un suivi continu des politiques
économiques et financières des pays membres.
L’objectif premier du FMI est de veiller à la stabilité du système
monétaire international, en d’autres termes, le système international de
paiements et de change qui permet aux pays (et à leurs citoyens) de
procéder à des échanges entre eux.
CHAPITRE III :
LES DETERMINANTS DU TAUX DE CHANGE
EN REGIME DE CHANGE FLEXIBLE
Même si une devise est un bien de nature particulière,
elle reste un bien, et en tant que tel, est soumis aux lois
et règles du marché. L’offre et la demande en
déterminent le prix. Ce prix c’est le taux de change.
En régime de change flottant, c’est au marché et à lui
seul que revient de fixer le cours du change.
Loin d’être un simple prix instantané, le taux de change est
le baromètre d’une économie qui évolue en relation avec
d’autres économies dans le reste du monde.
Plusieurs éléments peuvent servir de base pour tenter
d’analyser les évolutions des taux de change.
Les éléments influençant principalement le marché sont
au nombre de trois : la balance des paiements, le
différentiel d’inflation, les fluctuations des taux d’intérêt,
la croissance économique
Quels sont les facteurs économiques qui déterminent la variation du taux
change ? Exemple qu’est ce qui explique qu’hier un dollar coûtait 500
FCFA et qu’aujourd’hui il faut débourser 550 FCFA pour avoir le même
dollar ?
Il y a plusieurs explications à la formation du taux change chacune
mettant l’accent sur quelques- uns des multiples déterminants.
1-La balance des transactions courantes et le taux de change
Mundell (1960) et Fleming (1962) deux auteurs
d'inspiration Keynésienne, ont développé les modèles
dans lesquels la dynamique des taux de change est
fonction de l'état du solde des échanges extérieurs, lui-
même lié au niveau de la demande domestique et à
celui de taux d'intérêt.
En effet, les achats à l’étranger entraînent le plus
souvent des besoins en devises étrangères tandis que
les ventes à l’étranger procurent des devises. Pour
comprendre le lien entre échanges de biens et services
évolution du taux de change considérons deux pays
(le Burkina Faso et les USA).
On peut noter que la demande de dollars sera le fait des
commerçants burkinabés pour acheter les biens
américains libellés en $.
Toute demande importation de marchandise donne donc
lieu à la demande de dollars US.
De même l’offre de dollars au Burkina Faso sera le fait
des exportateurs burkinabé
De façon générale, on retiendra que tout déficit
des échanges extérieurs se traduit par une
demande nette de devises qui tend à augmenter le
prix de cette dernière sur le marché des changes et
donc à déprécier la monnaie nationale (E
augmente). Inversement, tout excédent de la
balance courante amène une offre nette de devises
sur le marché des changes ; ce qui tend à
apprécier la monnaie nationale.
En partant du fait que la demande de devises par les
résidents est destinée à l’importation des biens
étranger et que l’offre de devises par les étrangers
correspond à la valeur des exportation de la nation, il
vient que toute variation des X ou des M et donc du
STC entraine un déplacement des courbes, et par le
fait, un réajustement à la hausse ou à la baisse du taux
de change.
En effet, tout accroissement des X augmente l’offre de
devises étrangères et la demande de monnaie
nationale.
L’accroissement des X entraine un
déplacement de la courbe d’offre de devises
vers la droite.
Cela se traduit par une appréciation de la
monnaie nationale. Inversement une hausse
des M engendre une dépréciation de la
monnaie nationale
De façon générale, si l’on prend simultanément
en compte les X et les M, on peut dire qu’un
excédent du solde courant doit, toute chose égale
par ailleurs, induire une appréciation de la
monnaie nationale et inversement un déficit de
ce compte doit induire une dépréciation de la
monnaie nationale.
Effet du taux de change et BC
Le volume des importations sera une fonction croissante du revenu
national (Y) mais une fonction décroissante du TCR:
Dans le même contexte, on peut écrire que:
Enfin, pour résumer les déterminants de la balance commerciale :
Un effet négatif du revenu national (Y) et du niveau des prix national. • Un
effet positif du revenu étranger (Y*) et du niveau des prix étranger. • Un
effet ambigu du taux de change nominal (e) :
Soit une dépréciation du FCFA :
Exemple 2
Le marché des changes € dans les États-Unis d'Amérique se présente ainsi
:
Que se passera-t-il avec le marché des changes e si
plus de touristes des pays € passent leurs vacances aux États-Unis ;
les importations des États-Unis en provenance des pays € diminuent ?
2-Le différentiel des taux d’intérêt
Sur le marché international, les capitaux sont à la recherche des places
financières où ils seront les mieux rémunérés. De ce fait, si au Burkina Faso
les taux d’intérêt augmentent plus que ceux des USA, il y aura un afflux de
capitaux vers le Burkina Faso.
Ce qui veut dire les investisseurs vont demander beaucoup du FCFA en
contre partie du dollar pour investir au Burkina. Cela engendre une
augmentation de la valeur du FCFA une baisse de la valeur du $ (le taux de
change baisse).
Ainsi, de façon générale, toute économie qui connaît des
taux d’intérêt domestiques plus élevés que ceux de ces
partenaires voit, toute chose égale par ailleurs, sa monnaie
s’apprécier et inversement toute économie qui connait des
taux d’intérêt faibles voit sa monnaie se déprécier.
les mouvements internationaux des capitaux
A court terme, le différentiel des taux d’intérêt
domestique et international (i-i*) détermine en
grande partie la valeur du taux de change entre
monnaie dans un contexte de parfaite mobilité
internationale des capitaux. Le différentiel de
taux détermine le niveau du taux de change par
l’entremise des mouvements de capitaux.
L’ouverture des marchés financiers implique en
effet que les investisseurs ont le choix entre
détention d’actifs domestiques et étrangers. Cela
signifie qu’il faudra envisager deux décisions
nouvelles : ou détenir la monnaie domestique ou
la monnaie étrangère ou bien détenir des actifs
domestiques rapportant un intérêt i ou étrangers
rapportant un intérêt i*.
Pour le premier choix (choix de la monnaie à
détenir), la décision est peut être triviale. En effet,
pour un résident, il est utile pour lui de détenir de
la monnaie locale dans la mesure où toutes ses
transactions internes se font en cette monnaie.
Ainsi, le seul nouveau choix à prendre en compte
est le choix entre détenir des titres domestiques et
étrangers.
Pour comprendre ce choix, partons de l’exemple
suivant : supposons pour simplifier que sur le marché
financier, il n’existe que des titres burkinabè d’un an
rapportant un taux d’intérêt i et des titres américains
d’un an libellés en Dollar et rapportant un intérêt i*. Si
un résident burkinabè achète un titre burkinabè d’une
valeur de 1FCFA, en fin d’année, il va avoir (1+it)
FCFA. Supposons qu’au lieu d’acheter un titre
domestique, le résident décide d’utiliser ses 1FCFA
pour acheter des titres américains.
Pour ce faire, il doit d’abord convertir son FCFA
en Dollar au taux de change Et . Ce qui lui donne
1/Et . Ces devises lui permettent en suite
d’acheter un titre américain qui lui donne en fin
de période une somme en dollar de
dollar
Exemple
Dans un pays avec la monnaie FCFA, les taux d'intérêt augmentent. Que
se passera-t-il avec le taux de change et avec les exportations ?
Situation sur le marché des changes P avant l'augmentation des taux
d'intérêt :
Exemple
USD/CAD=1,1236, rUSD à 6mois=2% et rcad à 6 mois =4%.
Déterminer le taux de change à terme (6 mois) USD/CAD
3-Le différentiel d’inflation
𝐸𝑃∗
Au regard de la définition du taux de change réel : 𝜀 = , on peut
𝑃
remarquer qu’à taux de change nominal constant, toute variation
plus que proportionnelle du prix domestique P par rapport au prix
étranger P* s’accompagne d’une variation en sens inverse du taux
de change réel. Ainsi, tout pays qui enregistre des taux d’inflation
élevés par rapport à ces partenaires verra, toute chose égale par
ailleurs, sa monnaie se déprécie ; ce qui nuit à sa compétitivité.
La théorie de la parité relative des pouvoirs d’achat.
La compréhension de l’évolution du taux de
change à Long Terme se fonde sur la proposition
selon la quelle il y a une relation prévisible entre
le niveau des prix des produits et les taux de
change. L’hypothèse de la P.P.A est fondée sur
une loi simple appelée la loi du prix unique.
Enoncé de la loi du prix unique
La loi du prix unique stipule qu’en absence
d’entraves à la circulation des biens (pas de frais
de transport, pas de barrières protectionnistes),
des produits substituables les uns aux autres dans
le Commerce International devraient avoir des
prix identiques dans tous les pays s’ils étaient
mesurés dans les même monnaies.
Cette théorie (PPA) met en relation la variation du taux de
change avec la variation du niveau général des prix. L’idée
est que la variation du change est déterminée par le
différentiel entre le taux d’inflation interne et le
taux d’inflation à l’étranger.
Une inflation nationale supérieure à l’inflation étrangère
doit déprécier le taux de change national ; à l’inverse, une
inflation nationale inférieure à l’inflation étrangère doit
apprécier le taux de change national.
L'effet Balassa-Samuelson
L’une des principales limites à la théorie de la parité de
pouvoir d’achat (PPA) des taux de change a trait à l’existence
dans tous les pays d’un secteur structurellement abrité de la
concurrence internationale. En effet, de multiples facteurs
(barrière linguistique et distance géographique pour les
services domestiques, coûts de transport pour le bâtiment...)
font que de nombreux biens et services sont de facto non
échangeables à l’échelle internationale. La PPA, fondée sur
l’arbitrage, n’a donc pas vocation à être vérifiée sur ce type
de biens.
L'effet Balassa-Samuelson est une théorie
économique selon laquelle le taux de change réel
d'équilibre est déterminé par la productivité relative du
secteur national exposé à la concurrence
internationale.
Ils observent tous deux que chaque économie est divisible en
deux secteurs, l'un exposé à la concurrence internationale,
l'autre qui ne l'est pas. Typiquement, le secteur des services à
la personne ne fait pas l'objet de concurrence internationale,
tandis que c'est le cas pour les biens de production industriels.
Or, il existe un différentiel de productivité entre ces deux
secteurs. La productivité plus élevée dans le secteur exposé
permet une augmentation des salaires dans ce secteur, qui se
traduit par une hausse du pouvoir d'achat et de la
consommation, et donc des prix
L'effet permet d'expliquer les différentiels d'inflation
entre les pays. La hausse des salaires due à la
hausse de la productivité dans le secteur exposé se
propage dans tous les secteurs de l'économie, dont
les secteurs archaïques.
On observe empiriquement une relation croissante
entre taux de productivité d'un pays relatif et taux de
change réel
4-La croissance économique
Le rythme de croissance économique d’un pays
influence plus ou moins la demande de monnaie
nationale. Ainsi, un pays connaissant une
croissance économique soutenue attire plus
facilement les investisseurs internationaux, ce qui
alimente la conversion de devises en monnaie
nationale et fait s’apprécier cette dernière sur le
marché des changes
5-Les déterminants psychologiques et la bulle spéculatrice
Si les agents anticipent qu’une monnaie va se
déprécier, ils vont la vendre en masse. Par là, la
monnaie va effectivement se déprécier : les
anticipations sont auto-réalisatrices et conduisent
à des écarts fictifs entre la valeur d’une monnaie
et sa valeur « réelle »
les opérateurs financiers tiennent également compte
des risques liés à l’état du marché financier.
À cet égard, les informations véhiculées sur le marché
des changes exercent un effet non négligeable sur le
comportement des acteurs au demeurant très enclins
au mimétisme : une rumeur, l’annonce de la parution
de statistiques sur le commerce extérieur ou le
chômage d’un pays, sur l’orientation de sa politique
économique, voire sur les démêlés d’un président…
suffisent parfois à déclencher de véritables tempêtes
monétaires.
Exercice 3 : Placer les mots dans le schéma à la place qui convient : Prix ; importations ; inflation ; prix des
produits européens ; solde de la balance commerciale ; prix des biens et des matières premières importées ;
investissements directs étrangers (IDE) ; investissement de portefeuille (IP)
Exercice 2 (Document) : Texte
Pourquoi le taux de change se met-il parfois à baisser (ou à monter ?) La chute d'une monnaie est-
elle la preuve d'un échec ? Et quelles en sont au juste ses conséquences ? Y at-il moyen de la
contrecarrer ? (...) La plupart des taux de change fluctuent ; ce n'est un secret pour personne.
Rappelons les principales forces qui déterminent la valeur d'une devise sur le marché des changes.
Tout d'abord les importations de biens et services entraînent une offre de la monnaie nationale
(tandis que les exportations de biens et services entraînent une demande de monnaie nationale). Les
importateurs vendent leur monnaie pour se procurer les devises des pays fournisseurs. Les
mouvements de capitaux exercent aussi une influence, à la fois massive et rapide, sur le marché des
changes. une entrée de capitaux dans un pays se traduit par une demande de sa devise et une sortie
de capitaux par une offre de sa devise. Ainsi un pays qui attire des capitaux étrangers voit sa devise
s'apprécier. En fin de compte, le taux de change d'une devise dépend à la fois du commerce extérieur
et des mouvements de capitaux. le déficit du compte courant fait baisser le taux de change, mais le
surplus de la balance des capitaux le fait remonter. Tant que les entrées de capitaux sont suffisantes,
le taux de change peut se maintenir (...) Les investisseurs craignent le risque : plus précisément, ils
craignent d'exposer leurs capitaux et ils redoutent aussi que la dépréciation de la devise du pays hôte
parce qu'elle fait baisser la valeur de leurs placements. Lorsque la confiance en une devise disparait,
les capitaux sortent précipitamment du pays, ce qui amplifie d'autant plus la chute du taux de
change. Renaud Bouret, Alain Dumas, Economie globale, ERPI, 2009.
Exercice 3 :
1. Expliquer dans les cas suivants s'il se produit une dépréciation ou une
appréciation de la monnaie nationale(cotation à l’incertain) :
-La Banque centrale baisse ses taux d'intérêt
.................................................................................................................................
...................
-Le déficit commercial se creuse
.................................................................................................................................
...................
-La retour de la croissance économique
.................................................................................................................................
...................
-La récession s'aggrave et entraîne des sorties de capitaux.
.................................................................................................................................
..................
Exemple 4
Le 13 décembre 2024 a 10 H du matin, le cours Spot du USD est
1.6420 SID et le cours forward a 1 an est 1.6207 SID. Le taux
d’intérêt sur les bons du trésor américain est de 5% l’an, et le
taux d’intérêt sur les bons du trésor de Singapour est de 2.5%
l’an.
1-Le détenteur de 1 000 000 de USD a-t-il intérêt à placer son
argent au Singapour ou aux Etats-Unis ?
1-Le d´détenteur de 1 000 000 SID a-t-il intérêt à placer son
argent au Singapour ou aux Etats-Unis ?
CHAPITRE IV : LE FINANCEMENT DE
L'ÉCONOMIE ET CRISES DES
PAIEMENTS
1-Qu'est-ce que le financement de l'économie ?
Le financement peut être défini comme le fait d'apporter des fonds (de la
monnaie) à un agent économique. Le financement de l'économie désigne
l'ensemble des modalités par lesquelles les agents économiques se
procurent les fonds nécessaires à la réalisation de leurs activités.
Le financement d'une économie moderne requiert des capitaux importants
et les différents agents économiques que sont les ménages, les entreprises
et les administrations publiques ont des besoins de financement liés à leur
activité économique. Le problème est de savoir comment mettre en
relation ces deux catégories d'agents de manière efficiente.
Pour réaliser leurs activités économiques, tous les agents économiques
ont besoin de se financer. Cela est vrai pour les entreprises, les ménages
et les administrations publiques. Parmi ces agents non financiers, on
distingue deux types d'agents :
Les agents à capacité de financement (ACF) : les ACF sont les agents
économiques dont les revenus sont supérieurs aux dépenses. Une fois
leurs dépenses courantes et leurs investissements financés, les ACF
disposent d'excédents financiers. Ils s'autofinancent et réalisent une
épargne financière, qui peut être placée.
Les agents à besoin de financement (ABF) : les ABF sont les agents
économiques dont les dépenses excèdent les revenus. Ils ne peuvent se
financer qu'en faisant appel à d'autres agents. Ils doivent donc se
procurer un financement externe.
Quelles sont les modalités de financement des
agents économiques ? Le financement des
activités économiques est réalisé de manière
interne et / ou externe : Le financement interne
est réalisé par voie d'autofinancement.
L'autofinancement correspond au financement
de l'investissement d'un agent économique grâce
à son épargne
2-Quelles sont les modalités de financement utilisables par l'Etat?
Les administrations regroupent toutes les organisations dont l’activité principale
consiste à produire des services non marchands et à effectuer des opérations de
redistribution du revenu et des richesses nationales. Il s’agit principalement des
services de l’Etat, des collectivités locales, de la Sécurité sociale…regroupés sous la
dénomination : Etat. Deux modalités de financement sont utilisées par l'Etat :
● Le financement sur fonds propres : pour financer son budget, l'Etat dispose de
ressources constituées à plus de 90 % de recettes fiscales. Le solde budgétaire de l’État
permet de déterminer sa situation financière. Si les recettes de l’État sont supérieures
à ses dépenses, le budget de l’État est en excédent. En revanche, si les dépenses sont
supérieures aux recettes, le solde budgétaire est déficitaire. Dans ce cas, l’ État doit
s'endetter pour financer son déficit budgétaire.
● Le financement par l'endettement : le trésor public émet des titres de dette qui
sont achetés par des investisseurs. Les transactions s'effectuent sur le marché
obligataire. L'Etat émet deux types d'obligations.
● Les bons du trésor qui sont des obligations
3-la balance des paiements
L'équilibre extérieur est déterminé par le solde de la balance des
paiements
a-Définition
La balance des paiements est un document comptable retraçant
l'ensemble des transactions, c'est-à-dire toutes les entrées et sorties
de biens, de services et de capitaux, entre agents résidents d’un
pays et le Reste du Monde durant une période donnée.
Il s'agit d'un document statistique qui enregistre sous forme
comptable, tous les flux d’actifs réels, monétaires et financiers entre
les résidents d’un pays (le Burkina Faso) et les non-résidents
au cours d’une période donnée qui est en général l’année.
• Le terme « document comptable » renvoie au fait que la balance
des paiements est un compte tenu en crédit (+) et débit (-)
conformément aux principes de la comptabilité en partie double.
• Toute opération entre le Burkina Faso et le reste du monde
donne lieu à deux inscriptions de même montant et de
signe contraire. L’une traduit la nature économique de la
transaction (exemples : exportation du coton, importation de
moto), l’autre traduit le mode de règlement de la transaction
(exemple : règlement par virement sur un compte bancaire).
• Un crédit (+) est un flux pour lequel le pays (le Burkina
Faso) reçoit un paiement en valeur. Ainsi, les exportations seront
enregistrées au crédit de la BP. Elles donnent lieu, tout comme
l’arrivée de capitaux étrangers, à des entrées de devises
étrangères dans le pays.
• Un débit (-) est un flux pour lequel le Burkina Faso doit effectuer
un paiement.
• Exemple : les importations de marchandises.
• On distingue 5 types de flux qui sont enregistrés dans la Balance
des Paiements :
• les flux de marchandises (exemples : exportation du coton,
importation du riz)
• les flux de services (exemple : étude de faisabilité d’un
barrage du Niger par les ingénieurs du Burkina Faso)
• -les transferts unilatéraux.
• Les flux de capitaux privés (exemple : achats
d’obligations ou d’actions Burkinabès par les burkinabé
résidents) ;
• Les flux d’actifs officiels : avoirs officiels de réserve
détenus par les autorités monétaires. Il s’agit notamment
de l’or, des réserves de changes
b-Les soldes significatifs de la balance des paiements
• Le solde commercial est égal à la différence entre exportations de
marchandises et importations de marchandises.
• Le solde des biens et services est égal au solde commercial augmenté du solde
sur les opérations de services.
• Le solde des opérations courantes ou solde courantes ou solde des
transactions courantes est égal au solde des biens et services augmenté de celui
des transferts unilatéraux ;
• Le solde des opérations courantes et du compte capital traduit la capacité
ou le besoin de financement de l’économie ;
• Le solde de la balance globale est égal à la somme des trois éléments, le STC, le
solde du compte capital et le solde des flux financiers hormis ceux du secteur
bancaire et de la banque centrale.
Exemple
• Identifier les opérations avec l’étranger :
• a-l’Etat verse une contribution au budget de l’AES ;
• b-une entreprise burkinabè souscrit à un contrat d’assurance avec une compagnie étrangère ;
• c-EBOMAF importe des pièces détachées en provenance du Japon ;
• d-une infirmière frontalière résidant au Burkina et travaillant en au Mali perçoit son salaire ;
• e-la firme Burkinabè Coris Bank achète 80% du capital social de SGB Tchad ;
• f-une banque Burkinabè vend 2% de son capital social à un américain;
• g-le laboratoire pharmaceutique Volta vend son dernier brevet à un laboratoire américain ;
• h-un touriste belge effectue des dépenses Burkina pendant ses vacances ;
• i-une entreprise française exporte ses produits en Italie.
Exemple
• 1- Exportation (+) ou importation (-)? Entree (+) ou sortie
(-) de capitaux? (lepays de reference est le Burina Faso).
• Quand une opération se traduit par une entrée de
dévises, elle est inscrite avec signe + dans le compte
correspondant, si elle se traduit par une sortie de devises,
c'est le signe -.
• Remplissez les tableaux ci-dessous, en cochant la case +
ou -
C D
1. une entréprise Burinabè exporte de la maroquinérie haut de gamme
2. un brevet Burinabè est acheté par une entreprise coréenne
3. du gaz Algérien est transporté vers le Burkina
4. General Motors aux Etats-Unis, fournit des voitures a des concessionnaires Burinabè
5. une entréprise de chocolat Burinabè implantée en Suisse, fournit des clients Burinabè
6. une entreprise nipponne s’installe à Ouaga et exporte des pates vers l’ltalie
7. un touriste chinois depense 2000 000 FCFA à Bobo-Dioulasso
8. un Burinabè dépense 1000€ pour un voyage avec Air France
9. un Burinabè expatrié aux Etats-Unis, reçoit sur son compte ECOBANK BURKINA, son salaire
de 3000 $ par mois
10. EBOMAF ouvre une usine en Chine
11. des obligations Burinabè rapportent des intérêts a des propriétaries anglais
12. le gouvernement Burinabè fournit une aide financière a l’Angola
13. un travailleur immigré envoie une somme d’argent au pays
14. le Burkina accepte de ne pas récouvrir sa créance envers la Sierra Leone
18. des actions étrangères détenues par des Burinabè rapportent des dividendes
QCM (Bonne reponse = 1 pt, mauvaise réponse = - 1pt)
1-La balance des paiements est...
• A. Composée uniquement des réserves officielles de changes et du compte des
• transactions financières.
• B. Composée uniquement des réserves officielles de changes et de la balance
• commerciale.
• C. Composée uniquement du compte courant et du compte des transactions
• financières.
• D. Composée uniquement du compte courant et des réserves de changes officielles de
• changes.
• E. Aucune de ces réponses n'est vraie.
2-Dans la balance des paiements...
• A. Chaque opération donne lieu à deux enregistrements de signes identiques.
• B. Chaque opération donne lieu à deux enregistrements de signes contraires.
• C. Seuls les mouvements de capitaux sont enregistrés.
• D. Seuls les échanges de biens et services sont enregistrés.
• E. Aucune de ces réponses n'est vraie.
3-Les réserves de changes officielles sont...
• A. Les réserves de changes totales possédées par les agents domestiques.
• B. Les réserves de changes totales possédées par les agents étrangers.
• C. Les réserves de changes totales possédées par la banque centrale.
• D. Les réserves de changes totales possédées par les autorités publiques.
• E. Aucune de ces réponses n'est vraie
4. La balance des paiements est un documents statistique comptable dont...
• A. Les sous-balances sont toujours équilibrées.
• B. Le solde est toujours égal à 0.
• C. Les sous-balances sont toujours en déficit.
• D. Le solde est toujours positif.
• E. Aucune de ces réponses n'est vraie.
5.Dans le compte courant, sont enregistré(e)s...
• A. Les échanges de biens et services.
• B. Les transactions portant sur les investissements en portefeuille.
• C. Les erreurs nettes et omissions.
• D. Les dépôts de devises et dépôts bancaires.
• E. Aucune de ces réponses n'est vraie.
• 6-Sur le marché des biens et services (IS), une dépréciation de la monnaie domestique suppose...
• A. Une hausse de la demande pour les biens domestiques, une hausse des exportations (X) et une baisse du
revenu national (Y).
• B. Une hausse de la demande pour les biens domestiques, une hausse des exportations (X) et une hausse du
revenu national (Y).
• C. Une baisse de la demande pour les biens domestiques, une baisse des exportations (X) et une baisse du
revenu national (Y).
• D. Une baisse de la demande pour les biens domestiques, une hausse des exportations (X) et une baisse du
revenu national (Y).
• E. Aucune de ces réponses n'est vraie.
• 7-Dans le modèle ISLM-BP une augmentation du revenu mondial (PIB mondial) suppose...
• A. Une baisse des exportations et une baisse du revenu mondial.
• B. Une augmentation des importations et une hausse du revenu national.
• C. Une baisse des importations et une baisse du revenu national.
• D. Une augmentation des exportations et une hausse du revenu national.
• E. Aucune de ces réponses n'est vraie.
• 8-Un pays importateur net est prêteur au Reste du Monde
• A. vrai
• B. faux
9- Les importations apparaissent:
• A. positivement dans la balance des paiements et des capitaux si les importations sont
réglées via un prêt.
• B. négativement dans la balance des paiements mais positivement au solde la balance des
capitaux si les importations sont réglées via un prêt.
• C. positivement dans la balance des transactions courantes et négativement solde de la
balance des capitaux si les importations sont réglées via un prêt.
• D. négativement dans la balance des transactions courantes et positivement solde de la
balance des capitaux si les importations sont réglées via un prêt.
10-Macromania est une petite économie ouverte par rapport au reste du monde. Soit r, le
taux d’intérêt réel qui égalise l’épargne intérieure de Macromania et son investissement
intérieur. Or, le taux d’intérêt réel mondial r* est supérieur au taux d’intérêt réel r. Nous
pouvons dire que :
• A. Macromania est un pays importateur net
• B. Macromania est un pays bénéficiant de l’épargne étrangère
• C. Macromania est un pays prêteur net
• D. Aucune de ces propositions n’est pertinente
11-De quoi est composée la balance des transactions courantes ?
• a) de la balance commerciale
• b) de la balance des invisibles
• c) de la balance des capitaux
• d) de la balance des paiements
12-De quoi est composée la balance des paiements ?
• a) de la balance des capitaux
• b) de la balance des transactions courantes
• c) de la balance des règlements monétaires
• d) de la balance des services
Exercice
• Exercice Dans quel compte de la balance des paiements du Burkina Faso (compte courant,
compte capital) chacune des opérations suivantes est-elle enregistrée et s’agit-il d’une
recette ou d’un paiement ?
• 1. Achat par un résident burkinabè d’une action de Coris Bank Mali
• compte financier
• 2. Achat par un Américain d’un billet d’avion à Air Burkina
• compte courant
• 3. Achat par le gouvernement Suisse de bons du Burkinabè
• compte financier
• 4. Achat par un Japonais de céréales burkinabè.
• balance commerciale
• 5. Aide de 50 millions FCFA accordée à Haïti.
• STC
4-La dynamique de la balance des paiements et endettement
• La position extérieure nette représente le patrimoine ou
l'endettement net des résidents vis-à-vis du reste du monde
• La Position Extérieure Nette, différence entre les actifs et les passifs
financiers extérieurs, nette des autres flux, indique la position du
pays (créditrice ou débitrice nette) vis-à-vis du reste du monde.
• déficit des transactions courantes, partiellement peut être financé
par des capitaux étrangers sous forme de titres enregistrés en
investissements de portefeuille et d'emprunts retracés dans les
autres investissements.
• Balance des paiements et situation économique d’un pays. Dans l’optique
économique, la BP reflète deux réalités économiques : elle traduit l’état de
la conjoncture et le niveau développement d’une nation.
• Le solde du compte courant est l’un des soldes les plus importants de la BP.
C’est un instrument utile parce qu’il permet de mesurer l’incidence des
opérations de biens et services sur les créances nettes du pays vis-à-vis du
RDM.
• Ce solde sert également à mesurer le niveau de compétitivité d’une
économie, son besoin de financement ou sa capacité de financement. En
termes clairs, le solde courant peut être apprécié par rapport à l’absorption
interne, par rapport au déficit budgétaire et par rapport à l’endettement
extérieur.
a-L’optique de l’endettement extérieur
• Par rapport à l’endettement extérieur, on montre la capacité du
solde courant à mesurer l’ampleur et le sens de l’emprunt
international. En effet, ce solde constitue un investissement net ou
un désinvestissement net selon qu’il est positif (excédentaire) ou
négatif (déficitaire).
• Ainsi, un excédent du compte courant signifie que le pays acquiert
des actifs supplémentaires ou réduit ses dettes envers le RDM
• En cas de déficit du compte courant, le pays cède des actifs ou
accroit son endettement extérieur. Au total, le solde du compte
courant d’un pays est égal à la variation de ses avoirs extérieurs
nets.
• les données de balance des paiements servent à étudier
analytiquement les relations avec l'extérieur (causes des déséquilibres
des paiements, relation entre le commerce de marchandises et
l’investissement direct, les problèmes d’endettement extérieur, lien
entre les taux de change et les flux de transactions courantes et
d’opérations financières, etc.)
• En règle générale, un déficit du compte courant ne pose pas de
problème s’il est faible, ou temporaire, ou s'il existe de bonnes
possibilités d’investissement. Il est en revanche inquiétant s’il est
important et persistant, et s’il se produit à un moment où la dette
extérieure est déjà élevée ou les réserves en devises sont faibles.
b-Définition de la dette publique
• La dette publique est l’ensemble des crédits contractés par un État. Les
crédits sont, en majorité, contractés auprès de créanciers privés (fonds
d’investissements, banques commerciales...) et auprès de créanciers publics
(organisations internationales, autres États).
• En général, la dette est composée par des titres émis par le gouvernement,
d’emprunts bancaires et d’emprunts auprès d’autres États ou organisations
internationales.
• L’évolution de la dette est donnée par l’équation suivante :
• Dt+1 = Dt + (Gt − Tt) + rtDt
• Où Dt est la dette à la date t(Debt), Gt la dépense publique (Gouvernment), Tt les impôts prélevés (Taxes) et
rt le taux d’intérêt (interest rate).
Dt+1 = Dt + (Gt − Tt) + rtDt
• Le terme Gt − Tt est le solde primaire. Celui ci peut être un déficit primaire si Gt > Tt ou un excédent
primaire si Tt > Gt .
• Le terme rtDt est la charge de la dette.
• Ce que l’on appelle le déficit (excédent) est la somme du solde primaire et de la charge de la dette. Dans la
terminologie des comptes nationaux, le compte des administrations publiques est soldé par une
« capacité de financement » ou un « besoin de financement ». L’expression « déficit public » désigne le
besoin de financement des APU.
• Tous les pays ont des dettes publiques.
Lorsqu'un déficit budgétaire apparaît, il est couvert
par l'emprunt, qui, accumulé sur la longue période,
se traduit en dette supplémentaire et croissante.
• La dette prend le plus souvent, de nos jours, la
forme d'emprunt d'État auprès du public. Par
ailleurs, des banques commerciales, des institutions
internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire
international, banques régionales de
développement, institutions) ou d'autres États
peuvent accorder des prêts.
c-Le surendettement des pays d’Afrique subsaharienne et les prêteurs multilatéraux
• Les pays d’Afrique subsaharienne à faible revenu se sont pour la plupart endettés
rapidement après leur indépendance. Cet endettement a été facilité par le fait que, dans les
années 1970, le développement des marchés financiers internationaux et la concurrence
croissante entre les banques ont conduit nombre d’entre elles à se tourner vers les pays en
développement, qu’ils soient à revenus intermédiaires ou même à faible revenu pour
essayer d’accroître la rentabilité de leurs placements. Le risque de tels placements
n’apparaissait pas clairement à l’époque, étant donné la forte croissance de ces pays et
l’inflation élevée qui rendait les taux d’intérêt réels négatifs.
• Cet endettement rapide a commencé à poser problème lorsque l’environnement
international s’est modifié radicalement au début des années 1980.
• Le choc pétrolier conduisit nombre de pays d’Afrique subsaharienne à demander
l’intervention du FMI au début des années 1980 pour leur procurer les devises qui
leur manquaient pour faire face au surcoût de leurs importations, et au
remboursement de leur dette extérieure. Les pays pétroliers eux-mêmes (Congo-
Brazzaville, Gabon) ne tardèrent pas à se joindre à ce mouvement, car ils avaient
utilisé les ressources supplémentaires procurées par le choc pétrolier pour
accroître leurs dépenses publiques et emprunter à des taux élevés pour des projets
à rentabilité douteuse.
• Les politiques d’ajustement structurel (PAS) imposées par les institutions de
Bretton Woods (IBW) aux pays à faible revenu (PFR) étaient censées
remettre en ordre les finances publiques et restaurer la solvabilité externe. Le
diagnostic implicite était donc que l’endettement était soutenable, que les
rééchelonnements pouvaient suffire à traiter le problème sans abandon de
créance. Les PAS furent donc accompagnées jusqu’en 1989 par des
rééchelonnements de dette en clubs de Paris et de Londres qui se bornaient à
repousser les échéances en tablant sur un retour à la soutenabilité.
• Suite à la multiplication des rééchelonnements, les créanciers bilatéraux
rompirent avec cette stratégie en 1989 et beaucoup d’organismes officiels
bilatéraux réduisirent les prêts pour se limiter aux dons dans le cas des pays à
faible revenu.
• Il fallut encore 8 ans pour qu’en 1997 la première initiative de réduction de la
dette multilatérale – initiative « pays pauvres très endettés » (PPTE) – soit
mise en place pour réduire la dette des pays à faible revenu considérés comme
trop endettés. Ceci ne fut toutefois pas suffisant et en 1999 une initiative PPTE
dite « renforcée » sera décidée. Enfin en 2005 un nouveau programme,
l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM), vint annuler
Évolution de l’encours de la dette publique de l’UEMOA (milliards FCFA)
Burkina Faso
5- Les crises de paiement
• L’endettement extérieur d’un pays est une donnée comptable, qui fait état des
financements reçus de l’étranger à diverses conditions. Les coûts et les délais de
remboursement des prêts varient en effet selon leurs sources.
• Ce n’est que lorsque le service de la dette (remboursement du principal et paie
ment des intérêts) n’est plus assuré par l’importation de capitaux que
l’endettement pèse directement sur l’économie nationale. Des crises
d’endettement se produisent, quand le maintien du service de la dette – ou
l’incapacité ou le refus de ce maintien – impose une récession et le
réaménagement des engagements extérieurs.
• Sous l'effet des programmes d'austérité patronnés par le
Fonds monétaire international, les crises de paiement se
sont traduites dans les faits par une détérioration importante
de la situation économique et sociale dans plusieurs pays,
qui touche durement des dizaines de millions de personnes.
• Les causes et mécanismes du surendettement récent du
Tiers Monde sont multiples. Certains s’expliquent par les
changements intervenus dans l’environnement international.
•L’augmentation de la dette extérieure au cours de
ces dernières années a été induite par la dette
elle-même ou, plus précisément, par le coût
qu’elle fait peser sur les débiteurs.
•On est donc en présence d’un processus cumulatif
: la croissance des paiements d’intérêts alimente
le déficit des opérations courantes qui maintient
un besoin important de financement extérieur, et
ainsi de suite.
• L’augmentation des prix du pétrole s’est
répercutée sur les prix des produits
manufacturés importés par le Tiers Monde.
• S’ajouter la chute des cours des produits de base
sur les marchés internationaux. Si la perte de
recettes ainsi encourue a été considérable pour
l’ensemble des pays du Tiers Monde, ce sont
surtout les pays agricoles les plus pauvres qui en
ont souffert.
À partir de quand parle-t-on de crise de l’endettement de l’État?
• Une crise de la dette est une période où un État ne dispose
plus des moyens pour rembourser sa dette publique, ou, plus
largement, où les créanciers refusent d’accorder de nouveaux
prêts au gouvernement. Cette crise peut précéder un défaut
de paiement.
• Les crises de l’endettement de l’État sont
particulièrement dangereuses, car il n’existe aucune
institution – c’est ce qu’on appelle un prêteur en
dernier ressort -qui peut sauver les États du défaut de
paiement.
• Ainsi des pays se retrouvent en défaut de paiement et
en grandes difficultés pour importer des denrées
essentielles à la survie de la population à cause de
chocs exogènes
6-Les plans d’ajustement structurel
• Définition
• L'ajustement structurel ou encore le plan ou programme d'ajustement structurel « est
l'ensemble de mesures et d'actions de politique économique destiné à atteindre un objectif » ,
celui d'assainir leur situation économique et donc pour les ajustements à l'environnement
économique et financier internationale.
• C'est aussi une politique économique permettant aux pays en voie de développement
surendetté de pouvoir réduire leur dette extérieure et de permettre un relèvement de son
économie.
• Il s’agit d’un ensemble de dispositifs dont certains agissent sur la conjoncture et
d'autres sur les structures et qui résultent d'une négociation entre un pays
endetté et le Fonds monétaire international (FMI) pour modifier le
fonctionnement économique du pays (le FMI conditionnant son aide à la mise
en place de réformes de caractère libéral qu'il considère pérennes, comme la
marchandisation des biens communs, la dérégulation de l'économie et
l'ouverture au libre marché mondial).
• Ces crédits sont dénommés entre autres prêts d'ajustement structurel ou des
prêts d'ajustement sectoriel (.
Conditions (engagements des pays emprunteurs)
➢Politique d'austérité ;
➢Privatisation des entreprises d'État : le but est soit d'élaguer les entreprises
qui pèsent sur le budget de l'état par leurs déficits chroniques, soit de réaliser
l'actif pour diminuer l'endettement pour les entreprises rentables ;
➢Combat contre la corruption ;
➢Non-discrimination de l'investissement : augmentation des droits des
investisseurs étrangers ;
➢Réformes visant à supprimer les entraves au développement économique.
• Critiques des conditionnalités
• Les réformes préconisées par le FMI ont suscité des critiques, à la fois de la part des
populations concernées aussi bien que de certains économistes partisans du nouveau
keynésianisme (comme Joseph E. Stiglitz).
• Les conséquences sociales sont généralement douloureuses pour les populations. Si le FMI
se défend de préconiser des politiques réduisant les dépenses sociales, la perception par les
populations est souvent bien différente.
• La dévaluation de la monnaie, autre mesure souvent préconisée par le FMI, est elle aussi
souvent contestée.
• À partir de 1999, les institutions des accords de Bretton Wood (FMI, Banque
mondiale) intègrent les critiques qui ont été adressées aux mesures
d'ajustement structurel en raison des échecs constatés, critiques qui remettent
en cause la légitimité de ces institutions. Elles réorientent leurs actions vers la
lutte contre la pauvreté, et passent du financement de projets ciblés à des
financements budgétaires globaux. L'objectif affiché est de laisser les pays
bénéficiaires décider eux-mêmes de l'allocation des fonds, et des mesures à
prendre.
L’allègement de la dette
Durant les années 70 et au début des années 80, beaucoup de pays en développement ont
fortement accru leur emprunt extérieur. Au début et au milieu des années 80, nombre de pays à
faible revenu ont commencé à avoir des difficultés à faire face à leurs échéances.
Des efforts d’allégement de la dette des pays pauvres sont déployés depuis au moins vingt ans.
Le plus récent de ces efforts, l’initiative PPTE renforcée, permettra d’alléger la dette de ces
pays plus rapidement et de façon plus approfondie tout en les encourageant à utiliser les
ressources ainsi épargnées pour lutter contre la pauvreté et améliorer le niveau de vie.
Pourquoi le PPTE ?
•L'initiative PPTE, mise en place en 1996 et
renforcée en septembre 1999, est destinée à
alléger la dette.
•Ce programme fut lancé par l'action conjointe
du Fonds monétaire international (FMI) et de
la Banque mondiale en 1996 pour maintenir
la dette à un niveau gérable et soutenable
• Critères d'éligibilité[modifier | modifier le code]
• Pour qu'un pays soit éligible à l'initiative PPTE et PPTE
renforcée, il doit respecter quatre critères :
• n'être éligible qu'à une assistance concessionnelle de la part
du FMI et de la Banque mondiale,
• faire face à un niveau d'endettement insoutenable ;
• avoir parfaitement mis en œuvre des réformes et de saines
politiques économiques dans le cadre de programmes
soutenus par le FMI et la Banque mondiale ;
• avoir formulé un document de stratégie pour la réduction de
la pauvreté (DSRP).
• L’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Initiative
PPTE) marque une innovation majeure dans le régime du
financement du développement. Par rapport aux mesures passées,
elle implique une concertation plus grande entre les créanciers et un
programme d’action plus global pour tenter de réduire l’endettement
extérieur élevé
Pays bénéficiant de l'initiative PPTE
Bénin Gambie Mozambique
Burkina Faso Ghana Niger
Burundi Guinée Ouganda
Cameroun Guinée-Bissau Rwanda
République centrafricaine Guyana Sao Tomé-et-Principe
République du Congo Liberia Sénégal
République démocratique Madagascar Sierra Leone
du Congo Malawi Tanzanie
Comores Mali Togo
Côte d'Ivoire Mauritanie Zambie
Éthiopie
Tchad Érythrée Somalie
Soudan
• Cette liste de 41 pays comporte 33 pays d’Afrique
subsaharienne.
• Le principe de l’initiative est le suivant : un pays de la liste
PPTE peut se lancer dans une double phase de trois ans de
réformes d’ajustement structurel. Au bout de la première
phase de trois ans, les experts du FMI jugent de la
« soutenabilité » de la dette du pays en question.
• Si la dette du pays est jugée « insoutenable », il est élu pour
une seconde phase de réformes. Au terme de celle-ci, il reçoit
si nécessaire un allégement destiné à rétablir la
« soutenabilité » de son endettement (c’est-à-dire la capacité
de rembourser les échéances).
FIN !