TABLEAU RECAPITULATIF DES PRESTATIONS SOCIALES
Branche des prestations familiales
Allocations prénatales Allocation de Indemnité journalière Prestations de frais Allocations familiales Prestations en nature
maternité de congés de médicaux
maternité
Sommes d’argent Somme d’argent versée à Somme d’argent versée à Sommes couvrant une Sommes versées au Résultent du bénéfice
versées au travailleur qui la femme salariée qui a la femme salariée en partie des frais d’examen travailleur pour les éventuel de l’action
attend un enfant. accouché ou au congé de maternité. Elle médicaux de grossesse enfants à charge : enfant sanitaire et sociale de la
Deux tranches sont travailleur dont la femme est égale à la totalité du ou d’accouchement, ainsi dont les parents sont CNPS (hôpitaux, écoles
versées pendant la a accouché. Le taux est salaire journalier que de consultation du mariés à l’état civil, de la CNPS, etc.)
grossesse, au taux de de douze (12) fois le taux effectivement perçu au nourrisson jusqu’à six (6) enfant dont les parents
quatre (4) fois et demi le mensuel des allocations moment du départ en mois. Les taux sont de ne sont pas mariés mais
taux mensuel des familiales par enfant (soit congé (article 84 alinéa 5 200 frs pour chaque qui est reconnu, enfant
allocations familiales par 1.800 frs * 12 = du Code du travail). Cette certificat d’examen de adopté, enfant que la
enfant (soit 1.800 frs * 9 21.600 frs). indemnité se paie grossesse ou de femme du travailleur a eu
= 16.200 frs). Pour les naissances mensuellement. consultation de d’un précédent mariage,
multiples, le montant de nourrisson et 1.400 frs à condition que cet
l’allocation est multiplié pour le certificat médical enfant ne soit pas à la
par le nombre d’enfants. d’accouchement. charge du précédent
Pour les naissances mari.
multiples, le montant est Le montant de
multiplié par le nombre l’allocation est de 1.800
d’enfants. frs par mois et par
enfant. L’allocation est
payable
trimestriellement.
L’allocation est versée
pour l’enfant jusqu’à
l’âge de 14 ans (18 ans
s’il suit un apprentissage
et 21 ans s’il poursuit des
études) et le travailleur
doit fournir la preuve que
l’enfant en âge scolaire
va à l’école ou suit un
apprentissage.
Importantes précisions
a. Lorsque le mari et la femme sont tous les deux salariés, seul le mari, en tant que chef de famille, perçoit les prestations familiales pour les enfants.
Cependant, si la femme relève d’un régime de prestations sociales plus favorable, le couple pourrait choisir de ne toucher que dans le cadre de ce
régime.
b. Les prestations familiales ne peuvent être cédées ou saisies que dans les mêmes conditions que le salaire.
Attention ! Les bénéficiaires doivent, sans tarder, demander le paiement des prestations familiales. Un an après l’échéance ou le jour de l’événement
qui y ouvre droit, il est trop tard.
Textes : (Loi n°67/LF- 7 du 12 juin 1967 instituant un code des prestations familiales ; Décret n° 85/1096 du 02 août 1985 fixant le montant des
allocations familiales ;
Arrêté n° 007/MTPS- DPS du 14 avril 1970 fixant les conditions d’attribution et les modalités de paiement des prestations familiales, modifié par l’arrêté
n° 17- MEPS- DPS du 20 novembre 1973).
Branches de l’assurance pension de vieillesse, d’invalidité et de décès
Pension de Allocation de Pension de Allocation de Pension d’invalidité Pension du Allocation du
vieillesse vieillesse vieillesse anticipée vieillesse anticipée survivant survivant
Somme d’argent Somme d’argent Somme d’argent Somme d’argent Somme d’argent versée Somme attribuée au Somme d’argent
versée versée d’un trait à versée versée d’un trait à un périodiquement à un conjoint non divorcé, attribuée en
périodiquement au l’assuré qui a atteint périodiquement à un travailleur âgé d’au travailleur qui, par suite de aux enfants, au père versement unique au
travailleur qui a pris 60 ans, mais n’a pas travailleur âgé d’au moins 50 ans et qui maladie ou d’accident ou à la mère d’un conjoint non divorcé,
sa retraite à 60 ans au réuni 180 mois de moins cinquante ans est atteint d’une d’origine non travailleur décédé aux enfants, au père
moins, après au moins cotisation. Le montant et qui soit, est atteint usure prématurée professionnelle, est frappé alors qu’il était encore ou à la mère d’un
180 mois de est égal à la d’une usure constatée par un d’une diminution de ses en activité ou travailleur décédé qui
cotisation (dont 60 au rémunération prématurée constatée médecin. facultés physiques ou bénéficiait déjà d’une ne remplissait pas les
cours des dix moyenne mensuelle, par un médecin, soit, Son montant est le mentales entraînant une pension. Le montant conditions pour
dernières années multipliée par autant choisit de prendre sa même que celui de perte des 2/3 au moins de total attribué à ces bénéficier d’une
précédant l’admission de fois que le retraite s’il remplit l’allocation de sa rémunération. Ce personnes est égal à pension de vieillesse
à la retraite) et vingt travailleur compte de déjà les conditions vieillesse. travailleur doit avoir moins celui de la pension ou d’invalidité,
ans d’immatriculation. périodes de 12 mois pour bénéficier d’une de soixante ans, être due au travailleur notamment la
Le montant est égal à dans la durée de son pension de vieillesse. immatriculé à la CNPS décédé. Le partage condition de 180 mois
30% de la activité. Le montant est le depuis au moins cinq ans est fait entre les de cotisation. Le
rémunération même que celui de la et avoir cotisé pendant six bénéficiaires suivant montant est égal à
mensuelle moyenne pension de vieillesse. mois au moins au cours les pourcentages ci- 30% de la
(RMM) perçue des douze derniers mois après : 50% pour le ou rémunération
pendant les 36 ou les ayant précédé l’incapacité. les conjoints, 25% mensuelle moyenne
60 derniers mois Ces conditions ne sont pas pour les orphelins de multipliés par autant
avant la retraite. Ce exigées si l’invalidité père et de mère, 15 % de fois que le
taux est augmenté résulte d’un accident. Le pour les orphelins de travailleur comptait de
d’un point pour montant de la pension est père ou de mère, 10% période de six (6) mois
chaque période de 12 égal à 30% de la RMM, pour le père et la de cotisation dans la
mois au- dessus des majoré dans les mêmes mère. Si l’un des durée de sa vie
180 mois. Le plancher conditions qu’en ce qui groupes n’existe pas, professionnelle.
du salaire à prendre concerne la pension de sa part est répartie Lorsque plusieurs
en compte est le vieillesse. Ce montant est entre les autres. personnes doivent
SMIG, et le plafond est aussi majoré de 40% percevoir cette
de lorsque le travailleur allocation, le montant
300.000 frs/mois. invalide a besoin de l’aide total leur est réparti
d’une tierce personne pour en parts égales.
accomplir les actes
élémentaires de la vie
courante. Les frais de
déplacement rendus
nécessaires par les
contrôles de l’invalidité
sont supportés par la
CNPS.
La pension d’invalidité est
fixée à titre temporaire et
peut être révisée. Elle est
remplacée par la pension
de vieillesse de même
montant lorsque le
travailleur atteint l’âge de
60 ans.
Attention ! Les bénéficiaires doivent, sans tarder, demander le paiement des pensions et allocations de vieillesse, d’invalidité et de décès. Cinq ans
après la date d’ouverture du droit, il est trop tard. Lorsque la demande est faite, les arriérés ne peuvent pas être rappelés pour une période supérieure à
12 mois.
Textes : (Loi n° 69/18 du 10 novembre 1969 instituant un régime d’assurance pensions de vieillesse, d’invalidité et de décès, modifiée par la loi n°
84/07 du 4 juillet 1984 ; Décret n° 74- 733 du 19 août 1974 fixant les modalités d’application de la loi n° 69/18 du 10 novembre 1969 ; Circulaire n°
04/MTP du 28 février 1990 relative à la procédure de mise à la retraite des travailleurs).
Branches des accidents de travail et maladies professionnelles
Accidents de travail Maladies professionnelles
L’accident du travail est celui qui arrive au travailleur salarié, quelle qu’en La maladie professionnelle est celle qui résulte de l’exercice de l’activité professionnelle. Elle
soit la cause, dans les conditions suivantes : doit figurer sur la liste des maladies professionnelles déjà établie par l’autorité ou avoir été
- par le fait ou à l’occasion du travail ; reconnue maladie professionnelle par la Commission nationale d’hygiène et de sécurité du
- pendant le trajet d’aller et de retour entre : travail saisie à cet effet.
Sa résidence principale ou sa résidence secondaire présentant un L’accident du travail ou la maladie professionnelle doit être déclarée à la CNPS par
caractère de stabilité et son lieu de travail ; l’employeur (dans un délai de 3 jours), et à défaut par le travailleur (dans un délai de 3 ans).
Son lieu de travail et le lieu où il prend habituellement ses repas ;
- pendant les voyages dont les frais sont à la charge de l’employeur. Il ne
faut cependant pas que le parcours soit interrompu ou détourné pour un
motif dicté par l’intérêt personnel de la victime étranger aux nécessités
essentielles de la vie courante.
Les différentes prestations
Les prestations en nature Les prestations en espèce
- frais médicaux ; - l’indemnité journalière d’interruption temporaire de travail, somme d’argent payée
- frais chirurgicaux ; à la victime (ou à sa famille) pendant toute la période d’arrêt de travail suite à la maladie
- frais des examens radiographiques et de laboratoire ; professionnelle ou à l’accident du travail. Son montant journalier correspond aux 2/3 du
salaire journalier calculés sur la base de la moyenne des trois derniers salaires perçus par la
- frais pharmaceutiques ;
victime avant l’incapacité.
- frais d’hospitalisation ;
- la rente d’incapacité permanente totale, somme d’argent versée périodiquement à la
- frais de transport ; victime d’accident du travail ou de maladie professionnelle ayant une incapacité totale
- frais de prothèse et d’orthopédie ; (100%). Son montant est égal à 85% de la rémunération mensuelle moyenne de la victime.
- frais de rééducation fonctionnelle, de réadaptation ou de Si la victime atteinte d’une incapacité permanente totale est obligée de recourir aux services
reconversion professionnelle ; d’une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie, il lui est attribué une
- frais d’évacuation sanitaire en cas de nécessité. augmentation de la rente d’un montant correspondant au salaire de la 1ère catégorie de la
1ère zone échelon A du secteur dont elle relève.
- la rente d’incapacité permanente partielle, somme d’argent versée périodiquement à
la victime d’accident du travail ou de maladie professionnelle ayant un taux d’incapacité
inférieur à 100% et supérieur à 20%. Le montant de la rente est égal à la rente d’incapacité
permanente totale multipliée par le taux d’incapacité attribué à la victime.
- l’allocation d’incapacité permanente partielle, somme d’agent versée en tranche
unique à la victime d’accident du travail ou de maladie professionnelle ayant un taux
d’incapacité permanente partielle inférieur à 20%. Le montant de cette allocation est égal à
10 fois le montant de la rente annuelle de la victime, calculée sur la base du taux
d’incapacité qui lui est attribué
- les rentes des survivants, sommes d’argent versées périodiquement au(x) conjoint(s),
aux enfants, au père ou à la mère d’un travailleur décédé des suites d’un accident du travail
ou d’une maladie professionnelle. Le montant total des rentes est égal au montant de la
rente de la victime au moment de son décès. La répartition entre les bénéficiaires est la
suivante : cinq (5) parts pour chaque conjoint, quatre (4) parts pour chaque orphelin de père
et de mère, trois (3) parts pour chaque orphelin de père ou de mère, deux (2) parts pour le
père et deux (2) parts pour la mère.
- l’allocation des frais funéraires, somme d’argent versée à la famille de la victime
décédée des suites d’un d’accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Cette
somme couvre les frais de cercueil, de transport de la dépouille du lieu du décès au lieu
d’inhumation, le transport de la famille et des bagages du lieu du décès à la résidence
habituelle.
Importantes précisions
a. Si dans les deux années suivant la consolidation de son état la victime rechute, elle est prise en charge par la CNPS.
b. La victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle n’a droit à aucune réparation si son accident ou sa maladie résulte d’un crime ou
d’un délit ou d’une faute intentionnelle de sa part.
c. Le paiement des échéances des diverses rentes est suspendu si le bénéficiaire ne produit pas les pièces qui lui sont exigées. Il y a également
suspension lorsque le bénéficiaire a transféré sa résidence dans un pays n’ayant pas avec le Cameroun un accord de réciprocité en matière de
prévoyance sociale. Dans ce cas, le bénéficiaire peut demander à percevoir un capital égal à trois fois le montant de la rente annuelle.
d. La rente du conjoint survivant s’éteint totalement lorsqu’il décède ou se remarie avec une personne possédant un revenu imposable. Celle du père ou
de la mère s’éteint à son décès. Celle de l’orphelin s’éteint le mois qui précède ses 14 ans. Cette limite est portée à 18 ans si l’orphelin poursuit un
apprentissage et à 21 ans s’il poursuit des études ou, a une infirmité qui l’empêche de travailler.
e. Si l’accident du travail est dû à la faute d’un tiers, la CNPS verse les prestations avant de poursuivre éventuellement ce tiers. L’arrangement à
l’amiable entre ce tiers et la victime n’engage la CNPS que si elle y a pris part.
f. Le bénéficiaire d’une rente d’incapacité peut demander le rachat de celle- ci à l’expiration d’un délai de trois ans après la consolidation des séquelles
de son accident. Le montant du rachat est égal à 10 fois le quart de sa rente annuelle, et les ¾ restants continuent à être payés trimestriellement.
g. Même si l’employeur n’est pas immatriculé, la CNPS est tenue de verser les prestations, quitte à poursuivre cet employeur par la suite (article 17 al.6
de la loi de 1977 précitée).
h. Les prestations de la branche des accidents du travail et des maladies professionnelles ont une nature alimentaire. En conséquence, elles ne peuvent
être cédées ou saisies que dans les mêmes conditions que le salaire.
i. On peut cumuler les pensions de la branche des accidents du travail et des maladies professionnelles avec celles de l’assurance pensions de
vieillesse, d’invalidité et de décès.
Attention ! Les bénéficiaires doivent, sans tarder, demander le paiement des prestations prévues en cas d’accident du travail ou de maladie
professionnelle. Trois ans après la date à laquelle ils auraient dû le faire, il est trop tard (article 44 de la loi de 1977 précitée).
Textes : (Loi n° 77/11 du 13 juillet 1977 portant réparation et prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles ; Décret n° 84/1541
du 1er décembre 1984 fixant les taux d’incapacité permanente partielle ou totale de travail ; Décret n° 78/545 du 28 décembre 1978 fixant les
modalités et la base de calcul de l’indemnité journalière et des rentes ; Décret n° 78/547 du 28 décembre 1978 fixant les modalités de prise en charge
des prestations en nature aux victimes d’accidents du travail ou des maladies professionnelles)