-Mr ADIM-
Le pansement simple
Définition
C’est un acte de soin qui assure le nettoyage, la désinfection et le
traitement d’une plaie.
But du pansement simple
Nettoyer et désinfecter une plaie.
prévenir l’infection (contamination).
protéger la plaie de traumatismes.
Aider à la cicatrisation.
CONDITIONS FAVORABLES A LA REALISATION D’UN
PANSEMENT
SIMPLE
Le pansement doit être réalisé dans les conditions suivantes :
A-En dehors d’une période de repas, de nettoyage, de visites
(médicales ou familiales), de toilette, de mise sur le bassin, pour
des raisons évidentes d’hygiène et d’asepsie
B- En tenant compte d’une hiérarchie dans l’organisation des
soins, en appliquant la règle
« Aller du plus propre au plus sale »
C-Retenir aussi que les bactéries peuvent pénétrer dans une
plaie à partir de :
-L’air : fermer portes et fenêtres.
- Les mains : lavage et désinfection
-Les instruments : nettoyage et stérilisation.
LES ETAPES D’UN PANSEMENT SIMPLE
1-temps propre :
Détersion, rinçage (désinfection) et séchage du pourtour de la plaie.
2-temps stérile
Détersion, rinçage (désinfection) et séchage, antisepsie et protection de
la plaie.
Surveillance d’une plaie lors d’un pansement simple
Surveiller l’état de la cicatrice et des points de suture : propreté,
inflammation, suppuration. Selon le cas informer le médecin.
Les différents types de pansement
Le pansement sec
C’est un pansement qui a pour but de protéger la plaie des germes
extérieurs, des chocs, des irritations.
Le pansement alcoolisé
Le pansement froid favorise la régression de l’inflammation d’une plaie
opératoire, après ablation de fils ou d’agrafes, et/ou évacuation
d’hématome. Il ne doit pas être appliqué sur des plaies ouvertes ou sur
les muqueuses.
Le pansement chaud
-Il élimine le processus inflammatoire en cas de lymphangite par
exemple, facilite la collection d’un abcès et calme la douleur.
-Il s’agit d’humidifier les compresses avec de l’eau chaude puis de les
arroser d’alcool et de les poser sur la région lésée.
Le pansement gras
-Il a pour but de favoriser le bourgeonnement des plaies mais aussi
d’éviter l’adhérence des compresses sur la plaie et de protéger les tissus
sains (autour d’une plaie irriguée)
- Les produits utilises sont le tulle gras ; certains peuvent contenir des
Antiseptiques ou des corticoïdes.
Incidents
Hématome : S’il est très important, envisager avec le médecin
de l’évacuer par ponction.
Infection : se traduit le plus souvent par une rougeur et une
tension ; appuyer délicatement sur la plaie pour exprimer le
pus et contacter le médecin pour une prescription
d’antibiotique.
Points lâches : rapprocher les berges de la plaie.
Allergie au sparadrap.
Consignes et conseils pratiques
Si le pansement souillé et très adhèrent, imbiber les
compresses de sérum physiologique et laisser quelques
instants en contact pour le détacher plus facilement.
En cas de plaies multiples, commencer par les plaies
aseptiques pour terminer par les plaies septiques.
Enlever les traces de sparadrap persistant avec de l’éther.
Lors du nettoyage, tamponner la plaie
Tenir le flacon d’antiseptique éloigne des compresses lors de
leur humidification.
Déroulement de soin (matériel et technique)
A. PREPARATION DU MATERIEL :
-un chariot à trois étages :
1ier étage : comprend le matériel stérile
-Plateau stérile, gants stériles, compresses stériles.
-Tambour des champs stériles,
-boite à instrument : contenant des pinces stériles.
-Des flacons verseurs à antiseptiques : dakin, eau oxygéné,
sérum physiologique, Bétadine, alcool chirurgical, alcool iodé.
-un verre contenant de l’alcool à 90% dans le quel plonge une
pince à servir.
2eme étage : comprend le matériel aseptique :
-gants à usage unique, pansement occlusif, sparadrap
Bandage (bondes à gaz), lames de bistouri stériles
-Protection : (alèse).
3eme étage : comprend le matériel septique :
-haricot ;
-verre à pied comprenant un antiseptique pour les pinces
souillées.
-poubelle avec sac à déchets fixé sur le côté du chariot.
B. TECHNIQUE :
-Prévenir le patient, lui expliquer l’acte de soin qui sera pratiqué
et son intérêt ;
-Vérifier : la propreté des vêtements, du corps, du lit et de la
chambre du patient.
-Installer le patient en veillant à son confort, sa sécurité et sa
pudeur ;
-Procéder au lavage des mains ;
-Découvrir le site du pansement et placer la protection (alèse) ;
-Enlever délicatement le pansement avec une pince ou gants à
usage unique ;
-Vérifier l’état du pansement avant de le jeter ;
-Mettre la pince dans l’haricot contenant un antiseptique, ou si
non jeter la paire de gants ;
-Se désinfecter les mains avec SHA ;
-Organiser le plateau de soins ;
-Enfiler les gants stériles ;
-inspecter la plaie, puis nettoyer et désinfecter la avec un
antiseptique et compresses stériles imbibées d’antiseptique par
tamponnement ou effleurage des berges de la plaie vers
périphérie, sans frotter pour ne pas irriter la plaie et ralentir la
cicatrisation, en changent impérativement chaque fois la
compresse ;
-Sécher le pourtour de plaie pour que le sparadrap se colle ;
-Recouvrir la plaie par des compresses stériles et les maintenir
avec du sparadrap ;
-Immerger les instruments souillés dans l’haricot avec un
antiseptique ;
-Enlever les gants et les jetés dans la poubelle ;
-Réinstaller confortablement le patient ;
-Informer le patient de l’évolution de la plaie ;
-Eliminer les déchets ;
-Nettoyer et décontaminer le matériel dans la salle de soins ;
-procéder au lavage des mains ;
-Noter les soins sur la feuille de surveillance du malade.
NB/ Une bonne technique de pansement vise à minimiser les risques
d’infection de la plaie et rétablir l’intégrité de l’épiderme.