Réduction
Réduction
Exercice 9 [ 03462 ] [Correction] b) Montrer que ◦ est une loi interne dans Γ.
[Endomorphisme cyclique] Soient u endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de c) Montrer que φ est un morphisme injectif de (Γ, ◦) dans (GL(E2 ), ◦).
dimension finie n ≥ 2.
d) Montrer que φ est surjectif.
On suppose que E est le seul sous-espace vectoriel non nul stable par u.
e) En déduire que (Γ, ◦) est un groupe. Quel est son élément neutre ?
a) L’endomorphisme u possède-t-il des valeurs propres ?
b) Montrer que pour tout x ∈ E \ {0E }, la famille (x, u(x), . . . , un−1 (x)) est une
base de E. Exercice 13 [ 02897 ] [Correction]
Quelle est la forme de la matrice de u dans cette base ? On note E = C(R, R) et on pose, pour toute f ∈ E et tout x ∈ R,
c) Montrer que cette matrice ne dépend pas du choix de x. Z x
T f (x) = f (x) + f (t) dt
0
Exercice 10 [ 00759 ] [Correction]
a) L’opérateur T est-il un automorphisme de E ?
Soient u et v deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ .
On suppose u ◦ v = v ◦ u et v nilpotent. b) Existe-t-il un sous-espace vectoriel de E de dimension finie impaire et stable
On désire montrer par T ?
det(u + v) = det u
en raisonnant par récurrence sur la dimension n ≥ 1.
Exercice 14 [ 04132 ] [Correction]
a) Traiter le cas n = 1 et le cas v = 0. Une matrice A = (ai,j ) ∈ Mn (R) est dite magique s’il existe un réel s vérifiant
b) Pour n ≥ 2 et v 6= 0, former les matrices de u et v dans une base adaptée à n n
Im v.
X X
∀i ∈ J1 ; nK, ai,j = s et ∀j ∈ J1 ; nK, ai,j = s
c) Conclure en appliquant l’hypothèse de récurrence aux restrictions de u et v j=1 i=1
au départ de Im v.
On note U la colonne U = t 1 ··· 1 ∈ Mn,1 (R).
a) Montrer que la matrice A est magique si, et seulement si, il existe des réels λ
Exercice 11 [ 03116 ] [Correction] et µ vérifiant
Soient E un espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E) nilpotent. AU = λU et t U A = µt U
Soit S un sous-espace vectoriel de E stable par u et tel que
Que dire alors des réels λ et µ ?
E = S + Im u b) On introduit les espaces D = Vect(U ) et H = {X ∈ Mn,1 (R) | t U X = 0}.
Pourquoi peut-on affirmer que ces espaces sont supplémentaires ?
Montrer que S = E.
c) Montrer qu’une matrice A de Mn (R) est magique si, et seulement si, elle
laisse stable les espaces D et H.
Exercice 12 [ 00760 ] [Correction] d) En déduire que la dimension de l’espace de matrices magiques de Mn (R).
Soit E = E1 ⊕ E2 un K-espace vectoriel. On considère
Γ = {u ∈ L(E) | ker u = E1 et Im u = E2 }
Matrices semblables
a) Montrer, pour tout u de Γ que ũ = uE2 est un automorphisme de E2 . Exercice 15 [ 00721 ] [Correction]
Soit φ : Γ → GL(E2 ) définie par φ(u) = ũ. Soit A ∈ M3 (R) vérifiant A2 = 0 et A 6= 0.
C = {M ∈ M3 (R) | AM − M A = O3 }
Exercice 33 [ 00766 ] [Correction]
Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E tel que tout vecteur non nul
Exercice 27 [ 03778 ] [Correction] en soit vecteur propre.
Les matrices suivantes sont-elles semblables ? Montrer que u est une homothétie vectorielle.
3 6 −5 −2 1 2 6 21
−1 −6 5 −2 0 2 2 5
A= −1 −10 8 −3 et B = 0
Exercice 34 [ 00042 ] [Correction]
0 3 2
0 −3 2 0 0 0 0 5 Soient u, v deux endomorphismes d’un espace vectoriel.
a) Si λ 6= 0 est valeur propre de u ◦ v, montrer qu’il l’est aussi de v ◦ u.
b) Pour P ∈ E = R [X], on pose
Exercice 28 [ 02541 ] [Correction]
Soit G une partie de Mn (R) non réduite à la matrice nulle.
Z X
On suppose que (G, ×) est un groupe. Montrer qu’il existe r ∈ N∗ tel que le u(P ) = P 0 et v(P ) = P (t) dt
0
groupe (G, ×) soit isomorphe à un sous-groupe de (GLr (R), ×).
ce qui définit des endomorphismes de E. Déterminer
Exercice 76 [ 02696 ] [Correction] a) Rappeler pourquoi un endomorphisme d’un C-espace vectoriel de dimension
Soient A, B ∈ Mn (R). Montrer que AB et BA ont même valeurs propres. finie non nulle admet au moins un vecteur propre.
b) Soient u, v deux endomorphismes d’un C-espace vectoriel E de dimension
finie non nulle.
Exercice 77 [ 03083 ] [Correction] On suppose
Soit A ∈ Mn (R) telle que Sp A ⊂ R+ . Montrer u◦v =v◦u
det A ≥ 0 Montrer que u et v ont un vecteur propre en commun.
e) Conclure que, dans Mn (C), les matrices non inversibles vérifient (P ) et que a) Montrer que 1 ∈ Sp(A).
ce sont les seules. b) Justifier que si λ ∈ C est valeur propre de A alors |λ| ≤ 1.
f) Que dire des cette propriété dans le cas Mn (R) (on distinguera n pair et n c) Observer que si λ ∈ C est valeur propre de A et vérifie |λ| = 1 alors λ est une
impair) ? racine de l’unité.
Montrer que
1 1 ··· 1
Sp(A) ⊂ [− kAk ; kAk] 1 1 (0)
M = .
.. ..
.
Exercice 88 [ 00774 ] [Correction] 1 (0) 1
Soit A = (ai,j ) P ∈ Mn (R) vérifiant pour tout i, j ∈ {1, . . . , n} ai,j > 0 et pour tout
n
i ∈ {1, . . . , n}, j=1 ai,j = 1.
a) Montrer que 1 ∈ Sp(A). Exercice 92 [ 02861 ] [Correction]
Déterminer les valeurs propres de la matrice
b) Justifier que si λ ∈ C est valeur propre de A alors |λ| ≤ 1.
c) Observer que si λ ∈ C est valeur propre de A et vérifie |λ| = 1 alors λ = 1. 0 ··· 0 1
.. .. ..
. . .
∈ Mn (R)
0 · · · 0 1
Exercice 89 [ 03280 ] [Correction] 1 ··· 1 1
Soit A = (ai,j ) ∈ MP n (R) vérifiant pour tout i, j ∈ {1, . . . , n} ai,j ∈ R+ et pour
n
tout i ∈ {1, . . . , n}, j=1 ai,j = 1.
Montrer que A et u ont les mêmes valeurs propres et préciser les sous-espaces b) On suppose K = R. La matrice A est-elle diagonalisable ?
propres de u en fonction de ceux de A. c) Mêmes questions avec B.
À quelle condition la matrice Mn est-elle diagonalisable ? b) Combien y a-t-il de matrice M telle que M 2 = A dans Mn (C) ? dans
Déterminer alors une base de vecteurs propres Mn (R) ?
est un endomorphisme de l’espace vectoriel réel E = Rn [X]. Former la matrice de Exercice 146 [ 02718 ] [Correction]
f relative à la base canonique de E. En déduire la diagonalisabilité de f ainsi que Soient A ∈ R [X] et B ∈ R [X] scindé à racines simples de degré n + 1. Soit Φ
ses valeurs propres et la dimension des sous-espaces propres associés. l’endomorphisme de Rn [X] qui à P ∈ R [X] associe le reste de la division
euclidienne de AP par B. Déterminer les éléments propres de Φ.
L’endomorphisme Φ est-il diagonalisable ?
Exercice 142 [ 00802 ] [Correction]
Soient E = Rn [X] et deux réels a 6= b. Pour P ∈ E, on pose
Exercice 147 [ 03582 ] [Correction]
ϕ(P ) = (X − a)(X − b)P 0 − nXP Soient A, B fixés dans Rn [X].
On note f l’application qui, à P ∈ Rn [X] associe le reste de la division
a) Montrer que ϕ est un endomorphisme de E.
euclidienne de AP par B.
b) Déterminer les valeurs propres de ϕ et en déduire que ϕ est diagonalisable. a) Montrer que f est un endomorphisme ; est-ce un isomorphisme ?
b) On suppose dans la suite que les polynômes A et B premiers entre eux avec
B scindé à racines simples ; donner les valeurs propres de f .
Exercice 143 [ 00803 ] [Correction]
L’endomorphisme φ de Mn (R) défini par c) L’endomorphisme f est-il diagonalisable ?
a) Calculer le polynôme caractéristique de A. « Tout sous-espace vectoriel stable par u admet un supplémentaire stable »
b) Trigonaliser la matrice A.
Montrer que l’endomorphisme u est diagonalisable.
c) On suppose que la matrice de f est donnée par Exercice 179 [ 00817 ] [Correction]
Soit A ∈ Mn (K). On suppose χA scindé.
1 1 0 0
−1 2 0 1 a) Justifier que A est trigonalisable.
A= 0 0 −1 0
b) Établir que pour tout k ∈ N,
1 0 0 1
Sp(Ak ) = λk | λ ∈ Sp(A)
Exercice 178 [ 03551 ] [Correction] a) Soient A et B dans M2 (K) telles que AB = BA. Montrer que B ∈ K [A] ou
Expliquer pourquoi le déterminant de A ∈ Mn (R) est le produit des valeurs A ∈ K [B].
propres complexes de A, valeurs propres comptées avec multiplicité. b) Le résultat subsiste-t-il dans M3 (K) ?
P (0) = 0 et P 0 (0) 6= 0
Exercice 196 [ 03465 ] [Correction]
Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E et P ∈ K [X] annulateur de u. Montrer que l’image et le noyau de f sont supplémentaires dans E.
On suppose qu’on peut écrire P = QR avec Q et R premiers entre eux.
Établir
Im Q(u) = ker R(u) Exercice 202 [ 03277 ] [Correction]
Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel. On suppose qu’il existe un
polynôme annulateur de u dont 0 est racine simple. Montrer
Exercice 197 [ 04141 ] [Correction]
Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension quelconque. On ker u = ker u2
suppose qu’il existe deux polynômes P, Q ∈ K[X] premiers entre eux vérifiant
(P Q)(u) = 0. Montrer
ker P (u) ⊕ Im P (u) = E Exercice 203 [ 02501 ] [Correction]
Soient E un K-espace vectoriel de dimension quelconque, u ∈ L(E) et P ∈ K [X]
ayant 0 comme racine simple et tel que P (u) = 0.
Polynômes annulateurs a) Montrer
ker u2 = ker u et Im u2 = Im u
Exercice 198 [ 00822 ] [Correction]
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E). b) En déduire
Justifier l’existence d’un entier p ≥ 0 tel que la famille (Id, u, . . . , up ) soit liée. E = ker u ⊕ Im u
En déduire que u possède un polynôme annulateur non nul.
Exercice 226 [ 03185 ] [Correction] Montrer qu’il existe U et V dans Mn (Z) telles que
c) Montrer que le nombre de sous-espaces de E stables par u est le nombre de Exercice 233 [ 00843 ] [Correction]
diviseurs unitaires de χu dans C [X]. Soit a un réel. Pour M ∈ Mn (R), on pose
b) Pour quels a, L est-il un automorphisme ? Trouver son inverse dans ces cas. a) Montrer
M inversible si, et seulement si, 1 ∈
/ Sp M
b) Énoncer une condition nécessaire et suffisante pour que M soit diagonalisable. Exercice 247 [ 00708 ] [Correction]
Soit (A, B, C) ∈ Mn (R)3 tel que
a) Déterminer un polynôme annulateur non trivial de la matrice A. Exercice 254 [ 03030 ] [Correction]
b) Soit M ∈ M2 (R) vérifiant Soient P ∈ Mn (R) une matrice de projection et ϕ l’endomorphisme de Mn (R)
M2 + M = A défini par
ϕ(M ) = P M + M P
Justifier que la matrice M est diagonalisable et déterminer les valeurs propres
Montrer que l’endomorphisme ϕ est diagonalisable
possibles pour M .
c) Déterminer alors les matrices M possibles à l’aide de polynômes annulateurs
appropriés. Exercice 255 [ 02720 ] [Correction]
Soit n ∈ N∗ , u ∈ L(R2n+1 ). On suppose u3 = u, tr u = 0 et tr u2 = 2n. On note
C(u) = v ∈ L(R2n+1 ) | uv = vu
Exercice 251 [ 03810 ] [Correction]
a) Calculer la dimension C(u).
a) Trouver les valeurs propres des matrices M ∈ M2 (R) vérifiant
b) Quels sont les n tels que C(u) = R [u] ?
1 1
M2 + M =
1 1
Exercice 256 [ 02721 ] [Correction]
b) Déterminer alors les matrices M solutions à l’aide de polynômes annulateurs Soit A ∈ Mn (R). On pose fA (M ) = AM , pour toute matrice M ∈ Mn (R).
appropriés. a) Montrer que si A2 = A alors fA est diagonalisable.
b) Montrer que fA est diagonalisable si, et seulement si, A est diagonalisable.
c) On suppose f 2 diagonalisable et f inversible. Montrer que f est Exercice 280 [ 03239 ] [Correction]
diagonalisable. Soit f ∈ L(R3 ) vérifiant
d) On suppose f 2 est diagonalisable et ker f = ker f 2 . Montrer à nouveau que f
f 2 = f 3 et dim ker(f − Id) = 1
est diagonalisable.
Montrer l’existence d’une base de R3 dans laquelle la matrice de f est de la forme
Exercice 276 [ 00861 ] [Correction] 1 0 0
Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie n ∈ N∗ et u ∈ L(E). 0 0 α avec α ∈ {0, 1}
a) Énoncer un critère de diagonalisabilité en terme de polynôme annulateur. 0 0 0
b) On suppose u ∈ GL(E). Montrer que u est diagonalisable si, et seulement si,
u2 l’est.
Exercice 281 [ 00864 ] [Correction]
c) Généralisation : Soit P ∈ C [X]. On suppose P 0 (u) ∈ GL(E) Soient A ∈ Mn (C)(n ≥ 3) vérifiant
Montrer que u est diagonalisable si, et seulement si, P (u) l’est.
rg A = 2, tr A = 0 et An 6= On
A3 − 4A2 + 4A = 0 et tr A = 8
Trigonalisabilité et polynôme annulateur
Exercice 279 [ 00866 ] [Correction]
Nilpotence
Soit A ∈ Mn (C) telle que 0 soit la seule valeur propre de A.
Exercice 284 [ 00783 ] [Correction]
a) Montrer que An = 0.
Soit A ∈ Mn (C) nilpotente.
b) Calculer det(A + In ).
a) Calculer χA .
c) Soit M ∈ GLn (C) commutant avec A. Calculer det(A + M ).
b) Même question avec A ∈ Mn (R).
d) Inversement, quelles sont les matrices A vérifiant :
a) Montrer que A est semblable à une matrice triangulaire supérieure stricte. b) Montrer que l’endomorphisme f est nilpotent si, et seulement si,
b) Le résultat est-il encore vrai pour A ∈ Mn (R) ?
∀1 ≤ k ≤ n, tr(f k ) = 0
AN = N A
Exercice 294 [ 03023 ] [Correction]
Montrer que Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E).
det(A + N ) = det A On note I1 = {P ∈ C [X] /P (u) = 0} et I2 = {P ∈ C [X] /P (u) est nilpotent}.
a) Montrer que I1 et I2 sont des idéaux non nuls de C [X].
On note P1 et P2 leurs générateurs unitaires respectifs.
Exercice 289 [ 02724 ] [Correction] b) Établir un lien entre P1 et P2 .
Soit A une matrice carrée réelle d’ordre n. c) Montrer l’existence de Q ∈ I2 tel que u − Q(u) est diagonalisable
Montrer que A est nilpotente si, et seulement si,
∀p ∈ J1 ; nK, tr Ap = 0
Exercice 295 [ 03095 ] [Correction]
Soit Φ : M2 (R) → R vérifiant
Exercice 290 [ 00865 ] [Correction]
0 1
Soient E un C-espace vectoriel de dimension n et f ∈ L(E). ∀A, B ∈ M2 (R), Φ(AB) = Φ(A)Φ(B) et Φ 6= Φ(I2 )
1 0
a) Montrer que l’endomorphisme f est nilpotent si, et seulement si,
a) Démontrer que Φ(O2 ) = 0.
Sp(f ) = {0} b) Si A est nilpotente, démontrer que Φ(A) = 0.
c) Soient A ∈ M2 (R) et B la matrice obtenue à partir de A en permutant les Exercice 299 [ 03763 ] [Correction]
lignes de A. Pour n ≥ 2, on note H un hyperplan de Mn (K) ne contenant aucune matrice
Démontrer que Φ(B) = −Φ(A). inversible.
d) Démontrer que A est inversible si, et seulement si, Φ(A) 6= 0. a) Montrer que H contient toutes les matrices nilpotentes.
b) En déduire que tout hyperplan de Mn (K) rencontre GLn (K).
Exercice 1 : [énoncé] a) Rappelons que les suites (ker up )p∈N et (Im up )p∈N sont respectivement
Soit y ∈ Im u. Il existe x ∈ E tel que y = u(x) et alors croissante et décroissante pour l’inclusion. La suite (dim ker up )p∈N est une
suite croissante et majorée d’entiers naturels, elle est donc stationnaire :
v(y) = v(u(x)) = u(v(x)) ∈ Im u ∃n ∈ N, ∀p ≥ n, dim ker up = dim ker un or ker up ⊃ ker un donc
Ainsi, Im u est stable par v. ker up = ker un puis N = ker un . Aussi
Soit x ∈ ker u. On a u(x) = 0E donc dim Im up = dim E − dim ker up = dim E − dim ker un = dim Im un et
Im up ⊂ Im un donc Im up = Im un puis I = Im un .
u(v(x)) = v(u(x)) = v(0E ) = 0E b) dim N + dim I = dim ker un + dim Im un = dim E en vertu du théorème du
et v(x) ∈ ker u. Ainsi ker u est stable par v. rang.
La réciproque est fausse, si u est un automorphisme il est certain que Im u = E et Soit x ∈ N ∩ I. Il existe a ∈ E tel que x = un (a) et alors un (x) = 0 donc
ker u = {0E } seront stables par v alors qu’il n’y aucune raison que u et v u2n (a) = 0. Ainsi a ∈ ker u2n = ker un donc x = un (a) = 0. Ainsi N ∩ I = {0}
commutent. d’où E = N ⊕ I.
u et un commutent donc N et I sont stables par u.
(uN )n = (un )ker un = 0 donc uN est nilpotente.
Exercice 2 : [énoncé] Im un+1 = Im un donne u(Im un ) = Im un donc uI est surjective puis bijective
Supposons f ◦ p = p ◦ f . Pour tout x ∈ ker p, p(f (x)) = f (p(x)) = 0 donc car dim Im un < +∞.
f (x) ∈ ker p. c) Par supplémentarité : dim E = dim F + dim G = dim N + dim I.
Rappelons Im p = ker(p − Id). Pour tout x ∈ Im p, p(f (x)) = f (p(x)) = f (x) donc Il existe p ∈ N, tel que (uF )p = 0 donc F ⊂ ker up ⊂ N .
f (x) ∈ Im p. uG est bijective donc (uG )n aussi or G = Im(uG )n ⊂ Im(un ) = I.
Inversement. Supposons ker p et Im p stables par f . Pour tout x ∈ E, on peut On a alors dim F ≤ dim N , dim G ≤ dim I et dim F + dim G = dim N + dim I
écrire x = u + v avec u ∈ ker p et v ∈ Im p. On a alors f (p(x)) = f (v) et donc dim F = dim N et dim G = dim I. Par inclusion et égalité des
p(f (x)) = p(f (u) + f (v)) = f (v) donc p ◦ f = f ◦ p. dimensions F = N et G = I.
Exercice 3 : [énoncé]
Exercice 5 : [énoncé]
a) Soit ~x ∈ ker f , f (g(~x)) = g(f (~x)) = g(0E ) = 0E donc g(~x) ∈ ker f . Ainsi ker f
est stable par g. a) ker uk−1 est un sous-espace vectoriel de ker uk et comme on se place en
Soit ~y ∈ Im f . Il existe x ∈ E tel que ~y = f (~x) et alors dimension finie, tout sous-espace vectoriel admet un supplémentaire.
g(~y ) = g(f (~x)) = f (g(~x)) ∈ Im f donc Im f est stable par g. b) E = ker up = ker up−1 ⊕Fp = ker up−2 ⊕Fp−1 ⊕Fp = · · · = ker u0 ⊕F1 ⊕· · ·⊕Fp
b) ( =⇒ ) immédiat via a). avec ker u0 = {0}.
( ⇐= ) Si Im p et ker p sont stables par f alors, puisque ces derniers sont c) ker uk−1 dans ker uk . On a E = ker up = ker up−1 ⊕ Fp = . . . = F1 ⊕ · · · ⊕ Fp .
supplémentaires dans E. Soit ~x ∈ E, on peut écrire ~x = ~u + ~v avec ~u ∈ Im p Dans une base adaptée à cette décomposition la matrice de u est :
et ~v ∈ ker p.
On a alors (f ◦ p)(~x) = f (p(~u) + p(~v )) = f (~u) et (0) (∗)
p ◦ f (~x) = p(f (~u)) + p(f (~v )) = f (~u) car f (~u) ∈ Im p et f (~v ) ∈ ker p. Ainsi ..
.
∀~x ∈ E, (f ◦ p)(~x) = (p ◦ f )(~x) (0) (0)
Exercice 6 : [énoncé] a) L’image d’un endomorphisme est toujours stable par celui-ci. . . En effet
∀x ∈ Im u, u(x) ∈ Im u
a) Supposons λa + µf (a) = 0E (1)
En appliquant f , on obtient −µa + λf (a) = 0E (2).
b) Si x ∈ Im u alors il existe a ∈ E tel que x = u(a). On a alors
La combinaison λ(1) − µ(2) donne (λ2 + µ2 )a = 0E , or a 6= 0E donc
λ = µ = 0 puisque λ, µ ∈ R. u2 (x) = u3 (a) = −u(a) = −x
b) Montrons par récurrence sur k ∈ N∗ la propriété
« il existe a1 , . . . , ak non nuls tels que les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ) sont en c) En vertu de ce qui précède, v 2 = − Id donc v est un isomorphisme et
somme directe » ou « il existe p ∈ N∗ et il existe a1 , . . . , ap tel que v −1 = −v.
E = F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ap ) » d) D’une part
Pour k = 1 la propriété est claire car E 6= {0E }. 1
Supposons la propriété établie au rang k. det(v −1 ) =
det v
Puisque la propriété est supposée vraie au rang k l’une des deux alternatives et d’autre part
définissant celle-ci est vérifiée. Si c’est la seconde alors la propriété est
det(−v) = (−1)dim Im u det v
immédiate vérifiée au rang k + 1. Sinon, c’est qu’il existe a1 , . . . , ak vecteurs
non nuls de E tels que les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ) sont en somme directe. donc
Si E = F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ) alors la propriété est vérifiée au rang k + 1 en (−1)dim Im u > 0
choisissant p = k.
On en déduit que la dimension de l’image de u est paire.
Sinon, il existe ak+1 ∈ E tel que ak+1 ∈ / F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ).
Montrons qu’alors les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ), F (ak+1 ) sont en somme
directe.
Supposons x1 + · · · + xk + xk+1 = 0E (1) avec xj = λj aj + µj f (aj ) ∈ F (aj ). Exercice 8 : [énoncé]
En appliquant f , on obtient y1 + · · · + yk + yk+1 = 0E (2) avec Les Kn [X], K [X] et {0} sont des sous-espaces vectoriels stables pour
yj = −µj aj + λj f (aj ). l’endomorphisme de dérivation.
La combinaison λk+1 (1) − µk+1 (2) donne alors Soit F un sous-espace vectoriel stable.
(λ2k+1 + µ2k+1 )ak+1 ∈ F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ) et donc λk+1 = µk+1 = 0 car on a Si F est de dimension finie alors les polynômes de F sont de degrés bornés.
choisi ak+1 ∈/ F (a1 ) ⊕ · · · ⊕ F (ak ). Si F n’est pas réduit à 0, on peut introduire un polynôme P de F de degré n
On en déduit xk+1 = 0E et la relation (1) devient x1 + · · · + xk = 0E qui maximal. On a F ⊂ Kn [X].
donne x1 = . . . = xk = 0E car les espaces F (a1 ), . . . , F (ak ) sont en somme Or la famille des polynômes P, P 0 , P 00 , . . . , P (n) est de degrés étagés et formés
directe. d’éléments de F car F est stable pour la dérivation donc
Récurrence établie. Kn [X] = Vect(P, P 0 , . . . , P (n) ) ⊂ F puis F = Kn [X].
Si F n’est pas de dimension finie alors pour tout m ∈ N, F 6⊂ Km [X] et donc il
c) Ce qui précède assure dim E = 2p et dans la base (a1 , f (a1 ), . . . , ap , f (ap )), la existe P ∈ F tel que n = deg P > m. Or en raisonnant comme ci-dessus, on
matrice de f est diagonale par blocs avec des blocs diagonaux égaux à démontre Kn [X] ⊂ F et donc Km [X] ⊂ F . Ainsi ∀m ∈ N, Km [X] ⊂ F donc
F = K [X].
0 −1
Finalement, les Kn [X], K [X] et {0} sont les seuls sous-espace vectoriels stables
1 0
pour l’endomorphisme de dérivation.
a) Si x est vecteur propre de u alors D = Vect(x) est stable par u. C’est c) A et D sont associées aux endomorphismes induits par u et v sur F . Ces
contraire à l’hypothèse de travail car D est un sous-espace vectoriel non nul endomorphismes induits vérifient les hypothèses initiales et donc
distinct de E. On en déduit que u ne possède pas de valeurs propres. det(A + D) = det A puis det(u + v) = det A × det C = det u.
b) Puisque x 6= 0E , il existe un plus grand entier p ≥ 1 tel que la famille
(x, u(x), . . . , up−1 (x)) est libre.
Par définition de p, on a alors (x, u(x), . . . , up−1 (x), up (x)) liée et donc Exercice 11 : [énoncé]
up (x) ∈ Vect(x, u(x), . . . , up−1 (x)). On en déduit que le sous-espace vectoriel Montrons par récurrence sur k ∈ N∗
F = Vect(x, u(x), . . . , up−1 (x)) est stable par u.
E = S + Im uk
Puisque ce sous-espace vectoriel est non nul, on a F = E et donc par
dimension p = n. Au final, la famille (x, u(x), . . . , un−1 (x)) est une base de E. La propriété est vraie par hypothèse pour k = 1.
La matrice de u dans cette base a la forme suivante Supposons la propriété vraie au rang k ≥ 1.
0 ··· 0 a0 On a évidemment
1
.. S + Im uk+1 ⊂ E
(0) .
. . .. Inversement, soit x ∈ E. Par hypothèse de récurrence, on peut écrire
. .
(0) 1 an−1 x = a + uk (b) avec a ∈ S et b ∈ E
avec ak les scalaires donnés par la relation Or, on peut aussi écrire
un (x) = a0 x + a1 u(x) + · · · + an−1 un−1 (x)
b = a0 + u(c) avec a0 ∈ S et c ∈ E
c) En composant la relation précédente avec u, on obtient
On en déduit
∀0 ≤ k ≤ n − 1, un (uk (x)) = a0 uk (x) + a1 u(uk (x)) + · · · + an−1 un−1 (uk (x)) x = a + uk (a0 ) + uk+1 (c) ∈ S + Im uk+1
Puisque la famille (x, u(x), . . . , un−1 (x)) est une base de E, on en déduit car a + uk (a0 ) ∈ S puisque S est un sous-espace vectoriel stable par u.
Ainsi E ⊂ S + Im uk+1 puis l’égalité.
∀y ∈ E, un (y) = a0 y + a1 u(y) + · · · + an−1 un−1 (y) Récurrence établie.
On en déduit que pour y 6= 0E , la matrice de u dans la base En appliquant cette propriété à l’indice de nilpotence de u, on obtient
(y, u(y), . . . , un−1 (y)) est la même que la précédente.
E=S
Exercice 10 : [énoncé]
Exercice 12 : [énoncé]
a) Le cas n = 1 est immédiat car v est alors nécessairement nul.
Le cas v = 0 est tout aussi immédiat. a) Im u est stable pour u donc uE2 est bien défini. Par le théorème du rang la
b) F = Im v est stable par u et v et puisque v n’est pas bijectif, 1 ≤ dim F < n : restriction de u à tout supplémentaire de ker u définit un isomorphisme avec
on pourra donc appliquer l’hypothèse de récurrence sur F . Dans une base Im u. Ici cela donne uE2 automorphisme.
adaptée à F , les matrices de u et v sont de la forme b) Soient u, v ∈ Γ. Si x ∈ ker(v ◦ u) alors u(x) ∈ Im u ∩ ker v donc
A B
D E
u(x) ∈ E1 ∩ E2 et u(x) = 0 puis x ∈ E1 . Ainsi ker(v ◦ u) ⊂ E1 et l’inclusion
et réciproque est immédiate.
O C O O
Im(v ◦ u) = v(u(E)) = v(E2 ) = E2 car vE2 est un automorphisme de E2 .
On a alors det(u + v) = det(A + D) × det C. Ainsi v ◦ u ∈ Γ.
c) Si φ(u) = φ(v) alors uE2 = vE2 . Or uE1 = 0 = vE1 donc les applications a) Si la matrice A est magique alors, par simple calcul des coefficients, AU = sU
linéaires u et v coïncident sur des sous-espaces vectoriels supplémentaires et et t U A = st U .
donc u = v. Inversement, si AU = λU et t U A = µt U alors
d) Une application linéaire peut être définit de manière unique par ses n
X n
X
restrictions linéaires sur deux sous-espaces vectoriels supplémentaires. Pour ∀i ∈ J1 ; nK, ai,j = λ et ∀j ∈ J1 ; nK, ai,j = µ
w ∈ GL(E2 ) considérons u ∈ L(E) déterminé par uE1 = 0 et uE2 = w. On j=1 i=1
vérifie aisément E1 ⊂ ker u et E2 ⊂ Im u. Pour x ∈ ker u, x = a + b avec
a ∈ E1 et b ∈ E2 . La relation u(x) = 0 donne alors u(a) + u(b) = 0 De plus, t U AU = t U (AU ) = λt U U = nλ et t U AU = (t U A)U = µt U U = nµ.
c’est-à-dire w(b) = 0. Or w ∈ GL(E2 ) donc b = 0 puis x ∈ E1 . Ainsi On en déduit λ = µ et la matrice A est magique.
ker u ⊂ E1 et finalement ker u = E1 . Pour y ∈ Im(u), il existe x ∈ E tel que b) Pour le produit scalaire canonique sur Mn,1 (R) défini par hX, Y i = t XY ,
y = u(x). Or on peut écrire x = a + b avec a ∈ E1 et b ∈ E2 . La relation l’espace H se comprend comme l’hyperplan de vecteur normal U et donc
y = u(x) donne alors y = u(a) + u(b) = w(b) ∈ E2 . Ainsi Im u ⊂ E1 et D = H ⊥.
finalement Im u = E1 . On peut conclure que u ∈ Γ et ũ = w : φ est surjectif. c) Si A est magique alors U est vecteur propre de A. Ainsi D = Vect(U ) est
e) ϕ est un morphisme bijectif : il transporte la structure de groupe existant sur stable par A. Aussi, on a la relation t AU = µU et donc U est vecteur propre
GL(E2 ) en une structure de groupe sur (Γ, ◦). Le neutre est l’antécédent de de t A. La droite D est stable par t A et donc H = D⊥ est stable par A.
IdE2 c’est-à-dire la projection sur E2 parallèlement à E1 . La réciproque est immédiate car une droite vectorielle est stable si, et
seulement si, elle est engendrée par un vecteur propre.
d) Si l’on introduit une matrice P de passage de la base canonique de Mn,1 (R)
Exercice 13 : [énoncé] vers une base adaptée à l’écriture Mn,1 (R) = D ⊕ H, l’étude au-dessus assure
qu’une matrice A est magique si, et seulement si, P −1 AP est de la forme
a) L’application T est évidemment linéaire et est à valeurs dans E.
α 0
Soit g ∈ E. Montrons que l’équation T f = g admet une solution unique. avec α ∈ R et M ∈ Mn−1 (R)
Rx 0 M
Unicité : Si T f = g alors x 7→ 0 f (t) dt est solution sur R de l’équation
différentielle linéaireRy 0 + y = g vérifiant y(0) = 0. Par le théorème de Cauchy On en déduit que l’espace des matrices magiques est de dimension
x
ceci détermine x 7→ 0 f (t) dt de façon unique et donc f aussi.
Existence : La dérivée de la fonction solution y 0 + y = g vérifiant y(0) = 0 est 1 + (n − 1)2
solution.
b) Soit F un sous-espace vectoriel de dimensionR finie stable par T . Notons I
x
l’endomorphisme de E défini par I(f ) : x 7→ 0 f (t) dt. Puisque F est stable Exercice 15 : [énoncé]
par T , F est aussi stable par I. L’endomorphisme induit par I sur le Soient E un R-espace vectoriel de dimension 3 muni d’une base B et u
sous-espace vectoriel de dimension finie F admet un polynôme minimal l’endomorphisme de E représenté par la matrice A dans B. On a u2 = 0 et u 6= 0.
π = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 . On a alors pour tout f ∈ F l’égalité Notons que cela entraîne dim Im u = 1 et dim ker u = 2.
y + an−1 y 0 + · · · + an y (n) = 0 en notant y = I n (f ). De plus, on a les Cherchons une base B 0 = (ε1 , ε2 , ε3 ) telle que MatB0 (u) = B. Après analyse du
conditions initiales y(0) = . . . = y (n−1) (0) = 0 ce qui donne y = 0 puis f = 0. problème : Considérons ε1 ∈ / ker(u) et ε2 = u(ε1 ). ε2 est un vecteur non nul de
Ainsi F = {0}. Finalement, l’espace nul est le seul espace de dimension finie ker u qui peut être complétée en une base (ε2 , ε3 ) de ker u. Formons
stable par T . Quel intérêt au « impaire » ? B 0 = (ε1 , ε2 , ε3 ). Si λ1 ε1 + λ2 ε2 + λ3 ε3 = 0 alors en appliquant u, λ1 u(ε1 ) = 0
donc λ1 = 0 puis λ2 ε2 + λ3 ε3 = 0 entraîne λ2 = λ3 = 0 puisque (ε2 , ε3 ) est libre.
Finalement la famille B 0 est libre et c’est donc bien une base de E. La matrice de
u dans cette base est bien la matrice B. On peut conclure.
Exercice 14 : [énoncé]
ce qui permet d’écrire A = QJr P avec P, Q inversibles. On a alors L’espace C est donc de dimension 5 et l’on en forme une base à l’aide des matrices
f (A) = f (Q)f (Jr )f (P ) et il suffit de montrer f (Jr ) = 0 pour conclure.
Par permutation des vecteurs de bases, la matrice Jr est semblable à toute 1 0 0 0 0 0 0 1 0
matrice diagonale où figure r coefficients 1 et n − r coefficients 0. En positionnant, M1 = P 0 0 0 P −1 , M2 = P 0 1 0 P −1 , M3 = P 0 0 0 P −1
pertinemment les coefficients 0, on peut former des matrices A1 , . . . , Ap toutes 0 0 1 0 0 0 0 0 0
semblables à Jr vérifiant
A1 . . . Ap = On 0 0 0 0 0 1
M4 = P 0 0 1 P −1 et M5 = P 0 0 0 P −1
On a alors 0 0 0 0 0 0
f (A1 ) . . . f (Ap ) = 0
Or il est facile d’établir que si deux matrices sont semblables, la fonction f prend
les mêmes valeurs sur celles-ci. Par suite f (Jr ) = f (A1 ) = . . . = f (Ap ) et ainsi Exercice 27 : [énoncé]
f (Jr )p = 0 puis enfin f (Jr ) = 0. tr A 6= tr B dont A et B ne sont pas semblables.
dans (e2 , . . . , en ). AB = BA donne A0 B 0 = B 0 A0 et donc [u0 ; v 0 ] = 0. Cela a) Soit λ une valeur propre de l’endomorphisme T .
permet d’itérer la méthode jusqu’à obtention d’une base de cotrigonalisation. Il existe une matrice M non nulle vérifiant T (M ) = λM .
On a alors M A = (A + λIn )M .
b) Par récurrence, on vérifie [uk ; v] = kλuk . L’endomorphisme w 7→ [w ; v] de Par une récurrence facile, M Ap = (A + λIn )p M .
L(E) ne peut avoir une infinité de valeurs propres donc il existe k ∈ N∗ tel Or pour un certain p ∈ N∗ , Ap = On donc (A + λIn )p M = On .
que uk = 0. L’endomorphisme u est nilpotent donc ker u 6= {0} ce qui permet Cependant la matrice M n’est pas nulle donc la matrice (A + λIn )p n’est pas
d’affirmer que u et v ont un vecteur propre commun. On peut alors reprendre inversible puis la matrice A + λIn ne l’est pas non plus. Ainsi λ est valeur
la démarche de la question a) sachant qu’ici A0 B 0 − B 0 A0 = λA0 . propre de A et donc λ = 0 car 0 est la seule valeur propre d’une matrice
c) Si α = 0, l’étude qui précède peut se reprendre pour conclure. Si α 6= 0, on nilpotente.
introduit w = αu + βv et on vérifie [w ; v] = αw. Ainsi w et v sont On en déduit Sp T ⊂ {0} puis Sp T = {0} car le corps de base C assure
cotrigonalisables puis u et v aussi cas u = α1 (w − βv). l’existence d’au moins une valeur propre.
Le polynôme caractéristique de T étant scindé dans C [X] et de degré n2 , on
2 2 2
a χT = (−1)n X n puis T n = 0̃ car le polynôme caractéristique est
Exercice 41 : [énoncé] annulateur en vertu du théorème de Cayley Hamilton.
Finalement, l’endomorphisme T est nilpotent.
Exercice 46 : [énoncé] On transpose ensuite cette solution aux matrices précédentes via la matrice
inversible
a) Soit x ∈ ker u. On a u(x) = 0E et donc 1 0
0 P
u(v(x)) = u(x) + v(u(x)) = 0E
Ainsi v(x) ∈ ker u.
Exercice 47 : [énoncé]
b) Si par l’absurde, l’endomorphisme u est inversible, on peut écrire Soient λ ∈ R et f ∈ E. On a
u ◦ v ◦ u−1 = v + IdE
D(f ) = λf ⇐⇒ f est solution de l’équation différentielle y 0 = λy
En passant à la trace, on obtient
Les solutions de l’équation y 0 = λy sont les fonctions de la forme t 7→ Ceλt .
tr(v) = tr(v) + dim E Ainsi
Ceci est absurde. On en déduit ker(u) 6= {0}. Sp(D) = R et Eλ (D) = Vect(t 7→ eλt )
ker(u) est stable v et non réduit à {0}. L’endomorphisme complexe induit par
v sur cet espace de dimension finie admet donc une valeur propre λ. Si x est
un vecteur propre associé, c’est un vecteur propre commun à u et v car Exercice 48 : [énoncé]
Soient λ ∈ C et u ∈ E. Étudions l’équation f (u) = λu. On a
u(x) = 0E et v(x) = λ.x
(1 − λ)u0 = 0
c) La conclusion qui précède vaut aussi pour une identité du type f (u) = λu ⇐⇒
∀n ∈ N∗ , (2λ − 1)un = un−1
u ◦ v − v ◦ u = au avec a 6= 0.
Dans le cas où a = 0, la propriété est encore vraie en raisonnant cette fois-ci Cas λ = 1
avec un sous-espace propre de u (stable par v car on est en situation où u et f (u) = u ⇐⇒ ∀n ∈ N∗ , un = un−1
v commutent).
Si u ◦ v − v ◦ u = au + bv avec b 6= 0 alors, en considérant w = au + bv, on a On en déduit que 1 est valeur propre de f et que le sous-espace propre associé est
u ◦ w − w ◦ u = bw. Les endomorphismes u et w ont un vecteur propre en formé des suites constantes.
commun et celui-ci est aussi vecteur propre de v. Cas λ 6= 1
Finalement, on retient u0 = 0
f (u) = λu ⇐⇒
∀n ∈ N∗ , (2λ − 1)un = un−1
u ◦ v − v ◦ u ∈ Vect(u, v) =⇒ u et v ont un vecteur propre en commun
Que λ = 1/2 ou non, on obtient
On peut alors en déduire que ces deux endomorphismes sont cotrigonalisables
en raisonnant par récurrence sur la dimension de E. En bref (car c’est assez f (u) = λu ⇐⇒ ∀n ∈ N, un = 0
long à rédiger), si l’on complète le vecteur propre précédent en une base de
E, les endomorphismes u et v seront figurés par des matrices et donc λ n’est pas valeur propre.
Finalement
λ ∗ µ ∗ Sp f = {1}
et
0 A 0 B
La relation u ◦ v − v ◦ u ∈ Vect(u, v) donne, par calcul par blocs,
AB − BA ∈ Vect(A, B). On applique l’hypothèse de récurrence aux matrices Exercice 49 : [énoncé]
A et B : Soient λ ∈ R et u ∈ E.
Ainsi Si λ est valeur propre alors en introduisant f vecteur propre associé, il existe
∆(u) = λu ⇐⇒ ∀n ∈ N, u(n) = u0 (1 + λ)n x0 ∈ [0 ; +∞[ tel que f (x0 ) 6= 0 et la relation T (f ) = λf donne par récurrence
Pour λ ∈ ]−2 ; 0[, la suite u(n) = (1 + λ)n est élément non nul de E et vérifie ∀n ∈ N, f (x0 + n) = λn f (x0 )
∆(u) = λu.
Pour λ ∈
/ ]−2 ; 0[, seule la suite nulle est converge vers 0 et satisfait En faisant tendre n vers +∞, on obtient |λ| < 1.
Inversement, supposons |λ| < 1.
∀n ∈ N, u(n) = u0 (1 + λ)n
Si T (f ) = λf alors
On peut donc conclure
f (1) = λf (0) et ∀n ∈ N, ∀x ∈ [0 ; 1[, f (x + n) = λn f (x)
Sp(∆) = ]−2 ; 0[
La fonction f est donc entièrement déterminée par sa restriction continue sur
[0 ; 1] vérifiant f (1) = λf (0).
Exercice 50 : [énoncé] Inversement, si ϕ : [0 ; 1] → R est une fonction continue sur [0 ; 1] vérifiant
Soient λ ∈ R et f ∈ E. Si I(f ) = λf alors I(f ) est solution de l’équation ϕ(1) = λϕ(0) alors la fonction f donnée par
différentielle
y = λy 0 ∀n ∈ N, ∀x ∈ [0 ; 1[, f (x + n) = λn ϕ(x)
Si λ = 0 alors I(f ) = 0.
Si λ 6= 0 alors I(f ) est de la forme x 7→ Cex/λ et puisque I(f ) s’annule en 0 donc et continue (on vérifie la continuité en k ∈ N∗ par continuité à droite et à gauche),
I(f ) = 0. converge vers 0 en +∞ et vérifie T (f ) = λf .
Dans les deux cas f = I(f )0 = 0. Ainsi Puisqu’il est possible de construire une fonction non nulle de la sorte, le scalaire
λ ∈ ]−1 ; 1[ est valeur propre et les vecteurs propres associés sont les fonctions non
Sp(I) = ∅ nulles de la forme précédente.
a) T (f ) est dérivable sur R∗+ donc continue sur R∗+ . En dérivant cette relation, on obtient pour tout x ∈ [0 ; +∞[
Puisque f est continue, f admet une primitive F et alors quand x → 0+
f (x) = λxf 0 (x)
F (x) − F (0)
T (f )(x) = → F 0 (0) = f (0) Si λ = 0 alors f est la fonction nulle et λ n’est pas valeur propre.
x
Si λ 6= 0, f est solution de l’équation différentielle λxy 0 = y.
On en déduit que T (f ) se prolonge en une fonction continue en 0. Cette dernière est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 homogène dont la
La linéarité de T est immédiate et donc T est un endomorphisme de E. solution générale sur ]0 ; +∞[ est
b) Soient λ ∈ R et f une fonction de E non nulle vérifiant T (f ) = λf .
Pour tout x > 0, y(x) = Cx1/λ
Z x
f (t) dt = λxf (x) Ainsi, il existe C ∈ R tel que pour tout x > 0,
0
donc f est de classe C 1 et vérifie f (x) = Cx1/λ
(1 − λ)f (x) = λxf 0 (x) Or pour qu’une telle fonction puisse être prolongée en une fonction de classe C 1
Le cas λ = 0 implique f = 0 et est donc exclu. sur [0 ; +∞[, il faut C = 0 ou 1/λ ≥ 1. Ainsi les valeurs propres de T sont les
Pour λ 6= 0 et x > 0 on a éléments de l’intervalle ]0 ; 1].
xf 0 (x) = αf (x) Inversement, soient λ ∈ ]0 ; 1] et la fonction fλ : x 7→ x1/λ prolongée par continuité
en 0.
avec α = (1 − λ)/λ dont la résolution conduit à
La fonction fλ est de classe C 1 sur [0 ; +∞[, s’annule en 0 et vérifie T (fλ ) = λfλ
f (x) = Cxα , x ∈ ]0 ; +∞[ sans être la fonction nulle.
Finalement, les valeurs propres de T sont exactement les éléments de l’intervalle
Pour α < 0 la condition lim0 f = 0 entraîne f = 0 et est donc exclue. ]0 ; 1].
Par contre le cas α ≥ 0 (correspondant à λ ∈ ]0 ; 1]) conduit aux vecteurs
propres
f (x) = Cxα , x ∈ [0 ; +∞[, C 6= 0 Exercice 55 : [énoncé]
éléments de E.
a) On peut écrire La condition f 0 (1) = 0 entraîne toujours f = 0 et donc un tel λ n’est pas
x 1
valeur propre de T .
Z Z
T (f )(x) = tf (t) dt + x f (t) dt Sous cas λ > 0
0 x
Sachant f (0) = 0, on obtient par résolution de l’équation différentielle
L’application T (f ) apparaît alors comme continue (et même dérivable).
Ainsi, l’application T opère de E dans E, elle de surcroît évidemment linéaire.
x
b) Soient λ ∈ R et f ∈ E vérifiant f (x) = A sin √
λ
T (f ) = λf La condition f 0 (1) = 0 n’entraînera pas f = 0 que si
Cas λ = 0
1
On a T (f ) = 0 donc sin √ =0
λ
Z x Z 1
tf (t) dt + x f (t) dt = 0 c’est-à-dire si, et seulement si,
0 x
1
En dérivant, on obtient λ= avec k ∈ N∗
(kπ)2
Z 1 Z 1
xf (x) − xf (x) + f (t) dt = f (t) dt = 0 Notons qu’alors il est possible de remonter les précédents calculs et d’affirmer
x x que
En dérivant à nouveau, on obtient f = 0. Ainsi 0 n’est pas valeur propre de T . f : x 7→ sin (kπx)
Cas λ 6= 0 est vecteur propre associé à la valeur propre λ = 1/(kπ)2
On a T (f ) = λf
Z x Z 1
tf (t) dt + x f (t) dt = λf
0 x Exercice 56 : [énoncé]
En particulier, on peut affirmer que f (0) = 0 car T (f )(0) = 0.
Le premier membre de l’équation T (f ) = λf est dérivable donc la fonction f a) L’application Φ est évidemment linéaire, il reste à voir qu’elle est à valeurs
est également dérivable et, en dérivant, on obtient la relation dans R4 [X].
Z 1 Pour un polynôme P de degré inférieur à 4, le polynôme
f (t) dt = λf 0 (x) (X 2 − 1)P 0 (X) − (4X + 1)P (X) est de degré inférieur à 5 et, si a est le
x
coefficient de X 4 dans P , le coefficient de X 5 dans Φ(P ) est 4a − 4a = 0. Par
En particulier f 0 (1) = 0. suite Φ est bien à valeurs dans R4 [X] et c’est donc un endomorphisme de cet
Le premier membre de cette nouvelle équation étant dérivable, la fonction f espace.
est deux fois dérivable et on obtient en dérivant l’équation différentielle b) L’équation
00 0 5−λ 3+λ
λf (x) + f (x) = 0 y = + y
2(x − 1) 2(x + 1)
Sous cas λ < 0 est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 de solution générale
Sachant f (0) = 0, la résolution de l’équation différentielle donne
(5−λ)/2 (3+λ)/2
! y(x) = C |x − 1| |x + 1|
x
f (x) = A sh p
|λ| sur I = ]−∞ ; −1[, ]−1 ; 1[ ou ]1 ; +∞[.
Ainsi
P ∈ ker φ ⇐⇒ P 0 (a) = 0 et ∀3 ≤ k ≤ n, P (k) (a) = 0
Exercice 57 : [énoncé] et donc
L’application ϕ est évidemment linéaire et on vérifie en observant une ker φ = Vect(1, (X − a)2 )
simplification que ϕ transforme un polynôme de degré inférieur à n en un autre.
L’application ϕ est donc bien un endomorphisme de Rn [X]. Aussi
Soient λ ∈ R et P ∈ Rn [X]. P ∈ Im φ ⇐⇒ P (a) = P 00 (a) = 0
Pour résoudre l’équation ϕ(P ) = λP , on recherche les solutions polynomiales de et donc
degrés inférieurs à n à l’équation différentielle Im φ = (X − a)3 Rn−3 [X] + Vect(X − a)
Pour λ = −n + 2k avec k ∈ {0, . . . , n}, on obtient une fonction polynomiale non Cette équation possède une solution non nulle si, et seulement si, λ = 0,
nulle λ = −2 et λ = k − 2 avec k ∈ {2, . . . , n}.
Pλ (X) = C(X − 1)k (X + 1)n−k avec C 6= 0 Ainsi
et donc λ est valeur propre de ϕ et les Pλ sont les vecteurs propres associés. Sp(φ) = {−2, 0, 1, . . . , n − 2}
Puisque dim Rn [X] = n + 1, il ne peut y avoir d’autres valeurs propres (et On a E−2 (φ) = Vect(X − a), E0 (φ) = ker φ, Ek−2 (φ) = Vect(X − a)k pour
l’endomorphisme ϕ est diagonalisable). k ∈ {3, . . . , n}.
La somme des dimensions des sous-espaces propres vaut dim Rn [X] :
l’endomorphisme est diagonalisable.
Exercice 58 : [énoncé] En fait, la base des (X − a)k est base de diagonalisation de l’endomorphisme
φ.
Exercice 59 : [énoncé] b) La matrice A + p1 In n’est pas inversible seulement si −1/p est valeur propre
de A. Puisque la matrice A ne possède qu’un nombre fini de valeurs propres,
a) Il suffit de calculer le polynôme caractéristique de f à partir d’une pour p assez grand on est sûr que A + p1 In ∈ GLn (C).
représentation matricielle triangulaire par blocs relative à une base adaptée à Comme vu ci-dessus, pour x ∈ C,
l’espace non nul E(f, a). χ(A+ p1 In )B (x) = χB(A+ p1 In ) (x)
b) La matrice A est de rang 1 donc 0 est valeur propre de A et par la formule du
rang dim E(A, 0) = 3. En passant à la limite quand p → +∞, on obtient χAB (x) = χBA (x).
Le polynôme caractéristique de A étant de degré 4 et factorisable par X 3 , Ceci valant pour tout x ∈ C, les polynômes χAB et χBA sont égaux.
c’est un polynôme scindé. La somme des valeurs propres de A comptées avec
multiplicité vaut alors tr A = 10.
Par suite 10 est valeur propre de A de multiplicité nécessairement 1. Exercice 63 : [énoncé]
Finalement A est diagonalisable semblable à diag(0, 0, 0, 10). D’une part
λIn A In On,p λIn − AB A
=
B Ip −B Ip Op,n Ip
Exercice 60 : [énoncé] D’autre part
−1
In On,p λIn A λIn A
a) Si B = P AP alors =
−B λIp B Ip Op,n λIp − AB
χB (λ) = det(λP −1 P − P −1 AP ) = χA (λ) En passant au déterminant, on obtient
donc donc
χAB (x) = χBA (x) X q χAB (X) = X p χP BQJr (X) = X p χBQJr P (X) = X p χBA (X)
Exercice 65 : [énoncé] a) Oui, un tel polynôme existe, il suffit de se référer aux matrices compagnons !
Il est bien connu que Pour a0 , a1 , . . . , an−1 ∈ K, la matrice compagnon associée est
∀M, N ∈ Mn (K), χM N = χN M
0 (0) −a0
On en déduit 1 ...
−a1
M =
..
..
χ(AB)p = χ[A(BA)p−1 ]B = χB[A(BA)p−1 ] = χ(BA)p . 0 .
(0) 1 −an−1
On obtient alors
Exercice 67 : [énoncé]
0 (0) α
On a ..
..
χAĀ (X) = det(XIn − AĀ) −1 . .
χM (X) =
..
donc en conjuguant . 0 (an−2 + an−1 X + X 2 )
(0) −1 X + an−1 X
χAĀ (X) = det(XIn − ĀA) = χĀA (X) avec
α = a0 + a1 X + · · · + an−1 X n−1 + X n
Or il est bien connu que pour A, B ∈ Mn (C)
En développant selon la première ligne, on obtient
χAB = χBA
χM (X) = a0 + a1 X + · · · + an−1 X n−1 + X n
On obtient donc Ainsi, pour P ∈ Z [X] unitaire de degré n, on peut construire une matrice à
χAĀ = χAĀ coefficients entiers dont le polynôme caractéristique est (−1)n P (X).
et par conséquent b) Il existe une matrice A dont le polynôme caractéristique est P . Puisque toute
matrice complexe est trigonalisable, la matrice A est en particulier semblable
χAĀ ∈ R [X]
dans Mn (C) à une matrice triangulaire de la forme
λ1 ∗
..
Exercice 68 : [énoncé] .
0 λn
λn − (an−1 λn−1 + · · · + a1 λ + a0 )
a) En factorisant sur la ième colonne
On peut aussi résoudre le problème via l’opération élémentaire : ai 1 an
C1 ← C1 + λC2 + · · · + λn−1 Cn . .. ..
a1 . .
P (ai ) = ai ... 1
..
.
Exercice 73 : [énoncé] .. ..
. . an
a1 1 ai
a) Pn (x) est un déterminant tri-diagonal. On développe selon la première
colonne en un déterminant triangulaire et en un second déterminant qu’on En retranchant la ième ligne à chacune des autres
développe selon la première ligne.
ai − a1 0 0
P1 (x) = x et P2 (x) = x2 − 1 .. ..
0 . .
P (ai ) = ai .. ..
b) La suite (Pn (2 cos α))n≥1 est une suite récurrente linéaire d’ordre 2. On . 1 .
introduit l’équation caractéristique associée dont les racines permettent .. ..
d’exprimer le terme général de (Pn (x)) à l’aide de coefficients inconnus . . 0
déterminés par les valeurs n = 1 et n = 2. On peut aussi simplement vérifier 0 0 ai − an
la relation proposée en raisonnant par récurrence double. et donc Y
kπ P (ai ) = ai (ai − aj )
c) Les xk = 2 cos n+1 avec k ∈ {1, . . . , n} sont racines distinctes de Pn (x).
An ∈ Mn (C) possède n valeurs propres distinctes donc A est diagonalisable. j6=i
et donc !
n n Exercice 79 : [énoncé]
X ai Y
det(A + In ) = 1+ (1 − ai )
i=1
1 − ai i=1
a) On peut écrire B = P −1 CP avec P inversible et alors
a) Pour tout f ∈ L(E), f admet un polynôme minimal qui admet au moins une Exercice 84 : [énoncé]
racine dans C qui est alors valeur propre de f .
b) Si λ est valeurs propre de l’endomorphisme considéré alors il existe un a) Le polynôme caractéristique d’une matrice complexe possède au moins une
polynôme P non nul tel que XP (X) = (1 + λ)P (X) ce qui est impossible racine dans C.
pour des raisons de degré. b) det(In + λT ) = 1 6= 0 et donc T vérifie (P ).
c) rg Tr = r.
Exercice 81 : [énoncé] d) Les matrices A et B étant de même rang, elles sont équivalentes et donc il
existe P, Q inversibles vérifiant A = P BQ. Puisqu’il existe une matrice M
a) Tout endomorphisme sur un C-espace vectoriel de dimension finie admet au telle que det(M + λA) 6= 0 pour tout λ ∈ K, on a
moins une valeur propre.
b) Soit λ une valeur propre de u. Eλ (u) est un sous-espace vectoriel stable par v det(P M Q + λB) = det P det(M + λA) det Q 6= 0
(car u ◦ v = v ◦ u) et l’endomorphisme induit par v sur Eλ (u) admet au moins et donc B vérifie la propriété (P ).
une valeur propre. Un vecteur propre associé à celle-ci est vecteur propre
commun à u et v. e) Si une matrice est non inversible, elle est de même rang qu’une matrice Tr
avec r < n et comme cette dernière vérifie (P ), on peut conclure qu’une
matrice non inversible vérifie (P ).
Exercice 82 : [énoncé] Inversement, si A est une matrice inversible alors pour tout M ∈ Mn (C)
On retraduit le problème en terme d’endomorphismes. Soient u et v deux
endomorphismes d’un C-espace vectoriel de dimension finie vérifiant u ◦ v = v ◦ u. det(M + λA) = det(A) det(M A−1 + λIn )
Tout endomorphisme sur un C-espace vectoriel admet au moins une valeur propre.
Soit λ une valeur propre de u. Eλ (u) est un sous-espace vectoriel stable par v (car et puisque la matrice M A−1 admet une valeur propre, il est impossible que
u ◦ v = v ◦ u) et l’endomorphisme induit par v sur Eλ (u) admet au moins une det(M + λA) soit non nul pour tout λ ∈ C.
valeur propre. Un vecteur propre associé à celle-ci est vecteur propre commun à u f) Si n est impair alors toute matrice de Mn (R) admet une valeur propre (car le
et v. polynôme caractéristique réel est de degré impair). On peut alors conclure
comme au dessus.
Si n est pair, la propriété précédente n’est plus vraie. Par exemple
Exercice 83 : [énoncé]
Si A et B ont λ pour valeur propre commune alors puisque A et t A ont les mêmes 0 −1
A=
valeurs propres, il existe des colonnes X, Y 6= 0 vérifiant t AX = λX et BY = λY . 1 0
Posons alors U = Y t X ∈ Mn (C) \ {0}.
On a BU = λY t X et U A = Y t (t AX) = λY t X donc U A = BU . est inversible et vérifie la propriété (P ) avec M = In .
Inversement, supposons qu’il existe U ∈ Mn (C) non nulle vérifiant U A = BU . On
peut écrire U = QJr P avec P, Q inversibles et r = rg U > 0. L’égalité U A = BU
entraîne alors Jr A0 = B 0 Jr avec A0 = P AP −1 et B 0 = Q−1 BQ. Puisque Exercice 85 : [énoncé]
semblables, Sp A0 = Sp A et Sp B 0 = Sp B. En raisonnant par blocs, l’égalité Tout endomorphisme sur un C-espace vectoriel de dimension finie admet au moins
Jr A0 = B 0 Jr entraîne une valeur propre.
Soit λ une valeur propre de u. Eλ (u) est un sous-espace vectoriel stable par v (car
M 0 M ∗ u ◦ v = v ◦ u) et l’endomorphisme induit par v sur Eλ (u) admet au moins une
A0 = et B 0 = avec M ∈ Mr (C)
∗ ∗ 0 ∗ valeur propre. Un vecteur propre associé à celle-ci est vecteur propre commun à u
Ces formes matricielles Sp M ⊂ Sp A0 et Sp M ⊂ Sp B 0 . Or Sp M 6= ∅ (cadre et v.
complexe) donc Sp A ∩ Sp B 6= ∅.
Exercice 90 : [énoncé] √ propres de la matrice sont donc 1 (pour n ≥ 3) et les deux racines
Les valeurs
λ = 1 ± n − 1.
a) 2ème méthode :
1 (0)
1 ··· 1
Notons A la matrice étudiée. L’équation AX = λX donne le système
.. .. .. .. = t L
x1 + · · · + xn = λx1
L = . et U =
. . .
x1 + x2 = λx2
1 ··· 1 (0) 1
..
.
b) U = I + N + · · · + N n−1 , (I − N )U = I donc U −1 = I − N ,
x1 + xn = λxn
L−1 = t (U −1 ) = I − t N donc A−1 = U −1 L−1 = I − N − t N + N t N .
c) qui équivaut à
2 1 (0)
x1 + · · · + xn = λx1
x1 = (λ − 1)x2
.. ..
−1
1 . . ..
A = .
..
.
2 1
x1 = (λ − 1)xn
(0) 1 1
Pour λ = 1, on peut obtenir une solution non nulle avec les conditions
−1
Posons χn le polynôme caractéristique de A ∈ Mn (R).
x1 = 0 et x2 + · · · + xn = 0
On a χn+2 (λ) = (2 − λ)χn+1 (λ) − χn (λ) avec χ0 (λ) = 1 et χ1 (λ) = 1 − λ.
En écrivant λ = 2 + 2 cos θ avec θ ∈ [0 ; π] et en posant fn (θ) = χn (2 + 2 cos θ) Pour λ 6= 1, le système devient
on a la relation : 2
fn+2 (θ) + 2 cos θfn+1 (θ) + fn (θ) = 0, f0 (θ) = 1 et f1 (θ) = 2 cos θ − 1.
(n − 1)x1 = (λ − 1) x1
x2 = x1 /(λ − 1)
La résolution de cette récurrence linéaire d’ordre 2 donne
..
.
cos n + 21 θ
xn = x1 /(λ − 1)
fn (θ) =
cos θ2
Pour x1 = 0, la solution du système est nulle.
Ainsi, χn admet n racines dans [0 ; 4] et puisque ce polynôme est de degré n il Pour x1 6= 0, on peut former une solution non nulle à condition que
n’y en a pas ailleurs : Sp A−1 ⊂ [0 ; 4]. (λ − 1)2 = n − 1 ce qui fournit les valeurs déjà remarquées au dessus.
Exercice 92 : [énoncé]
Exercice 91 : [énoncé] Notons M la matrice étudiée et supposons n ≥ 3, les cas n = 1 et 2 étant
1ère méthode : immédiats.
Notons χn (λ) le polynôme caractéristique de cette matrice de taille n. Puisque rg M = 2, 0 est valeur propre de Mn (R) et dim E0 (M ) = n − 2.
Par développement du déterminant selon la dernière colonne on obtient Soit λ une valeur propre non nulle de Mn (R) et X = t (x1 · · · xn ) un vecteur
propre associé.
χn (λ) = (λ − 1)χn−1 (λ) − (λ − 1)n−2
L’équation M X = λX fournit le système
En étudiant les premiers termes de cette suite, on conjecture
xn = λx1
..
χn (λ) = (λ − 1)n − (n − 1)(λ − 1)n−2 .
x n = λx n−1
ce que l’on vérifie aisément par récurrence.
x1 + · · · + xn = λxn
On en déduit égale à la somme de ses valeurs propres comptées avec multiplicité, la dernière
λ(λ − 1)xn = λx1 + · · · + λxn−1 = (n − 1)xn valeur propre de Com A n’est autre
avec xn 6= 0 car xn = 0 et λ 6= 0 entraînent X = 0. tr(Com A)
Par suite λ est racine de l’équation λ2 − λ − (n − 1) = 0 et donc
√ Pour calculer cette dernière, considérons At = A + tIn avec t > 0. Puisque A n’est
1 ± 4n − 3 pas inversible, 0 est valeur propre de A et on peut indexer les valeurs propres
λ=
2 λ1 , . . . , λn de A de sorte que λn = 0.
Pour t assez petit, la matrice At est inversible de valeurs propres
Inversement, on justifie que ses valeurs sont valeurs propres, soit en remontant le
raisonnement, soit en exploitant la diagonalisabilité de la matrice symétrique λ1 + t, . . . , λn−1 + t, t
réelle M pour affirmer l’existence de n valeurs propres comptées avec multiplicité.
Les valeurs propres de la comatrice de At sont alors
det At det At det At
Exercice 93 : [énoncé] ,..., ,
λ1 + t λn−1 + t t
Notons λ1 , . . . , λn les valeurs propres de A comptées avec multiplicité.
Si la matrice A est inversible alors avec
det At = (λ1 + t) . . . (λn−1 + t)t
t
(Com A) = det(A)A−1
On en déduit
−1
Les valeurs propres de A sont alors
tr(Com At ) = ((λ2 + t) . . . (λn−1 + t)t)+. . .+((λ1 + t) . . . (λn−2 + t)t)+(λ1 +t) . . . (λn−1 +t)
1 1
,..., et enfin
λ1 λn
tr(Com A) = lim+ tr(Com At ) = λ1 . . . λn−1
t→0
Les valeurs propres de Com A, qui sont aussi celles de t (Com A), sont alors les
Si rg A = n − 1 alors 0 est valeur propre de multiplicité n − 1 de Com A et l’autre
det A det A valeur propre de Com A est le produit des valeurs propres non nulles de A.
,..., Si rg A ≤ n − 2 alors 0 est valeur propre au moins double de A et donc
λ1 λn
tr(Com A) = 0. Dans ce cas, 0 est valeur propre de multiplicité n de Com A. En
Si rg A ≤ n − 2 alors tous les mineurs de A sont nuls et donc Com A = On et l’on fait, on peut montrer que la comatrice de A est nulle puisque tous les mineurs de
peut immédiatement conclure. A sont nuls quand rg A ≤ n − 2.
Si rg A = n − 1 alors la comatrice de A est de rang inférieur à 1. En effet on a
t
(Com A)A = On Exercice 94 : [énoncé]
donc
Im A ⊂ ker(t Com A) a) Par le calcul
1 (0) 0
puis ..
dim ker(Com A) = dim ker(t Com A) ≥ n − 1 .
A2 =
1
.. ∈ Mn (R)
et par la formule du rang 1 .
rg(Com A) ≤ 1 0 (0) 1
Sachant que la comatrice de A est de rang 0 ou 1, 0 est valeur propre de Com A Puisque A et A2 ne possèdent que deux colonnes non nulles et que celles-ci
de multiplicité au moins égale à n − 1. Puisque la trace de Com A ∈ Mn (C) est sont visiblement indépendantes, on a rg A = rg A2 = 2.
b) On a rg f = rg f 2 donc dim ker f = dim ker f 2 . Or ker f ⊂ ker f 2 donc Pour déterminer la limite de (un ), on va chercher une constance le long de la
ker f = ker f 2 . dynamique. Il parait naturel de la considérer linéaire et fonction p termes
Pour x ∈ ker f ∩ Im f , on peut écrire x = f (a) et on a f (x) = 0 donc consécutifs de la suite. Nous cherchons donc une ligne L ∈ Mp,1 (C) telle que
a ∈ ker f 2 = ker f puis x = 0. LXn+1 = LXn . Il suffit pour cela de déterminer L vérifiant L = LA et donc de
On en déduit ker f ∩ Im f = {0E } et un argument de dimension permet trouver t L vecteur propre de t A associé à la valeur propre 1. Après calcul, on
d’affirmer ker f ⊕ Im f = Rn . obtient
c) Une base adaptée à la décomposition ker f ⊕ Im f = Rn permet de justifier L = a0 a0 + a1 · · · a0 + · · · + ap−1
que la matrice A est semblable à
sachant P (1) = 1 − (a0 + · · · + ap−1 ) = 0.
0 (0) En posant ` la limite de la suite (un )n∈N , la relation LXn = LX0 donne à la limite
..
. avec B ∈ M2 (R)
p−1
! p−1 k
X X X
0 (p − k)ak `= ak uj
(0) B k=0 k=0 j=0
Puisqu’on a alors rg A = rg B = 2, on peut affirmer que la matrice B est Puisque 1 est racine simple de P ,
inversible.
d) tr B = tr A = 0 et tr B 2 = tr A2 = 2. p−1
X p−1
X
Soient λ et µ les deux valeurs propres complexes de la matrice B. On a P 0 (1) = p − kak = (p − k)ak 6= 0
k=0 k=0
λ+µ=0
λ2 + µ2 = 2 et donc Pp−1 Pk
k=0 ak j=0 uj
On en déduit `=
{λ, µ} = {1, −1} P 0 (1)
Ainsi
Sp B = {1, −1} et Sp A = {1, 0, −1}
Exercice 96 : [énoncé]
e) Par calcul de rang Les coefficients de t Com(A).A s’interprètent comme des développements de
dim E0 (A) = dim ker A = n − 2 déterminants selon une colonne. . .
On a aussi Si A admet n valeurs propres distinctes, det A est le produit de ces valeurs
propres.
dim E1 (A) = dim E1 (B) = 1 et dim E−1 (A) = 1
Si X 6= 0 vérifie AX = λX alors λt Com(A)X = (det A)X.
donc la matrice A est diagonalisable car la somme des dimensions de ses Ainsi quand λ 6= 0, X est vecteur propre de t Com(A) associé à la valeur propre
det A
sous-espaces propres est égale à n. λ .
Si A n’est pas inversible alors det A = 0 donc t Com(A)A = 0 puis
Im A ⊂ ker t Com A.
Exercice 95 : [énoncé] Ainsi dim ker t Com(A) ≥ n − 1. De plus Com A 6= 0 car rg A = n − 1 (car les
Introduisons la colonne Xn = t un un+1 · · · un+p−1 . On vérifie valeurs propres de A sont simples, en particulier 0). Par suite
Xn+1 = AXn avec dim ker t Com(A) = n − 1
0 1 (0)
Sous réserve que n ≥ 2, 0 est valeur propre de t Com A et puisque
.. ..
dim ker t Com(A) = n − 1, il ne reste de place que pour une seule autre valeur
A=
. .
(0) 0 1 propre.
a0 a1 · · · ap−1 Soit X ∈ ker A \ {0},. On a t Com(A + tIn )(A + tIn )X = det(A + tIn )X
Pour t 6= 0, on a On en déduit
t det(A + tIn ) kπ kπ
Com(A + tIn )X = X. xj = λ cos j + µ sin j
t n+1 n+1
Quand t → 0+ , par continuité Les conditions x0 = xn+1 = 0 donnent λ = 0 et finalement
t
Com(A + tIn )X → t Com(A)X.
kπ
xj = µ sin j
n+1
En calculant le déterminant par diagonalisation, det(A+tI
t
n)
→ µ avec µ le produit
des valeurs propres non nulles de A.
Par unicité de la limite, on obtient t Com(A)X = µX.
Exercice 98 : [énoncé]
Au final, t Com A admet 2 valeurs propres : 0 et µ.
Si λ est valeur propre de A alors il existe une colonne non nulle telle que
AX = λX. Pour M matrice dont toutes les colonnes sont égales à X on a
Exercice 97 : [énoncé] u(M ) = λM . Ainsi λ est valeur propre de u. Inversement si λ est valeur propre de
u, une colonne non nulle d’un vecteur propre associé à λ définit un vecteur propre
associée à la valeur propre λ pour A. Ainsi λ est aussi valeur propre de A.
a) un = χn (2 cos α) est un déterminant tridiagonal.
Finalement Sp(A) = Sp(u).
On développe selon la première colonne en un déterminant triangulaire et en
Une matrice M appartient au sous-espace propre associé à la valeur propre λ de u
un second déterminant qu’on développe selon la première ligne.
si, et seulement si, chaque colonne de M appartient au sous-espace propre associé
On obtient
à la valeur propre λ de A.
un = 2 cos(α)un−1 − un−2
La suite (un ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation
caractéristique Exercice 99 : [énoncé]
r2 − 2 cos(α)r + 1 = 0
de racines e±iα . a) Si λ est valeur propre de A de colonne propre X 6= 0 alors pour M ∈ Mn (C)
Les conditions initiales donnent alors dont toutes les colonnes sont égales à X, on a AM = λM avec M 6= 0. Ainsi
sin(n + 1)α λ est aussi valeur propre de ΦA .
un = Inversement, si λ est valeur propre de ΦA d’élément propre M 6= 0 alors pour
sin α
X colonne non nul de M , on a AX = λX donc λ valeur propre de A.
b) Les λk = 2 cos kπ
n+1 avec k ∈ {1, . . . , n} sont racines distinctes de Pn (x). b) On remarque M A = t (t At M ). Un raisonnement semblable au précédent
An ∈ Mn (C) possède n valeurs propres distinctes donc A est diagonalisable permet d’établir que les valeurs propres de ΨA sont les valeurs propres de t A
et ses sous-espaces propres sont de dimension 1. i.e. celles de A.
c) Posons
λ = 2 cos(kπ/(n + 1))
Exercice 100 : [énoncé]
Soit X ∈ Mn,1 (C) vérifiant AX = λX. On a
Exercice 101 : [énoncé] Si δ < 0 alors M est diagonalisable car χM admet trois racines distinctes et donc
Si A est diagonalisable alors il existe une matrice P inversible telle que M admet trois valeurs propres distinctes.
Si δ = 0 alors M est diagonalisable si, et seulement si M est semblable à la
P −1 AP = D matrice nulle ce qui n’est le cas que si a = b = c = 0.
Si δ > 0 alors M n’est pas diagonalisable car χM n’est pas scindé sur R [X].
diagonale. En transposant,
t
P t At (P −1 ) = D
c’est-à-dire Exercice 105 : [énoncé]
Qt AQ−1 = D
avec Q = t P inversible d’inverse Q−1 = t (P −1 ). a) A ne possède que deux colonnes différentes donc rg A ≤ 2.
a b
= a2 − b2 6= 0
Exercice 102 : [énoncé] b a
Il existe des matrices P ∈ GLn (K) et D ∈ Dn (K) telles que
donc rg(A) = 2. Par le théorème du rang dim ker A = 2n − 2 donc 0 est valeur
AB = P DP −1 propre de A et la dimension du sous-espace propre associé est 2n − 2.
b) Les vecteurs t 1 . . . 1 et t 1 −1 . . . 1 −1 sont vecteurs propres
On a alors
associées aux valeurs propres non nulles n(a + b) et n(a − b). La somme des
A(BA)A−1 = P DP −1
dimensions des sous-espaces propres vaut 2n donc A est diagonalisable.
puis
BA = (A−1 P )D(P −1 A) = (A−1 P )D(A−1 P )−1
Exercice 106 : [énoncé]
La matrice A est la matrice dans la base canonique (1, X, . . . , X n ) de
Exercice 103 : [énoncé] l’endomorphisme
u : P ∈ Cn [X] 7→ nXP + (1 − X 2 )P 0
a) χA (X) = (X − cos α)2 + sin2 α de racines eiα et e−iα .
Considérons alors la base de polynômes étagés (1, (X + 1), . . . , (X + 1)n ). On a
Si α 6= 0 [π] alors A possède deux valeurs propres distinctes donc A est
diagonalisable. u (X + 1)k = nX(X + 1)k + k(1 − X)(X + 1)k
Si α = 0 [π] alors A est diagonale.
b) Si α 6= 0 [π] alors A ne possède pas de valeurs propres (réelles) donc n’est qui se réécrit
pas diagonalisable.
u (X + 1)k = (n − k)(X + 1)k+1 + (2k − n)(X + 1)k
Si α = 0 [π] alors A est diagonale.
c) χB (X) = (X − cos α)(X + cos α) − sin2 α de racines ±1 donc B est La matrice de l’endomorphisme u dans la base (1, (X + 1), . . . , (X + 1)n ) est
diagonalisable. triangulaire inférieure de coefficients diagonaux distincts
2k − n avec k ∈ {0, . . . , n}
Exercice 104 : [énoncé]
On obtient On en déduit χA et on observer que A possède n + 1 valeurs propres distinctes. La
χM = X(X 2 + (ab + bc + ca)) matrice A est donc diagonalisable.
Posons δ = ab + bc + ca.
√
Exercice 107 : [énoncé] d) Si u1 = u2 alors u1 = u2 = k/2 et k 2 /2 = k 2 + 6 donc k = ± i2 3.
La résolution du système
a) En développant selon la première colonne k
AX = X
2
λ −1 0 λ −1 0
.. .. conduit à un espace de solution de dimension 1
.. .. .. ..
. . . = −a0 +λ . . .
0 ··· λ −1 0 ··· λ −1 Vect t (1, k/2, 1, 1)
−a0 ··· −an−2 λ − an−1 [n]
−a1 ··· −an−2 λ − an−1 [n−1]
√ la matrice A est diagonalisable dans M4 (C) si, et seulement si,
e) Finalement,
puis en reprenant le processus on parvient à k 6= ± i2 3.
λn − (an−1 λn−1 + · · · + a1 λ + a0 )
On peut aussi retrouver ce résultat via l’opération élémentaire : Exercice 109 : [énoncé]
C1 ← C1 + λC2 + · · · + λn−1 Cn . En ajoutant la troisième colonne à la première puis en retranchant la première
On en déduit ligne à la troisième
χM (X) = P (X)
b) Si λ est racine du polynôme P alors λ est valeur propre de M . Après −λ − 2 5+x x
résolution, le sous-espace propre associé est engendré par la colonne χA (λ) = (−1)3 0 −2 − x − λ −x
0 −x 3−x−λ
t
1 λ . . . λn−1
ce qui donne
c) Puisque les sous-espaces propres sont de dimension 1, la matrice M est
χA (λ) = (λ + 2) λ2 + (2x − 1)λ − x − 6
diagonalisable si, et seulement si, elle possède exactement n valeur propres ce
qui revient à dire que le polynôme P est scindé à racines simple. Le facteur a pour discriminant
Exercice 110 : [énoncé] c) En développant le déterminant selon la dernière colonne puis en développant
les mineurs obtenus selon leur k-ieme colonne, on obtient
a) On obtient χA = X n−2 (X 2 − (a21 + · · · + a2n−1 ))
At A = (a2 + b2 + c2 + d2 )I4
4 Si a21 + · · · + a2n−1 6= 0 alors A admet deux valeurs propres opposées non
et donc (det A)2 = a2 + b2 + c2 + d2 . nulles et 0 pour valeur propre d’espace propre de dimension n − 2 donc A est
D’autre part, pour b, c, d fixés, a 7→ det A est une fonction polynomiale diagonalisable.
unitaire de degré 4 donc Si a21 + · · · + a2n−1 = 0 alors 0 est la seule valeur propre de A et A est
diagonalisable si, et seulement si, A = 0 i.e. a1 = . . . = an−1 = 0.
det A = a4 + α(b, c, d)a3 + β(b, c, d)a2 + γ(b, c, d)a + δ(b, c, d)
La valeur connue de (det A)2 permet alors de déterminer α, β, γ, δ et Exercice 112 : [énoncé]
d’affirmer
det(A) = (a2 + b2 + c2 + d2 )2
X1
a) On écrit X = et alors
X2
Si a2 + b2 + c2 + d2 6= 0 alors rg(A) = 4.
2 2 2 2 2 2
a + b + c + d = 0 alors rg(A) ≤ 3. Or a + b 6= 0 donc la sous matrice
Si BX = λX ⇐⇒ X2 = λX1 et AX1 = λX2 ⇐⇒ X2 = λX1 et AX1 = λ2 X1
a b
est de rang 2 et donc rg(A) ≥ 2. Par conséquent λ est valeur propre de B si, et seulement si, λ2 est valeur
−b a
On observe de plus que propre de A.
b) Si A = On alors A est diagonalisable mais pas B.
ac + bd bc − ad En effet, 0 est la seule valeur propre de B alors que B 6= On .
C3 = 2 2
C1 + 2 C2
a +b a + b2
et Exercice 113 : [énoncé]
ad − bc bd + ac
C4 = 2 2
C1 + 2 C2 Soient F1 et F2 des sous-espaces vectoriels supplémentaires de dimension p et q
a +b a + b2
d’un K-espace vectoriel E. Soit B = (B1 , B2 ) une base adaptée à la
donc rg(A) = 2. supplémentarité de F1 et F2 et f1 , f2 et f les endomorphismes de F1 , F2 et E
b) Par la formule obtenue ci-dessus, χA = ((a − X)2 + b2 + c2 + d2 ) et donc déterminés par Mat(f1 , B1 ) = A1 , Mat(f2 , B2 ) = A2 et Mat(f, B) = A. Il est clair
χA = ((a − X)2 + α2 )2 . que pour tout λ ∈ K, on a Eλ (f ) = Eλ (f1 ) ⊕ Eλ (f2 ). En caractérisant la
Les valeurs propres de A sont a + α et a − α. diagonalisabilité par la somme des dimensions des sous-espaces propres, on
Par l’étude qui précède rg(A − (a + α) Id) = 2 et rg(A − (a − α) Id) = 2 donc conclut à l’équivalence voulue.
Exercice 116 : [énoncé] a) M (a, b) = P D(a, b)P −1 avec D(a, b) = diag((a + b)2 , (a − b)2 , a2 − b2 , a2 − b2 )
Notons B = (e1 , . . . , en ) la base canonique de Kn et f l’endomorphisme de Kn et
dont la matrice dans B est J.
Posons ε1 = e1 + · · · + en , de sorte que f (ε1 ) = nε1 . 1 1 1 0
Puisque rg f = rg J = 1, on peut introduire (ε2 , . . . , εn ) base du noyau de f . 1 −1 0 1
P =1 −1 0 −1
Il est alors clair que B 0 = (ε1 , . . . , εn ) est une base de Kn et que la matrice de f
dans celle-ci est diagonale. 1 1 −1 0
On peut aussi observer J 2 = nJ et exploiter que X(X − n) est un polynôme
annulateur scindé simple de J.
b) M (a, b)n → 0 si, et seulement si, |a + b| < 1, |a − b| < 1 et a2 − b2 < 1.
Or a2 − b2 = (a + b)(a − b) donc la dernière condition l’est automatiquement
si les deux premières le sont.
Exercice 117 : [énoncé] Pn L’étude graphique est alors simple.
En posant M = (ai aj )1≤i,j≤n , on vérifie M 2 = λM avec λ = k=1 a2k .
Si λ 6= 0 alors M annule un polynôme scindé simple, elle est donc diagonalisable.
Si λ = 0 alors M 2 = 0 et donc M est diagonalisable si, et seulement si, M = 0 ce
qui revient à (a1 , . . . , an ) = 0.
Notons que la matrice M est symétrique mais pas nécessairement réelle : le Exercice 121 : [énoncé]
théorème spectral ne s’applique pas. A = P DP −1 avec D = diag(a + (n − 1)b, a − b, . . . , a − b) et
1 1 (0)
Exercice 118 : [énoncé] .. ..
. −1 .
Ei,i est diagonale donc diagonalisable. P =
. ..
Pour i 6= j, χEi,j (X) = (−1)n X n donc seul 0 est valeur propre. Par suite si Ei,j ..
. 1
est diagonalisable alors Ei,j = 0 ce qui est incorrect. Conclusion Ei,j 1 (0) −1
diagonalisable si, et seulement si, i = j.
B = Q∆Q−1 avec
Si n est impair : ∆ = diag(a + (n − 1)b, b − a, . . . , b − a, a − b, . . . , a − b) et En reprenant la même démarche avec la seconde matrice que nous noterons B, on
obtient B = P DP −1 avec
1 1 (0) 1 (0)
.. .. .. 1 0 ··· 0 λ1 λ2
. .
. 0 1 (0) 2 2
..
.. . ..
. (0) 1 (0) 1
. . .. .. .
P = et D = diag(0, . . . , 0, λ1 , λ2 )
Q = ... . . ..
0 ··· 0 −2 ··· −2
.. (0) 1 .. .
.
0 −1 · · · −1 2
.. 2
(0) −1 (0) 1
−1 0 · · · 0 λ1 λ2
.
.. .. ..
.
.
1 −1 (0) 1 (0) où λ1 , λ2 sont les deux racines de
1 1 (0) 1 (0)
.. .. .. Exercice 123 : [énoncé]
. −1 .
.
..
.. ..
Cas a = b = 0 la résolution est immédiate.
. . . 1 Cas a = 0 et b 6= 0, la matrice Mn est triangulaire supérieure stricte non nulle, elle
..
n’est pas diagonalisable.
. (0) 1 (0) −1
Q=
.
Cas a 6= 0 et b = 0, idem.
.. (0)
−1 (0) −1 Cas a = b
.
.. .. . χMn (X) = (X − (n − 1)a)(X + a)n−1
..
. 1
. . . avec
.. .. ..
−1 (0) E(n−1)a = Vect(1, . . . , 1)
1 −1 (0) 1
et
E−a : x1 + · · · + xn = 0
Exercice 122 : [énoncé] La matrice Mn est donc diagonalisable et il est aisé de former une base de
Étudions la première matrice que nous noterons A. vecteurs propres.
Celle-ci est de rang 2 et on peut facilement déterminer une base de son noyau. Cas a 6= b et ab 6= 0
En posant le système AX = λX avec λ 6= 0, on obtient une solution non nulle Après calculs (non triviaux)
sous réserve que
λ2 − λ − (n − 1) = 0 b(X + a)n − a(X + b)n
χMn (X) = (−1)n
En notant λ1 et λ2 les deux racines de cette équation, on obtient A = P DP −1 b−a
avec Les racines de ce polynôme sont les solutions de l’équation d’inconnue z ∈ C
1 (0) 1 1
.. .. ..
z+a
n
a
. . . =
z+b b
P = (0) .
. .. et D = diag(0, . . . , 0, λ1 , λ2 )
1 . .
−1 · · · −1 1 1 Il y en a exactement n s’exprimant en fonction des racines n-ième de l’unité.
0 0 0 λ1 λ2 On en déduit que Mn est diagonalisable.
Puisque ce système est de rang n − 1 (car λ est valeur propre simple) et puisque et donc
les n − 1 dernières équations sont visiblement indépendantes, ce système équivaut (cos θ + sin θ)n − (cos θ − sin θ)n
encore à An = (A − (cos θ + sin θ)I2 )+(cos θ+sin θ)n In
2 sin θ
(a + λ)x1 + (b + λ)x2 = 0
..
.
(a + λ)xn−1 − (b + λ)xn = 0 Exercice 126 : [énoncé]
La résolution de ce dernier est immédiate. On obtient pour vecteur propre
x = (x1 , . . . , xn ) avec a) 1ère méthode :
k
a+λ λ − (n − 1) −1 ··· −1 1 −1
xk = λ −1
b+λ λ − (n − 1) λ −1 0 λ+1
det(λIn −M ) = .. = .. = (λ−(n−1)) .
. .. ..
. .
−1 λ
Exercice 124 : [énoncé] λ − (n − 1) −1 λ 0 (0)
A est diagonalisable avec Sp A = {1, 4}.
puis det(λIn − M ) = (λ − (n − 1))(λ + 1)n−1 et donc sp(M ) = {−1, (n − 1)}.
Pour Pn un polynôme vérifiant Pn (1) = 1n et Pn (4) = 4n , on a An = P (A).
Soit f l’application linéaire canoniquement associée à M .
4n − 1n
Pn = 1n + (X − 1) f (x1 , ..., xn ) = (x1 , ..., xn ) ⇐⇒ x1 + ... + xn = 0
3
convient et donc Donc E−1 est l’hyperplan d’équation x1 + ... + xn = 0.
4n − 1 4 − 4n Puisque En−1 est au moins une droite vectorielle, la matrice M est
An = A+ I3
3 3 diagonalisable.
2ème méthode :
Par le calcul, on obverse que M 2 = (n − 1)In + (n − 2)M .
Exercice 125 : [énoncé] Par suite, M annule le polynôme scindé simple (X + 1)(X − (n − 1)) et donc
M est diagonalisable.
d’où
(n − 1)p − (−1)p (n − 1)p + (n − 1)(−1)p Exercice 129 : [énoncé]
Mp = M+ In
n n
a) En développant selon la dernière ligne
Exercice 127 : [énoncé]
λ −1 0 ··· 0
.. ..
a) sp(A) = {1, 3, −4}. 0 λ −1 . .
b) Il existe une matrice P inversible tel que A = P DP −1 avec det(λ.In − J) = ... ..
.
..
.
..
. 0 = λn − 1
D = diag(1, 3, −4). Si M ∈ Mn (C) est solution de l’équation M 2 = A alors .. ..
(P −1 M P )2 = D et donc P −1 M P commute avec la matrice D. Or celle-ci est 0 . . −1
diagonale à coefficient diagonaux distincts donc P −1 M P est diagonale de −1 0 ··· 0 λ
coefficients diagonaux a, b, c vérifiant a2 = 1, b2 = 3 et c2 = −4. La réciproque
est immédiate. Il y a 8 solutions possibles pour (a, b, c) et donc autant de J possède exactement n valeurs propres qui sont les racines n-ième de l’unité
2 ikπ
solutions pour M . Les solutions réelles sont a fortiori des solutions complexes ω0 , ..., ωn−1 avec ωk = e n .
or toutes les solutions complexes vérifient tr M = a + b + c ∈ C \ R. Il n’existe b) Soit P ∈ GLn (C) la matrice de passage telle que J = P DP −1 avec
donc pas de solutions réelles. D = diag(ω0 , ..., ωn−1 ).
a0 a1 ··· an−1
Exercice 128 : [énoncé] ..
an−1 . . . ..
. .
= a0 I + a1 J + a2 J 2 + · · · + an−1 J n−1
A= .
.. .. ..
det(A − λI) = (λ − 2)(λ − 6).
a) . . a1
5x + 3y = 2x 1 a1 · · · an−1 a0
⇐⇒ x + y = 0 et est vecteur propre associé à la
x + 3y = 2y −1
valeur propre 2. donc
5x + 3y = 6x 3 n−1
⇐⇒ −x + 3y = 0 et est vecteur propre associé à la
x + 3y = 6y 1
X
P −1 AP = a0 I + a1 D + a2 D2 + · · · + an−1 Dn−1 = diag(( ak ωik )0≤i≤n−1
valeur propre 6. k=0
a) Pour tout élément A ∈ G, on a A−1 = A. On en déduit que pour tout d) Soit ϕ un isomorphisme de (GLn (R), ×) vers (GLm (R), ×).
A, B ∈ G, Considérons l’ensemble G formé des matrices diagonales M de Mn (R)
vérifiant M 2 = In . G est un sous-groupe de (GLn (R), ×) de cardinal
AB = (AB)−1 = B −1 A−1 = BA
exactement 2n .
b) Montrons le résultat par récurrence forte sur n ≥ 1. Puisque pour tout M ∈ G,
Pour n = 1, la propriété est immédiate. ϕ(M )2 = ϕ(M 2 ) = ϕ(In ) = Im
Supposons le résultat vrai jusqu’au rang n − 1 ≥ 1.
Soit G un sous-groupe de GLn (R) vérifiant la propriété de l’énoncé. l’ensemble ϕ(G) est un sous-groupe de (GLm (R), ×) vérifiant
S’il n’existe pas d’autre élément dans G que In et −In , la propriété est ∀M 0 ∈ ϕ(G), M 02 = Im
acquise.
Sinon, il existe un élément A ∈ G autre que In et −In . Puisque A2 = In , on a Par l’étude qui précède, on peut affirmer
Exercice 136 : [énoncé] Puisque λ est valeur propre de B, λ n’est pas valeur propre de A et donc
Posons T = M 2 . Il est clair que T et M commutent et l’étude de cette M X = On,1 .
commutation peut, par le calcul, permettre de conclure que M est triangulaire Puisqu’il existe une base de vecteurs propres de B et puisque chacun annule
supérieure. On peut aussi proposer une démonstration plus abstraite que voici : M , on a M = On .
Les coefficients diagonaux λ1 , . . . , λn de T déterminent ses valeurs propres et la Ainsi l’endomorphisme ϕ est injectif, or Mn (C) est de dimension finie donc ϕ
matrice T est donc diagonalisable. On peut donc écrire T = P DP −1 avec P est bijectif. Ainsi il existe une matrice D telle ϕ(D) = C et, par celle-ci, on
inversible et obtient la similitude demandée.
D = diag(λ1 , . . . , λn )
Puisque M est T commutent, les matrices N = P −1 M P et D commutent. Or les
Exercice 138 : [énoncé]
matrices commutant avec une matrice diagonale à coefficients diagonaux distincts
Supposons que l’équation étudiée admet une solution θ.
sont elles-mêmes diagonales. La matrice N est donc diagonale
En passant aux parties réelle et imaginaire on obtient
N = diag(µ1 , . . . , µn )
cos θ + cos kθ = 1
sin θ + sin kθ = 0
En considérant un polynôme d’interpolation Q ∈ R [X] vérifiant
La deuxième équation donne
∀1 ≤ k ≤ n, Q(λk ) = µk
θ = −kθ [2π] ou θ = π − kθ [2π]
on obtient N = Q(D) puis M = Q(T ). En particulier, la matrice M est
triangulaire supérieure. Si θ = π − kθ [2π] alors cos θ + cos kθ = 0 et le système initial n’est pas vérifié.
Si θ = −kθ [2π] alors
AM X = M BX = λM X 6 | (k + 1)
b) Supposons que 6 divise k + 1. Pour θ = π/3 on a Par l’opération L1 ← L1 + XL2 + X 2 L3 + · · · + X k−1 Lk , on obtient
eiθ + eikθ = 1 χT (X) = (−1)k X k − X k−1 − 1
0 ··· 0 1 1
Exercice 140 : [énoncé]
car T (ek−1 ) = ek−1 + e0 . Le polynôme caractéristique de T est
−X 0 ··· 0 0 a) clair, notamment il n’y a pas de problème sur le degré de ϕ(P ).
.. .. ..
1 −X . . . b) ϕ(X k ) = X k − k(X + 1)X k−1 = (1 − k)X k − kX k−1 . La matrice de ϕ dans la
.. .. base canonique de E est triangulaire supérieure. Les coefficients diagonaux
χT (X) = 0 . . 0 0 sont alors les racines du polynôme caractéristique et ce sont donc les valeurs
.. .. propres de ϕ à savoir 1, 0, −1, . . . , (1 − n). Ces n + 1 = dim E valeurs sont
. . 1 −X 1
0 ··· 0 1 1−X distinctes donc ϕ est diagonalisable.
Exercice 141 : [énoncé] De plus, φ(In ) = (n + 1)In donc l’espace propre En+1 (φ) est de dimension au
L’application f est clairement linéaire de R [X] vers lui-même. De plus, si moins égale à 1.
deg P ≤ n, il est aisé d’observé que deg f (P ) ≤ n. On peut donc conclure que f Puisque la somme des dimensions des sous-espaces propres est au moins égale à
est un endomorphisme de Rn [X]. Pour tout k ∈ {0, . . . , n}, n2 = dim Mn (R), l’endomorphisme φ est diagonalisable (et les inégalités
précédentes étaient des égalités).
f (X k ) = k(k + 1)X k − k(k − 1)X k−2
De plus un endomorphisme appartenant à ces deux dernières catégories est Exercice 147 : [énoncé]
nécessairement nul. L’application f est à valeurs dans Rn [X] car le reste R d’une division euclidienne
On en déduit par B vérifie
dim E1/2 (F) ≥ 2 dim ker p × dim Im p deg R < deg B ≤ n
Or Soient λ1 , λ2 ∈ R et P1 , P2 ∈ Rn [X].
On a
2 2 2 2 AP1 = BQ1 + f (P1 ) et AP2 = BQ2 + f (P2 )
(dim Im p) +2 dim ker p dim Im p+(dim ker p) = (dim Im p+dim ker p) = dim E = dim L(E)
donc
donc F est diagonalisable avec A(λ1 P1 + λ2 P2 ) = B(λ1 Q1 + λ2 Q2 ) + λ1 f (P1 ) + λ2 f (P2 )
c) dim E1 (F) = (dim Im p)2 , dim E0 (F) = (dim ker p)2 et avec
dim E1/2 (F) = 2 dim ker p × dim Im p. deg (λ f (P ) + λ f (P )) ≤ max {deg f (P ), deg f (P )} < deg B
1 1 2 2 1 2
Exercice 148 : [énoncé] On en déduit que 1 et n + 1 sont valeurs propres de f et puisque la valeur
Posons φ l’endomorphisme de L(E) étudié. On observe que φ3 = φ. Par propre 1 est associé à un hyperplan, il ne peut y avoir d’autres valeurs
annulation d’un polynôme scindé simple, on peut affirmer que φ est diagonalisable propres.
de seules valeurs propres possibles 0, 1 et −1. En résumé Sp f = {1, n + 1} et
En introduisant unebase adaptée à la projection f , la matrice de cet
E1 (f ) = {x | x1 + · · · + xn = 0} et En+1 (f ) = Vect(e1 + · · · + en )
Ir 0
endomorphisme est
0 0
A B
c) L’endomorphisme f est diagonalisable car
En notant la matrice de u dans cette base, on obtient :
C D
dim E1 (f ) + dim En+1 (f ) = n
φ(u) = 0 ⇐⇒ B = 0 et C = 0.
φ(u) = u ⇐⇒ A = 0, C = 0 et D = 0. d) Par les valeurs propres
φ(u) = −u ⇐⇒ A = 0, B = 0 et D = 0. det f = (n + 1) 6= 0
et l’endomorphisme f est inversible. . .
Exercice 149 : [énoncé]
Supposons f diagonalisable et soit B = (e1 , . . . , en ) une base de vecteurs propres
de f . Exercice 151 : [énoncé]
Pour 1 ≤ i, j ≤ n, on pose gi,j l’endomorphisme de E déterminé par
a) Soit λ une valeur propre de ϕ.
gi,j (ek ) = δj,k ei
Il existe v ∈ L(E) \ 0̃ tel que u ◦ v = λv.
La famille (gi,j ) est une base de L(E) et on observe Soit alors x ∈ E tel que v(x) 6= 0 (ce qui est possible puisque v 6= 0̃)
Puisque u (v(x)) = λv(x), on peut affirmer que λ est valeur propre de u.
T (gi,j ) = (λi − λj )gi,j Inversement soit λ une valeur propre de u et x 6= 0 un vecteur propre associé.
Considérons v l’endomorphisme de E déterminé par
donc T est diagonalisable.
Supposons f nilpotente, c’est-à-dire qu’il existe n ∈ N∗ pour lequel f n = 0. ∀1 ≤ i ≤ n, v(ei ) = x
Puisque T p (g) est combinaison linéaire de termes de la forme f k ◦ g ◦ f p−k , il est
assuré que T 2n = 0 et donc que T est nilpotente. L’endomorphisme v est bien déterminé puisqu’on a ici fixé l’image d’une base.
Puisque a u ◦ v = λv (car cette égalité vaut pour les vecteurs d’une base), on
obtient ϕ(v) = λv avec v 6= 0̃. Ainsi λ est aussi valeur propre de ϕ.
Exercice 150 : [énoncé] b et c) Sachant Ei,j Ek,` = δj,k Ei,` ,
n n
a) On obtient X X
U Ei,j = uk,` Ek,` Ei,j = uk,i Ek,j
2 (1)
k,`=1 k=1
Mate f =
..
.
(1) 2 Dans la base ((E1,1 , . . . , En,1 ), (E1,2 , . . . , En,2 ), . . . , (E1,n , . . . , En,n )), la
matrice de ϕ est diagonale par blocs avec des blocs diagonaux chacun égaux à
b) D’une part U.
f (e1 + · · · + en ) = (n + 1) (e1 + · · · + en ))
et d’autre part, pour x = x1 e1 + · · · + xn en avec x1 + · · · + xn = 0 on a
Exercice 152 : [énoncé]
f (x) = x
Exercice 156 : [énoncé] ce qui définit une notion de racine carrée sur les nombres complexes et nous
permettra de nous exprimer avec plus d’aisance. . .
a) Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de vecteur propre de v. La matrice de v dans Un endomorphisme g de E vérifiant g 2 = f a une matrice diagonale dans la
cette base est de la forme base de vecteurs propres de f précédente.
Résoudre l’équation g 2 = f revient alors à résoudre l’équation ∆2 = D avec
λ1 (0)
∆ la matrice diagonale
D=
..
. ∆ = diag(α1 , . . . , αn )
(0) λn
L’équation ∆2 = D équivaut à
Considérons l’endomorphisme u de E défini par
∀1 ≤ i ≤ n, αi2 = λi
√
λ1 (0)
.. Si les λi ne sont pas tous positifs ou nuls, il n’y a pas de solutions.
MatB u = =∆
. Si les λi sont tous positifs ou nuls alors les solutions de l’équation g 2 = f sont
√
(0) λn les endomorphismes représentés dans la base de vecteurs propres de f par les
matrices
On vérifie aisément que u2 = v.
p p
diag(± λ1 , . . . , ± λn )
b) Par les polynômes interpolateurs de Lagrange, on peut introduire un
Si aucune des valeurs propres n’est nulle, il y a 2n solutions et si l’une d’elle
polynôme P ∈ C [X] vérifiant
est nulle, il y a 2n−1 solutions.
√
∀λ ∈ Sp u, P (λ) = λ
a) Puisque f possède n valeurs propres en dimension n, il est diagonalisable et On a pour tout k ∈ {1, . . . , n},
ses valeurs propres sont simples. Les sous-espaces propres de f sont donc de
P (f )(ek ) = P (λk )(ek ) = µk ek = g(ek )
dimension 1.
b) g ◦ f = g 3 = f ◦ g. Puisque les applications linéaires P (f ) et g sont égales sur une base, on peut
Puisque f et g commutent, les sous-espaces propres de f sont stables par g. conclure
Si x est vecteur propre de f associé à la valeur propre λ alors g(x) appartient P (f ) = g
au même sous-espace propre et puisque celui-ci est une droite et que x est
non nul, g(x) est colinéaire à x. Ainsi x est vecteur propre de g.
c) Notons λ1 , . . . , λn les valeurs propres de f et considérons une base de Exercice 160 : [énoncé]
vecteurs propres de f dans laquelle la matrice de f est Soient λ ∈ Sp(u) et x ∈ Eλ (u) non nul. On a
Or v est diagonalisable donc, en notant µ1 , . . . , µp les valeurs propres de v, on a la P une matrice inversible dont la première colonne est X1 . Par changement de
décomposition en somme directe base on a
λ ∗ µ ∗
p P −1 AP = et P −1
BP =
E = ⊕ Eµj (v) 0 A0 0 B0
j=1
Puisque AB = On on a λµ = 0 et A0 B 0 = On−1 .
On peut alors écrire x =
Pp 3 3
xj avec xj ∈ Eµj (u). L’égalité v (x) = λ x donne Par hypothèse de récurrence, il existe une matrice Q ∈ GLn−1 (C) telle que
j=1
Q−1 A0 Q et Q−1 B 0 Q sont triangulaires supérieures. Pour la matrice
p
X p
X
µ3j xj = λ 3 xj R=P ×
1 0
∈ GLn (C)
j=1 j=1 0 Q
Les espaces Eµj (v) étant en somme directe, on peut identifier les termes de ces on obtient R−1 AR et R−1 BR triangulaires supérieures.
sommes Récurrence établie.
µ3j xj = λ3 xj
Si xj 6= 0E , on obtient µj = λ et donc µj xj = λxj .
Si xj = 0E , l’identité µj xj = λxj reste vraie. Exercice 163 : [énoncé]
On en déduit
v(x) = λx = u(x) a) Raisonnons par les endomorphismes u et v canoniquement associés aux
matrices A et B. Puisque le corps de base est C, l’endomorphisme u admet
Ainsi les endomorphismes v et u coïncident sur Eλ (u). Or, l’endomorphisme u au moins une valeur propre λ. Puisque u et v commutent, le sous-espace
étant diagonalisable, E est la somme des sous-espaces propres de u. Les propre de u associé à la valeur propre λ est stable par v. L’endomorphisme
endomorphismes v et u coïncident donc sur E. qui y est induit par v admet une valeur propre et le vecteur propre associé est
vecteur propre commun à u et v.
b) Par récurrence sur la taille n ∈ N∗ des matrices.
Exercice 161 : [énoncé] Pour n = 1, c’est immédiat !
Son polynôme caractéristique est scindé. Supposons la propriété vérifiée au rang n − 1 ≥ 1.
Soit A, B ∈ Mn (C) vérifiant AB = BA. Soit X1 un vecteur propre commun
aux matrices A et B associé aux valeurs propres λ et µ respectivement. Soit
Exercice 162 : [énoncé] P une matrice inversible dont la première colonne est X1 . Par changement de
base on a
λ ∗ µ ∗
a) Si B = On alors tout vecteur propre de A (et il en existe car le corps de base P −1 AP = et P −1
BP =
0 A0 0 B0
est C) est aussi vecteur propre de B.
Si B 6= On alors l’espace Im B est stable par B et il existe alors un vecteur Puisque AB = BA, un calcul par bloc donne A0 B 0 = B 0 A0 . Par hypothèse de
propre de B dans Im B. Puisque Im B ⊂ ker A car AB = On , ce vecteur récurrence, il existe une matrice Q ∈ GLn−1 (C) telle que Q−1 A0 Q et Q−1 B 0 Q
propre de B est aussi vecteur propre de A (associé à la valeur propre 0). sont triangulaires supérieures.
Pour la matrice
b) Par récurrence sur la taille n des matrices.
1 0
Pour n = 1, c’est immédiat. R=P × ∈ GLn (C)
0 Q
Supposons la propriété vérifiée au rang n − 1 ≥ 1.
Soit A, B ∈ Mn (C) vérifiant AB = On . Soit X1 un vecteur propre commun on obtient R−1 AR et R−1 BR triangulaires supérieures.
aux matrices A et B associé aux valeurs propres λ et µ respectivement. Soit Récurrence établie.
on a P −1 AP = T .
Exercice 167 : [énoncé]
Notons A la matrice étudiée.
Après calcul, son polynôme caractéristique est χA = (X − 9)3 .
Exercice 165 : [énoncé] Celui-ci est scindé et par conséquent la matrice A est trigonalisable.
Après résolution
E9 (A) = Vect (1, 1, −1/2)
a) χA (X) = (X − 1)3 .
t
dim E9 (A) = 1 et X1 = 1 1 −1/2 est vecteur propre. Complétons ce vecteur
b) E1 = Vect t 1 0 1 .
en une base et considérons la matrice de passage associée
La matrice A n’est pas diagonalisable, mais on peut la rendre semblable à la
matrice 1 0 0
1 1 0 P = 1 1 0
T = 0 1 1 −1/2 0 1
0 0 1
On a
9 −5 −2
On prend C1 = t 1 0 1 .
On détermine C2 tel que AC2 = C2 + C1 . C2 = t 0 1 0 convient. P −1 AP = 0 12 −6
On détermine C3 tel que AC3 = C3 + C2 . C3 = t 0 −1 1 convient. 0 3/2 6
Pour Considérons alors la sous matrice
1 0 0
0 12 −6
P = 0 1 −1 A =
3/2 6
1 0 1
de polynôme caractéristique (X − 9)2 car χA (X) = (X − 9)χA0 (X). Après
on a P −1 AP = T .
résolution
E9 (A0 ) = Vect(1, 1/2)
donc f ◦ g = g ◦ f .
a) χA = X(X − 1)(X − a).
Si a 6= 0, 1 alors A est diagonalisable.
Si a = 0 alors rg A = 2 donc dim ker A = 1 < m0 (A) et la matrice A n’est pas Exercice 170 : [énoncé]
diagonalisable. Rappelons que tout endomorphisme d’un C-espace vectoriel possède au moins un
Si a = 1 alors rg(A − I) = 2 et par le même argument qu’au dessus, A n’est valeur propre.
pas diagonalisable. 1ère démarche : Soit λ une valeur propre de u. Eλ (u) est stable par u et donc
On conclut possède un supplémentaire F stable par u.
Ω = {0, 1} Si F = {0E } alors u est diagonalisé.
Sinon, la restriction de u à F possède au moins une valeur propre µ qui est bien
b) Cas a = 0 entendu valeur propre de u. L’espace Eλ (u) ⊕ Eµ (u) est stable par u et donc
1 3
possède un supplémentaire G stable par u.
ker A = Vect 0 et ker(A − I3 ) = Vect 1
Si G = {0E } alors u est diagonalisé.
1 2
Sinon, on itère le processus.
Par conséquent la matrice suivante convient 2ème démarche : Le sous-espace vectoriel F = ⊕ Eλ (u) est stable par u, il
λ∈Sp u
admet donc un supplémentaire stable G, si G 6= {0E } alors uG admet un vecteur
1 3 0
P = 0 1 0 propre qui sera aussi vecteur propre de u donc élément de F . C’est contradictoire
1 2 1 donc G = {0E } puis
E = ⊕ Eλ (u)
Cas a = 1 λ∈Sp u
1 1
On peut conclure : u diagonalisable.
ker A = Vect 0 et ker(A − I3 ) = Vect 1
1 1
Exercice 171 : [énoncé] Considérons ensuite les vecteurs x et y de E représentés par les colonnes réelles X
Les endomorphismes recherchés sont les endomorphismes diagonalisables. et Y . Les relations précédentes donnent
En effet, si f est diagonalisable et si F est un sous-espace vectoriel stable par f
alors puisque fF est diagonalisable, il existe une base de F formée de vecteurs u(x), u(y) ∈ Vect(x, y)
propres de f . En complétant cette base à l’aide de vecteur bien choisis dans une
base diagonalisant f , les vecteurs complétant engendrent un supplémentaire de F et donc le sous-espace vectoriel Vect(x, y) est stable par u.
stable par f . Or celui-ci n’est pas nul car Z 6= 0 et est donc de dimension 1 ou 2 (et en fait 2
Inversement, si f ∈ L(E) vérifie la propriété proposée alors le sous-espace vectoriel car l’absence de valeurs propres réelles dans le cas présent signifie l’absence de
F = ⊕ Eλ (f ) étant stable par f , celui-ci admet un supplémentaire stable. Or droite vectorielle stable).
λ∈Sp f
f ne possède pas de vecteurs propres sur ce dernier et celui ne peut donc qu’être
{0} car ici le corps de base est C. Par suite F = E et donc f est diagonalisable. Exercice 174 : [énoncé]
Exercice 172 : [énoncé] a) Par l’absurde supposons X et Y colinéaires. Il existe alors une colonne X0
réelle telle que
a) Si e ∈
/ H alors la valeur de u(e) détermine entièrement un élément u de X = αX0 et Y = βX0 avec (α, β) 6= (0, 0)
{u ∈ E ∗ | u(H) = {0}}. Cela permet de mette en place un isomorphisme
entre {u ∈ E ∗ | u(H) = {0}} et K. La dimension cherchée vaut 1. On a alors Z = (α + iβ)X0 et la relation AZ = λZ donne
b) Si H est stable par f alors pour tout x ∈ H, u(f (x)) = 0 donc
u ◦ f ∈ {v ∈ E ∗ | v(H) = {0}} or u est un élément non nul de cette droite (α + iβ)AX0 = λ(α + iβ)X0
vectorielle donc u ◦ f est colinéaire à u. La réciproque est immédiate.
Puisque α + iβ 6= 0, on peut simplifier et affirmer AX0 = λX0 . Or X0 est une
c) MatB (u) = L 6= 0 (car u définit une équation d’hyperplan), colonne réelle donc, en conjuguant, AX0 = λ̄X0 puis λ ∈ R ce qui est exclu.
MatB (u ◦ f ) = LA donc
b) On écrit λ = a + ib avec a, b ∈ R. La relation AZ = λZ donne en identifiant
u ◦ f = λu ⇐⇒ LA = λL ⇐⇒ A L = λ L t t t parties réelles et imaginaires
(X + 1)(X − 2)(X 2 − 2X + 2)
Exercice 173 : [énoncé] Les valeurs propres de A sont −1, 2 et 1 ± i avec
Si l’endomorphisme u possède une valeur propre alors la droite vectorielle
engendrée par un vecteur propre associé est évidemment stable par u. E−1 (A) = Vect t (0, 0, 1, 0) , E2 (A) = Vect t (1, 1, 0, 1) et E1+i (A) = Vect t (i, −1, 0, 1)
Sinon, la matrice réelle A représentant u dans une base n’a que des valeurs propres
complexes non réelles. Parmi celles-ci considérons en une que nous notons λ. Il Soit P un plan stable par f . Le polynôme caractéristique de l’endomorphisme
existe alors une colonne complexe Z non nulle telle que AZ = λZ. En écrivant u induit par f sur ce plan divise le polynôme caractéristique de f tout en
λ = α + iβ et Z = X + iY avec α, β, X, Y réels, l’équation précédente donne étant réel et de degré 2. Ce polynôme caractéristique ne peut qu’être
AX = αX − βY et AY = βX + αY (X + 1)(X − 2) ou X 2 − 2X + 2
Dans le premier cas, 1 et 2 sont valeurs propres de u et les vecteurs propres Ainsi a ∈ F1 , b ∈ F2 et on a donc F ⊂ F1 + F2 .
associés sont ceux de f . Le plan P est alors Il est alors immédiat qu’on peut alors conclure F = F1 ⊕ F2 .
Puisque F2 ⊂ ker(u2 + u + Id), pour x ∈ F2 non nul (x, u(x)) est libre et
Vect {(0, 0, 1, 0), (1, 1, 0, 1)} Vect(x, u(x)) est stable par u. Cela permet d’établir que F2 est la somme directe
de sous-espaces vectoriels de la forme Vect(x, u(x)) avec x 6= 0,
Dans le second cas, pour tout x ∈ P , on a par le théorème de Cayley x ∈ ker(u2 + u + Id). Quant à F1 , il n’y a pas de condition à souligner puisque
Hamilton tout sous-espace vectoriel de ker(u − Id) est stable par u.
u2 (x) − 2u(x) + 2x = 0E
et donc la colonne X des coordonnées de x vérifie
Exercice 176 : [énoncé]
X ∈ ker(A2 − 2A + 2I4 )
Si F admet une base de vecteurs propres, il est immédiat d’établir qu’il est stable
Après calculs, on obtient par u.
Inversement, si F est stable alors uF est diagonalisable et donc il existe une base
X ∈ Vect(t (1, 0, 0, 0), t (0, −1, 0, 1)) de F formée de vecteurs propres de u.
F1 = F ∩ ker(u − Id) a) A est annule le polynôme χA qui est scindé donc A est trigonalisable.
et b) Soit T une matrice triangulaire semblable à A. Les coefficients diagonaux de
F2 = F ∩ ker(u2 + u + Id) T sont les valeurs propres de A comptées avec multiplicité. Cependant Ak est
semblables à T k donc les valeurs propres de Ak sont les coefficients diagonaux
Montrons F = F1 ⊕ F2 .
de T k or ceux-ci sont les puissances d’ordre k des coefficients diagonaux de T
Tout x ∈ F peut s’écrire x = a + b avec a ∈ ker(u − Id) et b ∈ ker(u2 + u + Id).
c’est-à-dire des valeurs propres de A.
Puisque u(x) = a + u(b)∈ F et u2 (x) = a + u2 (b) ∈ F , on a
a = 13 x + u(x) + u2 (x) ∈ F puis b = x − a ∈ F .
Pour conclure, il suffit d’établir résultat suivant : Avec des notations étendues, ceci donne
∗
Pp α1 , .m. . , αp ∈ C et λ1 , . . . , λp ∈ C deux à deux distincts.
« Soient X
Si j=1 αj λj −→ 0 alors ∀1 ≤ j ≤ p, |λj | < 1 ». ∀m ∈ N, aλ λm = 0
m→+∞
λ∈Sp A∪Sp B
Raisonnons pour cela par récurrence sur p ≥ 1.
Pour p = 1, la propriété est immédiate. avec aλ = mλ (A) − mλ (B).
Supposons la propriété vraie au rang p ≥ 1. Indexons alors les valeurs propres de A et B de sorte que
Soient α1 , . . . , αp+1 ∈ C∗ et λ1 , . . . , λp+1 ∈ C deux à deux distincts tels que
Sp A ∪ Sp B = {α1 , . . . , αr }
p+1
X
αj λm
j −→ 0 (1) avec α1 , . . . , αr deux à deux distinctes. On obtient donc
m→+∞
j=1
r
X
Par décalage d’indice, on a aussi ∀m ∈ N, aαj αjm = 0
j=1
p+1
Considérons alors la matrice carrée de Vandermonde
X
αj λm+1
j −→ 0 (2)
m→+∞
j=1 1 1 ··· 1
α1 α2 ··· αr
λp+1 × (1) − (2) donne
.. ..
..
. . .
p r−1 r−1 r−1
X α1 α2 · · · αr
αj (λp+1 − λj )λm
j −→ 0
m→+∞
j=1 Celle-ci est inversible car les α1 , . . . , αr sont deux à deux distincts. Or les égalités
qui précèdent donnent
qui se comprend encore r
p
X
X aαj Cj = 0
βj λ m
j −→ 0 j=1
m→+∞
j=1
en notant Cj les colonnes de la matrice de Vandermonde précédente.
avec les β1 , . . . , βp non nuls. On en déduit
Par hypothèseP de récurrence, on a alors ∀1 ≤ j ≤ p, |λj | < 1. ∀1 ≤ j ≤ r, aαj = 0
p
On en déduit j=1 αj λm j −→ 0 et la relation (1) donne alors
m→+∞ ce qui donne
αp+1 λm
p+1 −→ 0 d’où l’on tire |λp+1 | < 1. ∀λ ∈ Sp A ∪ Sp B, mλ (A) = mλ (B)
m→+∞
Récurrence établie.
et ses valeurs propres sont les λk1 , . . . , λkn comptées avec multiplicité. L’égalité AB = P (A) donne alors
On en déduit que A est inversible et son inverse est b) Soit P ∈ C [X] tel que P (0) = 0. On a
1 P (X) = aX + bX 2 + · · ·
A−1 = B − a1 In + a2 A + · · · + ap Ap−1
P (0)
Donc
l’égalité A−1 A = In donne alors P (B) = aB + bB 2 + · · ·
BA = P (A) puis
P (B)p = ap B p + b0 B p+1 + · · · = On
et on peut conclure que A et B commutent.
On peut alors reprendre le raisonnement de la question précédente et affirmer
que la matrice In + P (B) est inversible et que son inverse est de la forme
Exercice 191 : [énoncé]
In − P (B) + P (B)2 + · · · + (−1)p P (B)p
On sait qu’il existe p ∈ N∗ tel que Ap = On .
En introduisant les coefficients de P , la relation B = AP (A) donne On en déduit que H est inclus dans GLn (C) et que l’inverse d’un élément de
2 p−1 H est encore dans H.
B = A + a2 A + · · · + ap−1 A
Il est immédiat de vérifier que H est non vide et stable par produit. On en
On en déduit déduit que H est un sous-groupe de (GLn (C), ×). Enfin, on vérifie que H est
commutatif car les polynômes en une matrice commutent entre eux.
B 2 = A2 +a3,2 A3 +· · ·+ap−1,2 Ap−1 ,. . . , B p−2 = Ap−2 +ap−1,p−2 Ap−1 , B p−1 = Ap−1
Soit x ∈ Im f ∩ ker f . Il existe a ∈ E tel que x = f (a) et on a f (x) = 0. Exercice 203 : [énoncé]
On en déduit f 2 (a) = 0. Or P (f )(a) = 0 et
a) On sait déjà ker u ⊂ ker u2 . On a P = XQ avec Q(0) 6= 0. Pour x ∈ ker u2 , on
P (f )(a) = f (a) + Q(f ) f 2 (a) = f (a) = x
a u2 (x) = 0 et Q(u)(u(x)) = 0 donc u(x) ∈ ker u ∩ ker Q(u) puis u(x) = 0 car
Q(0) 6= 0. On en déduit ker u2 ⊂ ker u puis l’égalité.
Ainsi
L’inclusion Im u2 ⊂ Im u est entendue.
Im f ∩ ker f = {0}
Inversement, soit x ∈ Im u. On peut écrire x = u(a) pour un certain a ∈ E.
Soit x ∈ E. Or P (u)(a) = 0 et l’on peut écrire P sous la forme
Analyse :
Supposons x = u + v avec u = f (a) ∈ Im f et v ∈ ker f . P (X) = an X n + · · · + a1 X avec a1 6= 0
On a
f (x) = f 2 (a) + f (v) = f 2 (a) donc
a1 u(a) ∈ Im u2
Or
P (f )(x) = f (x) + f 2 (Q(f )(x)) = 0 puis x ∈ Im u2 .
Ainsi Im u2 = Im u
donc
f (x) = f 2 (−Q(f )(x)) b) Pour x ∈ ker u ∩ Im u, il existe a ∈ E, x = u(a) et a ∈ ker u2 = ker u donc
x = 0.
Synthèse : Pour x ∈ E, u(x) ∈ Im u = Im u2 et on peut écrire u(x) = u2 (a) pour un
Posons u = −f (Q(f )(x)) et v = x − u. certain a ∈ E. On a alors x = y + z avec y = u(a) ∈ Im u et z = x − y où l’on
On a immédiatement u ∈ Im f et x = u + v. vérifie z ∈ ker u.
On a aussi
Exercice 205 : [énoncé] étant de degré impair possèdera une racine qui sera valeur propre de la matrice et
Si P et Πu sont premiers entre eux alors par l’égalité de Bézout, il existe aussi racine de son polynôme minimal. Celui-ci ne peut alors être le polynôme
U, V ∈ K [X] tels que U P + V Πu = 1 donc U (u)P (u) = IdE . Aussi X 2 + 1.
P (u)U (u) = IdE donc P (u) est inversible et P (u)−1 = U (u) ∈ K [u]. Supposons n est pair. Considérons
Si P et Πu ne sont pas premiers entre eux alors on peut écrire Πu = QD avec D le
pgcd de P et Πu . On a Πu | P Q donc P (u)Q(u) = 0 alors que Q(u) 6= 0 puisque 0 −1
A= et An = diag(A, . . . , A) ∈ Mn (R)
deg Q < deg Πu . Par suite P (u) n’est pas inversible. 1 0
An n’est pas une homothétie donc le degré de son polynôme minimal est supérieur
à 2.
Exercice 206 : [énoncé] De plus A2n = −In donc X 2 + 1 annule An .
Πu annule u donc aussi uF et ainsi ΠuF | Πu . De même ΠuG | Πu donc Au final, X 2 + 1 est polynôme minimal de An .
ppcm(ΠuF , ΠuG ) | Πu .
Inversement si P = ppcm(ΠuF , ΠuG ) alors ∀x ∈ F , P (u)(x) = 0 et ∀x ∈ G,
P (u)(x) = 0 donc ∀x ∈ E = F ⊕ G, P (u)(x) = 0 donc P annule u puis Πu | P . Exercice 210 : [énoncé]
A = P DP −1 avec D = diag(a + b, . . . , a + b, a − b, . . . , a − b) et
Exercice 207 : [énoncé] 1 (0) 0 1 (0)
Πu annule u donc aussi uF puis la conclusion. .. .. ..
. . .
1 0 (0) 1
P = 0 ··· 0 1 0 ··· 0
Exercice 208 : [énoncé]
(0) 1 0 (0) −1
Considérons B = A − In . On a B 2 = On .
. . .. . .
Soit u l’endomorphisme de Kn dont la matrice est B dans la base canonique.
. . .
On a u2 = 0̃ donc Im u ⊂ ker u. 1 (0) 0 −1 (0)
Soit (e1 , . . . , ep ) une base de Im u complétée en (e1 , . . . , ep , ep+1 , . . . , eq ) base de
Par suite
ker u.
πA = (X − (a + b))(X − (a − b))
Pour tout j ∈ {1, . . . , p}, considérons εj ∈ E tel que u(εj ) = ej .
Supposons λ1 ε1 + · · · + λp εp + µ1 e1 + · · · + µq eq = 0. et les polynômes annulateurs de A sont les multiples de πA .
On appliquant u à cette relation, on obtient λ1 e1 + · · · + λp ep = 0 donc
λ1 = . . . = λp = 0.
La relation initiale devient µ1 e1 + · · · + µq eq = 0 qui entraîne µ1 = . . . = µq = 0. Exercice 211 : [énoncé]
Finalement la famille (ε1 , . . . , εp , e1 , . . . , eq ) est libre et puisque formée de On peut écrire Y
p + q = dim Im u + dim ker u = n vecteurs de E, c’est une base de E. Πf = (X − λ)αλ
La matrice de u dans la base (e1 , ε1 , . . . , ep , εp , ep+1 , . . . , eq ) a alors ses coefficients λ∈Sp(f )
tous nuls sauf p coefficients sur la sur-diagonale.
et
La matrice B est donc semblable à la matrice précédente et A = In + B est
E= ⊕ ker(f − λ Id)αλ
semblable à une matrice de la forme voulue. λ∈Sp(f )
αλ αλ −1
par minimalité de Πf et donc il existe xλ ∈ ker(f − λ Id) \ ker(f − λ Id) . Or, pour toute valeur propre λ, Im(u − λ Id) ∩ ker(u − λ Id) = {0} entraîne
k
On peut alors établir que la famille (f − λ Id) (xλ ) 0≤k≤α −1 est libre. ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)2 puis par le principe des noyaux itérés
λ
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)mλ . Par suite
P
Considérons maintenant x = λ∈Sp(f ) xλ .
Pour P ∈ C [X], P (f )(x) = λ∈Sp(f ) P (f )(xλ ) avec P (f )(xλ ) ∈ ker(f − λ Id)αλ
P
E= ⊕ ker(u − λ Id)
par stabilité. λ∈Sp u
Par décomposition en somme directe,
et donc u est diagonalisable
P (f )(x) = 0 ⇐⇒ ∀λ ∈ Sp(f ), P (f )(xλ ) = 0 c) Soit λ une valeur propre de u. Le polynôme minimal de u peut s’écrire
Par division euclidienne P = (X − λ)αλ Q + R avec deg R < αλ de sorte qu’on πu = (X − λ)α Q avec Q(λ) 6= 0
Pαλ −1
puisse écrire R = k=0 ak (X − λ)k . On alors
πu (u) = 0 donne
P (f )(xλ ) = 0 ⇐⇒ ∀0 ≤ k < αλ , ak = 0 Im Q(u) ⊂ ker(u − λ Id)α
Si λ est une valeur propre séparable alors ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)α et
Ainsi donc
P (f )(x) = 0 ⇐⇒ ∀λ ∈ Sp(f ), (X − λ)αλ | P Im Q(u) ⊂ ker(u − λ Id)
Enfin puisque les termes (X − λ)αλ sont premiers entre eux, on peut conclure puis le polynôme (X − λ)Q annule u. Par minimalité de πu , on conclut α = 1.
Inversement, si λ est une racine simple du polynôme minimal, alors
P (f )(x) = 0 ⇐⇒ Πf | P
πu = (X − λ)Q avec Q(λ) 6= 0
b) Si u est un endomorphisme diagonalisable alors pour tout scalaire λ, avec Q(u)U (u)(x) ∈ ker(u − λ Id) (car πu est annulateur) et
ker(u − λ Id) = ker(u − λ Id)2 . (u − λ Id)V (u)(x) ∈ Im(u − λ Id).
Par suite Im(u − λ Id) ∩ ker(u − λ Id) = {0} et on en déduit que λ est Ainsi λ est une valeur propre séparable.
séparable. Finalement les scalaires non séparables sont les racines multiples de πu .
Inversement, soit u un endomorphisme scindé dont toutes les valeurs propres d) m(v) = u ◦ v, m2 (v) = u2 ◦ v,. . . P (m)(v) = P (u) ◦ v pour tout polynôme P .
sont séparables. Par suite les endomorphismes m et u ont les mêmes polynômes annulateurs
Puisque le polynôme caractéristique de u est scindé, on peut écrire et donc le même polynôme minimal. Puisque les scalaires non séparables sont
Y les racines multiples du polynôme minimal, les endomorphismes u et m ont
χu = (−1)dim E (X − λ)mλ les mêmes valeurs séparables.
λ∈Sp u
un + an−1 un−1 + · · · + a1 u + a0 Id = 0̃
a) A2 M = AM B = M B 2 et ainsi de suite : Ap M = M B p pour tout p ∈ N. Par
Par suite linéarité P (A)M = M P (B).
un + an−1 un−1 + · · · + a1 u = −a0 Id b) Considérons P = χA . La relation P (A)M = M P (B) entraîne M P (B) = On .
En composant avec u−1 à gauche on obtient Or M 6= On donc la matrice P (B) n’est pas inversible. Par suite
det(P (B)) = 0. Or
n
un−1 + an−1 un−2 + · · · + a1 Id = −a0 u−1 Y
P = (X − λi )
et on en déduit i=1
a) Si f est diagonalisable alors f est représenté par λIn dans une certaine base Exercice 225 : [énoncé]
et donc f est une homothétie vectorielle. La réciproque est immédiate. Considérons T : P (X) 7→ P (X + 1). T est un endomorphisme de Rn−1 [X] qui est
b) Calculé dans une base de triangulation, χf (x) = (x − λ)n . annulé par son polynôme caractéristique de la forme
c) χf est annulateur de f dans (f − λ Id)n = 0̃. n−1
X
χT = X n + ak X k
k=0
Exercice 223 : [énoncé]
Cela fournit directement la propriété voulue.
a) Le polynôme caractéristique de f est un polynôme de degré n annulant f .
Ainsi f n ∈ Vect(Id, f, . . . , f n−1 ). Par récurrence, on montre alors que pour
tout m ≥ n, f m ∈ Vect(Id, f, . . . , f n−1 ). Exercice 226 : [énoncé]
Par suite f n (x), . . . , f N −1 (x) ∈ Vect(x, f (x), . . . , f n−1 (x)) puis
E = Vect(x, f (x), . . . , f N −1 (x)) donne E = Vect(x, f (x), . . . , f n−1 (x)). La a) Par le théorème de Cayley Hamilton, on a
famille (x, f (x), . . . , f n−1 (x)) est alors génératrice et formée de n = dim E
vecteurs de E, c’est donc une base de E. χu (u) = 0̃
b) Les polynômes en f commute avec f .
Inversement, supposons que g ∈ L(E) commute avec f . Puisque g(x) ∈ E, on avec χu polynôme de coefficient constant det u 6= 0.
peut écrire g(x) = a0 x + a1 f (x) + · · · + an−1 f n−1 (x). En écrivant
Puisque f et g commute, on a encore χu (X) = XP (X) + det u
g(f k (x)) = a0 f k (x) + a1 f k+1 (x) + · · · + an−1 f n+k−1 (x) de sorte que les le polynôme
endomorphismes g et a0 Id +a1 f + · · · + an−1 f n−1 coïncident sur une base de 1
E et c’est donc égaux. Au final f est un polynôme en f . Q(X) = − P (X)
det u
est solution.
b) Considérons l’endomorphisme v de K [X] qui envoie le polynôme P (X) sur Exercice 228 : [énoncé]
P (X/2).
On vérifie aisément u ◦ v = v ◦ u = Id ce qui permet d’affirmer que u est a) Si v est un endomorphisme, on a
inversible d’inverse v.
Soit P = an X n + · · · + a1 X + a0 un polynôme de degré exactement n. dim v −1 (F ) ≤ dim F + dim ker v
Si u(P ) = λP alors par identification des coefficients de degré n, on obtient
λ = 2n Pour k ∈ N,
−1
ker(u − λi IdE )k+1 = (u − λi IdE ) ker(u − λi IdE )k
puis on en déduit
P = an X n
La réciproque étant immédiate, on peut affirmer donc
dim ker(u − λi IdE )k+1 ≤ ker(u − λi IdE )k + 1
Sp u = {2n | n ∈ N} et E2n (u) = Vect(X n )
Ainsi, on obtient
Si par l’absurde il existe Q ∈ K [X] tel que
∀k ∈ N, dim ker(u − λi IdE )k ≤ k
−1
u = Q(u)
Le polynôme caractéristique de u est
alors le polynôme non nul
q
XQ(X) − 1 Y
χu (X) = (X − λi )ni
est annulateur de u. Les valeurs propres de u sont alors racines de celui-ci ce i=1
qui donne une infinité de racines.
C’est absurde. et celui-ci est annulateur de u. Par le lemme de décomposition des noyaux
q ni
E = ⊕ ker (u − λi IdE )
Exercice 227 : [énoncé] i=1
L’implication directe est immédiate : elle découle de la stabilité par produit de
l’espace des matrices triangulaires supérieures. Inversement, supposons Ak et donc
q
triangulaire supérieure pour tout k ≥ 2. Introduisons le polynôme caractéristique
X ni
dim E = dim ker (u − λi IdE )
de A i=1
P (X) = an X n + · · · + a1 X + det(A)
Or
Puisque celui-ci est annulateur de A, on peut écrire ni
dim ker (u − λi IdE ) ≤ ni
n
an A + · · · + a1 A + det(A)In = On
et
q
En multipliant la relation par A et en réorganisant X
dim E = deg χu = ni
−1
A= (a1 A2 + · · · + an An+1 ) i=1
det A
donc
et la matrice A est donc triangulaire supérieure. ni
∀1 ≤ i ≤ q, dim ker (u − λi IdE ) = ni
Pour
1 −1 Enfin, par l’étude initiale
A=
1 −1
m
nous obtenons un contre-exemple où Ak = O2 pour tout k ≥ 2. ∀1 ≤ i ≤ q, ∀0 ≤ m ≤ ni dim ker (u − λi IdE ) =m
b) Si F est un sous-espace vectoriel stable par u, le polynôme caractéristique Q On écrit χA (X) = XQA (X) + (−1)n det A et de même χB (X) (ces écritures sont
de uF annule uF et divise χu . On obtient ainsi un polynôme Q de la forme possibles car le déterminant est au signe près le coefficient constant d’un
q
polynôme caractéristique).
Y Posons alors
Q(X) = (X − λi )mi avec mi ≤ ni
i=1
U = (−1)n−1 uQA (A) et V = (−1)n−1 vQB (B)
Or, par le lemme de décomposition des noyaux QA (A)A = (−1)n−1 det A.In et QB (B)B = (−1)n−1 det B.In
q
ker Q(u) = ⊕ ker(u − λi IdE )mi On observe alors
i=1
U A + V B = (u. det A + v. det B)In = In
puis, en vertu du résultat précédent
q
X Remarquons que prendre
dim ker Q(u) = mi = deg Q = dim F
i=1 U = ut Com A et V = v t Com B
Par inclusion et égalité des dimensions était sans doute plus simple. . .
Pour
ker Q(u) = F 1 0 2 0
A= et B =
0 1 0 2
c) On reprend les notations qui précèdent
les matrices
q 3 0 −1 0
F = ⊕ ker(u − λi IdE ) mi U= et V =
i=1 0 3 0 −1
conviennent. . .
On peut alors faire correspondre à F le tuple (m1 , . . . , mq ).
Cette correspondance est bien définie et bijective car
q
ker(u − λi IdE )mi ⊂ ker(u − λi IdE )ni , E = ⊕ ker(u − λi IdE )ni Exercice 230 : [énoncé]
i=1 µA | χA = (X − 1)2 mais A n’est pas diagonalisable, donc µA = (X − 1)2 .
et
dim ker(u − λi IdE )mi = mi
Exercice 231 : [énoncé]
Il y a donc autant de sous-espaces vectoriels stables que de diviseurs unitaires
de χu .
a) Notons α1 , . . . , αn les composantes de x dans une base de diagonalisation B
de f . La matrice de la famille (x1 , . . . , xn ) dans la base B est
Exercice 229 : [énoncé]
α1 λ1 . . . α1 λn1
Puisque les entiers det A et det B sont premiers entre eux, on peut écrire par .. ..
l’égalité de Bézout . .
u. det A + v. det B = 1 avec u, v ∈ Z αn λn ... αn λnn
2
b) Par une base de diagonalisation, det L = an −1 (a + n) et donc L est un b) La relation donnée entraîne
automorphisme si, et seulement si, a 6= 0, −n. 2 2
t
Par le polynôme minimal, on a L2 − (2a + n)L + a(a + n) Id = 0 et donc M = In − M 2 = M 4 − 2M 2 + In
1
L−1 = ((2a + n) Id −L) Or
a(a + n) t
M
2
= t M 2 = In − M
donc
Exercice 235 : [énoncé] M 4 − 2M 2 + In = In − M
A2 = −I2n . On observe que X 2 + 1 est annulateur de A.
Si K = C alors A est diagonalisable car annule le polynôme X 2 + 1 qui est scindé et donc la matrice M est annulé par le polynôme
à racines simples.
P (X) = X 4 − 2X 2 + X = X(X − 1)(X 2 + X − 1)
Si K = R alors A n’est pas diagonalisable car sans valeurs propres. En effet une
valeur propre (réelle) de A doit être annulé par le polynôme X 2 + 1. C’est un polynôme scindé à racines simples donc la matrice M est
diagonalisable.
Exercice 236 : [énoncé]
avec √ √
Exercice 237 : [énoncé] 1+ 5 1− 5
α= et β =
Soient P ∈ Mn (K) une matrice de permutation et σ la permutation associée. Il 2 2
existe q ∈ N∗ tel que σ q = Id et donc P q = In . La matrice P annule alors X q − 1 Puisque la matrice M annule un polynôme réel scindé à racines simples, cette
qui est scindé à racines simples donc P est diagonalisable. matrice est diagonalisable.
Les valeurs propres possibles de M sont les racines de ce polynôme. puis on étend par linéarité.
Chacune de celles-ci peut être valeur propre. En effet pour les racines de b) Si M est diagonalisable alors M annule un polynôme scindé simple P et les
X 2 + X − 1, il suffit de considérer une matrice diagonale avec les coefficients calculs précédents montrent que A annule aussi ce polynôme. Par suite A est
diagonaux correspondant aux racines. Pour les racines de X(X − 1), il suffit de diagonalisable. De plus A annule aussi le polynôme XP 0 de sorte que si λ est
considérer valeur propre de A alors A est racine commune de P et de XP 0 . Or P n’a
1 1 −i que des racines simples donc P et P 0 n’ont pas de racines communes d’où
M=
2 i 1 λ = 0. A est diagonalisable et Sp(A) = {0} donne A = 0.
La matrice M n’est pas nécessairement symétrique comme le montre l’exemple au Ainsi M est diagonalisable si, et seulement si, A = 0.
dessus.
La matrice M annule un polynôme scindé à racines simples, elle est donc
diagonalisable. Exercice 243 : [énoncé]
Puisque les racines de P sont simples et que les λ1 , . . . , λn sont racines de P , On écrit la matrice C par blocs selon la même décomposition que A :
on a P 0 (λ1 ), . . . , P 0 (λn ) 6= 0. On en déduit que la matrice P 0 (A) est inversible
et l’identité P 0 (A)B = On donne alors B = On . C1,1 · · · C1,m
C = ... .. avec C ∈ Mat
αi ,αj (K)
Ainsi, si M est diagonalisable, A est diagonalisable et B est nulle. La . i,j
réciproque est immédiate. Cm,1 ··· Cm,m
et la condition
A − λk In B
Exercice 244 : [énoncé] rg = 2 rg(A − λk In )
O Ak − λIn
Notons M la matrice étudiée et supposons celle-ci diagonalisable.
Il existe un polynôme P scindé simple annulant M . Puisque se relit après formule de passage Ck,k = Oαk .
Inversement, si la matrice A est diagonalisable et s’il y a nullité des blocs
diagonaux d’une représentation de B dans une base adaptée à la décomposition
P (A) ∗
P (M ) = = O2n de Kn en somme de sous-espaces propres de A alors on peut reprendre dans
O P (A)
l’autre sens l’étude qui précède pour affirmer que M est diagonalisable.
le polynôme P annule aussi la matrice A qui est donc nécessairement
diagonalisable.
De plus, puisque χM = χ2A , les matrices A et M ont les mêmes valeurs propres et Exercice 245 : [énoncé]
on a l’égalité suivante sur leurs multiplicités : Soit M solution.
Puisque le corps de base est C, la matrice M est semblable à une matrice
∀λ ∈ Sp A, mλ (M ) = 2mλ (A) triangulaire supérieure où figure sur la diagonale les valeurs propres de M
comptées avec multiplicité.
ce qui entraîne l’égalité suivante sur la dimension des sous-espaces propres Puisque tr(M ) = n, la somme des valeurs propres de M comptées avec
multiplicité vaut n.
∀λ ∈ Sp A, dim Eλ (M ) = 2 dim Eλ (A) Or les valeurs propres de M sont racines du polynôme X 5 − X 2 = X 2 (X 3 − 1),
elle ne peuvent donc qu’être 0, 1, j ou j 2 . Notons p, q, r et s les multiplicités de
et enfin l’égalité de rang suivante chacune ; on a tr M = q + rj + sj 2 = n. Puisque les parties réelles de j et j 2 valent
−1/2, la seule possibilité est que q = n, r = s = 0 et alors p = 0.
∀λ ∈ Sp A, rg(M − λI2n ) = 2 rg(A − λIn )
En particulier 0 n’est pas valeur propre de M et donc M est inversible.
Or La relation M 5 = M 2 donne alors M 3 = In et donc M est diagonalisable puisque
M annule un polynôme scindé simple. Finalement M est semblable à In donc
A − λIn B
rg(M − λI2n ) = rg égale In car sa seule valeur propre est 1.
O A − λIn
Inversement, la matrice In est solution.
La matrice A étant diagonalisable, on peut écrire A = P DP −1 avec P inversible et
λ1 Iα1 (0) Exercice 246 : [énoncé]
D=
..
.
(0) λm Iαm a) On vérifie par le biais des relations proposées
et puisque
a) L’implication( ⇐= ) est immédiate n n
( =⇒ ) Par récurrence sur n ≥ 2.
X X
zk + zn+1 = zk + |zn+1 |
Cas n = 2 k=1 k=1
l’étude du cas n = 2 permet d’écrire b) Posons x = (1, 0, 1, 0, 0), on a m(x) = (0, 1, 0, 1, 0), m2 (x) = (−1, 0, 0, 0, 1),
m3 (x) = (0, −1, 1, 0, 0) et m4 (x) = (1, 0, 0, 1, 0). On vérifie aisément que la
n
X famille correspondante est une base de R5 en observant par exemple qu’elle
zn+1 = a zk = αn+1 z1 avec αn+1 ∈ R+
est génératrice.
k=1
Puisque m5 (x) = (0, 1, 0, 0, 1), matrice de m dans cette nouvelle base est
Récurrence établie.
0 0 0 0 1
b) Si M ∈ Mn (C) vérifie M n = In et tr M = n alors cette matrice est 1 0 0 0 0
diagonalisable (car annule le polynôme scindé à racines simples X n − 1) et
0 1 0 0 1
ses valeurs propres λ1 , . . . , λn vérifient
0 0 1 0 −1
λ1 + · · · + λn = n 0 0 0 1 0
et elles sont donc de module 1. Nous sommes donc dans la situation où a) X 2 − 2X annule A.
b) Puisque A2 − 2A = A(A − 2I2 ) = O2 , on a (M 2 + M )(M 2 + M − 2I2 ) = O2 .
|λ1 + · · · + λn | = |λ1 | + · · · + |λn |
On en déduit que
Puisque λ1 6= 0, on peut écrire λk = αk λ1 pour tout k ≥ 2 avec αk ≥ 0. Or
tous les λk sont de module 1 donc les αk sont égaux à 1 et par suite P (X) = (X 2 + X)(X 2 + X − 2) = X(X + 1)(X − 1)(X + 2)
λ1 = . . . = λn est annulateur de M .
On en déduit que M est diagonalisable et que ces valeurs propres possibles
Enfin puisque la somme des valeurs propres vaut n, on peut conclure sont 0, −1, 1, 2.
c) Notons λ et µ les deux valeurs propres de M .
λ1 = . . . = λn = 1 Celles-ci ne peuvent être égales car si λ = µ alors M = λI2 n’est pas solution
de l’équation.
et finalement M = In car la matrice M est semblable à In .
Cas λ = 0 et µ = 1
La réciproque est immédiate.
On a M (M − I2 ) = O2 donc M 2 − M = O2 . Combinée à la relation
M 2 + M = A, on obtient
1
Exercice 249 : [énoncé] M= A
2
Cas λ = 0 et µ = −2
a) Pour Un raisonnement analogue donne
0 0 1
0 −1
A= et B = 1 0 0 M = −A
1 0
0 1 0
Cas λ = 0 et µ = −1
on vérifie A4 = I2 et B 3 = I3 . On en déduit M 12 = I5 .
On a M 2 + M = O2 et donc ce cas est impossible etc.
Puisque M annule le polynôme X 12 − 1 scindé simple sur C [X], la matrice
M est diagonalisable dans M5 (C).
P (f )(M ) = P (A)M
Exercice 260 : [énoncé]
Par suite P est annulateur de f si, et seulement si, il est annulateur de A.
Puisque la diagonalisabilité équivaut à l’existence d’un polynôme annulateur
a) On a
scindé à racines simples, on peut conclure.
φ3 (f ) = p3 ◦ f ◦ s3 = p ◦ f ◦ s = φ(f )
L’endomorphisme φ annule le polynôme X 3 − X = X(X − 1)(X + 1).
Exercice 258 : [énoncé] Ce polynôme étant scindé simple, l’endomorphisme φ est diagonalisable.
b) Les valeurs propres possibles de φ sont 0, 1, −1.
a) En développant, on vérifie (f − α Id) ◦ (f − β Id) = 0̃. En raisonnant dans une base adaptée à la décomposition E = F ⊕ G, les
L’endomorphisme f annule un polynôme scindé simple, il est donc matrices de p et s sont de la forme
diagonalisable.
De plus Sp f ⊂ {α, β}.
Ir O Ir O
On af (x) = αx ⇐⇒ βv(x) = αv(x) ⇐⇒ v(x) = 0. et
O O O −Is
avec r = dim F et s = dim G. La matrice de f sera dans une même b) Si A = On ou B = On alors f = Id et donc
décomposition par blocs de la forme
dim C = n4
A B
C D Si tr(AB) 6= 0 alors f est diagonalisable avec des sous-espaces propres de
dimensions 1 et n2 − 1. On en déduit
et par calcul la matrice de φ(f ) sera
dim C = 1 + (n2 − 1)2
A −B Il reste à étudier le cas complémentaire
O O
tr(AB) = 0 et A = On ou B = On
Il est alors facile de résoudre les équations φ(f ) = λf pour λ = 0, 1, −1.
On obtient Considérons une base de l’hyperplan de Mn (R) donnée par l’équation
E0 (φ) = {f ∈ L(E) | Im f ⊂ G} tr(AM ) = 0 dont le premier éléments serait B. Complétons celle-ci en une
base de Mn (R). La matrice de f dans cette base est de la forme
E1 (φ) = {f ∈ L(E) | G ⊂ ker f et Im f ⊂ F }
1 (0) λ
et ..
. avec λ 6= 0
E−1 (φ) = {f ∈ L(E) | F ⊂ ker f et Im f ⊂ G}
(0) 1 (0)
(0) 1
Exercice 261 : [énoncé] En étudiant la commutation avec une telle matrice, on obtient
dim C = n4 − 2n2 + 2
a) On a
f (f (M )) = M + (2 + tr(AB)) tr(AM )B
donc Exercice 262 : [énoncé]
On observe
P (X) = X 2 − (2 + tr(AB))X + 1 + tr(AB)
est annulateur de f . Les racines de ce polynôme sont 1 et 1 + tr(AB). f ◦ f (M ) = tr(A) (tr(A)M − tr(M )A) − tr (tr(A)M − tr(M )A) A = tr(A)f (M )
Si tr(AB) 6= 0 alors f est diagonalisable car annulé par un polynôme scindé Ainsi
simple. f ◦ f = tr(A).f
Pour M appartenant à l’hyperplan défini par la condition tr(AM ) = 0, on a
f (M ) = M . Si tr A 6= 0 alors l’endomorphisme f est diagonalisable car annule le polynôme
Pour M ∈ Vect(B) 6= {0}, on a f (M ) = (1 + tr(AB))M . X 2 − tr(A)X qui est scindé à racines simples.
Ce qui précède détermine alors les sous-espaces propres de f . Si tr A = 0 alors les valeurs propres de f figurent parmi les racines du polynôme
Si tr(AB) = 0 alors 1 est la seule valeur propre possible de f et donc f est X 2 . Seule 0 peut donc être valeur propre de f et par conséquent f est
diagonalisable si, et seulement si, f = Id ce qui donne la conditio diagonalisable si, et seulement si, f = 0̃. Ceci correspond au cas A = On .
Déterminons maintenant les sous-espaces propres de f .
∀M ∈ Mn (R), tr(AM )B = On Le cas A = On est immédiat. Supposons-le désormais exclu.
Si tr(M ) = 0 alors
Cette propriété a lieu si, et seulement si, A = On ou B = On . f (M ) = tr(A)M
Pour M matrice de l’hyperplan des matrices de trace nulle, f (M ) = λM avec Exercice 267 : [énoncé]
λ = tr(A). On en déduit que tr(A) est valeur propre de M et le sous-espace propre Le polynôme
associé est de dimension au moins n2 − 1. X 3 + X 2 + X = X(X − j)(X − j 2 )
Dans le cas où tr(A) = 0, l’endomorphisme n’est pas diagonalisable et la
annule la matriceA. Ce polynôme étant scindé à racines simples dans C, la
dimension du sous-espace propre associé à la valeur propre tr(A) est exactement
matrice A est diagonalisable dans Mn (C). De plus
n2 − 1.
Dans le cas où tr(A) 6= 0, l’endomorphisme f est diagonalisable et donc la Sp A ⊂ 0, j, j 2
dimension des sous-espaces propres des valeurs propres 0 et tr(A) sont
respectivement 1 et n2 − 1. Puisque la matrice A est réelle, les valeurs propres j et j 2 ont même multiplicité
p ∈ N. La diagonalisation complexe de A comporte alors p nombres j et p
nombres j 2 sur la diagonale, les éventuels autres coefficients diagonaux étant nuls.
Exercice 263 : [énoncé] La matrice A est alors de même rang que cette matrice diagonale, c’est-à-dire 2p.
n’y a donc qu’un nombre fini de racines de l’unité possibles pour les valeurs Exercice 274 : [énoncé]
propres de A ∈ En .
On peut alors affirmer qu’il existe N ∈ N∗ tel que toutes les valeurs propres λ des a) Une base de vecteur propre de u est aussi une base de vecteur propre de P (u).
matrices A ∈ En vérifient λN = 1. On a alors aussi AN = 1 (car A est
diagonalisable) et donc ω(A) ≤ N . Ainsi ω(En ) ⊂ J1 ; N K. b) La réciproque n’est pas vraie en toute généralité comme le montre le cas d’un
polynôme constant.
En revanche, on peut montrer que la réciproque est vraie si deg P = 1.
Exercice 270 : [énoncé]
f annule un polynôme scindé à racines simple et f|F aussi.
Exercice 275 : [énoncé]
racine, c’est que f est inversible : ce cas vient d’être traité. Sinon, on peut c) Si u est diagonalisable alors P (u) l’est aussi.
écrire Inversement, si P (u) est diagonalisable alors son polynôme minimal est
p
Y scindé à racines simples (X − λ1 ) . . . (X − λp ) où les λi sont les valeurs
P =X (X − λi ) avec ∀1 ≤ i ≤ n, λi 6= 0
propres de P (u).
i=1
Le polynôme (P (X) − λ1 ) . . . (P (X) − λp ) est alors annulateur de u.
En reprenant les notations ci-dessus, et en considérant le polynôme Les facteurs P (X) − λi sont sans racines communes.
p Le polynôme minimal M de u divise (P (X) − λ1 ) . . . (P (X) − λp ).
Y
Q= (X − δi )(X + δi ) Si ω est racine au moins double de M alors ω est racine au moins double de
i=1 l’un des facteurs P (X) − λi donc racine de P 0 .
Or ω est aussi valeur propre de u donc P 0 (ω) = 0 est valeur propre de P 0 (u).
on a
Cependant P 0 (u) ∈ GL(E), c’est donc impossible.
f 2 ◦ Q(f ) = P (f 2 ) = 0
Par suite les racines de M sont simples et u est donc diagonalisable.
Ainsi
Im Q(f ) ⊂ ker f 2
Or ker f 2 = ker f donc Exercice 277 : [énoncé]
f ◦ Q(f ) = 0 Soient λ1 , . . . , λn les valeurs propres deux à deux distinctes de P (u).
Posons
n
Ainsi, l’endomorphisme f annule le polynôme scindé à racines simples Y
Q= (X − λk )
p
Y k=1
R=X (X − δi )(X + δi )
i=1
Q est un polynôme annulateur de P (u) donc
n
On en déduit à nouveau f diagonalisable. Y
(P (u) − λk IdE ) = 0̃
k=1
Qn
Exercice 276 : [énoncé] Posons Qk = P − λk . Le polynôme k=1 Qk est annulateur de u et les racines d’un
polynôme Qk sont distinctes de celles d’un polynôme Q` avec k 6= ` car λk 6= λ` .
a) u est diagonalisable si, et seulement si, u annule un polynôme scindé à racines De plus si α est racine multiple de Qk alors P (α) = λk et Q0k (α) = P 0 (α) = 0 ce
simples. qui est exclu par hypothèse. Q
n
ou encore : Par conséquent le polynôme k=1 Qk est scindé simple donc u est diagonalisable.
u est diagonalisable si, et seulement si, le polynôme minimal de u est scindé à
racines simples.
b) Si u est diagonalisable, il est clair que u2 l’est aussi. Exercice 278 : [énoncé]
Inversement, si u2 est diagonalisable alors son polynôme annulateur est Si A est diagonalisable, on peut écrire A = P DP −1 avec P inversible et D
scindé à racines simples : (X − λ1 )...(X − λp ). diagonale. On a alors B = Ap = P −1 Dp P avec Dp diagonale et donc B est
Puisque u ∈ GL(E) : ∀1 ≤ i ≤ p, λi 6= 0 car 0 n’est pas valeur propre de u. diagonalisable.
Notons αi et βi les deux solutions de l’équation z 2 = λi . Inversement, si B est diagonalisable alors il existe un polynôme annulateur de B
Puisque (u2 − λ1 Id) ◦ . . . ◦ (u2 − λp Id) = 0 on a scindé à racines simple de la forme
(u − α1 Id) ◦ (u − β1 Id) ◦ . . . ◦ (u − αp Id) ◦ (u − βp Id) = 0. m
Ainsi u annule un polynôme scindé à racines simples. Par suite u est
Y
(X − λk )
diagonalisable. k=1
De plus, puisque B est inversible, on peut supposer les λk tous non nuls. Si dim ker f = 1 alors considérons e3 ∈ ker f 2 \ ker f et e2 = f (e3 ).
Sachant B = Ap , le polynôme On vérifie aisément que (e2 , e3 ) est une base de ker f 2 et en considérant un
m vecteur e1 ∈ ker(f − Id) non nul, on obtient une base (e1 , e2 , e3 ) dans laquelle la
matrice de f est
Y
(X p − λk )
k=1
1 0 0
0 0 1
est annulateur de A. Or ce dernier est scindé à racines simples car 0 0 0
- les facteurs X p − λk et X p − λ` (avec k 6= `) ont des racines deux à deux
distinctes ;
- les racines de X p − λk sont toutes simples (car λk 6= 0). Exercice 281 : [énoncé]
On en déduit que A est diagonalisable. dim ker A = n − 2 donc 0 est valeur propre de A de multiplicité au moins n − 2.
Puisque χA est scindé, la trace de A est la somme des valeurs propres de A
comptées avec multiplicité.
Exercice 279 : [énoncé]
Si 0 est la seule valeur propre de A alors A est semblable à une matrice
triangulaire supérieure stricte et alors An = On ce qui est exclu.
a) A est semblable à une matrice triangulaire supérieure stricte T . Sinon A possède alors une autre valeur propre, puis deux car la somme des valeurs
b) On peut écrire A = P T P −1 donc propres est nulle. Par suite la somme des dimensions des sous-espaces propres de
A est au moins n et donc A est diagonalisable.
det(A + In ) = det(T + In ) = 1
Par multiplicité des valeurs propres, leurs dimensions respectives sont 4 et n − 4. et donc puisque A et B commutent
Ainsi A est semblable à
(AB)n = An B n = On
2I4 + M 0
0 On−4
On en déduit que la matrice AB est aussi nilpotente. Elle est alors semblable à
avec M ∈ M4 (C) vérifiant M 2 = 0. une matrice triangulaire supérieure stricte et donc
En raisonnant sur le rang, on montre que M est semblable à
tr(AB) = 0
0 0 0 1 0 1 0
0 0 0 0 0 0 0 1
O4 ,
0 0 0 0 ou
0 0 0 0
Exercice 287 : [énoncé]
0 0 0 0 0 0 0 0
La réciproque est immédiate. a) Si λ est valeur propre de A alors λp = 0 d’où λ = 0. Par suite χA = X n puis
par le théorème de Cayley Hamilton An = 0.
b) det(A + I) = χA (1) = 1
Exercice 284 : [énoncé] c) Si M est inversible det(A + M ) = det(AM −1 + I) det M .
Or A et M −1 commutent donc (AM −1 )p = 0 puis, par ce qui précède
a) Puisque A est nilpotente, A ne peut avoir que des valeurs propres nulles. Les
valeurs propres étant les racines du polynôme caractéristique et ce dernier det(A + M ) = det M.
étant scindé sur C, χA = X n .
Si M n’est pas inversible, introduisons les matrices Mp = M + p1 In . À partir
b) Pour A ∈ Mn (R), on a aussi A ∈ Mn (C) et le polynôme caractéristique est
d’un certain rang les matrices Mp sont assurément inversibles (car M ne
calculé par la même formule dans les deux cas.
possède qu’un nombre fini de valeurs propres). Les matrices Mp comment
avec A et on peut donc écrire
La matrice A−1 N est alors semblable à une matrice triangulaire supérieure stricte Ce système peut se percevoir sous la forme matricielle V X = 0 avec
et la matrice In + A−1 N est semblable à une matrice triangulaire supérieure avec X = t (α1 . . . αm ) et
des 1 sur la diagonale. λ1 λ2 · · · λm
On en déduit λ21 λ22 · · · λ2m
det(In + A−1 N ) = 1 V = .
.. ..
.. . .
puis λ1 λ2 · · · λm
m m
m
det(A + N ) = det A
Le déterminant de la matrice V se calcule par déterminant de Vandermonde et est
non nul car λ1 , . . . , λm 6= 0. On en déduit
Exercice 289 : [énoncé]
Si la matrice A est nilpotente alors elle est annulée par un polynôme X m et donc ∀1 ≤ i ≤ m, αi = 0
Sp A ⊂ {0} ce qui est absurde car les αi étaient des multiplicités de véritables valeurs propres.
Pour n = 1 : la propriété est immédiate. Celle-ci est à coefficients polynomiaux de degrés inférieurs à n. Puisque
Supposons la propriété au rang n − 1. 1, 2, . . . , 2n sont n + 1 racines distinctes de ces coefficients, ceux-ci sont tous nuls.
Considérons le polynôme On en déduit
An = On
P (X) = (X − λ1 ) . . . (X − λn )
car les coefficients constants sont nuls, et
En développant,
B n = On
n n−1
P (X) = X + an−1 X + · · · + a1 X + a0
car les coefficients des termes X n sont aussi nuls.
Pn
Comme P (λi ) = 0, on a i=1 P (λi ) = 0.
Or
n n n n Exercice 293 : [énoncé]
Une matrice M ∈ Mn (C) nilpotente vérifie M n = On . Considérons la matrice
X X X X
P (λi ) = λni + an−1 λn−1
i + · · · + a1 λi + na0 = na0
i=1 i=1 i=1 i=1 (A + xB)n . Les coefficients de cette matrice sont des polynômes de degrés
inférieurs à n s’annulant chacun en les λ1 , . . . , λn , λn+1 , ce sont donc des
On en déduit a0 = 0 et donc 0 est racine de P . polynômes nuls. Ainsi, pour tout x ∈ C, (A + xB)n = On . En particulier pour
Il existe alors i ∈ {1, . . . , n} tel que λi = 0. x = 0, on obtient An = On . Aussi pour tout y 6= 0, en considérant y = 1/x, on a
Par symétrie du problème, on peut supposer λn = 0. (yA + B)n = On et en faisant y → 0, on obtient B n = On .
Par application de l’hypothèse de récurrence, on obtient λ1 = . . . = λn = 0.
La récurrence est établie.
Exercice 294 : [énoncé]
b) On a b) On remarque
√
∀i ≥ k, Ai = Ak
n
2 n
Pn2 (x) = 1 + x + O(x ) = 1 + x + O(x )
x→0
et donc A2k = Ak ce qui assure comme au dessus que Ak est diagonalisable et
donc
Pn2 (x) − x − 1 = O(xn ) k k
x→0 k k
X k i k(k−i)+i
X
i k
(A − A) = (−1) A = (−1) Ak = On
Notons α la multiplicité de 0 en tant que racine du polynôme Pn2 (X) − X − 1. i=0
i i=0
i
On peut écrire Pn2 (X) − X − 1 = X α Q(X) avec Q(0) 6= 0 et donc
On a alors S’il n’y a pas de coefficient non nul dans le bloc supérieur strict de T alors T
χA = χA1 × X dim F et χA+M = χA1 χM2 est diagonale et un calcul analogue au précédent donne H ∩ Tn− = Tn− (de
dimension n(n − 1)/2)
Or M2 est une matrice nilpotente complexe, sa seule valeur propre étant 0,
Sinon, on peut déterminer une matrice élémentaire dans Tn− qui n’est pas
on obtient
dans H (si [T ]i,j 6= 0 alors Ej,i convient) et donc H ∩ Tn− est un hyperplan de
χM2 = X dim F
Tn− (de dimension n(n − 1)/2 − 1).
et l’identité voulue est établie.
c) Les matrices triangulaire strictes sont bien connues nilpotentes. . .
b) C’est le même raisonnement avec Im M ⊂ ker A et l’introduction d’un Une base de Tn+ adjointe à une base de H ∩ Tn− fournit une famille libre (car
sous-espace vectoriel F tel que Tn+ et Tn− sont en somme directe) et celle-ci est formée d’au moins
n(n − 1)/2 + n(n − 1)/2 − 1 = n2 − n − 1 éléments.
Mn,1 (C) = ker A ⊕ F
d) Soit H un hyperplan de E. Il existe A ∈ Mn (C) non nulle telle que
On a alors
H = {M ∈ Mn (C) | tr(AM ) = 0}
O A1 M1 M2
P −1 AP = −1
et P M P = La matrice A est trigonalisable donc on peut écrire A = P T P −1 avec
O A2 O O
P ∈ GLn (C) et T triangulaire supérieure non nulle. Posons alors
avec M1 nilpotente. l’isomorphisme ϕ : M → P −1 M P et considérons l’hyperplan
K = {N ∈ Mn (C) | tr(T N ) = 0}
Exercice 301 : [énoncé]
On constate
M ∈ H ⇐⇒ ϕ(N ) ∈ K
a) Notons qu’il est immédiat de vérifier que LA est une forme linéaire sur E.
Par linéarité de la trace, on vérifie tr((λA + µB)M ) = λ tr(AM ) + µ tr(BM ) Par l’isomorphisme ϕ, on transforme une famille de n2 − n − 1 matrices
ce qui fournit la linéarité de l’application L. nilpotentes linéairement indépendantes d’éléments de K en une famille telle
Puisque dim E = dim E ∗ < +∞, il suffit désormais de vérifier l’injectivité de que voulue.
L pour assurer qu’il s’agit d’un isomorphisme. Si LA = 0 (l’application nulle)
alors en particulier LA (t Ā) = 0 et donc tr(At Ā) = tr(t ĀA) = 0.
Exercice 302 : [énoncé]
Or
Xn Commençons par établir pour A, B ∈ Mn (K) :
t 2
tr( ĀA) = |ai,j |
i,j=1 A 6= On , AB = BA et B nilpotente =⇒ rg(AB) < rg A
donc A = 0. Supposons donc A 6= On , AB = BA et B nilpotente.
Puisque les hyperplans sont exactement les noyaux des formes linéaires non Par l’absurde, supposons aussi rg(AB) ≥ rg A.
nulles, on peut assurer que pour tout hyperplan H de E, il existe A ∈ Mn (C) Puisque rg(AB) ≤ min(rg A, rg B), on a rg(AB) = rg A.
non nulle telle que Par la formule du rang, on obtient
H = {M ∈ Mn (C) | tr(AM ) = 0} dim ker(AB) = dim ker A
b) Pour tout matrice M ∈ Tn+ , le produit T M est triangulaire à coefficients Or ker A ⊂ ker(BA) = ker(AB) donc ker A = ker(AB).
diagonaux nuls donc tr(T M ) = 0. Ainsi Tn+ ⊂ H puis H ∩ Tn+ = Tn+ . Considérons ensuite ϕ : Im A → Im A donné par ϕ(Y ) = BY .
Concernant H ∩ Tn− , ou bien c’est un hyperplan de Tn− , ou bien c’est Tn− L’application ϕ est linéaire et bien définie car Im A est stable par B puisque A et
entier. B commutent.
Soit Y = AX ∈ Im A
Si ϕ(Y ) = 0 alors BAX = ABX = 0 donc X ∈ ker(AB) = ker A puis Y = 0.
L’application linéaire ϕ est donc injective.
Or il existe p ∈ N∗ tel que B p = On et donc ϕp : Y → B p Y = On,1 est
l’application nulle.
Sachant l’espace Im A non réduit à {0}, il y a absurdité et ainsi rg(AB) < rg A.
En revenant à l’énoncé initial, on montre alors par récurrence
∀1 ≤ p ≤ n, rg(A1 A2 . . . Ap ) ≤ n − p
et en particulier rg(A1 A2 . . . An ) = 0.