Dans la poursuite d’une maximisation des valeurs, on constate que les entreprises ont
négligé l’équité intergénérationnelle, c’est-à-dire le principe d’égalité dans la répartition du
bien être entre les membre d’une société ; c’est aussi le cas de la préservation des ressources
naturelles ou de la préservation de l’environnement ; ainsi que le développement social,
autrement dit, l’inclusion sociale des personnes vulnérables en leur donnant les moyens
d’agir.
En vue de remédier à ces négligences tout en maximisant les valeurs,
Howard R. Bowen, un économiste Américain, également pasteur protestant évoqua l’idée de
la RSE dans son ouvrage intitulé « responsabilities of the businessman ». Ce concept est
actuellement reconnu à l’échelle mondiale.
Au cours de la dernière décennie, Madagascar s’est conformé à cette dynamique qui a
pris une place importante grâce à la présence des entreprises multinationales et secteurs
différents ayant pris conscience des rôles qu’elles peuvent et doivent jouer en faveur du
développement durable du pays.
C’est la raison pour laquelle nous avons comme thème : « la responsabilité sociétale
de …»
Ainsi, notre problématique se présente comme suit : « comment se présente la politique
RSE chez … ? »
Pour mener à bien cet ouvrage, différentes méthodes de recherche et collecte de données
ont été mises en place. Les recherches documentaires tels que les dictionnaires,
encyclopédies, les livres, les articles dans sites web nous ont largement servis. Ces derniers
ont été associés aux cours théoriques dispensés tout au long de notre cursus universitaire et un
entretien auprès du responsable du développement durable qui nous a transmis les
informations dont nous avons eu besoin.
En vue de mieux analyser notre thème et répondre à la problématique, nous allons
présenter cet ouvrage en trois grands chapitres : Premièrement, les généralités sur la RSE ;
deuxièmement, la présentation de … et Troisièmement, la politique RSE chez ….
Ce chapitre est conçu dans le but d’avoir des connaissances plus approfondies sur la
RSE. Pour cela, nous allons voir l’historique de ce concept ; sa définition et ses objectifs ; et
les enjeux.
Section 1 : Historique de la RSE
Ce concept est né vers les années 1950 où le new deal, une politique mise en place par
le président des Etas Unis, Franklin Roosevelt développe une politique de redistribution des
ressources, des lois de protection syndicales et des programmes d’aide notamment pour les
travailleurs itinérants et les fermiers. Cette naissance est ensuite renforcée par l’ouvrage de
Howard R. Bowen en 1953. Il est ainsi devenu le père fondateur de la RSE.
En 1970, Milton Friedman affirmait que « la responsabilité d’une entreprise est de
maximiser son profit. Mais ce concept a évolué et développé par différents auteurs tel que
Archie Carroll qui apporta son modèle de performance de l’entreprise (figure 1) dans son
ouvrage intitulé « A Three-Dimensional Conceptual Model of Corporate Performance ». Par
la suite, il évoqua alors une définition où il ajouta les devoirs d’une entreprise dans une
société. Ces devoirs sont alors classés en 4 catégories : économique, légale, éthique et
philanthropique.
En 1984, Freeman ajouta à cette définition la notion de partie prenante : « tout individu
ou groupe d’individus qui peut affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs
organisationnels ». Ce, dans le but d’aider les managers à gérer leurs organisations de
manière plus effective.
Puis en 1997, John Elkington intégra aussi le concept de « triple bottom line », connu
sous le nom de triple P : People, Planet, Profit. Il voulut mettre en évidence que le succès ou
la santé d’une entreprise peut et doit être mesuré non seulement par ses résultats financiers
mais aussi par sa performance éthique, sociale et environnementale.
Et c’est à partir de cette historique qu’est établie la définition actuelle de la RSE au sein
de toutes les entreprises.
Section 2 : Définitions et objectifs de la RSE
Tout d’abord, pour mieux cerner ce qu’est la RSE, voyons ci-après quelques définitions
élaborées par diverses institutions :
« L’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à
leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes. Être socialement
responsable signifie non seulement satisfaire pleinement aux obligations juridiques
applicables, mais aussi aller au-delà et investir « davantage » dans le capital humain,
l’environnement et les relations avec les parties prenantes ». Union Européenne (2001, Livre
Vert de la Responsabilité Sociale des Entreprises).
« la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités
sur la société et sur l’environnement , se traduisant par un comportement éthique et
transparent qui – contribue au développement durable , y compris à la santé et au bien-être de
la société ;– prend en compte les attentes des parties prenantes ;- respecte les lois en vigueur
et qui est en accord avec les normes internationales de comportement ; et qui est intégré dans
l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations ». ISO 26000 (Norme ISO
26000 sur la Responsabilité Sociale des Entreprises)
La RSE est donc une démarche adoptée par les entreprises en vue de mettre en place
une stratégie durable en matière d’environnement et de l’ensemble des aspects de la société.
Voyons maintenant ses objectifs.
En effet, la RSE a trois objectif principales. Le premier est que la RSE réside sur le fait
qu’elle permette aux entreprises d’etre la conforme avec la loi. Le second c’est qu’elle
réponde aux enjeux de la société à savoir les enjeux sociétaux, environnementaux et
économique. Et le dernier, répondre aux exigences de la société civile autrement dit, la
demande des consommateurs.
Section 3 : Les enjeux de la RSE
Les enjeux sont ce que l’entreprise peut gagner ou perdre. Ils se matérialisent par ses
trois piliers dont le pilier économique, le pilier social, et le pilier environnemental.
Tableau 1 : Les enjeux de la RSE
PILIERS ENJEUX
Economique -Satisfaction et fidélisation des clients
-soutien des fournisseurs et des distributeurs
locaux
-Amélioration de l’efficacité et optimisation
des coûts
Social -Respect des droits de l’homme
-Amélioration du bien-être des salariés
-Renforcement de l’égalité des chances et de
la diversité
Environnemental -Limitation de l’utilisation des ressources
naturelles
-Limitation de la production des déchets
-Limitation des émissions de gaz à effet de
serre
Source : Auteurs