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CF04 Rapport

Le rapport présente une simulation multiphysique d'une fusée, axée sur l'étude aérodynamique et le couplage fluide-température. Les objectifs incluent l'analyse des performances aérodynamiques sous différentes conditions de vitesse et l'optimisation de la géométrie de la fusée. Les résultats permettent d'évaluer les contraintes thermiques et aérodynamiques auxquelles la fusée sera soumise lors de son ascension.

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CF04 Rapport

Le rapport présente une simulation multiphysique d'une fusée, axée sur l'étude aérodynamique et le couplage fluide-température. Les objectifs incluent l'analyse des performances aérodynamiques sous différentes conditions de vitesse et l'optimisation de la géométrie de la fusée. Les résultats permettent d'évaluer les contraintes thermiques et aérodynamiques auxquelles la fusée sera soumise lors de son ascension.

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Université de Technologie de Compiègne

CF04 : Mécanique des fluides numérique et couplages multiphysiques

Rapport CF04

Simulation multiphysique d’une fusée

GABRIEL RUET - THIERRY TALL

Suiveur: M. LEFRANCOIS
Table des matières

Table des matières i

Table des figures iii

1 Introduction 1

1.1 Objectif du projet Espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

1.2 Notre étude et objectif sur le projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

1.3 Nos ressources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

1.4 Domaine général et hypothèses de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2 Etudes menées et résultats 5

2.1 Étude aérodynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

2.1.1 Étude à vitesse subsonique et supersonique constante . . . . . . . . . . . . 7

2.1.2 Étude à vitesse variable dans le temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2.1.3 Étude à différentes températures initiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.2 Étude fluidique et couplage multiphysiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2.2.1 Étude Fluide - Température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

3 Conclusion 17

3.1 Conclusion sur les parties du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.2 Conclusion générale et ressentis sur le projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

4 Annexes 18

i
4.1 Field function utilisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

4.2 Extrait tableau Excel du calcul de trajectoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

4.3 Fonctions d’approximation de l’accélération et de la traînée . . . . . . . . . . . . 18


Table des figures

1.1 Schématisation du moteur hybride . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

1.2 CAO utilisées pour notre étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2.3 Modèle physique de l’étude à vitesse variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2.4 Residuals de l’étude à vitesse variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.5 Modèle physique Fluide-Température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2.6 Echauffement du fuselage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.7 Température en sortie de tuyère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

2.8 Heat transfert plot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

4.1 Extrait tableau Excel du calcul de la trajectoire de la fusée . . . . . . . . . . . . 18

iii
Partie 1

Introduction

1.1 Objectif du projet Espace

Ce projet a été proposé par Vincent MARTIN, étudiant en quatrième semestre de Génie Infor-

matique à l’Université de Technologie de Compiègne fin février. Étant passionné d’aérospatial

et voulant travailler dans ce domaine, il a eu comme idée en 2019 d’élaborer une fusée pouvant

atteindre une altitude de 20 km, et ce, afin d’égaler le précédent record de la TU Delft aux

Pays-Bas, qui est déjà parvenue à créer une telle fusée et la propulser à cette altitude.

Avant de commencer le projet, il était question de réfléchir à la réalisation du moteur de la fusée,

de type hybride, de son dimensionnement ainsi que de la mise à feu d’une version réduite de ce

moteur avec 1 kN de poussée et de son banc d’essai associé.

Le sujet de notre PR s’articule donc autour de la conception et du dimensionnement d’un moteur

hybride ex-nihilo qui constituera la fusée. Ce dernier a déjà été en partie imaginé par Vincent

Martin lors d’une précédente TX, de référence TX6144 réalisée au cours du semestre de printemps

2019.

Figure 1.1: Schématisation du moteur hybride

1
Introduction 2

1.2 Notre étude et objectif sur le projet

Ce projet nécessite plusieurs domaines d’expertises ingénieurs afin de pouvoir atteindre son

objectif. Ainsi, avec la collaboration de Maxence Dumaine effectuant la PR Espace, nous allons

effectuer des simulations numériques afin d’analyser les contraintes auxquelles la fusée peut être

soumise.

Nous analyserons sous différentes configurations la mécanique des fluides de la fusée à la fois au

niveau aérodynamique et le couplage fluide - température.

Notre analyse va s’articuler en deux temps. Tout d’abord nous étudierons l’aérodynamisme de

la fusée sous différents régimes :

— régime à vitesse subsonique constante

— régime à vitesse supersonique constante

— régime à vitesse variable dans le temps

Puis, nous étudierons le couplage fluide - température au niveau de la couche externe du fuselage.

Pour cela, nous allons commencer avec des hypothèses réductrices de modèle puis, selon le temps

que nous aurons, nous allons complexifier notre modèle afin de coller au mieux à la réalité.

CF04 RUET | TALL A20


Introduction 3

1.3 Nos ressources

La PR espace ayant débuté il y a 1 an, nous avons accès à plusieurs fichier CAO. Nous allons

alors utiliser pour la suite de notre étude, les fichiers CAO suivants :

— Fuselage de la fusée (1.2a) : une étude aérodynamique sera menée.

— Un assemblage de la modélisation des éléments à l’intérieur de la fusée (1.2b) : chambre

de combustion, chambre de post-combustion, injecteur et valve. Une étude multiphysique

sera menée.

La PR étant en cours d’étude, les CAO pourront changer en raison de changements venant des

personnes travaillant sur la PR mais aussi potentiellement après nos simulations numériques.

(a) CAO du fuselage de la fusée (b) CAO des éléments intérieurs de la fusée

Figure 1.2: CAO utilisées pour notre étude

CF04 RUET | TALL A20


Introduction 4

1.4 Domaine général et hypothèses de calcul

Nos simulations peuvent aboutir à une optimisation de la géométrie de la fusée et donc à un

redimensionnement des éléments la composant. Nous ferons l’hypothèse que les éléments qui nous

sont donnés ont été pré-dimensionnés et que notre analyse aura comme objectif de valider les

calculs effectués lors de la TX Espace de Vincent Martin et d’optimiser la partie fluidique de la

fusée.

La fusée évoluera dans un domaine évolutif dû à son ascension jusqu’à 20km au-dessus de la

Terre. Ainsi, nous ferons attention de prendre en compte l’évolution de la densité de l’air ainsi

que le baisse de la température au cours de l’ascension. Pour cela, nous partirons de plusieurs

cas simples avec un environnement stable, selon l’altitude à laquelle se trouve la fusée. Ensuite,

nous ferons évoluer notre modèle pour obtenir un environnement qui évolue selon l’altitude de

la fusée.

Nous traiterons différentes valeurs de vitesse que la fusée pourrait atteindre. De la même manière

que précédemment, une étude sera menée, au préalable, avec une vitesse constante puis le modèle

évoluera vers une vitesse non constante. Nous considérons que la fusée devra avoir une valeur

de vitesse supérieure à la vitesse du son. En effet, par la conservation de l’énergie mécanique on

obtient une vitesse de libération de :


s
G∗M ∗d
vl = = 625 m s−1
R (R + d)

— G est la constante gravitationnelle : G = 6, 673 × 10−11 m3 kg−1 s−2

— M est la masse de la Terre : 5, 97 × 1024 kg

— R est le rayon de la Terre : 6, 37 × 106 m

— d est la distance à l’apogée de la fusée par rapport à la surface de la Terre : 20 × 103 m

La propulsion de la fusée sera assurée par du propergol liquide. Nous prendrons alors les valeurs

caractéristiques du propergol liquide données par les membres de la PR.

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Partie 2

Etudes menées et résultats

2.1 Étude aérodynamique

On rappelle que l’objectif de cette étude est de réaliser une étude approfondie de l’étude théorique

produite dans le cadre de la PR espace lors de l’ascension de la fusée et de s’assurer que les

contraintes thermiques n’endommageront pas le fuselage.

Pour mener a bien l’étude aérodynamique nous avons utilisé un modèle tel que :

— Les dimensions du domaine soient volontairement limitées afin de garantir des tailles de

maillage et temps de calcul compatibles avec les PC à disposition.

— La modélisation a été effectué dans un premier temps avec une symétrie de plan axiale

puis une géométrie 3D : Si les deux géométries nous amènent à des résultats similaires,

nous prendrons la géométrie qui limite le temps de calcul.

Nous avons effectué au préalable une étude en mode laminaire pour avoir une vision globale des

phénomènes physiques misent en jeu. Nous avons par la suite effectué des simulations en mode

turbulent et en instationnaire. En effet, cette dernière configuration nous a permis d’obtenir une

solution convergée ce qui n’était pas le cas auparavant. Cela n’est pas surprenant au vu des

vitesses misent en jeu.

Conditions limites et conditions initiales

Nous avons décidé de modéliser 2 entrées :

— Vitesse d’entrée du fluide : selon notre étude elle sera subsonique, supersonique et soumise

à une accélération constante.

— Vitesse de sortie des gaz d’échappement de la fusée : cette vitesse a été calculée par les

5
Etudes menées et résultats 6

membres de la PR et a une valeur de 625 m/s. Cette vitesse a été implémentée à la queue

de la fusée.

Pour notre étude aérodynamique, le fuselage de la fusée a été remplie afin de modéliser les

éléments intérieurs de la fusée. Cela permet d’éviter toutes perturbations de flux au sein même

de la fusée et de coller à la réalité.

Nom/ Domaine Wall Symmetry Plane Velocity Inlet Pressure Outlet

2D Plan X

Exhaust X

Ext X

Inlet X

Left X

Outlet X

Right X

Rocket X

Choix d’un modèle CA0 3D

Une autre question importante avant de commencer notre étude était de choisir le modèle CAO

le plus approprié. Après des essaies en 2D axisymétrique et en 2D nous avons finalement décidé

de nous concentrer sur un modèle 3D. En effet, ce dernier se trouve être le seul capable de

retranscrire des résultats cohérents prenant en compte intégralement les détails présents dans la

CAO. L’impossibilité de retranscrire la présence des ailerons est l’argument majeur d’un choix

de simulation 3D. Ces 3 ailerons sont disposés à 120 degrés les uns des autres. Les outils sous

STAR-CCM+ ne nous permettent donc pas de représenter plus d’un aileron en 2D sans nous

éloigner de la CAO initiale.

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Etudes menées et résultats 7

2.1.1 Étude à vitesse subsonique et supersonique constante

Choix du modèle Physique

(a) Modèle physique de l’étude subsonique (b) Modèle physique de l’étude supersonique

Par soucis de convergence des modèles, nous avons dû utiliser l’option coupled flow pour l’étude

subsonique et l’option segregated flow pour l’étude supersonique.

Affichage des résultats

(a) Affichage des vecteurs vitesse (b) Maillage utilisé

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Etudes menées et résultats 8

Résultats du coefficient de trainée

Coefficient de Force de Force de


Vitesse (m/s) Surface (m²)
traînée traînée (N) poussée (N)

20 -24.825 -21 24405

40 -6.453 -142 24510

60 -3.19 -460 24357

80 -2 -508 24330

100 -0.81 -322 24500

170 -0.639 -366 24395

275 -0.373 -820 24478


6.54 ∗ 10−2
310 -0.351 -998 24439

340 -0,31 -1436 24050

400 -0,272 -1745 24000

480 -0,242 -2230 23830

540 -0,227 -2656 23792

610 -0,216 -3220 23504

625 -0,214 -3348 23460

Les valeurs trouvées nous permettent de comprendre l’évolution du coefficient de traînée en

fonction de la vitesse. Les valeurs de ce coefficient pour des vitesses inférieures à 100 m/s sont

cependant loin de la tendance des valeurs pour une vitesse de 170 à 625 m/s. Cette différence

peut provenir de l’écart de vitesse entre la vitesse de l’entrée du fluide et la vitesse d’échappement

des gaz.

Exploitation des résultats

Grâce a ces valeurs, nous avons pu estimer la vitesse ainsi que l’altitude à tout instant pendant

la phase de montée de la fusée. Nous avons fait les hypothèses que :

— la force de poussée est constante et égale à 24000 N : l’étude précédente nous a permis de

faire cette hypothèse.

— à une vitesse donnée, le coefficient de traînée reste inchangé selon la masse volumique de

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Etudes menées et résultats 9

l’air : une étude a été faite avec une masse volumique différente et cette hypothèse a été

vérifiée (écart de 0.1 en moyenne).

— la masse finale (lorsqu’il n’y a plus de combustible) représente x = 15% de la masse initiale.

L’objectif était d’utiliser les valeurs précédemment calculées afin de déterminer la trajectoire à

tout instant de la fusée. Pour cela, il faut résoudre l’équation de dynamique suivante :

dVR
mR (t) ∗ (t) = −mR (t) ∗ g(z) − 1/2 ∗ ρ(z) ∗ Cz (z) ∗ Sz ∗ VR2 + ṁ ∗ Ve + (pe − p0 ) ∗ Ae
dt

Avec :

 Force de poussée

— ṁ (kg/s) : débit massique d’éjection des particules

— Ve (m/s) : vitesse d’éjection des particules

— pe (Pa) : pression des particules à la sortie de la tuyère

— Ae (m²) : Surface de sortie de la tuyère

 Poids

— mR (kg) : masse de la fusée définie telle que mR = m0 − ṁ ∗ t avec m0 la masse initiale

de la fusée égale à 850 kg

— g(z) (m/s2 ) : gravité dépendant de l’altitude tel que g = G∗MT


(RT +z)2

 Traînée

— ρ(z) (kg/m3 ) : masse volumique dépendant de z : 352.955


288.15−0.0065∗z ∗ (1 − 0.0065
288.15 ∗ z)5.255

— Cz : Coefficient de traînée suivant la loi : a ∗ x3 + b ∗ x2 + c ∗ x + d avec a, b, c et d

des coefficients déterminés par la méthode des moindres carrés appliqué aux résultats

précédents. Nous obtenons a = −1.46, b = 0.0068 , c = −1.28∗10−5 et d = 8.22∗10−9 .

Vérifée dans la partie 4.3

— Sz (m2 ) : surface frontale de la fusée égale à 6.54 ∗ 10−2

— VR (t) (m/s) : vitesse de la fusée

CF04 RUET | TALL A20


Etudes menées et résultats 10

Pour résoudre ce système nous avons utilisé la résolution d’Euler explicite afin de déterminer la

vitesse en VR (t + ∆t) sachant VR (t) avec comme conditions initiales une vitesse nulle pour la

fusée et une vitesse Ve = 625 m/s et un pas ∆t = 0.5 s.

Nous obtenons alors les résultats suivants :

Temps (s) Vitesse (m/s) Altitude (m) Accélération (m/s²)

0 0 0 0

1 8.48 3.8 8.8

5 50 115 12.1

10 125 515 18.1

20 437 3045 54.39

23 655 4640 97.36

Fin de la poussée

30 533.92 8800 -15

50 292 16 200 -10.6

64 148 20 000 -10

79 0 21 130 -9.84

Le temps de poussée a été calculé afin que la fusée puisse atteindre l’altitude de 20 km. Ce temps

de poussée nous a permis de déterminer le débit massique d’éjection des particules. Pour cela
mR ∗(1−x)
nous avons l’équation : Tp ∗x avec x défini à l’hypothèse 2.1.1 et Tp le temps de poussée égal

à 23 s. Nous obtenons alors 200 kg pour la masse finale de la fusée.

Conclusion

Grâce à notre étude nous avons pu déterminer le coefficient de traînée selon la vitesse de la fusée

ainsi que sa poussée. Nous avons pu en tirer une loi, décrivant ce coefficient, par une fonction

polynomiale d’ordre 3. Ainsi nous avons pu déduire la masse m0 maximale afin que la fusée

puisse atteindre l’objectif de 20 km.

Néanmoins, nous avons vu que le coefficient de traînée varie de manière non linéaire et est très

sensible à la vitesse de la fusée. Il faut ainsi garder à l’esprit que nous nous sommes basés sur

CF04 RUET | TALL A20


Etudes menées et résultats 11

des hypothèses afin de simplifier le modèle. En effet, nous aurions pu travailler en simultanée

avec STAR CCM+ et Matlab (ou Excel) afin de prendre en compte l’évolution du coefficient de

traînée en fonction non seulement de la vitesse mais aussi de la masse volumique de l’air selon

l’altitude. Néanmoins, nous ne sommes pas parvenus à mettre en place ce schéma de résolution

en raison de la compatibilité de Excel/Matlab avec STAR CCM+.

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Etudes menées et résultats 12

2.1.2 Étude à vitesse variable dans le temps

Grâce à l’étude précédente, nous avons pu déterminer de manière approximative l’accélération

de la fusée au cours du temps. Ainsi nous avons décidé de mener une étude fluidique sur la fusée

en prenant en compte l’évolution de la vitesse de la fusée. L’objectif était de valider la valeur de

la traînée trouvée précédemment pour différentes altitudes.

Nous avons alors mené une étude transitoire en faisant évoluer la température au cours du

temps. En effet, grâce à la loi des gaz parfait (P V = nRT ) implémentée dans STAR CCM+,

cette évolution de température permet l’évolution de la masse volumique du fluide en fonction

de l’altitude.

Choix du modèle Physique

Figure 2.3: Modèle physique de l’étude à vitesse variable

Nous avons rajouté l’étude transitoire et mis en place le modèle des gaz parfait dans notre modèle.

Nous avons implémenté l’évolution de vitesse et de la température trouvée précédemment grâce à

des Field Function que l’on retrouve en 4. Nous avons aussi implémenté un motion de translation

pour prendre en compte l’évolution de l’altitude de la fusée.

Malheureusement l’étude transitoire n’a pas fonctionné. En effet, il n’y avait pas de convergence

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Etudes menées et résultats 13

de la solution et la valeur du coefficient de traînée n’était pas du tout en adéquation avec l’étude

précédente. On peut le voir sur ce graphique des Residuals de l’étude transitoire.

Figure 2.4: Residuals de l’étude à vitesse variable

Nous avons alors décidé de mener au préalable une étude stationnaire afin de faire converger le

modèle puis de revenir à l’étude transitoire sans ré-initialisation. Cette méthode nous a mener

vers une divergence des résultats lorsque la vitesse initiale est nulle. Nous avons alors décidé de

mener une étude stationnaire pour différentes valeurs de température en fonction de l’altitude et

de la vitesse.

2.1.3 Étude à différentes températures initiales

Nous avons mené une étude pour différentes valeurs de températures initiales. Cette température

a pu être calculée grâce à l’hypothèse que l’on perd 6.5 °C tous les 1000 m et que nous connaissons

l’altitude de la fusée en fonction de la vitesse. Ces informations ont été trouvées d’après l’étude

à vitesse subsonique et supersonique.

Les résultats n’étaient pas concluants et par manque de temps nous ne sommes pas parvenus à

aboutir à des résultats cohérents malgré nos différents changements sur le logiciel. Cette étude

pourra être menée par les futurs étudiants voulant reprendre le projet du côté de la simulation

numérique.

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Etudes menées et résultats 14

2.2 Étude fluidique et couplage multiphysiques

2.2.1 Étude Fluide - Température

Cette étude vient compléter la première étude aérodynamique. En effet, nous nous basons sur

nos premiers calculs afin de mettre en place un couplage Fluide-Température.

Choix du modèle Physique

Figure 2.5: Modèle physique Fluide-Température

Ce qui change dans ce modèle par rapport au précédent réside en l’utilisation de la fonction

"Segragated Fluid Temperature". Cette dernière permet coupler les deux physiques.

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Etudes menées et résultats 15

Exploitation des résultats

Figure 2.6: Echauffement du fuselage

Nous avons cherché à déterminer le cas critique à appliquer lors de notre étude stationnaire. Nous

avons, en analysant les résultats de l’étude précédente, trouvé que le cas critique arrivait juste

avant que la tuyère n’expulse les dernières particules du réservoir. La fusée possède alors une

vitesse de 653.49m/s (1.9 Mach). Les conditions initiales au niveau de l’exhaust et du modèle

physique seront modifiés en conséquence.

Dans le cadre du couplage fluide-thermal une importance primordiale doit être apportée à la mise

en place de couches successives au niveau de l’interface reliant le fluide et le fuselage. En effet,

l’important est de capter les gradients de température ,résultants de l’échauffement du fluide lors

de la pénétration de la fusée dans l’air. Dans le cadre de la PR, le but était ici de confirmer les

hypothèses quant au choix du matériau du fuselage. En l’occurrence l’aluminium 6061 T6, qui

possède une température de fusion de 923 Kelvin.

La température maximum au niveau de la fusée dans le cadre l’étude en vitesse critique est de

CF04 RUET | TALL A20


Etudes menées et résultats 16

469.39K, cette dernière ne craindra donc pas thermiquement le vol.

En faisant varier le minimum de température associé à notre domaine, nous nous rendons compte

que la partie inférieure de la fusée est soumise aux températures les plus intenses. Cependant,

les températures restent en-dessous de la température de fusion de l’aluminium 6061 - T6. Il

existe néanmoins des concentrations de température au niveau de l’exhaust du principalement

à la géométrie simplifiée de la fusée. Dans des conditions réelles une température de 1012K ne

serait pas un problème pour la tuyère, puisqu’elle sera en graphite. (T° de fusion= 4098K)

Figure 2.7: Température en sortie de tuyère

Figure 2.8: Heat transfert plot

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Partie 3

Conclusion
3.1 Conclusion sur les parties du projet

L’étude aérodynamique nous a permis de déterminer les coefficients de traînée selon différentes

vitesses de la fusée. Nous avons pu voir que ce coefficient n’est pas constant et a un comportement

différent entre une vitesse subsonique et une vitesse supersonique. En effet STAR CCM+ parvient

assez aisément à converger vers une solution pour de forte valeur de vitesse (supérieure à 100

m/s) alors que pour de faible vitesse ce coefficient est remis en cause.

L’étude à vitesse variable a été difficile à entreprendre. En effet, la convergence du modèle était

difficile à obtenir et nous avons dû passer par une étude stationnaire au préalable. Cette difficulté

de convergence provient de la qualité de notre modèle et du nombre de paramètres que STAR

CCM+ doit prendre en compte.

L’étude sur le couplage fluide-température nous a permis de valider les hypothèses matériaux

faites par d’autres étudiants. Cette étude aura aussi été l’occasion de mettre en pratique les

connaissances obtenus au long des TDs.

3.2 Conclusion générale et ressentis sur le projet

Ce projet a été l’occasion d’étudier le vol d’une fusée ayant pour but d’atteindre 20 km. Cet

objectif dépend de nombreux paramètres et nous avons pu en étudier une partie grâce à aux

études fluidique que nous avons menées. Globalement, les études ont pu aboutir à de bons

résultats et nous espérons que ces résultats pourront aider pour la suite de ce projet.

Ce projet a été très formateur car nous avons pu utiliser de nombreuses techniques apprises en

cours, sur un réel projet. Ce projet aurait pu être un sujet de stage ou plus globalement un projet

d’entreprise et nous sommes fières d’avoir pu travailler dessus.

17
Partie 4

Annexes
4.1 Field function utilisée

— Vitesse de la fusée : Rocket Velocity constant et égale à la valeur souhaitée

— Température : temperaturez : 285 − 6.5


1000 ∗ Height

4.2 Extrait tableau Excel du calcul de trajectoire

Figure 4.1: Extrait tableau Excel du calcul de la trajectoire de la fusée

4.3 Fonctions d’approximation de l’accélération et de la traînée

(a) Approximation fonction Cx (b) Approximation fonction accélération

18
Bibliographie

[1] TX 6144 “Studying and Manufacturing a Hybrid Rocket Engine” - Vincent MARTIN

[2] "Fluid/Thermal Modeling of a LOX/Propylene Thruster with Radiative and Fuel Film Co-

oling" – GUZIK, Glen.

[3] HAMMARGREN, Kristoffer. "Aerodynamics Modeling of Sounding Rockets : A Computa-

tional Fluid Dynamics Study." 2018.

[4] "Blade Element Method : Helicopter Rotor-Fuselage Interaction." Simcenter StarCCM+

[5] "Le Vol de la Fusée, Stabilité et Trajectographie." CNES

19

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