Exposé Pathologie
Exposé Pathologie
Exposé de pathologie
Thème n°1
Séisme
Sols gonflants
2015/2016
1. Introduction
La préoccupation majeure des ingénieurs est de concevoir des constructions stables,
confortables et économiques. Tout en tenant compte des actions extérieures subies par ces
constructions. Ces actions sont provoquées par plusieurs paramètres dues principalement aux
conditions météorologiques (neige, vent) et au sol (séisme, tassement, gonflement, …).
La conception et le choix des détails constructifs de la structure porteuse (poteaux, voiles,
planches, poutres) et des éléments non porteurs (maçonnerie, revêtement, éléments de façade)
jouent un rôle déterminant dans le comportement du bâtiment et sa résistance aux actions
extérieures, notamment celles dues au sol.
On s’intéressera dans ce travail au phénomène sismique, aux critères d’une bonne conception
parasismique, ainsi qu’au phénomène de gonflement des sols.
2. Séisme
2.1. Description
Il se produit de très nombreux séismes tous les jours mais la plupart ne sont pas assez puissant
pour être ressentis (environ cent mille séisme sont enregistrés chaque année). Les plus
puissants d’entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.
La grande majorité des séismes se produisent à la limite entre les plaques tectoniques de la
terre (séismes inter plaques), mais il peut aussi y avoir des séismes a l’intérieur des plaques
(séismes intra plaques).
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La science qui étudie ce phénomène est la sismologie et l’instrument de mesures est le
sismographe.
L’acquisition et l’enregistrement du signal s’obtient dans une station sismique (implantées
dans différents lieux) regroupant, outre les capteurs eux même, des enregistreurs, numériseurs
et antennes GPS pour le positionnement géographique.
Il existe quatre catégories de séismes (séismes tectoniques, séismes d’origine volcanique,
séismes d’origine polaire et séismes d’origine artificielle).
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2.2.3. Séismes d’origine polaire
Les glaciers et la couche de glace présentent une certaine élasticité, mais les avancées
différentiées et périodiques (rythme saisonnier marqué) de coulées de glace provoquent des
cassures dont les ondes élastiques génèrent des tremblements de terre, enregistrés par des
sismographes loin du pole à travers le monde.
2.3.1. Hypocentre
L’hypocentre ou foyer est le point de
la faille où commence la rupture, il
peut se trouver entre la surface et
jusqu’à 700 Km de profondeur (limite
du manteau supérieur).
2.3.2. Epicentre
2.3.3. Magnitude
La puissance d’un séisme peut-être quantifiée par sa magnitude, notion introduite en 1935
par le sismologue Charles Francis RICHTER. Elle représente la quantité totale d’énergie
libérée par le séisme.
La magnitude se calcul à partir des différents types d’ondes en tenant compte de plusieurs
paramètres comme la distance à l’épicentre, la profondeur de l’hypocentre, la fréquence du
signal et le type de sismographe utilisé. La magnitude est une fonction logarithmique, lorsque
l’amplitude des ondes sismiques est multipliée par 10, elle augmente d’une unité.
La magnitude, souvent appelée « magnitude sur l’échelle de RICHTER », est généralement
calculée à partir de l’amplitude ou de la durée du signal enregistré par le sismographe.
Plusieurs valeurs peuvent être ainsi calculées (magnitude locale𝑀𝐿 , de durée𝑀𝐷 , des ondes de
surface 𝑀𝑆 et des ondes de volume𝑀𝐵 ), mais ces différentes valeurs ne sont pas très fiables
dans le cas des très grands séismes. Les sismologues lui préfèrent la magnitude de moment
(notée𝑀𝑊 ) qui est directement reliée à l’énergie libérée lors du séisme. Des lois d’échelles
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relient cette magnitude de moment à la géométrie de la faille, à la résistance des roches et au
mouvement Co-sismique (glissement moyen sur la faille).
2.3.4. Intensité
La magnitude d’un séisme ne doit pas être confondue avec son intensité (sévérité de la
secousse), qui se fonde sur l’observation des effets et conséquences du séisme sur des
indicateurs communs en un lieu donné (effet sur les personnes, les objets, les mobiliers, les
constructions, l’environnement).
MERCALLI a établi une échelle de mesure de ces effets en 1902. A cette époque on ne
pouvait pas mesurer les accélérations du sol, seulement les déplacements. Les observations
permettaient de comparer les effets du séisme d’un endroit à l’autre, ça donnait une idée de
l’emplacement de l’épicentre.
L’échelle de MERCALLI a été modifiée en 1931, puis par d’autres chercheurs comme
MEDVEDEV, SPONHEUR, KARNIK en 1964 (échelle MSK), en trouve aussi l’European
Macroseismic Scale (EMS).
Les échelles d’intensité comportent des degrés notés en chiffre romains et varient entre I
(pour le plus faible) et XII (pour le plus dévastateur).
Les tremblements de terre sont généralement provoqués par des ondes sismiques naissant
lors de déplacements saccadés de la croute terrestre dans une zone de rupture (faille active).
Des ondes de diverse natures et vitesses parcourent différents chemins avant d’atteindre la
surface et de soumettre le sol à divers mouvements. Le sol va et vient rapidement dans toutes
les directions du plan horizontal, ainsi que dans le plan vertical, mais dans une mesure
généralement moindre.
Les ondes sismiques qui détruisent les bâtiments sont les ondes de volume. Lorsqu’elles
arrivent sous les bâtiments, leur accélération provoque une déformation des structures sous
l’effet des forces d’inertie.
Les ondes P (primaires car, plus rapides, elles arrivent en premier) progressent en
animant les particules des sols traversés en compression/dilatation comme le
mouvement des spires d’un ressort. Elles secouent essentiellement les bâtiments
verticalement. Elles se propagent dans tous les milieux.
Les ondes S (secondaires) qui progressent en cisaillant le sol perpendiculairement a
leur sens de cheminement. Elles secouent essentiellement les bâtiments
horizontalement dans tous les sens. Elles ne se propagent pas dans les milieux
liquides.
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2.5. Séismes les plus dévastateurs et meurtrier des années 2000
Durant le début du siècle la terre a connue plusieurs séismes, dont quelqu’un très violant,
destructeurs et meurtriers.
Le 25 décembre 2004, un violant séisme de magnitude 9.3 frappe au large de l’ile
indonésienne de Sumatra, il provoquer le plus meurtrier tsunami de l’histoire touchant
l’ensemble des cotes de l’océan indien. En a dénombrer entre 216000 et 235000 morts.
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Le 8 octobre 2005, la région du Cachemire, principalement au Pakistan, est touchée
par un séisme de magnitude 7.6 qui a causé la perte de 79000 vies humaines.
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Le 12 janvier 2010, Haïti est frappé par un séisme de magnitude 7, qui tuera plus de
230000 personnes.
L’Algérie aussi a connu un séisme dévastateur durant cette période. En effet, le 21 mai 2003,
le nord de l’Algérie a été frappé par un séisme de magnitude 6.8.
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Bien qu’il est impossible de prédire quand un séisme frappera, on peut toutefois prévenir
et limiter ses dégâts (humains et matériels) en s’appuyant sur les connaissances scientifiques,
telles que :
Connaitre la localisation possible des séismes, leurs violences et la fréquence
approximative des phénomènes.
Connaitre le comportement du site d’implantation du bâtiment sous l’effet des
secousses avec une marge d’incertitude qui décroit avec l’avancée des connaissances.
Connaitre quel type de construction à éviter sur un site donné. Les secousses d’un
même séisme peuvent être très différentes d’un site à l’autre.
Etablir des règles de construction et des plans d’urbanisme efficaces à partir de ces
connaissances.
Toutes ces connaissances sont regroupées dans des règlements parasismiques, qui donnent
les critères de conception parasismique.
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- Une bonne disposition relative de ces plans
Des liaisons adéquates entre ces plans
3.3.1. Simplicité
Le comportement d’une structure est plus facile à comprendre et à calculer ; le risque
d’omettre un phénomène particulier, comme une interaction entre parties de raideur
différentes ou cumul d’effets entre parties est faible.
3.3.2. Continuité
Toute discontinuité dans le dessin d’une structure conduit à une concentration de
contraintes et de déformations. Une structure discontinue est toujours mauvaise, car le
mécanisme de ruine qu’elle fait intervenir est local. Or la dissipation d’énergie dans la
structure devrait être maximale, de manière à constituer un mécanisme de ruine globale et non
local.
Le principe de discontinuité se traduit dans les détails de structure et dans la surveillance de
chantier
Pour les détails de structure, il faut :
- Eviter les affaiblissements de section (amés évidées)
- Réaliser des poutres et colonnes d’axes courants
- Eviter les changements brutaux de direction des éléments porteurs
- Eviter les changements brutaux de largeur des éléments porteurs d’où il découle
que les largeurs des poutres et colonnes concourantes doivent être peu différentes
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- Soigner la conception des assemblages des éléments préfabriqués
- Positionner les joints de montage (pour les structures métalliques) ou les reprises
de bétonnage en dehors des zones nodales.
Ce qui est valable pour la flexion d’ensemble l’est aussi pour la torsion : les éléments
reprenant la torsion doivent être distribué asse symétriquement. Le non-respect de ce principe
peut conduire à une déformation permanente gauchie de la structure.
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3.3.4. Régularité en élévation
Dans la vue en élévation, les principes de simplicité et de continuité se traduisent par un
aspect régulier de la structure primaire, sans variations brusques d raideur. De telles variations
entrainent des sollicitations locales élevées.
Les principes de distribution continue et uniforme des éléments résistants de la structure
primaire demande d’assurer une continuité des colonnes, des murs structurels et des
remplissages en maçonnerie, sous peine de créer un niveau souple qui aura une raideur
inferieur à celle du reste de la structure et les déplacements ne seront pas uniformes.
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3.3.7. Des éléments structuraux verticaux surdimensionnés
La ruine des éléments verticaux d’un bâtiment à un aspect nécessairement catastrophique,
car elle entraine la chute d’un étage, qui a son tour entraine l’effondrement total de la
structure.
Il est donc fondamental pour la sécurité d’éviter à tout prix la ruine des éléments structuraux
verticaux. Ceux-ci sont hélas potentiellement le siège de plusieurs modes de ruine sans guère
de ductilité.
Flambement
Ecrasement
Cisaillement
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3.3.11. Largeur des fondations
Les forces horizontales équivalentes au séisme sont équilibrées à la base e la structure par
une résultante de cisaillement et un moment de flexion. Ce dernier entraine :
Des tractions à la fondation
Des compressions à la fondation
Un risque de soulèvement à la base du côté tendu
Comme pour les éléments de contreventement, on peut réduire les sollicitations à la fondation
en réalisant un radier général raidi par des murs en béton armé plutôt que de multiples
fondations isolées. Ce radier réparti les réactions sur la plus grande surface possible, ce qui
réduit les contraintes appliquées au sol.
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3.3.13. Fixation des éléments non structurels
La première cause de mort en cas de séisme de faible magnitude est la chute d’éléments
non structurels mal fixés ou peu résistants placés en hauteur : cheminée, éléments décoratifs
de façades, cloisons ou vitrage appliqués aux façades, parois intérieure de séparation
simplement posées au sol et non tenues en leur point haut.
En conclusion, une construction, pour être parasismique, doit réunir trois conditions :
Conception architecturale parasismique
Respect des règles parasismique
Exécution de qualité
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4. Sols gonflants
4.1. Introduction
Les sols argileux peuvent présenter des variations importantes de volume lors d’un
changement hydrique, tel une période de sécheresse.
Le gonflement de certains sols ou certaines roches sédimentaires constitues un problème très
important en génie civil, car il peut être à l’origine de nombreux désordres tant pour les
structures de surface (bâtiments, ouvrages de soutènement, remblais) que pour les ouvrages
enterrés (tunnels, forages pétroliers, pieux, réseaux).
Les tunnels construits dans des sols gonflants sont exposés à des risques importants de
désordres. Le soulèvement puis la dislocation du radier sont des dommages fréquemment
observés.
Ce phénomène provoque des dégâts matériels important à travers le monde. Les maisons
individuelles en maçonnerie sont les plus touchées par ce phénomène car elles induisent de
faibles contraintes sur le sol, et car elles ont une faible résistance (en cisaillement), ce qui les
rend vulnérables vis-à-vis du phénomène de retrait-gonflement.
4.2. Définition
Le gonflement des argiles est un problème très complexe qui ne dépend pas seulement de
l’état de saturation et de l’interaction avec l’eau mais dépend aussi e comportement
mécanique et de la structure minéralogique des argiles.
Le gonflement d'un sol argileux peut résulter de la diminution des contraintes en place après
une excavation, d'un déchargement ou de l'imbibition du sol sous un état de contraintes
constant. Il se traduit par une augmentation du volume du sol ou un accroissement des
pressions régnant dans le milieu selon que le massif peut se déformer ou non. Pour leur part,
les roches composées d'anhydrite gonflent par hydratation. Le gonflement peut avoir des
conséquences néfastes sur les structures adjacentes, voir mettre en cause leur stabilité par les
déformations ou les pressions qu'il développe aux limites de l'ouvrage.
Si les mécanismes élémentaires de gonflement des sols et des roches prennent corps à
l'échelle microscopique, c'est à l'échelle macroscopique que les problèmes géotechniques sont
couramment examinés. La mise au point et l'évaluation des procédures d'essais de gonflement
des sols et des roches en laboratoire ont suscité de nombreux travaux. Mais le processus de
gonflement met en jeu simultanément différents facteurs et divers phénomènes physiques, ce
qui complique singulièrement les démarches entreprises tant sur le plan expérimental que
théorique. De fait, ces démarches n'ont pas abouti pour l'instant et il semble vain de chercher
aujourd'hui une procédure unifiée qui réponde parfaitement aux questions posées par le
gonflement des sols et des roches en regard des différents états des matériaux, des divers
types d'ouvrages qu'il est susceptible d'affecter et des différentes conditions de site possibles.
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4.3. Etude du phénomène logique
Certains matériaux sont susceptibles de gonfler au contact de l’eau. On trouve parmi ceux-ci
les sols argileux naturels, les sols argileux compactés, les marnes, les roches argileuses et les
roches composées d’anhydrite. C’est la variation de la teneur en eau qui est le facteur
déclenchant du gonflement. L’acquisition de cette eau se fait suivant différents modes et à des
échelles différentes suivant la nature des argiles.
Chaque type d’argile est caractérisé par une structure et une texture propre. Les différentes
structures caractérisent l’organisation microscopique et moléculaire des feuillets argileux ainsi
que leur assemblage en micro-agrégats, parfois appelé plaquette. A l’échelle microscopique et
moléculaire, les structures sont spécifiques à chaque famille minéralogique d’argile.
A une échelle macroscopique et granulométrique, on met en évidence différentes textures de
matériaux argileux qui caractérisent l’assemblage de ces plaquettes en macro-agrégats de taille
millimétrique ou centimétrique. Ces textures sont principalement gouvernées par l’état de
consolidation des argiles et l’histoire de leur dépôt ou de leur formation. Les structures et
textures sont très fortement liées et déterminent les caractéristiques de gonflement des argiles.
Devant la complexité des phénomènes à l’échelle microscopique, on utilise généralement des
méthodes de caractérisation du phénomène de gonflement à l’échelle macroscopique.
Cependant, une étude minéralogique et des de texture permet d’obtenir des informations
qualitatives sur l’ampleur du gonflement et de mettre en évidence les mécanismes mis en jeu.
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4.3.2. Texture des sols argileux (gonflement interparticulaire)
Les couches siliceuses et alumineuses comportent des défauts dans leur structure. En effet,
certains cations échangeables sont remplacés par d’autres de moindre valence. Cette
substitution confère à la particule d’argile un déficit de charge positive qui permet aux cations
hydratés et aux molécules d’eau polaires de venir se fixer au voisinage de sa surface ou dans
l’espace interfoliaire. Il se forme ainsi autour de la particule d’argile une double couche, l’une
fortement liée à la particule et d’une faible épaisseur, de l’ordre de 20 Å, l’autre plus importante,
pouvant atteindre 400 est plus faiblement liée. Cette double couche joue le rôle de membrane
semi-perméable et est à l’origine de phénomène d’osmose. Si la concentration de l’eau proche
des particules d’argiles est plus importante que celle de l’eau située dans les pores plus larges,
la pression osmotique générée par la différence de concentration provoque la migration des
molécules d’eau vers les particules. La fixation des molécules d’eau implique l’augmentation de
la distance entre particules, ce qui provoque à l’échelle macroscopique un gonflement appelé
gonflement interparticulaire. Ce type de gonflement concerne toutes les argiles mais son ampleur
est moins importante que pour le gonflement interfoliaire.
La texture des sols argileux peut varier fortement en fonction du type de minéraux argileux, du
mode de sédimentation ou encore de l’état de consolidation, qui influence le gonflement
interparticulaire. Un sol argileux profond ou surconsolidé, qui présente une organisation serrée
et orientée des particules d’argiles, ne présente pas le même gonflement qu’un sol argileux dont
la sédimentation a été rapide, récente et pour lequel la distance entre plaquette et la teneur en eau
est maximale. De plus, il est rare de rencontrer des sols argileux composés uniquement d’argile
et, au sein même de la fraction argileuse, plusieurs types d’argile peuvent coexister. La texture
argileuse se superpose donc aux organisations des autres éléments des sols. Les considérations
ayant trait à la structure et à la texture des argiles atteignent donc vite leur limite tant la nature
réelle des sols argileux est complexe.
4.3.3. Capillarité
Le phénomène de capillarité découle d’une propriété des fluides appelée tension superficielle
qui se développe à l’interface de matériaux différents. A l’intérieur d’un volume de sol, ce
phénomène se produit lorsque l’eau, les grains et l’air entrent en contact.
Dans les matériaux poreux, la présence des ménisques crée des forces capillaires qui sont
d’autant plus grandes que le matériau est dessaturé. A l’équilibre, la différence de pression entre
l’eau et l’air dépend des caractéristiques géométriques des pores, de la tension interfaciale de
couple air eau et de la mouillabilité de solide.
On caractérise ces forces capillaires à travers la succion matricielle qui prend en compte les
forces attractives de capillarité et d’adsorption résultant de l’interaction de l’eau interstitielle et
de la phase solide du milieu poreux. Toute variation de succion dans un milieu déformable
entraine des déformations et donc des variations de volume.
Les variations de volume qui apparaissent au niveau d’un niveau d’un élément de sol peuvent
provenir outre de la modification de l’état de contrainte, des interactions eau-solide à l’échelle
des particules (gonflement interfoliaire et interparticulaire) et des phénomènes de capillarité.
Pour les sols argileux non saturés, ces deux phénomènes se superposent.
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4.4. Caractérisation des sols gonflants
L’analyse de la structure des argiles et des mécanismes mis en jeu permet d’expliquer le
phénomène. Cependant, la quantification du gonflement passe nécessairement par la réalisation
d’essais de laboratoire.
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4.4.2. Différents types d’essais
Jennings et Knight furent les premiers à utiliser cette méthode, en 1957, pour déterminer les
paramètres caractéristiques de gonflement. On laisse gonfler l’éprouvette sous une faible
contrainte jusqu’à la stabilisation de la déformation qui correspond au gonflement libre. Puis,
on ramène l’échantillon à sa taille initiale par paliers de chargement avec stabilisation des
déformations sous chaque palier. La pression de gonflement correspond à la pression à
appliquer pour que l’échantillon retrouve sa taille initiale.
L’inconvénient de cette méthode est qu’elle n’est pas représentative de chemin de contraintes
suivi par le sol lorsqu’il subit un gonflement sous confinement. De plus, cette procédure peut
entrainer une modification de la structure pendant le gonflement avant le retour à une
déformation nulle. Cependant, elle nécessite l’utilisation d’une seule éprouvette et permet
d’obtenir, outre la pression de gonflement et le gonflement libre, la courbe de consolidation du
sol saturé.
Huber et Amberg ont proposés, en 1970, une procédure où l’échantillon, placé dans un
œdomètre, subit un cycle et demi de charge et décharge pour éliminer l’effet du carottage et de
la mise en place dans l’œdomètre. Il est ensuite mis en présence d’eau sous une contrainte a.
Après stabilisation du gonflement, l’échantillon est déchargé par palier avec stabilisation entre
chaque palier.
La pression de gonflement peut être déduite de cet essai par le prolongement et l’intersection
des courbes. La détermination de l’indice de gonflement peut être faussée par la dépendance
entre les paliers de déchargement. En effet, la cinétique du gonflement est très lente et donc le
gonflement n’a pas le temps de développer sous un certain palier, ce qui reporte la partie du
gonflement qui aurait dû se développer sous un certain palier au palier suivant.
Cette méthode consiste à préparer plusieurs échantillons, qui sont soumis à des essais de
gonflement libre sous différents chargements. On trace ensuite l’évolution de la déformation
(gonflement ou compression), à partir de l’imbibition, en fonction de contrainte axiale (essai
œdométrique) ou moyenne (essai triaxial). La pression de gonflement est celle qui correspond
à une déformation nulle. Le facteur de gonflement est directement déterminé par le coefficient
directeur de la droite.
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Cette méthode présente l’inconvénient d’utiliser plusieurs éprouvettes, ce qui entraine un risque
d’hétérogénéité des échantillons. C’est pourquoi, elle est plutôt utilisée pour des matériaux
remaniés. Cependant, le facteur de gonflement n’est pas affecté par la dépendance entre chaque
palier de gonflement comme c’est le cas pour l’essai de gonflement sous plusieurs paliers de
charges imposés. Cet essai est plus à même de simuler les conditions de gonflement rencontrées
in situ. En effet, le gonflement vertical in situ se fait généralement à charge verticale constante.
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