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Statique Des Solides

La statique des solides analyse l'équilibre des corps indéformables au repos et les relations entre les paramètres géométriques et les actions mécaniques. Les actions mécaniques se classifient en actions à distance et actions de contact, avec des modélisations spécifiques pour chaque type. Les lois de Coulomb régissent le frottement et l'adhérence entre les solides, et des torseurs sont utilisés pour représenter les actions mécaniques exercées entre eux.

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Statique Des Solides

La statique des solides analyse l'équilibre des corps indéformables au repos et les relations entre les paramètres géométriques et les actions mécaniques. Les actions mécaniques se classifient en actions à distance et actions de contact, avec des modélisations spécifiques pour chaque type. Les lois de Coulomb régissent le frottement et l'adhérence entre les solides, et des torseurs sont utilisés pour représenter les actions mécaniques exercées entre eux.

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STATIQUE DES SOLIDES

Classe : PCSI 1 Prof. : Ouikassi

1. Objet

La statique des solides étudie l’équilibre des corps indéformables au repos par rapport à un repère de référence.
Elle cherche les relations entre les paramètres géométriques et les actions mécaniques exercées sur ces corps en
équilibre.

2. Modélisation des actions mécaniques

2.1. Définition d’une action mécanique (A.M) :

On appelle action mécanique toute cause capable de :


 Maintenir un corps au repos ;
 Créer ou modifier le mouvement d’un corps ;
 Déformer un corps.

2.2. Classification des actions mécaniques :

On distingue deux types d’action mécanique :

 Action mécanique à distance : ne résulte pas d'une liaison mécanique. On parle essentiellement des
actions magnétiques et de l'action de la pesanteur (le poids) :

 Action mécanique de contact : sont des actions qui résultent d’une liaison mécanique directe via une
surface, ligne ou point.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀(1→2)
2.3. Modélisation d’une action mécanique de contact surfacique :

2.3.1. Modélisation locale :

Soient deux solides 1 et 2 en contact suivant une surface (S). L’action mécanique de
2
1 sur 2 est représentée en chaque point M de (S) par : le vecteur densité surfacique
M
de contact ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒇𝑴(𝟏→𝟐) (en N.m -2).
1
Considérons le plan tangent commun  à 1 et 2 contenant le point M. On peut écrire :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒇𝑴(𝟏→𝟐) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒇𝑴𝒏(𝟏→𝟐) + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒇𝑴𝒕(𝟏→𝟐) avec : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀𝑛(1→2) est normal à π et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀𝑡(1→2) est contenu dans π.

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀𝑛(1→2) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓 𝑀(1→2)
𝜑
2

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓 𝑀𝑡(1→2)
M
π
1
1
On appelle :

 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀𝑛(1→2) : Densité surfacique normale de l’A.M de 1 sur 2 (Ou Pression de contact) ;

 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀𝑡(1→2) : Densité surfacique tangentielle de l’A.M de 1 sur 2.

2.3.2. Lois de coulomb :

 Utilité :

Ce sont des lois expérimentales qui donnent des informations sur les densités surfaciques normales et tangentielles des
actions de contact lorsqu’il y’à frottement ou adhérence en un point M entre deux solides.

Nota :
 ⃗ (𝑀∈2⁄1) ≠ ⃗0 ) ;
Frottement : Existence du glissement au point M entre les solides 1 et 2 ( 𝑉

 ⃗ (𝑀∈2⁄1) = ⃗0 ) .
Adhérence : Absence du glissement au point M entre les solides 1 et 2 ( 𝑉

 Enoncé des lois :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀𝑛(1→2) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓 𝑀(1→2)
𝜑
2

⃗ (𝑀∈2⁄1)
𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓 𝑀𝑡(1→2)
M
π
1 𝜑𝑀𝑎𝑥 : Angle de frottement

 1er cas : frottement ( 𝑉 ⃗ )


⃗ (𝑀∈2⁄1) ≠ 0

o ⃗ (𝑀∈2/1) ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝑓𝑀𝑡(1→2) = ⃗0

o ⃗ (𝑀∈2/1) . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉 𝑓𝑀𝑡(1→2) < 0

o ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
|𝑓 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑡(1→2) | = 𝑘 . |𝑓𝑀𝑛(1→2) | (𝑘 = 𝑡𝑔𝜑𝑀𝑎𝑥 : Coefficient de frottement).

 ⃗ (𝑀∈2⁄1) = ⃗0 )
2ème cas : Adhérence ( 𝑉

o ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
|𝑓 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ′ ′
𝑀𝑡(1→2) | ≤ 𝑘′ . |𝑓𝑀𝑛(1→2) | (𝑘 : Coefficient de d adhérence ≈ 𝑘)

 Remarques :

1- Notion de cône de frottement : Au point de contact M entre 1 et 2 on peut définir le


𝜑 𝑀𝑎𝑥

cône de sommet M et de demi-angle au sommet φMax, appelé : Cône de frottement.


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀(1→2)𝐴𝑑ℎ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀(1→2)𝐹𝑟𝑜𝑡
• En cas d’adhérence : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀(1→2) est située à l'intérieur du cône ;
• En cas de frottement: ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀(1→2) est située sur la périphérie du cône ;
• ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑀(1→2) ne peut jamais être à l’extérieur du cône de frottement. M

2- A la limite de glissement (ou équilibre strict) on applique les lois de coulomb relatives au frottement.

2
2.3.3. Modélisation globale :

L’action mécanique de 1 sur 2 peut être représentée globalement par le torseur :

⃗𝑹
⃗ (𝟏→𝟐)
{𝝉(𝟏→𝟐 } = { } Tel que : 𝑅⃗(1→2) = ∬𝑀 ∈ 𝑆 𝑓𝑀(1→2) . ds (𝑒𝑛 𝑁) 𝑒𝑡 𝑀
⃗⃗ (𝐴,1→2) = ∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ∧ 𝑓𝑀(1→2) . ds (𝑒𝑛 𝑚. 𝑁)
𝑀∈𝑆
⃗⃗⃗ (𝑨,𝟏→𝟐)
𝑴
𝑨

Ce torseur est appelé : Torseur de l’action mécanique exercée par 1 sur 2 réduit au point A.

 Nota :

Le torseur de l’action mécanique de 1 sur 2 réduit au point B est :


⃗𝑹
⃗ (𝟏→𝟐)
{𝝉(𝟏→𝟐 } = { } Tel que : ⃗𝑴
⃗⃗ (𝑩,𝟏→𝟐) = ∬
𝑀∈𝑆
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝑀 ∧ 𝑓𝑀(1→2) . ds = ⃗𝑴
⃗⃗ (𝑨 ,𝟏→𝟐) + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑩𝑨 ∧ ⃗𝑹⃗ (𝟏→𝟐)
⃗𝑴
⃗⃗ (𝑩,𝟏→𝟐)
𝑩

 Remarque :

Les relations précédentes restent toutes valables dans le cas d’un contact linéique entre 1 et 2, à condition de
substituer :
 La surface de contact (S) par la ligne de contact (L) ;
 L’élément de surface ds par l’élément de longueur dL ;
 La densité surfacique par la densité linéique (N.m -1).

3. Action mécanique du contact ponctuel

3.1. Modélisation :

Soient deux solides 1 et 2 en contact ponctuel en un point A. En réalité le contact a lieu sur une petite surface (S)
contenant le point A. L’action mécanique de 1 sur 2 peut alors être modélisée par un torseur :

⃗⃗ (𝟏→𝟐)
𝑹
{𝝉(𝟏→𝟐 } = { }
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅 𝑛(1→2) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅 (1→2)
⃗𝑴
⃗⃗ (𝑨,𝟏→𝟐)
𝑨
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀(𝐴,1→2) 𝜑
2

⃗ (𝐴∈2⁄1)
𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑡(1→2)
A
π
𝜑𝑀𝑎𝑥 : Angle de frottement
1
On peut écrire :

 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑹(𝟏→𝟐) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑹𝒏(𝟏→𝟐) + 𝑹⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒕(𝟏→𝟐) , avec : 𝑅𝑛(1→2) est normal à π et 𝑅𝑡(1→2) est contenu dans π ;

 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴(𝑨,𝟏→𝟐) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝒏(𝑨,𝟏→𝟐) + 𝑴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒕(𝑨 ,𝟏→𝟐) , avec : 𝑀𝑛(𝐴,1→2) est normal à π et 𝑀𝑡(𝐴,1→2) est contenu dans π.

3
Définitions :

 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑹𝒏(𝟏→𝟐) : Effort normal et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑹 𝒕(𝟏→𝟐) : Effort tangentiel ;

 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝒏 (𝑨,𝟏→𝟐) : Moment de pivotement et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴 𝒕 (𝑨,𝟏→𝟐) : Moment de roulement.

3.2. Lois analogues aux lois de Coulomb :

Roulement (m)

Remarque : Ce modèle est applicable aussi à un contact surfacique ou linéique.

4. Action mécanique transmissible par une liaison sans frottement


𝑧
Considérons une liaison appui plan parfaite (sans frottement) réalisé entre deux solides 2
1 et 2. Le contact se fait selon une surface plane (S) de normale 𝑧.

En tout point M de (S), le vecteur densité surfacique de 1 sur 2 est porté par 𝑧 : 𝑦

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑥
𝒇𝑴(𝟏→𝟐) = 𝒇𝑴 . 𝒛⃗
𝟏
⃗⃗ (𝟏→𝟐)
𝑹
Le torseur d’action mécanique de 1 sur 2 réduit en un point A quelconque est : {𝝉(𝟏→𝟐 } = { }
⃗𝑴
⃗⃗ (𝑨,𝟏→𝟐)
𝑨
Tel que :
 ⃗⃗⃗𝑥 . 𝑅⃗(1→2) = 𝑥 . ∬𝑀 ∈ 𝑆 ⃗⃗⃗𝑓𝑀(1→2) . ds = ∬𝑀 ∈ 𝑆 𝑥 . 𝑓𝑀(1→2) . ds = ∬𝑀 ∈ 𝑆 𝑥 . 𝑓𝑀 . 𝑧 . ds = 0

 ⃗⃗⃗ . 𝑅⃗(1→2) = 𝑦 . ∬𝑀 ∈ 𝑆 ⃗⃗⃗𝑓𝑀(1→2) . ds = ∬𝑀 ∈ 𝑆 𝑦 . 𝑓𝑀(1→2) . ds = ∬𝑀 ∈ 𝑆 𝑦 . 𝑓𝑀 . 𝑧 . ds = 0


𝑦

 ⃗⃗ (𝐴,1→2) = 𝑧⃗⃗ . ∬
𝑧⃗⃗ . 𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ∧ 𝑓𝑀(1→2) . ds = ∬𝑀 ∈ 𝑆 𝑧⃗⃗ . ( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ∧ 𝑓𝑀 . 𝑧 ) . ds = 0
𝑀∈𝑆

𝑅⃗(1→2) = 𝑍 𝑧 0 𝐿
On conclut alors que : {𝜏(1→2 } = { }= {0 𝑀}
⃗⃗ (𝐴,1→2)
𝑀 =𝐿𝑥+𝑀𝑦 𝑍 0 ∀ 𝑝𝑡 , ( −,− ,𝑧 )
𝐴

 Ce torseur sera appelé : Torseur de l’action mécanique transmissible par la liaison appui plan parfaite de normale 𝑧.
(Ou Torseur statique de liaison appui plan parfaite de normale 𝑧 ).

 Généralisation : Torseurs statiques des liaisons normalisées parfaites (Document - Page 9)

4
5. Principe fondamental de la statique :

5.1. Notion d’équilibre

Un solide S est en équilibre par rapport à un repère R, si tous les paramètres qui définissent la position de S par rapport
à R sont constants au cours du temps.

Un ensemble de solides ( 𝐷 = ⋃𝑛1 𝑆𝑖 ) est en équilibre par rapport à un repère R, si tous les paramètres qui définissent
la position de chacun de ses solides 𝑆𝑖 par rapport à R, sont constants au cours du temps.

5.2. Enoncé du principe fondamental de la statique (P.F.S) :

Un système matériel D est en équilibre par rapport à un repère Galiléen Rg si et


seulement si le torseur des actions mécaniques extérieures s’exerçant sur D est nul.

{𝜏(𝐷̅ →𝐷) } = {𝑂}


̅ 𝑟𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑙 ′ 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝐷 (C’est le complément de D par rapport à l’univers matériel)
𝐷

Exemples de référentiels galiléens :

 Référentiel de Copernic : son origine est le centre du soleil et ses axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines ;
 Référentiel de Foucault : son origine est le centre de la terre et ses axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines ;
 Référentiel terrestre : son origine est lié à la surface de la terre et ses axes sont fixes par rapport à celle-ci.

5.3. Théorèmes généraux de la statique (T.G.S) :

 Théorème de la résultante statique (T.R.S) : 𝑅⃗(𝐷̅→𝐷) = ⃗0

 Théorème du moment statique (T.M.S) : ⃗⃗ (𝐴 ,


𝑀 ̅ →𝐷)
𝐷 = ⃗0 (𝐴 ∶ 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑐𝑜𝑛𝑞𝑢𝑒)

 Utilité des T.G.S :

Les deux théorèmes généraux de la statique permettent d’obtenir six équations scalaires qui servent à :

 Vérifier les conditions d’équilibre d’un solide ou d’un ensemble de solides ;


 Déterminer certaines composantes inconnues des actions mécaniques ;
 Déterminer complètement les actions mécaniques inconnues (actions mécaniques des liaisons par exemple)

5.4. Théorèmes des actions réciproques (Mutuelles) :

 Enoncé :

∀ deux ensembles de solides 𝐷1 et 𝐷2 , à tout instant, le torseur des actions mécaniques exercées par 𝐷1 sur 𝐷2 est

l’opposé du torseur des actions mécaniques exercées par 𝐷2 sur 𝐷1 : {𝜏 (𝐷1 →𝐷2) } = − {𝜏 (𝐷2 →𝐷1) }

 Pour deux solides :

Si D est constitué par l’union de deux solides S 1 et S2 alors : {𝜏(𝑆2 →𝑆1 ) } = - {𝜏(𝑆1 →𝑆2) }
𝑅⃗(𝑆2 → 𝑆1) 𝑅⃗ (𝑆1 → 𝑆2)
⇔ { } =− { }
⃗⃗ 𝐴 (𝑆2 → 𝑆1)
𝑀 ⃗⃗ 𝐴 (𝑆1 → 𝑆2)
𝑀
𝐴 𝐴

5
6. Modélisation plane des actions mécaniques

6.1. Introduction :

Dans certaines applications, l’étude statique d’un mécanisme dans l’espace peut être délicate et longue. On cherche
alors une possibilité de réduire l’étude à un problème plan, à condition de vérifier certaines hypothèses, qui sont :

 La géométrie de contact présente une symétrie par rapport à un plan ;


 Les résultantes des actions mécaniques extérieures sont symétriques par rapport à ce plan, ou situées dans ce plan ;
 Tous les moments des actions mécaniques sont orthogonaux à ce plan de symétrie.

L’hypothèse d’un problème plan permet donc de choisir un repère dont deux axes sont contenus dans le plan de symétrie

6
6.2. Conséquences de la modélisation plane des A.M :

Les actions mécaniques planes sont tels que :

 Leurs résultantes ne peuvent pas avoir de composantes selon la normale au plan ;


 Leurs moments sont portés par la normale au plan.

Le torseur représentatif d’une telle action mécanique, dans le plan (𝑥 , 𝑦) est de la forme :

𝑋 0
{𝜏(1→2 } = { 𝑌 0}
0 𝑁 𝐴 ⃗ ,𝑧 )
, (𝑥, 𝑦

 Remarques :
𝑅⃗(1→2) = 𝑋 𝑥 + 𝑌 𝑦
 Ce torseur est un glisseur. Par conséquent, en un point I, il devient : {𝜏(1→2 } = { }

𝐼
⃗0

Cette action mécanique sera appelée Force, et I son point d’application (Centre de poussée) ;

 Les deux théorèmes généraux de la statique (T.R.S et T.M.S) permettront d’obtenir Trois équations

scalaires au lieu de six ;

 Impact sur le torseur statique des liaisons normalisées :

Espace

Exemples
𝐗 𝟎
o Pivot d’axe (A , ⃗⃗𝑧 ) , dans le plan (⃗⃗𝑥 , 𝑦) : { 𝝉𝑷𝒊𝒗𝒐𝒕 } = { 𝐘 𝟎 }
𝟎 𝟎 ∀ 𝒑𝒕 𝒂𝒙𝒆 , (− ,− ,⃗⃗𝒛 )

𝟎 𝟎
o Pivot d’axe (A , ⃗⃗𝑧 ) , dans le plan (⃗⃗⃗𝑦, 𝑧) : { 𝝑𝑷𝒊𝒗𝒐𝒕 } = { 𝐘 𝟎 }
𝐙 𝟎 ∀ 𝒑𝒕 𝒂𝒙𝒆 , (− ,− ,⃗⃗𝒛 )

𝐗 𝟎
o Rotule de centre A, dans le plan (⃗⃗𝑥 , 𝑧) : { 𝝑𝑹𝒐𝒕𝒖𝒍𝒆 } = { 𝟎 𝟎 }
𝐙 𝟎 𝑨 , (− ,− ,− )

 La résolution des problèmes de la statique peut être faite par des démarches graphiques.

7
6.3. Résolution graphique des problèmes de la statique plane :

 Equilibre sous l’action de deux forces :

Si le système matériel est en équilibre sous l’action de deux forces alors elles sont directement opposées :
 Même norme ;
 Même support (direction) ;
 Sens opposés.

 Equilibre sous l’action de trois forces :

Si le système matériel est en équilibre sous l’action de 3 forces alors :


 Leurs supports sont parallèles ou concourants (se coupent en un point du plan) ;
 La somme vectorielle des trois vecteurs forces est nulle (la figure de la somme est sous la forme d’un
triangle fermé).

o Application : Phénomène d’arc-boutement (Voir annexe).

7. Démarche de résolution des problèmes de la Statique

8
Torseur Torseur
Liaison Forme gardée en
cinématique statique
0 0  X L
    Tout point de l’espace et dans toute
Encastrement 0 0  Y M
base
0 0  Z N 
  

0 0 X L 
    Tout point de (O , z ) et dans toute base
Pivot d’axe (O , z ) 0 0 Y M
 0  Z 0  contenant z
 z 

0 0  X L 
    Tout point de l’espace et dans toute
Glissière de direction z 0 0  Y M
0 V  0 N 
base contenant z
 z  

0 0  X L 
    Tout point de l’axe (O , z ) et dans
Hélicoïdale d’axe (O , z ) 0 0  Y M 
 k z  Z  kZ  toute base contenant z
 z 

0 0 X L 
    Tout point de l’axe (O , z ) et dans
Pivot glissant d’axe (O , z ) 0 0 Y M
 V  0 0  toute base contenant z
 z z  

x 0 X 0
    Au centre O et dans toute base
Sphérique à doigt d’axe (O , z )  y 0 Y 0
0 Z N 
z
0 
contenant
 

x 0 X 0
   
Sphérique de centre O  y 0 Y 0 Au centre O et dans toute base
 0  Z 0 
 z 

 0 Vx  0 L 
    Tout point de l’espace et dans toute
Appui plan de normale (O , z )  0 Vy  0 M
  Z 0 
base contenant z
 z 0 

x 0  X 0
    Au centre O et dans toute base
Sphère cylindre d’axe (O , z )  y 0  Y 0
 V  0 0 
contenant z
 z z  

x V x  0 0
Linéaire rectiligne d’axe (O , x )     Tout point du plan (O , x , z ) et dans la
 0 Vy  0 M
et de normale (O , z )   Z
 0  base (x ,  , z )
 z 0
x V x  0 0
    Tout point de l’axe (O , z ) et dans
Sphère plan de normale (O , z )  y V y  0 0
 0  Z 0  toute base contenant z
 z 

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