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Exposé Pathologie

Ce document traite des séismes et des critères de conception parasismique pour assurer la stabilité des constructions face à ces phénomènes. Il explique les différents types de séismes, leurs caractéristiques, ainsi que les principes de conception qui permettent de minimiser les risques de dommages lors d'un tremblement de terre. Les règles parasismiques visent à garantir une résistance adéquate des structures tout en tenant compte des spécificités des sites de construction.

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Exposé Pathologie

Ce document traite des séismes et des critères de conception parasismique pour assurer la stabilité des constructions face à ces phénomènes. Il explique les différents types de séismes, leurs caractéristiques, ainsi que les principes de conception qui permettent de minimiser les risques de dommages lors d'un tremblement de terre. Les règles parasismiques visent à garantir une résistance adéquate des structures tout en tenant compte des spécificités des sites de construction.

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Université des Sciences et de le Technologie Houari BOUMEDIENE

Faculté de Génie Civil

Exposé de pathologie

Thème n°1

Séisme

Critères d’une bonne conception parasismique

Sols gonflants

Réalisé par : GC/IC


AOUANOUK Anis Section : B
DJAZMATI RAMI Groupe : 02

2015/2016
1. Introduction
La préoccupation majeure des ingénieurs est de concevoir des constructions stables,
confortables et économiques. Tout en tenant compte des actions extérieures subies par ces
constructions. Ces actions sont provoquées par plusieurs paramètres dues principalement aux
conditions météorologiques (neige, vent) et au sol (séisme, tassement, gonflement, …).
La conception et le choix des détails constructifs de la structure porteuse (poteaux, voiles,
planches, poutres) et des éléments non porteurs (maçonnerie, revêtement, éléments de façade)
jouent un rôle déterminant dans le comportement du bâtiment et sa résistance aux actions
extérieures, notamment celles dues au sol.
On s’intéressera dans ce travail au phénomène sismique, aux critères d’une bonne conception
parasismique, ainsi qu’au phénomène de gonflement des sols.

2. Séisme

2.1. Description

Un séisme ou tremblement de terre est un mouvement du sol résultant de la libération


brusque d’énergie accumulée par les contraintes exercées sur les roches. Cette libération
d’énergie se fait par rupture le long d’une faille, généralement préexistante.
Le lieu de la rupture des roches en profondeur se nomme le foyer et sa projection en surface
est l’épicentre. Le mouvement des roches près du foyer engendre des vibrations élastiques qui
se propagent sous la forme d’ondes sismiques et produit un dégagement de chaleur par
frottement.

Il se produit de très nombreux séismes tous les jours mais la plupart ne sont pas assez puissant
pour être ressentis (environ cent mille séisme sont enregistrés chaque année). Les plus
puissants d’entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.
La grande majorité des séismes se produisent à la limite entre les plaques tectoniques de la
terre (séismes inter plaques), mais il peut aussi y avoir des séismes a l’intérieur des plaques
(séismes intra plaques).

1
La science qui étudie ce phénomène est la sismologie et l’instrument de mesures est le
sismographe.
L’acquisition et l’enregistrement du signal s’obtient dans une station sismique (implantées
dans différents lieux) regroupant, outre les capteurs eux même, des enregistreurs, numériseurs
et antennes GPS pour le positionnement géographique.
Il existe quatre catégories de séismes (séismes tectoniques, séismes d’origine volcanique,
séismes d’origine polaire et séismes d’origine artificielle).

2.2. Catégories des séismes

2.2.1. Séismes tectoniques

Les séismes tectonique sont de loin les plus fréquents et


dévastateurs. Une grande partie des séismes tectoniques a lieu aux
limites des plaques, où se produit un glissement entre deux milieux
rocheux. Ce glissement, localisé sur une ou plusieurs failles, est
bloqué durant la période inter-séisme et l’énergie s’accumule par la
déformation élastique des roches. Cette énergie et le glissement sont
brusquement relâchés lors des séismes.
Dans les zones de subduction, les séismes représentent en nombre la
moitié de ceux qui sont destructeurs sur la terre et dissipent 75% de
l’énergie sismique de la planète. C’est le seul endroit où on trouve
des séismes profonds (de 300 à 500 Km). Au niveau des dorsales
médio-océaniques, les séismes ont des foyers superficiels (0 à 10
Km) et correspondent à 5% de l’énergie sismique totale. De même au
niveau des grandes failles de décrochement, ont lieu des séismes
ayant des foyers de profondeur intermédiaire (10 à 20 Km) qui
correspondent à 15% de l’énergie totale.
Le relâchement de l’énergie accumulée ne se fait généralement pas en
une seule secousse, il peut se produire plusieurs réajustements avant
de retrouver une configuration stable. Ainsi, on constate des répliques
à la suite de la secousse principale d’un séisme, d’amplitudes
décroissantes et sur une durée allant de quelque minute a plus d’un an.

2.2.2. Séismes d’origine volcanique

Les séismes d’origine volcanique résultent de l’accumulation de magma dans la chambre


magmatique d’un volcan. Les sismographes enregistrent alors une multitude de microséismes
dus à des ruptures dans les roches comprimées ou au dégazage du magma. La remontée
progressive des hypocentres (liée à la remontée du magma) est un indice prouvant que le
volcan est en phase de réveil et qu’une éruption est imminente.

2
2.2.3. Séismes d’origine polaire

Les glaciers et la couche de glace présentent une certaine élasticité, mais les avancées
différentiées et périodiques (rythme saisonnier marqué) de coulées de glace provoquent des
cassures dont les ondes élastiques génèrent des tremblements de terre, enregistrés par des
sismographes loin du pole à travers le monde.

2.2.4. Séismes d’origine artificielle


Les séismes d’origine artificielle (faible à moyenne magnitude) sont dus à certaines
activités humaines telles que barrages, pompages profonds, extractions minières, explosions
souterraines ou nucléaires ou même bombardements. Ils sont fréquent et bien documentés
depuis les années 1960-1970.

2.3. Caractéristiques principales des séismes

2.3.1. Hypocentre
L’hypocentre ou foyer est le point de
la faille où commence la rupture, il
peut se trouver entre la surface et
jusqu’à 700 Km de profondeur (limite
du manteau supérieur).

2.3.2. Epicentre

L’épicentre est le point de projection


du foyer à la surface.

2.3.3. Magnitude

La puissance d’un séisme peut-être quantifiée par sa magnitude, notion introduite en 1935
par le sismologue Charles Francis RICHTER. Elle représente la quantité totale d’énergie
libérée par le séisme.
La magnitude se calcul à partir des différents types d’ondes en tenant compte de plusieurs
paramètres comme la distance à l’épicentre, la profondeur de l’hypocentre, la fréquence du
signal et le type de sismographe utilisé. La magnitude est une fonction logarithmique, lorsque
l’amplitude des ondes sismiques est multipliée par 10, elle augmente d’une unité.
La magnitude, souvent appelée « magnitude sur l’échelle de RICHTER », est généralement
calculée à partir de l’amplitude ou de la durée du signal enregistré par le sismographe.
Plusieurs valeurs peuvent être ainsi calculées (magnitude locale𝑀𝐿 , de durée𝑀𝐷 , des ondes de
surface 𝑀𝑆 et des ondes de volume𝑀𝐵 ), mais ces différentes valeurs ne sont pas très fiables
dans le cas des très grands séismes. Les sismologues lui préfèrent la magnitude de moment
(notée𝑀𝑊 ) qui est directement reliée à l’énergie libérée lors du séisme. Des lois d’échelles

3
relient cette magnitude de moment à la géométrie de la faille, à la résistance des roches et au
mouvement Co-sismique (glissement moyen sur la faille).

2.3.4. Intensité

La magnitude d’un séisme ne doit pas être confondue avec son intensité (sévérité de la
secousse), qui se fonde sur l’observation des effets et conséquences du séisme sur des
indicateurs communs en un lieu donné (effet sur les personnes, les objets, les mobiliers, les
constructions, l’environnement).
MERCALLI a établi une échelle de mesure de ces effets en 1902. A cette époque on ne
pouvait pas mesurer les accélérations du sol, seulement les déplacements. Les observations
permettaient de comparer les effets du séisme d’un endroit à l’autre, ça donnait une idée de
l’emplacement de l’épicentre.
L’échelle de MERCALLI a été modifiée en 1931, puis par d’autres chercheurs comme
MEDVEDEV, SPONHEUR, KARNIK en 1964 (échelle MSK), en trouve aussi l’European
Macroseismic Scale (EMS).
Les échelles d’intensité comportent des degrés notés en chiffre romains et varient entre I
(pour le plus faible) et XII (pour le plus dévastateur).

2.4. Manifestation des séismes

Les tremblements de terre sont généralement provoqués par des ondes sismiques naissant
lors de déplacements saccadés de la croute terrestre dans une zone de rupture (faille active).
Des ondes de diverse natures et vitesses parcourent différents chemins avant d’atteindre la
surface et de soumettre le sol à divers mouvements. Le sol va et vient rapidement dans toutes
les directions du plan horizontal, ainsi que dans le plan vertical, mais dans une mesure
généralement moindre.
Les ondes sismiques qui détruisent les bâtiments sont les ondes de volume. Lorsqu’elles
arrivent sous les bâtiments, leur accélération provoque une déformation des structures sous
l’effet des forces d’inertie.
 Les ondes P (primaires car, plus rapides, elles arrivent en premier) progressent en
animant les particules des sols traversés en compression/dilatation comme le
mouvement des spires d’un ressort. Elles secouent essentiellement les bâtiments
verticalement. Elles se propagent dans tous les milieux.
 Les ondes S (secondaires) qui progressent en cisaillant le sol perpendiculairement a
leur sens de cheminement. Elles secouent essentiellement les bâtiments
horizontalement dans tous les sens. Elles ne se propagent pas dans les milieux
liquides.

4
2.5. Séismes les plus dévastateurs et meurtrier des années 2000

Durant le début du siècle la terre a connue plusieurs séismes, dont quelqu’un très violant,
destructeurs et meurtriers.
 Le 25 décembre 2004, un violant séisme de magnitude 9.3 frappe au large de l’ile
indonésienne de Sumatra, il provoquer le plus meurtrier tsunami de l’histoire touchant
l’ensemble des cotes de l’océan indien. En a dénombrer entre 216000 et 235000 morts.

5
 Le 8 octobre 2005, la région du Cachemire, principalement au Pakistan, est touchée
par un séisme de magnitude 7.6 qui a causé la perte de 79000 vies humaines.

 Le 12 mai 2008, la province du Sichuan, en chine, est frappée par un tremblement de


terre de magnitude 8. On dénombre plus de 80000 tués et disparus.

6
 Le 12 janvier 2010, Haïti est frappé par un séisme de magnitude 7, qui tuera plus de
230000 personnes.

L’Algérie aussi a connu un séisme dévastateur durant cette période. En effet, le 21 mai 2003,
le nord de l’Algérie a été frappé par un séisme de magnitude 6.8.

7
Bien qu’il est impossible de prédire quand un séisme frappera, on peut toutefois prévenir
et limiter ses dégâts (humains et matériels) en s’appuyant sur les connaissances scientifiques,
telles que :
 Connaitre la localisation possible des séismes, leurs violences et la fréquence
approximative des phénomènes.
 Connaitre le comportement du site d’implantation du bâtiment sous l’effet des
secousses avec une marge d’incertitude qui décroit avec l’avancée des connaissances.
 Connaitre quel type de construction à éviter sur un site donné. Les secousses d’un
même séisme peuvent être très différentes d’un site à l’autre.
 Etablir des règles de construction et des plans d’urbanisme efficaces à partir de ces
connaissances.

Toutes ces connaissances sont regroupées dans des règlements parasismiques, qui donnent
les critères de conception parasismique.

3. Critères d’une bonne conception parasismiques


Dans la pratique, on appelle parasismique un ouvrage conçu et réaliser conformément aux
règles parasismiques en vigueur. Cette conformité est généralement interprétée comme une
garantie de résistance aux séismes. Bien qu’un niveau suffisant de résistance aux séismes soit
obtenu par l’application des règles parasismiques, des effondrements d’ouvrages ou de parties
d’ouvrage lors d’un séisme violant ne sont pas exclus.
Les règles parasismiques visent un résultat global à l’échelle de la zone sismique.
L’éventualité d’échec est admise ; toutefois la probabilité de perte en vies humaines doit
rester très faible.

3.1. Concept général de stabilité des bâtiments sous l’action


sismique
Tous les bâtiments constituent des boites, dont la stabilité implique le respect des trois
conditions suivantes :
 Une résistance adéquate des plans constituant la boite
- Contreventements verticaux : portiques, voiles
- Contreventements ou diaphragmes horizontaux : planchers, poutres
 Un choix convenable d ces plans, tel que la géométrie globale de la boite reste
inchangée lors des mouvements sismiques : limitation des mouvements hors plans,
gauchissement, …, ceci demande :
- Un nombre convenable de plans de contreventement verticaux et horizontaux

8
- Une bonne disposition relative de ces plans
 Des liaisons adéquates entre ces plans

3.2. Objectif global du projet d’ossature parasismique


L’objectif global du projet d’ossature parasismique est de définir une structure capable de
subir, sans s’effondrer, les déformations engendrées par l’action sismique.
Cet objectif peut être atteint avec succès par des objets d’ossatures de divers types et divers
degrés de capacités de dissipation d’énergie par déformations plastiques, en particulier :
 Des ossatures où les déformations sont essentiellement élastiques
 Des ossatures qui forment une seule zone plastique significative, généralement à la
base (structures à noyau en béton armé par exemple)
 Des ossatures où sont formées de nombreuse zones dissipatives

3.3. Principes de conception parasismique des bâtiments

3.3.1. Simplicité
Le comportement d’une structure est plus facile à comprendre et à calculer ; le risque
d’omettre un phénomène particulier, comme une interaction entre parties de raideur
différentes ou cumul d’effets entre parties est faible.

3.3.2. Continuité
Toute discontinuité dans le dessin d’une structure conduit à une concentration de
contraintes et de déformations. Une structure discontinue est toujours mauvaise, car le
mécanisme de ruine qu’elle fait intervenir est local. Or la dissipation d’énergie dans la
structure devrait être maximale, de manière à constituer un mécanisme de ruine globale et non
local.
Le principe de discontinuité se traduit dans les détails de structure et dans la surveillance de
chantier
 Pour les détails de structure, il faut :
- Eviter les affaiblissements de section (amés évidées)
- Réaliser des poutres et colonnes d’axes courants
- Eviter les changements brutaux de direction des éléments porteurs
- Eviter les changements brutaux de largeur des éléments porteurs d’où il découle
que les largeurs des poutres et colonnes concourantes doivent être peu différentes

9
- Soigner la conception des assemblages des éléments préfabriqués
- Positionner les joints de montage (pour les structures métalliques) ou les reprises
de bétonnage en dehors des zones nodales.

 Pour la surveillance de chantier :


Il s’agit de garantir la qualité réelle du travail effectué, en particulier :
- Le positionnement des éléments préfabriqués en béton
- Le bétonnage de leurs joints d’assemblage
- La mise en place correcte des armatures
- Soigner les reprises de bétonnage
- La qualité des matériaux mis en œuvre

3.3.3. Régularité en plan


Le mouvement horizontal est un phénomène bidirectionnel. La structure du bâtiment doit
être capable de résister à des actions horizontales suivant toutes les directions et les éléments
structuraux doivent avoir des caractéristiques de résistance et de rigidité similaires dans les
deux directions principales, ce qui se traduit par le choix de formes géométriques symétriques.
La forme idéale n’est pas seulement symétrique suivant deux axes, mais se rapproche de
l’axisymétrie, car des dégâts importants ont souvent été observés à la jonction des plans dans
les structures composées de plusieurs plans perpendiculaires.
Des considérations purement flexionnelles expliquent ce phénomène, les raideurs
flexionnelles suivant les directions principales sont très différentes dans un bâtiment
rectangulaire.

Ce qui est valable pour la flexion d’ensemble l’est aussi pour la torsion : les éléments
reprenant la torsion doivent être distribué asse symétriquement. Le non-respect de ce principe
peut conduire à une déformation permanente gauchie de la structure.

10
3.3.4. Régularité en élévation
Dans la vue en élévation, les principes de simplicité et de continuité se traduisent par un
aspect régulier de la structure primaire, sans variations brusques d raideur. De telles variations
entrainent des sollicitations locales élevées.
Les principes de distribution continue et uniforme des éléments résistants de la structure
primaire demande d’assurer une continuité des colonnes, des murs structurels et des
remplissages en maçonnerie, sous peine de créer un niveau souple qui aura une raideur
inferieur à celle du reste de la structure et les déplacements ne seront pas uniformes.

3.3.5. Raideur et résistance à la torsion


La distribution des contraintes dans un solide soumis à la torsion est telle qu’il faut que les
éléments susceptibles de donner la résistance à la torsion soient portés le plus possible vers la
périphérie du bâtiment pour atteindre leur effet maximal.

3.3.6. Diaphragmes efficaces


Les diaphragmes d’un bâtiment sont les structures horizontales qui reportent l’action
horizontale, résultant de la mise en mouvement des masses des planchers et leurs charges,
vers les structures verticales de contreventement.
Les diaphragmes doivent être peu déformables dans leurs plans, de manière à assurer une
distribution efficace de l’action horizontale entre les différentes structures verticales.
Dans ce cas, l’action horizontale résultante à un niveau se répartie sur les contreventements
verticaux proportionnellement à la raideur de ces derniers. Les éléments verticaux les plus
rigides supportent ainsi les charges les plus importantes.

11
3.3.7. Des éléments structuraux verticaux surdimensionnés
La ruine des éléments verticaux d’un bâtiment à un aspect nécessairement catastrophique,
car elle entraine la chute d’un étage, qui a son tour entraine l’effondrement total de la
structure.
Il est donc fondamental pour la sécurité d’éviter à tout prix la ruine des éléments structuraux
verticaux. Ceux-ci sont hélas potentiellement le siège de plusieurs modes de ruine sans guère
de ductilité.
 Flambement
 Ecrasement
 Cisaillement

3.3.8. Créer les conditions d’un mécanisme plastique global


On prend pour exemple le principe « poteaux forts – poutres faibles » pour la formation des
rotules plastiques dans les poutres plutôt que dans les poteaux.
Dans les bâtiments dont l’ossature est faite de portique qu’on souhaite faire travailler dans le
domaine plastique sous séisme, il fondamental pour la sécurité de développer les déformations
plastiques dans les poutres et non dans les poteaux.

3.3.9. Choix rationnels relatifs aux masses


Dans les structures relativement raide, la résultante de cisaillement peut être réduite en
réduisant la masse sismique totale.

3.3.10. Largeur des contreventements


Les forces horizontales équivalentes au séisme sont équilibrées à la base e la structure par
une résultante de cisaillement et un moment de flexion. Ce dernier entraine :
 Des tractions dans les poteaux ou voiles
 Des compressions dans les poteaux ou voiles
On peut réduire les contraintes correspondant à ces sollicitations dans la structure en
élargissant le contreventement, le bras de levier des efforts dans le plan vertical est augmenté,
c qui réduit les sollicitations.

12
3.3.11. Largeur des fondations
Les forces horizontales équivalentes au séisme sont équilibrées à la base e la structure par
une résultante de cisaillement et un moment de flexion. Ce dernier entraine :
 Des tractions à la fondation
 Des compressions à la fondation
 Un risque de soulèvement à la base du côté tendu
Comme pour les éléments de contreventement, on peut réduire les sollicitations à la fondation
en réalisant un radier général raidi par des murs en béton armé plutôt que de multiples
fondations isolées. Ce radier réparti les réactions sur la plus grande surface possible, ce qui
réduit les contraintes appliquées au sol.

3.3.12. Partition en sous structures


Lorsque pour une raison quelconque (usage, esthétique), les principes de régularité en plan et
de symétrie ne peuvent être respectés, on peut penser à effectuer une partition du bâtiment en
plusieurs blocs ou sous structures, mais jointives pour leur utilisation.

13
3.3.13. Fixation des éléments non structurels
La première cause de mort en cas de séisme de faible magnitude est la chute d’éléments
non structurels mal fixés ou peu résistants placés en hauteur : cheminée, éléments décoratifs
de façades, cloisons ou vitrage appliqués aux façades, parois intérieure de séparation
simplement posées au sol et non tenues en leur point haut.

En conclusion, une construction, pour être parasismique, doit réunir trois conditions :
 Conception architecturale parasismique
 Respect des règles parasismique
 Exécution de qualité

14
4. Sols gonflants

4.1. Introduction

Les sols argileux peuvent présenter des variations importantes de volume lors d’un
changement hydrique, tel une période de sécheresse.
Le gonflement de certains sols ou certaines roches sédimentaires constitues un problème très
important en génie civil, car il peut être à l’origine de nombreux désordres tant pour les
structures de surface (bâtiments, ouvrages de soutènement, remblais) que pour les ouvrages
enterrés (tunnels, forages pétroliers, pieux, réseaux).
Les tunnels construits dans des sols gonflants sont exposés à des risques importants de
désordres. Le soulèvement puis la dislocation du radier sont des dommages fréquemment
observés.
Ce phénomène provoque des dégâts matériels important à travers le monde. Les maisons
individuelles en maçonnerie sont les plus touchées par ce phénomène car elles induisent de
faibles contraintes sur le sol, et car elles ont une faible résistance (en cisaillement), ce qui les
rend vulnérables vis-à-vis du phénomène de retrait-gonflement.

4.2. Définition

Le gonflement des argiles est un problème très complexe qui ne dépend pas seulement de
l’état de saturation et de l’interaction avec l’eau mais dépend aussi e comportement
mécanique et de la structure minéralogique des argiles.
Le gonflement d'un sol argileux peut résulter de la diminution des contraintes en place après
une excavation, d'un déchargement ou de l'imbibition du sol sous un état de contraintes
constant. Il se traduit par une augmentation du volume du sol ou un accroissement des
pressions régnant dans le milieu selon que le massif peut se déformer ou non. Pour leur part,
les roches composées d'anhydrite gonflent par hydratation. Le gonflement peut avoir des
conséquences néfastes sur les structures adjacentes, voir mettre en cause leur stabilité par les
déformations ou les pressions qu'il développe aux limites de l'ouvrage.
Si les mécanismes élémentaires de gonflement des sols et des roches prennent corps à
l'échelle microscopique, c'est à l'échelle macroscopique que les problèmes géotechniques sont
couramment examinés. La mise au point et l'évaluation des procédures d'essais de gonflement
des sols et des roches en laboratoire ont suscité de nombreux travaux. Mais le processus de
gonflement met en jeu simultanément différents facteurs et divers phénomènes physiques, ce
qui complique singulièrement les démarches entreprises tant sur le plan expérimental que
théorique. De fait, ces démarches n'ont pas abouti pour l'instant et il semble vain de chercher
aujourd'hui une procédure unifiée qui réponde parfaitement aux questions posées par le
gonflement des sols et des roches en regard des différents états des matériaux, des divers
types d'ouvrages qu'il est susceptible d'affecter et des différentes conditions de site possibles.

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4.3. Etude du phénomène logique

Certains matériaux sont susceptibles de gonfler au contact de l’eau. On trouve parmi ceux-ci
les sols argileux naturels, les sols argileux compactés, les marnes, les roches argileuses et les
roches composées d’anhydrite. C’est la variation de la teneur en eau qui est le facteur
déclenchant du gonflement. L’acquisition de cette eau se fait suivant différents modes et à des
échelles différentes suivant la nature des argiles.
Chaque type d’argile est caractérisé par une structure et une texture propre. Les différentes
structures caractérisent l’organisation microscopique et moléculaire des feuillets argileux ainsi
que leur assemblage en micro-agrégats, parfois appelé plaquette. A l’échelle microscopique et
moléculaire, les structures sont spécifiques à chaque famille minéralogique d’argile.
A une échelle macroscopique et granulométrique, on met en évidence différentes textures de
matériaux argileux qui caractérisent l’assemblage de ces plaquettes en macro-agrégats de taille
millimétrique ou centimétrique. Ces textures sont principalement gouvernées par l’état de
consolidation des argiles et l’histoire de leur dépôt ou de leur formation. Les structures et
textures sont très fortement liées et déterminent les caractéristiques de gonflement des argiles.
Devant la complexité des phénomènes à l’échelle microscopique, on utilise généralement des
méthodes de caractérisation du phénomène de gonflement à l’échelle macroscopique.
Cependant, une étude minéralogique et des de texture permet d’obtenir des informations
qualitatives sur l’ampleur du gonflement et de mettre en évidence les mécanismes mis en jeu.

4.3.1. Structure moléculaire des argiles (gonflement interfoliaire)


Les minéraux argileux sont constitués de parties particulaires qui forment le squelette solide
du sol, dont la partie poreuse est en partie ou en totalité occupée par l’eau. Ces particules, aussi
appelées plaquettes, sont elles-mêmes structurées en association de feuillets élémentaires.
Chaque feuillet élémentaire, composé d’un empilement de couches siliceuses et alumineuses,
est séparé du suivant par un espace interfoliaire occupé ou non par de l’eau et/ou des cations.
Des arrangements de la composition chimique de ces couches dépendent de la nature du
matériau argileux et sa capacité à gonfler. Les minéraux argileux sont donc des combinaisons
de couches élémentaires entre elles et avec d’autres ions tels que le potassium, le sodium et le
chlore. Ils peuvent être classés en quatre groupes principaux : la kaolinite, la montmorillonite,
l’illite et la chlorite.
La montmorillonite est le type d’argile qui présente le plus fort potentiel de gonflement. Son
feuillet élémentaire est constitué de deux couches siliceuses et une couche alumineuse qui
confèrent à la particule une énergie de liaison très faible entre ses feuillets. La substitution des
ions Al3+ par les ions Mg2+ dans les couches d’alumine impose aux feuillets un déficit de charge
qui est compensé par des ions Ca2+ ou Na2+. Les molécules d’eau ou cations peuvent se fixer
dans l’espace interfoliaire, ce qui entraine une augmentation de la distance entre les feuillets et
donc un gonflement à échelle macroscopique, appelé gonflement intraparticulaire ou
interfoliaire. Ce mécanisme de gonflement est spécifique aux argiles de la famille des
smectictes, en particulier les montmorillonites et à certaines chlorites. Ce phénomène est celui
qui présente la plus grande ampleur lors du gonflement.

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4.3.2. Texture des sols argileux (gonflement interparticulaire)

Les couches siliceuses et alumineuses comportent des défauts dans leur structure. En effet,
certains cations échangeables sont remplacés par d’autres de moindre valence. Cette
substitution confère à la particule d’argile un déficit de charge positive qui permet aux cations
hydratés et aux molécules d’eau polaires de venir se fixer au voisinage de sa surface ou dans
l’espace interfoliaire. Il se forme ainsi autour de la particule d’argile une double couche, l’une
fortement liée à la particule et d’une faible épaisseur, de l’ordre de 20 Å, l’autre plus importante,
pouvant atteindre 400 est plus faiblement liée. Cette double couche joue le rôle de membrane
semi-perméable et est à l’origine de phénomène d’osmose. Si la concentration de l’eau proche
des particules d’argiles est plus importante que celle de l’eau située dans les pores plus larges,
la pression osmotique générée par la différence de concentration provoque la migration des
molécules d’eau vers les particules. La fixation des molécules d’eau implique l’augmentation de
la distance entre particules, ce qui provoque à l’échelle macroscopique un gonflement appelé
gonflement interparticulaire. Ce type de gonflement concerne toutes les argiles mais son ampleur
est moins importante que pour le gonflement interfoliaire.
La texture des sols argileux peut varier fortement en fonction du type de minéraux argileux, du
mode de sédimentation ou encore de l’état de consolidation, qui influence le gonflement
interparticulaire. Un sol argileux profond ou surconsolidé, qui présente une organisation serrée
et orientée des particules d’argiles, ne présente pas le même gonflement qu’un sol argileux dont
la sédimentation a été rapide, récente et pour lequel la distance entre plaquette et la teneur en eau
est maximale. De plus, il est rare de rencontrer des sols argileux composés uniquement d’argile
et, au sein même de la fraction argileuse, plusieurs types d’argile peuvent coexister. La texture
argileuse se superpose donc aux organisations des autres éléments des sols. Les considérations
ayant trait à la structure et à la texture des argiles atteignent donc vite leur limite tant la nature
réelle des sols argileux est complexe.

4.3.3. Capillarité
Le phénomène de capillarité découle d’une propriété des fluides appelée tension superficielle
qui se développe à l’interface de matériaux différents. A l’intérieur d’un volume de sol, ce
phénomène se produit lorsque l’eau, les grains et l’air entrent en contact.
Dans les matériaux poreux, la présence des ménisques crée des forces capillaires qui sont
d’autant plus grandes que le matériau est dessaturé. A l’équilibre, la différence de pression entre
l’eau et l’air dépend des caractéristiques géométriques des pores, de la tension interfaciale de
couple air eau et de la mouillabilité de solide.
On caractérise ces forces capillaires à travers la succion matricielle qui prend en compte les
forces attractives de capillarité et d’adsorption résultant de l’interaction de l’eau interstitielle et
de la phase solide du milieu poreux. Toute variation de succion dans un milieu déformable
entraine des déformations et donc des variations de volume.
Les variations de volume qui apparaissent au niveau d’un niveau d’un élément de sol peuvent
provenir outre de la modification de l’état de contrainte, des interactions eau-solide à l’échelle
des particules (gonflement interfoliaire et interparticulaire) et des phénomènes de capillarité.
Pour les sols argileux non saturés, ces deux phénomènes se superposent.

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4.4. Caractérisation des sols gonflants
L’analyse de la structure des argiles et des mécanismes mis en jeu permet d’expliquer le
phénomène. Cependant, la quantification du gonflement passe nécessairement par la réalisation
d’essais de laboratoire.

4.4.1. Paramètres caractéristiques


La caractérisation des matériaux gonflants est rendue très complexe par la superposition des
phénomènes physico-chimiques et mécaniques. Bien que le phénomène du gonflement prenne
place aux échelles microscopiques et au niveau des particules, c’est une approche
macroscopique qui est utilisée dans la pratique pour la caractérisation des matériaux gonflants.
La diversité des ouvrages rencontrés en génie civil a donné lieu à plusieurs notions pour
caractériser le comportement des sols gonflants : la pression de gonflement, le facteur de
gonflement, l’indice de gonflement et le gonflement libre. La connaissance de la pression de
gonflement est indispensable pour calculer les poussées que peuvent exercer les sols gonflants
au voisinage de revêtements ou de soutènements (routes, canaux, tunnels…). Par ailleurs, la loi
de variation du gonflement en fonction de l’état de contrainte est mieux adaptée pour
dimensionner des structures légères (bâtiments de faible hauteur, chaussées…).
Il semble y avoir un consensus sur la définition de la pression de gonflement, qui représente
la contrainte à appliquer au sol pour qu’il garde un volume constant au cours de l’imbibition.
Cependant, il existe de nombreuses méthodes pour déterminer cette pression qui donnent des
résultats différents.
Le facteur de gonflement exprime la déformation de gonflement induite par l’imbibition par
rapport à un état de contrainte donné. Il est noté Kf.
L’indice de gonflement traduit l’importance de la déformation de gonflement induite par un
déchargement par rapport à un état de contrainte donnée. La déformation de gonflement est
obtenue en retranchant de déformation due à la variation de contrainte, la déformation
instantanée. Il est noté Ki.
On détermine également le gonflement libre, qui représente la déformation de gonflement
maximale d’un élément de sol soumis à l’imbibition sous faible contrainte.
Cependant, cette charge varie suivant les auteurs, ce qui complique les comparaisons. Le
gonflement libre seul n’est pas suffisant pour caractériser les matériaux gonflants car on
constate qu’il n’y a pas de relation entre la pression de gonflement et le gonflement libre. Ainsi,
certains matériaux possèdent une pression de gonflement très élevée, mais présentent un
gonflement libre très faible ; pour d’autre c’est l’inverse.
Finalement, la caractérisation des sols gonflants se fait principalement par la détermination de
deux paramètres, la pression de gonflement et le facteur de gonflement ou la pression de
gonflement et l’indice de gonflement. Le couple « pression de gonflement-facteur de
gonflement » est destiné à déterminer la déformation et la pression appliquées sur un ouvrage
lorsqu’un terrain est susceptible de gonfler par apport d’eau. Par contre, dans le cas d’une
excavation pour laquelle le gonflement résulte des effets combinés d’un apport d »eau et d’un
déchargement mécanique, le phénomène est mieux caractériser par le couple « pression de
gonflement-indice de gonflement ». Cependant, les paramètres de gonflement ne peuvent être
considérés comme intrinsèques au matériau, ils dépendent de son état (teneur en eau, structure,
nature de l’eau ...) et des conditions d’essais. En fonction de l’ouvrage étudié et des conditions
du site, on fixe les paramètres de gonflement et les procédures d’essais à effectuer.

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4.4.2. Différents types d’essais

La détermination des paramètres caractéristiques de gonflement se fait en laboratoire, on


préfère réaliser des essais sur des échantillons de sols intacts ou remaniés à l’aide d’appareils
classiques de laboratoire : l’œdomètre et la cellule triaxiale. La complexité du phénomène et la
diversité des situations rencontrées ont entrainées l’apparition de nombreuses méthodes pour
caractériser le gonflement, que l’on peut classer en quatre catégories : les essais de gonflement
libre, les essais de plusieurs paliers de charges imposées, les essais de gonflement en parallèle
et les essais à volume constant. En effet, il semble difficile de caractériser le gonflement des
sols par une procédure unique. Chaque méthode d’essais tente de simuler le plus fidèlement
possible les conditions in situ. Bien que ces essais soient dans la plupart des cas réalisés à
l’œdomètre, ils peuvent être transposés dans leur principe à la cellule triaxiale, qui permet de
reproduire certains chemins de contraintes.

Essais de gonflement libre ou méthode de pré-gonflement

Jennings et Knight furent les premiers à utiliser cette méthode, en 1957, pour déterminer les
paramètres caractéristiques de gonflement. On laisse gonfler l’éprouvette sous une faible
contrainte jusqu’à la stabilisation de la déformation qui correspond au gonflement libre. Puis,
on ramène l’échantillon à sa taille initiale par paliers de chargement avec stabilisation des
déformations sous chaque palier. La pression de gonflement correspond à la pression à
appliquer pour que l’échantillon retrouve sa taille initiale.
L’inconvénient de cette méthode est qu’elle n’est pas représentative de chemin de contraintes
suivi par le sol lorsqu’il subit un gonflement sous confinement. De plus, cette procédure peut
entrainer une modification de la structure pendant le gonflement avant le retour à une
déformation nulle. Cependant, elle nécessite l’utilisation d’une seule éprouvette et permet
d’obtenir, outre la pression de gonflement et le gonflement libre, la courbe de consolidation du
sol saturé.

Essai de gonflement sous plusieurs paliers successifs imposés

Huber et Amberg ont proposés, en 1970, une procédure où l’échantillon, placé dans un
œdomètre, subit un cycle et demi de charge et décharge pour éliminer l’effet du carottage et de
la mise en place dans l’œdomètre. Il est ensuite mis en présence d’eau sous une contrainte a.
Après stabilisation du gonflement, l’échantillon est déchargé par palier avec stabilisation entre
chaque palier.
La pression de gonflement peut être déduite de cet essai par le prolongement et l’intersection
des courbes. La détermination de l’indice de gonflement peut être faussée par la dépendance
entre les paliers de déchargement. En effet, la cinétique du gonflement est très lente et donc le
gonflement n’a pas le temps de développer sous un certain palier, ce qui reporte la partie du
gonflement qui aurait dû se développer sous un certain palier au palier suivant.

Essai de gonflement en parallèle ou sous des pressions différentes

Cette méthode consiste à préparer plusieurs échantillons, qui sont soumis à des essais de
gonflement libre sous différents chargements. On trace ensuite l’évolution de la déformation
(gonflement ou compression), à partir de l’imbibition, en fonction de contrainte axiale (essai
œdométrique) ou moyenne (essai triaxial). La pression de gonflement est celle qui correspond
à une déformation nulle. Le facteur de gonflement est directement déterminé par le coefficient
directeur de la droite.

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Cette méthode présente l’inconvénient d’utiliser plusieurs éprouvettes, ce qui entraine un risque
d’hétérogénéité des échantillons. C’est pourquoi, elle est plutôt utilisée pour des matériaux
remaniés. Cependant, le facteur de gonflement n’est pas affecté par la dépendance entre chaque
palier de gonflement comme c’est le cas pour l’essai de gonflement sous plusieurs paliers de
charges imposés. Cet essai est plus à même de simuler les conditions de gonflement rencontrées
in situ. En effet, le gonflement vertical in situ se fait généralement à charge verticale constante.

Essai de gonflement à volume constant ou méthode directe

L’essai de gonflement à volume constant consiste à empêcher toute variation de volume de


l’échantillon sous imbibition. Le principal inconvénient de cette méthode est la difficulté de
maintenir le volume constant. Un premier procédé consiste à charger l’échantillon par petits
paliers au fur et à mesure que se développe le gonflement. Cependant, la réponse du sol aux
sollicitations n’est pas instantanée et de petites oscillations assimilables à des cycles de
chargement-déchargement apparaissent. Ces cycles peuvent entrainer des problèmes de
répétabilité car ils ne sont jamais identiques. Pour éviter ces inconvénients, une autre méthode
consiste à utiliser des appareils de mesure de rigidité très importante afin d’empêcher au
maximum l’apparition de déformations.
La pression de gonflement est donc égale à la pression finale qu’il faut appliquer pour qu’il n’y
ait plus de déformation sous imbibition. On peut supposer avec ce type d’essais que la structure
du sol ne varie pas ou varie très peu au cours du gonflement, ce qui n’est pas le dans l’essai de
gonflement libre.

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