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Chapitre 2 OCS

Le chapitre traite des différents types de captage des eaux souterraines, notamment par sources, puits et forages, en expliquant les méthodes adaptées selon le terrain. Il décrit les caractéristiques des sources, les aménagements nécessaires, ainsi que les types de puits traditionnels et modernes, en détaillant les techniques de forage. Enfin, il aborde les méthodes de forage, y compris le battage et le forage rotatif, en soulignant leurs avantages et inconvénients.

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Chapitre 2 OCS

Le chapitre traite des différents types de captage des eaux souterraines, notamment par sources, puits et forages, en expliquant les méthodes adaptées selon le terrain. Il décrit les caractéristiques des sources, les aménagements nécessaires, ainsi que les types de puits traditionnels et modernes, en détaillant les techniques de forage. Enfin, il aborde les méthodes de forage, y compris le battage et le forage rotatif, en soulignant leurs avantages et inconvénients.

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Chapitre 2 : TYPES DE CAPTAGE DES EAUX SOUTERRAINES

Introduction
Le captage des eaux souterraines peut se faire soit par des puits, par des forages ainsi que les
sources de résurgence. Toutes ces étapes ont besoins d’une maitrise parfaite de protocole
adapté. Ces eaux souterraines se retrouvent dans le souterrain au niveau des aquifères et
précisément dans les nappes où elles sont captées par des puits et des forages. Quant aux
sources, elles permettent de capter ces eaux souterraines lorsqu’elles apparaissent en surface.
Ce cours qui est consacré au captage des eaux souterraines va présenter les différentes
méthodes de captages en fonction du terrain traversé ainsi que les méthodes de
développement en vue de la fixation du débit d’exploitation et de l’installation de la pompe
d’exhaure. Pour forer à travers tous ces différents types de formations (sols), de nombreuses
techniques de forage manuel ont été développées et sont utilisées dans le monde.

1. Captage des sources

1.1. Définition

Une source est un lieu d'apparition et d'écoulement d'eau souterraine à la surface du sol, elle
est toujours liée à l'existence d'une nappe et peut être située au mur ou au toit du réservoir
aquifère.

Les sources présentent généralement les qualités de l'eau souterraine, tout en permettant une
exploitation aisée. Leur présence est étroitement liée à la géologie du terrain :

Un plancher rocheux imperméable, tel qu'un gisement d'argile est à la base d'une couche de
sol ou roche saturée, alors, une source tendra à apparaitre sur la pente où la couche d'argile
affleure.

1.2. Différents types des sources

Les roches plutoniques sont également imperméables à l'eau, pourtant elles sont souvent
fragmentées et les sources apparaissent généralement là où ces ruptures viennent en surface.

1
1.2.1. Sources d'affleurement

Les sources d'affleurement sont celles qui apparaissent à l'endroit où affleure le substratum
imperméable. Si l'aquifère est perméable en petit, il existera le long de la ligne d'affleurement
de la zone imperméable des suintements continus et, par suite, très faibles.

1.2.2. Sources d'émergence

Les sources d'émergence sont celles qui apparaissent là où la surface topographique recoupe
la surface piézométrique d'un aquifère. Ces sources apparaissent dans les fonds des vallées.

1.2.2. Sources filoniennes

Autrement dites «sources de cassure», sont celles qui prennent naissance là où les cassures et
les filons perméables, partant de la surface du sol, atteignent le toit d'une nappe aquifère sous
pression. De telles sources sont parfois artésiennes.

1.2.3. Sources vauclusiennes

Une source vauclusienne est en réalité l'affleurement d'un cours d'eau souterrain en terrains
karstifiés.

1.2.3. Sources d'éboulis

Il peut arriver qu'une source soit couverte d'éboulis. L'eau qui sort de la source entre dans
l'éboulis et n'apparait que plus loin au pied de l'éboulis. Elle est appelée « source d'éboulis » et
la source originelle couverte par l'éboulis est alors appelée « source géologique ».

1.3. Aménagement d'une source

La nappe d'eau qui sort toute seule du sol constitue une source. En général, une telle eau est
bonne à boire. Cependant cette eau peut être polluée à sa sortie du sol. Afin d'éviter un tel
danger, on doit aménager la source. Trois grands types d'aménagements de sources peuvent
être envisagés dans un contexte nécessitant le recours à des techniques à faible coût :

2
o aménagement très simple ;

o aménagement avec un réservoir ;

o aménagement avec un réservoir et filtre.

1.3.1. Aménagement simple de source

Schéma d'aménagement simple d'une source

L'aménagement simple de source doit débuter par un nettoyage de l'endroit où l'eau sort du
sol. Il faut :

• faire une tranchée horizontale sur plusieurs mètres pour rechercher l'eau un peu plus
loin ;
• remplir la tranchée de gros cailloux pour que l'eau circule facilement ;
• reboucher la tranchée ;

À l'extrémité, sceller un tuyau par lequel l'eau s'écoulera. Le tuyau doit être scellé dans un
mur fait en ciment, en parpaing ou en pierre ;

Le sol, à l'endroit où le tuyau sort, doit être nivelé et recouvert de cailloux pour éviter qu'il y
ait formation d'un bourbier ;

Réaliser une rigole qui évacue au loin l'eau sale.

3
1.3.2. Aménagement avec réservoir

Schéma d'aménagement avec réservoir

Il est nécessaire de construire une chambre maçonnée qui permet de récupérer et de stocker
l'eau de la source.

L'aménagement extérieur est identique à celui de l'aménagement simple.

1.3.3. Aménagement avec réservoir et filtre

Schéma d'aménagement avec réservoir

4
2. Différents types de puits

Les puits sont des ouvrages à gros diamètre réalisées généralement de façon manuelle par des
puisatiers. Cependant, l’évolution des technologies a conduit à la réalisation des puits
moderne construits de façon mécanique. Toutefois, les profondeurs restent généralement
faibles.

2.1. Puits traditionnels

Le puits traditionnel, réalisé en maçonnerie et qu'on trouve encore sur le terrain de certaines
veilles maisons, est un puits de faible profondeur construit pour collecter principalement des
eaux de surface. Son principe consiste en la récupération des eaux pluviales, qui en s'infiltrant
dans le terrain vont remplir le puits via les parois perméables de l'ouvrage. Ce type de puits est
encore réalisable mais les techniques de construction ont largement évolué.
Les principaux avantages de ce type de puits : il n'est pas nécessaire de creuser très profond
pour récolter l'eau, entre 7 et 8 m et peut actuellement atteindre 25 m, pour un bon puits
traditionnel. De plus, l'eau n'étant pas profonde, une pompe de surface, équipement plus
économique que les pompes de forage, sera suffisante. Un inconvénient néanmoins, ce type de
puits ne peut pas être réalisé sur tous les terrains car certaines caractéristiques de sol ne
permettent pas ou peu l'infiltration de l'eau de pluie.

2.2. Puits moderne

La tarière manuelle est constituée de tiges métalliques extensibles pouvant être tournées par
une poignée. A l’extrémité de la dernière tige peuvent être fixés différents types de tarières
métalliques (outil de fonçage). La tarière sélectionnée est tournée dans le sol jusqu’à ce quelle
soit remplie de matériau, puis elle est remontée à la surface pour y être vidée. A chaque type
de formation (sol) correspond un type de tarière avec une forme spécifique. Au-dessus du
niveau de la nappe d’eau (niveau statique), le trou de forage reste en général ouvert sans être
soutenu. En dessous du niveau statique, un pré-tubage temporaire en PVC peut être nécessaire
pour éviter que le trou ne s’effondre. En forant à l’intérieur d’un pré-tubage temporaire, les
débris de sol peuvent être enlevés soit avec une tarière classique, soit avec une tarière à clapet.
Le pré-tubage temporaire est descendu dans le trou au fur et à mesure du fonçage. Une fois la
profondeur finale atteinte, on peut installer le tubage permanent, puis enlever le tubage
temporaire. Les tarières peuvent être utilisées jusqu’à une profondeur d’environ 25 mètres.

Avantage : facile à utiliser au-dessus du niveau de la nappe.


5
Inconvénient : il est parfois très difficile d’enlever le pré-tubage temporaire.

2.2.1. Puits foré à la boue / rotatif à boue


Le puits foré à la boue (ou puits rotatif à boue lorsqu’un mouvement de rotation de l’outil de
fonçage est actionné) utilise la circulation de l’eau pour faire remonter à la surface du sol les
matériaux forés. Le train de tiges du puits est actionné de haut en bas. Pendant la descente des
tiges, le choc créé par le trépan fixé au bout du train de tiges ameubli/fragmente les matériaux
du sol et pendant le mouvement de remontée, l’extrémité du train de tiges est obturée avec la
main, créant ainsi une aspiration de l’eau et des débris qu’elle contient jusqu’à la surface. Au
cours du mouvement de descente suivant, la main est retirée du train de tiges et l’eau gicle
dans le bassin préalablement creusé à coté du puits. Dans ce bassin de décantation, les débris
se séparent de l’eau pour se déposer au fond du bassin alors que

6
l’excédent d’eau redescend à nouveau dans le trou. La pression de l’eau sur les parois du
forage évite l’effondrement de ces dernières. Le forage à boue (avec ou sans rotation) peut être
utilisé jusqu’à une profondeur d’environ 35 mètres.

Avantage : simple d’utilisation et aucun pré-tubage n’est en principe nécessaire. Un massif


filtrant et un joint d’étanchéité sanitaire peuvent être mis en place. Permet de forer également
dans l’argile et les formations de roches semi-consolidées.
Inconvénient : le niveau d’eau dans le trou doit être maintenu tout au long de l’opération de
fonçage. Le niveau de la nappe n’est pas connu avec précision pendant le forage.

2.2.2. Lançage à l’eau ou Jetting


Le lançage à l’eau (ou ‘Rotary’ quand il est mécanisé) est également basé sur la circulation et
la pression de l’eau. A la différence du forage à boue, l’eau est désormais injectée à l’intérieur
du train de tiges et la boue (eau et débris) remonte le long des parois du forage. Afin d’obtenir
une pression d’eau suffisante, on utilise une motopompe. On peut laisser l’extrémité
inférieure du tuyau de forage simplement ouverte, ou on peut y rajouter un outil de fonçage
(trépan). On peut également faire tourner totalement ou partiellement le train de tiges. La
technique du lançage à l’eau peut être utilisée jusqu’à une profondeur d’environ 35 mètres

Avantage : très rapide dans les formations de sable fin et moyen.


Inconvénient : généralement limité aux sols sableux. Il peut être difficile d’installer
correctement un massif filtrant et un joint d’étanchéité sanitaire. Le niveau de la nappe d’eau
n’est pas connu avec précision pendant le forage.

2.2.3. Puits foré par percussion / battage


Dans ce puits, un lourd trépan (ou cuiller) attaché à une corde ou un câble, est descendu dans
le trou de puits ou à l’intérieur du pré-tubage. Un trépied (ou chèvre) est en général utilisé
pour suspendre ces outils. En actionnant la corde ou le câble de haut en bas, le trépan ameubli
et fragmente le sol ou la roche consolidée dans le trou du puits, dont les débris sont ensuite
extraits grâce à la cuiller. Comme pour puits à la tarière, un pré-tubage en métal ou PVC peut
être utilisé pour éviter l’effondrement du trou. Une fois le tubage définitif (tuyaux et crépines
en PVC) installé, le pré-tubage doit être enlevé. Le puits par percussion est généralement
utilisé jusqu’à une profondeur de 25 mètres.

7
Avantage : permet de retirer les gros morceaux de roche et de forer dans les formations semi-
consolidées.
Inconvénient : l’équipement peut être très lourd et relativement cher. Cette méthode est lente
en comparaison aux autres méthodes

3. Forage
Un forage est ouvrage de captage de petit diamètre réalisés aux moyens de méthodes
mécaniques et pouvant atteindre de grandes profondeurs. Il existe plusieurs méthodes de
forage.

3.1- Battage ou percussion à cadence


3.1.1. Principe
Le forage est réalisé par fractionnement de la roche sous l’effet de la chute répétée d’un
trépan suspendu à un câble avec un train de tiges. Les sédiments sont récupérés au moyen
d’une soupape descendue dans le forage.
La perforation est réalisée sans circulation d’eau ni de boue. Dans les formations non
consolides, il est nécessaire de descendre une colonne de tubage provisoire au fur et à mesure
de l’avancement du forage. Le diamètre intérieur de ce tubage est juste supérieur à celui du
trépan. Les frottements contre les parois du forage limitent toutefois la progression de la
colonne et il peut être nécessaire de télescoper un ou plusieurs tubages à l’intérieur de la
première colonne pour poursuivre le forage. Ces tubages sont mis en place par poussée et
louvoiement (rotation en aller et retour).

3.1.2. Description du matériel de battage


- le Battage à tiges où à trépan, surmonté d’une masse-tiges (pour augmenter le poids des
pièces percutantes) est suspendu à un train de tiges vissées les unes aux autres au fur et à
mesure de l’avancement du forage
- le Battage au câble ou le trépan et la casse tige sont directement suspendu à un câble
manœuvré par un treuil installé au sol.

3.1.3. Domaine d’application de la technique


C’est une technique universelle traversant pratiquement tous les types de terrains avec
cependant :
- une faible vitesse d’avancement dans les roches très dure

8
- une vitesse plus lente en terrains tendres et non consolidés
Le domaine d’élection de cette méthode est donc celui de terrains cohérents, pas trop durs
(grès tendres, marnes indurés, schistes ou calcaires fracturés)
Cette méthode convient bien pour des forages peu profonds (-100 m), mais peut être
éventuellement utilisée pour de plus grandes profondeurs. Les diamètres de forages sont
compris entre 250 et 500 mm, mais il existe des machines de battage capables de forer jusqu’à
1,5 m de diamètre.

3.1.4. Avantages et inconvénients


Comme avantages la méthode de battage en présente plusieurs :
- Simplicité et robustesse du matériel, personnel relativement peu spécialisé
- maintenance facile
- coût de l’atelier deux fois moins cher que celui d’un forage par rotation
- l’absence de circulation de boue permet, d’éviter la nécessité d’un travail en continu, de
mieux repérer les venues d’eau dans le forage, d’éviter les difficultés de nettoyage ultérieur du
forage.
- faible consommation d’eau, quelques dizaines de litres à l’heure, versées au fond du forage
pour faciliter le travail de l’outil.
Comme inconvénient, c’est la lenteur d’exécution de l’ouvrage (des semaines au lieu de
quelques jours, l’équipement est souvent très lourd

3.2- Forage par rotation à la boue


3.2.1. Principe
L’outil d’attaque est entraîné en rotation par le train de tiges de la sondeuse. Cet outil, sous la
double action de la rotation et du poids des tiges, perfore la roche et la fragmente. Ce procédé
est complété par la circulation dans le forage d’un fluide d’injection appelée boue de forage
par des pompes appropriées. Ces boues refroidissent et lubrifient l’outil de travail, facilitent
son action d’érosion et permettent la remontée à la surface des déblais de forage.
Les parois du forage sont stabilisées par le dépôt d’une croûte de boue résistante, le « cake ».
Mais en terrain non consolidé, il peut être nécessaire de descendre un tubage au fur et à
mesure de l’avancement du forage comme dans le battage.
La boue utilisée autrefois était une solution colloïdale de bentonite (variété d’argile proche du
kaolin aux particules très fines inférieures au micron. Les fonctions de la boue sont les
suivantes :

9
- remonter les sédiments broyés (cuttings)
- consolider les parois du trou par la constitution d’une croûte de dépôt (cake)
- maintenir les cuttings en suspension s’il y’a arrêt de circulation de boue
- lubrifier et refroidir l’outil
- augmenter, par l’effet des jets en fond de trou l’action abrasive de l’outil
- renseigner le foreur sur les pertes ou venues d’eau par l’observation des variations de
volume de boue ;
- équilibrer les pressions hydrostatiques

3.2.2. Domaine d’application de la technique


Le forage par rotation à la boue, conçu pour forer sans tubage dans les terrains meubles ou
peu consolidés est la seule méthode permettant de réaliser des forages à moyenne ou grande
profondeur dans les bassins sédimentaires récents, constitués de roches variées, généralement
tendres et peu cohérentes. Son domaine d’élection est celui des roches, de dureté faible à
moyenne. Au-delà d’une certaine dureté de la roche, son rendement diminue fortement de
sorte que le forage au tricône convient mal aux roches dures.
Il n’y a pas de limite technique à la profondeur qui peut être atteinte mais une limite de prix
de revient. En Afrique de l’Ouest, il existe des forages d’eau dont la profondeur des ouvrages
se situe entre 100 et 500 mètres.

3.2.3. Avantages et inconvénients


Comme avantage, La profondeur du forage peut être très importante, la foration n'est pas
perturbée par les terrains peu stables ou plastiques, sous réserve de l'utilisation d'un fluide de
forage adapté à ce système permet un bon contrôle des paramètres de forage (poids de l'outil,
vitesse de rotation, qualité de la boue, débit d'injection de la boue) en fonction des terrains à
traverser. Le forage au rotary entraîne une consolidation des parois en terrains meubles par
dépôt d'un cake.
Comme inconvénients, nécessité d'un fluide de forage qui ne permet pas d'observation directe
de la qualité des eaux des formations traversées ; colmatage possible des formations aquifères
par utilisation de certaines boues (bentonite) ; difficulté d'observation des cutting, la présence
de tamis vibrants en circuit retour diminue sensiblement cet inconvénient

10
3.3. Sondeuses au marteau fond de trou
3.3.1. Principe
Cette technique est la plus moderne à l’heure actuelle. Elle permet des perforations jusqu’à
500 m de profondeur de même que dans les sols très difficiles.
L’outil de creusement est géré depuis la surface, administrant des pressions rotatives utilisant
un axe. Les percussions du marteau proviennent de l’injection de grandes quantités d’air
compressé. L’air s’échappe du marteau, emmenant avec lui vers la surface les débris obtenus.
Le système d’air compressé permet de déterminer les quantités d’eau produites par chaque
entrée et de récupérer des échantillons des sols et des eaux. Cette information est prise en
compte pour déterminer la profondeur exacte du puits dès que l’exploration et le forage sont
finis.

3.3.2. Domaine d’application de la technique


C’est la méthode la plus adaptée aux forages de petit diamètre (100 mm à 220 mm) en zone
de socle étant entendu qu’un dispositif complémentaire (généralement le rotary à l’air) doit lui
être associé pour la traversée des couches superficielles.

3.3.3. Avantages et inconvénients


Cette méthode permet le contrôle instantané et permanent du développement du forage. Ceci
permet aussi d’optimiser au maximum par rapport à d’autres techniques de forage à forer de
larges diamètres et ne permettent pas d’évaluer les quantités et la qualité de même que la
profondeur exacte des eaux. Ceci entraîne des coûts inutiles et des mauvaises surprises (eau
salée et/ou faible pression).

4. Activités au cours de la foration


4.2. Logs de forage
Au cours de la foration, des dispositions sont prises pour collecter les échantillons des roches
traversées par forages qui vont nous permettre de connaitre la ture des formations (Figure 1).

11
Types de profil d’altération

La géométrie et la nature des aquifères en zone de socle dépendent du type de roches du


substratum, ainsi que de la tectonique et de l’altération qu’elles ont subies depuis leur mise en
place.

On distingue deux grands domaines selon la nature des formations:

- Le domaine granito-gneissique, constitué de granites et granitoïdes et de formations


métamorphisées de type gneiss ;

- Le domaine schisteux affecté par du métamorphisme.

Ces deux grands domaines ont des profils d’altération spécifiques, qui ont été étudiés par de
nombreux auteurs et synthétisés dans le mémoire de thèse de Savané (1997). Nous présentons
ici les deux types de profils:

12
Figure 2: Structuration verticale du profil d’altération des métavolcaniques

✓ Le profil granito-gneissique

Le domaine granito-gneissique montre un profil d’altération, qui peut être très détaillé de la
manière suivante, de haut en bas:
1. Cuirasse à faciès nodulaire
2. Cuirasse à faciès massif
3. Carapace à faciès massif
4. Argiles tachetées à canaux
5. Litho-marge à texture conservée (zone d’altération minérale)
6. Arène sableuse
7. Socle fissuré et fracturé
8. Socle sain
On reconnaît dans cette description les composantes suivantes:

- La couverture formée de cuirasses et d’une carapace massive peu perméable, dont


L’épaisseur totale est variable et toujours inférieure à trois ou quatre mètres ;
- Une couche d’argile, de quelques mètres d’épaisseur qui constitue une protection de
l’aquifère en quelque sorte ;

- Le réservoir dit capacitif: zone d’altération minérale + arène sableuse ;

13
- Le réservoir dit conductif, c’est-à-dire la partie supérieure fissurée et fracturée du socle, tient
peu de place dans la description originale ;
- Le substratum ou socle dit sain.
C’est une description en bon accord avec le modèle traditionnel bicouche, dont la couverture
est bien détaillée.
✓ Le profil schisteux

Dans ce domaine, le profil d’altération peut être différentié de la manière suivante, de haut en
bas:
1. Sol
2. Cuirasses latéritiques
3. Argiles latéritiques
4. Argiles d’altération de schistes
5. Schiste altéré à structures conservées
6. Schiste fissuré avec diaclases à filons de quartz et de calcite
7. Schiste sain.
Il est important de noter deux éléments:
- la présence de la couche d’argile latéritique au-dessus de l’aquifère ;

- la mention de filons de quartz et de calcite dans la partie fissurée du socle, susceptibles, soit
de fermer les fractures sub-verticales, soit au contraire de créer des zones broyées à leur
périphérie (Figure 3).

4.3. Techniques de développement des forages


Le développement consiste à nettoyer par soufflage et pompage, jusqu’à obtention d’une eau
claire avant de mettre le forage en production. On complète par des essais de pompage, qui
permettent de préciser la vitesse de réalimentation de la nappe dans un temps donné (sa
remontée), en fonction du débit de pompage. Ces essais sont très importants pour le choix du
matériel d’exhaure (pompe, crépine, massif filtrant, tube d’exaure). C’est la phase ultime et
indispensable dans l’exécution d’un forage, quelle que soit la nature géologique de la roche
aquifère. Il est nécessaire pour maximiser la productivité du forage et optimiser la capacité de
filtration du massif filtrant.
Cette opération de développement est destinée à :
- prévenir un colmatage
- stabiliser la formation autour du forage
- améliorer la productivité du forage

14
- obtenir une eau claire, exempte de sable (dépôt de moins d’1 mm de diamètre au fond d’une
bouteille centrifugée et décantée)
Il existe plusieurs procédés de développement qui sont :
- pompage
- pistonnage
- développement pneumatique
- lavage sous pression
- traitement chimique
Il n’y a pas de règles fixant l’emploi de l’un ou l’autre de ces procédés qui peuvent être
souvent employés successivement ou simultanément. L’expérience acquise, l’habilité et
l’ingéniosité du sondeur sont aussi des facteurs importants dans la réussite d’un forage.

4.3.1. Pompage (surpompage)


C’est la méthode la plus simple, couramment utilisée, mais non la plus efficace. Elle consiste
à pomper par palier successifs de débits croissants, le régime final correspond à 1,5 à 2 fois le
débit maximal prévu pour l’exploitation ultérieure. A chaque augmentation de débit, l’eau
sera trouble, et le palier sera maintenu jusqu’à obtenir de l’eau claire. De cette façon, on
élimine les éléments les plus fins de la formation.
4.3.2. Pompage alterné :
On met le forage en production par pompage et on provoque à plusieurs reprises des arrêts
brusques de la pompe. Les variations brutales de pression ainsi créées assurent la destruction
des pertes de sables, sortes de voûtes gênant l’arrivée de l’eau dans les ouvertures des
crépines et réduisant le débit spécifique du forage.

4.3.3. Pistonnage
Un piston est introduit dans le forage. Il est actionné verticalement dans les deux sens à
l’intérieur du forage. Les dépressions et compressions provoquées sur la nappe entraînent un
mouvement de va-et-vient des particules fines qui finissent par rentrer dans les crépines et
tomber au fond du forage d’où elles sont retirées par pompage ou soupapage.

15
Descente du piston Remontée du piston

4.3.4. Lavage sous pression ou développement au jet


Le lavage sous pression est une des plus récentes et des meilleures méthodes de
développement. De puissant jet d’eau sont projetés à travers la crépine, dans la formation. La
turbulence, ainsi créée, déplace les fines particules qui pénètrent par la crépine et sont
récupérés par pompage en fond de forage.

4.3.5. Développement pneumatique par émulseur d’air


L’air comprimé est injecté par un tube immergé dans l’eau du forage, l’émulsion ainsi créée
diminue la densité de l’eau qui s’élève et ce mouvement est guidé par un deuxième tube
entourant le premier et montant jusqu’au sol.

4.3.6. Traitement chimique


[Link]. Traitement à l’acide
On utilise de l’acide chlorhydrique à 15% qui à la propriété de dissoudre le calcaire. Son
action permet donc de decolmater les fissures de certaines roches (calcaire, dolomie, grès à
ciment calcaire).
Le temps d’action est de l’ordre de 40 mn. Le terrain doit être lavé (pompage) au bout d’une
heure et l’opération renouvelée 1 ou 2 fois avec des volumes d’acide injecté double et triple.
L’injection peut se faire par gravité ou sous pression.

[Link]. Traitement aux poly phosphates


Il s’agit d’agents chimiques qui ont le pouvoir de défloculer les argiles et par conséquent de
permettre leur élimination par pompage. D’où l’intérêt de ce procédé pour achever le
nettoyage du cake lors d’un forage à la boue, et pour traiter les sables imprégnés d’éléments

16
argileux. Le pouvoir de défloculation est grandement facilité si le PH est compris entre 9 et
12.

5. Détérioration et réhabilitation des forages d’eau


Rien n’est éternel et les puits d’eau ne font pas exception. La durée de vie d’un forage de
production sera réduite s’il n’est pas correctement conçu, mais si un forage est correctement
dimensionne, construit avec les bons matériaux et bénéficie d’une attention régulière, il peut
produire de l’eau pendant au moins 50 ans. Il est indispensable de procéder à une surveillance
du forage, après sa livraison. La première cause de dysfonctionnement est une défaillance de
la pompe. Le vieillissement de l’ouvrage, par colmatage de la crépine, se traduit par une
baisse de rendement. L’ensablement, ou des dépôts de concrétions, surviennent plus ou moins
vite selon la qualité de l’eau et la nature du terrain, au bout de 2 à 5 ans dans des terrains
alluvionnaires, plus tardivement dans des sédiments consolidés ou dans des roches dures.
Certaines grandes sécheresses, ou de longues périodes d’arrêt du pompage, peuvent
déclencher des incrustations très rapides qui risquent de rendre le forage improductif si on
n’intervient pas rapidement. Un nettoyage ou un soufflage à l’air comprimé fait à temps peut
restaurer la perméabilité, mais impose de déplacer un atelier de forage. La réhabilitation
d’un forage colmaté, en dehors de causes particulières telles que les déformations ou ruptures
de la colonne de tubage ou de la crépine, fait appel à des méthodes mécaniques ou chimiques
adaptées à chaque cas.

5.1. Réduction de la capacité spécifique


Bien rares sont les forages qui, après une certaine période d’utilisation, et, aussi souvent après
une interruption prolongée d’exploitation produisent le même débit, pour le même
rabattement que celui qui a été obtenu aux essais. La capacité spécifique se réduit de plus en
plus avec le temps.

5.2. Venue de sable


Après une période souvent assez longue de fonctionnement tout à fait normal, on constate une
brusque mais très brève augmentation de débit, accompagnée ou immédiatement suivie d’une
venue de sable. Le sable afflue alors de plus en plus au pompage pendant que le débit décroît
progressivement. L’introduction d’une sonde dans l’ouvrage montrerait que la crépine est
remplie de matériaux souvent grossiers. Il s’agit dans ce cas d’une destruction en un ou
plusieurs points du métal de la crépine ou des tubes de captages : c’est la corrosion.

17
5.3. Obstruction, colmatage, incrustation
La cause la plus commune de la perte de débit est le colmatage des voies d’eau de la crépine
et de la formation aquifère adjacente. On désigne sous le nom d’incrustation l’ensemble des
matières ou corps étrangers qui se déposent, s’accrochent et s’accumulent sur les pores du
terrain et dans la paroi filtrante de la crépine. Rien de commun avec la corrosion qui se traduit
par un enlèvement de matière, les incrustations constituent un apport d’éléments indésirables.
Cependant, si pour cette raison, les deux phénomènes ne peuvent être confondus, il arrive
qu’ils coexistent sur le même forage. Ainsi les produits de la corrosion de l’acier (rouille)
peuvent se fixer sur la crépine et constituer des incrustations qui l’obstruent finalement car le
volume de la rouille est beaucoup plus important que celui de l’acier dissous par la corrosion

6- Remèdes
Il n’existe pas à notre connaissance de moyen rationnel préventif permettant de prévenir la
formation des incrustations. On peut cependant, en atténuer considérablement les effets en
observant quelques règles élémentaires dans l’équipement de l’ouvrage puis dans son mode
d’exploitation.

6.1. Choix de la crépine


Le colmatage physique dépend de la surface active des crépines et de la forme de leurs
orifices. Ainsi le colmatage se produit d’autant plus vite que la surface active est plus réduite,
à cause de la plus grande concentration de matériaux fins devant les ouvertures. La matière
dont est faite la crépine doit permettre l’emploi de produits chimiques souvent sous forte
pression que la destruction des incrustations nécessitera.
Ainsi une crépine en acier galvanisé ne supporterait pas l’injection d’acides, une crépine en
acier avec fourreau de gravier collé serait détruite au lavage aux jets sous forte pression.

6.2. Gravier auxiliaire


Cette dernière question est très importante pour éviter (ou pour le moins réduire) le
phénomène de colmatage. Celui-ci étant facilité par la ségrégation du gravier si la mise en
place avait lieu sans précaution.
6.3. Développement

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Avec une formation bien développée, nettoyée et débarrassée dans la zone entourant le forage,
des éléments fins indésirables qui s’y trouvent les risques d’incrustation sont pratiquement
inexistants.

6.4. Régime de pompage


Il est préférable, quand on le peut de réduire le débit et d’augmenter la durée du pompage. Le
rabattement étant plus faible, le risque de colmatage qu’on suppose fonction de la dépression
due au pompage sera diminué.

6.5. Visites périodiques de contrôle et d’entretien


Les visites régulières, même si pendant quelques temps aucun indice d’obstruction n’a été
décelé permettent au spécialiste d’intervenir dès qu’un début de colmatage est observé et de
prendre immédiatement les mesures nécessaires.

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