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Cours Intelligence Et Emotion 2025

Ce document présente un cours sur l'intelligence et les émotions, soulignant l'importance de l'intelligence émotionnelle dans les relations interpersonnelles. Il explore la définition de l'intelligence, ses facteurs d'influence, notamment l'hérédité et l'environnement, et discute de la complexité des émotions et de leur rôle dans la vie humaine. Le cours vise à aider les étudiants à mieux comprendre et gérer leurs émotions pour favoriser une vie satisfaisante.

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Cours Intelligence Et Emotion 2025

Ce document présente un cours sur l'intelligence et les émotions, soulignant l'importance de l'intelligence émotionnelle dans les relations interpersonnelles. Il explore la définition de l'intelligence, ses facteurs d'influence, notamment l'hérédité et l'environnement, et discute de la complexité des émotions et de leur rôle dans la vie humaine. Le cours vise à aider les étudiants à mieux comprendre et gérer leurs émotions pour favoriser une vie satisfaisante.

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE


UNIVERSITE SAINTE CROIX DE MULO
FACULTE DE PSYCHOLOGIE ET DES SCIENCES DE L’EDUCATION
DEPARTEMENT DE PSYCHOLOGIE

B.P.22 LUBERO/NORD-KIVU

Cours d’intelligence et émotion

Par

KANYERE KAKIRANIA OLGA

Notes du cours appartenant à l’étudiant

ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025


2

COURS :
INTELLIGENCE ET EMOTION code :CMI 20 TD 5 CREDIT 2 EN L 2USCM 2024−2025

 INTRODUCTION

L’interaction du structure du cerveau responsable de nos mouvements de fureurs et de peur ou de


passion et de joie nous renseignent sur la manière dont s’opère l’apprentissage des habitudes psychologiques qui
fontéchouer nos meilleurs intentions. Elle nous renseigne aussi sur ce que nous pouvons faire pour maitriser nos
pulsions le plus destructrice et le plus contraire au but que nous poursuivons.
Nous vivons dans un monde très exigeant. La réussite est souvent mesurée de façon quantitative :
obtenir de bonnes notes à l’école, être premier dans une épreuve sportive, gagner beaucoup d’argent, etc. Notre
monde valorise la logique et l’efficacité, alors que l’expression des émotions et le plaisir de prendre
son temps sont souvent relégués au deuxième plan. Comment expliquer toutefois les écarts flagrants à cette
logique tels que la rage au volant, la violence conjugale ou les excès de violence dans les sports ? Daniel
Goleman (1997), psychologue et journaliste scientifique américain, s’est intéressé à ces violentes embardées
hors du sentier de la rationalité en proposant la notion d’intelligence émotionnelle.
L’intelligence émotionnelle se manifeste non seulement par la reconnaissance et la gestion de ses
propres émotions, mais aussi par la reconnaissance des émotions des autres et une adaptation à celles-ci.
Goleman a d’ailleurs déclenché une petite révolution dans le monde de la psychologie lorsqu’il a affirmé que
l’intelligence émotionnelle est beaucoup plus importante pour l’établissement de relations interpersonnelles
harmonieuses que le quotient intellectuel (QI).

Le vocabulaire des émotions est très riche, on a recensé plusieurs centaines de termes en langue
anglaise, et, on peut en relever jusqu’à 150 en français . Beaucoup de mots donc pour parler de ce que l’on
connaît mal et qui pourtant anime chacun de nous quotidiennement (« Emotion « vient du latin e-movere :
mouvoir au-delà, é-mouvoir).
Le monde des émotions est vaste et complexe. Certaines personnes y évoluent aisément tandis que d’autres y
sont en terre inconnue. On en connaît qui recherchent constamment les émotions et d’autres qui font tout pour
les éviter. Mais à quoi ressemblerait un monde sans émotion ?
Difficile à imaginer. Triste, peut-être…mais la tristesse est une émotion. À quoi servent donc les
émotions ? Elles vous informent sur vos besoins, votre état de manque ou de satiété. Elles sont l’équivalent des
cadrans et signaux sonores sur le tableau de bord de votre auto. Instantanément, elles vous indiquent ce qui se
passe en vous. Mais elles font bien plus que cela. Elles vous font voir vos craintes pour l’avenir, et vous
renseignent sur l’état de vos relations avec les personnes ou les choses de votre entourage. Elles vous donnent
parfois l’énergie ou le carburant nécessaire pour agir. De plus, à la façon même dont vous exprimez vos
émotions, celles-ci informent votre partenaire non seulement de la nature de ce que vous vivez mais également
de l’importance des enjeux.
Le partage honnête des émotions est une des façons primordiales de se faire connaître, d’avoir un
impact, de devenir important pour l’autre et de créer un lien durable ; c’est souvent le chemin vers l’intimité..
C’est en prenant le risque de parler ouvertement de ses émotions les plus intimes et de se rendre ainsi
vulnérable que l’on tisse un lien de confiance qui se solidifie avec le [Link] émotions sont des ressources
légitimes et il est toujours utile d’en prendre conscience. C’est lorsqu’elles vous paralysent ou vous rendent
inefficaces qu’il faut avoir recours à des moyens pour apprendre à mieux les gérer. Il arrive par exemple que
vous ayez peur de situations qui sont sans danger ou que vous ayez honte de comportements parfaitement sains
et acceptables.
L’émotion est elle-même source de jugements de valeur. Si vous n’acceptez pas son existence ou que
vous la jugez négativement, c’est souvent cette émotion au sujet de l’émotion qui vous
mène dans un cercle vicieux où grossit ce que vous Souhaiteriez voir disparaître. Lorsque vous avez Peur de
votre anxiété, vous intensifiez les symptômes anxieux. Quand vous avez honte de votre tristesse, Vous plongez
encore plus profondément dans votre marasme. C’est en sachant accepter l’émotion pour ce qu’elle est et en lui
laissant remplir son rôle de Messager qu’on favorise son évolution normale : faire place à une autre.
Nous verrons plus loin comment éviter que ces émotions légitimes et Utiles ne s’intensifient au point
que cela empêche d’avoir une vie satisfaisante. Le fait d’accepter qu’elles soient présentes et de s’intéresser en
observant leur provenance et leurs effets est souvent une première étape vers une meilleure gestion de l’intensité
de ses émotions.
3

Lazarus (1994) présente les émotions comme des réactions complexes qui engagent à la fois le corps et l’esprit.
Ces réactions incluent un état mental subjectif, tel que la colère, l’anxiété ou l’amour, une impulsion à agir,
comme fuir ou attaquer, que cela soit exprimé ouvertement ou non, et de profonds changements dans le corps,
par exemple une augmentation du rythme cardiaque ou de la pression sanguine. Certains de ces changements
corporels préparent à des actions d’adaptation soutenues. D’autres – tels que les postures, les gestes et les
expressions faciales – communiquent aux autres ce que nous ressentons Ou ce que nous voulons que les autres
croient que nous ressentons.
L’émotion souligne l’existence d’un épisode significatif de notre vie personnelle, associé à des personnes,
des valeurs et des idées qui nous tiennent à cœur. Elle est déclenchée par le sens personnel que nous donnons à
qui se produit dans une situation donnée. La trame romanesque varie d’une emotion à l’autre, chaque émotion
ayant sa propre histoire.
La recherche démontre que nous sommes tous construits sur le même modèle. Nous sommes équipés des
mêmes émotions tout comme nous comptons cinq doigts à chaque main. La façon d’utiliser ces cinq doigts varie
toutefois grandement d’une culture à l’autre. Les situations qui déclenchent les émotions, la façon dont elles
sont vécues et dont elles sont exprimées sont façonnées par la culture. C’est ainsi que le stoïcisme chez certains
peuples laisse croire à tort qu’ils ne vivent pas les mêmes émotions que d’autres. Ils ont simplement appris à les
contrôler dans certains contextes. Les chercheurs ont découvert par exemple que les étudiants japonais sont
aussi expressifs que les etudiants américains lorsqu’ils sont entre pairs. Ce n’est que lorsqu’une figure d’autorité
est présente qu’ils deviennent silencieux (Pink
Les émotions de base s’expriment de façon semblable d’une culture à l’autre. Des sujets appartenant à un grand
nombre de cultures différentes identifient adéquatement des photos où une personne exprime le bonheur, la
tristesse, la colère, la peur, le dégoût et la surprise ( André, 2001, p. 204 et 210 ; Lewis, 2000, p. 276).
Maintenant que nous avons vu dans les grandes lignes ce qui caractérise les émotions et à quoi elles sont utiles,
demandons-nous quelle attitude générale nous pouvons adopter pour y faire face.
Quelle sera notre itinéraire ?
Ce cours est destiné à mieux éclairé certaines situations redoutables que nous rencontrons dans notre
vie et dont nous sommes témoins autour de nous. Il s’agit en fait de comprendre pourquoi et comment notre
intelligence peut-elle être en harmonie avec nos émotions.
Nous commençons par examiner quelques notions sur l’intelligence puis celles relatives à l’émotion et
chuterons avec celles de l’intelligence émotionnelle.

CHAPITRE 1. GENERALITES SUR L’INTELLIGENCE

1.1. DEFINITIONS :
L’intelligence a fait l’objet de nombreuses définitionsdifférentes dans l'histoire de la psychologie. La plus
part évoquent une capacité générale d’adaptation à des situations nouvelles par des procédures cognitives.
L’étude des différences individuelles dans le développement de l’intelligence a constitué l’un de premier
d’intérêt de la psychologie et n’a pas cessé d’être un thème de recherche et d’application.
Quand on parle de d’intelligence, on fait allusion à la capacité qu’a un individu :
-de penser et de comprendre par lui-même
-de formuler des jugements et de raisonnements personnels
-de s’adapter à son milieu de vie, à des nouvelles situations
- de résoudre des problèmes que pose la vie.
Qu’est-ce que l’intelligence ?
• « L’intelligence, ce n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on fait lorsque l’on ne sait pas » Jean Piaget (1896-
1980)
• « L’intelligence est la capacité globale et complexe de l’individu d’agir dans un but déterminé, de penser de
manière rationnelle et d’avoir des rapports utiles avec son milieu. » David Wechsler (1896-1981)
• « C’est ce que mesure mon test ! »Alfred Binet (1857-1911)

Pour certains auteurs, l’intelligence est un facteur d’une disposition innée (héréditaire, génétique,
héritage parental : selon les naturalistes).
Pour d’autres, elle est due à l’influence du milieu ou de l’éducation d’un produit d’ordre nosologique
(milieu). Un construit c’est-à-dire une réalité complexe et difficile à déceler ; une aptitude de s’adapter au
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milieu où il est appelé à vivre, à apprendre c’est-à-dire, à acquérir le savoir –faire, le savoir-vivre, le savoir-
faire, le savoir-savoir.
On peut dès lors constater que donner une définition précise de l’intelligence est ennuyeuse. Ainsi,
divers auteurs notamment américains ont évité à répondre aux questions ‘’Qu’est-ce que l’intelligence? ‘’ et ‘’
que faire à ce sujet dans les prochaines recherches ?’’
Retenons pour l’instant que l’intelligence désigne la capacité générale d’adaptation à des situations nouvelles
par des procédures cognitives.
Pour Binnet , l’intelligence est la capacité de comprendre, d’inventer et de résoudre les problème
nouveaux. L’intelligent est celui qui est capable de résoudre un problème : Ainsi pour trouver la solution, il faut
d’abord connaitre le problème, le comprendre.
Il y a aussi beaucoup d’autre auteur comme Platon qui dit que l’intelligence est l’étincelle de Dieu dans
l’Homme.
Toutes ces définitions montre que l’intelligence ne donne qu’une seule réponse correcte. Son
importance est qu’elle permet à l’homme de résoudre les problèmes de la vie. Elle coordonne la mémoire,
l’observation, … elle joue donc le rôle de coordonner toutes les autres fonctions (organes de sens, faculté…)
que nous avons.

1.2. LES FACTEURS DE L’INTELLIGENCE

Parmi les facteurs de l’intelligence c’est-à-dire les facteurs pouvant favoriser l’intelligence, nous
pouvons retenir les produit de l’interaction de l’hérédité et du milieu. Ainsi il existe une interdépendance des
facteurs comme :
1.2.1. Facteur innée :
A. l’hérédité

L’hérédité (phénomènes biologiques par lequel sont transmis les caractères physiques et psychique des
parents à leurs enfants. L’intelligence est innée et acquise par ce que elle est développée. Les parents
pauvres en intelligence peuvent donner ces gènes à leurs enfants qui seront aussi faibles du point de vue
intelligence.
L’hérédité et le régime alimentaire peuvent donc être à la base de l’imbécilité par exemple. Le faible
poids (moins de 2,5 kg) est du généralement à la toxicomanie, l’alcool, le drogue. Par exemple, cela se
remarque chez les femmes des militaires.
Importance de l’hérédité : L’hérédité joue un rôle important dans le comportement de l’individu dans la
mesure où elle détermine à partie sa réussite ou conditionne son succès futur.
Inconvénient : L’hérédité peut aussi compliquer le développement ultérieur de l’individu selon que le
patrimoine ou le capital héréditaire est riche ou pauvre. Il est donc de se faire curieux de constater que l’hérédité
influence considérablement l’intelligence.
NB. Il reste encore difficile au psychologue de déterminer la part à terme de proportion ou de pourcentage,
d’influence de l’hérédité sur l’intelligence. Un bagage héréditaire pauvre compromet l’éducation quel que soit
la méthode utilisée, on peut avoir aussi des cas de déficience mentale (c’est-à-dire les enfants peuvent accuser
de déficit, de faible taux d’intelligence, en mémoire ou en association). A partir de la biologie sans que les
parents le veuillent, on peut avoir un enfant idiot. Il existe deux sortes d’hérédité :

a) Hérédité ou disposition physique : c’est l’ensemble des traits physiques, physiologiques qui caractérisent
l’être humain. Par exemple la couleur des yeux, le teint, la taille, …
b) L’hérédité psychologique : C’est l’ensemble de potentialités psychologiques. Par exemple le talent musical
transmis à l’enfant par les parents. Les idiots ne vivent pas longtemps pas plus de trois ans. Notons que
certains psychologues ne sont pas d’accord sur la transmission par voie des gènes des caractères psychique
puisque selon eux il n’est pas encore facile de prouver qu’une abstraction comme l’intelligence soit localisée
dans les gènes.
En conclusion sur l’hérédité : Il nous faut assurer un encadrement meilleur entre temps sur le plan
matériel que moral de la femme avant et pendant la grossesse. Avant de contracter le mariage, il faut tenir
compte de facteurs biologiques comme le groupe sanguin, la taille ainsi que le caractère psychologique du futur
conjoint. Dans la taille, o trouve le contour du bassin, masse, … Les conditions hygiéniques de la femme et les
consultations médicales avant le mariage doivent être assurées pour des raisons préventives. En fin, le sport, de
la part des parents permet de corriger aussi certains défauts.
5

B. L’âge : l’intelligence s’accroit avec l’âge de l’individu selon la psychologie générale (génétique).
C. La maturation : Elle n’est pas à confondre avec la maturité. En effet, par maturation il faut attendre
une série de transformations d’ordre physiologique et psychologique qui se manifeste au cours de la croissance
de l’individu ou encore mieux, la maturation est un processus dynamique de croissance lorsque la maturité est
le degré ou le niveau du développement atteint par l’individu qui diffère qui se manifeste selon les sociétés les
aspects de l’homme. En d’autre mot, la maturité est le développement achevé.
Maturation ou processus du développement

Il ya la maturité physique et la maturité psychologique. Nous comprenons que la maturation est un


facteur héréditaire qui a une importance considérable dans le développement du comportement à général et le
développement de l’intelligence. Son rôle est de permettre la régulation du processus organique et psychique
lequel facilite soit l’apprentissage futur de certaines conduite ; ce qui veut dire qu’ à un niveau quelconque, on
peut comprendre telle matière.
Inconvénient : La maturation peut être précoce ou retardée. Elle conduit parfois à des anomalies dues à l’excès
ou à l’insuffisance des hormones. C’est ainsi qu’on voit par exemple une fille ses seins avant l’âge. Chez les
nains ou crétins la croissance est difficile. Une femme qui a la barbe cas anormal. Cela veut dire qu’il ya des
hormones masculines.
1.2.2. Le milieu : facteur acquis
A. Le milieu : En psychologie il faut entendre tout ce qui influence le comportement de l’individu. C’est la
somme totale de stimulation que l’individu reçoit dès la conception à la mort. Le milieu influence sur le
comportement de l’individu et sur le développement de l’intelligence. Il est capable de transformer
positivement ou négativement l’individu. Par exemple, arrivé au campus, un étudiant change de
comportement. Il existe plusieurs formes de milieu. En langage courant, on distingue :
 Le milieu socioéconomique : c’est celui qui intéresse tout équipement matériel qui agit sur l’individu.
Exemple : nourriture, logement, argent, vêtement (un enfant mal habillé peut être complexé, on a besoin de
l’estime). On peut faire de son enfant ce que l’on veut qu’il soit.
 Milieu socioculturel : il est caractérisé par tout l’apport moral ou spirituel qui influence le comportement
de l’individu. Par exemple : la langue d’un peuple, science, conférence, religion, théâtre, style de vie, …
En psychologie on distingue deux catégories de milieu :
1. le milieu interne qui comprend le milieu biologique et le milieu psychologique.
2. Le milieu externe : il comprend le milieu physique et le milieu social
[Link] sur l’apprentissage
L’apprentissage : l’intelligence se développe mieux par l’exercice ou l’apprentissage. L’apprentissage
est un processus de changement de comportement par l’exercice ou l’expérience. SILLAMY (1984, p 32) défini
l’apprentissage comme l’acquisition d’un nouveau comportement à la suite d’un entrainement particulier. Dans
un dictionnaire de la psychologie publié à Paris en 1984. L’importance que joue l’apprentissage dans le
comportement reste indéniable (une évidence) car le comportement est d’autant plus développé qu’il résulte de
nombreux exercices. Qui dit exercices dit apprentissage. Car vivre c’est croitre mais c’est aussi et surtout
apprendre, déclare Arnold CLAUSSE : celui qui vit sans se développer vivote.
Sortes d’apprentissage: Il existe plusieurs sortes d’apprentissage classé selon,
a. L’emploi de temps : on distingue
-l’apprentissage distribué ou espacé, c’est un apprentissage qui se fait par intervalle de temps
(d’une manière séquentielle) par exemple en étudiant on fait la lecture jusqu’à 9 heures, on fait un repos, on
reprend encore après deux heures on se repose. Il est entrecoupé par de périodes de repos. Ça favorise
l’intelligence
- Apprentissage masse ou concentrée : c’est apprentissage caractérisé par une séries d’essaies
successifs sans repos c’est-à-dire un repos de significatif. Les recherches réalisées dans ce domaine
montrent que le premier type d’apprentissage donné le meilleur résultat que le deuxième.
b. Les facultés, procédés ou but à atteindre :

1. Apprentissage intellectuel : il met à jeu les facultés intellectuelles comme la mémoire, l’imagination le
raisonnement, le jugement.
2. Apprentissage inconscient ou accidentel c’est celui qui se produit sas intervention de la volonté ou encore
se réalise en dehors de but poursuivi. Par exemple l’apprentissage de la langue nous est imposé par la
communauté.
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3. L’apprentissage brusque : c’est une sorte de découverte subite de la solution du problème on l’appelle
aussi insignt, le physicien Archimède qui s’était écrit ERAKA.
4. Apprentissage incident : c’est un enseignement réalisé par l’individu accomplissant une tache sans se
proposer de la mémoriser. Cette définition a été donnée par DE LANDSHEERE. Par exemple un
professeur qui mémorise son cours à force de l’enseigner.
5. Apprentissage par essai et erreur
6. Apprentissage par moteur : C’est un apprentissage par action. Par exemple une fille apprend à préparer de
la nourriture sous l’encadrement de sa mère.

1.3. THEORIE DE L’APPRENTISSAGE


1.3.1. Les lois de l’apprentissage :
THORNDIQUE a mis au point deux lois :
2. 1° la loi de l’exercice : elle peut être expliqué par le principe de LAMARC, principe selon lequel un organe
qui s’exerce se développe. EN n mot, le développement est fonction de l’exercice.
3. 2° la loi de l’effet : la réaction d’un organe à une situation augmente, s’accroit lorsque elle est suivi d’un
résultat favorable (satisfaisant) : c’est-à-dire, la réaction qui trouve satisfaction est maintenue autrement.
Autrement dit un acte réussit est encouragé, récompensé, l’acte qui est échoué est combattu.

1.3.2. Les théories de l’apprentissage


A. Théorie de conditionnement : (PAVLOV a fait des études sur le conditionnement)
Partons d’un exemple : Quand vous dites à l’agent qu’il aura 150 dollars à la fin du mois, il travaille
bien. C’est un conditionnement. Le fait de substituer à un excitant naturel un excitant artificiel provoque une
réaction ou un comportement déterminé. Il s’agit là du model classique de PAVLOV et l’américain SKINNER.
Le modèle de PAVLOV est mécanique alors que SINNER apporte un deuxième modèle de
conditionnement. Pour lui le comportement est expliqué par le fait que l’individu en s’adaptant au milieu
obtient une satisfaction et cette satisfaction suscite la répétition de ce comportement.
Conclusion : On peut augmenter ou diminuer des chances de donner une réponse lorsqu’on utilise le
renforcement ou la récompense (excitant positif) et la punition (l’excitant négatif). Il s’agit d’un
conditionnement opérant (quand on récompense celui qui a réussi).
B. Théorie de transfert :
Le transfert est un processus par lequel les connaissances apprises dans un domaine donné ou non des effets
dans un autre.
Le transfert (interférence) positif, négatif ou nul : Il est positif lorsque l’acquisition dans un domaine facilite
l’acquisition d’une connaissance nouvelle. Il est nul lorsque les connaissances acquises n’ont aucun rapport avec
les connaissances nouvelles.
C. Théorie d’association : Elle aussi appelée théorie de contiguïté
D’après cette théorie, l’apprentissage s’explique par le mécanisme ou les lois de l’association telle que
loi de contiguïté, loi de similitude, loi de proximité, loi de [Link] (contiguïté : Afrique-Asie, contrast :
grand-petit, similitude : citron -mandarine)

1.3.3. Facteurs de l’apprentissage


 La maturation et l’âge 2. La personnalité [Link]érêt et motivation 4. Mémoire 5. Volonté 6. La Méthode 7.
L’emploi de temps 8. Les états effectifs par exemple l’enfant qui va à l’école en pleurant.
 La langage : La langage est une fonction psychique de communication de la pensée et d’expression de
sentiment par des signes (par exemple des signes du code de la route). Le langage humain joue trois rôles
nécessaires :
- Le rôle cognitif il permet de communiquer les informations et les pensées.
- Le rôle affectif du langage : C’est un moyen d’expression d’émotion et sentiment (de nos trois
visages)
- Rôle social : c’est un instrument de socialisation ou d’adaptation dans un groupe.
- Différence entre LANGUE et LANGAGE : Le langage n’est pas à confondre à la langue. La
langue est constitué des mots ou du matériel verbal verbale et du matériel non verbal. Le langage utilise le
matériel verbal et le matériel non verbal (en dehors des mots, le matériel non verbal comme les gestes, les
mimiques, les sens tactil, …). Le langage utilise les signes. Nous avons les signes
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-naturel ( par exemple la mort) signe de mort


-conventionnels : Par exemple, les chiffres, lettres, gestes, code routier.
Sortes de langage :
a) Selon les signes : un langage naturel ou émotionnel. Par exemple le rire et le pleur. Langage
conventionnel. Par exemple le son de cloche, de tamtam.
b) Selon les attitudes : le langage passif, par exemple le chien obéit à l’ordre de son maître. Le langage
actif, per exemple répondre au téléphone
c) Selon les moyens utilisés : le langage écrit. Le langage graphique par exemple Jésus sur la crois.
- Langage orale parlé. Langage tactile, par exemple on peut toucher quelqu’un pour l’appeler. Langage
symbolique ou conceptuel ou verbal de mots. Langage d’action ou non verbal. Par exemple la communication
de sourd muet
 Les jeux :
Le jeux est une activité libre, spontanée, organisé, dont le but est essentiellement pratique et utilitaire.
a) Rôle du jeu : Le jeu permet de détendre l’esprit, de divertir, de relaxer, mais aussi d’assurer le développement
de la personnalité (qualité physique, intelligence moral et social), Le jeu prépare l’enfant à la vie, développe la
musculature à l’esprit d’initiative à l’imagination créatrice à l’endurance, la solidarité, l’émulation. Le jeu est
aussi un excellent moyen de socialisation.
b) Sortes de jeux :
a) Selon le but et les moyens utilisés : jeu moteur ou de performance. Par exemple la course, le saut, jeu de
dame, de carte, jeu de catch, de football. Notons que ces jeux tiennent des règles établies.
b) Jeux verbaux : il s’agit De l’expression verbale avec le concours (Par exemple un chasseur qui chasse sans
son chien de chasse est un bon chasseur. Si six scies scient six cipres) avec de capacité intellectuelle comme
la réflexion, le raisonnement, la mémoire, imagination ou créativité. Par exemple les devinettes, les
proverbes ou les contes.
c) Autre variétés de jeu : jeu d’imitation. Par exemple judo, défilé de mode, jeu de rôle par exemple jeu de
poupée, jeu collectif ou sociaux. Par exemple jeu de cortège de danse. Jeux symboliques et fictifs. Par
exemple une fille qui prépare le sable comme riz.

1.4. TYPES D’INTELLIGENCE

Un des premiers modèles hiérarchiques présentés fut celui de Vermon (1952). Au sommet de la
hiérarchie, on trouvele facteur ‘g’, puis au-dessous, deux facteurs de groupe larges : un facteur verbal-
éducationnel (v : ed) et un facteur moteur (k : m). Au niveau suivant, on rencontre les facteurs qui correspondent
aux aptitudes primaires de Thurstone (V, W, N pour v : ed. ; S pour k : m). Au dernier niveau on rencontre les
facteurs spécifiques. Horn et Cattell (1966), ont présenté un modèle hiérarchique plus général que celui de
Vernon dans la mesure où l rend compte de l’organisation d’un plus grand nombre d’aptitudes :
 L’intelligence fluide (gf) : c’est un facteur de raisonnement proche du g de Spearman et du R de
Thurstons ;
 L’intelligence cristallisée (gc) qui sature fortement les tests verbaux. Une différence entre
l’intelligence fluide et cristallisée est que pour Cattell, l’intelligence fluide est fortement déterminée par
l’hérédité que l’intelligence cristallisée. L’intelligence cristallisée est la conséquence des apprentissages
systématiques, scolaires notamment, mais ces apprentissages sont d’autant plus faciles que l’intelligence fluide
qui est développée mais, celles-ci est plus vulnérable que la seconde. Par exemple, la consommation excessive
d’alcool ou régulière a un effet négatif plus marqué sur l’intelligence fluide. Par ailleurs, l’intelligence fluide a
tendance à se déterminer à partir d’une vingtaine d’année alors que l’intelligence cristallisée non seulement ne
se détériore pas avec l’âge mais a plutôt tendance à s’améliorer (Cattell 1971)
 La fluidité verbale, idéationnelle et associative qui témoigne d’une capacité récupérer rapidement
l’information stockée en mémoire à long terme. Elle est souvent appelée créativité (désigne le processus
conduisant à la réalisation des produits nouveaux et intéressants : une œuvre d’art).
 La vitesse cognitive qui sature les épreuves où les exigences en matière de rapidité sont fortes.

A la suite de Guilford sur la pensée divergente, on distingue trois aspects de la créativité : la fluidité de
fournir de nombreuses réponses, la flexibilité ou capacité à fournir de nombreuses catégories de réponse et
d’originalité ou capacité à fournir des réponses peu fréquentes. La fluidité peut se manifester dans le domaine
verbal par exemple, trouver le plus de mots possible en commençant par une lettre donnée, c’est l’aptitude
primaire W de Thurstons ; par de association (trouver les similitudes entre éléments), par des idées (énumérer
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les conséquences possibles d’un changement, les usages possible d’un objet), par la facilité d’expression. A
partir de ces notions, les tests de créativité ont été construits. Les plus intéressants d’entre eux concernent la
fluidité idéationnelle et associative qui se manifeste notamment dans la capacité assez peu fondé. Elle est un
savoir-faire rarement explicité (de Bonis et Huteau 1995).
Sa mesure au moyen de tests pose des problèmes délicats. En simulant la situation sociale, au moyen de
dessins, de photographie, films, on risque de lui faire perdre son caractère essentiel, à savoir la présence
physique d’autrui. Cette mesure est nécessairement partielle puisqu’elle est relative à la situation et au processus
choisis. Il existe cependant de nombreux tests d’intelligence sociale qui consistent à comprendre la signification
d’une situation à partir des motivations que l’on peut raisonnablement supposer chez les acteurs.

 L’intelligence pratique a deux caractères communs avec l’intelligence sociale. Elle se manifeste dans
des classes des situations particulières et non d’une manière très générale. Elle est aussi une intelligence en an
acte qui, du point de vus du sujet, révèle l’intuition. Les tentatives de définition et d’évaluation de l’intelligence
pratique se sont développées dans plusieurs directions. On a cherché à savoir quel degré les sujets possédaient
des compétences dans la vie quotidiennes, comme lire une carte, comprendre un mode d’emploi, ou encore
utiliser les transports en commun. On a cherché à stimuler les situations dans lesquelles se manifestent l’astuce
et la débrouillardise du bon bricoleur …, ou le sens de l’opportunité et l’esprit de décision du bon manager …
La grande diversité de ces exemples montre non seulement que l’intelligence pratique peut prendre des
formes très diverses, mais aussi quelle repose dans chaque cas sur des connaissances ayant une forte spécificité.

1.4. MESURE DE L’INTELLIGENCE


Analyse de quelques testes destines a mesurer l’intelligence :
Les échelles d’intelligenceont essentiellement servi à des fins pratiques (diagnostiques psychologiques.
On a construit des échelles destinées à évaluer l’intelligence des enfants et des adultes. Les échelles sont
appliquées individuellement. Les auteurs de ces échelles considèrent généralement que l’intelligence est
constituée d’un ensemble des fonctions ou de processus cognitifs qui agissent de manière coordonnée : d’où
deux propriété de leurs échelles.
Elles sont constituées d’épreuves variées visant à couvrir l’ensemble de processus définissant
l’intelligence. A partir de ce chacune d’épreuves il est possible de caractériser le sujet par un profil ; elles
permettent de calculer un score unique résumant l’efficience du sujet.

1. Les épreuves elles-mêmes :


Il existe actuellement de nombreuses épreuves qui permettent d’apprécier l’intelligence de l’enfant et de
l’adolescent. On peut, en considérant les moyens que le sujet met en œuvre pour exprimer sa réponse, distinguer
trois variétés de test. D’intelligence d’application individuelle.
-Les épreuves faisant appel au langage ; elles représentent sous le forme de teste de vocabulaire qui
consiste comme le note PICHOT à évoluer l’étendue du vocabulaire courant du sujet ; ce sont des performances
exécutées sans l’usage du langage écrit ou parlé ou même des symboles. Elles sont présentées soit isolement,
soit regroupées en batteries de testes (batterie de tests est un ensemble d’épreuves), différentes dans leur forme,
qui examine pourtant des domaines comparables de l’activité mentale. Les batterie de tests permettent , d’une
part, de comparer la performance des sujets pour chacun des épreuves, d’autre part de calculer le résultat global
d’après l’ensemble des performances réalisées. On peut citer parmi les batteries utilisées celle de PINTER et
Petterson (1017) ; de GRACE-ARTHUR (1930), de W.P. Alexander(1935). Cette seconde variété comporte des
épreuves comme :
- Les labyrinthes, décrits pour la foi par S.D. PORTEUS (1951) dont le sujet doit sortir en indiquant
graphiquement son chemin. Selon PORTEUS, les labyrinthes mettent en jeu l’aptitude à concevoir un plan. On
utilise cette épreuve pour l’examen de l’enfant débile mental, l’étude de la délinquance, les études qui portent
sur la pathologie du lobe frontal puisque le test permet de démontrer les liaisons entre l’adaptation sociale et
l’activité de lobe. On peut citer également, le labyrinthe du professeur congolais Lubamba(1976). Il se présente
sous forme de forêt équatoriale avec d’une part, un chasseur muni d’arc et d’une flèche et, d’autre part, d’un
animal ou un gibier à abattre. A l’intérieur de la forêt, il y a des pistes dont certaines sont des impasses. Une
seule piste est correcte pour conduire kes chasseur jusqu’au gibier.
- Les choix multiple dans l’épreuve : progressive matrice (1938) de PENROSE RAVEN. Ces tests
s’appuient sur un matériel perceptif visuel. Ils présentent des séries progressives de problèmes à résoudre et,
9

pour chacun d’eux, le sujet doit, successivement, désigner l a seule réponse correcte, parmi toutes celles qui lui
sont proposées ;
:
- Les épreuves composites d’intelligence. Elles prennent la forme soit de questions graduées selon les
âges, soit des épreuves mixtes comportant des tests verbaux et non verbaux nettement séparés.
L’échelle métrique de l’intelligence de Binet et Simon et ses dérivées.
En 1905, Binet et Simon présentent la première version de leur échelle métrique de l’intelligence destinée à
repérer dans des écoles les élèves échouant pour une insuffisance intellectuelle légère (débilité mentale) et
susceptible de bénéficier d’un enseignement spécial. L’échelle sera remaniée par Binet et Simon à 1908 et 191,
puis Zazzo et al en 1966 (nouvelle échelle métrique de l’intelligence). Aux Etats-Unis, plusieurs adaptations du
Binet-Simon, furent réalisées.
La plus connue est le Stanford-Binet présentée par Lewis Terman en 1916 et révisé à de nombreuses
reprises. Binet fut le premier à rompre avec les tentatives associationnistes de mesure d’intelligence à partir des
processus élémentaires (acuités sensorielles, temps de réaction). Il a considéré que l’intelligence devrait être
appréhendée à travers des processus supérieurs comme la mémoire, la faculté de comprendre l’imagination et
les sentiments esthétiques. Il caractérise la déficience intellectuelle par un retard de développement. Ceci
conduit à choisir des épreuves représentatives d’un âge c’est-à-dire réussies par la majorité des enfants à partir
de cet âge et proposer l’âge mental(1908).
L’âge mental permet de situer les performances de l’enfant en référence aux performances
moyennes d’échelons représentatifs d’âges différents. Un enfant de dix ans qui réussit aussi bien que l’enfant
moyen de deux ans à douze ans d’âge mental. Binet – Simon ont soutenu que l’individu procède des processus
mentaux supérieurs de jugement au tant que les capacités sensori-motrices de l’approche de Galton et Cattell
(intelligence générale). Ils ont soutenu que la capacité de démontrer les processus mentaux supérieurs
s’accroitrait au et à mesure que l’enfant grandit. Ils ont tenu compte de ce principe dans la construction de leur
test d’intelligence. Leurs items sont regroupés selon les âges auquel la majorité des enfants répondent
correctement et les items qui ne diffèrent pas les niveaux d’âge sont rejetés.
Les scores aux tests sont exprimés en termes de l’âge des enfants dont la performance est atteinte
par les sujets examinés.
A partir des QI, Binet et Simon ont fait une classification des individus :
- 140 et plus : intelligence très supérieurs
- 120 et 139 : intelligence supérieure
- 110 à 119 : intelligence légèrement supérieure
- 90 à 109 : intelligence normale
- 80 à 89 : lenteur d’esprit ;
- 70 à 79 :zone marginale ;
- 50-59 : débilité mentale
- 20-29 : imbécilité
- 0-19 : idiotie.
Le test de Binet et Simon connait plusieurs traductions et adaptations à travers le monde. Notons que
Binet n’a jamais calculé le QI. Cette notion a été présentée en 1913 par William. Stern et popularisée par
Terman en 1916. Terman applique l’idée de William Stern de l’AM (résultat au test ou norme d’identification)
au test de l’enfant examiné et de multiplier le quotient intellectuel QI(quotient intellectuel). Le terme d’âge
mental (AM ) ou niveau mental pour décrire le niveau intellectuel du sujet.
Le QI est le rapport entre l’âge mental et l’âge chronologique (multiplié) par 100 pour éviter les
décimaux). Ainsi défini, le QI est un indice de développement qui évalue l’avance et le retard. La dernière
version américaine du Stanford-Binet (1986) est différente de la première version, les échelles ne sont plus
représentatives d’un âge, on adopte le QI ‘’standard’’ et on calcule quatre QI : raisonnement verbalet
raisonnement sur donnée numériques(qui constituent les aspects de l’intelligence cristallisé), raisonnement sur
matériel non verbal et mémoire à court terme (qui constitue deux aspects de l’intelligence fluide). Cette échelle
ressemble plutôt à l’échelle de Wechsler

1.6. DIMENSION DE L’INTELLIGENCE


10

Evoquer les dimensions de l’intelligence revient à rechercher en général, ou au moyen des


techniques d’analyse factorielle des dimensions clairement identifiables et aisément dstinguables d’autres
dimensions. Ces dimensions sont appelées ‘’ aptitudes primaires’’ (aptitude est synonyme de compétence ou de
capacité). Dans un second temps, on s’interroge sur l’organisation de ces aptitudes primaires.
 Les aptitudes primaires.
a) DE THURSTONE : il a développé à 1930, aux Etats Unis d’Amérique, les méthodes d’analyse
factorielle, inventées par Spearman. De Thurstone a construit des tests papier-rayon constitués d’item
homogènes ; Chaque test représente un aspect de l’intelligence, déjà présent. Après les avoir appliqués jusqu’à
60 tests, il calcule toutes les corrélations entre les tess pris deux à deux. Puis, à partir de l’examen de ces
corrélations, il détermine des groupes des tests qui se ressemblent. Enfin, il extrait la matrice saturée dans un
même facteur. Les regroupements obtenu, et c’est ce qui fait l’intérêt de la méthode, ne corresponde pas
toujours à ce qui était attendu. THURSTONE faisait l’hypothèse d’un seul facteur verbal et il en observe deux.
Les facteurs mis en évidence sont définis par les tests qu’ils saturent. Ce sont les facteurs du groupe ou des
facteurs communs à plusieurs tests et des facteurs spécifiques qui saturent un seul test. Il vérifie ensuite que l’on
retrouve bien des facteurs mis en évidence sur d’autres groupes de sujet, notamment sur de groupe d’âges
diffé[Link] facteurs primaires sont mis en évidence par THURSTONE (1941) :
A1. Vitesse perceptive (P) ou capacité de repérer rapidement une configuration perceptive. Par exemple,
repérer le plus rapidement possible un nombre dans une série trois visages schématisés celui qui est différent de
deux autres ;
A2. Vitesse numérique (N) ou capacité de réaliser rapidement des opérations arithmétiques simples :
addition, multiplication, division, …trouver dans une liste des nombres ceux qui ont trois unités de plus le
précédent ;
A3. Faculté verbale (W) ou aisance dans la production de réponses verbales : Ecrire le plus de mots
possibles de quatre lettres commençant par ‘’B’’, des mont se terminant par ‘’tion’’ ;
A4. Facteur verbal (V) ou capacité de comprendre des mots ou des énoncés linguistiques et à raisonner
sur ces énoncés ; définir des mots, trouver des synonymes, compléter des phrases ;
A5. Facteur spatial (S) ou capacité à imaginer les mouvements d’un objet dans l’espace, decider si si un
dessin peut être obtenu ou non par simple rotation d’un modèle ;
A6. Facteur mémoire (M) ou capacité de se rappeler des unités simples d’information : mémorisation
d’une liste de mots, des mots associé à des chiffres
A7. Raisonnement (R) ou capacité de découvrir des règles ou des régularités : découvrir la règle du
regroupement de séries de quatre lettres, continuer une série des lettres, par exemple aaaabbbcccdd…
abcdeabcefabc.
Si la plupart de ces tests sont fortement saturés dans un seul facteur, certains peuvent l’être dans
plusieurs. Cela signifie que plusieurs aptitudes primaires doivent être sollicitées pour réussir dans ces épreuves.

b) Le classement des aptitudes primaires : le cube de GUILFORT


En 1967, GUILFORT a présenté un système de classement des aptitudes primaires (la structure de
l’intellect). Considérons que toute activité mentale consiste à appliquer des opérations sur des contenus en vue
d’une production (un résultat). Il distingue cinq types d’opération, quatre types de contenus et six types de
produits. Le croisement de ces trois paramètres conduit à cent vingt combinaisons que l’on présent par un cube.
Chaque combinaison est censée correspondre à une Aconteptitude primaire, déjà existant ou à découvrir.
OpérationsProduit
Jugement
convergent
e
Divergente
Mémoire
Cognition
Contenus
Contenus : figural, symbolique, sémantique, comportemental.
Produits : unités, classes, relations, systèmes, transformations, implications
Opérations : jugement, production convergente, production divergente, mémoire, cognition

Corrélations entre six aptitudes primaires de Thurstone (d’après Thurstone 1941)


N W V S M R
11

W .330
V .348 .422
S .124 .270 .380
M .028 .130 .078 .080
R .237 .318 .422 .426 .103
La corrélation est le degré de dépendance entre deux caractères qualitatifs et quantitatifs X et Y pouvant être
évalué sur des échelles ordinales ou des intervalles. Elle mesure le degré de dépendance entre X et Y sous la
forme d’un nombre compris entre +1 et -1. Une corrélation égale à +1 indique une corrélation parfaite, une
corrélation égal à 0 indique une corrélation nulle (
τ de Bravais−Pearson ou coefficent de corrélationlinéaire ). ¿lettre grecque TAO)

Développement cognitif selon Piaget


<<Ce qui me paraît essentiel dans les stades et cela Il ya des années que je le répète, ce ne sont en pas les ages
chronologiques, ce sont les successions nécessaires. Il faut avoir passé par telle étape pour arriver à telle autre.
»Jean PIAGET
Piaget définit trois périodes principales dans le développement de l’enfant : sensori-moteur, concret (précédée
d’une sous-période pré-opératoire), et formel. Chaque période se caractérise par un certain nombre d’invariants.
• La première (0-2ans) voit le développement d’une intelligence pratique (qui précède le langage) Sur la base
des réflexes innés. Cette période débouche sur des comportements de plus en plus Complexes grâce à la
construction de schème (sorte de connaissance « en acte » qui permet d’assimiler le monde mais qui doit aussi
s’accommoder à ses particularités).

La période pré-opératoire (2 ans ; 7-8 ans), se caractérise par le passage à l’intelligence représentative :
construction de la fonction symbolique (apparition du langage articulé) et des notions de quantité, d’espace, de
temps…
• A partir de 6-7 jusqu’à 11 ans (opérations concrètes) l’enfant coordonne les opérations et construit la
réversibilité mais en présence des objets.
• Ce n’est qu’avec les opérations formelles (11-12 ans – 14-15 ans) que la pensée pourra s’exercer en l’absence
des objets (pensée hypothético-déductive).

Chapitre 2. LES EMOTIONS

L’émotion est un état affectif issu de l’évaluation cognitive d'un stimulus dans un contexte particulier.
Cet état affectif qui engendre à son tour des réactions physiologiques précises et des manifestations
comportementales observables. Les quatre composantes de l’émotion sont tout aussi importantes les unes que
les autres afin de comprendre ce qui est vécu.
2.1. LES COMPOSANTES DE L’EMOTION
Les émotions comportent quatre composantes : la composante physiologique, la composante
comportementale, la composante contextuelle et la composante cognitive (Frijda,1986).
*La composante physiologique
Que se passe-t-il dans notre corps lorsque nous ressentons une émotion ? Les réactions physiologiques à une
émotion ont déclenchées par le système nerveux autonome afin de réagir aux situations qui se produisent dans
notre environnement et de les interpréter comme des menaces ou des bénéfices. Ces multiples réactions
physiologiques, qui echappent complètement au contrôle de l’individu.
Comprennent l’accélération du rythme cardiaque et respiratoire, la dilatation des pupilles, l’activation des
glandes sudoripares qui produiront la moiteur (légère humidité Ou transpiration) au visage et aux mains, etc. Ce
sont ces changements physiologiques que l’on associe aux emotions.
* La composante comportementale
Lorsque nous vivons une émotion, notre corps réagit par des comportements observables, parfois malgré nous.
Nous pouvons agiter la jambe ou regarder à gauche et à droite lorsque nous sommes nerveux, croiser les bras si
nous ne sommes pas contents ou soupirer lorsqu’un interlocuteur nous ennuie. Les changements dans notre
visage ainsi que le ton de notre voix ne sont que quelques exemples de la composante comportementale des
émotions. Ces manifestations peuvent être universelles ou encore typiquement culturelles .Dans la mise en
12

situation de départ, alors qu’il répondait aux questions des journalistes, le sergent a pleuré et a dû s’interrompre
pour surmonter l’émotion qu’il vivait. Il s’agit de comportements observables
*La composante contextuelle
Le contexte est primordial pour la compréhension de l’émotion éprouvée. À preuve, si l’on observe
simplement un comportement, comme celui de pleurer, on ne peut af rmer que la personne qui pleure vit
nécessairement de la tristesse.L’observation du contexte dans lequel cette émotion se manifeste est donc
nécessaire pour obtenir des indices additionnels sur l’émotion vécue par une personne. Par exemple, si une
personne pleure pendant des funérailles, elle est probablement triste ; si elle pleure lors de son mariage, il y a de
fortes probabilités qu’elle soit heureuse. Si elle pleure après une défaite sportive, il peut s’agir de déception ou
de frustration. Par ailleurs, les personnes ne réagiront pas toutes de la même façon dans un contexte similaire. Il
importe néanmoins de tenir compte de la composante contextuelle pour comprendre une émotion
*La composante cognitive
Pour faire l’expérience d’une émotion, l’individu doit être conscient des changements corporels qui
surviennent en lui, de ses comportements et du contexte dans lequel l’émotion est vécue. Il prend conscience de
ces éléments grâce à la composante cognitive de l’émotion. En effet, la cognition (la pensée) permet de donner
un sens aux autres composantes pour nous aider à bien interpréter les émotions qui nous habitent. Par exemple,
si nous considérons les affirmations suivantes :
« Je ressens mes muscles qui se relâchent » (composante physiologique), « J’ai envie de pleurer » (composante
comportementale), « Il est trois heures du matin »
(composante contextuelle), c’est la composante cognitive qui nous permet de conclure : « Je suis fatigué.>>

2.2. LA COMPREHENSION DES EMOTIONS


Reconnaître une émotion, autant chez soi que chez les autres, est un processus complexe. Pour avoir des
relations interpersonnelles satisfaisantes, on doit être capable de reconnaître et de comprendre non seulement ses
propres émotions, mais aussi celles des autres, afin de s’y adapter. Dans cette section, nous examinerons
l’approche émotivo-rationnelle ainsi que la théorie de l’intelligence émotionnelle, qui soulignent toutes deux
l’importance de savoir reconnaître et gérer une émotion pour atteindre l’harmonie dans ses relations
interpersonnelles.
2.2.1. L’approche émotivo-rationnelle

Rassembler la rationalité et les émotions dans une même approche peut, au premier coup d’œil, sembler
contradictoire. Certaines maximes populaires comme « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point »
(Pascal, 1819, p. 541) l’exprime très bien. Par contre, il faut comprendre que la pensée, ou l’interprétation
cognitive, est une étape cruciale dans la compréhension et l’expérience d’une émotion. Regardons,dans un
premier temps, comment les tenants de l’approche émotivo rationnelle expliquent l’origine des émotions et,
dans un deuxième temps, comment ils nous proposent de les modifier.
Albert Ellis (1913-2007), psychologue américain adhérant à l’approche cognitive,a été le premier à
utiliser les pensées pour modifier les émotions de ses clients. Considérant qu’il obtenait peu de résultats
concluants avec l’approche psychanalytique pour aider les personnes vivant des problèmes conjugaux ou
souffrant de troubles sexuels ou de dépression, il a complètement délaissé cette [Link] lui, la cause des
problèmes affectifs n’était pas l’événement comme tel (le cadre d'un conjoint infidèle, le manque d’avancement
au travail), mais plutôt la perception (la pensée) que la personne avait de cet événement. C’est pourquoi il a
conçu une approche thérapeutique appelée «approche émotivo-rationnelle» (Ellis et Harper, 1992).
Au Québec, c’est Lucien Auger (1933-2001), psychologue et professeur à Montréal, qui a diffusé cette
approche alors qu’il entretenait une relation professionnelle et amicale avec Ellis.
*Une description de l’approcheest le plus souvent à la suite d’une occasion de vivre une émotion (un événement
déclencheur) que l’on exprime son état émotif : « Je suis admis dans mon programme au cégep ! » (Événement
déclencheur), « Je suis tellement content ! » (état émotif)
Pour les tenants de l’approche émotivo-relationnelle, c’est plutôt notre façon de voir l’événement (évaluation)
qui est responsable de l'émotion vécue . Chacun interprète une situation en fonction de systèmes de croyances
auxquels il adhère, et ce sont en fait ces systèmes de croyances qui suscitent une émotion plutôt qu’une autre.
Par exemple, vous êtes convoqué à une entrevue pour un emploi que vous désirez obtenir (occasion de
vivre une émotion ou événement déclencheur).
Vous avez l’impression de posséder les capacités nécessaires pour cet emploi (composante cognitive).
Vous vous sentez alors confiant (émotion). Un collègue de classe est aussi convoqué à cette entrevue (occasion
de vivre une émotion ou événement déclencheur). Il croitqu’il ne réussit jamais bien à démontrer ses
13

compétences lors d’une entrevue et qu’il n’aura pas cet emploi pourtant convoité (composante cognitive). Il se
sent alors stressé et triste (émotion). Dans la mise en situation initiale, un même événement peut susciter de la
colère chez un, de la tristesse ou encore de la culpabilité chez un autre.
En conséquence, pour les tenants de cette approche, l’individu qui désire modifier ses réactions
émotives doit prendre conscience des pensées et des systèmes de croyances qui l’habitent et, si nécessaire, les
modifier. Regardons d’abord les divers systèmes de croyances que l’individu peut entretenir.
*La restructuration Cognitive :
La section précédente nous a permis de comprendre la source des émotions telle que conçue par
l’approche émotivo-rationnelle. Mais que peut-on faire pour modifier nos émotions et expérimenter d’autres
états affectifs ? Les cognitivistes proposent un processus de restructuration cognitive par lequel l’individu
remplace ses pensées irrationnelles par des pensées plus réalistes. En lisant les exemples de pensées
irrationnelles, vous vous êtes peut-être reconnu dans certains d’entre eux. Chacun entend, à un moment ou à un
autre, cette « petite voix » dans sa tête ou ce monologue intérieur plus ou moins rationnel.
Dans les années 1960 et 1970,les cognitivistes comparaient le processus de la restructuration cognitive
à celui de« changer de disque ».
Aujourd’hui, on l’associerait plutôt à celui de « télécharger un nouveau logiciel » ! Peu importe la
technologie, le principe est le même. Il est préfé-rable d’empêcher la « petite voix » irrationnelle de prendre le
contrôle et d’écouter davantage la voix de la raison. Concrètement, les cognitivistes disent que pour restructurer
ses pensées, il faut remplacer les pensées irrationnelles par des pensées plus réalistes et rationnelles.
Restructuration cognitive :Processus par lequel les pensées irrationnelles sont remises en question, modifiées et
remplacées par des pensées rationnelles.
Exercice :
*La transformation d’une émotion désagréable par la restructuration cognitive
Rappelezvous une situation, un événement ou une expérience (en famille, au travail, à l’école ou avec vos amis)
qui est associée à des émotions désagréables. Soyez le plus précis possible en mentionnant les personnes
impliquées, leurs comportements et leurs commentaires, le moment et le lieu où vous avez vécu cette émotion,
etc.

1. Déterminez les émotions désagréables ressenties (tristesse, colère, peur, envie,Culpabilité, honte).
2. Décrivez les pensées entretenues lorsque vous avez ressenti ces émotions.
[Link] ces pensées, relevez les pensées irrationnelles.
4. Remplacez les pensées irrationnelles par des pensées plus justes et rationnelles.
5. Quelles conséquences cette restructuration cognitive entraînetelle sur vos émotions ?

2.2.3. L’intelligence émotionnelle

Capacité à reconnaître et à gérer ses émotions, ainsi qu’à éprouver de l’empathie afin d'adapter son
comportement relativement à ses compétences personnelles et sociales.
Nous Vivons dans un monde très exigeant. La réussite est souvent mesurée de façon quantitative : obtenir
de bonnes notes à l’école, être premier dans une épreuve sportive, gagner beaucoup d’argent, etc. Notre monde
valorise la logique et l’efficacité, alors que l’expression des émotions et le plaisir de prendre son temps sont
souvent relégués au deuxième plan. Comment expliquer toutefois les écarts à cette logique tels que la rage au
volant, la violence conjugale ou les excès de violence dans les sports ?
Daniel Goleman (1997), psychologue et journaliste scientifique américain, s’est intéressé à ces violentes
embardées hors du sentier de la rationalité en proposant la notion d’intelligence émotionnelle. L’intelligence
émotionnelle se manifeste non seulement par la reconnaissance et la gestion de ses propres émotions, mais aussi
par la reconnaissance des émotions des autres et une adaptation à celles-ci. Goleman a d’ailleurs déclenché une
petite révolution dans le monde de la psychologie lorsqu’il a affirmé que l’intelligence émotionnelle est
beaucoup plus importante pour l’établissement de relations interpersonnelles harmonieuses que le quotient
intellectuel(QI).
Selon Goleman, Boyatzis et McKee (2002), un individu doté d’une bonne intelligence émotionnelle est
conscient des quatre composantes des émotions (physiologique, comportementale, contextuelle et cognitive) et
les maîtrise. Par exemple, un individu qui est en retard pour une réunion importante au travail(contexte) est
tendu physiquement (composante physiologique). Il ressent de l'’impatience (émotion). Il soupire et son visage
est crispé (composante comportementale). De plus, si la circulation est dense et au ralenti alors qu’il roule sur
14

l'’autoroute, le travailleur se dit probablement qu’il va être encore plus en retard et que son patron va le lui
reprocher (composante cognitive). Comment réagit-il ?
L’individu dont l’intelligence émotionnelle est développée va tenter de se calmer.
Tout en conduisant prudemment, il peut utiliser la technique de restructuration cognitive (quelquefois à son
insu) et se dire que c’est ennuyeux d’être en retard,mais qu’il n’a pas de pouvoir sur la circulation et que ce
n’est pas la faute des autres. Il tentera simplement de joindre les personnes qu’il devait rencontrer pour les
informer de son retard.
Dans la même situation, un individu dont l’intelligence émotionnelle est moins développée agira
différemment. Il n’assumera pas la responsabilité de son retard et se disputera sans doute avec les membres de
sa famille avant son départ de la maison.
Une fois sur la route, il perdra peut-être patience, injuriant les autres conducteurs et adoptant une
conduite dangereuse afn de dépasser les autres voitures. Arrivé à sa réunion, il sera probablement dans un état
physiologique de tension extrême et se plaindra à ses collègues du trafic, des sections de la route qui sont
perpétuellement en construction, du gouvernement, etc.
Entre ces deux personnes, avec qui préfériez-vous travailler ?
Selon Goleman (1997), la capacité d’un Individu à nouer des relations harmonieuses dépend en grande partie de
son degré d’intelligence émotionnelle. Si l’on peut comprendre et gérer ses émotions comme la colère et la
jalousie tout en demeurant sensible aux émotions d’autrui, on peut aussi améliorer sa capacité à s’entendre avec
des personnes très différentes dans des contextes variés.
. Goleman affirme aussi que certaines personnes ont une intelligence émotionnelle plus développée que
d’autres de façon innée. Au contraire du quotient intellectuel, qui est reconnu comme un indice stable de
l’intelligence, Goleman soutient que l’on peut apprendre à développer son intelligence émotionnelle et prône
l’enseignement de celle-ci dans les écoles. Il croit fermement que l’on réglerait beaucoup de problèmes de la
société si l’on apprenait aux jeunes à bien comprendre, exprimer et gérer leurs émotions
Parmi les différentes compétences liées au concept de l’intelligence émotionnelle, la capacité
d’empathie est sûrement l’une des plus importantes pour la mise en place de relations interpersonnelles
satisfaisantes. L’empathie comporte deux volets : un volet cognitif et un volet émotionnel. Être empathique
désigne le fait de comprendre le point de vue de l’interlocuteur en mettant ses propres opinions, idées et valeurs
en veilleuse afin de les empêcher d’interférer avec celles de l’autre et de compromettre la compréhension de
l’autre (volet cognitif).
De plus, être empathique réfère à la capacité de se mettre à la place de l’autre en mettant ses propres
émotions de côté afin de mieux saisir, comprendre ou expérimenter les émotions que l’autre ressent (volet
émotif). Quand on se soucie sincèrement du bien-être de quelqu’un et que l’on comprend sa situation ou le
contexte dans lequel il évolue, on essaie de penser comme lui et de saisir les émotions qu’il ressent. Adopter une
attitude empathique signifie s’ouvrir à l’autre, et cela favorise une meilleure compréhension de ce que les autres
font, ressentent et disent.
2.2.4. La contagion émotionnelle
La contagion émotionnelle désigne la capacité de transmettre nos émotions à d’autres personnes et
d’être influencé par les émotions des autres. Ainsi, adopter une expression triste, heureuse ou effrayée peut
éveiller chez les autres des émotions de tristesse, de bonheur ou de frayeur. Les changements dans la
physionomie ne sont pas simplement les signes visibles des émotions : ils peuvent aussi les susciter (Levenson
et Ruef, 1997). En d’autres termes, si nos émotions peuvent in uer sur nos réactions faciales et corporelles,
nos réactions faciales et corporelles peuvent aussi, de façon similaire, in uer sur nos émotions. Les humeurs
peuvent aussi être contagieuses ; ainsi, plus on est empathique, plus on est exposé et sensible à cette contagion
émotionnelle
2.3. L’expression des émotions

Nous avons vu les composantes des émotions ainsi que leur développement. Pour établir des relations
harmonieuses, il est important d’apprendre à exprimer ses émotions de façon efficace et responsable. Bien des
gens ont de la difficulté à nommer ce qu’ils ressentent. Soit ils adoptent un comportement non affirmatif en
réprimant leurs émotions, soit ils deviennent envahis par leur état émotif au point d'en perdre la raison ou de
devenir agressifs. Des différences semblent aussi manifestes entre la façon qu’ont les hommes et les femmes
d’exprimer leurs émotion.. En effet, il a été démontré, au moyen de l’imagerie cérébrale fonctionnelle, que le
stress associé à une émotion diminue lorsqu’elle est reconnue et nommée (Lieberman et collab.,2007).
D’ailleurs, juste le fait d’écrire ses états émotifs dans un journal serait favorable pour la santé des individus
(Nechvatal et Lyons, 2013).
15

En résumé :
1. Définir l’émotion et ses quatre composantes : Une émotion est un état affectif subjectif qui survient
dans un contexte précis à la suite d’une interprétation cognitive, et qui comprend des réactions physiologiques et
des manifestations comporte mentales. La composante physiologique englobe toutes les réactions déclenchées
par notre système nerveux.
La composante comportementale concerne le non verbal, c’est-à-dire les manifestations visibles ou audibles
d’une emotion. La composante contextuelle rappelle que la prise en compte du contexte dans lequel se
manifeste l’émotion est nécessaire pour obtenir des indices supplémentaires sur l'’émotion vécue par une
personne.

2. Définir l’intelligence émotionnelle et son impact sur les relations.


L’intelligence émotionnelle est la capacité à reconnaître et à gérer ses émotions, et à éprouver de l’empathie afin
d’adapter son comportement relativement à ses compétences personnelles et sociales. Elle détermine la mesure
dans laquelle nous sommes aptes à gérer nos émotions et celles des autres (lorsque nous sommes en interaction).

3. Comprendre l’importance du phénomène de la contagion émotionnelle.


Nous pouvons transmettre nos émotions aux autres, et vice versa. La bonne humeur peut être une force positive
dans nos relations interpersonnelles autant que certaines emotions désagréables peuvent s’avérer destructrices.
4. Expliquer l’approche émotivo-rationnelle. Le cognitiviste Albert Ellis (2003) propose que ce ne sont
pas les événements comme tels qui provoquent en nous des émotions désagréables ,mais plutôt nos croyances à
l’égard de ces situations. Il y a sept types d’illusions de la pensée : les illusions d’approbation, de perfection, des
impératifs, de prévisions catastrophiques, de généralisation excessive, de causalité et d’impuissance.
5. Appliquer la technique de restructuration cognitive.
Toujours selon l’approche émotivo-rationnelle, nous pouvons changer notre façon de penser en modi ant
notre monologue intérieur ou notre communication intrapersonnelle. En remplaçant nos pensées dites «
irrationnelles » par des pensées plus justes, nous pouvons modier les émotions désagréables comme l’anxiété,
la colère, la tristesse ou la culpabilité.

2.2. ÉMOTIONS SPÉCIFIQUES.

Malgré l’impression d’irrationalité que peut transmettre le monde émotionnel, chaque emotion a un
sens. Attardons-nous à en comprendre la dynamique. les émotions qui semblent avoir une influence
déterminante sur notre bien-être et notre adaptation au monde :La colère, l’envie, la jalousie, la peur, la honte, la
culpabilité, la tristesse, la joie et l’amour. Il est bien sûr impossible de Rendre compte de toutes les situations
Emotionnelles. Chaque individu est Unique. Chaque émotion complexe. Et il n'y a pas de recettes magiques.
Toutefois, certains repères peuvent nous orienter dans notre quête de sens.
2.2.1 La colère
Le déclencheur de la colère c’est la perception d’une situation que l’on considère dévalorisante ou
menaçante pour soi ou les siens, à l’encontre de ses idées, de ses croyances et de ses valeurs. Elle vise se
défendre contre cette menace.
La colère nous prépare à combattre ou à intimider l’autre. Elle est déclenchée par des événements que nous
considérons indésirables, intentionnels et contraires à notre système de valeurs. Nousnous rebellons contre ce
que nous estimons être une injustice, un comportement amoral, une forme d’incompétence, un manque de
respect ou une humiliation publique. Nous jugeons que notre statut est t menacé.
La colère peut entraîner un effet positif, par exemple, la soumission de la partie adverse, ce qui peut
représenter un gain à court terme. C’est une façon de l’informer que les enjeux sont importants pour nous, et,
dans une certaine mesure, de nous amener nous-même à en prendre conscience.
Il peut être agréable d’être en colère, surtout dans le contexte où cela ne comporte pas de danger ni de
conséquences à long terme. Mais ce n’est Pas toujours le cas. Associée à l’orgueil, la colère peut motiver une
personne à développer des habiletés pour prouver qu’elle a raison et que L’autre a tort. Pensons à ce jeune qui
en veut à ses parents de ne pas lui accorder toute l’attention qu’il souhaiterait [il est en colère] et qui poursuit de
longues études pour leur prouver sa valeur.
Que faire face à la colère ?
La tendance naturelle est de réagir par la Vengeance, ce qui ne favorise pas la résolution de problè[Link] peut
être porté à croire que de détruire ou de neutraliser celui que l’on considère digne de blâme,maintiendra notre
intégrité et soulagera nos blessures.
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À cet égard, les règles sociales de notre groupe d’appartenance auront leur importance. La colère
exprimée sous forme de violence risque toutefois d’éloigner les gens, de les amener à se venger, à saboter nos
projets et à se liguer contre nous. Le contrôle de la colère est un enjeu social Important qui favorise des relations
interpersonnelles stables et sereines.
Lorsqu’on est très en colère, on perd l’envie d’utiliser ses habiletés de communication : on est tenté
d’agir de façon extrême, impulsive et Inadaptée. Il est alors suggéré de diminuer le niveau d’activation
physiologique par des stratégies de distraction comme compter jusqu’à 10, se relaxer, se changer les idées, se
parler d’une façon réconfortante et se donner des directives positives, se permettre de «dormir là-dessus» et
envisager de reprendre le problème le lendemain. Reporter l’expression ne signifie pas l’annuler, mais faire en
sorte que le message ultérieur soit plus nuancé et plus cohérent.
La principale stratégie pour gérer la colère consiste à réévaluer la situation qui a provoqué un tel sentiment, faire
preuve d’empathie envers la personne qui nous offense et ne pas voir dans son attitude une insulte personnelle.
Pour effacer la provocation, il faut tenter de la considérer sous un autre angle et réévaluer son importance
relative.
2.2.2. L'envie
L’envie, c’est désirer ce qu’un autre possède et qui nous fait défaut : le succès, le statut socialOu une aptitude
personnelle, par Exemple. Ce sentiment est étroitement associé à l’impression d’êtreInjustement privé
(Lazaruset Lazarus, 1994).La personne envieuse perçoit l’autre comme Ayant moins de mérite, et ne peut
justement tolérer que cette dernière possède quelque chose qui devrait lui revenir.
L’objet de convoitise devient pour l’envieux le symbole pouvant lui fournir l’appréciation et l’acceptation qu’il
recherche. L'envie suppose une comparaison entre notre situation et celle de L’autre et le constat d’une
supériorité à laquelle se confronte notre propre Impuissance dans un domaine que nous [Link] envions
souvent Nos proches : avec eux la comparaison se fait plus facilement puisqu’ils Partagent souvent nos valeurs
en termes de critères d’estime de soi et de statut social. L’envie se porte donc le plus souvent sur les gens «dans
notre catégorie».
Ce sentiment peut ainsi verser son venin au cœur de nos relations les plus intimes : frères et sœurs, amis,
et même entre conjoints et parents. Nous désirons les mêmes objets et les mêmes succès que désirent ceux que
nous admirons. Les enfants envient leurs parents, souhaitons-le De façon admirative.
C’est le processus d’identification. Il arrive que les Parents envient le succès et la qualité de vie de leurs
enfants. L’envieux peut dévaloriser l’avantage de l’autre, lui attribuer des «torts» Qui annulent son avantage,
déprécier l’autre globalement ou même le punir de son avantage. Il peut également dénigrer le système qui a
permis à l’autre d’obtenir son avantage.
La fréquentation de personnes de même niveau socioéconomique permet d’éviter de s’exposer à
certains déclencheurs d’envie. Cela facilite également la satisfaction des besoins d’appréciation et
d’acceptation. Mais, comme nous l’avons vu, l’envie nous atteint souvent au cœur du quotidien. L’envie
admirative, toutefois, peut jouer le rôle d’un puissant moteur pour améliorer nos connaissances, nos habiletés et
nos conditions de vie.

2.2.3. La Jalousie
La jalousie se différencie de l'envie en ce qu’elle porte sur ce que nous considérons comme nôtre. Il
s’agit le plus souvent de l’affection d’une troisième personne. Nous envions celui qui a un bon travail mais
nous sommes jaloux de celle qui occupe le poste que nous croyions obtenir dans ce dernier cas, la personne
n’est pas seulement dans une situation enviable : elle est à notre place .
On est envieux du bonheur et des biens des autres ; on est jaloux des biens ou des relations qu’on veut
conserver. La jalousie est centrée sur le risque de la perte, en particulier dans le domaine amoureux. La personne
jalouse doit apprendre à développer une relation positive avec elle-même. Elle a intérêt à fortifier son estime
personnelle pour se rassurer sur ses capacités d’établir des liens solides et durables et d’assumer positivement
ses moments de solitude. Derrière le besoin de contrôler l’autre par un harcèlement jaloux peut se cacher une
forme de dépendance. Il vaut mieux s’assurer que l’on peut se tenir debout sur ses propres jambes, s’occuper en
remplissant ses temps libres d’activités agréables et développer des amitiés personnelles saines dans sa zone
personnelle d’intimité.
2.2.4. La Peur

La peur est associée à la perception d’une menace à notre sécurité personnelle et à notre identité. Elle
porte sur une situation spécifique : un Danger concret et soudain pour notre bien-être physique. C’est une
17

émotion à laquelle est associé un impact physiologique : notre Cœur et notre respiration s’accélèrent, nos
muscles se contractent, nos Mains tremblent.
La peur entraîne une action Physique : combat, fuite ou immobilisation. Souvent vécue de façon
Inconsciente, elle peut influencer notre comportement sans que nous nous en rendions compte. Ce n’est
qu’après l’ événements que nous sentons notre cœur encore battre.
Nous pouvons apprendre la peur suite à une expérience traumatique un nique ou suite à des expériences
stressantes répétées. Les parents ou les proches adultes qui craignent systématiquement quelque chose
transmettent souvent leur peur Aux enfants. Il importe de faire la différence entre L’existence de la peur et la
capacité de la Maîtriser, comme le font les [Link] mieux apprendre à tolérer un certain degré de peur.
Faire face A la peur peut permettre de la maîtriser. Les personnes qui ont la phobie Des araignées peuvent
surmonter leur hantise en s’exposant progressivement à des images apeurantes, dans des situations sous leur
contrôle. Ces confrontations doivent se prolonger jusqu’à ce que la peur diminue de moitié en intensité. Elles
doivent se faire régulièrement afin que les situations redoutées suscitent de moins en moins de réaction
2.2.5. La honte
Ressentir la honte c’est avoir le sentiment pénible de notre infériorité, de notre indignité ou de notre
abaissement dans l’opinion des autres, mais aussi d’un échec dans l’atteinte de nos idéaux et de ceux des autres.
Notre estime de soi est en jeu dans cette comparaison entre ce que nous sommes et ce que nous souhaiterions
être, ce que nous devrions être. Notons que les standards personnels ne sont pas les mêmes pour tous. Les
idéaux des uns peuvent même sembler amoraux aux autres.
Il s’agit de la façon dont nous voulons être connus par autrui, de ce que nous souhaitons voir écrit dans
notre éloge funéraire. La honte est souvent associée à la crainte de la critique, du rejet et de l’abandon après
avoir exposé notre vraie nature de mauvaise personne.
La honte est l’émotion de l’infériorité. Elle survient entre autres quand nous montrons aux autres que
nous ne parvenons pas à atteindre les normes de notre groupe d’appartenance dans les domaines de la
conformité, des comportements d’entraide, de la sexualité et du statut professionnel. Notons que même lorsque
nous sommes seuls, il y a toujours un observateur sous la forme d’une représentation des figures morales et des
figures d’autorité que nous avons connues. Nous n’y échappons pas.
La honte peut nous hanter même si nous avons des attentes réalistes et nuancées. Elle nous indique que
nous avons agi en désaccord avec nos valeurs. C’est ainsi que Jacob a honte d’avoir eu une aventure avec la
meilleure amie de sa femme. La honte est la messagère de sa conscience. La honte présente certains avantages.
Elle rend les autres plus indulgents, plus sympathiques et contribue à la régulation de nos comportements
sociaux. Elle nous aide à bien nous tenir en groupe. Mais elle comporte aussi certains inconvénients. Les
personnes honteuses sont perçues comme moins intéressantes à fréquenter, moins séduisantes ou moins dignes
de confiance.
2. [Link] culpabilité
La culpabilité concerne les manquements moraux. Nous comparons nosActes avec des standards internes
auxquels nous les mesurons. C’est ce que nous appelons la conscience. La personne qui se sent coupable
ressentQu’elle a transgressé un code moral qui a été accepté comme une partie de ses propres valeurs. Les gens
qui se sentent coupables n’ont pas nécessairement fait quelque chose de répréhensible. Ils croient l’avoir fait. La
culpabilité est une émotion très utile à la société : elle Aide à promouvoir les comportements socialement
dé[Link] parents la favorisent en punissant les transgressions qui s’intériorisent éventuellement au point
que l’enfant et plus tard l’adulte devient anxieux s’il ne suit pas les règles de vie familiales. Certains l’associent
au développement biologique naturel, à une recherche d’approbation auprès du groupe d’appartenance, qui
augmente les chances de survie. Une perception morale plus évoluée de la culpabilité émerge au moment où
l’individu comprend la signification de la violation des standards de conduite.

Chap3 DES ATTITUDES DE BASE FACE AUX EMOTIONS

Quelles que soient les émotions ressenties, et il est souvent difficile de les identifier dès leur apparition. les
attitudes que nous adoptons peuvent contribuer à mieux nous les faire vivre. Voici quelques suggestions :
*Soyez à l’écoute de l’émotion
Mêmes si elle prend la forme au début d’une vague sensation, il vaut mieux donner l’occasion à ce système de
guidage sophistiqué de vous informer sur l’état de vos besoins. Pour quelques moments, consacrez à cette
expérience toute votre attention. Qu’est-ce que vous vous dites ? Quelles sont les images qui vous passent par la
tête ? Quelles sont les sensations ? Laissez l’émotion se déployer cela peut prendre un certain temps pour
identifier la nature de l’émotion. Laissez vos perceptions se clarifier
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*Prendre de l’ampleur, l’émotion se préciser et se confirmer.


En contenant l’émotion un certain temps, vous aurez plus de chance d’en saisir l’élément essentiel. Le fait
d’accepter sa présence et de s’y intéresser en observant sa provenance et ses effets, est souvent une première
étape vers un meilleur contrôle de l’intensité de l’émotion. Prenez soin de ne pas juger prématurément et sachez
résister à la tentation de ne pas reconnaître l’existence d’émotions désagréables .Les sentiments en eux-mêmes
ne sont ni bons ni mauvais. Ils sont comme les bras et les jambes : ils peuvent être utiles, et ils peuvent servir à
frapper quelqu’un. Mais en soi, il n’y a rien de mal à avoir des bras et des jambes. Ce sont des parties de soi
qu’il faut apprendre à connaître et à utiliser adéquatement. Accueillir sainement l’émotion, c’est surtout éviter
de la repousser ou de se faire croire qu’elle n’existe pas. Soyez curieux de découvrir ce qui se passe vraiment.
*Ressentez l’émotion pleinement
Quelle que soit sa nature, vous pouvez reconnaître son existence et en saisir le sens. Même les émotions perçues
très négativement (la colère, la Jalousie) contiennent de l’information précieuse et une énergie qui peut Etre
dirigée positivement. Tout ce qui se passe en vous est légitime.
Ressentir pleinement ne veut pas dire exploser sans tenir compte des conséquences. Au contraire, cela implique
de contenir cette énergie plutôt que de la décharger de façon prématurée ou inadéquate. Être constamment dans
l’action nous empêche d’apprendre quelque chose de nos larmes ou de nos colères.
Identifiez l’émotion donnez-lui un nom. Le fait d’en préciser la nature vous permettra de mieux la comprendre.
Nos sentiments sont plus complexes et nuancés que ce que nous imaginons. Les émotions que nous n’aimons
pas se déguisent En d’autres émotions plus acceptables. Une foule de sentiments contradictoires se
métamorphosent en une seule émotion. Les sentiments se transforment en jugements, en accusations et en
attributions. Il vaut mieux Identifier l’émotion primordiale qui se cache derrière la confusion des idées.
*Exprimez vos émotions
Exprimer ses émotions, c’est informer autrui de ses besoins et de leur importance. C’est se faire honneur en
refusant de devenir étranger à soi-même et de faire semblant d’être quelqu’un d’autre. C’est s’assurer de
maintenir sa vitalité et d’établir des contacts émotionnels vrais. L’expression des émotions ne sera toutefois pas
la même dans le cadre de relations intimes avec des proches chaleureux et empathiques que dans un contexte de
travail compétitif et très critique des attitudes de base envers vous-mê[Link] attitudes de base vous
aideront à vivre vos émotions de façon plus harmonieuses. La relation avec notre monde émotionnel est
etroitement associée à notre relation globale avec nous-même.
*Développez votre connaissance de vous-même
Avez-vous des émotions privilégiées ? Vous sentez-vous fatigué plutôt qu’inquiet, triste plutôt qu’en colère ?
Vous est-il impossible de ressentir ou de manifester votre joie ou votre irritation ? Une fois que chacun connaît
ses biais perceptuels personnels, il devient plus facile de les remettre en question et de les nuancer. Si on ne
comprend pas bien ce qui se passe en soi, on risque de répéter, sans pouvoir les ajuster, des façons d’agir qui
N’atteignent pas le but visé. S’intéresser à ses émotions, c’est s’intéresser soi-même et découvrir ce que son
organisme considère comme primordial au moment présent.

Exemple ; ramené ces symptômes dans l’ordre.


Observez-vous quelques temps. Découvrez les signaux que votre corps vous envoie pour vous dire 1) que vous
êtes fatigué 2) que vous avez besoin de sommeil, que vous avez faim ? que vous êtes stimuler ? stimulé
sexuellement 5) que vous vous ennuyez 6) que vous êtes intéressé 7) qu’il est temps dePrendre des vacances.
Quels sont les indices qui vous font savoir que vous En avez assez ? Il importe de reconnaître ses propres
signaux et d’en tenir Compte pour prendre des décisions éclairées. Cela ne sert à rien de persister à travailler
encore quatre heures si notre corps nous signale clairement qu’il n’est plus en état de faire quoi que ce soit.

Être en santé mentale, c’est se connaître, c’est-à-dire connaître ses forces, ses faiblesses, ses difficultés, ses
limites, ses besoins. Cela nous Amène à avoir une image de nous même réaliste, qui nous permet d'évaluer
notre niveau de performance avec [Link] apprendre à vous connaître, il Suffit de porter attention à ce que
vous savez déjà sur vous-même sans trop savoir si vous en rendre compte. Cela permet de structurer vos
perceptions et de vous confirmer ainsi que vous possédez bien certaines caractéristiques.
E(….).
19

L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

L’intelligence émotionnelle vous permet d’exercer vos habiletés à reconnaître les émotions. SelonGoleman,
Boyatzis et McKee (2002), un individu doté d’une bonne intelligence émotionnelle est conscient des quatre
composantes des émotions (physiologique, comportementale, contextuelle et cognitive) et les maîtrise.
Par exemple, un individu qui est en retard pour une réunion importante au travail et (contexte) est tendu
physiquement (composante physiologique). Il ressent de l’impatience (émotion). Il soupire et son visage est
crispé (composante comportementale). De plus, si la circulation est dense et au ralenti alors qu’il roule sur
l’autoroute, le travailleur se dit probablement qu’il va être encore plus en retard et que son patron va le lui
reprocher (composante cognitive). Comment réagit-il ? L’individu dont l’intelligence émotionnelle est
développée va tenter de se calmer Quelles sont les émotions que vous reconnaissez plus facilement ?plus
difficilement ?Tout en conduisant prudemment, il peut utiliser la technique de restructuration
cognitive (quelquefois à son insu) et se dire que c’est ennuyeux d’être en retard,
mais qu’il n’a pas de pouvoir sur la circulation et que ce n’est pas la faute des
autres. Il tentera simplement de joindre les personnes qu’il devait rencontrer pour
les informer de son retard,
Dans la même situation, un individu dont l’intelligence émotionnelle est moins éveloppée agira différemment. Il
n’assumera pas la responsabilité de son retard et se disputera sans doute avec les membres de sa famille avant
son départ de la maison. Une fois sur la route, il perdra peut-être patience, injuriant les autres conducteurs et
adoptant une conduite dangereuse afin de dépasser les autres voitures. Arrivé à sa réunion, il sera probablement
dans un état physiologique de tension extrême et se plaindra à ses collègues du tra c, des sections de la route
qui sont perpétuellement en construction, du gouvernement, etc.

Entre ces deux personnes, avec qui préféreriez-vous travailler ?

Selon Goleman (1997), la capacité d’un individu à nouer des relations harmonieuses dépend en grande partie de
son degré d’intelligence émotionnelle. Si l’on peut comprendre et gérer ses émotions comme la colère et la
jalousie tout en demeurant sensible aux émotions d’autrui, on peut aussi améliorer sa capacité à s’entendre avec
des personnes très différentes dans des contextes variés. Goleman confirme aussi que certaines personnes ont
une intelligence émotionnelle plus développée que d’autres de façon innée. Au contraire du quotient intellectuel,
qui est reconnu comme un indice stable de l’intelligence, Goleman soutient que l’on peut apprendre à
développer son intelligence émotionnelle et prôner l’enseignement de celle-ci dans les écoles. Il croit fermement
que l’on réglerait beaucoup de problèmes de société si l’on apprenait aux jeunes à bien comprendre, exprimer et
gérer leurs emotions.

Goleman, Boyatzis et McKee (2002) ont également fait ressortir les diverses sphères dans lesquelles s’exerce
tout particulièrement l’intelligence émotionnelle : la conscience de soi, la gestion de soi, l’intelligence
interpersonnelle et la gestion des relations. Le tableau présente les quatre sphères définies par ces chercheurs en
les regroupant en deux catégories de compétences :
L’ empathie faculté de se mettre cognitivement ou émotivement à la place de son interlocuteur.
Parmi les différentes compétences liées au concept de l’intelligence émotionnelle, la capacité d’empathie est
sûrement l’une des plus importantes pour la mise en place de relations interpersonnelles satisfaisantes.
L’empathie comporte deux volets : un volet cognitif et un volet émotionnel.
Être empathique désigne le fait de comprendre le point de vue de l’interlocuteur en mettant ses propres
opinions, idées et valeurs en veilleuse afin de les empêcher d’interférer avec celles de l’autre et de
compromettre la compréhension de l’autre (volet cognitif).
De plus, être empathique réfère à la capacité de se mettre à la place de l’autre en mettant ses propres émotions
de côté afin de mieux saisir, comprendre ou expérimenter les émotions que l’autre ressent (volet émotif). Quand
on se soucie sincèrement du bien-être de quelqu’un et que l’on comprend sa situation ou le contexte dans lequel
il évolue, on essaie de penser comme lui et de saisir les émotions qu’il ressent. Adopter une attitude empathique
signifie s’ouvrir à l’autre, et cela favorise une meilleure compréhension de ce que les autres ressentent et disent
(voir le chapitre 7 pour plus de détails sur l’empathie).

Selon Goleman (1997), une partie de l’intelligence émotionnelle est innée et détermine le potentiel d’un
individu à acquérir des compétences émotionnelles, compétences qui peuvent être mesurées. Cependant, aucun
outil de mesure fiable n’a encore été conçu. Et vous, quelles sont vos compétences émotionnelles ?
20

L’exercice ci apres, vous permettra de répondre à cette question de l’évaluation de son intelligence
émotionnelle
Voici une série d’énoncés concernant différentes facettes de l’intelligence émotionnelle. Sur une échelle de 1 à
5, choisissez l a réponse qui décrit le mieux vos sentiments, pensées ou actions dans la plupart des situations.
Répondez franchement et le plus spontanément possible en indiquant la façon dont vous êtes réellement et non
la façon dont vous aimeriez être ou etre perçu. Répondez à toutes les questions en indiquant à droite le chiffre
correspondant : 1 (pas vrai ou très rarement vrai) ; 2 (rarement vrai) ; 3 (parfois vrai) ; 4 (souvent vrai) ; 5 (très
souvent vrai ou vrai).

1. Même lorsque je suis bouleversé€, je suis conscient€e ce qui m’arrive.

2. Dans un travail d’équipe, je suis capable de faire valoir mon point de vue.

3. J’ai une impression plutôt positive de moi-même.

4. Je me soucie de ce qui arrive aux autres.

5. Je rallie facilement les membres d’une équipe autour d’un objectif commun.

6. Lorsque je suis en colère contre quelqu’un, je suis capable de lui dire.

7. Je m’accepte tel(le) que je suis.

8. Dans un groupe de travail, on peut compter sur moi.

9. J’essaie de poursuivre et de développer ce que j’aime faire.

10. Lorsque je me fixe des buts, en général je persévère et je les atteins.

11. J’ai de la facilité à dire non.

12. Je suis en général motivé€ à continuer, même lorsque les choses deviennent dif ciles.

13. J’exprime facilement mes sentiments intimes.

14. En général, je prends moi-même mes décisions. Je suis capable de comprendre ce que ressentent les
autres.

15. Je retire du plaisir de tout ce que je fais.

16. Même lorsque je suis très fâché€, je réussis à contenir ma colère.

17. Je suis capable d’exprimer de l’affection aux gens que j'aime.

18. Je suis capable de respecter les autres.

19. Je suis facilement stimulé€ par les idées et les projets nouveaux.

20. Quand je fais face à une situation difficile, j’aime analyser les différentes actions possibles avant
d’agir.

[Link] relations avec mes proches sont importantes pour moi.


23Je suis sûr€ de moi dans la plupart des situations.
21

[Link] travaille bien en équipe.


25. Je Suis capable d’exprimer mes opinions.
26. Dans toutes les situations, je pense qu’il y a toujours quelque chose à apprendre.
27. Lorsque je réalise un projet, je prends autant de plaisir au processus qu’aux résultats.
28. Considérant mes points forts et mes points faibles, je suis satisfait€ de moi.
29. Je suis ouvert€ à connaître des gens différents.
30. On se confie à moi naturellement.
31. Je sais rester calme dans les situations difficiles.
32. J’ai une idée plutôt précise de ce que je veux dans la vie.
33. Dans une équipe de travail, je m’investis et participe activement aux tâches du groupe.
34. J’ai de la facilité à maîtriser mon anxiété.
35. Je suis curieux(se) de tout et de rien.
Pour connaître votre résultat, additionnez vos réponses. Plus votre chiffre se rapproche de 140, plus votre
intelligence émotionnelle est développée et plus vous possédez les habiletés nécessaires pour communiquer et
interagir avec les autres. Si votre résultat est Inférieur à 70, vous auriez avantage à améliorer vos habiletés.

ANNEXE SUR LA FRUSTRATION

LA FRUSTRATION
Le problème de frustration est relatif à l’organisme motivé. La frustration désigne une expérience vécue
devant un obstacle vers la voie de la satisfaction de besoin. La première réaction de la frustration c’est
l’agressivité ou la colère.
1. Source de frustration
Les sources de frustration sont dues aux obstacles qui peuvent se présenter par rapport à la personne
elle-même et par rapport au milieu. Notons qu’à coté de ces sources, il existe des sources sociales.
a) Source interne de frustration : ex. le degré de ‘intelligence délimite nos réussites, l’âge : pour un
sujet du boulot dont la condition est fixé à 30 ans révolu et qu’il n’a que 28 ans ; ce sujet devient
frustré (la personnalité, l’intelligence, l’âge, ..)
b) Source externe :
 Source physique, ex. la pluie abondante qui empêche l’étudiant d’aller passer
l’interrogation
 Source sociale : tribalisme, racisme, ségrégationnisme, pauvreté, guerre, …
2. Réaction à la frustration
Il existe deux catégories de réaction :
 Les Réactions irréalistes ou négatives : les réactions qui font que le sujet ne se comporte pas
normalement.
 L’agressivité et l’anxiété. Ex. lorsqu’on enlève le biberon de la bouche d’un enfant, la
colère du bébé est la réaction normale. (la réaction normale est la peur). Plusieurs
auteurs ont signalé qu’un des effets de la frustration le plus important est l’agressivité,
par ailleurs la frustration provoque chez l’individu le sentiment de haine, d’hostilité et
une tendance à la vengeance. Mais cette vengeance ne se manifeste pas toujours surtout
quand l’agression doit être affichée face à un supérieur.
 Incapacité de trouver une solution : la résolution d’un problème exige la réflexion et la
décision. Mais l’agressivité créant une tension nerveuse empêche de trouver une
solution et ce qui forme un cercle vicieux : frustration – anxiété- agressivité persistante
(on peut connaître une crampe d’idée et on ne sait plus quoi faire quand on est frustré)
 Les réactions irréalistes ou positives : elles sont de deux ordres
Le renoncement : c’est la reconnaissance qu’on se trouve dans une réalité puissante
dans un problème insoluble que le but ne peut être atteint à aucune condition. (soit on
fait esquiver l’obstacle)
L’élimination des obstacles : ici le sujet se dit, les données du problème peuvent être
changées, on peut adapter son comportement ou changer les significations des objectifs.
En plus de ces deux catégories de réaction, un sujet frustré adopte d’autres types de
réactions compensatrices, parmi elles nous pouvons citer :
22

1. Le refoulement : c’est le fait de chasser dans l’oubli ce qui est pénible, c’est
renvoyé les difficultés dans l’inconscience. Mais ce rejet ne liquide pas la situation
et conserve une force agissante. (C’est une façon de compasser le malaise de la
frustration).
2. L’identification : Lorsqu’une personne n’arrive pas au bout ou au but qu’il s’est
assigné elle peut élargir son moi en y insérant un autre qui a plus de succès dans
une activité similaire. Le sujet élargie son moi et s’y identifie.
3. La protection : c’est un mécanisme qui consiste à attribuer à autrui le sentiment, le
désir ou la crainte dont nous sommes sans le vouloir consciemment, le sujet réel.
4. L’amoindrissement : un sujet frustré peut se consoler et retrouver l’équilibre en
minimisant la valeur de la réussite des autres et le succès des autres (en minimisant
le succès des autres)
5. La rationalisation : c’est une réaction qui consiste à justifier par d’autres cause une
conduite au comportement non acceptable. Ex. un joueur de foot qui manque son
but et accuse le mauvais état de ses bottines.
6. La régression : Ce mécanisme se rencontre chez les enfants, chez l’adulte et chez le
vieillard. Il consiste à une sorte de retour dans le sens inverse du développement de
la personnalité ou un retour du comportement en un monde infantile de satisfaction,
des maladies mentales. La régression n’est compréhensible que si on le considère
comme une régression de la vie psychique.
7. La surcompensation : il s’agit d’une façon de contourner l’obstacle par les efforts
de dépassement de soi pour arriver à vaincre l’obstacle Ex : DEMONSTHEVE,
dans l’histoire de la Grèce antique qui était baigue (qui begaille ) était devenu le
plus grand orateur de l’antiquité.
8. La sublimation : c’est un mécanisme qui a une grande valeur pour l’adoption car
par lui les idées, les pulsions, les sentiments sont transformés et orienté vers le but
socialement valorisés.
NB. La frustration est plus vécue dans le pays industrialisé que le pays non
industrialisé ou en développement. Il ressort de tout ce qui est dit que le premier
facteur de la frustration c’est le besoin. Le besoin peut se définir comme un désir
qu’on doit ou un vide qui se crée à notre organisme et on est poussé à la satisfaction
lorsque son degré d’intensité augmente selon HABRAHAM MASLOW cité par
MILGOSA (2002 :70-71) les besoins sont hiérarchisés ; on parle de la pyramide
d’hiérarchisation des besoins selon MASLOW.
9. Le fantasme : il s’agit d’une réaction qui consiste à une imagination dans un futur
proche de ce que l’on peut obtenir ou devenir. On se construit des châteaux en
Espagne. Un sujet frustré peut arriver à ce genre de réaction. Ex ; il se dit, comme
j’ai échoué, j’aurai d’ailleurs de l’argent.

Besoin
De réalisation
Besoin d’estime
de Soi
Besoin d’appartenance Besoins secondaires
Besoin d’amour
besoin social
Besoin de sécurité Besoins primaires

Besoin physiologique

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