Cours Intelligence Et Emotion 2025
Cours Intelligence Et Emotion 2025
B.P.22 LUBERO/NORD-KIVU
Par
COURS :
INTELLIGENCE ET EMOTION code :CMI 20 TD 5 CREDIT 2 EN L 2USCM 2024−2025
INTRODUCTION
Le vocabulaire des émotions est très riche, on a recensé plusieurs centaines de termes en langue
anglaise, et, on peut en relever jusqu’à 150 en français . Beaucoup de mots donc pour parler de ce que l’on
connaît mal et qui pourtant anime chacun de nous quotidiennement (« Emotion « vient du latin e-movere :
mouvoir au-delà, é-mouvoir).
Le monde des émotions est vaste et complexe. Certaines personnes y évoluent aisément tandis que d’autres y
sont en terre inconnue. On en connaît qui recherchent constamment les émotions et d’autres qui font tout pour
les éviter. Mais à quoi ressemblerait un monde sans émotion ?
Difficile à imaginer. Triste, peut-être…mais la tristesse est une émotion. À quoi servent donc les
émotions ? Elles vous informent sur vos besoins, votre état de manque ou de satiété. Elles sont l’équivalent des
cadrans et signaux sonores sur le tableau de bord de votre auto. Instantanément, elles vous indiquent ce qui se
passe en vous. Mais elles font bien plus que cela. Elles vous font voir vos craintes pour l’avenir, et vous
renseignent sur l’état de vos relations avec les personnes ou les choses de votre entourage. Elles vous donnent
parfois l’énergie ou le carburant nécessaire pour agir. De plus, à la façon même dont vous exprimez vos
émotions, celles-ci informent votre partenaire non seulement de la nature de ce que vous vivez mais également
de l’importance des enjeux.
Le partage honnête des émotions est une des façons primordiales de se faire connaître, d’avoir un
impact, de devenir important pour l’autre et de créer un lien durable ; c’est souvent le chemin vers l’intimité..
C’est en prenant le risque de parler ouvertement de ses émotions les plus intimes et de se rendre ainsi
vulnérable que l’on tisse un lien de confiance qui se solidifie avec le [Link] émotions sont des ressources
légitimes et il est toujours utile d’en prendre conscience. C’est lorsqu’elles vous paralysent ou vous rendent
inefficaces qu’il faut avoir recours à des moyens pour apprendre à mieux les gérer. Il arrive par exemple que
vous ayez peur de situations qui sont sans danger ou que vous ayez honte de comportements parfaitement sains
et acceptables.
L’émotion est elle-même source de jugements de valeur. Si vous n’acceptez pas son existence ou que
vous la jugez négativement, c’est souvent cette émotion au sujet de l’émotion qui vous
mène dans un cercle vicieux où grossit ce que vous Souhaiteriez voir disparaître. Lorsque vous avez Peur de
votre anxiété, vous intensifiez les symptômes anxieux. Quand vous avez honte de votre tristesse, Vous plongez
encore plus profondément dans votre marasme. C’est en sachant accepter l’émotion pour ce qu’elle est et en lui
laissant remplir son rôle de Messager qu’on favorise son évolution normale : faire place à une autre.
Nous verrons plus loin comment éviter que ces émotions légitimes et Utiles ne s’intensifient au point
que cela empêche d’avoir une vie satisfaisante. Le fait d’accepter qu’elles soient présentes et de s’intéresser en
observant leur provenance et leurs effets est souvent une première étape vers une meilleure gestion de l’intensité
de ses émotions.
3
Lazarus (1994) présente les émotions comme des réactions complexes qui engagent à la fois le corps et l’esprit.
Ces réactions incluent un état mental subjectif, tel que la colère, l’anxiété ou l’amour, une impulsion à agir,
comme fuir ou attaquer, que cela soit exprimé ouvertement ou non, et de profonds changements dans le corps,
par exemple une augmentation du rythme cardiaque ou de la pression sanguine. Certains de ces changements
corporels préparent à des actions d’adaptation soutenues. D’autres – tels que les postures, les gestes et les
expressions faciales – communiquent aux autres ce que nous ressentons Ou ce que nous voulons que les autres
croient que nous ressentons.
L’émotion souligne l’existence d’un épisode significatif de notre vie personnelle, associé à des personnes,
des valeurs et des idées qui nous tiennent à cœur. Elle est déclenchée par le sens personnel que nous donnons à
qui se produit dans une situation donnée. La trame romanesque varie d’une emotion à l’autre, chaque émotion
ayant sa propre histoire.
La recherche démontre que nous sommes tous construits sur le même modèle. Nous sommes équipés des
mêmes émotions tout comme nous comptons cinq doigts à chaque main. La façon d’utiliser ces cinq doigts varie
toutefois grandement d’une culture à l’autre. Les situations qui déclenchent les émotions, la façon dont elles
sont vécues et dont elles sont exprimées sont façonnées par la culture. C’est ainsi que le stoïcisme chez certains
peuples laisse croire à tort qu’ils ne vivent pas les mêmes émotions que d’autres. Ils ont simplement appris à les
contrôler dans certains contextes. Les chercheurs ont découvert par exemple que les étudiants japonais sont
aussi expressifs que les etudiants américains lorsqu’ils sont entre pairs. Ce n’est que lorsqu’une figure d’autorité
est présente qu’ils deviennent silencieux (Pink
Les émotions de base s’expriment de façon semblable d’une culture à l’autre. Des sujets appartenant à un grand
nombre de cultures différentes identifient adéquatement des photos où une personne exprime le bonheur, la
tristesse, la colère, la peur, le dégoût et la surprise ( André, 2001, p. 204 et 210 ; Lewis, 2000, p. 276).
Maintenant que nous avons vu dans les grandes lignes ce qui caractérise les émotions et à quoi elles sont utiles,
demandons-nous quelle attitude générale nous pouvons adopter pour y faire face.
Quelle sera notre itinéraire ?
Ce cours est destiné à mieux éclairé certaines situations redoutables que nous rencontrons dans notre
vie et dont nous sommes témoins autour de nous. Il s’agit en fait de comprendre pourquoi et comment notre
intelligence peut-elle être en harmonie avec nos émotions.
Nous commençons par examiner quelques notions sur l’intelligence puis celles relatives à l’émotion et
chuterons avec celles de l’intelligence émotionnelle.
1.1. DEFINITIONS :
L’intelligence a fait l’objet de nombreuses définitionsdifférentes dans l'histoire de la psychologie. La plus
part évoquent une capacité générale d’adaptation à des situations nouvelles par des procédures cognitives.
L’étude des différences individuelles dans le développement de l’intelligence a constitué l’un de premier
d’intérêt de la psychologie et n’a pas cessé d’être un thème de recherche et d’application.
Quand on parle de d’intelligence, on fait allusion à la capacité qu’a un individu :
-de penser et de comprendre par lui-même
-de formuler des jugements et de raisonnements personnels
-de s’adapter à son milieu de vie, à des nouvelles situations
- de résoudre des problèmes que pose la vie.
Qu’est-ce que l’intelligence ?
• « L’intelligence, ce n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on fait lorsque l’on ne sait pas » Jean Piaget (1896-
1980)
• « L’intelligence est la capacité globale et complexe de l’individu d’agir dans un but déterminé, de penser de
manière rationnelle et d’avoir des rapports utiles avec son milieu. » David Wechsler (1896-1981)
• « C’est ce que mesure mon test ! »Alfred Binet (1857-1911)
Pour certains auteurs, l’intelligence est un facteur d’une disposition innée (héréditaire, génétique,
héritage parental : selon les naturalistes).
Pour d’autres, elle est due à l’influence du milieu ou de l’éducation d’un produit d’ordre nosologique
(milieu). Un construit c’est-à-dire une réalité complexe et difficile à déceler ; une aptitude de s’adapter au
4
milieu où il est appelé à vivre, à apprendre c’est-à-dire, à acquérir le savoir –faire, le savoir-vivre, le savoir-
faire, le savoir-savoir.
On peut dès lors constater que donner une définition précise de l’intelligence est ennuyeuse. Ainsi,
divers auteurs notamment américains ont évité à répondre aux questions ‘’Qu’est-ce que l’intelligence? ‘’ et ‘’
que faire à ce sujet dans les prochaines recherches ?’’
Retenons pour l’instant que l’intelligence désigne la capacité générale d’adaptation à des situations nouvelles
par des procédures cognitives.
Pour Binnet , l’intelligence est la capacité de comprendre, d’inventer et de résoudre les problème
nouveaux. L’intelligent est celui qui est capable de résoudre un problème : Ainsi pour trouver la solution, il faut
d’abord connaitre le problème, le comprendre.
Il y a aussi beaucoup d’autre auteur comme Platon qui dit que l’intelligence est l’étincelle de Dieu dans
l’Homme.
Toutes ces définitions montre que l’intelligence ne donne qu’une seule réponse correcte. Son
importance est qu’elle permet à l’homme de résoudre les problèmes de la vie. Elle coordonne la mémoire,
l’observation, … elle joue donc le rôle de coordonner toutes les autres fonctions (organes de sens, faculté…)
que nous avons.
Parmi les facteurs de l’intelligence c’est-à-dire les facteurs pouvant favoriser l’intelligence, nous
pouvons retenir les produit de l’interaction de l’hérédité et du milieu. Ainsi il existe une interdépendance des
facteurs comme :
1.2.1. Facteur innée :
A. l’hérédité
L’hérédité (phénomènes biologiques par lequel sont transmis les caractères physiques et psychique des
parents à leurs enfants. L’intelligence est innée et acquise par ce que elle est développée. Les parents
pauvres en intelligence peuvent donner ces gènes à leurs enfants qui seront aussi faibles du point de vue
intelligence.
L’hérédité et le régime alimentaire peuvent donc être à la base de l’imbécilité par exemple. Le faible
poids (moins de 2,5 kg) est du généralement à la toxicomanie, l’alcool, le drogue. Par exemple, cela se
remarque chez les femmes des militaires.
Importance de l’hérédité : L’hérédité joue un rôle important dans le comportement de l’individu dans la
mesure où elle détermine à partie sa réussite ou conditionne son succès futur.
Inconvénient : L’hérédité peut aussi compliquer le développement ultérieur de l’individu selon que le
patrimoine ou le capital héréditaire est riche ou pauvre. Il est donc de se faire curieux de constater que l’hérédité
influence considérablement l’intelligence.
NB. Il reste encore difficile au psychologue de déterminer la part à terme de proportion ou de pourcentage,
d’influence de l’hérédité sur l’intelligence. Un bagage héréditaire pauvre compromet l’éducation quel que soit
la méthode utilisée, on peut avoir aussi des cas de déficience mentale (c’est-à-dire les enfants peuvent accuser
de déficit, de faible taux d’intelligence, en mémoire ou en association). A partir de la biologie sans que les
parents le veuillent, on peut avoir un enfant idiot. Il existe deux sortes d’hérédité :
a) Hérédité ou disposition physique : c’est l’ensemble des traits physiques, physiologiques qui caractérisent
l’être humain. Par exemple la couleur des yeux, le teint, la taille, …
b) L’hérédité psychologique : C’est l’ensemble de potentialités psychologiques. Par exemple le talent musical
transmis à l’enfant par les parents. Les idiots ne vivent pas longtemps pas plus de trois ans. Notons que
certains psychologues ne sont pas d’accord sur la transmission par voie des gènes des caractères psychique
puisque selon eux il n’est pas encore facile de prouver qu’une abstraction comme l’intelligence soit localisée
dans les gènes.
En conclusion sur l’hérédité : Il nous faut assurer un encadrement meilleur entre temps sur le plan
matériel que moral de la femme avant et pendant la grossesse. Avant de contracter le mariage, il faut tenir
compte de facteurs biologiques comme le groupe sanguin, la taille ainsi que le caractère psychologique du futur
conjoint. Dans la taille, o trouve le contour du bassin, masse, … Les conditions hygiéniques de la femme et les
consultations médicales avant le mariage doivent être assurées pour des raisons préventives. En fin, le sport, de
la part des parents permet de corriger aussi certains défauts.
5
B. L’âge : l’intelligence s’accroit avec l’âge de l’individu selon la psychologie générale (génétique).
C. La maturation : Elle n’est pas à confondre avec la maturité. En effet, par maturation il faut attendre
une série de transformations d’ordre physiologique et psychologique qui se manifeste au cours de la croissance
de l’individu ou encore mieux, la maturation est un processus dynamique de croissance lorsque la maturité est
le degré ou le niveau du développement atteint par l’individu qui diffère qui se manifeste selon les sociétés les
aspects de l’homme. En d’autre mot, la maturité est le développement achevé.
Maturation ou processus du développement
1. Apprentissage intellectuel : il met à jeu les facultés intellectuelles comme la mémoire, l’imagination le
raisonnement, le jugement.
2. Apprentissage inconscient ou accidentel c’est celui qui se produit sas intervention de la volonté ou encore
se réalise en dehors de but poursuivi. Par exemple l’apprentissage de la langue nous est imposé par la
communauté.
6
3. L’apprentissage brusque : c’est une sorte de découverte subite de la solution du problème on l’appelle
aussi insignt, le physicien Archimède qui s’était écrit ERAKA.
4. Apprentissage incident : c’est un enseignement réalisé par l’individu accomplissant une tache sans se
proposer de la mémoriser. Cette définition a été donnée par DE LANDSHEERE. Par exemple un
professeur qui mémorise son cours à force de l’enseigner.
5. Apprentissage par essai et erreur
6. Apprentissage par moteur : C’est un apprentissage par action. Par exemple une fille apprend à préparer de
la nourriture sous l’encadrement de sa mère.
Un des premiers modèles hiérarchiques présentés fut celui de Vermon (1952). Au sommet de la
hiérarchie, on trouvele facteur ‘g’, puis au-dessous, deux facteurs de groupe larges : un facteur verbal-
éducationnel (v : ed) et un facteur moteur (k : m). Au niveau suivant, on rencontre les facteurs qui correspondent
aux aptitudes primaires de Thurstone (V, W, N pour v : ed. ; S pour k : m). Au dernier niveau on rencontre les
facteurs spécifiques. Horn et Cattell (1966), ont présenté un modèle hiérarchique plus général que celui de
Vernon dans la mesure où l rend compte de l’organisation d’un plus grand nombre d’aptitudes :
L’intelligence fluide (gf) : c’est un facteur de raisonnement proche du g de Spearman et du R de
Thurstons ;
L’intelligence cristallisée (gc) qui sature fortement les tests verbaux. Une différence entre
l’intelligence fluide et cristallisée est que pour Cattell, l’intelligence fluide est fortement déterminée par
l’hérédité que l’intelligence cristallisée. L’intelligence cristallisée est la conséquence des apprentissages
systématiques, scolaires notamment, mais ces apprentissages sont d’autant plus faciles que l’intelligence fluide
qui est développée mais, celles-ci est plus vulnérable que la seconde. Par exemple, la consommation excessive
d’alcool ou régulière a un effet négatif plus marqué sur l’intelligence fluide. Par ailleurs, l’intelligence fluide a
tendance à se déterminer à partir d’une vingtaine d’année alors que l’intelligence cristallisée non seulement ne
se détériore pas avec l’âge mais a plutôt tendance à s’améliorer (Cattell 1971)
La fluidité verbale, idéationnelle et associative qui témoigne d’une capacité récupérer rapidement
l’information stockée en mémoire à long terme. Elle est souvent appelée créativité (désigne le processus
conduisant à la réalisation des produits nouveaux et intéressants : une œuvre d’art).
La vitesse cognitive qui sature les épreuves où les exigences en matière de rapidité sont fortes.
A la suite de Guilford sur la pensée divergente, on distingue trois aspects de la créativité : la fluidité de
fournir de nombreuses réponses, la flexibilité ou capacité à fournir de nombreuses catégories de réponse et
d’originalité ou capacité à fournir des réponses peu fréquentes. La fluidité peut se manifester dans le domaine
verbal par exemple, trouver le plus de mots possible en commençant par une lettre donnée, c’est l’aptitude
primaire W de Thurstons ; par de association (trouver les similitudes entre éléments), par des idées (énumérer
8
les conséquences possibles d’un changement, les usages possible d’un objet), par la facilité d’expression. A
partir de ces notions, les tests de créativité ont été construits. Les plus intéressants d’entre eux concernent la
fluidité idéationnelle et associative qui se manifeste notamment dans la capacité assez peu fondé. Elle est un
savoir-faire rarement explicité (de Bonis et Huteau 1995).
Sa mesure au moyen de tests pose des problèmes délicats. En simulant la situation sociale, au moyen de
dessins, de photographie, films, on risque de lui faire perdre son caractère essentiel, à savoir la présence
physique d’autrui. Cette mesure est nécessairement partielle puisqu’elle est relative à la situation et au processus
choisis. Il existe cependant de nombreux tests d’intelligence sociale qui consistent à comprendre la signification
d’une situation à partir des motivations que l’on peut raisonnablement supposer chez les acteurs.
L’intelligence pratique a deux caractères communs avec l’intelligence sociale. Elle se manifeste dans
des classes des situations particulières et non d’une manière très générale. Elle est aussi une intelligence en an
acte qui, du point de vus du sujet, révèle l’intuition. Les tentatives de définition et d’évaluation de l’intelligence
pratique se sont développées dans plusieurs directions. On a cherché à savoir quel degré les sujets possédaient
des compétences dans la vie quotidiennes, comme lire une carte, comprendre un mode d’emploi, ou encore
utiliser les transports en commun. On a cherché à stimuler les situations dans lesquelles se manifestent l’astuce
et la débrouillardise du bon bricoleur …, ou le sens de l’opportunité et l’esprit de décision du bon manager …
La grande diversité de ces exemples montre non seulement que l’intelligence pratique peut prendre des
formes très diverses, mais aussi quelle repose dans chaque cas sur des connaissances ayant une forte spécificité.
pour chacun d’eux, le sujet doit, successivement, désigner l a seule réponse correcte, parmi toutes celles qui lui
sont proposées ;
:
- Les épreuves composites d’intelligence. Elles prennent la forme soit de questions graduées selon les
âges, soit des épreuves mixtes comportant des tests verbaux et non verbaux nettement séparés.
L’échelle métrique de l’intelligence de Binet et Simon et ses dérivées.
En 1905, Binet et Simon présentent la première version de leur échelle métrique de l’intelligence destinée à
repérer dans des écoles les élèves échouant pour une insuffisance intellectuelle légère (débilité mentale) et
susceptible de bénéficier d’un enseignement spécial. L’échelle sera remaniée par Binet et Simon à 1908 et 191,
puis Zazzo et al en 1966 (nouvelle échelle métrique de l’intelligence). Aux Etats-Unis, plusieurs adaptations du
Binet-Simon, furent réalisées.
La plus connue est le Stanford-Binet présentée par Lewis Terman en 1916 et révisé à de nombreuses
reprises. Binet fut le premier à rompre avec les tentatives associationnistes de mesure d’intelligence à partir des
processus élémentaires (acuités sensorielles, temps de réaction). Il a considéré que l’intelligence devrait être
appréhendée à travers des processus supérieurs comme la mémoire, la faculté de comprendre l’imagination et
les sentiments esthétiques. Il caractérise la déficience intellectuelle par un retard de développement. Ceci
conduit à choisir des épreuves représentatives d’un âge c’est-à-dire réussies par la majorité des enfants à partir
de cet âge et proposer l’âge mental(1908).
L’âge mental permet de situer les performances de l’enfant en référence aux performances
moyennes d’échelons représentatifs d’âges différents. Un enfant de dix ans qui réussit aussi bien que l’enfant
moyen de deux ans à douze ans d’âge mental. Binet – Simon ont soutenu que l’individu procède des processus
mentaux supérieurs de jugement au tant que les capacités sensori-motrices de l’approche de Galton et Cattell
(intelligence générale). Ils ont soutenu que la capacité de démontrer les processus mentaux supérieurs
s’accroitrait au et à mesure que l’enfant grandit. Ils ont tenu compte de ce principe dans la construction de leur
test d’intelligence. Leurs items sont regroupés selon les âges auquel la majorité des enfants répondent
correctement et les items qui ne diffèrent pas les niveaux d’âge sont rejetés.
Les scores aux tests sont exprimés en termes de l’âge des enfants dont la performance est atteinte
par les sujets examinés.
A partir des QI, Binet et Simon ont fait une classification des individus :
- 140 et plus : intelligence très supérieurs
- 120 et 139 : intelligence supérieure
- 110 à 119 : intelligence légèrement supérieure
- 90 à 109 : intelligence normale
- 80 à 89 : lenteur d’esprit ;
- 70 à 79 :zone marginale ;
- 50-59 : débilité mentale
- 20-29 : imbécilité
- 0-19 : idiotie.
Le test de Binet et Simon connait plusieurs traductions et adaptations à travers le monde. Notons que
Binet n’a jamais calculé le QI. Cette notion a été présentée en 1913 par William. Stern et popularisée par
Terman en 1916. Terman applique l’idée de William Stern de l’AM (résultat au test ou norme d’identification)
au test de l’enfant examiné et de multiplier le quotient intellectuel QI(quotient intellectuel). Le terme d’âge
mental (AM ) ou niveau mental pour décrire le niveau intellectuel du sujet.
Le QI est le rapport entre l’âge mental et l’âge chronologique (multiplié) par 100 pour éviter les
décimaux). Ainsi défini, le QI est un indice de développement qui évalue l’avance et le retard. La dernière
version américaine du Stanford-Binet (1986) est différente de la première version, les échelles ne sont plus
représentatives d’un âge, on adopte le QI ‘’standard’’ et on calcule quatre QI : raisonnement verbalet
raisonnement sur donnée numériques(qui constituent les aspects de l’intelligence cristallisé), raisonnement sur
matériel non verbal et mémoire à court terme (qui constitue deux aspects de l’intelligence fluide). Cette échelle
ressemble plutôt à l’échelle de Wechsler
W .330
V .348 .422
S .124 .270 .380
M .028 .130 .078 .080
R .237 .318 .422 .426 .103
La corrélation est le degré de dépendance entre deux caractères qualitatifs et quantitatifs X et Y pouvant être
évalué sur des échelles ordinales ou des intervalles. Elle mesure le degré de dépendance entre X et Y sous la
forme d’un nombre compris entre +1 et -1. Une corrélation égale à +1 indique une corrélation parfaite, une
corrélation égal à 0 indique une corrélation nulle (
τ de Bravais−Pearson ou coefficent de corrélationlinéaire ). ¿lettre grecque TAO)
La période pré-opératoire (2 ans ; 7-8 ans), se caractérise par le passage à l’intelligence représentative :
construction de la fonction symbolique (apparition du langage articulé) et des notions de quantité, d’espace, de
temps…
• A partir de 6-7 jusqu’à 11 ans (opérations concrètes) l’enfant coordonne les opérations et construit la
réversibilité mais en présence des objets.
• Ce n’est qu’avec les opérations formelles (11-12 ans – 14-15 ans) que la pensée pourra s’exercer en l’absence
des objets (pensée hypothético-déductive).
L’émotion est un état affectif issu de l’évaluation cognitive d'un stimulus dans un contexte particulier.
Cet état affectif qui engendre à son tour des réactions physiologiques précises et des manifestations
comportementales observables. Les quatre composantes de l’émotion sont tout aussi importantes les unes que
les autres afin de comprendre ce qui est vécu.
2.1. LES COMPOSANTES DE L’EMOTION
Les émotions comportent quatre composantes : la composante physiologique, la composante
comportementale, la composante contextuelle et la composante cognitive (Frijda,1986).
*La composante physiologique
Que se passe-t-il dans notre corps lorsque nous ressentons une émotion ? Les réactions physiologiques à une
émotion ont déclenchées par le système nerveux autonome afin de réagir aux situations qui se produisent dans
notre environnement et de les interpréter comme des menaces ou des bénéfices. Ces multiples réactions
physiologiques, qui echappent complètement au contrôle de l’individu.
Comprennent l’accélération du rythme cardiaque et respiratoire, la dilatation des pupilles, l’activation des
glandes sudoripares qui produiront la moiteur (légère humidité Ou transpiration) au visage et aux mains, etc. Ce
sont ces changements physiologiques que l’on associe aux emotions.
* La composante comportementale
Lorsque nous vivons une émotion, notre corps réagit par des comportements observables, parfois malgré nous.
Nous pouvons agiter la jambe ou regarder à gauche et à droite lorsque nous sommes nerveux, croiser les bras si
nous ne sommes pas contents ou soupirer lorsqu’un interlocuteur nous ennuie. Les changements dans notre
visage ainsi que le ton de notre voix ne sont que quelques exemples de la composante comportementale des
émotions. Ces manifestations peuvent être universelles ou encore typiquement culturelles .Dans la mise en
12
situation de départ, alors qu’il répondait aux questions des journalistes, le sergent a pleuré et a dû s’interrompre
pour surmonter l’émotion qu’il vivait. Il s’agit de comportements observables
*La composante contextuelle
Le contexte est primordial pour la compréhension de l’émotion éprouvée. À preuve, si l’on observe
simplement un comportement, comme celui de pleurer, on ne peut af rmer que la personne qui pleure vit
nécessairement de la tristesse.L’observation du contexte dans lequel cette émotion se manifeste est donc
nécessaire pour obtenir des indices additionnels sur l’émotion vécue par une personne. Par exemple, si une
personne pleure pendant des funérailles, elle est probablement triste ; si elle pleure lors de son mariage, il y a de
fortes probabilités qu’elle soit heureuse. Si elle pleure après une défaite sportive, il peut s’agir de déception ou
de frustration. Par ailleurs, les personnes ne réagiront pas toutes de la même façon dans un contexte similaire. Il
importe néanmoins de tenir compte de la composante contextuelle pour comprendre une émotion
*La composante cognitive
Pour faire l’expérience d’une émotion, l’individu doit être conscient des changements corporels qui
surviennent en lui, de ses comportements et du contexte dans lequel l’émotion est vécue. Il prend conscience de
ces éléments grâce à la composante cognitive de l’émotion. En effet, la cognition (la pensée) permet de donner
un sens aux autres composantes pour nous aider à bien interpréter les émotions qui nous habitent. Par exemple,
si nous considérons les affirmations suivantes :
« Je ressens mes muscles qui se relâchent » (composante physiologique), « J’ai envie de pleurer » (composante
comportementale), « Il est trois heures du matin »
(composante contextuelle), c’est la composante cognitive qui nous permet de conclure : « Je suis fatigué.>>
Rassembler la rationalité et les émotions dans une même approche peut, au premier coup d’œil, sembler
contradictoire. Certaines maximes populaires comme « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point »
(Pascal, 1819, p. 541) l’exprime très bien. Par contre, il faut comprendre que la pensée, ou l’interprétation
cognitive, est une étape cruciale dans la compréhension et l’expérience d’une émotion. Regardons,dans un
premier temps, comment les tenants de l’approche émotivo rationnelle expliquent l’origine des émotions et,
dans un deuxième temps, comment ils nous proposent de les modifier.
Albert Ellis (1913-2007), psychologue américain adhérant à l’approche cognitive,a été le premier à
utiliser les pensées pour modifier les émotions de ses clients. Considérant qu’il obtenait peu de résultats
concluants avec l’approche psychanalytique pour aider les personnes vivant des problèmes conjugaux ou
souffrant de troubles sexuels ou de dépression, il a complètement délaissé cette [Link] lui, la cause des
problèmes affectifs n’était pas l’événement comme tel (le cadre d'un conjoint infidèle, le manque d’avancement
au travail), mais plutôt la perception (la pensée) que la personne avait de cet événement. C’est pourquoi il a
conçu une approche thérapeutique appelée «approche émotivo-rationnelle» (Ellis et Harper, 1992).
Au Québec, c’est Lucien Auger (1933-2001), psychologue et professeur à Montréal, qui a diffusé cette
approche alors qu’il entretenait une relation professionnelle et amicale avec Ellis.
*Une description de l’approcheest le plus souvent à la suite d’une occasion de vivre une émotion (un événement
déclencheur) que l’on exprime son état émotif : « Je suis admis dans mon programme au cégep ! » (Événement
déclencheur), « Je suis tellement content ! » (état émotif)
Pour les tenants de l’approche émotivo-relationnelle, c’est plutôt notre façon de voir l’événement (évaluation)
qui est responsable de l'émotion vécue . Chacun interprète une situation en fonction de systèmes de croyances
auxquels il adhère, et ce sont en fait ces systèmes de croyances qui suscitent une émotion plutôt qu’une autre.
Par exemple, vous êtes convoqué à une entrevue pour un emploi que vous désirez obtenir (occasion de
vivre une émotion ou événement déclencheur).
Vous avez l’impression de posséder les capacités nécessaires pour cet emploi (composante cognitive).
Vous vous sentez alors confiant (émotion). Un collègue de classe est aussi convoqué à cette entrevue (occasion
de vivre une émotion ou événement déclencheur). Il croitqu’il ne réussit jamais bien à démontrer ses
13
compétences lors d’une entrevue et qu’il n’aura pas cet emploi pourtant convoité (composante cognitive). Il se
sent alors stressé et triste (émotion). Dans la mise en situation initiale, un même événement peut susciter de la
colère chez un, de la tristesse ou encore de la culpabilité chez un autre.
En conséquence, pour les tenants de cette approche, l’individu qui désire modifier ses réactions
émotives doit prendre conscience des pensées et des systèmes de croyances qui l’habitent et, si nécessaire, les
modifier. Regardons d’abord les divers systèmes de croyances que l’individu peut entretenir.
*La restructuration Cognitive :
La section précédente nous a permis de comprendre la source des émotions telle que conçue par
l’approche émotivo-rationnelle. Mais que peut-on faire pour modifier nos émotions et expérimenter d’autres
états affectifs ? Les cognitivistes proposent un processus de restructuration cognitive par lequel l’individu
remplace ses pensées irrationnelles par des pensées plus réalistes. En lisant les exemples de pensées
irrationnelles, vous vous êtes peut-être reconnu dans certains d’entre eux. Chacun entend, à un moment ou à un
autre, cette « petite voix » dans sa tête ou ce monologue intérieur plus ou moins rationnel.
Dans les années 1960 et 1970,les cognitivistes comparaient le processus de la restructuration cognitive
à celui de« changer de disque ».
Aujourd’hui, on l’associerait plutôt à celui de « télécharger un nouveau logiciel » ! Peu importe la
technologie, le principe est le même. Il est préfé-rable d’empêcher la « petite voix » irrationnelle de prendre le
contrôle et d’écouter davantage la voix de la raison. Concrètement, les cognitivistes disent que pour restructurer
ses pensées, il faut remplacer les pensées irrationnelles par des pensées plus réalistes et rationnelles.
Restructuration cognitive :Processus par lequel les pensées irrationnelles sont remises en question, modifiées et
remplacées par des pensées rationnelles.
Exercice :
*La transformation d’une émotion désagréable par la restructuration cognitive
Rappelezvous une situation, un événement ou une expérience (en famille, au travail, à l’école ou avec vos amis)
qui est associée à des émotions désagréables. Soyez le plus précis possible en mentionnant les personnes
impliquées, leurs comportements et leurs commentaires, le moment et le lieu où vous avez vécu cette émotion,
etc.
1. Déterminez les émotions désagréables ressenties (tristesse, colère, peur, envie,Culpabilité, honte).
2. Décrivez les pensées entretenues lorsque vous avez ressenti ces émotions.
[Link] ces pensées, relevez les pensées irrationnelles.
4. Remplacez les pensées irrationnelles par des pensées plus justes et rationnelles.
5. Quelles conséquences cette restructuration cognitive entraînetelle sur vos émotions ?
Capacité à reconnaître et à gérer ses émotions, ainsi qu’à éprouver de l’empathie afin d'adapter son
comportement relativement à ses compétences personnelles et sociales.
Nous Vivons dans un monde très exigeant. La réussite est souvent mesurée de façon quantitative : obtenir
de bonnes notes à l’école, être premier dans une épreuve sportive, gagner beaucoup d’argent, etc. Notre monde
valorise la logique et l’efficacité, alors que l’expression des émotions et le plaisir de prendre son temps sont
souvent relégués au deuxième plan. Comment expliquer toutefois les écarts à cette logique tels que la rage au
volant, la violence conjugale ou les excès de violence dans les sports ?
Daniel Goleman (1997), psychologue et journaliste scientifique américain, s’est intéressé à ces violentes
embardées hors du sentier de la rationalité en proposant la notion d’intelligence émotionnelle. L’intelligence
émotionnelle se manifeste non seulement par la reconnaissance et la gestion de ses propres émotions, mais aussi
par la reconnaissance des émotions des autres et une adaptation à celles-ci. Goleman a d’ailleurs déclenché une
petite révolution dans le monde de la psychologie lorsqu’il a affirmé que l’intelligence émotionnelle est
beaucoup plus importante pour l’établissement de relations interpersonnelles harmonieuses que le quotient
intellectuel(QI).
Selon Goleman, Boyatzis et McKee (2002), un individu doté d’une bonne intelligence émotionnelle est
conscient des quatre composantes des émotions (physiologique, comportementale, contextuelle et cognitive) et
les maîtrise. Par exemple, un individu qui est en retard pour une réunion importante au travail(contexte) est
tendu physiquement (composante physiologique). Il ressent de l'’impatience (émotion). Il soupire et son visage
est crispé (composante comportementale). De plus, si la circulation est dense et au ralenti alors qu’il roule sur
14
l'’autoroute, le travailleur se dit probablement qu’il va être encore plus en retard et que son patron va le lui
reprocher (composante cognitive). Comment réagit-il ?
L’individu dont l’intelligence émotionnelle est développée va tenter de se calmer.
Tout en conduisant prudemment, il peut utiliser la technique de restructuration cognitive (quelquefois à son
insu) et se dire que c’est ennuyeux d’être en retard,mais qu’il n’a pas de pouvoir sur la circulation et que ce
n’est pas la faute des autres. Il tentera simplement de joindre les personnes qu’il devait rencontrer pour les
informer de son retard.
Dans la même situation, un individu dont l’intelligence émotionnelle est moins développée agira
différemment. Il n’assumera pas la responsabilité de son retard et se disputera sans doute avec les membres de
sa famille avant son départ de la maison.
Une fois sur la route, il perdra peut-être patience, injuriant les autres conducteurs et adoptant une
conduite dangereuse afn de dépasser les autres voitures. Arrivé à sa réunion, il sera probablement dans un état
physiologique de tension extrême et se plaindra à ses collègues du trafic, des sections de la route qui sont
perpétuellement en construction, du gouvernement, etc.
Entre ces deux personnes, avec qui préfériez-vous travailler ?
Selon Goleman (1997), la capacité d’un Individu à nouer des relations harmonieuses dépend en grande partie de
son degré d’intelligence émotionnelle. Si l’on peut comprendre et gérer ses émotions comme la colère et la
jalousie tout en demeurant sensible aux émotions d’autrui, on peut aussi améliorer sa capacité à s’entendre avec
des personnes très différentes dans des contextes variés.
. Goleman affirme aussi que certaines personnes ont une intelligence émotionnelle plus développée que
d’autres de façon innée. Au contraire du quotient intellectuel, qui est reconnu comme un indice stable de
l’intelligence, Goleman soutient que l’on peut apprendre à développer son intelligence émotionnelle et prône
l’enseignement de celle-ci dans les écoles. Il croit fermement que l’on réglerait beaucoup de problèmes de la
société si l’on apprenait aux jeunes à bien comprendre, exprimer et gérer leurs émotions
Parmi les différentes compétences liées au concept de l’intelligence émotionnelle, la capacité
d’empathie est sûrement l’une des plus importantes pour la mise en place de relations interpersonnelles
satisfaisantes. L’empathie comporte deux volets : un volet cognitif et un volet émotionnel. Être empathique
désigne le fait de comprendre le point de vue de l’interlocuteur en mettant ses propres opinions, idées et valeurs
en veilleuse afin de les empêcher d’interférer avec celles de l’autre et de compromettre la compréhension de
l’autre (volet cognitif).
De plus, être empathique réfère à la capacité de se mettre à la place de l’autre en mettant ses propres
émotions de côté afin de mieux saisir, comprendre ou expérimenter les émotions que l’autre ressent (volet
émotif). Quand on se soucie sincèrement du bien-être de quelqu’un et que l’on comprend sa situation ou le
contexte dans lequel il évolue, on essaie de penser comme lui et de saisir les émotions qu’il ressent. Adopter une
attitude empathique signifie s’ouvrir à l’autre, et cela favorise une meilleure compréhension de ce que les autres
font, ressentent et disent.
2.2.4. La contagion émotionnelle
La contagion émotionnelle désigne la capacité de transmettre nos émotions à d’autres personnes et
d’être influencé par les émotions des autres. Ainsi, adopter une expression triste, heureuse ou effrayée peut
éveiller chez les autres des émotions de tristesse, de bonheur ou de frayeur. Les changements dans la
physionomie ne sont pas simplement les signes visibles des émotions : ils peuvent aussi les susciter (Levenson
et Ruef, 1997). En d’autres termes, si nos émotions peuvent in uer sur nos réactions faciales et corporelles,
nos réactions faciales et corporelles peuvent aussi, de façon similaire, in uer sur nos émotions. Les humeurs
peuvent aussi être contagieuses ; ainsi, plus on est empathique, plus on est exposé et sensible à cette contagion
émotionnelle
2.3. L’expression des émotions
Nous avons vu les composantes des émotions ainsi que leur développement. Pour établir des relations
harmonieuses, il est important d’apprendre à exprimer ses émotions de façon efficace et responsable. Bien des
gens ont de la difficulté à nommer ce qu’ils ressentent. Soit ils adoptent un comportement non affirmatif en
réprimant leurs émotions, soit ils deviennent envahis par leur état émotif au point d'en perdre la raison ou de
devenir agressifs. Des différences semblent aussi manifestes entre la façon qu’ont les hommes et les femmes
d’exprimer leurs émotion.. En effet, il a été démontré, au moyen de l’imagerie cérébrale fonctionnelle, que le
stress associé à une émotion diminue lorsqu’elle est reconnue et nommée (Lieberman et collab.,2007).
D’ailleurs, juste le fait d’écrire ses états émotifs dans un journal serait favorable pour la santé des individus
(Nechvatal et Lyons, 2013).
15
En résumé :
1. Définir l’émotion et ses quatre composantes : Une émotion est un état affectif subjectif qui survient
dans un contexte précis à la suite d’une interprétation cognitive, et qui comprend des réactions physiologiques et
des manifestations comporte mentales. La composante physiologique englobe toutes les réactions déclenchées
par notre système nerveux.
La composante comportementale concerne le non verbal, c’est-à-dire les manifestations visibles ou audibles
d’une emotion. La composante contextuelle rappelle que la prise en compte du contexte dans lequel se
manifeste l’émotion est nécessaire pour obtenir des indices supplémentaires sur l'’émotion vécue par une
personne.
Malgré l’impression d’irrationalité que peut transmettre le monde émotionnel, chaque emotion a un
sens. Attardons-nous à en comprendre la dynamique. les émotions qui semblent avoir une influence
déterminante sur notre bien-être et notre adaptation au monde :La colère, l’envie, la jalousie, la peur, la honte, la
culpabilité, la tristesse, la joie et l’amour. Il est bien sûr impossible de Rendre compte de toutes les situations
Emotionnelles. Chaque individu est Unique. Chaque émotion complexe. Et il n'y a pas de recettes magiques.
Toutefois, certains repères peuvent nous orienter dans notre quête de sens.
2.2.1 La colère
Le déclencheur de la colère c’est la perception d’une situation que l’on considère dévalorisante ou
menaçante pour soi ou les siens, à l’encontre de ses idées, de ses croyances et de ses valeurs. Elle vise se
défendre contre cette menace.
La colère nous prépare à combattre ou à intimider l’autre. Elle est déclenchée par des événements que nous
considérons indésirables, intentionnels et contraires à notre système de valeurs. Nousnous rebellons contre ce
que nous estimons être une injustice, un comportement amoral, une forme d’incompétence, un manque de
respect ou une humiliation publique. Nous jugeons que notre statut est t menacé.
La colère peut entraîner un effet positif, par exemple, la soumission de la partie adverse, ce qui peut
représenter un gain à court terme. C’est une façon de l’informer que les enjeux sont importants pour nous, et,
dans une certaine mesure, de nous amener nous-même à en prendre conscience.
Il peut être agréable d’être en colère, surtout dans le contexte où cela ne comporte pas de danger ni de
conséquences à long terme. Mais ce n’est Pas toujours le cas. Associée à l’orgueil, la colère peut motiver une
personne à développer des habiletés pour prouver qu’elle a raison et que L’autre a tort. Pensons à ce jeune qui
en veut à ses parents de ne pas lui accorder toute l’attention qu’il souhaiterait [il est en colère] et qui poursuit de
longues études pour leur prouver sa valeur.
Que faire face à la colère ?
La tendance naturelle est de réagir par la Vengeance, ce qui ne favorise pas la résolution de problè[Link] peut
être porté à croire que de détruire ou de neutraliser celui que l’on considère digne de blâme,maintiendra notre
intégrité et soulagera nos blessures.
16
À cet égard, les règles sociales de notre groupe d’appartenance auront leur importance. La colère
exprimée sous forme de violence risque toutefois d’éloigner les gens, de les amener à se venger, à saboter nos
projets et à se liguer contre nous. Le contrôle de la colère est un enjeu social Important qui favorise des relations
interpersonnelles stables et sereines.
Lorsqu’on est très en colère, on perd l’envie d’utiliser ses habiletés de communication : on est tenté
d’agir de façon extrême, impulsive et Inadaptée. Il est alors suggéré de diminuer le niveau d’activation
physiologique par des stratégies de distraction comme compter jusqu’à 10, se relaxer, se changer les idées, se
parler d’une façon réconfortante et se donner des directives positives, se permettre de «dormir là-dessus» et
envisager de reprendre le problème le lendemain. Reporter l’expression ne signifie pas l’annuler, mais faire en
sorte que le message ultérieur soit plus nuancé et plus cohérent.
La principale stratégie pour gérer la colère consiste à réévaluer la situation qui a provoqué un tel sentiment, faire
preuve d’empathie envers la personne qui nous offense et ne pas voir dans son attitude une insulte personnelle.
Pour effacer la provocation, il faut tenter de la considérer sous un autre angle et réévaluer son importance
relative.
2.2.2. L'envie
L’envie, c’est désirer ce qu’un autre possède et qui nous fait défaut : le succès, le statut socialOu une aptitude
personnelle, par Exemple. Ce sentiment est étroitement associé à l’impression d’êtreInjustement privé
(Lazaruset Lazarus, 1994).La personne envieuse perçoit l’autre comme Ayant moins de mérite, et ne peut
justement tolérer que cette dernière possède quelque chose qui devrait lui revenir.
L’objet de convoitise devient pour l’envieux le symbole pouvant lui fournir l’appréciation et l’acceptation qu’il
recherche. L'envie suppose une comparaison entre notre situation et celle de L’autre et le constat d’une
supériorité à laquelle se confronte notre propre Impuissance dans un domaine que nous [Link] envions
souvent Nos proches : avec eux la comparaison se fait plus facilement puisqu’ils Partagent souvent nos valeurs
en termes de critères d’estime de soi et de statut social. L’envie se porte donc le plus souvent sur les gens «dans
notre catégorie».
Ce sentiment peut ainsi verser son venin au cœur de nos relations les plus intimes : frères et sœurs, amis,
et même entre conjoints et parents. Nous désirons les mêmes objets et les mêmes succès que désirent ceux que
nous admirons. Les enfants envient leurs parents, souhaitons-le De façon admirative.
C’est le processus d’identification. Il arrive que les Parents envient le succès et la qualité de vie de leurs
enfants. L’envieux peut dévaloriser l’avantage de l’autre, lui attribuer des «torts» Qui annulent son avantage,
déprécier l’autre globalement ou même le punir de son avantage. Il peut également dénigrer le système qui a
permis à l’autre d’obtenir son avantage.
La fréquentation de personnes de même niveau socioéconomique permet d’éviter de s’exposer à
certains déclencheurs d’envie. Cela facilite également la satisfaction des besoins d’appréciation et
d’acceptation. Mais, comme nous l’avons vu, l’envie nous atteint souvent au cœur du quotidien. L’envie
admirative, toutefois, peut jouer le rôle d’un puissant moteur pour améliorer nos connaissances, nos habiletés et
nos conditions de vie.
2.2.3. La Jalousie
La jalousie se différencie de l'envie en ce qu’elle porte sur ce que nous considérons comme nôtre. Il
s’agit le plus souvent de l’affection d’une troisième personne. Nous envions celui qui a un bon travail mais
nous sommes jaloux de celle qui occupe le poste que nous croyions obtenir dans ce dernier cas, la personne
n’est pas seulement dans une situation enviable : elle est à notre place .
On est envieux du bonheur et des biens des autres ; on est jaloux des biens ou des relations qu’on veut
conserver. La jalousie est centrée sur le risque de la perte, en particulier dans le domaine amoureux. La personne
jalouse doit apprendre à développer une relation positive avec elle-même. Elle a intérêt à fortifier son estime
personnelle pour se rassurer sur ses capacités d’établir des liens solides et durables et d’assumer positivement
ses moments de solitude. Derrière le besoin de contrôler l’autre par un harcèlement jaloux peut se cacher une
forme de dépendance. Il vaut mieux s’assurer que l’on peut se tenir debout sur ses propres jambes, s’occuper en
remplissant ses temps libres d’activités agréables et développer des amitiés personnelles saines dans sa zone
personnelle d’intimité.
2.2.4. La Peur
La peur est associée à la perception d’une menace à notre sécurité personnelle et à notre identité. Elle
porte sur une situation spécifique : un Danger concret et soudain pour notre bien-être physique. C’est une
17
émotion à laquelle est associé un impact physiologique : notre Cœur et notre respiration s’accélèrent, nos
muscles se contractent, nos Mains tremblent.
La peur entraîne une action Physique : combat, fuite ou immobilisation. Souvent vécue de façon
Inconsciente, elle peut influencer notre comportement sans que nous nous en rendions compte. Ce n’est
qu’après l’ événements que nous sentons notre cœur encore battre.
Nous pouvons apprendre la peur suite à une expérience traumatique un nique ou suite à des expériences
stressantes répétées. Les parents ou les proches adultes qui craignent systématiquement quelque chose
transmettent souvent leur peur Aux enfants. Il importe de faire la différence entre L’existence de la peur et la
capacité de la Maîtriser, comme le font les [Link] mieux apprendre à tolérer un certain degré de peur.
Faire face A la peur peut permettre de la maîtriser. Les personnes qui ont la phobie Des araignées peuvent
surmonter leur hantise en s’exposant progressivement à des images apeurantes, dans des situations sous leur
contrôle. Ces confrontations doivent se prolonger jusqu’à ce que la peur diminue de moitié en intensité. Elles
doivent se faire régulièrement afin que les situations redoutées suscitent de moins en moins de réaction
2.2.5. La honte
Ressentir la honte c’est avoir le sentiment pénible de notre infériorité, de notre indignité ou de notre
abaissement dans l’opinion des autres, mais aussi d’un échec dans l’atteinte de nos idéaux et de ceux des autres.
Notre estime de soi est en jeu dans cette comparaison entre ce que nous sommes et ce que nous souhaiterions
être, ce que nous devrions être. Notons que les standards personnels ne sont pas les mêmes pour tous. Les
idéaux des uns peuvent même sembler amoraux aux autres.
Il s’agit de la façon dont nous voulons être connus par autrui, de ce que nous souhaitons voir écrit dans
notre éloge funéraire. La honte est souvent associée à la crainte de la critique, du rejet et de l’abandon après
avoir exposé notre vraie nature de mauvaise personne.
La honte est l’émotion de l’infériorité. Elle survient entre autres quand nous montrons aux autres que
nous ne parvenons pas à atteindre les normes de notre groupe d’appartenance dans les domaines de la
conformité, des comportements d’entraide, de la sexualité et du statut professionnel. Notons que même lorsque
nous sommes seuls, il y a toujours un observateur sous la forme d’une représentation des figures morales et des
figures d’autorité que nous avons connues. Nous n’y échappons pas.
La honte peut nous hanter même si nous avons des attentes réalistes et nuancées. Elle nous indique que
nous avons agi en désaccord avec nos valeurs. C’est ainsi que Jacob a honte d’avoir eu une aventure avec la
meilleure amie de sa femme. La honte est la messagère de sa conscience. La honte présente certains avantages.
Elle rend les autres plus indulgents, plus sympathiques et contribue à la régulation de nos comportements
sociaux. Elle nous aide à bien nous tenir en groupe. Mais elle comporte aussi certains inconvénients. Les
personnes honteuses sont perçues comme moins intéressantes à fréquenter, moins séduisantes ou moins dignes
de confiance.
2. [Link] culpabilité
La culpabilité concerne les manquements moraux. Nous comparons nosActes avec des standards internes
auxquels nous les mesurons. C’est ce que nous appelons la conscience. La personne qui se sent coupable
ressentQu’elle a transgressé un code moral qui a été accepté comme une partie de ses propres valeurs. Les gens
qui se sentent coupables n’ont pas nécessairement fait quelque chose de répréhensible. Ils croient l’avoir fait. La
culpabilité est une émotion très utile à la société : elle Aide à promouvoir les comportements socialement
dé[Link] parents la favorisent en punissant les transgressions qui s’intériorisent éventuellement au point
que l’enfant et plus tard l’adulte devient anxieux s’il ne suit pas les règles de vie familiales. Certains l’associent
au développement biologique naturel, à une recherche d’approbation auprès du groupe d’appartenance, qui
augmente les chances de survie. Une perception morale plus évoluée de la culpabilité émerge au moment où
l’individu comprend la signification de la violation des standards de conduite.
Quelles que soient les émotions ressenties, et il est souvent difficile de les identifier dès leur apparition. les
attitudes que nous adoptons peuvent contribuer à mieux nous les faire vivre. Voici quelques suggestions :
*Soyez à l’écoute de l’émotion
Mêmes si elle prend la forme au début d’une vague sensation, il vaut mieux donner l’occasion à ce système de
guidage sophistiqué de vous informer sur l’état de vos besoins. Pour quelques moments, consacrez à cette
expérience toute votre attention. Qu’est-ce que vous vous dites ? Quelles sont les images qui vous passent par la
tête ? Quelles sont les sensations ? Laissez l’émotion se déployer cela peut prendre un certain temps pour
identifier la nature de l’émotion. Laissez vos perceptions se clarifier
18
Être en santé mentale, c’est se connaître, c’est-à-dire connaître ses forces, ses faiblesses, ses difficultés, ses
limites, ses besoins. Cela nous Amène à avoir une image de nous même réaliste, qui nous permet d'évaluer
notre niveau de performance avec [Link] apprendre à vous connaître, il Suffit de porter attention à ce que
vous savez déjà sur vous-même sans trop savoir si vous en rendre compte. Cela permet de structurer vos
perceptions et de vous confirmer ainsi que vous possédez bien certaines caractéristiques.
E(….).
19
L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE
L’intelligence émotionnelle vous permet d’exercer vos habiletés à reconnaître les émotions. SelonGoleman,
Boyatzis et McKee (2002), un individu doté d’une bonne intelligence émotionnelle est conscient des quatre
composantes des émotions (physiologique, comportementale, contextuelle et cognitive) et les maîtrise.
Par exemple, un individu qui est en retard pour une réunion importante au travail et (contexte) est tendu
physiquement (composante physiologique). Il ressent de l’impatience (émotion). Il soupire et son visage est
crispé (composante comportementale). De plus, si la circulation est dense et au ralenti alors qu’il roule sur
l’autoroute, le travailleur se dit probablement qu’il va être encore plus en retard et que son patron va le lui
reprocher (composante cognitive). Comment réagit-il ? L’individu dont l’intelligence émotionnelle est
développée va tenter de se calmer Quelles sont les émotions que vous reconnaissez plus facilement ?plus
difficilement ?Tout en conduisant prudemment, il peut utiliser la technique de restructuration
cognitive (quelquefois à son insu) et se dire que c’est ennuyeux d’être en retard,
mais qu’il n’a pas de pouvoir sur la circulation et que ce n’est pas la faute des
autres. Il tentera simplement de joindre les personnes qu’il devait rencontrer pour
les informer de son retard,
Dans la même situation, un individu dont l’intelligence émotionnelle est moins éveloppée agira différemment. Il
n’assumera pas la responsabilité de son retard et se disputera sans doute avec les membres de sa famille avant
son départ de la maison. Une fois sur la route, il perdra peut-être patience, injuriant les autres conducteurs et
adoptant une conduite dangereuse afin de dépasser les autres voitures. Arrivé à sa réunion, il sera probablement
dans un état physiologique de tension extrême et se plaindra à ses collègues du tra c, des sections de la route
qui sont perpétuellement en construction, du gouvernement, etc.
Selon Goleman (1997), la capacité d’un individu à nouer des relations harmonieuses dépend en grande partie de
son degré d’intelligence émotionnelle. Si l’on peut comprendre et gérer ses émotions comme la colère et la
jalousie tout en demeurant sensible aux émotions d’autrui, on peut aussi améliorer sa capacité à s’entendre avec
des personnes très différentes dans des contextes variés. Goleman confirme aussi que certaines personnes ont
une intelligence émotionnelle plus développée que d’autres de façon innée. Au contraire du quotient intellectuel,
qui est reconnu comme un indice stable de l’intelligence, Goleman soutient que l’on peut apprendre à
développer son intelligence émotionnelle et prôner l’enseignement de celle-ci dans les écoles. Il croit fermement
que l’on réglerait beaucoup de problèmes de société si l’on apprenait aux jeunes à bien comprendre, exprimer et
gérer leurs emotions.
Goleman, Boyatzis et McKee (2002) ont également fait ressortir les diverses sphères dans lesquelles s’exerce
tout particulièrement l’intelligence émotionnelle : la conscience de soi, la gestion de soi, l’intelligence
interpersonnelle et la gestion des relations. Le tableau présente les quatre sphères définies par ces chercheurs en
les regroupant en deux catégories de compétences :
L’ empathie faculté de se mettre cognitivement ou émotivement à la place de son interlocuteur.
Parmi les différentes compétences liées au concept de l’intelligence émotionnelle, la capacité d’empathie est
sûrement l’une des plus importantes pour la mise en place de relations interpersonnelles satisfaisantes.
L’empathie comporte deux volets : un volet cognitif et un volet émotionnel.
Être empathique désigne le fait de comprendre le point de vue de l’interlocuteur en mettant ses propres
opinions, idées et valeurs en veilleuse afin de les empêcher d’interférer avec celles de l’autre et de
compromettre la compréhension de l’autre (volet cognitif).
De plus, être empathique réfère à la capacité de se mettre à la place de l’autre en mettant ses propres émotions
de côté afin de mieux saisir, comprendre ou expérimenter les émotions que l’autre ressent (volet émotif). Quand
on se soucie sincèrement du bien-être de quelqu’un et que l’on comprend sa situation ou le contexte dans lequel
il évolue, on essaie de penser comme lui et de saisir les émotions qu’il ressent. Adopter une attitude empathique
signifie s’ouvrir à l’autre, et cela favorise une meilleure compréhension de ce que les autres ressentent et disent
(voir le chapitre 7 pour plus de détails sur l’empathie).
Selon Goleman (1997), une partie de l’intelligence émotionnelle est innée et détermine le potentiel d’un
individu à acquérir des compétences émotionnelles, compétences qui peuvent être mesurées. Cependant, aucun
outil de mesure fiable n’a encore été conçu. Et vous, quelles sont vos compétences émotionnelles ?
20
L’exercice ci apres, vous permettra de répondre à cette question de l’évaluation de son intelligence
émotionnelle
Voici une série d’énoncés concernant différentes facettes de l’intelligence émotionnelle. Sur une échelle de 1 à
5, choisissez l a réponse qui décrit le mieux vos sentiments, pensées ou actions dans la plupart des situations.
Répondez franchement et le plus spontanément possible en indiquant la façon dont vous êtes réellement et non
la façon dont vous aimeriez être ou etre perçu. Répondez à toutes les questions en indiquant à droite le chiffre
correspondant : 1 (pas vrai ou très rarement vrai) ; 2 (rarement vrai) ; 3 (parfois vrai) ; 4 (souvent vrai) ; 5 (très
souvent vrai ou vrai).
2. Dans un travail d’équipe, je suis capable de faire valoir mon point de vue.
5. Je rallie facilement les membres d’une équipe autour d’un objectif commun.
12. Je suis en général motivé€ à continuer, même lorsque les choses deviennent dif ciles.
14. En général, je prends moi-même mes décisions. Je suis capable de comprendre ce que ressentent les
autres.
19. Je suis facilement stimulé€ par les idées et les projets nouveaux.
20. Quand je fais face à une situation difficile, j’aime analyser les différentes actions possibles avant
d’agir.
LA FRUSTRATION
Le problème de frustration est relatif à l’organisme motivé. La frustration désigne une expérience vécue
devant un obstacle vers la voie de la satisfaction de besoin. La première réaction de la frustration c’est
l’agressivité ou la colère.
1. Source de frustration
Les sources de frustration sont dues aux obstacles qui peuvent se présenter par rapport à la personne
elle-même et par rapport au milieu. Notons qu’à coté de ces sources, il existe des sources sociales.
a) Source interne de frustration : ex. le degré de ‘intelligence délimite nos réussites, l’âge : pour un
sujet du boulot dont la condition est fixé à 30 ans révolu et qu’il n’a que 28 ans ; ce sujet devient
frustré (la personnalité, l’intelligence, l’âge, ..)
b) Source externe :
Source physique, ex. la pluie abondante qui empêche l’étudiant d’aller passer
l’interrogation
Source sociale : tribalisme, racisme, ségrégationnisme, pauvreté, guerre, …
2. Réaction à la frustration
Il existe deux catégories de réaction :
Les Réactions irréalistes ou négatives : les réactions qui font que le sujet ne se comporte pas
normalement.
L’agressivité et l’anxiété. Ex. lorsqu’on enlève le biberon de la bouche d’un enfant, la
colère du bébé est la réaction normale. (la réaction normale est la peur). Plusieurs
auteurs ont signalé qu’un des effets de la frustration le plus important est l’agressivité,
par ailleurs la frustration provoque chez l’individu le sentiment de haine, d’hostilité et
une tendance à la vengeance. Mais cette vengeance ne se manifeste pas toujours surtout
quand l’agression doit être affichée face à un supérieur.
Incapacité de trouver une solution : la résolution d’un problème exige la réflexion et la
décision. Mais l’agressivité créant une tension nerveuse empêche de trouver une
solution et ce qui forme un cercle vicieux : frustration – anxiété- agressivité persistante
(on peut connaître une crampe d’idée et on ne sait plus quoi faire quand on est frustré)
Les réactions irréalistes ou positives : elles sont de deux ordres
Le renoncement : c’est la reconnaissance qu’on se trouve dans une réalité puissante
dans un problème insoluble que le but ne peut être atteint à aucune condition. (soit on
fait esquiver l’obstacle)
L’élimination des obstacles : ici le sujet se dit, les données du problème peuvent être
changées, on peut adapter son comportement ou changer les significations des objectifs.
En plus de ces deux catégories de réaction, un sujet frustré adopte d’autres types de
réactions compensatrices, parmi elles nous pouvons citer :
22
1. Le refoulement : c’est le fait de chasser dans l’oubli ce qui est pénible, c’est
renvoyé les difficultés dans l’inconscience. Mais ce rejet ne liquide pas la situation
et conserve une force agissante. (C’est une façon de compasser le malaise de la
frustration).
2. L’identification : Lorsqu’une personne n’arrive pas au bout ou au but qu’il s’est
assigné elle peut élargir son moi en y insérant un autre qui a plus de succès dans
une activité similaire. Le sujet élargie son moi et s’y identifie.
3. La protection : c’est un mécanisme qui consiste à attribuer à autrui le sentiment, le
désir ou la crainte dont nous sommes sans le vouloir consciemment, le sujet réel.
4. L’amoindrissement : un sujet frustré peut se consoler et retrouver l’équilibre en
minimisant la valeur de la réussite des autres et le succès des autres (en minimisant
le succès des autres)
5. La rationalisation : c’est une réaction qui consiste à justifier par d’autres cause une
conduite au comportement non acceptable. Ex. un joueur de foot qui manque son
but et accuse le mauvais état de ses bottines.
6. La régression : Ce mécanisme se rencontre chez les enfants, chez l’adulte et chez le
vieillard. Il consiste à une sorte de retour dans le sens inverse du développement de
la personnalité ou un retour du comportement en un monde infantile de satisfaction,
des maladies mentales. La régression n’est compréhensible que si on le considère
comme une régression de la vie psychique.
7. La surcompensation : il s’agit d’une façon de contourner l’obstacle par les efforts
de dépassement de soi pour arriver à vaincre l’obstacle Ex : DEMONSTHEVE,
dans l’histoire de la Grèce antique qui était baigue (qui begaille ) était devenu le
plus grand orateur de l’antiquité.
8. La sublimation : c’est un mécanisme qui a une grande valeur pour l’adoption car
par lui les idées, les pulsions, les sentiments sont transformés et orienté vers le but
socialement valorisés.
NB. La frustration est plus vécue dans le pays industrialisé que le pays non
industrialisé ou en développement. Il ressort de tout ce qui est dit que le premier
facteur de la frustration c’est le besoin. Le besoin peut se définir comme un désir
qu’on doit ou un vide qui se crée à notre organisme et on est poussé à la satisfaction
lorsque son degré d’intensité augmente selon HABRAHAM MASLOW cité par
MILGOSA (2002 :70-71) les besoins sont hiérarchisés ; on parle de la pyramide
d’hiérarchisation des besoins selon MASLOW.
9. Le fantasme : il s’agit d’une réaction qui consiste à une imagination dans un futur
proche de ce que l’on peut obtenir ou devenir. On se construit des châteaux en
Espagne. Un sujet frustré peut arriver à ce genre de réaction. Ex ; il se dit, comme
j’ai échoué, j’aurai d’ailleurs de l’argent.
Besoin
De réalisation
Besoin d’estime
de Soi
Besoin d’appartenance Besoins secondaires
Besoin d’amour
besoin social
Besoin de sécurité Besoins primaires
Besoin physiologique