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Manuel Ecoma

Le document présente le système de canalisations d'assainissement gravitaire en PEHD de l'entreprise PLASTIMA, spécialisée dans la fabrication de produits en plastiques pour les travaux publics. Il décrit les caractéristiques des réseaux d'assainissement, les types de canalisations, ainsi que les normes et règles de conception et d'utilisation. Le manuel vise à fournir des informations techniques sur le dimensionnement et l'utilisation de ce système moderne d'assainissement.

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Le document présente le système de canalisations d'assainissement gravitaire en PEHD de l'entreprise PLASTIMA, spécialisée dans la fabrication de produits en plastiques pour les travaux publics. Il décrit les caractéristiques des réseaux d'assainissement, les types de canalisations, ainsi que les normes et règles de conception et d'utilisation. Le manuel vise à fournir des informations techniques sur le dimensionnement et l'utilisation de ce système moderne d'assainissement.

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SYSTEME DE CANALISATIONS

ASSAINISSEMENT GRAVITAIRE
PEHD

Manuel ECOMA
1- PLASTIMA 3
2- CARACTERISTIQUES DES RESEAUX D’ASSAINISSEMENT 4-7
1 . Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
■ Les réseaux d’assainissement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
■ Les types de canalisations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2. Contexte Normatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
■ Loi 10-95 sur l’Eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
■ Normes réseaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
■ Normes produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3- TUBES A PAROIS STRUCTUREES 8 - 19
2 . Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
■ Concept. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
■ Les différents aspects de la norme EN13476 et NM 5.05.228. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
■ La fabrication. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2. Controle Qualite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2. Système ECOMA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
■ Caractéristiques générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
■ Caractéristiques matières. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
■ Aspect, couleur, marquage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
■ Caractéristiques géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
■ Caractéristiques physiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
■ Caractéristiques mécaniques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
■ Exigences de performance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
■ Colisage, transport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4- REGLES D’UTILISATION 20 - 40
1 . Règles de conception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
■ Dimensionnement hydraulique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
■ Dimensionnement mécanique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2. Règles de mise en oeuvre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
■ Règles générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
■ Règles propres au système ECOMA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5- ANNEXES 41 - 43
1. Abaques hydrauliques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2. Abaques de résistance mécaniques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
3. Classification des sols selon NF P11-300 et Fascicule 70. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43

Nota : Toutes les informations contenues dans ce document sont transmises à titre indicatif et
sont susceptibles d’être modifiées sans préavis.

2
PLASTIMA 1

Un acteur incontournable
Issue d’un grand groupe industriel Marocain,
créée en 1969, PLASTIMA est spécialisée dans la
fabrication de produits en matières plastiques.
L’entreprise est un acteur incontournable sur le
marché des travaux publics et domaines privés
marocains, pour la fabrication et la vente de
tubes et accessoires en PVC et en PE destinés à la
réalisation des réseaux d’eau gravitaires et pression
(assainissement, adduction, gaz, drainage) et
protection des réseaux enterrés.

Un outil de production performant


Depuis plus de 40 ans, PLASTIMA a constamment investi dans un outil
industriel performant pour répondre aux exigences de ses clients, avec des
lignes de production de dernière génération.

Une démarche qualité permanente


PLASTIMA occupe une place privilégiée sur le marché, cela confirme la qualité de sa démarche et
justifie sa devise : "qualité et innovation". L’entreprise est certifiée : ISO 9001 depuis 2004 et en
2009 elle a remporté le Prix National de la Qualité "catégorie grandes entreprises industrielles".
Le contrôle qualité de la division Canalisations est équipé de deux laboratoires entièrement
autonomes pour le contrôle respectif des caractéristiques des tubes lisses PVC et PE ainsi que des
tubes annelés à double paroi PE, dans le respect scrupuleux des exigences des normes en vigueur.

Aujourd’hui, PLASTIMA Canalisations propose une nouvelle canalisation en PEHD destinée à la


réalisation des réseaux d’assainissement modernes : Le Système ECOMA
Ce manuel technique a pour vocation de présenter ses caractéristiques, ses avantages, et les
règles inhérentes à son dimensionnement et a son utilisation.

3 Manuel Technique
CARATERISTIQUES DES RESEAUX
2 D’ASSAINISSEMENT

1- GÉNÉRALITÉS
L’assainissement est l’action de débarrasser un milieu des déchets issus, le plus souvent, de
l’activité humaine. De manière générale, l’assainissement caractérise l’évacuation et le traitement
des eaux usées et des déchets solides et cette action est généralement liée à une nécessité de
santé publique.
Dans le cas de l’eau justement, l’activité humaine va générer différents types d’effluents :
• Les eaux usées (qu’elles soient d’origine domestiques ou industrielles)
• Les eaux pluviales.
De tous temps, l’Homme a compris l’impératif d’évacuer ces eaux qui peuvent être nuisibles à son
développement. Il a ainsi mis en place des systèmes de collecte et d’évacuation, des égouts à ciel
ouvert jusqu’aux réseaux enterrés moderne en matières thermoplastiques évoluées. Depuis peu,
la nécessité de préserver la ressource en eau a généré la création de systèmes d’épuration de ces
effluents. Elément prépondérant dans le fonctionnement de notre planète, l’eau en est aussi l’un
des principaux constituants. L’eau vit suivant un cycle rodé depuis des millénaires. L’assainissement
des eaux urbaines a dû s’inscrire dans ce cycle hydrologique, entre les précipitations et le rejet
dans le milieu naturel : après ses utilisations, l’eau est rejetée dans un réseau de collecte puis est
transitée jusqu’à une station de traitement avant son rejet dans le milieu naturel.

■ Les réseaux d’assainissement


On distingue 2 méthodes principales de transport des effluents : l’écoulement gravitaire ou le
refoulement :
• L’écoulement gravitaire est la méthode la plus ancienne car elle ne fait appel à
aucun apport d’énergie mécanique : seul le poids de l’eau la fait s’évacuer vers un point bas.
Habituellement, l’ensemble des réseaux de collecte est conçu suivant ce mode de transport.
• Le refoulement permet de remonter la côte altimétrique des effluents en apportant
l’écoulement une charge généralement générée par un système de pompage. On la retrouve sur la
partie transit des effluents, pour remonter le flux d’un point bas vers un point plus élevé.
D’abord à ciel ouvert, les réseaux d’assainissement sont progressivement enterrés à partir du
XIXème siècle, notamment pour éviter certaines nuisances.
II existe 2 méthodes de collecte des effluents domestiques :
• Les réseaux unitaires recueillent autant les eaux usées que les eaux pluviales.
• Les réseaux séparatifs sont constitués de deux réseaux parallèles, l’un récupérant les
eaux pluviales, le second les eaux usées.
Un réseau classique de collecte est composé de divers éléments. On distingue deux parties
représentant le domaine privatif et le domaine public.
Les avancés en terme de dimensionnement hydraulique du comportement des écoulements vont
permettre d’améliorer considérablement les performances des réseaux. Aujourd’hui, il existe des
impératifs majeurs pour les caractéristiques des éléments constitutifs d’un réseau :

4
CARATERISTIQUES DES RESEAUX
2 D’ASSAINISSEMENT 2

• Bonne capacité hydraulique à court et à long terme,


• Étanchéité des éléments constitutifs,
• Résistance aux charges extérieures,
• Résistance aux agents chimiques,
• Résistance à l’abrasion,
• Facilité d’entretien,
• Facilité de mise en œuvre

■ Les types de canalisations


II existe un grand nombre de type de canalisations, qui différent par leur forme, leur profil de
paroi, leur matériau et leur comportement mécanique.

1- Forme

Les collecteurs d’assainissement différent énormément par leur forme (canal, trapézoïde,
ovoïde, rectangulaire) mais la forme circulaire est celle qui s’est le plus développée. Au-delà de
ces caractéristiques hydrauliques évidentes, la forme circulaire apporte des avantages annexes
comme la facilite de fabrication, de transport, de mise en œuvre, ...

2- Profil des parois

Les canalisations ont évolué de profil monocouche, à extérieur lisse, vers des profils structures,
multicouches, d’abord lisses puis présentant des annelures extérieures, offrant des avantages
considérables (résistance aux charges, poids, ...).

3- Matériaux

De matériaux classiques (bois, pierre ou brique puis acier, fonte, grés ou béton), les canalisations
en matières thermoplastiques ont progressivement fait leur apparition dans les années 1950, en
proposant une amélioration des caractéristiques des réseaux (étanchéité, hydraulicité, durabilité).
Ainsi, après le développement des canalisations en PVC, la stabilité moléculaire du PEHD a permis
une orientation de plus en plus fréquente vers ce matériau. Aujourd’hui, les réseaux d’eau potable,
de gaz, de réseaux industriels, agricoles, de décharge contrôlée sont essentiellement réalisés
avec des canalisations en PEHD. Ce matériau était encore absent du domaine de l’assainissement.
Avec l’apparition du tube à parois structurées, comme le tube ECOMA, ce domaine peut aussi être
équipé avec l’un des matériaux d’usage courant les plus techniques.

4- Comportement mécanique

II existe 2 grandes familles de canalisations en terme de comportement aux charges : les tubes
rigides et les semi-rigides (ou flexibles) :
• Les tubes rigides sont fabriqués à partir de béton, de fonte, de grès... La structure d’un tube
rigide empêche toute ovalisation de son diamètre. Ce tube va reprendre l’intégralité des charges
auquel il est soumis. Il résistera aux charges jusqu’à son point de fissuration puis jusqu’à celui de
rupture.

5 Manuel Technique
CARATERISTIQUES DES RESEAUX
2 D’ASSAINISSEMENT

• Les tubes semi-rigides sont généralement réalisés


à partir de matériaux thermoplastiques (PVC, PEHD, PP.
PRV, ...). Ils sont caractérisés par résistance aux charges
inferieures à celui de son environnement (train). Ceci
permet de partiellement transmettre les charges à
cet environnement par déformation diamétrale par
le biais des parois latérales. C’est donc l’enrobage qui
va reprendre une partie des charges verticales. Les
canalisations de ce type sont dimensionnées pour subir
une déformation maximale de 5%. Le test de flexibilité annulaire prouve que le tube a parois
structurées tel qu’ECOMA peut supporter des déformations supérieures à 30% sans perdre ses
capacités de résistance.

2- CONTEXTE NORMATIF
■ Loi 10-95 sur l’Eau
Le Maroc a fait un constat alarmant quant à ses ressources en eau. Le pays est aux bords d’un
"stress hydrique" important aux abords de 2025, caractérisé par une diminution de la quantité et
de la qualité de la ressource. Face à ce constat, le gouvernement marocain a adopté en 1995 une
loi-cadre sur l’utilisation et la gestion de l’eau sur le Royaume.
Cette loi fixe les grandes lignes d’une gestion raisonnée en phase avec un développement durable.
Elle prévoit la mise en place de sept Agences de Bassins qui auront comme missions la police de
l’eau et la gestion raisonnée par bassins hydrographiques, une régulation tarifaire des usages de
l’eau, une réforme de la gestion de l’eau en agriculture, le recours au partenariat public - privé,
la maîtrise des impacts des rejets liquides sur l’environnement, la préservation de la qualité de
l’eau et la mise en place d’une politique d’assainissement. Une convention de financement établie
en février 2002 entre la Commission Européenne et le gouvernement marocain va permettre de
rendre effective les décisions.
En terme d’assainissement, ce texte prévoit notamment une stricte réglementation des rejets
d’eaux usées. Ainsi, il est dorénavant proscrit de rejeter des eaux usées sans déclaration préalable,
et sous réserve du respect de certains paramètres physico-chimiques et biologiques.
Le Maroc, conscient des retards de son système d’assainissement, va investir des budgets
considérables (Plan National d’Assainissement) dans la construction de stations d’épuration, leur
raccordement aux réseaux de collecte avec comme objectif avoué une réduction de 60% de la
charge polluante à l’horizon 2020.
Ces décisions impliquent la réalisation, mais aussi la réhabilitation, de nombreux réseaux
d’assainissement. Face à de tels investissements, il apparaît important que soit proposé un
haut niveau de qualité des produits de confection qui assureront des longévités (et donc un
amortissement financier) des installations les plus longues possibles.

■ Normes réseaux
Nous présentons ici les principales normes régissant les réseaux d’assainissement en Europe.

6
CARATERISTIQUES DES RESEAUX
D’ASSAINISSEMENT 2

Le Fascicule 70 du Cahier des Clauses Techniques Générales est un document qui définit les règles
générales de l’assainissement, du dimensionnement mécanique des canalisations, aux règles de
mises en œuvre et de réception. Il spécifie aussi la qualité des produits préfabriqués utilisables
dans la conception d’ouvrages d’assainissement.
La norme NF EN 476 établit les prescriptions générales des composants utilisés dans les
réseaux d’évacuation, de branchements et d’assainissement à écoulement libre. Ils s’appliquent
aux éléments tels que les tubes, raccords et regards. En présence d’une norme de produit, ses
prescriptions peuvent être combinées à celles de la norme.
La norme NF EN 12 056 établit les règles de conception des réseaux d’évacuation gravitaire à
l’intérieur des bâtiments.
La norme NF EN 752 établit les règles de conception des réseaux d’évacuation et d’assainissement,
de l’extérieur des bâtiments jusqu’au point de rejet (STEP ou milieu naturel). La partie 4 de cette
norme fixe notamment les règles de conception hydraulique, recommandant les formules de Cole
brook et celle de Manning-Strickler.
Le dimensionnement hydraulique pout également être établi sur la base de l’Instruction
Ministérielle de 1977 (France) qui s’appuie sur la méthode de Caquot.
Enfin, la norme NF EN 1610 concerne la mise en œuvre et les essais des branchements et des
collecteurs d’assainissement enterrés gravitaires. Cette norme fixe les règles de mise en œuvre
comme les dimensions des tranchées, le système de blindage de celles-ci, le compactage, les
qualités des différents types de sol. Elle régit aussi les modalités de réception des travaux en
établissant les contrôles et essais à réaliser (contrôle visuel, contrôle de compactage, essais
d’étanchéité).

■ Normes produits
II existe une norme européenne et une Marocaine de référence définissant les caractéristiques des
tubes à parois structurées en plastique.
II s’agit de la norme EN 13476 et NM 05.5.228: " Systèmes de canalisations en plastiques pour
les branchements et les collecteurs d’assainissements sans pression enterres - Systèmes de
canalisations à parois structurées en poly (chlorure de vinyle) non plastifie (PVC-U), polypropylène
(PP) et polyéthylène (PE) "
Ces normes ont servi de cahier des charges à l›élaboration de la gamme ECOMA sur divers points :
• Gamme de diamètres,
• Dimensions des épaisseurs,
• Mode de raccordement,
• Qualité des matières premières,
• Plan d’assurance qualité,
• …
De ce fait, la sterne ECOMA pout se prévaloir d’être en parfaite conformité avec les exigences de
la norme EN 13476 et NM 05.5.228

7 Manuel Technique
3 TUBES A PAROIS STRUCTUREES

2- GÉNÉRALITÉS
■ Concept
Depuis l’apparition sur le marché des canalisations d’assainissement des tubes en matières
thermoplastiques, ceux-ci n’ont eu de cesse que de progresser en termes d’équipements
des réseaux. Ce succès s’explique par les nombreux avantages qu’apportent les matériaux
thermoplastiques comparés aux caractéristiques des conduites en matériaux plus traditionnels
(béton, acier, fonte, grés, ...) :
• Capacités hydrauliques par une meilleure rugosité des parois (débits transités plus
importants, meilleur auto curage),
• Résistance aux phénomènes d’usure (corrosion, abrasion),
• Facilité de mise en œuvre (légèreté, grande longueur),
• Plus grande durabilité.
Toutefois, lors de pose en cas extrêmes (faible ou grande profondeur, charges roulantes
importantes, l’épaisseur nécessaire des tubes en matières plastiques classiques devient trop
importante (augmentation du poids). La structuration des parois du tube va permettre de réduire
la quantité de matière nécessaire tout en améliorant la capacité de résistance aux charges
(utilisation sur réseaux gravitaires, inadapté au réseau
sous pression).
A titre d’exemple, nous considérons un tube a parois
structurées ECOMA DN/ID 300 CR8 et un tube compact
en PEHD DN/OD 315 PN 6 SDR 26. Ceux deux tubes ont
une rigidité annulaire, caractérisant leur résistance
aux charges, équivalente. Leur section de passage
hydraulique (diamètre intérieur) est sensiblement
identique. Le tube lisse accuse un poids de 10,5 kg/
ml, alors que le tube ECOMA pèse 5,5 kg/ml. Le gain de
matière est donc considérable.

■ Les différents aspects de la norme EN13476 et NM 05.5.228


La norme européenne NF EN 13476 de septembre 2007 et la norme marocaine NM 05.5.228
Avril 2010 spécifie les exigences des tubes et raccords a parois structurées fabriques à partir de
PVC, PP et PE, destinés à être utilisés en tant que systèmes de canalisations dans le domaine des
branchements et des collecteurs d’assainissement enterres sans pression.
Cette norme d’applique aux tubes et raccords destinés à être utilises enterrés, aussi bien à l’extérieur
d’un bâtiment (zone d’application U) qu’à l’intérieur (zone d’application D).
Comme précisé, le système ECOMA a été conçu en suivant scrupuleusement toutes des exigences
de cette norme, notamment les points suivants :
-Dimension nominale basée sur le diamètre intérieur (DN/ID),
-Respect des épaisseurs de parois sur le tube et sur les éléments de raccords,
-Matière PEHD vierge sans réutilisation de résine recyclée d’origine externe,

8
TUBES A PAROIS STRUCTUREES 3

-Matière PEHD conforme aux exigences qualitatives,


-Utilisation de matière élastomères conformes pour la fabrication des joints,
-Respect des exigences sur les caractéristiques mécaniques (classe de rigidité CR8, flexibilité
à 30%, taux de fluage, ...)
-Respect des exigences de performances (étanchéité, résistance à long terme, ...)

■ La fabrication
Le tube ECOMA est fabriqué selon un système moderne de coextrusion. Ce principe consiste
extruder de façon continue et simultanée deux parois d’un mélange PEHD-colorants dans une
formeuse.
Les mélanges maîtres sont chauffes, mélanges et mis en pression au sein d’une extrudeuse et
éjectés à travers une tête d’extrusion (1). La formeuse va structurer la paroi extérieure à l’intérieur
de moules mobiles (2).
Un mandrin (3) va dans le même temps former la paroi lisse intérieure. Une polyfusion va s’opérer
entre les deux parois qui deviennent parfaitement solidaires.

Le tube va alors subir un refroidissement définitif, un marquage et une coupe à la longueur désirée.
Pour finir, le manchon est soudé en bout de tube par un système innovant de soudure par friction
: le manchon est entre en force sur le tube et subit une rotation à vitesse très élevée. La friction va
chauffer les parties en contact et assurer leur polyfusion.
Les pièces sont réalisées dans un atelier de chaudronnerie spécifique par soudure au miroir ou par
extrusion.

2- CONTRÔLE QUALITÉ
Le contrôle qualité effectue sur l’ensemble des composants du système ECOMA est réalisé sous
couvert de la certification ISO 9001 : 2008 de la société PLASTIMA, en suivant le référentiel de
normes d’essais défini par la norme NF EN 13476 et NM 05.5.228.
Il est réalisé en continu lors de la production, et dans le laboratoire spécifique de l’unité extrusion de
tubes annelés. Certains tests sont toutefois réalisés chez les fournisseurs ou dans des laboratoires
indépendants.
La nature et la fréquence des tests sont précisées dans le tableau de l’annexe.

9 Manuel Technique
3 TUBES A PAROIS STRUCTUREES

2- SYSTÈME ECOMA
■ Caractéristiques générales
1- Application

Le système ECOMA est destiné à collecter et à véhiculer sans pression des effluents (eaux
usées, vannes, pluviales, industrielles, agricoles). Il est utilisé dans la réalisation de réseaux
d’assainissement urbains ou de collecte des eaux de pluie à écoulement gravitaires et enterrés
(zone d’application U. à l’extérieur des bâtiments). Il est aussi utilisé dans la réalisation de bassin
de stockage et de bassin d’orage enterrés. Il peut, sous certaines conditions, être utilisé pour
des systèmes de ventilation ou des gainages spéciaux.

2- Description

Le système ECOMA est compose de :


• Tube à double parois structurées, paroi extérieure
annelée et paroi intérieure lisse, noir à l’extérieur, bleu à
l’intérieur, en Polyéthylène Haute Densité,
• Manchon de raccordement en PEHD soude sur le tube
lors de la fabrication, (DN 160 à 600) ou intègre en ligne (DN/
ID 800 et 1000)
• Joint d’étanchéité en EPDM,
• Gamme complète de pièces :
Coudes 15°, 30°, 45°, 60°, et 90°, embranchements égaux ou à réduction 45° et 90°, augmentation,
bouchon, pièces de piquage, manchon coulissant, ... avec la possibilité de prévoir des pièces sur
mesure.

3- Assemblage

Le raccordement des tubes entre eux se fait


par l’intermédiaire d’un manchon en PEHD à
emboitement femelle.
Ce manchon est pré-soude en usine sur cheque
tube (schéma 1, DN 160 à 600) ou intégré lors de
la fabrication (schéma 2, DN 800 et 1000).
Le manchon soude est profile de telle sorte que
l’emboitement soit facilité par rapport à un
emboîtement classique.
L’étanchéité du raccordement est assurée par un
joint en EPDM. Ce joint est livré à part du système
tube- manchon. Il est à positionner dans le creux
crée par les deux premières annelures de la partie
male du tube.

10
TUBES A PAROIS STRUCTUREES 3

4- Caractéristiques matières
Il convient de traiter ici les qualités des matières des tubes, manchons et joints de façon séparée.

1-Tube et manchons injecté

La norme NF EN 13476 impose l’utilisation de résines de PEHD vierge ou, éventuellement recyclée
en interne (rebus de fabrication). Elle proscrit formellement l’utilisation de résines recyclée
d’origine externe si il ne s’agir pas de déchets de production de tubes.
Plastima respecte ses impératifs dans Caractéristiques Valeur Unité
la préparation du mélange maitre Module d’élasticité, E (1min) ≥ 800 MPa
destine à la fabrication des tubes et des Densité moyenne ≥ 940 Kg.m-3
manchons injectés. Le mélange maitre
Coefficient moyen de
correspond à l’ajout d’adjuvants à la dilatation thermique
≈ 17x10-5 -
résine de base. Ces adjuvants sont, dans
Conductivité thermique ≈ (0,36 à 0,50) W.K-1.K-1
le cas du tube ECOMA, essentiellement
des colorants La résine de PEHD utilisée Capacité calorifique spécifique ≈ (2300 à 2900) J.kg-1.K-1
dans la fabrication du tube ECOMA aux Résistivité de surface > 1013 Ω
caractéristiques générales suivantes : Coefficient de poisson 0,45 -
A la différence de ces valeurs qui sont données à titre indicatif, et qui peuvent légèrement vallées
en fonction des lots de matière, la norme NF EN 13476 et NM 05.5.228 impose le respect des
caractéristiques suivantes :
Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai
Résistance à la Pas de rupture -Embouts Type A ou B EN ISO 1167-1 et
pression interne pendant la période -Temp.d’essai 80°C EN ISO 1167-2
165h d’essai -Orientation Libre 3
-Nb.épouvettes 4,0MPa
-Pression
circonférentielle
-Durée de EN ISO 1167-1
conditionnement
-Type d’essai Eau-dans-eau
-Durée d’essai 165h
Résistance à la Pas de rupture -Embouts Type A ou B EN ISO 1167-1 et
pression interne 1 pendant la période -Temp.d’essai 80°C EN ISO 1167-2
000h d’essai -Orientation Libre 3
-Nb.épouvettes 4,0MPa
-Pression
circonférentielle
-Durée de EN ISO 1167-1
conditionnement
-Type d’essai Eau-dans-eau
-Durée d’essai 1000h
Indice de fluidité à Temps .d’essai Charge 190°C ISO 1133
≤ l,6g/10 min
chaude en masse 5Kg Condition T
Stabilité thermique, Température
≤ 20 min 200°C EN728
OIT
S volumique de Doit être conforme à l’ISO 1183-1
≤ 930kg/m3 EN ISO 1183-1
référence

11 Manuel Technique
3 TUBES A PAROIS STRUCTUREES

2- joint

La fabrication des garnitures d’étanchéité est réalisée à partir d’un caoutchouc synthétique très
courant dans le domaine de l’assainissent : EPDM (éthylène polypropylène dienne monomère). La
matière utilisée doit être conforme aux exigences de la norme NF.EN 681-1
Cette conformité est assurée par le fournisseur des joints. Le joint EPDM résiste à un grand nombre
d’agent chimiques (voir norme ISO TR 10 358).

■ Aspect, couleur, marquage


1- Aspect

Conformément aux exigences de la norme NF EN 13476, lorsque les tubes et raccords ECOMA sent
examines sans grossissement :
-Les surfaces visibles des tubes sont lisses, propres et exemptes de rayures, boursouflures,
impuretés visibles ou pores et toutes autres imperfections de surface.
-Les extrémités des tubes sont coupées proprement et perpendiculairement à leur axe.
Les tubes sont stockés de telle sorte qu’aucune déformation longitudinale ne soit observée.
Les tubes livrés affichent une parfaite rectitude, ce qui les rend compatibles a des poses de réseau
à faible pente.

2- Couleur

La résine destinée à la réalisation de la paroi extérieure est chargée en noir de carbone. Ce noir de
carbone permet une meilleure résistance aux rayons UV lors de stockage extérieur prolonge. 11
évite la modification des caractéristiques mécaniques et physiques du tube (résistance aux chocs,
tenue à long terme)
La résine de la paroi intérieure est, quant à telle, chargée en colorant bleu RAL 5015. Cette
coloration permet notamment une inspection télévisée nette s’il s’avérait nécessaire d’en
effectuer une.

3- Marquage

Tous les composants du système ECOMA présente un marquage indélébile permettant la


présentation claire des caractéristiques principales et une traçabilité du produit (par la date
de fabrication). Les exigences concernant le marquage sont les suivants :
-Le marquage est imprimé (tube) ou grave (manchon et joint) directement sur le composant
de telle sorte qu’après stockage, manutention et installation, la lisibilité requise est
maintenue,
-La dimension du marquage en permet la lecture sans grossissement,
-Chaque tube doit être marque au moins une fois à des intervalles de 2 m maximum,
-Les informations suivantes apparaissent systématiquement :

12
TUBES A PAROIS STRUCTUREES 3

Information Tube Manchon Joint Marquage


Référence à la norme interne 165h X X X NF EN 13476-3
Diamètre de série X X X DN-ID
Dimension série X X X 400
Nom du fabricant X X X PLATIMA
Et appellation commerciale X X X ECOMA
Classe de rigidité X CR8
Matière X X PE
X EPDM
Code de la zone d’application X X X U
Information traçabilité X Jour
X X X Mois
X X X Année de fabrication

■ Caractéristiques géométriques
1- Dimensions nominales

Le premier élément à prendre en compte dans l’information liée aux caractéristiques


dimensionnelles des différents composants du système ECOMA est le choix de (l‘appellation des
dimensions nominales choisies par PLASTIMA pour la dénomination de sa gamme.
La dimension nominale, ou DN, correspond à l’appellation commerciale des produits. En effets,
norme NF EN 13476 laisse le choix à la fabrication de tubes à parois structurées de baser cette
dimension sur la caractérisation du diamètre intérieur du tube, ou sur son diamètre extérieur. On
parle alors de :
-DN/ID : dimension nominale basée sur le diamètre intérieur,
-DN/OD : dimension, nominale basée sur le diamètre extérieur.
PLASTIMA, suivant la tendance de marches européennes, à préférés opter pour l’appellation de sa
gamme en fonction des diamètres intérieurs de ses tubes. Ainsi, lorsque l’on parlera ici de DN/
ID xxx, la valeur xxx représenté une dimension approchante du diamètre intérieur du tube en
millimètres.
Par exemple, un tube appelé DN/ID 300 a un diamètre intérieur de ± 300 mm.

2- Caractéristiques dimensionnelles

• Tube
Toutes les dimensions du tube sont mesurées conformément à la norme EN ISO 3126. Les
appellations de ces dimensions sont celles données dans la norme NF EN 13476-3.
Les dimensions suivantes sont régulièrement contrôlées :

13 Manuel Technique
3 TUBES A PAROIS STRUCTUREES

-d em : diamètre extérieur
moyen
-d im : diamètre intérieur moyen
-S : épaisseur de la paroi de la
couche extérieure
-e 4: épaisseur de la paroi de la
couche intérieure
-e 5 : épaisseur de la paroi de
la couche intérieure sous une
section creuse
-e c : hauteur de construction
-l : longueur efficace du tube
-l t : longueur efficace du tube

d em d im S e4 e5 ec l lt
DN/ID
mm mm mm mm mm mm mm mm
135 161,5 ≥ 134,0 ≥ 0,9 1,3 1,0 12,3 5,82 6,0
200 230,2 ≥ 197,0 ≥ 0,6 1,5 1,1 16,6 5,86 6,0
250 288,0 ≥ 245,0 ≥ 1,4 1,8 1,5 19,0 5,79 6,0
300 349,0 ≥ 300,00 ≥ 1,7 3,4 1,7 24,3 5,78 6,0
400 465,0 ≥ 398,0 ≥ 1,9 4,3 2,3 33,3 5,74 6,0
500 580,0 ≥ 498,0 ≥ 2,1 5,0 3,0 41,0 5,67 6,0
600 689,7 ≥ 593,0 ≥ 2,5 5,8 3,3 48,2 5,62 6,0
800 939,2 ≥ 793,0 ≥ 4,0 10,0 5,4 73,1 5,80 6,0
1000 1177,5 ≥ 995,0 ≥ 6,0 14,0 6,8 91,2 5,72 6,0

• Manchon
Il est nécessaire de distinguer les deux parties composant le manchon de raccordement la partie
A correspond à la partie destinée à l’emboîtement mécanique entre tubes, la partie B est la partie
qui est soudée par friction en atelier.
Les dimensions suivantes sont régulièrement
contrôlées :
-d A int : diamètre intérieur moyen de la partie
emboîtement
-d B int : diamètre intérieur moyen de la partie
soudée
-d ext : diamètre extérieur moyen
-I A : longueur minimale de la partie emboîtement

14
TUBES A PAROIS STRUCTUREES 3

d A int d BA int d ext lA


DN/ID
mm mm mm mm
135 164,8 164,8 169,9 111
200 231,6 288,0 262,6 91,75
250 290,5 284,9 314,5 118,82
300 351,7 345,7 388,7 148,25
400 468,0 459,7 511,0 178,75
500 583,5 573,3 632,5 225,25
600 693,5 681,8 748,5 260,75
800 950,0 - 985,0 -
1000 1189,5 - 1230,0

■ Caractéristiques physiques
Les caractéristiques physiques contrôlées sur le système ECOMA sont la résistance à la chaleur,
le poids des éléments et la dureté des joints.
• Le test de résistance à la chaleur est réalisé suivant les modalités suivantes :
Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai
Résistance à la chaleur Aucun décollement, Temp.d’essai 110°C (±2) ISO 12091
craquelure ou bulle Durée d’immersion
- e ≤ 8 mm 30min
- e > 8 mm 60min

■ Caractéristiques mécaniques
Un certain nombre de tests mécaniques sont réalisés sur le tube ECOMA afin de garantir la pérennité
d’ouvrages réalisés avec ce produit.

2- Test de rigidité annulaire

Il permet de caractériser la capacité du tube à résister aux charges


verticales.il consiste en une déformation à 3% du diamètre intérieur de
l’échantillon.
La force nécessaire à cette déformation est relevée et transcrite en
pression qui est fonction des dimensions de l’éprouvette. La formule
permettant de déterminer ce module de rigidité MR est :

15 Manuel Technique
3 TUBES A PAROIS STRUCTUREES

Où est la déformation diamétrale (en rn), est le diamètre intérieur (en m), la longueur de
l’échantillon et F la force nécessaire à la déformation de 3%.
Les tubes ECOMA affichent une classe de rigidité CR8. Pour classer un tube dans la classe de rigidité
CR8 (ou SN8), il faut MR ≥ 8 KN.m-2.

Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai


Rigidité annulaire MR ≥ 8 Doit être conforme à EN ISO 9969 EN ISO 9969
Déformation de 3% du di
Longueur échantillon 30 cm

2- Test de flexibilité annulaire

Ce test permet de garantir l’intégrité structurelle du tube en cas de déformation importante. Il


caractérise la capacité du tube à continuellement opposer une résistance la déformation.
Cela se traduit par une force de résistance constante a une poussée verticale. La norme NM 05.5.228
exige que cette résistance soit effective jusqu’à 30% de déformation sans que l’on observe sur
l’échantillon des déformations atypiques, conformément aux exigences de la norme EN 1446 :

Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai


Flexibilité annulaire -Aucune diminution de la Déflexion 30% de dem EN 1446
30% farce mesurée
-Aucune craquelure Longueur
-Aucun décollement de d’éprouvette 30 cm
paroi
-Aucune déformation Position de Ligne de séparation
permanents, dépression, l’éprouvette du module à 0°, 120°
creux et 240°

3- Test de fluage

Le fluage des matériaux thermoplastiques est un phénomène correspondent à un écoulement


viscoélastique de la matière soumise à une charge constante. Ce paramètre est pris en compte
dans la formation supplémentaire à la déformation initiale. Il est généralement admis que le
fluage s’arrête au maximum au bout de 2 ans.
Le test défini par la norme EN 9967 consiste à relever la déformation diamétrale, à intervalles
réguliers, d’un tube soumis à une charge verticale constante. Le taux de fluage est extrapolé, par
méthode graphique, à 2 ans. Pour les tubes fabriqués à partir de PEHD, ce fluage doit être inferieur
ou égale à 4.

Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai


Taux de Fluage ≤ 4 à une extrapolation Doit être conforme à EN ISO 9967 EN ISO 9967
à 2 ans

16
TUBES A PAROIS STRUCTUREES 3

4- Test de résistance aux chocs à 0°C

Les matériaux thermoplastiques ont des résistances aux chocs différentes en fonction de leur
nature. Cette résistance aux chocs diminue avec la température. Ainsi, plus un matériau est froid,
plus il sera fragile. Il est généralement admis que le PEHD offre d’excellente résistance aux chocs,
même à basse température. Cette caractéristique explique notamment le succès de ce matériau
dans la zones nordiques (Scandinavie, Canada, ...) au dépend d’autres matériaux plus fragiles
(PVC, P, …).
Le test de vérification de la capacité de résister à des chocs consiste à lécher des poids d’une
certaine hauteur sur le tube amené à une température de 0°C. L’exigence de cette norme (issue du
référentiel des tubes PVC) est d’obtenir moins de 10% de rupture sur les échantillons testes. Avec le
tube ECOMA. Ce pourcentage réel de rupture (PRR) est proche de 0 %. Cela se traduit concrètement
par une absence de casse sur les produits sur les chantiers (déchargement, manutention, chute de
pierres ou d’objets...).

Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai


Résistance au choc PRR ≤ 10% Temp. d’essai 0°C (±1)
à 0°C Milieu de conditionnement Eau ou air
(méthode du cadran)
Type du percuteur d90
Masse du percuteur EN 744
160 < dim,max < 200 1,6 kg
250 < dim,max < 315 2,5 kg
315 < dim,max 3,2 kg
Hauteur de chute 2 000 mm

■ Exigence de performance
Trois tests permettent de juger de la capacité du système ECOMA à remplir les fonctions d’un
réseau d’assainissement performant :

1- Etanchéité de l’assemblage

Un réseau d’assainissement se doit d’être parfaitement étanche pour deux raisons notables :
-Éviter l›entrée d›eau dans le réseau (drainage du sol), ce qui pourrait surcharger les installations
de traitement en aval,
-Éviter la pollution du sol environnant la canalisation par des fuites d›effluents non traités.
Mais un système d’assainissement ne se doit pas seulement d’être étanche en laboratoire, i1 doit
l’être quelques soient les conditions de sa mise en œuvre. C’est pourquoi la norme NF EN 1277
prévoit de tester le système complet sous différentes conditions défavorables à une étanchéité.
Elle joue tout d’abord sur des pressions différentes :
-La dépression à 0,3 bar simule une pose de la canalisation en présence d’une nappe d’eau dans
le sol. Cette nappe génère une poussée hydrostatique de l’extérieur vers l’intérieur du système.
-Deux niveaux de pression différents l’un (0,05 bar) simulant un écoulement normal dans la

17 Manuel Technique
3 TUBES A PAROIS STRUCTUREES

canalisation, l’autre (0,5 bar) caractérisant une mise en charge de la canalisation par un écoulement
subitement trop important pour être évacue par un écoulement à surface libre.
Ensuite, le test est effectué en affligeant au système des déformations que l’on pourrait retrouve
de façon concrète sur certains chantiers :
-La méthode B simule une pose non linéaire des canalisations en inscrivant un angle entre
l’emboîture et le tube,
-La méthode C consiste à déformer diamétralement les éléments du système (tube et
emboîture) de façon différentielle (5% sur l’emboîture et 10% sur le tube).

Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai


Etanchéité de Température 23°C (±2) EN 1277
l’assemblage avec
Déformation du bout male 10% Condition B
bague d’étanchéité
en élastomère Déformation de l’emboîture 5%
Aucune fuite Pression de l’eau 0,05 bar
Aucune fuite Pression de l’eau 0,5 bar
≤ - 0,27 bar Pression de l’air - 0,3 bar
Etanchéité de Température 23°C (±2) EN 1277
l’assemblage avec
Déformation du bout male 10% Condition C
bague d’étanchéité
en élastomère Déformation de l’assemblage pour:
- de ≤ 315 2°
- 315 ≤ de ≤ 630 1,5°
- 630 < de 1°
Aucune fuite Pression de l’eau 0,05 bar
Aucune fuite Pression de l’eau 0,5 bar
≤ - 0,27 bar Pression de l’air - 0,3 bar

2- Résistance à l’abrasion

II s’agit d’étudier le comportement à l’abrasion d’un tube en polyéthylène


conformément au test décrit dans la norme EN 295-3 réalisé par le
laboratoire CSTB France.
Les épaisseurs sont mesurées au niveau de la génératrice inferieure du
tube, sur 15 points, avant et après 200 000 inclinaisons. Les mesures sont
effectuées en creux d’annelures, tous les 51 mm environ, en excluant 200
mm à chaque extrémité (essai réalisé sur une éprouvette découpée a une
longueur égale à 1100 mm). Chacune des 15 épaisseurs, avant et après
abrasion, est la moyenne de cinq mesures.
On constate le maintien d’une épaisseur résiduelle de la douche intérieure
de couleur bleue en polyéthylène.
Apres essai, l’abrasion moyenne mesurée est égale à 0.05 mm.
La norme NF EN 13 476-3 et NM 05.5.228 ne spécifient pas de valeur relative à l’essai d’abrasion.
La valeur obtenue est de l’ordre de grandeur des résultats couramment observes pour des tubes
en polyéthylène.

18
TUBES A PAROIS STRUCTUREES 3

3- Résistance à la traction du manchon soudé

Il est demandé par la norme NF EN 13476 et NM.05.05.228 de tester les éléments soudés en leur
faisant subir un test de traction. Cet impératif est imposé afin de garantir que les éléments ne
viennent pas se dessouder sous l’effet de contraintes importantes. Respectant les exigences de la
norme, PLASTIMA teste régulièrement la soudure des manchons, réalisée par friction sur son unité
de production.

Caractéristiques Exigences Paramètres d’essai Méthode d’essai


Essai de traction Aucune rupture dans Force de traction minimale (N) EN 1979
d’assemblages l’assemblage -DN < 400 380
obtenus par fusion -400DN ≤ 600 510
-600DN ≤ 800 760

■ Colisage, transport
1- Colisage, transport

Les tubes ECOMA peuvent être livrés en vrac sur des camions ou des conteneurs standards. Il est
en outre possible de télescoper les tubes les uns dans les autres. Cette opération permet, sans
altérer la qualité des tubes, d’amortir le prix du transport sur des linéaires plus importants.

2- Transport

Les tubes ECOMA sont systématiquement livres avec DN/ID Camion 6M Camion 12M
leur manchon (soudés en production) et un joint par
tube (livré séparément). Les quantités minimales (en 135 780 1560
ml) par camion complet sont les suivantes : 200 540 1080
Des expéditions par conteneur maritime de type 250 340 960
20 ou 40 "Dry" ou "High Cube" sent étudiables sur
demande. 300 480 600
Dans la plupart emballes dans des cartons, cartons 400 300 240
palettises sur palette bois.
500 120 240
600 72 144
800 36 72
1000 24 48

19 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

1- Règle de conception
■ Dimensionnement hydraulique
Le concepteur de réseaux d’assainissement se doit de fournir à l’entrepreneur adjudicataire des
travaux, en plus des plans d’implantations des ouvrages, les diamètres intérieurs minimaux des
canalisations la mettre en œuvre. Ces diamètres sont issus de calculs hydrauliques tenant compte
des données environnementales, et notamment des débits la transiter et des caractéristiques
altimétriques du projet. Pour cela, le concepteur doit connaitre les règles de conception hydraulique
propres au système de canalisations ECOMA.

1- Règles générales

Comme nous rayons vu précédemment, le système ECOMA est conçu pour transiter des effluents
par écoulement gravitaire. Comme tous types d’écoulements hydrauliques, les écoulements
surface libre se caractérisent par la mise en mouvement du fluide sous les actions de :
-La différence d’énergie potentielle (altitude) z,
-La différence de pression p,
-La différence de d’énergie cinétique (vitesse du fluide) v,
-La prise en compte des pertes d’énergie liées aux frottements (fluide sur fluide caractérisé
par la viscosité, et fluide sur tube, caractérisé par la rugosité du matériau).

Dans le cas d’un écoulement dans une canalisation


circulaire comme le tube ECOMA, les dimensions
géométriques principales sent définies dans le
schéma suivant :

Où Dint est le diamètre intérieur réel de la canalisation (en m), y est le tirant d’eau dans la
canalisation, S est la surface mouillée (en m2) et P le périmètre mouille (en m).
Deux autres valeurs découlent de celles-ci :
-R est le rayon hydraulique (en m) tel que : R = S / P
-T est le taux de remplissage (en %) tel que : T = y / Dint
Le débit instantané Q en un point de la canalisation est fonction de ces dimensions géométriques
et de la vitesse de l’écoulement tel que :
Q = V.S
Pour le système ECOMA, nous sommes dans le cas d’un écoulement permanent uniforme :
Sur un tronçon de canalisations donne, la géométrie, la pente et la nature des parois restent
inchangées. Pour un débit donne, le tirant d’eau y garde une valeur constante.
Dans ce type d’écoulement, on a une continuité des débits : le fluide étant incompressible, le
volume de liquide sortant d’une section 1 est le même que celui entrant dans une section 2 après
un intervalle de temps t. On a donc Q1 = Q2. Comme S est constant, on a V1 = V2

20
RÈGLES D’UTILISATION 4

Si est la pente de l’écoulement (pente au radier), on a :


Conformément à la loi de la conservation d’énergie définie par Bernoulli, si l’on définit deux points A
et B d’un écoulement, on a :

Où :

-zA et zB sent les cotes altimétriques (en m) respectives des points A et B,


-PA et PB sont les pressions (en Pascals) aux points A et B,
-VA et V B sent les vitesses moyennes (en m.s) du fluide en A et B,
-j est la perte de charge linéaire (en m.m) de l’écoulement entre les deux points,
-Ax est la distance entre les deux points,
-Les constantes p et g étant la masse volumique du fluide (en kg.m) et l’accélération de la
pesanteur (en m.s),
-Dans le cas d’un écoulement gravitaire, aucune charge initiale H n’est donnée (système
de pompage par exemple), d’où H = 0.
Dans la plupart des cas, cette équation est simplifiée dans le cas d’un écoulement à surface libre
pour des pentes inferieures à 14 %. La notion de P/p.g est remplacée par le terme y représentant
le tirant d’eau de la veine fluide (hauteur d’eau en un point)

On a donc :

La variation de charge H est égale à la perte de charge j.


La perte de charge linéaire j est donc identique à la pente de la ligne de charge :

Car y et z sent constants. Il en résulte que la perte de charge j est égale à la pente i : i = j

Formulations de Chézy et de Manning-Strickler

D’après la formule de Chézy définissant la vitesse d’un écoulement uniforme à surface libre, on a :

Le coefficient de Chézy C dépend de la nature des parois et du rayon hydraulique. Pour l’estimer,
une des formules expérimentales les plus utilisées est celle de Manning-Strickler :

Où K est le coefficient de Strickler (en m1/3.s-1) et dépend de la rugosité des parois de la conduite
et, contrarièrent au coefficient de Chézy, il dépend très peu du tirant d’eau.
En mêlant la formule de Chézy et le coefficient de Manning-Strickler, on obtient la formule de
Manning-Strickler

Comme Q = S.V, on a aussi :


Comme R et S sont fonctions du tirant d’eau y, la résolution de cette derrière équation donne yen
fonction de Q.

21 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

Cette formule est la plus couramment utilisée dans le dimensionnement hydraulique des
canalisations.
De longues discussions autour de la valeur de K en fonction de la nature du matériau de la
canalisation ont toujours eu lieu. La norme NF EN 752-4 a donc fixe des valeurs limites en fonction
des matériaux. Pour les matériaux thermoplastiques comme le PEHD utilise pour le tube ECOMA,
le coefficient habituellement utilise est de Ks = 90
En tenant compte des différents facteurs géométriques de la canalisation (diamètre intérieur),
altimétriques (pente du projet), et de ce coefficient K, il est possible de déterminer les débits
normalement transites par les tubes ECOMA.
Ces calculs sont généralement effectués en tenant compte des taux de remplissage maximaux
suivants :
-94 % donne les débits maximums de la canalisation,
-70 % représente le taux de remplissage conseille pour les réseaux unitaires et de transit
d’eaux pluviales,
-% 50 représente le taux de remplissage conseille pour le transit d’eaux usées sur un réseau
séparatif.
Les valeurs de débits et de vitesse en fonction de pente standard et des taux de remplissage
précédents sont données dans le graphique de l’annexe 5-1.

■ Dimensionnement mécanique
Le maitre d’œuvre se doit de fournir à l’entrepreneur l’ensemble des données géotechniques du
projet nécessaire à la réalisation du projet, mais également à la justification de la tenue mécanique
des ouvrages. Sur ce dernier point, il est essentiel de comprendre que la tenue mécanique de tous
les ouvrages d’un réseau d’assainissement est intimement liée aux caractéristiques géotechniques
du projet. Ainsi, certains aspects géotechniques auront des impacts plus ou moins positifs sur la
résistance des produits. 1l est donc indispensable que le maitre d’œuvre, par une série d’études
préalables, fournissent à l’entrepreneur les données suivantes
-Identification des risques éventuels (ex : sols compressibles, failles karstiques, marnières, ...),
-Contraintes environnementales (proximité d’autres ouvrages, perméabilité des sols, ...),
-Présence d’une nappe (hauteur maximale), rabattement des venues d’eau,
-Nature des sols (en place et rapportes) selon la norme NF P 11-300,
-Nécessite de traiter le fond de fouille,
-Réutilisation du déblai en enrobage et/ou en remblai,
-Utilisation d’un géotextile en enrobage,
-Compacité du sol en place
Au-delà de ces caractéristiques, le maÎtre d’œuvre doit également fournir à l’entrepreneur les
sollicitations qui s’exerceront sur le projet
-Charges roulantes (type, poids et fréquence),
-Charges permanentes (ex : présence d’ouvrages au droit du projet...),
-Charges de chantier (ex : passage d’engins hors gabarit, ...).

En tenant compte de l’ensemble de ces données, l’entrepreneur se doit de présenter au maÎtre

22
RÈGLES D’UTILISATION 4

d’œuvre une justification de la tenue mécanique des ouvrages qu’il réalisera. Dans le cas des
canalisations d’assainissement comme ECOMA, il convient de comparer les capacités de résistance
du système, associées aux méthodes de mise en œuvre adoptées, a l’ensemble des sollicitations
préalablement déterminées. Le fabricant est donc tenu de diffuser les caractéristiques mécaniques
de ses canalisations nécessaires à la réalisation de la vérification.
Le fascicule 70 du CCTG propose une telle méthode, reconnue juste dans le domaine d’application
suivante :
-Conduites circulaires,
-Ovalisation maximale de tranchée ou sous remblai,
-Hauteur de couverture minimale sur la génératrice supérieure de 0,80m.
-Canalisation posée en milieu de tranché
-Système de canalisations pour écoulement gravitaire avec Pmax<4mCE.
Le principe général de la vérification consiste à contrôler les réactions du tube mis en œuvre dans
des conditions définies sous des contraintes d’exploitation données. Pour cela, il convient d’abord
d’établir les hypothèses correspondant à la canalisation, aux sols et à la mise en œuvre :

1- Hypothèses liées à la canalisation ECOMA

La méthode est initialement prévue pour des à parois homogènes. Pour les tubes à parois
structurées comme ECOMA, la méthode consiste à les considérer comme des tubes à parois
homogènes qui présenteront des caractéristiques mécaniques équivalentes. Ce tube "équivalent"
aura un diamètre extérieur équivalent Dc et une épaisseur minimale équivalente. Dans le cas
de la vérification de la contranite à l›état limite ultim de résistance (voir plus bas), la contrainte
calculée est pondérée d’un coefficient d’amolification de contrainte Cco. Ces différentes valeurs
sont obtenues par un calcul aux éléments finis.
Il convient alors de prendre en compte les paramètres suivants :
Unité de
Dimension nominale DN mesure
160 200 250 300 400 500 600 800 1000

Diamètre extérieur D ext mm 161,5 230 288 350 465 580 690 940 1180
Epaisseur minimale équivalente e mm 14 15 19 24 33 41 49 73 92
Déformation initiale e0 mm 1,7 2,3 2,8 3,5 4,7 5,8 6,9 9,4 12
Classe de rigidité CR kN.m-2 8
Rigidité annulaire spécifique instante Rasi kN.m-2 8
Nature du matériau - - PEHD
Coefficient de poisson du matériau vt - 0,4

2- Hypothèses liées à la nature des sols et à la mise en œuvre

Dans un second temps, il est indispensable de recueillir les informations concernant les sols et les
méthodes de mise en œuvre choisies :
-Groupe de sol utilisé pour la réalisation de l’enrobage : G1, G2, G3 ou 4 suivant la
classification de la norme NFP 11-300.
-Groupe de sol en place : de G1 à G5 suivant la classification de la norme NF P 11 - 300
-Poids volumique du remblai : par défaut, il est considéré égal à 18 kN. m3

23 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

-Niveau de mise en place de l’enrobage : 94, 95, CNV, NC (cf. "Compactage", p. 35),
-Largeur de la tranchée (cf. "Dimensions de la tranchée", p. 26),
-Présence d’un géotextile dans la zone d’enrobage,
-Condition de retrait des blindages (en cas de présence de blindages de la tranchée) :
cas 1, 2 ou 3 (cf. "Retrait des blindages", p. 35)
En tenant compte de ces différents paramètres, la méthode permet de déterminer le module de
sol Es retenu pour la suite des calculs. Un module de sol élevé traduit une mise en œuvre qui agira
idéalement contre l’ovalisation du tube.

3- Détermination des actions

La méthode de vérification de la tenue mécanique prévoit ensuite le calcul des différentes actions
qui vont engendrer des déformations sur le système ECOMA (canalisation à comportement
flexible) :
-Pression verticale des terres due aux remblais,
-Pression verticale due aux charges d’exploitation roulantes routières, permanentes ou
de chantier,
-Pression horizontale exercée par les remblais et les charges d’exploitation ou permanentes,
-Pression hydrostatique extérieure due à la présence éventuelle d’une nappe phréatique.
Sauf cas exceptionnels, on retient habituellement pour le calcul des pressions générées par
les charges roulantes routières, un convoi de type Bc tel que défini par le fascicule 61 du CCTG
correspondant au passage d’un camion type à trois essieux de masse totale 30 tonnes, avec une
masse supportée par un essieu arrière de 12 tonnes et dont la surface d’impact d’une roue au sol
est un carré de 0,25 mètre de côté.

4- Détermination des sollicitations

En tenant compte des caractéristiques du tube, du sol et de la mise en œuvre, et des actions liées
à l’exploitation, la méthode permet de déterminer les sollicitations exercées sur le tube ECOMA :
-Pression moyenne d’étreinte, qui correspond à l’effet des actions combinées,
-Pression critique de flambement : la pression d’étreinte amplifie les sollicitations (moments
fléchissant, déformations, allongements...) de façon encore plus marquée lorsque la
canalisation est proche de ses conditions critiques d’instabilité par flambement. Cet état
critique est caractérisé par la pression critique de flambement
-Moments fléchissants sur les reins de la canalisation par l’étreinte, à court et à long terme.
-Ovalisation relative verticale : c’est le rapport entre la déformation verticale du diamètre
moyen et le diamètre moyen. Elle est calculée à court et à long terme.
Les calculs à court terme représentent l’état de la canalisation 3 mois après sa mise en œuvre. Ceux
à long terme représentent son état après 2 ans, période durant laquelle le fluage du matériau va
en gendre des déformations supplémentaire. Il est admis que le phénomène de fluage ne s’opère
plus après cette période.

5- Vérification aux états limites

Concernant les tubes thermoplastiques à parois structurées comme ECOMA, on effectue un certain
nombre de vérifications à différents états :

24
RÈGLES D’UTILISATION 4

-Les états limites ultimes (E.L.U.) correspondent à l’atteinte de la capacité portante et


concernent de ce fait la résistance mécanique et/ou la stabilité au flambement,
-Les états limites de service (E.L.S.) sont ceux dont le dépassement remet en cause les
conditions de fonctionnement ou d’exploitation de l’ouvrage ou à terme de sa durabilité,
par exemple par ovalisation excessive.
-Les états limites de service (E.L.S.) sont ceux dont le dépassement remet en cause les
conditions de fonctionnement ou d’exploitation de l’ouvrage ou à terme de sa durabilité,
par exemple par ovalisation excessive.
Le principe général de la sécurité est de faire en sorte que les états limites ne soient pas dépassés,
et ce, compte tenu des variations aléatoires affectant :
-Les caractéristiques des matériaux définies par leurs valeurs caractéristiques,
-Les valeurs caractéristiques des actions et des sollicitations calculées.
Compte tenu du caractère hétérogène de la paroi du tube ECOMA, certaines vérifications doivent
être réalisées en tenant compte de coefficients, déterminé par étude aux éléments finis, appliquées
aux formules classiques. Sont alors effectuées les vérifications suivantes :
-Vérification du coefficient de sécurité par rapport au flambement à l’E.L.U. : il doit être
supérieur à 2,5.
-Vérification du coefficient de sécurité par rapport à la contrainte à l’E.L.S. : la contrainte
doit être inférieure à la contrainte admissible.
-Vérification de l’ovalisation verticale relative à l’E.L.U. qui ne doit pas dépasser 5% à court
et 10% à long terme.
Chacun de ces critères doit être favorables pour autoriser la mise en œuvre du tube ECOMA dans
les conditions de mises en œuvre proposées. La table de l’annexe 5-2 donne les résultats de ces
vérifications en fonction de la hauteur de couverture et des conditions de mises en œuvre pour
tous les diamètres.

2- RÉGLES DE MISE EN OEUVRE


■ Règles générales
La réalisation de réseaux d’assainissement gravitaires enterrés est régie par un certain nombre de
règles générales, appelées "règles de l’art". Il est essentiel de parfaitement appréhender ces règles
de pose, propres à tous les produits.
Nous étudierons dans cette partie les règles préconisées dans 2 textes de références :
-Le Fascicule 70 du Cahier des Clauses Techniques Générales, obligatoirement respecté pour
chaque réalisation d’ouvrage d’assainissement, public ou privé,
-La norme NF EN 1610 relative à la mise en œuvre et les essais des branchements et des
collecteurs d’assainissement enterrés gravitaires.

25 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

1- Transport

Le chargement des camions et conteneurs est systématiquement


réalisé par le Service Logistique de PLASTIMA à l’aide d’outils
adaptés. Les temps de chargement sont en général plus courts que
ceux des produits traditionnels.
-Plateau de stockage plan sur toute la longueur,
-Longueur minimale de 6 ou 12 mètres,
-Camion de type plateau ou tautliner débâchable sur la partie
supérieure,
-Pour un déchargement simple et efficace, l’utilisation de camion
avec grue de manutention est préconisée.
Dans certains cas, il est vivement conseillé de sangler les tubes au
châssis de la remorque, afin d’éviter le mouvement des tubes lors
du transport, mouvement qui pourrait rendre difficile la conduite
du véhicule.
Enfin, au regard du poids des tubes, même dans le cas de télescopage optimisé, la charge maximale
autorisée est impossible à atteindre.

2- Déchargement

Le déchargement des tubes sur le chantier doit se faire avec soin, avec du matériel et des techniques
adaptés, sous peine d’altérer la qualité du produit et d’augmenter le risque d’accidents pour le
personnel présent sur le chantier.
Ainsi, il est fortement recommandé de :
-Créer une zone de déchargement en y limitant
l’accès à un personnel concerné,
-D’équiper le personnel en charge du
déchargement de tous les équipements de
sécurité réglementaire (notamment casque,
gants et chaussures de sécurité),
-NE PAS décharger les tubes en les laissant
tomber du camion jusqu’au sol,
-NE PAS désemballer les produits avant
déchargement définitif sur la zone de stockage,
-Décharger les tubes ou les palettes un par un à l’aide d’élingues en matériau souple (nylon,
polypropylène, ...) arrimées à une machine type grue ou télescopique, par le dessus du camion,
-Privilégier un système de levage à 2 points suffisamment distants afin d’obtenir une bonne
stabilité,
-NE PAS utiliser de chaînes en métal ni de crochets en contact direct avec le tube.
Un contrôle méticuleux des quantités et de la qualité des produits livrés doit être effectué lors
du déchargement Ce contrôle qualitatif consiste en un contrôle visuel poussé et d’une vérification
des marquages. Si nécessaire, il faudra différencier distinctement les produits abîmés du reste du
stock, afin d’éviter leur utilisation.

26
RÈGLES D’UTILISATION 4

3- Stockage

Une zone de stockage temporaire doit être définie sur le chantier. Elle doit respecter les points
suivants :
-La zone doit être parfaitement plane afin d’éviter toute déformation longitudinale des tubes,
pouvant alors générer des problèmes de contre pente à la pose,
-Les tubes seront posés à même le sol, sans intercaler de cales de bois, susceptibles d’altérer la
rectitude des tubes, en veillant à ne pas faire frotter le tube. Les défauts de surface qui seraient
créés peuvent provoquer un affaiblissement mécanique des parois ou des défauts d’étanchéité
dans le manchon,
-Les tubes en vrac peuvent
être stockés en pyramide
d’une hauteur maximale de
1,5 mètre Les tubes seront
alors calés de part et d’autre
de la pyramide par des barres
latérales suffisamment
espacées (2 mètres au
maximum),
-Les tubes seront stockés "tête-bêche" afin d’obtenir un
empilement plat,
-Le stockage doit être temporaire ; s’il venait à dépasser une
durée de 3 mois, il est nécessaire de recouvrir le stock d’un film
plastique perforé et opaque.

4- Manutention et bardage

• Manutention :
Le tube ECOMA a la particularité de proposer des poids très
faibles. Aussi, il est envisageable de manutentionner le tube de
2 façons :
-Manutention manuelle : elle est envisageable pour des barres
de 6 mètres, jusqu’au diamètre DN/ID 500.
-Manutention motorisée : pour les plus grands diamètres, il
est conseillé de manutentionner le tube à l’aide d’engins de
suivant les mêmes modalités que pour le déchargement.
Dans tous les cas, il est conseillé de respecter ter les règles
suivantes :
-Pour une manutention manuelle, le personnel en charge de
cette opération doit impérativement être doté de l’équipement
de sécurité suivante : gants, chaussures de sécurité et casque,

27 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

-Ne pas utiliser de crochets qui pourraient endommager les parois du tube,
-Éviter toute manipulation brutale, chocs avec des objets contendants (pierres, pièces
métalliques), lâcher des tubes sur le sol,
-Ne pas traîner ou rouler les tubes sur le sol,
• Bardage :
Le bardage est l’opération qui consiste à transporter les tubes en bord de tranchée, à mettre en
place leur alignement de telle sorte que la pose des tubes en tranchée soit optimisée.
Il est conseillé de placer les tubes à une
distance raisonnable de la tranchée et
de les et suffisante pour que la prise des
tubes par les engins soit réalisable sans
nouvelle manutention. Il est nécessaire
d’aligner les tubes en tenant compte de
la longueur des emboîtures.
Les tubes sont toujours posés de
l’aval vers l’amont, l’emboîture étant
orientée vers l’amont.

5- Réalisation de la tranchée

• Dimensions de la tranchée
Les tubes ECOMA sont principalement destinés à la réalisation de réseaux enterrés.
Dans ce manuel que la pose en tranchée, la pose sous remblai (c’est-à-dire que la pose du tube se
fait au niveau du terrain naturel, le remblaiement ayant lieu sans appui sur une tranchée) étant
plus rare.
Les dimensions de la tranchée sont fonctions d’un certain nombre de paramètres tels que :
-Le diamètre extérieur de la canalisation,
-La hauteur de recouvrement,
-L’épaisseur du lit de pose,
-La présence de blindage.
Les dimensions principales d’une tranchée type sont reprises dans le schéma ci-dessous :
La largeur de tranchée L sur la génératrice
supérieure doit permettre un travail aisé du
personnel en fond de tranchée. il est toutefois Dexl

nécessaire de respecter des largeurs minimales,


dépendantes de la profondeur P et, le cas échéant,
du type de blindage utilisé (voir paragraphe
suivant), imposées par la norme NF EN 1610 et
reprises dans le tableau ci-dessous :

28
RÈGLES D’UTILISATION 4

I Largeur minimale de tranchée L min (en m)


Profondeur Type de
P (en m) blindage DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID
≤600 >600 160 200 250 300 400 500 600 800 1000

0 - 1.3 S 0.30 0.40 0.90 0.90 0.90 0.90 1.10 1.20 1.30 1.75 2.00

0 - 1.3 C 0.35 0.45 1.10 1.10 1.10 1.10 1.20 1.30 1.40 1.85 2.10

1.3 - 2.5 C 0.55 0.60 1.40 1.40 1.43 1.45 1.60 1.70 1.80 2.15 2.40

1.3 - 2.5 CSG 0.60 0.65 1.70 1.70 1.70 1.70 1.70 1.80 1.90 2.25 2.50

2.5 - 3.5 CR 0.55 0.60 1.70 1.70 1.70 1.70 1.70 1.70 1.80 2.15 2.40

2.5 - 3.5 CSG 0.60 0.65 1.80 1.80 1.80 1.80 1.80 1.80 1.90 2.25 2.50

2.5 - 3.5 CDG 0.65 0.70 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 2.00 2.35 2.60

3.5 - 5.5 CDG 0.65 0.70 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.35 2.60

> 5.5 CDG 0.70 0.80 2.10 2.10 2.10 2.10 2.10 2.10 2.10 2.60 2.80

S : sans blindage · C : caisson · CR : caisson avec rehausse


CSG : coulissant simple glissière · CDG : coulissant double glissière

Dans le cas d’une pose de plusieurs canalisations parallèles dans la même tranchée, il convient de
respecter une largeur minimale de tranchée définie par :

Au niveau des regards et des boîtes de branchement, la tranchée doit tenir compte d’un espacement
de 0,5 m de part et d’autres des parois extérieures de l’ouvrage.
• Blindage des parois
Lors de l’ouverture d’une tranchée, le blindage consiste à étayer les parois afin d’éviter un
écroulement de celles-ci. Différents critères rentent en compte sur la nécessité de blinder une
fouille : Profondeur, nature du sol, vibrations voisines, conditions hydrologiques...
Pour des raisons de sécurité envers le personnel appelé à travailler en fond de tranchée, il est
impératif de blinder les tranchées dès que celles-ci dépassent 1,3 métré de profondeur.
Il existe plusieurs méthodes de blindage des tranchées qui sont fonctions de la profondeur de la
tranchée :
-Caisson : il s’agit d’un système constitué d’une cellule comprenant 2 panneaux métalliques à
structure légère et 4 vérins,
-Caisson avec rehausse : constitué d’une cellule de base avec rehausse, comprenant chacune
deux panneaux métalliques à structure renforcée ; 4 vérins pour la cellule de base et 2 vérins pour
la rehausse, clavetée dans la cellule de base,
-Coulissant simple glissière : constitué d’une cellule comprenant 2 panneaux métalliques
coulissant dans les portiques d’extrémité. Chaque portique est constitué de 2 poteaux métalrins

29 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

pour la rehausse, clavetée dans la cellule de base,


-Coulissant double glissière : constitué d’une cellule comprenant 2 ou 4 panneaux métalliques
et une ou 2 rehausses coulissant dans les portiques d’extrémité. Chaque portique est liques à
simple glissière butonnés par des vérins,
A noter que, au-delà d’une certaine profondeur, les parois de la tranchée vont générer des
frottements qui vont rendre l’extraction des blindages difficiles. Les dispositifs à glissière
permettent une pose des éléments par phases (on parle de havage) et une extraction plus aisée.
Le dispositif de blindage est posé avant la pose du tube ; il est extrait avant ou après le compactage
du remblai, ce qui va générer des modifications de la qualité du compactage. Ce paramètre est donc
pris en compte dans le dimensionnement mécanique des canalisations (cf. "Dimensionnement
mécanique", p. 21)
• Elimination des venues d’eau
Le Fascicule 70 du CCTG recommande d’évacuer toutes les eaux de toutes natures (eaux pluviales,
eaux superficielles, eaux de sources, ...).
Il conseille également de travailler sur des fonds de fouilles parfaitement secs, afin de proposer
des conditions de mise en œuvre idéales. Ainsi, en cas de présence de nappe d’eau dans le sol,
l’entrepreneur doit procéder au rabattement des eaux de nappe par des méthodes d’ap présence
de fines dans le sol en place.
Dans certains cas, la maîtrise d’œuvre peut exiger de l’entrepreneur la réalisation d’un drainage
du fond de fouille par l’installation d’un massif drainant ou d’un drain sous le lit de pose et
latéralement à la ligne de conduite. La pose d’un géotextile filtrant peut être nécessaire en cas de
présence de fines dans le sol en place.
• Réalisation du lit de pose
Le lit de pose est une couche de matériaux qui va supporter le tube lors de la
pose. La réalisation de cette couche est primordiale pour la qualité finale de la
pose. Il doit être réalisé avec soin en suivant les règles générales suivantes :
-Le fond de la tranchée doit être débarrassé de tout élément dur ou pointu qui
pourrait altérer la paroi extérieure du tube,
-La hauteur du lit de pose est généralement de 10 cm, sauf en cas de pose sur
sol rocheux où le lit de pose aura une épaisseur de 15 cm
-Les matériaux constitutifs seront, autant que faire se peut, parfaitement
gradués, c’est-à tutifs sera homogène, avec les recommandations suivantes :
• (D60/D10) <4 et 1 <[(D30)2 / (D10 x D60)] <3,
où D est l’ouverture des mailles qui lais sent
passer 10, 30 ou 60 % de l’échantillon. La terre
provenant des fouilles peut être utilisée si elle
répond à cette condition,
• Le matériau contient moins de 5 % de
particules inférieures à 0,1 mm et ne contient
pas d’élément de diamètre supérieur à 22 mm,

30
RÈGLES D’UTILISATION 4

-En cas de présence d’eau, le lit de pose est constitué


de matériaux de granulométrie comprise entre 5 et
22 mm,
-En cas de risque d’entraînement de fines issues du
sol environnant, il est nécessaire d’envelopper le lit
de pose par un filtre géosynthétique,
-Le lit de pose est dressé suivant la pente prévue au
projet. La surface est dressée et tassée pour que le
tube ne repose sur aucun point dur ou faible,
-Une niche doit être aménagée dans le lit de pose
pour accueillir les emboîtures.

6- Pose du tube

• Descente du tube
Le tube sera descendu dans la tranchée de manière à ne pas le été inspecté
(notamment sa linéarité et l’état des surfaces intérieures et au niveau de
l’emboîture) et, éventuellement, débarrassé de tous éléments susceptibles
de gêner leur mise en œuvre.
• Alignement, Réglage pente
Le premier tube est disposé de telle sorte à respecter l’aligne ment projeté
par rapport aux regards de visite. La pente de la canalisation est vérifiée.

Le tube suivant est présenté en face du précédent en prenant soin de respecter un parfait aligne
ment, toute angulation excessive dans le manchon pouvant occasionner des défauts d’étanchéité.
Un contrôle de la pente de l’ouvrage est effectué régulièrement.
• Assemblage
L’assemblage des tubes ECOMA est réalisé par l’emboîtement d’une partie
mâle préalablement équipée de la garniture d’étanchéité et d’une partie
femelle composée d’un manchon en PEHD soudé sur le tube ou intégré à
celui-ci :
-Le joint est positionné dans le creux formé par les deux premières
annelures de la partie mâle. Afin de faciliter sa mise en place, il peut être
assoupli par un étirement diamétral.
-La garniture est installée par extension : après avoir mis en place le

31 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

joint sur la partie inférieure de la canalisation (il est possible


de surélever le tube pour faciliter cette action), le joint est
étiré pour franchir la première annelure. Un levier peut être
mis en place pour faciliter cette action, en prenant appui
sur la première annelure
-La position finale correcte du joint est vérifiée à
chaque installation (le joint ne doit pas vriller au passage
de l’annelure).
-La longueur d’emboîtement est marquée la partie
mâle du tube.
-Les différentes parties de l’emboîture sont nettoyées
-Une lubrification avec un lubrifiant "spécial
canalisation" est appliquée sur la partie intérieure du
manchon à l’aide d’un pinceau ou d’un chiffon. Un excès de
lubrifiant peut avoir une influence Négative sur l’étanchéité
du système.
-La première annelure est emboîtée dans la partie
femelle du manchon en respectant l’alignement des tubes.
-Afin de ne pas endommager l’emboîture lors de la poussée, il est conseillé d’insérer dans le
manchon du tube à emboîter une chute de tube de même diamètre, sans joint
-Une poussée constante est alors exercée sur cette chute de tube de façon mécanique (godet
de la pelle) ou manuelle (levier créé par une barre à mine) en ayant pris soin d’insérer, entre
le dispositif de poussée et le tube, une pièce de bois afin de répartir la charge, jusqu’au repère
préalablement marqué sur le tube.

7- Réalisation des singularités du réseau

Au-delà des longueurs de collecteurs, un réseau est constitué d’un certain nombre de singularités
que sont les regards, les branchements, les changements de direction, de diamètre, de matériau,
...
ECOMA est avant tout un système complet qui permet de réaliser très aisément ces singularités
grâce à une gamme complète d’accessoires, de solutions techniques mais également à la
possibilité de réaliser des pièces sur mesure dans l’atelier de chaudronnerie plastique de
PLASTIMA.
Il est toutefois important de rappeler qu’il est généralement conseillé de réaliser ces singularités
par l’intermédiaire d’un regard de visite, ce qui permet une meilleure lisibilité du réseau dans
l’avenir.

32
RÈGLES D’UTILISATION 4

• Raccordement sur regard en béton coulé sur place :


• Cas d’une pose en continue
La solution la plus adéquate est de :
• Poser le collecteur ECOMA de façon continue afin de le conserver comme
cunette des futurs regards pour assurer la continuité de l’écoulement.
• Couler la base du regard en alignant les parois de l’ouvrage tout en
insistant sur le vibrage du béton.
• Découper la génératrice supérieure du collecteur afin de permettre un
accès de visite.
• Cas d’une pose discontinue :
• Installer un joint ECOMA en EPDM (Ethylène Propylène Diène Monomère) au niveau de
l’emplacement des voiles de regards, un en entrée, l’autre en sortie d’ouvrage.
• Couler la base du regard en alignant les parois de l’ouvrage sur les joints d’étanchéité, en
insistant sur le vibrage du béton.
• Découper la génératrice supérieure du collecteur afin de permettre un accès de visite.

• Raccordement sur regard en béton préfabriqué


Il existe deux méthodes permettant de connecter correctement un tube ECOMA sur un regard
préfabriqué :
Le fabricant du regard intègre les emboîtures femelles du tube ECOMA au moment de la fabrication
ou en reprise contrôlée,
Le fabricant de regard prépare des réservations présentant des
dimensions et une qualité l’intermédiaire d’un joint ECOMA standard.
Dans tous les cas, le fabricant de regard doit impérativement tenir
compte des hauteurs d’eau, et donc la continuité de l’écoulement.

• Réalisation de branchements
Il est indispensable de pouvoir réaliser un certain nombre de branchements sur un collecteur
(branchements particulier, raccordement des avaloirs, ...). PLASTIMA Canalisations propose une
solution simple et rapide de raccordement de tels branchements sur le collecteur à l’aide d’une
pièce de piquage en PVC à joint EPDM.
Cette solution permet la connexion de tubes ou de
pièces standards PVC assainissement de diamètres
extérieurs 160 ou 200 mm. Il consiste en :
1- Un carottage du collecteur à l’aide d’une scie
cloche standard,
2- Un ébavurage de la zone de découpe,
3- L’insertion de la pièce,
4- Sa compression à l’aide d’une clé de serrage,
- Installation du branchement en PVC (coude,
tabouret, éventuellement clapet antiretour).

33 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

Il est parfois nécessaire de mettre en place des


embranchements sur un de plusieurs antennes du
réseau.
La gamme de pièces ECOMA collecteur représentant la
jonction place des embranchements sur un collecteur
représentant la jonction de plusieurs antennes du
réseau.
La gamme de pièces ECOMA propose des
embranchements égaux ou réduits (respectivement
tés ou culottes), à 45° ou à 90°. Il est également possible de réaliser des croix. Ces pièces peuvent
être proposées avec des emboîtures mâle et/ou femelle. Ces pièces sont réalisées en atelier
suivant une méthode de soudure au miroir de tronçon de tubes ECOMA, méthode qui a l’avantage
de conserver les mêmes caractéristiques (dimensions, rigidité, ...) sur les pièces et le tube.
• Changement de direction
Lorsque la capacité de courbure du tube n’est plus
envisageable, ou qu’une angulation rapide doit être
effectuée, le système ECOMA propose une gamme de
coudes de diverses angulations (standard en 30°, 45°,
60° et 90°) à emboîture mâle et/ou femelle. Pour cette
gamme également, il est envisageable de réaliser
d’autres angulations sur demande.
• Changement de diamètres
Sur un réseau à écoulement gravitaire, il est proscrit de procéder à une
réduction de la section de passage. Par contre, lorsque les débits entrants
justifient un collecteur de diamètre supérieur, il est nécessaire de pouvoir
passer de l’un à l’autre de manière simple et étanche. L’augmentation
ECOMA permet de réaliser cette opération tout en respectant la continuité
du fil d’eau.
Cette pièce peut être réalisée sur n’importe quel diamètre de tube ECOMA
à partir des manchons de jonction et de tronçons de tube (jonction
mâle-femelle). Pour des cas spécifiques, il est possible de proposer ces
augmentations avec des systèmes d’emboîture mâle-mâle ou femelle-
femelle.
• Changement de matériau
Dans le cas où il serait nécessaire de connecter un autre matériau sur le tube ECOMA, il existe des
solutions pour se connecter sur les tubes ou pièces en :
-PVC assainissement ou pression)
-PE pression,
-Fonte bridée (à partir de brides en PEHD normalisées),
-Grès (par l’intermédiaire de joints de jonction multi matériaux).
Ces pièces sont généralement confectionnées sur mesure, en fonction des besoins du concepteur
du réseau.

34
RÈGLES D’UTILISATION 4

8- Découpe et réparation

S’il s’avère nécessaire de découper un tronçon de tubes ECOMA, il convient de pratiquer la découpe
dans l’axe du creux d’une annelure, perpendiculairement à l’axe de la canalisation, avec une scie
adaptée à la découpe de matériaux plastiques.
S’il avère nécessaire de procéder au remplacement partiel d’un tronçon de canalisation
endommagé, il est possible de remplacer ce tronçon à l’aide de manchons coulissants :
-Découper le tronçon endommagé sur une longueur suffisante (60 cm au minimum),
-Préparer un nouveau tronçon de tube de même longueur, en notant la longueur d’emboîtement
de chaque côté,
-Insérer sur chaque partie du collecteur encore en place un manchon coulissant,
-Installer un joint sur chacune des parties du collecteur en place ainsi que sur le tronçon de
remplacement,
-Lubrifier les différentes parties,
-Mettre le tronçon de remplacement en place en veillant à respecter la pente de l’écoulement et
l’alignement des conduites,
-Faire coulisser les manchons coulissants vers le tronçon de remplacement.

9- Remblaiement de la tranchée

La réalisation du remblaiement de la tranchée se doit


de respecter des règles précises, autant en terme de
méthodes que de qualité des matériaux employés.
Le remblai est une succession de plusieurs couches
de matériaux, constitué de 3 zones distinctes :
-Le sol en place,
-La zone d’enrobage constituée du lit de pose, de
l’assise, du remblai latéral et du remblai initial,
-La zone de remblai proprement dit composée des
parties inférieures et supérieures du remblai.
Pour la réalisation de ces différentes couches, il convient d’utiliser des matériaux de remblaiement
adapté aux sollicitations diverses subies par la canalisation (hauteur de couverture, charges
roulantes, lantes, présence de nappe d’eau, ...) Les différents types de matériaux sont classés par la
norme NF-P11-300 et le Fascicule 70 (cf. Annexe 5-4, p.42). Les qualités des matériaux interagissent
sur le calcul c résistance mécanique des canalisations.
• Enrobage
Les matériaux utilisés dans la réalisation de l’enrobage (lit de pose, assise, remblais latéraux et ini-
appartiennent aux groupes G1, G2, G3 ou G4. Il est formellement proscrit d’utiliser des matériaux du
groupe G5 dans cette partie du remblai ; car certaines argiles peuvent présenter des phénomènes
de gonflement-retrait en fonction du degré d’humidification du sol. Une attestation particulière
doit être apportée à la taille maximale des plus gros éléments du matériau utilisé en respectant
les valeurs du tableau suivant. Ces valeurs correspondent à la taille maximale idéale pour assurer
une résistance mécanique optimale :

35 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID


160 200 250 300 400 500 600 800 1000
Granulométrie
6 7 8 10 12 16 20 24 32
maximale (mm)

Dans le cas d’un compactage hydraulique (ou serrage hydraulique), il convient de ne pas utiliser
de matériau de granulométrie supérieure à 8 mm.
Afin d’assurer à la canalisation une assise qui ne sera pas décomprimée par la suite, il convient
de réaliser l’assise après relevage partiel des blindages s’ils existent. Au-dessus du lit de pose et
jusqu’à la hauteur de l’axe de la canalisation, le matériau est tassé sous les flancs de la canalisation
ECOMA et compacté de façon à éviter tout mouvement de celle-ci et à lui assurer l’assise prévue.
Au-dessus de l’assise, le remblai er son compactage sont poursuivis, par couches successives,
symétriquement puis uniformément, jusqu’à une hauteur d’au moins 15 cm au-dessus de la
génératrice supérieure, de façon à parfaite l’enrobage.
Pour la réalisation du remblai initial, comme du celle du remblai
proprement dit, l’entrepreneur doit prévoir une hauteur de protection
qui tiendra compte de la puissance des en gins de compactage afin de
préserver l’intégrité de la canalisation.
Il est possible de réaliser l’assise et le remblai de protection en une
seule fois pour le DN/ID 200 uniquement. L’assise et/ou le remblai de
protection peuvent être réalisés en béton ou graves traitées. Cette
opération a pour objectif, en cas de sollicitations importantes (faible
hauteur de couverture par exemple), d’assurer un enrobage rigide
au tube ECOMA et d’empêcher une déformation diamétrale trop
importante.
• Remblaiement
Il existe deux cas de remblais :
-En train libre de culture, il s’agit de reconstituer le sol avec le matériau de déblai préalablement
expurgé des éléments les plus gros et débris végétaux. Le compactage n’est pas in dispensable et
seul un damage est nécessaire.
-Pour une tranchée située sous voierie, les conditions de mises en œuvre du remblai doivent
être réalisées dans les règles de l’art, au risque de faire apparaître
des décompressions du terrain engendrant des déstructurations du
revêtement ou des dégâts sur les bâtiments riverains.
Dans ce second cas, le remblai proprement dit est réalisé après
compactage du remblai initial avec des moyens de compactage léger.
Le matériau choisi est déposé par couches successives, régulières et
soigneusement compactées tous les 20 à 30 cm avec des moyens de
compactage adapté.
Le matériau de déblai peut être utilisé dans la mesure où il a été
débarrassé de tous éléments grossiers (> 10 cm), des débris végétaux...
et tous éléments pouvant altérer la canalisation ou la qualité du
compactage.

36
RÈGLES D’UTILISATION 4

• Compactage
Le degré de compactage est fixé par la maîtrise d’œuvre dans le CCTP.
Il peut différer sur les différentes couches de remblai et en fonction des
sollicitations externes. Le Fascicule 70 fixe les degrés de compactage
suivant :
-Compacté, Contrôlé et Validé q5 : contrôle des moyens de
compactage et validation de l’obtention de l’objectif de densification
q5 :
• Valeur moyenne minimale sur la hauteur de la couche : 90 %
de l’Optimum Proctor Normal (OPN)
• Valeur minimale en fond de couche : 87 % de l’OPN
-Compacté, Contrôlé et Validé q4 : contrôle des moyens de
compactage et validation de l’obtention de l’objectif de densification q4. Cet objectif de compactage
peut être exigé dans des cas particuliers qui seront précisés s’il y a lieu dans le CCTP (Exemples
: faibles hauteurs de remblai (h < 1,30 m), grands diamètres, chantiers importants, nature des
canalisations, disponibilité des matériaux d’enrobage...)
• Valeur moyenne minimale sur la hauteur de la couche : 95 % de l’OPN
• Valeur minimale en fond de couche : 92 % de l’OPNPN
Néanmoins, les valeurs affectées aux modules de sols conventionnels doivent prendre en compte
le cas où les objectifs de densification q5 (cas courants) ou q4 (cas particuliers) ne peuvent pas
être atteints. On distingue alors les cas de mise en œuvre suivants :
-Mise en place non Contrôlée :
Ne faisant l’objet d’aucun contrôle ou vérification,
-Compacté Contrôlé non Validé :
Contrôle des moyens de compactage mis en œuvre, mais pas de validation de l’objectif
de densification. Dans ce cas, l’entrepreneur soumet pour avis au maître d’œuvre le
mode d’exécution
Et de justification des dispositions prévues pour le compactage.
• Retrait des blindages
Afin d’éviter les risques de décompression du terrain, il est vivement conseillé, dans la mesure du
possible, de réaliser le compactage après avoir
partiellement relevé les éléments de blindage,
s’il y a lieu (Cas No 1).
CAS N°1 :
Retrait du blindage et compactage d’une couche
CAS N° 2 :
Compactage d’une couche avant retrait du
blindage
CAS N° 3 :
Remblaiement total avant retrait du blindage

37 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

10- Essai de réception

Le Fascicule 70 et la norme NF EN 1610 fixent les règles obligatoires de la procédure de réception


d’un chantier d’assainissement. Les examens préalables à la réception comprennent au
minimum, en ordre chronologique d’exécution :
-Épreuves de compactage : le contrôle porte sur la tonalité des remblaiements ainsi que sur
la zone d’enrobage jusqu’au niveau inférieur du lit de pose, avec un essai tous les 50 m minimum,
essai par tronçon, un regard sur trois et un branchement sur cinq.
-Vérification des conditions d’écoulement : par déversement d’eau dans chaque regard.
-Inspection visuelle ou télévisuelle : il permet le contrôle de la pente de l’écoulement, de
l’ovalisation ou la fissuration de la canalisation, et tout défaut pouvant occasionner des désordres
dans le fonctionnement de celle-ci.
-Vérification de conformité topographique et géographique des ouvrages : elle est établie
contradictoirement par le maitre d’œuvre et l’entrepreneur pour vérifier la position et l’altimétrie
des ouvrages installés par rapport au projet.
-Épreuves d’étanchéité : les tests d’étanchéité sont réalisés sur les consuites, les branchements
et les regards suivant les méthodes et les exigences d’acceptabilité définies dans la norme NF EN
1610 (tests à l’eau ou à l’air).

■ Règles propres au système ECOMA


1- Conditions d’autocurage

Dans le cas de réseaux d’eaux usées en système séparatif, la stagnation de matières organiques
peut engendrer la formation de produits de fermentation (tels que le méthane ou le sulfure
d’hydrogéné) qui peuvent s’avérer dangereux pour le personnel de maintenance mais également
pour la durabilité des ouvrages regards en béton. Il est donc nécessaire d’éviter imoérativement
ces stagnations en assurant à la canalisation des conditions d’autocurage les empêchant. Ces
conditions d’autocurage correspondent au respect des aspects suivants :
-à pleine ou à demi-section, la canalisation doit assurer une vitesse minimale de 0,5 m.s-1
-pour un remplissage de 20% du diamètre la vitesse de l’écoulement doit être supérieure à 0,3
m.s-1
-le remplissage de la canalisation à 20% doit être au moins assuré par le débit moyen.
Ces conditions correspondent à des pentes et des débits moyens minimaux à respecter pour
chaque diamètre. Ces valeurs sont données dans la table suivante :

DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID


160 200 250 300 400 500 600 800 1000
Pente minimale
2.70 1.70 1.30 1.00 0.70 0.50 0.40 0.27 0.20
(mm.m-1)
Débit moyen minimal
0.57 1.33 1.96 13.13 5.57 8.56 12.19 21.75 34.10
(i.s-1)

38
RÈGLES D’UTILISATION 4

2- Vitesses maximales

Dans le cas de réseaux d’eaux pluviales (en système séparatif ou unitaire), et de façon encore
plus marquée lorsqu’il y a un risque de transit de matières abrasives (sables par exemple), une
vitesse d’écoulement excessive peut entraîner des désordres importants liés aux phénomènes
d’abrasion. Dans ce cas, il est recommandé de respecter une vitesse maximale de l’écoulement
correspondant, pour chaque diamètre, à une pente maximale à ne pas dépasser.
Eu égard aux excellentes capacités de résistance à l’abrasion du PEHD, il est généralement admis
qu’il ne faut pas dépasser une vitesse de 7 m.s-1 dans les canalisations ECOMA, ce qui correspond
aux pentes maximales suivantes :

DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID


160 200 250 300 400 500 600 800 1000

Pente maximale (mm.m-1) 479 275 254 244 108 79 63 43 31

3- Hauteurs de recouvrement minimales

Au-delà des vérifications de résistance mécanique réalisées suivant la méthode du Fascicule 70 du


CCTG, il est conseillé de respecter des hauteurs de recouvrement (sur la génératrice supérieure du
tube ECOMA) minimales, indépendantes des diamètres et des conditions de mise en œuvre :
-Hauteur minimale sans charge roulante : 0,60 m
-Hauteur minimale avec charge roulante : 0,80 m
De plus, quel que soit le diamètre et le matériau d’enrobage utilisé, aucune pose sous charge
roulante n’est autorisée sans la réalisation d’un compactage de la zone d’enrobage.

4- Linéarité (angle maximum de déflexion angulaire)

Le système ECOMA est conçu pour être posé en respectant un parfait alignement des éléments
de canalisations. Cela signifie que la pose des tubes doit être réalisé en respectent un parfait
alignement. Toutefois, le système d›étanchéité (tube, joint et manchon) accepte, en fonction du
diamètre, une certaine tolérance dans l’angulation entre les tubes (appelée déflexion angulaire)
avant de perdre son efficacité.
Ces valeurs sont issues de conditions de réalisation des tests d’étanchéité en laboratoire réalisés
suivant les préconisations de la norme EN 1277, condition C :

DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID


160 200 250 300 400 500 600 800 1000
Angle maximale (°)
2.0 2.0 1.5 1.5 1.5 1.5 1.0 1.0 1.0
de déflexion angulaire

5- Rayon de courbure

La flexibilité du tube ECOMA dans sa longueur permet, dans certains cas, de réaliser une légère
angulation de l’écoulement sans utiliser de pièces (comme les coudes ou l’insertion de regard).

39 Manuel Technique
4 RÈGLES D’UTILISATION

Cette angulation est possible en infligeant au tube une déformation longitudinale.


Cette angulation dépend du rayon de courbure qui est fonction du diamètre extérieure de la
canalisation. Le rayon de courbure théorique du tube est de 60 fois le diamètre extérieur à 15°C.

DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID


160 200 250 300 400 500 600 800 1000
Rayon de courbure (m) 9.7 13.9 17.28 21.0 27.9 34.8 41.4 56.4 70.8
Angulation maximale
13 12 9 8 6 5 4 3 2
par barre de 6 mètres (°)

Il est extrêmement important, lorsque l’on veut utiliser cette capacité de courbure, de parfaitement
bloquer le tube dans le manchon précédent afin d’éviter toute déflexion angulaire dans le manchon
(cf.point précédent).

6- Dilatation thermique

Le PEHD est, comme tous les matériaux thermoplastiques, sensible à des phénomènes de
dilatation/contraction en cas d’écart de température significatif. Le coefficient de dilatation
thermique du tube ECOMA est de 0,18 mm.m-1. °C-1
Toutefois, le système de raccord entre les tubes n’étant pas bloqué, il va permettre de rattraper
la contraction longitudinale éventuelle du tube. Dans le cas d’un risque de dilatation prévisible
(passage d’effluents à température élevée), il peut être conseillé de na pas emboîter les tubes
jusqu’en butée.

7- Température maximale d’utilisation

Le Fascicule 70 du CCTG conseille de ne pas transiter de façon continue des effluents dont la
température dépasse 35°C. En cas de transit ponctuel (< 1 heure), il est possible d’accepter des
températures maximales de 45°C.

8- Volume de rétention

Cela nécessite l’utilisation de pièces spécifiques et de tenir compte des volumes d’eau stockée par
mètre de canalisation.

DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID DN/ID


160 200 250 300 400 500 600 800 1000
Volume stocké par
0.020 0.031 0.050 0.071 0.126 0.196 0.283 0.503 0.78
métré linéaire (m3/ml)

9- Entretien

Comme tous réseaux d’assainissement, les réseaux réalisés avec le système ECOMA nécessitent
un entretien régulier afin d’assurer ses fonctions de manière durable. Ainsi, il est conseillé de
pratiquer de manière régulière à un curage de la canalisation par des moyens mécaniques. La
méthode la plus courante est l’hydrocurage. Le système ECOMA résiste à un hydro curage effectué
à une pression maximale en sortie de buse de 120 bars.

40
ANNEXES 5

1- Abaques Hidrauliques
Débit en fonction de la pente
Formule de Manning Strickler (Ks = 90)
T = 70 % de remplissage

10000

1000
débit ( I.s-1)

100

ECOMA DN/ID 1000


ECOMA DN/ID 800
ECOMA DN/ID 600
ECOMA DN/ID 500
ECOMA DN/ID 400
ECOMA DN/ID 300
ECOMA DN/ID 200
10

41 Manuel Technique
5 ANNEXES

2- Abaques De Résistance Mécanique

42
ANNEXES 5

3- Classification des sols selon NF P11-300 et fascicule 70

Classification selon la norme


Groupe de sol Description
NF P 11-300
D1, D2, D3
Sables et graves propres DC1, DC2, DC3
G1 concassés (Dmax< 50 mm).
Sables et graves peu silteuses B1, B3
C1B1, C1B3, C2B1, C2B3
B2, B4
G2 Sables ou graves peu argileux C1B2, C2B2
C1B4, C2B4 Matériaux utilisables
Sables et grave très silteux, A1 en enrobage
G3 limons peu plastiques, sables B5
fins peu pollués (IP < 12%) C1A1, C2A1, C1B5
Sables et graves argileux à très A2
argileux, sables fins argileux, B6
G4
limons, argiles et marnes peu C1A2, C2A2
plastiques (IP < 25%) C1B6,C2B6
A3
Argiles, marnes et limons très C1A3, C2A3 Matériaux inutilisables
G5
plastiques (IP > 25%) A4 en enrobage
C1A4, C2A4

43 Manuel Technique
Système Management
de la Qualité certifié
ISO 9001 V 2015

Canalisons Nos Talents


SIÈGE SOCIAL
Rue Al Maadane - Route Côtière N° 111 - Km 11 Aïn
Sebaâ 20 600 CASABLANCA - MAROC

SITE DE PRODUCTION
Usine : Route Secondaire 3002 Commune Chellalat
MOHAMMEDIA – MAROC

Tél : (+212) 05 22 35 59 14 / (+212) 05 22 34 44 46


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