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Algebre 3

Ce document traite des concepts avancés en algèbre, notamment les fonctions polynomiales, exponentielles, logarithmiques, ainsi que les suites et séries. Il explique les propriétés des polynômes, les outils pour trouver leurs racines, et les caractéristiques des fonctions exponentielles et logarithmiques. Les chapitres abordent également la résolution d'équations associées et l'importance de ces concepts dans divers domaines scientifiques.

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Algebre 3

Ce document traite des concepts avancés en algèbre, notamment les fonctions polynomiales, exponentielles, logarithmiques, ainsi que les suites et séries. Il explique les propriétés des polynômes, les outils pour trouver leurs racines, et les caractéristiques des fonctions exponentielles et logarithmiques. Les chapitres abordent également la résolution d'équations associées et l'importance de ces concepts dans divers domaines scientifiques.

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Algèbre 3: Concepts avancés

Ce document explore des concepts plus avancés de l'algèbre, essentiels pour une
compréhension approfondie des mathématiques supérieures et de leurs applications.
Nous aborderons les fonctions polynomiales, les fonctions exponentielles et
logarithmiques, les suites et séries, ainsi que les matrices et déterminants.

Chapitre 1: Fonctions polynomiales

Les fonctions polynomiales sont des fonctions définies par des polynômes. Elles sont
omniprésentes en mathématiques et dans de nombreuses disciplines scientifiques, de
la physique à l'économie, en passant par l'ingénierie. Une fonction polynomiale de
degré ( n ) est de la forme:

( P(x) = a_n x^n + a_{n-1} x^{n-1} + \dots + a_1 x + a_0 )

où ( a_n, a_{n-1}, \dots, a_1, a_0 ) sont des coefficients réels et ( a_n \neq 0 ).

Polynômes de degré supérieur

Nous avons déjà rencontré les polynômes de degré 1 (fonctions linéaires) et de degré 2
(fonctions quadratiques). Les polynômes de degré supérieur (degré 3, 4, etc.)
présentent des comportements plus complexes en termes de forme graphique et de
nombre de racines.

Comportement général

Le comportement d'une fonction polynomiale est largement déterminé par son degré
et le signe de son coefficient dominant (( a_n )).

Degré pair : Si le degré ( n ) est pair, les deux extrémités du graphique de la


fonction se dirigent dans la même direction (soit les deux vers l'infini positif, soit
les deux vers l'infini négatif).

Si ( a_n > 0 ), les deux extrémités montent (comme ( y = x^2 )).


Si ( a_n < 0 ), les deux extrémités descendent (comme ( y = -x^2 )).

Degré impair : Si le degré ( n ) est impair, les deux extrémités du graphique se


dirigent dans des directions opposées.

Si ( a_n > 0 ), l'extrémité gauche descend et l'extrémité droite monte


(comme ( y = x^3 )).

Si ( a_n < 0 ), l'extrémité gauche monte et l'extrémité droite descend


(comme ( y = -x^3 )).

Zéros (racines) et multiplicité

Les zéros d'une fonction polynomiale sont les valeurs de ( x ) pour lesquelles ( P(x) = 0
). Ce sont les points où le graphique de la fonction coupe l'axe des ( x ). Un polynôme
de degré ( n ) a au plus ( n ) zéros réels.

La multiplicité d'un zéro est le nombre de fois qu'un facteur linéaire correspondant
apparaît dans la factorisation du polynôme.

Si la multiplicité est impaire, le graphique traverse l'axe des ( x ) au zéro.

Si la multiplicité est paire, le graphique touche l'axe des ( x ) et rebondit (ne le


traverse pas) au zéro.

Exemple: ( P(x) = (x - 2)^3 (x + 1)^2 ) - ( x = 2 ) est un zéro de multiplicité 3 (impaire),


donc le graphique traverse l'axe des ( x ) en ( x = 2 ). - ( x = -1 ) est un zéro de multiplicité
2 (paire), donc le graphique touche l'axe des ( x ) en ( x = -1 ) et rebondit.

Théorème du reste et théorème des facteurs

Ces théorèmes sont des outils puissants pour trouver les zéros des polynômes.

Théorème du reste

Si un polynôme ( P(x) ) est divisé par ( (x - c) ), alors le reste est ( P(c) ).

Exemple: Si ( P(x) = x^2 + 3x + 5 ) est divisé par ( (x - 1) ), le reste est ( P(1) = 1^2 + 3(1) + 5
= 1 + 3 + 5 = 9 ).
Théorème des facteurs

( (x - c) ) est un facteur d'un polynôme ( P(x) ) si et seulement si ( P(c) = 0 ) (c'est-à-dire, (


c ) est un zéro du polynôme).

Exemple: Si ( P(x) = x^2 - 4 ), alors ( P(2) = 2^2 - 4 = 0 ). Donc, ( (x - 2) ) est un facteur de (


x^2 - 4 ).

Division polynomiale

La division polynomiale est utilisée pour diviser un polynôme par un autre. Elle est
similaire à la division longue des nombres.

Exemple: Diviser ( x^3 - 6x^2 + 11x - 6 ) par ( x - 1 ).

x^2 - 5x + 6
_____________
x - 1 | x^3 - 6x^2 + 11x - 6
-(x^3 - x^2)
_____________
-5x^2 + 11x
-(-5x^2 + 5x)
_____________
6x - 6
-(6x - 6)
_________
0

Le quotient est ( x^2 - 5x + 6 ) et le reste est 0. Cela signifie que ( (x - 1) ) est un facteur
de ( x^3 - 6x^2 + 11x - 6 ).

Théorème des racines rationnelles

Le théorème des racines rationnelles aide à trouver les zéros rationnels possibles d'un
polynôme. Si un polynôme ( P(x) = a_n x^n + \dots + a_0 ) a des coefficients entiers,
alors toute racine rationnelle ( \frac{p}{q} ) (où ( p ) et ( q ) sont des entiers sans facteur
commun) doit satisfaire:

( p ) est un diviseur de ( a_0 ) (le terme constant).

( q ) est un diviseur de ( a_n ) (le coefficient dominant).

Exemple: Trouver les racines rationnelles possibles de ( P(x) = 2x^3 + x^2 - 7x - 6 ).

Diviseurs de ( a_0 = -6 ) (p) : ( \pm 1, \pm 2, \pm 3, \pm 6 )


Diviseurs de ( a_n = 2 ) (q) : ( \pm 1, \pm 2 )

Racines rationnelles possibles (( \frac{p}{q} )) : ( \pm 1, \pm 2, \pm 3, \pm 6, \pm


\frac{1}{2}, \pm \frac{3}{2} )

En testant ces valeurs, on peut trouver les racines réelles. Par exemple, ( P(-1) = 2(-1)^3
+ (-1)^2 - 7(-1) - 6 = -2 + 1 + 7 - 6 = 0 ). Donc, ( x = -1 ) est une racine.

Ce chapitre a introduit les fonctions polynomiales de degré supérieur, leurs propriétés,


et des outils pour trouver leurs racines. Le prochain chapitre se concentrera sur les
fonctions exponentielles et logarithmiques, qui sont essentielles pour modéliser la
croissance et la décroissance.

Chapitre 2: Fonctions exponentielles et


logarithmiques

Les fonctions exponentielles et logarithmiques sont des outils puissants pour


modéliser des phénomènes de croissance et de décroissance rapide, tels que la
croissance démographique, la désintégration radioactive, l'intérêt composé, et bien
d'autres. Elles sont inverses l'une de l'autre et jouent un rôle crucial en
mathématiques, en sciences et en ingénierie.

Fonctions exponentielles

Une fonction exponentielle est une fonction de la forme ( f(x) = a^x ), où ( a ) est une
constante positive appelée la base (( a > 0 ) et ( a \neq 1 )), et ( x ) est la variable. Le
domaine de la fonction exponentielle est l'ensemble de tous les nombres réels, et sa
plage est l'ensemble de tous les nombres réels positifs.

Propriétés des exponentielles

Les fonctions exponentielles suivent des règles spécifiques pour les opérations:

Produit de puissances : ( a^m \cdot a^n = a^{m+n} ) Exemple: ( 2^3 \cdot 2^4 =
2^{3+4} = 2^7 = 128 )

Quotient de puissances : ( \frac{a^m}{a^n} = a^{m-n} ) Exemple: ( \frac{3^5}{3^2}


= 3^{5-2} = 3^3 = 27 )
Puissance d'une puissance : ( (a^m)^n = a^{mn} ) Exemple: ( (5^2)^3 = 5^{2 \cdot
3} = 5^6 = 15625 )

Puissance d'un produit : ( (ab)^n = a^n b^n ) Exemple: ( (2x)^3 = 2^3 x^3 = 8x^3 )

Puissance d'un quotient : ( (\frac{a}{b})^n = \frac{a^n}{b^n} ) Exemple: ( (\frac{2}


{3})^2 = \frac{2^2}{3^2} = \frac{4}{9} )

Exposant zéro : ( a^0 = 1 ) (pour ( a \neq 0 )) Exemple: ( 7^0 = 1 )

Exposant négatif : ( a^{-n} = \frac{1}{a^n} ) Exemple: ( 4^{-2} = \frac{1}{4^2} =


\frac{1}{16} )

La base naturelle ( e )

La base la plus importante pour les fonctions exponentielles est le nombre d'Euler,
noté ( e ), qui est une constante irrationnelle approximativement égale à 2.71828. La
fonction ( f(x) = e^x ) est appelée la fonction exponentielle naturelle et est
fondamentale en calcul et dans de nombreuses applications scientifiques.

Fonctions logarithmiques

Une fonction logarithmique est l'inverse d'une fonction exponentielle. Si ( y = a^x ),


alors ( x = \log_a y ). Le logarithme de ( y ) en base ( a ) est l'exposant auquel ( a ) doit
être élevé pour obtenir ( y ).

Propriétés des logarithmes

Les logarithmes ont des propriétés qui découlent directement des propriétés des
exponentielles:

Définition du logarithme : ( \log_a x = y \iff a^y = x )

Logarithme d'un produit : ( \log_a (MN) = \log_a M + \log_a N ) Exemple: ( \log_2


(8 \cdot 4) = \log_2 8 + \log_2 4 = 3 + 2 = 5 ) (car ( 2^5 = 32 ))

Logarithme d'un quotient : ( \log_a (\frac{M}{N}) = \log_a M - \log_a N ) Exemple:


( \log_3 (\frac{81}{3}) = \log_3 81 - \log_3 3 = 4 - 1 = 3 ) (car ( 3^3 = 27 ))

Logarithme d'une puissance : ( \log_a (M^p) = p \cdot \log_a M ) Exemple: (


\log_2 (8^3) = 3 \cdot \log_2 8 = 3 \cdot 3 = 9 ) (car ( 2^9 = 512 ))
Changement de base : ( \log_b M = \frac{\log_a M}{\log_a b} ) Cette propriété est
utile pour calculer des logarithmes avec des bases non standard à l'aide d'une
calculatrice (qui utilise généralement la base 10 ou ( e )).

Logarithmes communs et naturels

Logarithme commun : Le logarithme en base 10 est noté ( \log x ) ou ( \log_{10} x


).

Logarithme naturel : Le logarithme en base ( e ) est noté ( \ln x ) ou ( \log_e x ).

Équations exponentielles et logarithmiques

La résolution d'équations impliquant des exponentielles et des logarithmes repose sur


l'application des propriétés inverses et des propriétés des logarithmes.

Résolution d'équations exponentielles

Pour résoudre une équation exponentielle, l'objectif est d'isoler le terme exponentiel,
puis de prendre le logarithme des deux côtés pour faire descendre l'exposant.

Exemple 1: Résoudre ( 2^x = 32 ) ( 2^x = 2^5 ) ( x = 5 )

Exemple 2: Résoudre ( 5^{x-1} = 125 ) ( 5^{x-1} = 5^3 ) ( x - 1 = 3 ) ( x = 4 )

Exemple 3: Résoudre ( 3^x = 10 ) Prenez le logarithme (naturel ou en base 10) des deux
côtés: ( \ln(3^x) = \ln(10) ) ( x \ln 3 = \ln 10 ) ( x = \frac{\ln 10}{\ln 3} \approx \frac{2.302}
{1.098} \approx 2.096 )

Résolution d'équations logarithmiques

Pour résoudre une équation logarithmique, l'objectif est d'isoler le terme


logarithmique, puis de convertir l'équation en forme exponentielle.

Exemple 4: Résoudre ( \log_4 x = 3 ) Convertissez en forme exponentielle: ( x = 4^3 ) ( x


= 64 )

Exemple 5: Résoudre ( \ln(x + 2) = 5 ) Convertissez en forme exponentielle (base ( e )): (


x + 2 = e^5 ) ( x = e^5 - 2 \approx 148.413 - 2 \approx 146.413 )

Exemple 6: Résoudre ( \log_2 x + \log_2 (x - 2) = 3 ) 1. Utilisez la propriété du logarithme


d'un produit: ( \log_2 (x(x - 2)) = 3 ) ( \log_2 (x^2 - 2x) = 3 ) 2. Convertissez en forme
exponentielle: ( x^2 - 2x = 2^3 ) ( x^2 - 2x = 8 ) 3. Résolvez l'équation quadratique: ( x^2 -
2x - 8 = 0 ) ( (x - 4)(x + 2) = 0 ) ( x = 4 ) ou ( x = -2 ) 4. Vérifiez les solutions dans l'équation
originale. Les arguments des logarithmes doivent être positifs. Pour ( x = -2 ), ( \log_2
(-2) ) n'est pas défini. Donc, ( x = 4 ) est la seule solution valide.

Ce chapitre a couvert les fonctions exponentielles et logarithmiques, leurs propriétés


et les méthodes de résolution des équations associées. Ces fonctions sont essentielles
pour modéliser la croissance et la décroissance dans de nombreux domaines. Le
prochain chapitre abordera les suites et séries, qui sont des concepts fondamentaux
en analyse mathématique.

Chapitre 3: Suites et séries

Les suites et les séries sont des concepts fondamentaux en mathématiques qui
permettent de modéliser des séquences de nombres et leurs sommes. Elles sont
utilisées dans de nombreux domaines, de la finance à la physique, en passant par
l'informatique.

Suites arithmétiques et géométriques

Une suite est une liste ordonnée de nombres. Chaque nombre dans la suite est appelé
un terme. Nous allons nous concentrer sur deux types de suites particulières.

Suites arithmétiques

Une suite arithmétique est une suite dans laquelle la différence entre des termes
consécutifs est constante. Cette différence constante est appelée la raison (notée ( d )).

Le ( n )-ième terme d'une suite arithmétique est donné par la formule: ( a_n = a_1 + (n -
1)d ) où ( a_1 ) est le premier terme et ( d ) est la raison.

Exemple 1: Soit la suite arithmétique 2, 5, 8, 11, ... Ici, ( a_1 = 2 ) et ( d = 3 ). Le 5e terme


serait ( a_5 = 2 + (5 - 1)3 = 2 + 4 \times 3 = 2 + 12 = 14 ).

La somme des ( n ) premiers termes d'une suite arithmétique est donnée par: ( S_n =
\frac{n}{2}(a_1 + a_n) ) ou ( S_n = \frac{n}{2}(2a_1 + (n - 1)d) )

Exemple 2: Somme des 10 premiers termes de la suite 2, 5, 8, ... ( a_{10} = 2 + (10 - 1)3 =
2 + 27 = 29 ) ( S_{10} = \frac{10}{2}(2 + 29) = 5(31) = 155 )
Suites géométriques

Une suite géométrique est une suite dans laquelle le rapport entre des termes
consécutifs est constant. Ce rapport constant est appelé la raison (notée ( r )).

Le ( n )-ième terme d'une suite géométrique est donné par la formule: ( a_n = a_1 r^{n-
1} ) où ( a_1 ) est le premier terme et ( r ) est la raison.

Exemple 3: Soit la suite géométrique 3, 6, 12, 24, ... Ici, ( a_1 = 3 ) et ( r = 2 ). Le 5e terme
serait ( a_5 = 3 \times 2^{5-1} = 3 \times 2^4 = 3 \times 16 = 48 ).

La somme des ( n ) premiers termes d'une suite géométrique est donnée par: ( S_n =
a_1 \frac{1 - r^n}{1 - r} ) (pour ( r \neq 1 ))

Exemple 4: Somme des 5 premiers termes de la suite 3, 6, 12, ... ( S_5 = 3 \frac{1 - 2^5}{1
- 2} = 3 \frac{1 - 32}{-1} = 3 \frac{-31}{-1} = 3 \times 31 = 93 )

Séries

Une série est la somme des termes d'une suite. Nous nous intéressons
particulièrement aux séries infinies et à leur convergence.

Séries arithmétiques et géométriques

Les formules de somme ( S_n ) données ci-dessus sont pour les séries finies (somme
des ( n ) premiers termes).

Séries géométriques infinies

Une série géométrique infinie est la somme des termes d'une suite géométrique qui
continue indéfiniment: ( S = a_1 + a_1 r + a_1 r^2 + \dots )

Une série géométrique infinie converge (a une somme finie) si la valeur absolue de sa
raison ( r ) est inférieure à 1 (c'est-à-dire ( |r| < 1 )). Si ( |r| \ge 1 ), la série diverge (sa
somme est infinie).

Si ( |r| < 1 ), la somme d'une série géométrique infinie est donnée par: ( S = \frac{a_1}{1
- r} )

Exemple 5: Trouver la somme de la série géométrique infinie ( 1 + \frac{1}{2} + \frac{1}


{4} + \frac{1}{8} + \dots ) Ici, ( a_1 = 1 ) et ( r = \frac{1}{2} ). Puisque ( |\frac{1}{2}| < 1 ), la
série converge. ( S = \frac{1}{1 - \frac{1}{2}} = \frac{1}{\frac{1}{2}} = 2 )

Convergence et limites

Le concept de convergence est crucial pour les séries infinies. Une série converge si la
suite de ses sommes partielles tend vers une limite finie. Sinon, elle diverge.

Test de divergence

Si ( \lim_{n \to \infty} a_n \neq 0 ), alors la série ( \sum a_n ) diverge. (Attention: si la
limite est 0, cela ne garantit pas la convergence.)

Autres tests de convergence (aperçu)

Il existe de nombreux autres tests pour déterminer la convergence des séries, tels que
le test intégral, le test de comparaison, le test de rapport, et le test de la racine. Ces
tests sont étudiés en détail dans des cours d'analyse plus avancés.

Ce chapitre a introduit les suites arithmétiques et géométriques, ainsi que les séries et
le concept de convergence. Ces outils sont essentiels pour l'analyse de phénomènes
discrets et continus. Le prochain chapitre abordera les matrices et les déterminants,
des outils fondamentaux en algèbre linéaire.

Chapitre 4: Matrices et déterminants

Les matrices sont des tableaux rectangulaires de nombres, de symboles ou


d'expressions organisés en lignes et en colonnes. Elles sont des outils fondamentaux
en algèbre linéaire et sont utilisées pour représenter des transformations linéaires,
résoudre des systèmes d'équations linéaires, et modéliser des données dans de
nombreux domaines scientifiques et techniques.

Opérations matricielles

Nous allons explorer les opérations de base sur les matrices: addition, soustraction,
multiplication scalaire et multiplication matricielle.
1. Addition et Soustraction de matrices

Pour additionner ou soustraire deux matrices, elles doivent avoir les mêmes
dimensions (même nombre de lignes et de colonnes). L'opération est effectuée
élément par élément.

Exemple 1: ( A = \begin{pmatrix} 1 & 2 \ 3 & 4 \end{pmatrix} ), ( B = \begin{pmatrix} 5 & 6


\ 7 & 8 \end{pmatrix} ) ( A + B = \begin{pmatrix} 1+5 & 2+6 \ 3+7 & 4+8 \end{pmatrix} =
\begin{pmatrix} 6 & 8 \ 10 & 12 \end{pmatrix} )

2. Multiplication scalaire

La multiplication scalaire consiste à multiplier chaque élément d'une matrice par un


nombre (scalaire).

Exemple 2: ( 2A = 2 \begin{pmatrix} 1 & 2 \ 3 & 4 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 2


\times 1 & 2 \times 2 \ 2 \times 3 & 2 \times 4 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 2 & 4 \ 6
& 8 \end{pmatrix} )

3. Multiplication matricielle

La multiplication de deux matrices est plus complexe. Pour que le produit ( AB ) soit
défini, le nombre de colonnes de la matrice ( A ) doit être égal au nombre de lignes de
la matrice ( B ). Si ( A ) est une matrice ( m \times n ) et ( B ) est une matrice ( n \times p
), alors le produit ( AB ) est une matrice ( m \times p ).

Chaque élément ( (AB)_{ij} ) est obtenu en multipliant les éléments de la ( i )-ème ligne
de ( A ) par les éléments de la ( j )-ème colonne de ( B ) et en additionnant les produits.

Exemple 3: ( A = \begin{pmatrix} 1 & 2 \ 3 & 4 \end{pmatrix} ), ( B = \begin{pmatrix} 5 & 6


\ 7 & 8 \end{pmatrix} ) ( AB = \begin{pmatrix} (1 \times 5) + (2 \times 7) & (1 \times 6) +
(2 \times 8) \ (3 \times 5) + (4 \times 7) & (3 \times 6) + (4 \times 8) \end{pmatrix} ) ( AB
= \begin{pmatrix} 5 + 14 & 6 + 16 \ 15 + 28 & 18 + 32 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 19
& 22 \ 43 & 50 \end{pmatrix} )

Déterminants

Le déterminant est une valeur scalaire associée à une matrice carrée. Il fournit des
informations importantes sur la matrice, notamment si elle est inversible et si un
système d'équations linéaires associé a une solution unique.
1. Déterminant d'une matrice 2x2

Pour une matrice ( A = \begin{pmatrix} a & b \ c & d \end{pmatrix} ), le déterminant est


calculé comme suit: ( \det(A) = ad - bc )

Exemple 4: ( A = \begin{pmatrix} 1 & 2 \ 3 & 4 \end{pmatrix} ) ( \det(A) = (1 \times 4) - (2


\times 3) = 4 - 6 = -2 )

2. Déterminant d'une matrice 3x3

Pour une matrice ( A = \begin{pmatrix} a & b & c \ d & e & f \ g & h & i \end{pmatrix} ), le
déterminant peut être calculé par la règle de Sarrus ou par cofacteurs.

Règle de Sarrus: ( \det(A) = a(ei - fh) - b(di - fg) + c(dh - eg) )

Exemple 5: ( A = \begin{pmatrix} 1 & 2 & 3 \ 4 & 5 & 6 \ 7 & 8 & 9 \end{pmatrix} ) ( \det(A)
= 1(5 \times 9 - 6 \times 8) - 2(4 \times 9 - 6 \times 7) + 3(4 \times 8 - 5 \times 7) ) (
\det(A) = 1(45 - 48) - 2(36 - 42) + 3(32 - 35) ) ( \det(A) = 1(-3) - 2(-6) + 3(-3) ) ( \det(A) = -3 +
12 - 9 = 0 )

Systèmes linéaires et matrices

Les matrices sont un outil puissant pour représenter et résoudre des systèmes
d'équations linéaires.

Un système d'équations linéaires peut être écrit sous forme matricielle comme ( AX = B
), où ( A ) est la matrice des coefficients, ( X ) est la matrice colonne des variables, et ( B
) est la matrice colonne des constantes.

Exemple 6: Le système d'équations: ( x + 2y = 5 ) ( 3x + 4y = 11 )

Peut être écrit sous forme matricielle comme: ( \begin{pmatrix} 1 & 2 \ 3 & 4
\end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \ y \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 5 \ 11
\end{pmatrix} )

Résolution par l'inverse de la matrice

Si la matrice ( A ) est inversible (c'est-à-dire si ( \det(A) \neq 0 )), alors la solution du


système est donnée par ( X = A^{-1} B ), où ( A^{-1} ) est l'inverse de ( A ).
Pour une matrice 2x2 ( A = \begin{pmatrix} a & b \ c & d \end{pmatrix} ), l'inverse est: (
A^{-1} = \frac{1}{\det(A)} \begin{pmatrix} d & -b \ -c & a \end{pmatrix} )

Exemple 7: Résoudre le système de l'exemple 6 en utilisant l'inverse de la matrice. ( A =


\begin{pmatrix} 1 & 2 \ 3 & 4 \end{pmatrix} ), ( \det(A) = -2 ) (calculé précédemment) (
A^{-1} = \frac{1}{-2} \begin{pmatrix} 4 & -2 \ -3 & 1 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} -2 &
1 \ \frac{3}{2} & -\frac{1}{2} \end{pmatrix} )

( X = A^{-1} B = \begin{pmatrix} -2 & 1 \ \frac{3}{2} & -\frac{1}{2} \end{pmatrix}


\begin{pmatrix} 5 \ 11 \end{pmatrix} ) ( X = \begin{pmatrix} (-2 \times 5) + (1 \times 11) \
(\frac{3}{2} \times 5) + (-\frac{1}{2} \times 11) \end{pmatrix} ) ( X = \begin{pmatrix} -10 +
11 \ \frac{15}{2} - \frac{11}{2} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 \ \frac{4}{2}
\end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 1 \ 2 \end{pmatrix} ) Donc, ( x = 1 ) et ( y = 2 ).

Applications en géométrie

Les matrices sont largement utilisées en géométrie pour représenter des


transformations telles que les rotations, les translations, les mises à l'échelle et les
réflexions. Elles sont également utilisées dans la modélisation 3D et l'infographie.

Exemple 8: Rotation d'un point dans le plan. La matrice de rotation pour une rotation
d'angle ( \theta ) autour de l'origine est: ( R_\theta = \begin{pmatrix} \cos \theta & -\sin
\theta \ \sin \theta & \cos \theta \end{pmatrix} )

Pour faire pivoter un point ( (x, y) ) de ( 90^\circ ) dans le sens antihoraire: (


\begin{pmatrix} x' \ y' \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \cos 90^\circ & -\sin 90^\circ \
\sin 90^\circ & \cos 90^\circ \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \ y \end{pmatrix} =
\begin{pmatrix} 0 & -1 \ 1 & 0 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \ y \end{pmatrix} =
\begin{pmatrix} -y \ x \end{pmatrix} )

Ce chapitre a introduit les matrices et les déterminants, leurs opérations de base et


leurs applications à la résolution de systèmes d'équations linéaires et aux
transformations géométriques. Ces concepts sont fondamentaux pour l'algèbre
linéaire, une branche des mathématiques avec des applications vastes et profondes
dans presque toutes les sciences et l'ingénierie.

Avec ce chapitre, le document Algèbre 3 est complet, couvrant les concepts avancés de
l'algèbre. Nous allons maintenant passer à la conversion de tous les documents en
PDF et à leur livraison.

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