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Yala, Yala, Yala Ruh ! Ruh ! Ruh !

Nessim, accompagné d'un ferrailleur, traverse des check-points à Hébron, témoignant de l'humiliation des Palestiniens et des tensions avec les soldats. Après avoir échappé à un contrôle, il se rend chez Abdallah Manastir, un photographe qui l'accueille chaleureusement et évoque son père assassiné. La conversation entre les hommes révèle des divergences d'opinion sur la lutte pour la paix et l'avenir de la Palestine.

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Yala, Yala, Yala Ruh ! Ruh ! Ruh !

Nessim, accompagné d'un ferrailleur, traverse des check-points à Hébron, témoignant de l'humiliation des Palestiniens et des tensions avec les soldats. Après avoir échappé à un contrôle, il se rend chez Abdallah Manastir, un photographe qui l'accueille chaleureusement et évoque son père assassiné. La conversation entre les hommes révèle des divergences d'opinion sur la lutte pour la paix et l'avenir de la Palestine.

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5

Un matin, comme prévu, le ferrailleur avait conduit Nessim à travers les


vignes, les friches et les chantiers déserts. Au premier check-point, après
avoir grimpé vers la ville par des sentiers de muletiers, la présentation des
papiers fournis par Falastìn suffit au passage après deux heures d’attente
derrière une petite foule silencieuse d’ouvriers loqueteux, d’étudiants et de
paysannes chargées de couffins. Derrière les barbelés, on faisait circuler les
Palestiniens par groupe de cinq, en comptant un âne pour une tête. Ils
assistèrent sans broncher à la mortification d’une vieille femme qui venait
d’exhiber ses chevilles enflées aux soldats. “Allez passe ! Yala, yala,
yala…” avait lancé en arabe une recrue d’à peine vingt ans. À proximité du
grillage, le conscrit l’arrêta d’un geste impérieux pour lui ordonner cette
fois de reculer : “Ruh ! ruh ! ruh !” Tout réjoui, il contraignit la vieille qui
sanglotait d’humiliation à recommencer trois, quatre fois cette pantomime.
Quand, à la cinquième, Nessim voulut intervenir, la poigne du gitan l’arrêta
net. D’un signe de tête, ce dernier lui désigna des factionnaires fusil en joue
postés sur le remblai. “Ils n’hésiteront pas” dit-il en rallumant son mégot
avec une mèche d’amadou.
Au second check-point plus encombré encore, un sous-officier chu de sa
guérite entre deux blocs de béton interpella Nessim pour un contrôle
personnalisé. “Sabah el kheir !” grommela-t-il en le poussant vers le
vestiaire des hommes. Blond, l’œil d’un bleu d’acier, il examina avec
suspicion les papiers d’identité, confrontant de longues minutes les photos à
l’original. Une fois Nessim déshabillé, il s’intéressa tout particulièrement à
la cicatrice encore vive de l’épaule, ronde comme une pièce d’un shekel. Le
soldat recula de quelques mètres, la main sur son pistolet : “Je ne peux pas
jurer que tes papiers sont faux, mais ça, pas de doute, c’est un impact de
balle…” Rhabillé, le suspect fut conduit vers un command-car blindé garé
devant un hangar. On allait le menotter quand une jeep vint se ranger à
proximité. Les soldats dans leur routine accueillirent d’un bref salut
l’officier de section.
— Encore un élément suspect ! déclara le soldat blond en brandissant le
laissez-passer de Nessim.
— Relâchez-le ! décida le gradé après un bref coup d’œil sur les papiers.
Impossible d’en coffrer un seul de plus aujourd’hui.
Passé à son tour, le gitan qui patientait à distance s’essuya le front du
revers de la main. Il regarda Nessim comme un miraculé. Tous deux
poursuivirent leur avancée sans plus d’encombre, malgré les blocs de béton,
les barrières métalliques et les rouleaux de barbelés qui obstruaient certains
quartiers périphériques en bordure de la vieille ville. Entre deux longs
détours dans les ruelles dépeuplées, le gitan empruntait maint raccourci par
une cour cachée, une brèche dans un mur ou quelque passage secret, d’une
cave ou d’un grenier à l’autre. Parvenus au cœur d’Hébron, ils franchirent
ainsi le secteur H2 sous contrôle de l’occupant après avoir contourné le
Tombeau des Patriarches et les pâtés d’immeubles investis par les colons.
En face de l’un d’eux, quantité de pavés et de bouteilles brisées défonçaient
les stores et les étals d’un alignement vacant de minuscules boutiques. Ici et
là, des filets métalliques jonchés de détritus, de pierres et d’objets divers
étaient tendus entre les façades. “C’est pour protéger nos têtes” expliqua
Amoun en montrant d’un doigt furtif les étages surélevés où se
retranchaient les colons extrémistes.
De l’autre côté des barrages enfin, en limite du secteur H1 sous autorité
palestinienne, non loin de l’ancien marché, les deux hommes rasèrent les
murs par crainte d’une interpellation. Des commandos patrouillaient.
Juchées sur les toits, des vigies statufiées pointaient leurs fusils dans le
vide. Amoun franchit d’un pas nonchalant l’étroit no man’s land.
— Nous voilà en zone libre, ironisa-t-il, un œil sur les snipers. Mieux
vaut s’écarter. C’est assez banal qu’une balle blesse ou tue quelqu’un par
ici, une femme, un enfant… Avec les regrets garantis de Tsahal et les cris de
joie des colons.
Les rues bientôt s’animèrent. Ils s’enfoncèrent dans la foule des quartiers
commerçants. Des femmes voilées couraient les échoppes. Un peu partout
vaquaient des hommes hagards et mal rasés, comme au retour d’un long
voyage. Un convoi blindé, jeeps et command-cars, freinait la circulation
automobile du côté du marché de Bab al-Zawiya.
— Des internationaux manifestent contre l’apartheid ou je ne sais quoi,
expliqua le gitan. Des jeunes de Tel-Aviv et quelques Occidentaux propres
sur eux. Ça risque de barder quand les gosses s’en mêleront.
Dépenaillés, l’air souffreteux, des enfants de tous âges se faufilaient par
grappes entre les taxis jaunes, les cycles et les camionnettes bâchées. Le
gitan s’était affublé d’une casquette à visière et baissait le front
ostensiblement. Il toucha le bras du transfuge.
— Tu vas rentrer dans le premier magasin à ta droite et demander
Manastir, Abdallah Manastir. Tu diras que le docteur Charbi t’envoie…
Nessim n’eut pas le temps de saluer le ferrailleur qui, tête basse, venait
d’obliquer vers une ruelle populeuse. Assourdi par la rumeur, cherchant
dans la couleur du jour un sens à cette précipitation des signes, il vint se
poster à quelques mètres de l’endroit, sous un arbre étique qui perdait ses
dernières feuilles. Une vitrine empoussiérée, sans enseigne, laissait
entrevoir des photographies encadrées au milieu d’autres racornies par le
soleil. L’appel du muezzin s’éternisa, guttural dans les haut-parleurs. Il se
sentit soudain terriblement seul, vide de toute pensée, en rescapé d’il ne
savait quel sinistre. Une sensation ouatée de privation lui creusait la gorge
et le ventre. Le visage de Falastìn prit vite les contours de ce manque. Un
flot inattendu d’évocations le submergea. Tout lui revint dans une brûlante
effusion d’images – sa silhouette d’elfe, sa démarche un peu tendue, ses
brusques abandons de jeune fille. Elle lui souriait d’un air penché qui voilait
d’une cascade de boucles ses pupilles dilatées aux lueurs de mica. Elle
l’entretenait d’une toute petite voix des discrétions utiles à la survie et des
luttes ordinaires contre la désespérance. Aussi, parfois, elle s’immobilisait,
muette et grave, dans la posture concentrée de l’hypnose. Cette folie en elle
avait une force de séduction insoupçonnée. Tout son être rayonnait alors
d’une volonté obscure, proche de la terre, du souffle du vent dans les
amandiers, de la grande nuit forgée d’étoiles et de songes.
Avant de le quitter, elle lui avait expliqué qu’ils pourraient se revoir plus
tard, au gré des contingences, qu’elle allait vivre à Hébron, mais dans la
vieille ville, chez une sœur d’Asmahane, pour instruire les enfants des plus
pauvres confinés en zone occupée, également dans l’espoir de reprendre ses
études.
Chancelant sous son arbre depuis un temps indéterminé, il découvrit avec
stupeur que la nuit tombait par syncopes continues, effaçant peu à peu les
mouvements de la rue. Il se ressaisit et, dans la crainte d’être repéré, courut
enfin heurter la porte de la boutique aux portraits. Quelqu’un s’approcha,
silhouette floue derrière la vitre empoussiérée. Un œil agrandi affleura
l’épaisseur du verre. Après un long regard de poisson dans son bocal, la
porte s’ouvrit et un visage s’éclaira.
— C’est toi, le fils d’Asmahane, je te reconnais malgré le temps. Entre !
Tout le monde te croyait mort, sauf ta pauvre sœur qui n’a plus toute sa
tête…
L’homme, rabougri dans sa blouse grise, le crâne dégarni, souriait avec
un air de douce myopie.
— Entre vite ! Il ne fait pas bon rester dehors, ce soir. Tu n’as pas de
bagage, très bien, nous te fournirons le nécessaire. Mais il est déjà tard, tu
dois mourir de faim. Je vais fermer à double tour…
Dans la pénombre, l’intérieur du magasin laissait discerner une vue de
Jérusalem, une autre des pyramides d’Égypte, grands pans grisâtres
découpés sur fond de muraille. Des réflecteurs fluorescents et un drap noir
tendu devant un trépied achevaient de camper les lieux. Un instant distrait,
Abdallah Manastir s’empressa d’abaisser le store d’acier au moyen d’un
système de poulies à manivelle.
— Oui, je suis photographe, reprit-il, un doigt sur le bulbe de cuivre du
commutateur. J’ai fait de beaux portraits de toi quand tu étais petit, mais tu
as oublié. Ton père t’amenait lui-même, c’était un monsieur, ton père, plein
de bon sens, courageux, un authentique héros. Il était contre le terrorisme,
ça ne l’a pas empêché d’être abattu.
La lumière givrée d’un tube au néon illumina l’atelier, avec ses
présentoirs et ses décors de carton, laissant dans la pénombre une arrière-
salle ouverte, mi-cuisine mi-laboratoire. Au-delà, quelques marches
donnaient sur un couloir obscur. Un miaulement résonna, abyssal, du fond
d’une ancienne jarre à huile, avant qu’apparaisse une petite tête lunaire aux
yeux de déesse.
— C’est Muezza, la chatte du prophète. On raconte qu’un jour, pour ne
pas déranger son sommeil, il déchira la manche de sa tunique.
L’animal s’extirpa d’un bond du grand vase et vint humer les basques du
nouveau venu. Celui-ci, toujours silencieux, cherchait désespérément un
sens à la succession précipitée d’événements qui avait bousculé en lui toute
clairvoyance. Pourquoi fallait-il changer aujourd’hui d’habitat, loin de
Falastìn et de sa mère aveugle ? La pensée de la jeune fille était un fil tendu
au-dessus de ce chaos de mésaventures. La revoir constituait pour l’heure
son unique aspiration. Mais il se rappela lui avoir promis d’accepter sans
réserve le refuge à Hébron. Sur un mur, au-dessus d’une espèce d’établi, des
portraits pâlis de femmes s’alignaient, la plupart sans voiles, fillettes rieuses
à la peau sombre et aux dents étincelantes, bédouines en robe surfilées de
losanges de dentelles et portant sur l’épaule des broussailles du désert,
ancêtres à boucles d’or contemplant un monde lisse à travers une nasse de
rides remontée d’un gouffre.
— De belles photos artistiques, n’est-ce pas ? dit Manastir en se
rapprochant. C’est mon oncle qui les a réalisées du temps de l’Empire
Ottoman. Avec un des tout premiers Kodak. You press the button, we do the
rest ! C’était la réclame. J’ai conservé l’appareil. C’est une pièce de musée.
Mon cher oncle fabriquait aussi des autochromes couleur de guerre. J’ai
tout appris de lui…
Une femme entièrement vêtue de noir, le bas du visage voilé, se détacha
des ténèbres du corridor. Elle descendit pesamment les marches.
— Aïcha, mon épouse ! déclara le vieil homme sans même la regarder.
Jamais elle ne s’est laissé photographier par moi ! La religion le lui
déconseille. Mais sa cuisine est divine, grâce à Dieu.
Tandis qu’elle tournait déjà les talons avec la même lenteur bougonne, il
fit un signe de connivence au jeune homme et lança :
– Le maklubeh aux aubergines n’attend pas !
Tous deux la suivirent au-delà de l’escalier. L’obscur corridor incurvé en
demi-cercle n’en finissait pas. Quelques marches à nouveau, peintes en
blanc pour signaler l’obstacle, débouchaient dans une vaste pièce au
plafond bas, de l’autre côté d’une solide porte de chêne.
— C’est chez nous, dit fièrement Manastir. Par ici, l’entrée donne de
plain-pied sur une ruelle surélevée. Inutile de passer par le magasin…
Une table était dressée sous le faible éclat d’un plafonnier à vasque et
breloques de verre. En retrait, deux hommes silencieux patientaient. Le plus
jeune, en survêtement vert et baskets, les poings dans les poches ventrales
de son jogging, était nonchalamment adossé contre un buffet de formica ;
l’autre, tête grise grêlée de pelade, mal à l’aise dans son vieux costume à
veste croisée, semblait au garde-à-vous derrière sa chaise, une expression
de détresse mal contenue sur toute sa personne. Le photographe fit signe à
la petite assemblée de prendre place tandis qu’Aïcha, son épouse
caparaçonnée, disparaissait dans la cuisine. Il s’adressa aux deux hommes :
— Je vous présente Nessim, notre nouveau locataire, le fils d’un cheik
assassiné par l’occupant. C’est une tête, il a étudié ! Vous connaissez peut-
être sa sœur Falastìn qui milite avec les internationaux et ceux du Hadash.
Tous les pacifistes, quoi !
— Cette idiote devrait plutôt prendre un fusil ! s’écria le plus jeune.
— Je ne crois pas, Omar ! répliqua Manastir sans élever la voix. Il faut
patienter, lutter sur les fronts de l’opinion, de la politique locale et de la
diplomatie. Nous atteindrons notre objectif en tournant une fois pour toutes
le dos aux attentats-suicides et à l’Intifada armée.
— Quel objectif ?
— Tu le sais bien : un État en Cisjordanie et dans la bande de Gaza
délimité par la Ligne verte avec une vraie solution au problème des
réfugiés, l’évacuation totale des colonies, et Jérusalem comme capitale
partagée garantie par un statut international.
Pour toute réponse, Omar émit un ricanement, puis il haussa les épaules
en se frottant les mains :
— Bismillah ! Comme on dit, le maklubeh ne peut attendre…
Les quatre hommes s’attablèrent autour du plat fumant qu’Aïcha venait
de retourner dans un grand légumier de faïence.
— Lui, c’est Mohammed, dit encore Manastir en désignant d’un vague
mouvement de coude son voisin de banc.
— Ismi Mouhammad, acquiesça l’homme au costume croisé avec un
sourire désolé qui découvrit une denture de vieux cheval.
— C’est un réfugié du camp d’al-Arkop, un bon maçon un peu dur
d’oreille, poursuivit le photographe. Ses deux fils ont été tués l’an passé, à
l’iftar du premier jour du ramadan. Ils appartenaient tous les deux aux
brigades al-Quds. Mohammed l’ignorait. Il n’a rien à voir avec le Jihad.
Mais va expliquer ça à l’occupant. Je ne donne pas cher de sa peau…
L’homme écarquillait drôlement les yeux à travers la vapeur, comme s’il
tentait de voir dans l’avenir. Gêné, il attendit pour manger qu’on l’y invite.
Le pain de froment s’effritait entre ses doigts crayeux et durs.
— Et toi, tu te rappelles du pays ? lui demanda Omar en criant presque,
mais d’un ton détaché.
— À peine, marmonna Mohammed. Je me souviens seulement du nom
de mon village : al-Bassa, entre Haïfa et la frontière du Liban. J’étais petit
au moment de l’exode. Maintenant les réfugiés ne savent plus que répéter
les histoires de leurs pères…
L’épouse du photographe vint pousser une carafe d’eau et quatre verres
sur la table. Le souffle court, une main sur les reins, elle retourna
plaintivement dans sa cuisine.
Omar remplit à ras bord l’un des verres et le but d’un trait. Une
contraction bouffissait les linéaments de son visage qui, singulièrement,
paraissait plus juvénile encore. Il avait posé ses couverts et s’agitait, comme
s’il ravalait des paroles décisives. Son regard se concentra avec une abrupte
intensité sur le nouveau convive.
Un peu plus tard, en servant le thé, Manastir revint sur la situation dans la
vieille ville.
— Mêmes les organisations humanitaires ne peuvent plus accéder aux
zones tampons autour de la mosquée d’Ibrahim. L’armée et les colons
veulent vider le secteur de sa population. En attendant la construction du
mur…
— C’est partout pareil, l’humiliation ou la répression ! L’armée
d’occupation protège les colons qui rêvent de nous exterminer. Seul le
djihad nous sauvera des sionistes !
En disant ces mots, Omar n’avait cessé d’observer son vis-à-vis, lequel
buvait le thé, l’esprit toujours accaparé par la pensée de Falastìn.
Nerveusement, le vieux photographe frappa la table de ses paumes
ouvertes.
— Le terrorisme est responsable de presque tous nos malheurs. Le mur,
le morcellement des territoires, l’asphyxie de notre économie, voilà le
résultat. Nous devons lutter sans haine pour notre indépendance.
— Moi, j’ai la haine ! lança Omar. Enfant, j’ai vu mon père battu à mort
par les soldats rentrés en force dans la maison. Il faut tout faire sauter chez
eux !
— Ce n’est pas la solution ! répéta vivement Manastir.
— Dieu le sait ! Par le saint Livre, si tu es contre notre combat, chasse-
moi de ta maison, je comprendrais…
— J’ai lu moi aussi le Coran, dit plus calmement Manastir : “Et si l’un
des sectateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole
divine, puis conduis-le en un lieu de sécurité. Car ces gens-là ne savent
pas.” C’est extrait de la neuvième sourate, At-Tawbah, l’une des plus
critiquées pour son intolérance…

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