0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues12 pages

Fractionné Mathematiques

Le document traite des nombres complexes, définissant leur forme algébrique et les opérations associées telles que l'addition, la multiplication et le calcul du module. Il introduit également des concepts comme le conjugué, l'égalité de deux nombres complexes, et la représentation géométrique dans le plan complexe. Enfin, il aborde des exemples et des exercices pour illustrer ces concepts.

Transféré par

ndescannel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues12 pages

Fractionné Mathematiques

Le document traite des nombres complexes, définissant leur forme algébrique et les opérations associées telles que l'addition, la multiplication et le calcul du module. Il introduit également des concepts comme le conjugué, l'égalité de deux nombres complexes, et la représentation géométrique dans le plan complexe. Enfin, il aborde des exemples et des exercices pour illustrer ces concepts.

Transféré par

ndescannel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.1.

NOMBRES COMPLEXES

Résolution

On a : ∆ = b2 − 4ac
= 02 − 4(1)(1)
= −4 =⇒ ∆ < 0. d’où SR = φ

Dans R, l’équation 1.1 n’a pas de solution ; le problème mathématique qui se pose est de construire
un nouvel ensemble contenant R et dans lequel les propriétés de l’addition et de la multiplication sont
vérifiées.On suppose l’existence d’un nombre imaginaire noté i vérifiant :

i2 = −1

L’ensemble cherché est appelé ensemble des nombres complexes noté C et on a :


N⊂Z⊂D⊂Q⊂R⊂C
NB : l’inconnue pour les nombres complexes est souvent notée z.
Ainsi dans cet ensemble l’équation 1.1 :

(E) : x2 + 1 = 0 devient z 2 − (−1) = 0


⇐⇒ z 2 − (−1) = 0
⇐⇒ z 2 − (i)2 = 0
⇐⇒ (z − i)(z + i) = 0
⇐⇒ z = i ou z = −i. D’où SC = {−i, i}

1.1 Nombres complexes


Définition 1.1. On appelle nombre complexe, tout nombre s’écrivant sous la forme a+ib avec a ∈ R et
b ∈ R.

Exemple 1.1. 5 + 2i , 1 + 2i ; 2 et i sont des nombres complexes.

1.1.1 Forme algébrique d’un nombre complexe


Lorsqu’on qu’un nombre complexe s’écrit sous la forme :

z = a + ib; a ∈ R, b ∈ R

on dit que z est sous sa forme algébrique.

Vocabulaire

•a est appelé Partie réelle de z notée Re (z).


•b est appelé Partie imaginaire de z notée Im (z).
Remarques : Soit z = a + ib
+ z est réel (z ∈ R) ⇐⇒ Im (z) = 0
+ z est imaginaire pur (z ∈ iR) ⇐⇒ Re (z) = 0

Exemple 1.2. .

Enseignant de Mathématiques Page 7/82


1.1. NOMBRES COMPLEXES

1. z = 3 − 2i : Re (z) = 3 et Im (z) = −2
2. Déterminer x et y pour que z = 3 + (x − 1)i soit un réel, puis imaginaire pur
z ∈ R ⇐⇒ Im (z) = 0 c’est-à-dire x − 1 = 0 D’où x = 1

1.1.2 Nombres complexes nuls


Soit z = a + ib

z = 0 ⇐⇒ a = 0 et b = 0
Exemple 1.3. . Déterminons x et y pour que z = (x + 1) + i(2y − 3) soit nul.
D’après ce qui précède, On a :
z = 0 ⇐⇒ x + 1 = 0 et 2y − 3 = 0
3
⇐⇒ x = −1 et y =
2

1.1.3 Egalité de deux nombres complexes


Soient z = a + ib et z 0 = a0 + ib0

z = z 0 ⇐⇒ a = a0 et b = b0
Exemple 1.4. . Déterminons x et y pour que z = (x + 2) + 3iy et z 0 = 3i soient égaux.
D’après ce qui prècède, On a :
z = z 0 ⇐⇒ x + 2 = 0 et 3y = 3
⇐⇒ x = −2 et y = 1

1.1.4 Conjugué d’un nombre complexe


Définition 1.2. Soit z = a + ib
Le conjugué du nombre complexe z est noté z et vaut : a − ib.

z = a − ib
Exemple 1.5. Les conjugués des nombres complexes suivants : z1 = 3 + 2i, z2 = 3 − 5i et z3 = 0 sont
respectivement : z1 = 3 − 2i, z2 = 3 + 5i et z3 = 0
Propriété 1.1. Soient za + ib et z 0 deux nombres complexes.
  
 1 1
 z = z , z 6= 0
 
 z + z0 = z + z0


z × z0 = z × z0 z z

z × z = (Re (z))2 + (Im (z))2 = a2 + b2
 0
= 0 , z 0 6= 0
 z z


 z n = (z)n , n ∈ Z

Remarques : Pour tout z ∈ C, z = x + iy (x ∈ R ety ∈ R)


z+z
+ z + z = 2Re (z) = 2x =⇒ x =
2
z−z
+ z − z = 2Im (z) = 2iy =⇒ y =
2i
+ z ∈ R ⇐⇒ z = z
+ z ∈ iR ⇐⇒ z = −z.

Enseignant de Mathématiques Page 8/82


1.1. NOMBRES COMPLEXES

1.1.5 Module d’un nombre complexe



Définition 1.3. On appelle module d’un nombre complexe z, le√nombre noté |z| et vaut |z| = z × z.
on le calcule en posant z = a + ib → z × z = a2 + b2 =⇒ |z| = a2 + b2
Attention : Le nombre module d’un nombre complexe est toujours positif.
Exemple 1.6. Les modules√ des nombres complexes suivants : z1 = 3 + 2i, z2 = 3 − 4i et z3 = 2i sont
respectivement : |z1 | = 13, |z2 | = 5 et |z3 | = 2
Propriété 1.2. Soient z et z 0 deux nombres complexes.
 n
 |z | = |z|n , n ∈ Z
 |z| = 0 ⇐⇒ z = 0


 z |z| 0
|z| = |z| = , z 6= 0
z0 |z 0 |
|z ∗ z 0 | = |z| ∗ |z 0 |
 

|z + z 0 | ≤ |z| + |z 0 |(inégalité triangulaire)

Remarques : Soit z = a + ib
+ Si z ∈ R alors |z| = |a|
+ Si z ∈ iR alors |z| = |b|

1.1.6 Calcul dans C


Soient z = a + ib et z 0 = a0 + ib0

Addition
On a :

z + z 0 = (a + a0 ) + i(b + b0 )

Démonstration : évidente

Multiplication
On a :

z ∗ z 0 = (aa0 − bb0 ) + i(ab0 + a0 b)

Démonstration : Confère cahier de notes


Exemple 1.7. . Ecrire plus simplement l’expression A = (2 − 3i)2 − (2 + 3i)(1 + i)
Résolution

A = (2 − 3i)2 − (2 + 3i)(1 + i)
= ((2)2 − 2(2)(3i) + (3i)2 ) − (2 + 2i + 3i + 3i2 ) or i2 = −1 donc
= (4 − 12i − 9) − (2 + 5i − 3)
= (−5 − 12i) − (−1 + 5i)
= (−5 + 1) − 12i − 5i
= −4 − 17i =⇒ A = −4 − 17i

N B : opp(z) = −z

Enseignant de Mathématiques Page 9/82


1.2. REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE

Quotient

1 a b


 Si z 6
= 0, alors = − i
z a2 + b 2 a2 + b 2


0 0 0 0
 Si z 0 6= 0, alors z = aa + bb + i a b − ab



z0 a02 + b02 a02 + b02
Démonstration : Confère cahier de notes
2 − 3i
Exemple 1.8. Ecrire le nombre complexe suivant sans i au dénominateur :B =
1 + 3i
Résolution

2 − 3i
B =
1 + 3i
(2 − 3i)(1 − 3i)
=
(1 + 3i)(1 − 3i)
−7 − 9i −7 9
= =⇒ B = − i
10 10 10
Exercice 1.1. .
√ !4
1+i i 3
1. Calculer le module des nombres complexes suivants : z1 = (2 − i)(1 + i) z2 = z3 =
2−i 1+i
z−i
2. Soit Z = Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur z pour que Z ∈ R
z+i
z−2
3. Soit Z = . On pose z = x + iy
2z − 1
a) Déterminer Re (z) et Im (z)
b) Déterminer l’ensemble des points M (x, y) ∈ P pour que Z ∈ R
Solution. √
√ 10 9
1. |z1 | = 10, |z2 | = , |z3 | =
5 4
 
z−i z−i
2. Il suffit de résoudre Z = Z i.e = . Ce qui conduira à la condition Z est imaginaire pur
z+i z+i
si et seulement si z = z, z 6= −i ⇐⇒ z = bi, b 6= −1.
2x(x − 2) + y(2y − 1) 2xy − (2y − 1)(x − 2)
3. (a) Re (Z) = 2 2
et Im (Z) =
4x + (2y − 1) 4x2 + (2y − 1)2
(b) L’ensemble E cherché est tel que : E = {M (x, y)/Z ∈ R ⇐⇒ Im (Z) = 0}
E = (D) − A
E est la droite (D) : y = 41 (2 − x) privé du points A(0, 21 ) ou

1.2 Représentation géométrique d’un nombre complexe


1.2.1 Plan complexe
Soit P le plan rapporté à un repère orthonormé (O, →
−e1 , →

e2 ).
V :l’ensemble des vecteurs du plan rapporté à la base (→

e1 , →

e2 ).
C : l’ensemble des nombres complexes. Soit z = x + iy et M sa représentation :

Enseignant de Mathématiques Page 10/82


1.2. REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE

+ M est appelé point image de z noté M (z)


−−→ −−→
+ OM est appelé vecteur image de z noté OM (z)
+ z est appelé affixe du point M noté zM
On représente z = x + iy par le point M (x, y)
♣ L’axe (O, →

e1 ) est appelé axe des réels .
♣ L’axe (O, →

e2 ) est appelé axe des imaginaires purs.

Exemple 1.9. Représenter le nombre complexe suivant : z = 4 + 3i

y
5
4
3
2
1
0
−2 −1 0 1 2 3 4 5x
−1
−2

Exemple 1.10. .
1. Les affixes des points A(2, 3) B(3, 0) C(0, −5) sont respectivement zA = 3 + 3i, zB = 3 et
zC = −5i

2. Les points images de E, F et G d’affixes respectives zE = −4i zF = 2 − 3i zG = 2 Sont respec-

tivement E(0, −4), F (2, −3) et G( 2, 0)

1.2.2 Affixe et distance d’un vecteur


Soit A et B deux points d’affixes respectives zA et zB dans le plan muni d’un repère orthonormé
(O, →

e1 , →

e2 ). On a :

z−→ = zB − zA −→
AB Ainsi OA = ||OA|| = |zA |
AB = |zB − zA |

Exemple 1.11. Soient zA = 2 + i et zB = 2 − i. Calculer z−→ et AB


AB

Solution
z−→ = −2i et AB = 2
AB

1.2.3 Argument d’un nombre complexe


−−→
Définition 1.4. Soit z ∈ C∗ l’affixe de OM et (O, →

e1 , →

e2 ) un repère orthonormé. On appelle :
−−→
\ −−→
♣ Argument de z noté Arg(z), la mesure principale de l’angle orienté (Oe1 , OM ) c’est-à-dire

−−→
\ −−→
Arg(z) = (Oe1 , OM ).

♣ argument de z noté arg(z) tel que : arg(z) =Arg(z) + 2kπ, k ∈ Z

Enseignant de Mathématiques Page 11/82


1.2. REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE

Exemple 1.12. Après avoir représenté le nombre complexe z = 3 − 2i, placer l’Argument de ce dernier

Remarques : Soit k ∈ Z
π
♣ Si z ∈ iR∗ alors arg(z) = + kπ .
2
π
– Si z ∈ iR∗+ alors arg(z) = + 2kπ.
2
π
– Si z ∈ iR∗− alors arg(z) = − + 2kπ.
2
♣ Si z ∈ R∗ alors arg(z) = kπ .
– Si z ∈ R∗+ alors arg(z) = 2kπ.
– Si z ∈ iR∗− alors arg(z) = π + 2kπ.

1.2.4 Détermination de l’argument par calcul


Soit z = a + ib avec θ et M respectivement son argument et son point image.

y
5

3 M (z)
b
2

1


e2 θ
0 a3
−2 −1 0 →

e1 1 2 4 5 x
−1

−2

Figure 1.1 – Détermination d’Argument par calcul


a
 

−1 a
 cos(θ) =  θ = cos
 

|z|  |z|
On a d’après la Figure 1.1 ci-dessus : b =⇒
 sin(θ) = −1 b
θ = sin
 

|z| 
|z|

Exemple 1.13. Déterminer l’Argument de z1 = 1 + i 3

Résolution  1 
1
 cos(θ) =
  cos(θ) =
 θ = Arg(z1 ) = π
|z1 | 2√ 3
Soit θ = Arg(z1 ). On a : b =⇒ D’où
 sin(θ) =
  sin(θ) =
 3
|z1 | 2

Enseignant de Mathématiques Page 12/82


1.3. AUTRES FORMES D’UN NOMBRE COMPLEXE

Propriété 1.3. Soient z et z 0 deux nombres complexes non nuls.


a) Fondamentales

z
Arg(z ∗ z 0 ) = Arg(z) + Arg(z 0 )Arg( 0 ) = Arg(z) − Arg(z 0 )Arg(z) = −Arg(z)Arg(−z) = π + Arg(z)
z

b) Conséquences

1
Arg(z n ) = n ∗ Arg(z), n ∈ Z Arg( ) = −Arg(z) Arg(−z) = π − Arg(z)
z

Remarques :

Soient A, B et C trois points distincts d’affixes respectives zA , zB et zC . On a :


 
−→
\ −→ zC − zA
mes(AB, AC) = arg + 2kπ, k ∈ Z
zB − zA

1.3 Autres formes d’un nombre complexe


1.3.1 Forme trigonométrique
Soit z = a + ib avec (a, b) ∈ / (0, 0) tel que Arg(z) = θ.  a a
√ = = cos(θ)
√ √
  
a b a 2 + b2 |z|

On a : z = a + b √
2 2 + i√ 2 2
. Or a + b = |z| et b b
a2 + b 2 a2 + b2  √
 = = sin(θ)
a2 + b 2 |z|
D’où z = |z| (cos(θ) + i sin(θ))
Par conséquent,lorsqu’un nombre complexe z s’écrit sous la forme :

z = |z| (cos(θ) + i sin(θ))

on dit que z est sous sa forme trigonométrique.

Exemple 1.14. Déterminer la forme trigonométrique de z1 = 1, z2 = i et z3 = 1 − i

CE QU’IL FAUT RETENIR


Forme Algébrique ⇐⇒ Forme Trigonométrique

Enseignant de Mathématiques Page 13/82


1.3. AUTRES FORMES D’UN NOMBRE COMPLEXE


|z| = a2 + b 2

a
cos(θ) =
|z|

b
sin(θ) =
|z|
Algébrique Trigonométrique

z = a + ib z = |z| (cos(θ) + i sin(θ))

a = |z| cos(θ)

b = |z| sin(θ)

1.3.2 Forme exponentielle


On pose :

cos(θ) + i sin(θ) = eiθ avec θ = Arg(z)

L’écriture z = |z|eiθ est appelée forme exponentielle de z En posant |z| = r , on a :

z = reiθ
0
Propriété 1.4. Soient z et z 0 deux nombres complexes tels que : z = reiθ et z 0 = r0 eiθ On a :

0 z r i(θ−θ0 ) 0 1 1
z ∗ z 0 = rr0 ei(θ+θ ) 0
= 0
e , z 6= 0 = e−iθ , z 6= 0 z n = rn einθ
z r z r

♣ Formule de MOIVRE

Pour n ∈ Z, On a :

(cos(θ) + i sin(θ))n = cos(nθ) + i sin(nθ)

Cette écriture est la formule de Moivre

♣ Formules de EULER

Enseignant de Mathématiques Page 14/82


1.3. AUTRES FORMES D’UN NOMBRE COMPLEXE

a) Fondamentales

einθ − e−inθ einθ + e−inθ


cos(nθ) = ,n ∈ Z sin(nθ) = ,n ∈ Z
2 2i

b) Conséquences (n = 1)

eiθ − e−iθ eiθ + e−iθ


cos(θ) = sin(θ) =
2 2i

Ces écritures sont connues sous le nom de formules de Euler

Démonstration : Confère cahier de cours

♣ Binôme de NEWTON

Soient a et b deux nombres complexes non nuls et n ∈ N∗ . On a :


n
n
X n!
(a + b) = Cnk an−k bk avec Cnk =
k=0
k!(n − k)!

♣ Triangle de PASCAL

n(degré) Coefficients
0 1(a + b)0
1 1(a) 1(b)
2 1(a2 ) 2(ab) 1(b2 )
3 1(a3 ) 3(a2 b) 3(ab2 ) 1(b3 )
4 1(a4 ) 4(a3 b) 6(a2 b2 ) 4(ab3 ) 1(b4 )
5 1(a5 ) 5(a4 b) 10(a3 b2 ) 10(a2 b3 ) 5(ab4 ) 1(b5 )

♣ Linéarisation

cos4 θ = (cos θ)4


4
e − e−iθ
 iθ
=
2
(e − e−iθ )4

=
24
1  4 −iθ 0 3 −iθ 1 2 −iθ 2 1 −iθ 3 4 
= 4 eiθ e + 4 eiθ e + 6 eiθ e + 4 eiθ e + e−iθ
2
1
= 4 e4iθ + 4e2iθ + 6 + 4e−2iθ + e−4iθ

2
1
= 4 e4iθ + e−4iθ + 4 e2iθ + e−2iθ + 6 Or 2cos(4θ) = e4iθ − e−4iθ et 2cos(2θ) = e2iθ − e−2iθ d’où
 
2
1
= 4 (2cos(4θ)8cos(2θ) + 6)
2
1 1 3 1 1 3
= cos(4θ) + cos(2θ) + =⇒ cos4 θ = cos(4θ) + cos(2θ) +
8 2 8 8 2 8

Enseignant de Mathématiques Page 15/82


1.4. RÉSOLUTION D’ÉQUATIONS COMPLEXES

1.4 Résolution d’équations complexes


1.4.1 Racine n-ième d’un nombre complexe
Définition 1.5. Soient n ∈ N∗ et Z ∈ C∗ . On appelle racine n-ième de Z , tout nombre complexe z ∈ C∗ /
z n = Z. Les racines n-ièmes de Z sont les solutions de l’équation (E) : z n = Z.
Résolvons l’équation
(E) : z n = Z (1.2)
Pour cela posons z = ρeiα et Z = reiθ (ρ > 0, r > 0).
Ainsi l’équation z n = Z devient (ρe√
iα n
) = reiθ ⇐⇒ ρn einα = reiθ
(
 n
ρ =r ρ= nr
=⇒ ⇐⇒ θ 2kπ car r > 0. D’où
nα = θ + 2kπ α= +
n n
θ 2kπ
 

i +


S = {z } avec z = re n n n , k ∈ {0, 1, 2, . . . , n − 1}
(E) k k

Exemple 1.15. Déterminer les racines cubiques de Z = −i


Remarques :

+ Si n = 2, on a deux racines carrées qui sont opposées.


+ Si n > 2, les racines √
sont les affixes des sommets d’un polygones réguliers inscrit dans un cercle de
centre O et de rayon n r.
+ On peut obtenir toutes les racines n-ième d’un nombre complexe Z en multipliant l’une d’entre elle
par les racines n-ième de 1.

Exemple 1.16. Déterminons les racines cubique de Z = −i


2kπ π π
i i2 −i2
Les racines cubiques de 1 sont : zk = e 3 , k ∈ {0, 1, 2} =⇒ z0 = 1, z1 = e 2 , z2 = e 2 Or une
racine cubique de −i est : i donc 
π π
 i i

π

 Z0 = e 2 ∗ 1 = e2
 Z0 = iz0

π π 7π

i

Z1 = iz1 Or i = e 2 D’où i i2 i
Z2 = e 2 ∗ e 3 = e 6
Z2 = iz2
 


 π π π
 i −i2 −i
Z3 = e 2 ∗ e 3 = e 6

1.4.2 Cas particulier des racines carrées(n = 2)


L’équation de départ 1.2 devient :

z2 = Z (1.3)
.

Posons z = x + iy et Z = a + ib, On a : 1.3 =⇒ (x + iy)2 = (a + ib) ⇐⇒ x2 − y 2 − 2ixy = a + ib


Paridentification, on a :
x2 − y 2 = a
2xy = b

De plus, à partir de 1.3, on a : |z 2 | = |Z| =⇒ |z|2 = |Z| =⇒ x2 + y 2 = a2 + b2
On résous alors le système :

Enseignant de Mathématiques Page 16/82


1.4. RÉSOLUTION D’ÉQUATIONS COMPLEXES

 2
 x − y2 = a √
x2 + y 2 = a2 + b2
2xy = b

Exemple 1.17. Déterminons les racines carrées de −5 − 12i


Cela revient
 2 à trouver z = x + iy tel que z 2 = −5
 −2 12i, 2ici a = −5 et b = −12
2
 x − y = −5 p  x − y = −5
On a : x2 + y 2 = (−5)2 + (−12)2 ⇐⇒ x2 + y 2 = 13
2xy = −12 xy = −6
 
2
En sommant les deux premières équations, on a :x = 4 ⇐⇒ x = ±2 dans la troisième équation :
Pour x = 2 =⇒ 2y = −6 =⇒ y = −3
Pour x = −2 =⇒ −2y = −6 =⇒ y = 3 D’où S = {−2 + 3i ; 2 − 3i}

1.4.3 Équations complexes du 2nd degré


C’est une équation de la forme :

az 2 + bz + c = 0 avec (a, b, c) ∈ C∗ × C × C (1.4)


Comment résoudre une telle équation (1.4) ?

Démarche
+ On calcule le discriminant ∆ = b2 − 4ac. Puis,
+ On calcule une racine carrée de ∆ notée δ. Et enfin,
−b − δ −b + δ
+ Les solutions de l’équation 1.4 sont données par : z1 = et z2 =
2a 2a
Remarque

Si a, b et c sont des réels alors ∆ est réel.


Exemple 1.18. Résoudre dans C, les équations z 2 − 5z + 7 = 0 et z 2 − 3iz − 1 + 3i
Résolution de la deuxième équation
 2
 x − y 2 = −5 p
On a : ∆ = (−3i)2 −4(1)(−1+3i) = −5−12i En résolvant le système x2 + y 2 = (−5)2 + (−12)2
2xy = −12

, on obtient δ1 = −2 + 3i et δ2 = 2 − 3i.
3i − (−2 + 3i)

 z1 =

D’où, en prenant δ = δ1 , les solutions de l’équation en question sont : 2×1
 z2 =
 3i + (−2 + 3i)
 2×1
z1 = 1
D’où
z2 = −1 + 3i

1.4.4 Équations complexes du n-ième degré


Ces équations sont de la forme :

P (z) = 0 avec P (z) = an z n + an−1 z n−1 + · · · + a1 z + a0 où (an , an−1 , . . . , a1 , a0 ) ∈ C∗ × C × · · · × C × C (1.5)

Enseignant de Mathématiques Page 17/82


1.4. RÉSOLUTION D’ÉQUATIONS COMPLEXES

Procédure de résolution de l’équation 1.5


+ On cherche une racine évidente. Puis,
+ On utilise la méthode par identification ou celle de la division euclidienne.
Remarque : Si (an , an−1 , . . . , a1 , a0 ) ∈ R∗ × R × · · · × R × R et z0 est solution de (E) alors z0 l’est
aussi.

Exercice 1.2. Résolution dans C

1. Soit P (z) = z 4 − 4z 3 + 9z 2 − 4z + 8, z ∈ C
a) Calculer P (i).
b) Résoudre P (z) = 0
2. soit Q(z) = z 3 − (1 − i)z 2 + z − 1 + i, z ∈ C
a) Démontrer que Q admet deux solutions imaginaires pures.
b) En déduire la résolution de Q(z) = 0

Solution
1. (a) P (i) = 0
(b) S = {2 − 2i, 2 + 2i, −i, i}
2. (a) Les imaginaires purs sont i et −i.
(b) S = {−i, i, 1 − i}

Enseignant de Mathématiques Page 18/82

Vous aimerez peut-être aussi