Cours de Topométrie 1
Cours de Topométrie 1
Cours de Topométrie 1
Licence Professionnelle de Génie Civil
Contenu
1. Généralités
2. Notions préliminaires
3. Carnet de notes
4. Instruments principaux de topométrie et leurs accessoires
5. Orientation et angles
6. Polygonation
7. Mesure linéaire
8. Nivellement
9. Représentation du relief
1
Chapitre 1 : Les généralités
1. Vocabulaire de base
11. La topométrie
La topométrie qui vient des mots grecs topo signifiant lieu et metron signifiant
mesure, est l’ensemble des techniques de mesurage permettant la détermination
de la forme et des dimensions d’objets et de lieux, sans tenir compte de la
courbure de la terre et de la réfraction atmosphérique. Elle est subdivisée en six
branches à savoir :
La topométrie de construction consiste à donner des alignements et des
altitudes servant à la construction de bâtisses (tout ce qui concerne la
construction d’un bâtiment), de réseaux d’égouts (conduits par où s’écoulent
les eaux usées) et d’aqueducs (canal pour conduire l’eau), de rues ...
La topométrie routière qui joue un rôle essentiel dans la réalisation de tout
projet de système de transport (route, chemin de fer, canaux, lignes de
transmission ...).
La topométrie cadastrale encore appelée arpentage légal consiste à
déterminer la délimitation et le morcellement des propriétés foncières.
2
La topométrie souterraine est l’ensemble des opérations donnant l’orientation
et les dimensions des tunnels et galeries de mines. Elle permet aussi le calcul
des volumes, etc.
La topométrie hydrographique ou l’hydrographie permet de représenter le
littoral, les lacs et rivières, les fonds marins, etc.
La topométrie industrielle permet l’aménagement des installations
industrielles au moyen d’instruments optiques.
Enfin, la topométrie permet de suivre dans le temps l’évolution d’éléments
naturels ou non par comparaison entre des levés tachéométriques effectués
périodiquement. En particulier, la vérification de la bonne tenue des barrages fait
appel à la topographie.
12. La topographie
Etymologiquement, la topographie vient de l’association des mots grecs topos et
graphein signifiant décrire. Elle est alors l’art de représenter graphiquement un
lieu sous forme de plans ou de cartes. C’est donc la science qui donne les
moyens de représentation graphique ou numérique d’une surface terrestre. La
nuance entre la topométrie et la topographie réside dans le fait qu’en topographie
le terrain est représenté in situ alors qu’en topométrie les calculs et reports sont
des phases ultérieures à la réalisation d’un plan à grande échelle ou à très grande
échelle (plan de levé).
Le plan ou la carte topographique est une représentation à une échelle réduite
de l’ensemble des détails du terrain projetés verticalement sur la surface
horizontale de référence qui est le niveau moyen des mers.
En effet la topographie a pour but de mettre en œuvre des cartes topographiques
en considérant la terre comme une surface plane. On distingue deux catégories :
Surface topographique qui consiste à dessiner les cartes topographiques en
mettant en évidence les éléments naturels et artificiels, et ce en se basant sur
deux opérations :
levé planimétrique à partir des mesures de distances et des angles pour
déterminer les coordonnées (𝑋 ; 𝑌).
levé altimétrique à partir des mesures de distances et des angles pour
déterminer des dénivelées et des altitudes pour obtenir la cote 𝑍.
Surface détaillée : Mise en œuvre de cartes détaillées des repères et des
éléments existants sur les cartes topographiques comme la délimitation de
terrains agricoles, de constructions, …
La confection proprement dite de ces cartes ou de ces plans relève de la
cartographie qui est l’ensemble des études et opérations scientifiques, artistiques
et techniques intervenant à partir d’observations directes ou de l’exploitation d’un
document en vue d’élaborer des cartes, plans et autres moyens d’expression.
Une carte ou un plan est la représentation graphique, à une certaine échelle, de
la projection orthogonale des détails de la surface de la terre, qu’ils soient
naturels, artificiels ou conventionnels.
3
Le plan est représenté à grande échelle (échelle comprise entre 1/10.000 et 1/1)
et quant à la carte à petite échelle (échelle comprise entre 1/∞et 1/10.000) et ses
détails par des signes conventionnels.
Le tableau suivant donne une classification des cartes en fonction de leur échelle
et de leur finalité :
13. La géodésie
La géodésie est la science qui a pour objet l’étude quantitative et qualitative de
la forme de la terre et de ses propriétés physiques (la gravité, le champ
magnétique etc.). Elle permet de localiser, avec une grande précision, les points
géodésiques servant d’ossature aux levés topométriques.
Elle est une des sciences de base nécessaire au topomètre. Sa maîtrise n’est
pas indispensable : elle relève du domaine du spécialiste mais un aperçu centré
sur les incidences de la forme et des caractéristiques de la terre sur la topométrie
est indispensable. Ceci permet d’introduire et de justifier les problèmes de
projection plane et leurs incidences sur la carte de base, les choix de points et
de surfaces de référence pour un système de coordonnées général, etc.
14. La photogrammétrie
La photogrammétrie est la science qui permet d’obtenir des informations
quantitatives et qualitatives au moyen de photos. Elle est subdivisée en deux
branches à savoir : la photogrammétrie métrique et la photogrammétrie
interprétative.
La photogrammétrie métrique consiste à prendre directement ou indirectement,
des mesures sur des photos aériennes ou terrestres en vue de déterminer la
forme et les dimensions d’objets.
La photogrammétrie interprétative consiste à déduire certains renseignements
par l’examen d’images obtenues au moyen de capteurs optiques ou non
optiques.
4
Les photos sont prises de telle sorte qu’une photo recouvre environ 60% sur la
longueur et 23% sur la largeur de la précédente.
16. La télédétection
La télédétection est la science et l’art qui permettent d’obtenir de l’information au
moyen de connaissances et de techniques appropriées. Elle sert à recueillir de
l’information à distance, sans contact direct avec l’objet détecté, qu’il s’agisse de
surface ou même de phénomènes naturels.
5
Forme de la terre
En résumé, la terre n’est pas rigide ; elle tourne autour de l’axe des pôles et
présente un aplatissement au niveau des pôles et un renflement au niveau de
l’équateur. Ainsi, la terre ne présente pas une forme ellipsoïdale de révolution.
Mais la surface moyenne des mers et océans recouvrant toute terre est appelé
le géoïde.
21. Le géoïde
En observant l’image ci-dessus, nous pouvons dire que la forme la plus proche
de celle de la terre est le géoïde.
Le géoïde est la surface de niveau, correspondant au niveau moyen de la mer,
qui est normale par rapport à la direction de la force due à la pesanteur, et ceci
en tous ses points.
C’est en réalité le niveau moyen des mers plongé sous les continents. C’est le
niveau zéro pris comme surface de référence pour la détermination des altitudes.
Cette nouvelle forme donnée à la terre ne permet pas l’application des relations
mathématiques de transformation. Donc, on doit se donner une surface
rigoureusement définie, sur laquelle on s’appuiera pour effectuer les calculs
6
relatifs à la détermination de la position des points situés à la surface du géoïde.
Pour les calculs de précision, on a recours à l’ellipsoïde de révolution. Puisque
l’observation de la figure précédente nous révèle que la forme la plus proche du
géoïde est l’ellipsoïde de révolution.
Ellipsoïde de révolution
221. Définitions
Un ellipsoïde de révolution est un volume engendré par la rotation d’une
ellipse autour d’un de ses deux axes. La terre tournant autour de l’axe des pôles
de demi-longueur b, cette rotation engendre un cercle équatoriale de rayon a.
Les dimensions de l’ellipsoïde sont déterminées en comparant la distance par
mesures géodésiques et la différence de l’altitude par mesures astronomiques
entre deux points d’un même méridien.
Un méridien est l’intersection de la surface de l’ellipsoïde avec un plan
contenant l’axe des pôles : c’est une ellipse.
Un parallèle est l’intersection de la surface de l’ellipsoïde avec un plan
perpendiculaire à l’axe des pôles : c’est un cercle.
Tous les méridiens sont égaux entre eux à quelques écarts près. Leur rayon de
courbure diminue des pôles vers l’équateur, donc leur courbure inverse du rayon
augmente.
Il n’existe pas un ellipsoïde global unique mais plusieurs ellipsoïdes locaux définis
pour chaque pays, chacun adoptant un ellipsoïde le plus proche possible du
géoïde local. Ceci explique que les ellipsoïdes diffèrent d’un pays à un autre.
Pour la géodésie française, on utilise l’ellipsoïde défini en 1880 par Clarke et dont
les caractéristiques, très légèrement modifiées par l’IGN France par rapport à
l’ellipsoïde initial, sont :
Demi-grand axe : a =6.378.249,20 m.
Demi-petit axe : b = 6.356.515,00 m.
7
𝑎−𝑏 1
Aplatissement 𝑓 (Flattening en anglais) : 𝑓 = = .
𝑎 293,4660213
𝑎2 −𝑏2
Excentricité 𝑒 : 𝑒 2 =
𝑎2
1
Courbure Γ est l’inverse du rayon : Γ =
R
𝑎(1−𝑒 2 )
Rayon de courbure 𝜌 = avec 𝑤 = √1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜑.
𝑤3
𝑎 √1− 𝑒 2
Rayon de la sphère le plus proche de l’ellipsoïde est 𝑅𝑁 =
1− 𝑒 2 .𝑠𝑖𝑛2 𝜑
C’est l’ellipsoïde de référence actuellement utilisé comme surface de projection
pour l’établissement de cartes et plans assez étendus au Bénin.
Le système WGS 84 (World General System 1984) sert de base au géocentrique
de référence utilisé en GPS (Global Positionning System). Son ellipsoïde IAGRS
80 est très proche de GRS 80 (Geodesic Reference System 1980).
Le système European Datum 1950 utilise la projection Universal Transverse
Mercator.
Les ellipsoïdes courants jusqu’en 1967 sont classés dans le tableau suivant :
Nom Date Demi-grand axe : a Demi-petit axe : b 1/f
Everest 1830 6.377.276 6.356.075 300,80
Bessel 1841 6.377.397 6.356.079 299,15
Clarke 1866 6.378.206,4 6.356.583,8 294,98
Clarke 1878 6.378.199 6.356.439 293,15
Clarke 1880 6.378.301 6.356.566 293,47
Hayford 1909 6.378.388 6.356.912 297,00
Heiskanen 1929 6.378.400 6.357.010 298,20
Jeffreys 1948 6.378.099 6.356.631 297,10
Krassovsky 1948 6.378.245 6.356.863 298,30
Hough 1959 6.378.270 6.356.794 297,00
Oxford 1959 6.378.201 6.356.772 297,65
Fischer 1960 6.378.155 6.356.773 298,30
International 1967 6.378.160 6.356.774,5 298,247
En observant la figure du géoïde, il existe évidemment des ondulations ou écarts
entre le géoïde et un éllipsoïde donné, mais ils sont relativement petits,soit de
l’ordre de quelques centaines de mètres ou moins. Ainsi, les mesures obtenues
à partir de l’ellipsoïde de révolution ne sont pas très exactes et de plus, avec
l’ellipsoïde de révolution, l’on n’arrive pas à résoudre certains problèmes ; par
exemple, la résolution des triangles n’existe pas avec l’ellipsoïde de révolution,
mais c’est possible avec la sphère.
Afin de simplifier les calculs et lorsque les exigences le permettent, il faut
considérer la terre comme une sphère de rayon 6371 km. Dans le cas d’étendues
plus restreintes, ce qu’on observe en topométrie, il faut considérer la terre comme
une surface plane.
8
Chapitre 2 : Notions préliminaires
9
confusion. On peut lever la confusion en rendant tous les chiffres significatifs en
ajoutant la marque décimale.
6. La précision et l’exactitude
L’exactitude indique dans quelle mesure une valeur estimée ou une mesure se
rapproche de la valeur réelle mais inconnue, tandis que la précision indique dans
10
quelle mesure une valeur estimée se rapproche de la valeur estimée moyenne.
L’exactitude peut être grande, mais la précision, faible et vice-versa, comme on
le constater à la figure suivante :
L’exactitude et la précision
La précision présuppose le raffinement dans le mesurage et l’étroite concordance
des mesures répétées, tandis que l’exactitude concerne la fidélité avec la valeur
vraie.
Une valeur peut être très précise tout en étant inexacte.
Les erreurs qui limitent l’exactitude d’une mesure peuvent être classifiées en
erreurs grossières, erreurs systématiques et erreurs fortuites ou accidentelles.
712. Différentielle
La différentielle d’une fonction 𝑦 = 𝑓(𝑥) est le produit de la dérivée de la fonction
par un accroissement arbitraire donné à la variable. Cette définition n’est
intéressante que si l’accroissement donné à la variable est un infiniment petit d𝑥
au lieu de ∆𝑥, une infiniment petit dont le carré peut être négligé. Nous avons
alors : 𝑑𝑦 = 𝑦 ′ 𝑑𝑥. En fait, la quantité exacte de 𝑑𝑦 s’exprime par le
développement en série :
′ (𝑥)
𝑑𝑥 2 ′′ 𝑑𝑥 3 ′′′
𝑑𝑦 = 𝑑𝑥𝑓 + 𝑓 (𝑥) + 𝑓 (𝑥) + …
2! 3!
12
713. Fonction composée
Considérons 𝑦 = 𝑓(𝑢), une fonction de la variable u qui est aussi une fonction
d’un autre variable 𝑥. Alors 𝑦 est une fonction composée de 𝑢 par 𝑓 et on note :
𝑦 = 𝑓𝑜𝑢(𝑥) = 𝑓[𝑢(𝑥)].
La dérivée de y par rapport à x s’obtient en multipliant la dérivée de 𝑦 par rapport
à u, par la dérivée de u par rapport à x :𝑓 ′ (𝑥) = 𝑓 ′ (𝑢)𝑢′ (𝑥).
721. Mesurage
Le mesurage est l’ensemble des opérations expérimentales ayant pour but de
déterminer la valeur d’une grandeur. Il existe deux méthodes de mesurage :
mesurages directe et indirecte. En géomatique, on utilise souvent le thème
mesure.
- Une mesure directe est effectuée par comparaison de la grandeur à
mesurer avec un étalon.
- Une mesure est dite indirecte lorsque le résultat est issu de mesures
directes par l’intermédiaire de calcul ou d’un graphique.
- La mesure est le résultat d’un mesurage exprimé suivant une unité donnée.
Ce nombre obtenu est la valeur numérique de la mesure. Nous distinguons
plusieurs types de valeur d’une grandeur.
- La valeur vraie d’une grandeur est la valeur qui caractérise une grandeur
parfaitement définie. Malheureusement il est impossible de la connaître.
- La valeur conventionnellement vraie d’une grandeur est la valeur
approchée de la valeur vraie. Normalement la différence entre cette valeur et la
valeur vraie doit être négligeable.
13
En matière de précision de mesure, en géomatique, on distingue :
- Les mesures à précision égale c'est-à-dire de même nature obtenue à partir
d’un même instrument ou instrument à égale précision, d’une même méthode et
dans les mêmes conditions.
- Les mesures à différentes précision c'est-à-dire que les conditions pour une
précision égale ne sont pas respectées.
Les mesures multiples ne donnent jamais des valeurs identiques. En effet les
causes sont :
- Les observations sont effectuées par des personnes qui font des gestes et
des manipulations qui ne sont pas absolument identiques.
- Les conditions des observations changent à cause peut être d’une variation
de température qui peut modifier la longueur d’une chaîne en acier.
- Les instruments aussi précis soient-ils de conception et de fabrication
humaine sont forcément entachés d’erreurs.
L’analyse de ces erreurs permet de se rendre compte que :
- certaines de ces erreurs sont systématiques. En fait on peut les connaître
et les éliminer par des procédés de mesurage ou tout simplement en les
excluant ;
- d’autres en revanche sont aléatoires. Dans ce cas on dit qu’elles sont
accidentelles.
En science géodésique, on doit tenir compte de ces erreurs dans le résultat
définitif de la grandeur mesurée et de définir jusqu’à quelle grandeur ces valeurs
seront admissibles.
D’une manière générale les mesures sont susceptibles d’être entachées
d’incertitudes appelées selon le cas faute ou erreur.
74. Erreurs
L’erreur est l’inexactitude qui découle de l’imperfection inévitable des instruments
et de nos sens. Les erreurs sont généralement petites, mais leur accumulation
peut devenir importante. Dans le mesurage, les erreurs sont de deux types :
systématique et fortuite.
14
741. Erreur systématique
L’erreur systématique dépend des méthodes et des instruments utilisés. Elle
provient de trois sources distinctes :
La nature : les mesures peuvent être affectées par des phénomènes naturels
comme le vent, la dilatation des matériaux due à la variation de la
température, la réfraction de l’air, l’influence de la pression, l’humidité de
l’air...
L’instrument : l’imperfection dans la construction et le réglage des instruments
affectent la précision des mesures.
L’opérateur : les erreurs personnelles dépendent des limites et des habitudes
propres à l’opérateur.
L’erreur systématique suit des lois mathématiques et physiques, donc on peut
l’éliminer en appliquant des correctifs appropriés.
15
7431. Modèle mathématique
Une mesure directe étant répétée un très grand nombre n de fois dans des
conditions identiques, et en cherchant toujours la précision maximale, nous allons
considérer l’ensemble des n mesures comme une population.
7432. Expérimentation
Reprenons, dans les mêmes conditions, un très grand nombre de fois la même
mesure et reportons sur un axe orienté les résultats. Nous allons constater que
toutes les valeurs sont dispersées entre deux extrêmes et qu’entre ces deux
bornes leur répartition n’est pas uniforme : la densité de ces mesures va en
croissant d’un terme extrême inférieur jusque vers le milieu de l’intervalle
complet, puis décroît jusqu’à une autre valeur extrême maximale en passant
sensiblement par les mêmes valeurs. Si l’on indique sous chacune des valeurs
le nombre de répétitions nous notons une accumulation vers le milieu de
l’intervalle de répartition.
Calculons les indices de dispersion d’une série de 50 mesurages directs de
longueur. Après les opérations de chaînage on a noté les valeurs suivantes :
2 mesures à 74,54 m 3 mesures à 74,55 m 5mesures à 74,56 m
8mesures à 74,57 m 10mesures à 74,58 m 9mesures à 74,59 m
6mesures à 74,60 m 4mesures à 74,61 m 2mesures à 74,62 m
1mesure à 74,63 m.
Représentons graphiquement les résultats obtenus : on utilise un histogramme
des mesures effectuées en portant sur un axe horizontal les mesures et au droit
de chaque intervalle ainsi défini on peut construire des rectangles dont la
superficie est égale au nombre de mesures. Si l’on trace la courbe en laissant
des aires sensiblement égales à l’intérieur et à l’extérieur de chaque rectangle,
on obtient la courbe suivante :
Résultat de l’expérimentation
Cette courbe est très proche d’une courbe qui est symétrique par rapport à la
droite d’abscisse 74,582 m, valeur la plus probable ou moyenne arithmétique,
et qui a la forme d’une cloche.
Cette expérience a été faite bien souvent et les résultats sont constants : la
courbe de répartition a toujours la même allure que celle de la courbe en cloche
précédente. Les courbes obtenues dans l’étude de différents cas sont
16
superposables par un simple changement d’échelle des abscisses et des
ordonnées ; ainsi on peut représenter par la même courbe par exemple :
les erreurs de fermeture des triangles d’une triangulation ;
les écarts de tir à l’arc, au pistolet, etc.
Ces courbes dites courbes de Gauss ont la même équation :
1
1 − (𝑥−𝜇)2
𝑦= 𝑒 2𝜎2 où 𝜎 𝑒𝑡 𝜇 sont des paramètres et 𝑥 représente les valeurs
𝜎×√2𝜋
possibles de la mesure.
En reprenant l’exercice avec la considération des paramètres de la courbe de
Gauss et en construisant la courbe de Gauss dans le repère précédent on obtient
la figure suivante :
17
La probabilité pour que x prenne une valeur comprise entre a et b
La courbe de Gauss qui est une courbe théorique est symétrique par rapport à
la droite : 𝑥 = 𝜇. Elle présente deux points d’inflexion Q et P d’abscisses
respectives 𝜇 + 𝜎 et 𝜇 − 𝜎.La probabilité que la mesure X soit dans l’intervalle de
centre 𝜇 et de rayon 𝜎 est égale à l’aire hachurée de la partie hachurée de la
figure suivante. Le calcul donne environ 0,68 = 68% soit 2/3.
18
Ecart équiprobable d’une mesure
Distribution statistique
En général, les cahiers des charges des travaux de géomètre indiquent la
tolérance autorisée. On peut leur reprocher de ne pas préciser le pourcentage
maximal des erreurs ayant un ordre de grandeur voisin de la tolérance : on peut
ainsi aboutir à de véritables contradictions. Un travail où 20% des résultats
avoisinent les limites est juridiquement correct, alors que la distribution normale
indique 3% seulement des erreurs doivent être comprises entre trois et quatre
écarts probables.
20
écart-types, après avoir les multiplié par 10n. La valeur de n permet de rendre
tous les carrés en un nombre entier.
Il existe aussi d’autres moyennes de mesures :
moyenne géométrique : 𝑥̅𝑔 = 𝑛√∏𝑛1 𝑥𝑖 ;
𝑛
moyenne harmonique :𝑥̅ℎ = 𝑛 1 ;
∑1
𝑥𝑖
2 ∑𝑛
1 𝑥𝑖
2
moyenne quadratique : 𝑥̅𝑞 = √ ;
𝑛
3 ∑𝑛
1 𝑥𝑖
3
moyenne cubique : 𝑥̅𝑐 = √ .
𝑛
𝑒𝑖
L’erreur relative sur la ième mesure est .
𝑥̅
21
Les erreurs sont suffisamment petites pour être considérées comme des
infiniment petits du premier ordre et permettre de négliger leurs carrés ou leurs
produits, c'est-à-dire les infiniment petits du deuxième ordre.
8. Tolérance
La tolérance est l’erreur maximale admise. Elle est une valeur limite qui ne doit
pas être dépassée par cumule des erreurs commises et constituées des erreurs
liées à l’opérateur, à l’instrument et autres erreurs systématiques (sphéricité et
réfraction).
Le travail est acceptable si la valeur absolue des erreurs est inférieure ou égale
à la tolérance. Dans le cas contraire le travail doit être repris. C’est pourquoi ce
contrôle doit être fait sur le terrain afin de s’assurer de la qualité du travail fait.
23
Remarque
La tolérance altimétrique calculée est en mm et ne concerne que le nivellement
direct. Pour un nivellement indirect on a :
Pour une distance inférieure ou égale à 500 m on adoptera T= 3cm.
Pour un cheminement on a 𝑇(𝑐𝑚) = √∑ 𝑇𝑖2 . Où Ti est la tolérance relative à
chaque couple de visée.
Pour un point nodal, il faut adopter la démarche de la combinaison de
cheminement.
9. La compensation et la pondération
Tout projet de mesure génère des erreurs. Il est capital d’identifier, quantifier et
réduire les erreurs systématiques, mais les erreurs accidentelles doivent être
réparties sur l’ensemble. Plusieurs méthodes sont possibles pour compenser ces
erreurs, mais partent toutes globalement de l’hypothèse de l’équiprobabilité de
chaque source d’erreur accidentelle lors de chaque mesure. Par exemple, sur un
cheminement altimétrique, la probabilité de faire une erreur de lecture sur mire
est identique qu’il s’agisse de la première ou de la nième dénivelée :
compensation proportionnelle, compensation pondérée et la compensation par
les moindres carrés.
La compensation est une méthode de calcul permettant de répartir l’erreur sur
toutes les mesures individuelles. La compensation se fait de telle sorte que la
somme des erreurs résiduelles soit minimale. Il est évident que certaines
quantités obtenues sont plus faibles que d’autres, à cause des instruments
utilisés, de la technique choisie et des conditions plus favorables. Lors d’une
compensation, il est recommandé d’attribuer des poids différents à chaque
observation.
On peut définir le poids d’une observation comme la valeur de confiance, de
mérite, de reproduction ou encore de la quantité de travail attribuée à une mesure
relativement à une autre. Donc la compensation peut se faire par pondération.
Le poids doit être inversement proportionnel à l’erreur standard ou l’écart type.
L’écart type ou l’erreur standard de la moyenne pondérée vérifie la formule
∑𝑛
1 𝑝𝑖 𝑒2
suivante : 𝜎𝑚𝑜𝑦 = ±√ 𝑖
(𝑛−1) ∑𝑛
1 𝑝𝑖
24
Remarques générales
Avant d’entreprendre la réalisation d’un projet, le topomètre doit se préoccuper
des points suivants :
Connaître le but du projet.
Savoir quel degré de précision est requis pour sa réalisation.
Déterminer la précision relative de chacune des mesures.
Identifier les sources d’erreurs.
Trouver les moyens adéquats pour éliminer ou tout au moins réduire les
erreurs.
Se ménager des moyens de vérification indépendants, c'est-à-dire calculer
une même quantité en empruntant des chemins différents.
25
Chapitre 3 : Carnet de notes
Au regard des difficultés rencontrées lors des travaux topométriques et des
investissements, les renseignements observés sur le terrain doivent être
enregistrés et conservés dans un carnet de notes officiel et permanent.
1. Définitions
On appelle notes l’ensemble des renseignements qu’on obtient sur un chantier.
Le carnet de notes est le document dans lequel on enregistre et conserve les
renseignements obtenus sur le terrain. C’est le seul document officiel et
permanent du travail sur le terrain.
Le secrétaire est celui qui prend notes lors des travaux sur le terrain. Il a une
fonction très importante et quelquefois difficile parce qu’il doit faire preuve de
vigilance, de jugement et d’intelligence. Il est le chef de la brigade topométrique.
Cette brigade est constituée d’un secrétaire, d’au moins un opérateur, des aides
opérateurs, des manœuvres pour le layon et la sécurité du lieu de travail.
2. La nature de notes
La prise de notes sur le terrain peut s’effectuer de différentes façons par :
description, tabulation, croquis, photo ou enregistrement automatique.
Pour avoir les renseignements de qualités, il est possible de combiner différents
types de notes. Il est très commode de prendre des photos avec un appareil à
développement instantané.
6. Recommandations générales
Dans un carnet de notes, il est conseillé d’inscrire l’adresse complète du
maître d’ouvrage.
Il faut pouvoir établir la concordance entre le croquis, la tabulation ou la
description.
Il faut toujours conserver les carnets de notes en un lieu sûr.
Utiliser toujours des signes conventionnels pour sauver l’espace.
Indiquer toujours la direction du nord du méridien utilisé sur le croquis.
Répéter toujours à haute voix une valeur donnée avant de l’inscrire.
Placer toujours un zéro devant les notes inférieures à l’unité.
Respecter toujours la règle des chiffres significatifs.
Ne jamais supposer un nombre à la place d’un autre et ne jamais essayer de
changer un chiffre en un autre.
Ne jamais perdre de vue le but du travail de façon à recueillir tous les détails
pertinents.
Faire toujours un plan de travail avant d’aller sur le terrain.
Le carnet de notes d’un topomètre doit être le meilleur possible pouvant résister
devant les aléas du terrain et le secrétaire doit être capable de surmonter toutes
les difficultés du terrain en utilisant des instruments et des procédés adéquats.
27
Chapitre 4 : Les instruments principaux de topométrie et leurs
accessoires
Les différentes mesures topométriques exigent l’utilisation d’un certain nombre
d’instruments, dont principalement le théodolite, le niveau...
111. L’objectif
L’objectif est la partie de la lunette qui est du côté de l’objet. C’est un système optique
convergent constitué de plusieurs lentilles accolées qui permettent l’élimination des
défauts de lentilles tels que l’aberration de sphéricité, d’astigmatisme et de
chromatisme. Il donne, à grande distance focale, dans le plan du réticule, une image
intermédiaire qui est réelle et renversée de l’objet.
112. L’oculaire
Loculaire est la partie de la lunette située près de l’œil de l’observateur. Il est constitué
d’un système complexe de lentilles convergentes. Il agit comme une loupe. L’oculaire
donne de l’image intermédiaire et des fils du réticule une image finale, virtuelle et
agrandie qui est soit droite soit renversée.
28
1142. Le dispositif de mise au point interne
Dans les lunettes modernes, on utilise une lentille divergente entre l’objectif et le foyer
de celui-ci. On effectue la mise au point avec la lentille divergente interne.
On obtient la mise au point en faisant coulisser l’oculaire et le tube porte-objectif ou la
lentille divergente jusqu’à ce que ce l’image finaleet les fils du réticule apparaissent
aussi nets que possible. La mise au point se fait en deux étapes :
Réglage de l’oculaire, l’opérateur règle l’oculaire en faisant coulisser ou
en vissant et dévissant le tube porte-oculaire jusqu’au moment où les fils du
réticule apparaissent très nets.
Réglage de l’objectif, ce réglage donne une distance fixe entre l’oculaire et
le réticule. Il s’agit maintenant d’amener l’image dans le plan de l’observation,
c’est–à-dire dans le plan du réticule, à l’aide du dispositif de mise au point, jusqu’à
ce que l’image soit très nette. Après cette dernière opération, il est possible que
les fils du réticule aient perdu un peu de leur netteté. Dans un tel cas, il faut
recommencer les deux étapes.
Afin de s’assurer que la mise au point est correcte, l’opérateur pourra vérifier s’il n’y a
pas de parallaxe en hochant la tête de gauche à droite. Si les fils semblent se déplacer
par rapport à l’image, il y a parallaxe. Une mise au point parfaite se caractérise par
l’absence de parallaxe et se manifeste lorsque le plan de l’observation de l’oculaire
coïncide avec le plan de l’image intermédiaire de l’objectif, et ce dans le plan du réticule.
Il suffit, en présence de parallaxe, de raffiner la mise au point.
12. La nivelle
La nivelle est un accessoire servant à vérifier l’horizontalité d’une ligne ou d’un plan.
Elle permet aussi de s’assurer de la verticalité de l’axe d’un instrument, qui, par
construction, doit être rigoureusement perpendiculaire au plan déterminé par la nivelle.
D’une manière générale, elle est constituée d’une fiole qui a peu près la forme d’un
tonneau ou d’un tore de révolution légèrement cintré et qui est presque entièrement
remplie d’alcool ou d’éther. Le tube, dont face extérieure porte généralement une
graduation uniforme de deux (02) mm, est protégé par une gaine métallique et y est
fixé avec une substance plastique.
La bulle de gaz ou de vapeur, couramment appelée bulle, prend la position du point le
plus haut. La directrice de la nivelle est la tangente qui passe en son centre. Il existe
six différents types de nivelles : la nivelle tubulaire, la nivelle réversible, la nivelle
sphérique, la nivelle cavalière, la nivelle à bulle coupée et la nivelle électronique.
13. Le trépied
Le trépied est un matériel constitué d’un plateau et de trois jambes au bout desquelles
on observe des ergots. Il existe des trépieds à jambes fixes et des trépieds à jambes
télescopiques.
Le plateau d’un trépied, percé en son centre, laisse passer une vis d’ancrage
permettant de rendre solidaire l’instrument, reposant sur le plateau, au trépied. Dans
certains cas, l’ouverture est plus grande et permet la translation du théodolite sur le
trépied. Ceci facilite la mise en station du théodolite.
La mise en station d’un instrument consiste à placer l’instrument à la verticale et le
caler. On installe l’instrument au-dessus de la station sur le trépied, en ayant soin de
placer son plateau le plus horizontalement possible. En terrain plus ou moins
horizontal, les trois jambes forment sensiblement un triangle équilatéral. Mais, en
terrain incliné, deux des jambes devront se trouver approximativement sur une même
horizontale et la troisième sera fortement inclinée dans la partie haute du terrain.
Il faut éviter qu’une des jambes ne soit dans la direction de l’alignement, afin de gêner
l’opérateur durant le mesurage.
30
14. Les vis calantes
Le calage se fait à l’aide de trois petite pattes appelées vis calantes. Ces pattes sont
munies d’un boulon moleté et sont situées sur l’embase d’un instrument. Elles
permettent de régler la verticalité de la station.
15. L’embase
L’embase est la partie inférieure d’un instrument qui le relie au trépied lorsqu’on le
stationne.
2. Le théodolite
21. Définition
Un théodolite est un appareil permettant de mesurer essentiellement des angles
horizontaux et des angles verticaux, et de servir de niveau à l’occasion. Ceci est
possible lorsque sa lunette est bloquée à l’horizontale, donc l’anle vertical est à 0 ou
100grades, selon la position de l’origine des angles verticaux. Il est l’instrument le plus
utilisé en topométrie. Bien que sa fonction première soit de mesurer des angles, le
théodolite sert à bien d’autres opérations. Le terme théodolite « optico-mécanique »
regroupe l’ensemble des appareils à lecture mécanique par opposition aux appareils «
optico-électriques » couramment appelé appareils électroniques.
On peut grouper les théodolites en trois grandes catégories : le théodolite cumulateur
(modèle Wild T1), le théodolite directionnel (modèle Wild T2), le théodolite électronique
et le gyrothéodolite.
31
de son choix. De plus certains d’entre eux peuvent être branchés au carnet de notes
électronique et ainsi transférer automatiquement les informations.
214. Le gyrothéodolite
C’est un théodolite muni d’un gyroscope qui permet de déterminer directement la
direction du nord géographique. L’orientation à l’aide du gyroscope est plus précise que
l’orientation magnétique.
Théodolite WILD T1
13
32
Théodolite WILD T2
33
(P) : axe principal, il doit être vertical après la mise en station du théodolite
et doit passer par le centre de la graduation horizontale (et le point stationné).
(T) : axe secondaire (ou axe des tourillons), il est perpendiculaire à (P)
et doit passer au centre de la graduation verticale.
(O) : axe optique (ou axe de visée), il doit toujours être perpendiculaire
à (T), les trois axes (P), (T) et (O) devant être concourants.
Signalons que la lecture ne peut pas s’effectuer sans l’alidade et le cercle horizontal.
L'alidade : c’est un ensemble mobile autour de l’axe principal (P)
comprenant le cercle vertical, la lunette, la nivelle torique d’alidade et les
dispositifs de lecture.
Le cercle vertical (graduation verticale). Il est solidaire de la lunette et
pivote autour de l’axe des tourillons (T).
Le cercle horizontal ou limbe (graduation horizontale). Il est le plus
souvent fixe par rapport à l’embase mais il peut être solidarisé à l’alidade par un
système d’embrayage (T1, T16, ...) : on parle alors de mouvement général de
l’alidade et du cercle autour de (P) ; c’est le mouvement utilisé lors du
positionnement du zéro du cercle sur un point donné. Lorsqu’il est fixe par
rapport au socle, on parle de mouvement azimutal ou particulier : c’est le
mouvement utilisé lors des lectures angulaires. Sur le T2, un système de vis
sans fin permet d’entraîner le cercle et de positionner.
Le théodolite comprend une lunette donnant la ligne de visée ainsi que des cercles
gradués qui portent des index permettant de faire la lecture des angles.
34
Illustration de l’étape 1
ETAPE 2 : Placer l’appareil au - dessus du point.
Tout en tenant les deux jambes du trépied, placer le trépied de sorte que le plomb
optique soit sur le point à stationner. Placer le trépied de manière à avoir sa stabilité.
Pour éviter de perdre beaucoup de temps dans cette étape on peut se contenter de
placer le plomb optique dans un rayon de moins de deux (2) cm autour du point à
stationner.
ETAPE 3 : Enfoncer les jambes du trépied.
Enfoncer à refus les trois jambes du trépied pour assurer une bonne stabilité au trépied.
ETAPE 4 : Caler la nivelle sphérique.
Choisir la jambe qui se trouve le mieux en alignement avec la nivelle et le point
de station.
Placer le pied sur l’ergot de cette jambe du trépied pour éviter qu’elle sorte de
son enfoncement au cours de la manipulation.
Desserrer la vis de fixation de la jambe de manière à pouvoir la faire coulisser.
Coulisser la jambe du trépied pour centrer la nivelle dans son cercle repère
dans le cas contraire amené la nivelle en alignement avec une autre jambe et
le point de station.
Resserrer la vis de fixation
Répéter ces opérations sur la jambe qui se trouve le mieux en alignement avec
la nivelle et le point de station.
Répéter au besoin jusqu’à centrer la nivelle sphérique dans son cercle repère.
35
ETAPE 6 : Réglage de la nivelle tubulaire
Placer la bulle cylindrique ou nivelle tubulaire parallèlement à deux vis calantes.
Tourner les deux vis calantes simultanément, en sens contraires et d’une même
valeur rotative pour centrer la bulle par rapport aux graduations qu’elle porte.
Tourner l’appareil de 100gr ou 90° par rapport à sa position précédente.
Tourner cette troisième vis pour centrer à nouveau la bulle.
Revenir à la position précédente pour vérifier le centrage de la bulle et corriger
au besoin (Attention il faut revenir en tournant en sens inverse par rapport à la rotation
précédente).
Répéter les vérifications sur les deux positions jusqu’à assurer un centrage de la
bulle.
Si après plusieurs essais on n’arrive pas à centrer la bulle il se pourrait qu’elle ait un
défaut de réglage. Dans cette situation, il faut faire recours aux spécialistes pour son
réglage.
NB : Il existe d’autres modes opératoires pour stationner un théodolite.
251. Le vernier
Pierre VERNIER a conçu en 1631, un dispositif permettant d’évaluer directement les
fractions de divisions sans qu’il soit nécessaire de surcharger la graduation principale.
Ce dispositif appelé vernier, consiste en une petite règle coulissant le long de la règle
principale. Cette réglette comporte une division de plus que la règle principale et elle
est graduée en fonction de cette dernière. Elle permet d’améliorer le degré
d’appréciation d’un instrument de mesure. Le fonctionnement du vernier est
rigoureusement le même, qu’il s’agisse d’une graduation rectiligne ou circulaire.
Le degré d’appréciation d’un vernier est égal à une division de l’échelle principale
divisée par le nombre de divisions de la réglette.
Les verniers peuvent être gradués dans les deux sens, c'est-à-dire dans le sens des
aiguilles d’une montre et dans le sens contraire. En topométrie, on utilise trois types de
verniers circulaires : simple, double et double replié.
La précision des verniers est limitée parce qu’elle nécessite une lecture sur deux
verniers. Ce qui nécessite un temps assez long et les fautes de lecture peuvent être
assez fréquentes. Pour remédier à ces inconvénients en utilisant des dispositifs
optiques (microscopes de lecture) ou un affichage numérique.
37
On fait pivoter la lunette autour de son axe secondaire (2ème retournement), soit
en lunette renversée, de façon à viser de nouveau le même point.
Ce procédé a la propriété d’annuler la plupart des erreurs dues à l’instrument, quel que
soit le théodolite utilisé. Il est donc très important de procéder par double retournement
pour mesurer les angles horizontaux. Le carnet de notes de cette méthode se présente
comme suit :
Points Points visés Lectures CG Lectures CD Angle
stationnés
A Lg en A Ld en A
P1 𝛽𝑔 𝛽𝑑 𝛽
B Lg en B Ld en B
𝛽𝑔+ 𝛽𝑑
𝛽𝑔 = 𝐿𝑔𝑒𝑛𝐵 − 𝐿𝑔𝑒𝑛𝐴 et 𝛽𝑑 = 𝐿𝑑𝑒𝑛𝐵 − 𝐿𝑑𝑒𝑛𝐴 donc : 𝛽 =
2
Remarque : Si par exemple 𝐿𝑔𝑒𝑛𝐵 − 𝐿𝑔𝑒𝑛𝐴 < 0 alors 𝛽𝑔 = 400 + 𝐿𝑔𝑒𝑛𝐵 − 𝐿𝑔𝑒𝑛𝐴
3. L’équerre optique
L’équerre est un instrument topométrique servant à construire sur un terrain un angle
droit. Elle ne sert pas à mesurer un angle. Il existe trois types d’équerre : l’équerre
d’arpenteur, l’équerre à miroir et l’équerre à prismes.
4. Le sextant
C’est un instrument portatif qui sert principalement à mesurer des angles verticaux et
horizontaux. Sa principale propriété est de pouvoir donner simultanément deux
directions. Il porte ce nom parce que le limbe, bien qu’il soit gradué en 120°, est la
sixième partie du cercle.
5. Le goniographe
C’est un appareil qui permet de représenter graphiquement des angles.
6. La boussole
La boussole consiste en une aiguille aimantée supportée par un pivot au centre d’un
cercle gradué. Généralement, l’aiguille suit la direction du champ magnétique. Elle
permet de déterminer le gisement d’une direction (ce terme sera développé dans le
prochain chapitre).
7. Le niveau
C’est un instrument topométrique permettant : d’établir un plan horizontal de référence,
de mesurer la distance verticale (dénivelée) entre chacun des points et le plan de
référence, pour ensuite en calculer les altitudes.
Le niveau est constitué principalement d’une lunette, qui placée horizontalement, donne
un plan horizontal et tournant autour de son axe principal. L’horizontalité de la lunette
est généralement réglée au moyen d’une nivelle fixée sur la lunette dont l’axe est
parallèle à la direction de cette nivelle. Il y a plusieurs types de niveaux : les niveaux
optico-mécaniques (le niveau à colliers, le niveau à lunette fixe, le niveau à bascule ou
articulé, le niveau articulé à lunette réversible, le niveau automatique, le niveau de
39
précision ou géodésique) et les niveaux numériques (le niveau électronique et le niveau
à laser). Pour utiliser un niveau il faut d’abord le stationner.
42
1. Le jalon
C’est une tige en bois, en métal ou en plastique, peintes en blanc et rouge de façon
successive, parfaitement rectiligne et dont la longueur varie entre 1,50 et 3,00 m. Les
jalons en bois ont une section généralement octogonale de 3 à 4 cm de diamètre. Ils
sont munis à leur extrémité inférieure d’une pointe métallique. Quant aux jalons en
métal ou en plastique, les tiges sont généralement creuses et la section circulaire à un
diamètre de 1,5 à 2 cm. Certains de ces jalons sont offerts en 1 m de long et peuvent
s’ajouter les uns aux autres pour former la longueur requise. D’une manière générale,
les jalons sont utilisés pour matérialiser aussi clairement que possible, lespoints à
relever et de faciliter l’observation. Ainsi, il faut tenir verticalement les jalons. Les jalons
servent alors à transférer un point d’une certaine altitude à une autre.
2. Le fil à plomb
Il est constitué d’un fil lourd tendu par un poids généralement en laiton et de forme
conique qui donne la verticalité. Le poids varie de 300 à 1000 g environ. Les fils à plomb
servent alors à transférer un point d’une certaine altitude à une autre ou à fixer un
théodolite sur un point donné.
3. La mire
Une mire est une règle graduée faite en bois, en métal ou fibre de verre. Elle est
généralement pliante ou coulissante qui a une longueur de 3 à 5 m. Elle doit être tenue
verticalement sur chaque point à niveler. Il existe plusieurs types de mires :
coulissantes, pliantes, articulées, télescopiques, aboutantes, rigides… Par rapport aux
graduations, on a des mires à voyant, parlantes et codées.
43
Chapitre 5 : Les angles et l’orientation
1. Les angles
11. Définition
Un angle est l’espace géométrique formée par deux demi-droites issues du même point
appelé sommet de l’angle. Alors lorsqu’on mesure un angle, il y a quatre éléments de
base à considérer :
une demi-droite de référence appelée origine ;
le sens de rotation ;
une demi-droite appelée extrémité
la valeur angulaire.
Un angle se caractérise suivant sa situation ou son sens. Ainsi, il existe plusieurs sortes
d’angles.
44
Méthode du triangle rectangle
Pour cette méthode, il suffit de prendre une distance
quelconque sur l’un des côtés de l’angle et de
rechercher la perpendiculaire à ce côté en ce point.
Mesurer ensuite cette perpendiculaire. Par exemple
on a : ABC triangle rectangle en B et ainsi
𝐵𝐶
𝛼 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (
𝐴𝐵
45
La direction d’un méridien provient de sa méridienne, qui est l’intersection du plan
méridien du lieu avec l’horizon. Ainsi, les directions de référence sont les suivantes :
Nord de projection ou du quadrillage Y : c’est la direction de l’axe des Y du
système de projection choisi ;
Nord géographique ou Astronomique YA ou YG: C’est la direction du méridien
du point vers le pôle nord ;
Nord magnétique YM: c’est la direction indiquée par l’aiguille aimantée d’une
boussole en un point.
Les différentes directions de référence, n’étant pas parallèles forment entre elles des
angles appelés déclinaison et convergence.
24. L’azimut
L’azimut d’une direction est
l’angle mesuré dans le sens des
aiguilles d’une montre, à partir de
la direction Nord du méridien
local jusqu'à la direction
considérée. Notons que le
méridien de référence est celui
qui passe par l’origine de la
direction considérée. En topométrie l’on ne parle pas de l’azimut car la détermination
de l’azimut nécessite l’observation des astres qui relève du domaine de la géodésie.
252. Les relations entre les départs (∆Xi), les latitudes(∆Yi) et le gisement
∆X
Si (∆X > 0 et ∆Y > 0) alors G = Arctan( ).
∆Y
∆X
Si (∆𝑋 > 0 et∆Y < 0) alors G = 200 –Arctan(| |).
∆Y
∆X
Si (∆X < 0 et∆Y < 0) alors G = 200 + Arctan(| |).
∆Y
∆X
Si (∆X < 0, ∆Y > 0) alors G = 400 –Arctan(| |).
∆Y
En observant ces formules nous pouvons en déduire que la valeur angulaire de la
∆X
course d’une direction est obtenue par l’expression Arctan (| |). Donc si nous
∆Y
désignons par 𝛼𝑖 la valeur angulaire de la course d’une direction quelconque alors
∆X
on a : 𝛼𝑖 = Arctan(| |).
∆Y
A D
F
2 1 2 1
B C E
Les angles A2 et D2 sont des angles topo de gauche et C1 et E1 sont des angles topo
de droite.
La transmission de gisement par les angles topo de gauche se fait par la formule :
49
Chapitre 6 : Polygonation
1. Définitions
On appelle polygonation l’ensemble des opérations permettant de mesurer les
angles et les distances d’une polygonale afin de la calculer.
Une polygonale est une figure géométrique composée d’une succession d’angles
et de segments de droites.
Calculer une polygonale revient à calculer les coordonnées de ses sommets.
Lorsqu’on connait les coordonnées du point de départ, on peut calculer à l’aide
du gisement et de la distance de chaque côté, les coordonnées de tous les autres
sommets de la polygonale.
Une polygonale est dite fermée lorsque les points de départ et d’arrivée de cette
polygonale sont confondus.
Une polygonale est dite ouverte lorsque le point d’arrivée de la polygonale n’est
pas confondu à son point de départ.
Une polygonale est dite encadrée lorsqu’elle est une polygonale ouverte dont on
connaît les points de départ et d’arrivée.
Une polygonale est dite antenne lorsqu’elle est une polygonale ouverte dont on
connaît que le point de
départ.
Une polygonale
est dite rattachée
lorsqu’elle relie deux
points connus.
En observant le dessin
précédent, nous dirons
que :
la polygonale ABCDEA est fermée ;
la polygonale CFGH est ouverte :
elle sera dite encadrée si les points C et I sont connus ;
elle prendra le nom d’antenne si seul le point C est connu.
la polygonale AJKLD est dite rattachée à la polygonale ABCDEA par les points
A et D.
51
𝑒𝑥 = 𝑋𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣é 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é − 𝑋𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣é et 𝑒𝑦 = 𝑌𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣é 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é − 𝑌𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣é
𝑋𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣é 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é = 𝑋𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑑é𝑝𝑎𝑟𝑡 + ∑ ∆𝑋𝑖 et 𝑋𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣é 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é = 𝑋𝑃𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑑é𝑝𝑎𝑟𝑡 + ∑ ∆𝑋𝑖 Si
𝑒𝑥 et 𝑒𝑦 sont toutes nulles alors il y a la fermeture linéaire ; mais si l’une d’entre elles au
moins est nulle, les départs et les latitudes seront corrigés.
Calculer les coordonnées des points intermédiaires.
Dans ce cheminement
encadré B123C, les
gisements de départ et
d’arrivée sont
respectivement GAB et
GCD et, les points B et C sont respectivement le départ et l’arrivée.
3. Quelques applications
31. Détermination des coordonnées du point intersection de deux droites
Soit (AC) et (BD) deux droites obtenues à partir d’une
polygonale ABCDEA. Posons I, le point d’intersection
des deux droites. Déterminons les coordonnées de I.
Pour résoudre ce problème il faut procéder comme suit :
corriger les gisements à partir des départs et des
latitudes correspondants, en tenant compte de leurs
signes (VAC et VBD) ;
calculer les gisements VAC et VBD à partir des coordonnées des points ;
corriger la longueur AB à partir des départs et des latitudes correspondants ;
calculer les angles du triangle ABK à partir des gisements VAB, VAC et VBD ;
calculer les longueurs BK et AK à partir de la loi des sinus ;
en déduire les coordonnées du point K à partir des coordonnées du point A et
vérifier les résultats en recalant ces coordonnées à partir de celles du point B.
52
Chapitre 7 : Mesure linéaire
Le mesurage linéaire, généralement appelé chaînage, est la base de toute opération
topométrique. Il sert, d’une part, à déterminer la distance entre deux points à la surface
de la terre et, d’autre part, à implanter ou à piqueter sur le terrain deux points entre
lesquels la grandeur linéaire est préétablie. En topométrie, l’expression « distance entre
deux points» signifie toujours la distance horizontale entre ces deux points. Si les points
sont situés chacun à une altitude différente, la distance horizontale cherchée est la
projection orthogonale entre ces deux points. Par conséquent, la mesure linéaire est
toujours ramenée à l’horizontale, soit par calculs, soit par la technique de chaînage
employée lors du mesurage. La détermination de la grandeur linéaire s’effectue de trois
façons : par la mesure directe, par la mesure indirecte ou par la mesure électronique.
Dans ce chapitre, nous étudierons les principales techniques de mesure de distance
utilisables par le topomètre utilisant les deux premières façons.
1. Mesure directe
11. Définition
Une mesure linéaire est dite mesure directe lorsqu’on parcourt dans son entier la ligne
à mesurer, en appliquant bout à bout un certain nombre de fois qu’il est nécessaire
l’instrument de mesure.
122. L’odomètre
L’odomètre consiste en une roue
étalonnée que l’on pousse à l’aide
d’un manche.
Le nombre de tours recueilli par un
compte-tours relié à la roue est
converti en mesure linéaire et
donne la distance conformément au
plan de roulement de l’instrument.
L’odomètre et son affichage numérique
53
Cet instrument est très utile notamment pour l’évacuation des travaux de pavage, de
réfection de rues et de routes de même que pour l’évaluation, à des fins de
soumissions, des avants-métrés de conduites (gaz, électricité, aqueducs, égouts, voies
ferrées, etc.). En somme, on a recours à l’odomètre pour déterminer de manière rapide
et efficace des distances sur toute surface appropriée au fonctionnement de cet
appareil. Le degré d’appréciation des différents modèles est de l’ordre de 0,10m.
125. La chaîne
La chaîne est l’un des plus anciens instruments de mesure de distance. Au début, elle
était munie de médailles attachées à différents maillons qui servaient à mesurer les
54
distances. Par la suite, on a remplacé les chaînons rectilignes, ce qui a donné la chaîne
d’arpenteur ou chaîne Gunter. Mesurant 66pi, elle est divisée en 100 chaînons. Plus
tard est apparue la chaîne d’ingénieur qui a 100 pi de longueur, soit 100 chaînons de 1
pi chacun.
Les chaînes de Gunter, d’ingénieur et les métalliques
Ces chaînes ont cédé la place à des rubans d’acier, gradués sur toute leur longueur et
enroulés sur des moulinets, qu’on continue à nommer chaînes. Depuis la mise en place
du système SI, la plupart d’entre elles sont graduées en mètres plutôt qu’en pieds. Elles
sont offertes en longueurs de 30, 50 et 100 m. On trouve aujourd’hui des chaînes en
fibre de verre dont la précision est légèrement inférieure à celle du ruban d’acier, mais
qui sont moins fragiles et moins dangereuses lorsqu’on travaille près d’installations
électriques.
Pour effectuer les mesurages de haute précision, il faut se servir de chaînes en acier
invar.
126. Le galon
Le galon se compose d’un ruban
d’acier relativement mince, de toile
métallisée ou de fibres plastifiées.
Il s’enroule dans un boîtier léger,
en cuir ou en métal, que l’on peut
mettre facilement dans sa poche. Il
est commode pour mesurer de
courtes distances et pour lever les
détails. Il est offert en longueurs de
10, 20 et 30 m.
13. Le chaînage
131. Définition
Le chaînage est la mesure directe d’une distance à l’aide d’une chaîne ou d’un ruban
d’acier.
On appelle chaînage d’un point P, par exemple, la distance à partir d’une origine à ce
point. On le note 𝐶ℎ𝑃. Si cette distance est, par exemple, 6358,615m, on doit écrire :
𝐶ℎ𝑃 = 6 + 358,615. Ainsi, la valeur de la gauche indique le kilomètre et celle de droite
le mètre. La différence du chaînage de deux points donne la distance entre ceux-ci
dans un même alignement.
55
Le mesurage direct de distance peut s’appliquer lorsqu’on mesure une distance entre
deux points ou qu’on implante un point à une distance donnée d’un autre. Le procédé
est analogue dans les deux cas.
Pour une distance supérieure à 50 m, il est préférable de faire un jalonnement du
segment à mesurer.
Avant toute opération de chaînage, il faut vérifier la graduation.
132. Le jalonnement
Le jalonnement est l’opération qui à aligner un certain nombre d’objets qui permettent
la décomposition d’une distance en des distances partielles. Ainsi, il facilite la mesure
d’une longue distance. Il peut se faire à vue ou à l’aide d’un instrument, généralement
un théodolite.
133. La graduation
Pour les chaînes et les galons, il existe divers types de graduations. La position de
l’origine varie d’un ruban
à l’autre ; elle est à
l’extrémité de l’anneau ;
sur d’autres, elle est à
l’extrémité du ruban ou
consiste en une marque
placée à une courte
distance de l’extrémité du
ruban.
56
135. Le mode de chaînage
Le mode de chaînage dépend de la nature du terrain. On distingue deux modes :
supporté et suspendu.
58
𝑇0 𝐿
tension T0, il y a un allongement a0 tel que : 𝐸 = . Ainsi, l’erreur commise est a0 – a
𝑆𝑎0
𝑇−𝑇0
et la correction est CT = a − a 0 = 𝐿.
𝑆𝐸
2212. Calcul
Le calcul donne la distance horizontale Dh avec V1V2 = 2m;
𝑆 𝑉2′ 𝐵 𝑉2′ 𝐵
D’après la relation suivante on a :𝑡𝑎𝑛 = ⇔ 𝐴𝐵 = 𝑆 , or
2 𝐴𝐵 :𝑡𝑎𝑛
2
1 𝑆
𝑉2′ 𝐵 = 𝑉1′ 𝐵 = 1𝑚 d’où 𝐴𝐵 = 𝑆 et ainsi 𝐴𝐵 = 𝑐𝑜𝑡𝑎𝑛 .
:𝑡𝑎𝑛 :2
2
2221. Principe
La mise au point sur une mire verticale est effectuée dans une lunette topographique
dont le tableau focal porte 2 traits horizontaux parallèles (fils stadimétriques)
symétriques par rapport au fil niveleur, appelée lunette stadimétrique qui peut être à
l’horizontale ou à l’inclinaison. On parle ainsi de la ligne de visée horizontale ou ligne
de visée inclinée.
Ligne de visée horizontale
Pour ce mode l’opérateur doit utiliser un niveau et une mire. Il stationne le niveau
presque au milieu du segment [A B] et effectue les trois lectures des fils stadimétriques
𝐿𝑆 , 𝐿𝐼 et 𝐿𝑁 sur la mire placée respectivement en A et en B. Il doit vérifier pour les
𝐿 +𝐿
lectures effectuées en tout point si 𝐿𝑁 = 𝑆 𝐼 ± 0,003𝑚.
2
Ligne de visée inclinée
Pour ce mode l’opérateur doit utiliser un théodolite et une mire. Il stationne le théodolite
en A par exemple et effectue les trois
lectures précédentes sur la mire
placée en B et lit l’angle vertical z de
site.
60
23. Détermination de distance d’un segment inaccessible
231. Les points sont inaccessibles
Pour trouver la distance entre deux points inaccessibles A et B, qui sont ou non visibles
l’un de l’autre, l’opérateur doit mesurer vers ces points les angles 𝛼, 𝛽, 𝛾 et 𝛿 des
extrémités C et D.
résultat ne peut être contrôlé par la relation 𝐴𝐵 = √𝐴𝐷 2 + 𝐷𝐵2 − 2𝐴𝐷 × 𝐷𝐵𝑐𝑜𝑠𝛿 . Avec
𝑏𝑠𝑖𝑛(𝛼 +𝛽) 𝑏𝑠𝑖𝑛𝛽
𝐴𝐷 = 𝑚 = et 𝐷𝐵 = 𝑝 = . Donc, après avoir remplacé AD et DB, on
𝑠𝑖𝑛(𝛼 +𝛽+𝛾) sin(𝛽+𝛾+𝛿 )
obtient :
𝑏𝑠𝑖𝑛(𝛼 +𝛽) 2 𝑏𝑠𝑖𝑛𝛽 𝑏𝑠𝑖𝑛𝛽 𝑏𝑠𝑖𝑛(𝛼 +𝛽)
𝐴𝐵 = 𝑏 × √[ ] +[ ]2 − 2 𝑐𝑜𝑠𝛼.
𝑠𝑖𝑛(𝛼 +𝛽+𝛾) sin(𝛽+𝛾+𝛿 ) sin(𝛽+𝛾+𝛿 ) 𝑠𝑖𝑛(𝛼 +𝛽+𝛾)
61
Or 𝐻2 = 𝑑 × 𝑡𝑎𝑛𝛼 . et 𝐻 = 𝐻1 + 𝑑 × 𝑡𝑎𝑛𝛼.
On pouvait calculer 𝐻1 par la formule 𝐻1 = −𝑑 × 𝑡𝑎𝑛𝛽. Avec 𝛽, l’angle vertical de site
qu’on obtient lorsqu’on vise le point A. Ainsi, 𝐻 = 𝑑 × (𝑡𝑎𝑛𝛼 − 𝑡𝑎𝑛𝛽).
62
Chapitre 8 : Nivellement
Le nivellement ou l’altimétrie est l’ensemble des opérations permettant de
déterminer la hauteur des points au-dessus d’une surface de référence, la
différence d’altitude entre les points et ainsi à déduire l’altitude des points
connaissant celle de la référence. Il permet de :
compléter la mise en plan des détails,
planifier la construction de routes, de chemin de fer, de canaux, etc.,
calculer des volumes d’excavation…
Le nivellement a pour but de déterminer les valeurs des dénivelées (différence
d’altitude) entre points et par transmission des altitudes, d’obtenir des altitudes
absolues au-dessus du niveau moyen des mers (pris comme surface de
référence). En un mot le nivellement sert à déterminer le relief d’une région c’est-
à-dire les altitudes de points caractéristiques du sol.
Il existe au moins trois types de nivellement : direct ou différentiel ou géométrique,
trigonométrique ou indirect et barométrique.
1. Nivellement direct
11. Définition et principe
Le nivellement direct consiste à déterminer les altitudes au moyen des distances
verticales par rapport à un plan
horizontal de référence donné par
le niveau stationné à mi-parcours
entre les deux points A et B par
exemple sur lesquels on place
successivement la mire.
Les méthodes de détermination
des altitudes ont connu un grand
essor pendant les grandes périodes d’urbanisation et de viabilisation des espaces
habités.
L’objectif de ces mesures est de connaître précisément l’altitude de points,
généralement pour assurer les écoulements. Par conséquent, la surface de
référence la plus souvent considérée est le géoïde, niveau moyen des mers
(NMM), par la connaissance de la verticale du lieu. Or nous ne pouvons pas
rapporter ce NMM à tout lieu ainsi, il suffit d’avoir un point dont on connait son
altitude. Le plan horizontal de référence dans ce cas est le plan horizontal qui se
matérialise lorsqu’on fait tourner la lunette autour de son axe principal. Son
altitude est appelée altitude du plan de nivellement ou altitude du plan de visé.
L’altitude du plan de visé est la somme de l’altitude du point connu, appelé repère
de référence (RN) et la lecture effectuée sur la mire placée en ce point. Cette
lecture est appelée lecture arrière notée 𝐿AR . Elle correspond à la lecture du fil
niveleur 𝐿N sur ce point. Si nous désignons par AN l’altitude du plan de visé
alors on a : 𝐴𝑁 = 𝑍𝑅𝑁 + 𝐿𝐴𝑅 . Pour avoir l’altitude du point B il suffit de soustraire de
l’altitude du plan de nivellement la lecture du fil niveleur effectuée en B. Cette lecture
est appelée lecture avant (𝐿𝐴𝑉 ). Ainsi on a : 𝑍𝐵 = 𝐴𝑁 − 𝐿𝐴𝑉 . A partir de cette formule
nous pouvons déterminer la dénivelée entre les deux points A et B qui notée∆𝑍 est la
différence des altitudes : ∆𝑍 = 𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 . Or 𝑍𝐴 = 𝑍𝑅𝑁 et 𝐴𝑁 = 𝑍𝑅𝑁 + 𝐿𝐴𝑅 donc on a :
∆𝑍 = 𝑍𝑅𝑁 + 𝐿𝐴𝑅 − 𝐿𝐴𝑉 − 𝑍𝐴 . D’où ∆𝑍 = 𝐿𝐴𝑅 − 𝐿𝐴𝑉 et ainsi on a : 𝑍𝐵 = 𝑍𝐴 + 𝐿𝐴𝑅 − 𝐿𝐴𝑉 .
63
Ce type de nivellement est le plus précis et le plus courant. D’une manière générale on
exécute le nivellement différentiel selon l’un des modes suivants : par rayonnement ou
par cheminement ou le plus souvent par la combinaison des deux appelé nivellement
direct mixte.
D’une manière générale nous allons déterminer l’altitude d’un point quelconque 𝑃𝑖+1
par la relation : 𝐴𝑙𝑡𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒 (𝑃𝑖+1 ) = 𝐴𝑙𝑡𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒(𝑃𝑖 ) + 𝐿𝐴𝑅 (𝑃𝑖 ) − 𝐿𝐴𝑉 (𝑃𝑖+1 )
Il existe plusieurs procédés de nivellement direct par cheminement : à antenne,
encadré, fermé.
2. Nivellement indirect
Le nivellement indirect trigonométrique permet de déterminer la dénivelée ∆𝐻 entre la
station T d’un théodolite et un point P visé. Ceci est fait
par la mesure de la distance inclinée suivant la ligne de
visée Di et de l’angle zénithal (noté V). À partir du
schéma, on peut écrire que :∆𝐻 = ℎ𝑡 + 𝐷𝑖 × 𝑐𝑜𝑠𝑉 + ℎ𝑣
où ∆𝐻 est la dénivelée de T vers P ; ℎ𝑡 est la hauteur
de station (ou hauteur des tourillons), ℎ𝑣 est la hauteur
de voyant ou plus généralement la hauteur visée au-
dessus du point cherché (on peut aussi poser une mire
en P). On en déduit la distance horizontale 𝐷ℎ et la distance suivant la pente 𝐷𝑝 par
les formules respectives : 𝐷ℎ = 𝐷𝑖 × 𝑠𝑖𝑛𝑉 et 𝐷𝑝 = √∆𝐻2 + 𝐷ℎ2.
Le terme 𝐷𝑖. 𝑐𝑜𝑠𝑉 est appelé « dénivelée instrumentale ». Il est noté ∆ℎ𝑖.
C’est la dénivelée entre l’axe des tourillons (t) du théodolite et le point p visé.
𝐷ℎ ne dépend pas de ℎ𝑣 et ℎ𝑡 : elle n’est fonction que de 𝐷𝑖 et de 𝑉.
L’appellation «trigonométrique»
vient des calculs de trigonométrie
simples donnant ∆𝐻 et 𝐷ℎ.
A la différence du nivellement direct, le
nivellement trigonométrique est réalisé par
calcul de la dénivelée à partir de la
distance oblique entre les points, et l’angle vertical de site. Le principe général est
explicité par la figure ci-dessous. Selon ce schéma, l’altitude du point B peut être reliée
à celle du point A par la relation :𝑍𝐵 = 𝑍𝐴 + ℎ𝑖 + 𝑑𝑠𝑖𝑛𝑧 − 𝐻𝑝 où 𝑑 est la distance suivant
la pente.
Avec un théodolite stationné en S, l’opérateur vise
la mire placée en A, en interceptant la graduation
correspondante à la hauteur des tourillons ℎ𝑡 de
sorte que la visée soit parallèle à la droite SA dont
l’opérateur a mesuré la longueur 𝐷𝑝. Il lit l’angle 𝑉
correspondant, il mesure 𝐷𝑝 et en déduit que :
𝐷ℎ = 𝐷𝑝 × 𝑠𝑖𝑛𝑉 , ∆𝐻 = 𝐷𝑝 × 𝑐𝑜𝑠𝑉 et 𝑍𝐴 = 𝑍𝑆 + ∆𝐻 .
Lorsque le relief est irrégulier et l’on ne peut pas
mesurer la distance suivant la pente, il faut calculer la distance horizontale 𝐷ℎ de la
station 𝑆 à partir des lectures sur une mire posée en A. La dénivelée ∆𝐻 est ensuite
déterminée par : ∆𝐻 = ℎ𝑡 + 𝐷ℎ × 𝑐𝑜𝑡𝑎𝑛𝑉 − 𝐿𝑛. Avec ℎ𝑡, hauteur de l’instrument ; Ln,
lecture du fil stadimétrique niveleur sur la mire placée en A. On détermine 𝐷ℎ par la
formule 𝐷ℎ = 𝐾 (𝐿𝑠 − 𝐿𝑖 )𝑐𝑜𝑠 2 𝑧 + 𝐶𝑐𝑜𝑠𝑧. (Voir mesure indirecte de distance).
Nous avons précédemment affirmé que la méthode du nivellement direct ou
géométrique était beaucoup plus précise que celle-ci. Cela vient essentiellement
du mode de détermination des différentes variables : hi est mesuré au ruban (au
centimètre, voire au demi-centimètre près) comme la hauteur de prisme HP
puis, interviennent les précisions de mesure sur la distance oblique et l’angle
vertical.
66
Chapitre 9 : Représentation du relief : Les courbes de niveau
Une carte topographique doit indiquer, en plus des détails naturels et artificiels, le
relief du terrain naturel. Cette représentation peut être quantitative ou qualitative.
La représentation qualitative peut se faire à l’aide de hachures, d’estompages, de
couleurs ou de saillies. Quant à la représentation quantitative, elle s’effectue par
points cotés ou plus généralement par courbes de niveau.
1. Définitions
La meilleure manière de représenter quantitativement la forme du terrain consiste
en utilisation des courbes de niveau. Une courbe de niveau, étant le lieu
géométrique des points ayant la même altitude, est l’intersection du relief réel
avec un plan horizontal d’altitude donnée en cote ronde (généralement un nombre
entier). Les courbes de niveau, appelées isophyses, sont destinées à donner sur
une carte un aperçu du relief réel.
Les courbes sont équidistantes en altitude ; leur espacement horizontal dépend de
la déclivité du terrain à représenter et de l’échelle du plan ou de la carte. Sur une
carte IGN au 1/100 000, les plans horizontaux sont distants de 20 m en altitude et
les courbes principales y sont repérées tous les 100 m.
L’équidistance est alors la distance verticale entre deux courbes consécutives et
l’intervalle est la distance horizontale entre deux courbes consécutives. Le rapport
entre l’équidistance et l’intervalle correspond à la pente pour une direction
donnée. Le choix de l’équidistance dépend de la nature de la carte, de son échelle et
du relief du terrain. Pour faire plus facilement le décompte des altitudes, on
trace en trait plus foncé une courbe de niveau, appelée courbe maîtresse, en
général à toutes les cinq lignes et on inscrit sa cote. Donc, il existe quatre
courbes ordinaires entre deux courbes maîtresses. Les courbes ordinaires sont en
trait continu moyen, les courbes intercalaires (c’est la courbe dont l’équidistance
est la moitié de l’équidistance réelle), en trait interrompu fin.
67
Lorsqu’une courbe traverse une route ou un cours d’eau, elle le fait
perpendiculairement à leur axe.
68
Cette méthode consiste à déterminer d’abord l’altitude d’un ensemble de points
localisés par quadrillage, par polaire ou par tout autre système. On trace ensuite les
courbes de niveau par interpolation qui permet de choisir judicieusement le nombre et
la position des points à lever.
L’interpolation implique de collecter sur le terrain un point à chaque changement de
pente. En pratique, on lève les lignes de changement de pente, les crêtes et pieds de
talus et on densifie le nombre de points dans les zones de forte déclivité. Dans tous les
cas, il faut collecter un nombre suffisant de points pour que les interpolations faites
soient proches de la réalité.
La densité à l’hectare des points nécessaires pour obtenir une représentation fiable du
terrain est fonction des changements de déclivité du terrain et de l’échelle du plan. Le
tableau ci-après donne quelques ordres de grandeur.
69
La distance ab est la distance réelle, c’est-à-dire la distance mesurée sur le plan
et divisée par l’échelle du plan. L’altitude de
∆𝐻
M est : 𝐻𝑀 = 𝐻𝐴 + 𝑎𝑚 .
𝑎𝑏
On peut appliquer cette dernière formule
avec les distances mesurées sur le plan ; le
facteur d’échelle se simplifie.
70
une cote ronde. Sous cet axe, on dispose les indications relatives aux distances et
aux altitudes :
Numéros de profils.
Distances partielles : distances entre deux profils consécutifs.
Distances cumulées : distances des profils considérés à l’origine.
Altitudes des profils du terrain naturel : cotes des profils du niveau du terrain.
Altitudes des profils du projet : cotes des profils du projet.
Déclivités du projet : valeurs en pourcentage des pentes et ou rampes.
Alignements et courbes : longueurs des alignements droits et pour les virages le
développement de courbe verticale et l’angle de déflexion.
NB : Le profil en long projet est profondément marqué par la valeur très faible des
pentes qu'on peut donner à la route pour assurer des vitesses de circulation
convenables et par les problèmes de visibilité nécessaire à une conduite non
dangereuse.
Le profil en long est ainsi constitué d'une succession de segments de droites (ou
pentes) et d'arcs de cercles (aussi appelés raccordements paraboliques) permettant de
raccorder entre eux les segments de droites.
412. Calculs
Les calculs relatifs au profil en long sont ceux relatifs
aux points de passage encore appelés points fictifs.
Ces points correspondent à l’intersection des lignes
terrain naturel et projet. On suppose qu’en ces points
visite une surface nulle. En effet un point fictif est un
point à partir duquel commence un remblai et fini un
déblai et vice versa. Sa position se calcule alors par
ℎ1 ×𝐷
les formules suivantes : 𝑥 = et 𝑥 + 𝑦 = 𝐷 ; avec 𝐷, la distance partielle entre deux
ℎ1 +ℎ2
(02) profils consécutifs ; 𝑥, la distance entre le 1er profil et le profil fictif et 𝑦 est celle du
profil fictif au 2ème profil ; ℎ1 et ℎ2 sont respectivement les dénivelés entre le terrain
naturel et projet aux profils considérés. L’altitude de PF s’obtient à partir de la
pente du profil en long terrain naturel ou projet et de la valeur de 𝑥 ou 𝑦.
71
42. Profils en travers
421. Principe
Les profils en travers sont des coupes transversales menées selon des plans
verticaux perpendiculaires à l’axe de la voie. Il est habituellement d’usage de
rabattre les profils en travers vers l’origine du projet, amenant ainsi à droite de la
figure le côté gauche de la voie. On adopte le plus souvent la même échelle en
hauteur et en longueur. Comme pour le profil en long on trouve les indications
relatives aux ordonnées et aux distances. Certains aménagements sont
spécifiques aux profils en travers : les fossés, ils sont destinés à recevoir les eaux
de ruissellement ou d’infiltration venant du terrain supérieur ; les banquettes, elles
correspondent à des levées de terres placées en haut de talus de remblai pour assurer
la sécurité de l’usager. Ils permettent de calculer les paramètres suivants :
La position des points théoriques d’entrées en terre des terrassements.
L’assiette du projet et son emprise sur le terrain naturel.
Les cubatures (volumes de déblais et de remblais).
Le profil en travers est représenté en vue de face pour une personne qui se déplacerait
sur l’axe du projet de l’origine à l’extrémité
du projet. La voie de gauche doit donc se
situer sur la partie gauche du profil.
422. Calculs
Comme pour le profil en long on calculera
les cotes intermédiaires, les différences
d’ordonnées, les déclivités, la position des
points d’intersection. Aux extrémités du
profil, on utilisera les formules des pentes
suivantes :
Posons m la dénivelé entre les points du même profil TN et Projet.
𝑚
Pentes p et p’ de même signe : 𝑥 = 𝑝−𝑝′ .
𝑚
Pentes p et p’ de signes contraires : 𝑥 = 𝑝+𝑝′ .
L’altitude de PF s’obtient à partir de la pente du profil en travers terrain naturel
ou projet et de la valeur de x.
Tous ces calculs permettent ensuite de déterminer les superficies de remblai et
de déblai.
72