Cours Opt01 Prof
Cours Opt01 Prof
Chapitre 1
lentilles minces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
lentille convergente ou divergente ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
I·4·ii construction de rayons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
trouver l’image pour une lentille convergente . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
trouver l’objet pour une lentille divergente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
ça marche dans tous les sens, même pour la lumière . . . . . . . . . . . . . . 27
la fin d’un rayon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
I·4·iii relations de conjugaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
relation de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
relation de Descartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
I·4·iv hyperboles de conjugaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
intérêt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
les hyperboles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Fiche de révision 47
Biographies succintes
Willebrord Snell
(1580 Leyde – 1626 Leyde)
René Descartes
(1596 La Haye, Touraine – 1650 Stockholm)
Carl Gauss est incontestablement considéré comme l’un des plus grands scien-
tifiques de tous les temps. Tant en mathématiques qu’en physique, ses apports
furent importants. Né dans une famille pauvre, Carl montre des dons pour les ma-
thématiques : il su mener des calculs compliqué avant de savoir écrire. Encouragé
par son père et aidé par une riche famille de Brunswick, Carl fait de brillantes
études et c’est en tant que directeur de l’observatoire de Göttingen qu’il mènera
tous ses travaux. En ce qui concerne la physique, citons seulement les conditions
de Gauss en optique, la gaussienne, le théorème de Gauss et une vieille unité
de champ magnétique : le gauss (10−4 tesla).
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PC⋆ , Fabert (Metz) TABLE DES MATIÈRES
Augustin Cauchy
(1789 Paris – 1857 Sceaux, Hauts-de-Seine)
Max effectue des études de mathématiques à Munich et sa thèse en 1879 sur le se-
cond principe n’est pas très remarquée. Max est critique vis-à-vis de la pédagogie
de ses maîtres, notamment Helmholtz et Kirchhoff. Il es nommé professeur
à Munich en 1880 puis à Kiel en 1885 et enfin à Berlin en 1889 date à laquelle il
émet une hypothèse d’apparence farfelue mais qui se révèlera un des fondements
de la mécanique quantique : la quantification des énergies d’oscillations. Il reçoit
le prix Nobel en 1918. Il tente comme il peut de préserver les enseignants juifs,
mais en vain ce qui entraîne sa démission en 1937. Sa vie personnelle est jalonnée
de drames : sa première femme meurt en lui laissant quatre enfants dont trois
meurent (un durant la première guerre mondiale, deux autres en couches), sa
maison sera bombardée par les aliés détruisant tous ses documents, un de ses fils
issu d’un second mariage, est exécuté pendant la guerre, . . .
✧ Même si, désormais, la mécanique quantique a imposé une « dualité onde – corpuscule » pour la
lumière, à notre niveau, c’est-à-dire pour les applications que nous étudierons, nous nous référerons
soit à l’aspect corpusculaire, soit à l’aspect ondulatoire de la lumière.
✬ modèle corpusculaire
K Remarque : Mieux vaut ne pas tenter de changer de référentiel lorsque nous aurons affaire à des
photons car il s’agit là du domaine de la relativité restreinte.
✬ modèle ondulatoire
~
E
~
B
✬ domaine visible
K Remarque : Sauf précision explicite, lorsque nous parlerons de longueur d’onde, nous sous-entendrons
« longueur d’onde dans le vide »
✧ Numériquement cela correspond à des fréquences
c 3.108
νvisible = = ∼ 1015
λ 5.10−9
c
L’indice optique d’un milieu est défini par n = où
vϕ
➜ c est célérité des ondes dans le vide
➜ vϕ est la célérité des ondes dans le milieu
✬ loi de Cauchy
✬ milieu biréfringent
~
Un milieu biréfringent est un milieu où l’indice dépend de la direction du champ E.
Au niveau de l’interface entre deux milieux d’indice différent, interface appelée dioptre
nous avons :
➜ le rayon réfléchi dans le plan d’incidence défini par la normale au point d’impact et
par le rayon incident
➜ i = r (version non algébrique) ou r = −i (version algébrique)
i r
n1
n2
✧ Remarquons que s’il n’y a pas d’indice différent, il n’y a pas de réflexion même si les milieux sont
physiquement différents ;
✧ Comme la loi ne dépend pas de l’indice, la réflexion permet d’obtenir des systèmes optiques complè-
tement achromatiques.
Dans le cadre des ondes électromagnétiques, il existe un angle pour lequel il peut ne pas y avoir de
réflexion, c’est l’angle de Brewster. Mais ce n’est plus de l’optique géométrique puisqu’il faut tenir
compte de la polarisation de l’onde électrique.
✬ loi
i1
n1
n2
i2
✧ Remarquons que s’il n’y a pas d’indice différent, il n’y a pas de réfréction même si les milieux sont
physiquement différents.
✧ C’est ainsi que du verre plongé dans de la glycérine semblera disparaître puisque les indices sont les
mêmes.
✧ Ici la loi dépend de l’indice : la réfraction a pour défaut d’engendrer des aberrations chromatiques
dans les systèmes optiques.
n1
n2
i0
cône de sortie
cône d’entrée
i0
n1
n2
Un système optique est un dispositif qui modifie le trajet de la lumière. Il possède une
face d’entrée et une face de sortie.
entrée sortie
b b b b b b b b b b
Sb b b b b b b b b b b b
✧ Cette définition sous-entend qu’il y a un « endroit » et un « envers » pour les systèmes optiques.
Ceux qui ont déjà regarder du mauvais côté d’une paire de jumelles le savent bien.
© Matthieu Rigaut 11 / 48 Version du 30 août 2012
PC⋆ , Fabert (Metz) I·2 – Systèmes optiques
Un système optique centré est un système optique dont les propriétés sont symétriques
par rapport à un axe de révolution appelé axe optique.
✧ Les yeux souffrants d’astimatie sont des yeux qui ne constituent pas un système centré.
Un faisceau lumineux est un ensemble de rayons lumineux issu d’une même source
physique. Le faisceau est généralement représenté par ses rayons extrêmes.
Un point objet pour un système optique est le sommet d’un faisceau lumineux entrant
dans un système optique.
Un objet pour un système optique est un ensemble de points objets pour ce système.
! Contrairement au langage courant, un « objet » ou un « point objet » n’existent pas en tant que
tels : il est impératif de dire « objet pour tel système » ou « point objet pour tel système ».
Un point image pour un système optique est le sommet d’un faisceau lumineux sortant
d’un système optique.
✬ exemples courants
Y les objets concrets
✧ Tout objet concret au sens profane ne peut que constituer un objet réel puisqu’il émet des faisceaux
lumineux divergents.
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
✧ Pour voir net, il faut aussi que la distance ℓ ci-dessus soit supérieure à la distance minimale de vision
distincte qui est d’environ 25 cm.
K Remarque : Nous pouvons constater que très peu de rayons lumineux pénètrent dans l’œil.
✧ Dans le cas suivant, l’image n’est pas « vue » puisque virtuelle pour l’œil① : la personne percevra
de la lumière mais ne pourra pas voir net.
© Matthieu Rigaut 13 / 48 Version du 30 août 2012
PC⋆ , Fabert (Metz) I·2 – Systèmes optiques
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
✧ Dans le schéma ci-dessus, l’œil② ne perçoit aucune lumière issu du point objet, il ne peut donc pas
voir (même de manière floue), le point objet « à travers » la lentille.
Y objet à l’infini
✧ Un point à l’infini correspond visuellement à une étoile.
✧ Le Soleil est un objet à l’infini mais qui n’a pas la taille d’un point : tous les rayons qu’il émet ne
sont pas parallèles entre eux, et pas qu’un peu ! Il y a environ 0,5 ◦ entre les rayons extrêmes issu du
Soleil et parvenant au système optique.
A
1,5.106 km
Soleil Terre
b b b b b b b b b b b b b b b b b
∼ 0,5 ◦ b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
150.106 km
rayons issus de A
∼ 0,5 ◦
à la surface
de la Terre
A
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A′
✧ Sur le schéma précédent, notons que A′ est l’image réelle de A par la lentille convergente et l’objet
virtuel pour la lentille divergente. Toujours sur ce schéma, la réfraction de la lumière par la lentille
divergente n’a pas été tracée.
✧ En se souvenant qu’un objet virtuel correspond à un faisceau convergent, il est très facile de retrouver
le montage idoine.
Un système optique est dit stigmatique lorsqu’un point objet donne un point image.
✧ Il est tout à fait possible que cela ne soit pas le cas : un faisceau divergeant à partir d’un point (le
point objet) pourrait très bien ne pas converger en un point mais dans une petite zone de l’espace.
Un système optique est dit aplanétique lorsque tout objet situé dans un plan orthogonal
à l’axe optique donne une image qui est, elle aussi, située dans un plan orthogonal à
l’axe optique.
✧ Pour être aplanétique il faut pouvoir parler d’image et de points images donc il faut que le système
optique soit stigmatique.
✧ En revanche, il est tout à fait possible pour un système optique d’être stigmatique sans être apla-
nétique comme le montre l’exemple (courant ?) des salles de cinéma où la projection se fait sur un
écran courbe.
Une relation de conjugaison est une loi qui relie les positions :
➜ du système optique
➜ d’un point objet
➜ d’un point image associé au point objet
Deux points, un point objet et un point image, associés par un système optique sont dits
conjugués.
I·2·iii – foyers
Le foyer principal objet noté F d’un système optique est le point sur l’axe optique dont
l’image est à l’infini.
✧ Pour des raisons de symétrie, l’image de F est dans la direction de l’axe optique.
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PC⋆ , Fabert (Metz) I·2 – Systèmes optiques
K Remarque : Ce n’est pas parce qu’un rayon lumineux est parallèle à l’axe optique qu’il vient de (ou
part à) l’infini !
Le foyer principal image noté F ′ d’un système optique est le point sur l’axe optique dont
l’objet est à l’infini.
✧ Pour les mêmes raisons de symétrie, l’objet conjugué de F ′ est dans la direction de l’axe optique.
Un point qui n’appartient pas à l’axe est dit foyer (objet ou image) secondaire lorsqu’il
est conjugué avec l’infini.
Pour les systèmes aplanétique, les foyers secondaires sont situés dans le plan de front (le
plan orthogonal à l’axe optique) passant par le foyer associé.
Soient A un point objet et H son projeté orthogonal sur le miroir, alors A′ est tel que
HA − HA′ = 0
A H A′
b b b b b b b
//
b b b b b b b b b
//
b b b b b b b b
✧ Le miroir ne sert qu’à dévier des rayons lumineux, mais cela nous sera très pratique.
✬ dépliement
✧ Optiquement, tout se passe comme si la lumière provenait directement de l’image A′ « tout droit »
et non de A « par réflexion ».
© Matthieu Rigaut 16 / 48 Version du 30 août 2012
PC⋆ , Fabert (Metz) I·2 – Systèmes optiques
✧ Cette propriété nous permet de « déplier » les rayons lumineux et ainsi de simplifier les constructions
géométriques.
A A′ A′
✧ Rappelons que nous savons que ce que nous voyons est une image dans un miroir uniquement lorsque
nous voyons le miroir ! Cette propriété est la base de d’illusions optique de disparition utilisées par
certains magiciens.
Un rayon lumineux qui respecte les conditions de Gauss est dit paraxial.
Un système optique qui respecte les conditions de Gauses pour tous les rayons
lumineux est aplanétique et stigmatique.
Pour un dioptre plan pour lequel la lumière va du milieu d’indice n1 au milieu d’indice
n2 , avec A un point image et H son projeté orthogonal sur le dioptre, alors A′ est tel que
n1 n2
+ =0
HA HA′
n1 n2
b b
A b b b
A′ b b b b b b
H b b b b b b b b b
✧ Typiquement quand quelqu’un regarde dans de l’eau (une rivière, une piscine, . . . ) les objets semblent
plus près ou « tassé »
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
R
b b b b b b b b b b b b b b b b b b
✬ miroirs minces
b b
C
b b b b
Fb b b
S
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
S
b b b b b
Fb b b b
C
b b
F′ F′
Un miroir concave est convergent (f ′ < 0) et un miroir convexe est divergent (f ′ > 0).
✧ Pour s’assurer du caractère convergent ou divergent d’un miroir, il suffit de penser à ce que devient
un faisceau parallèle incident.
! Faire très attention avec les conventions de signes pour les distances focales ! Rappelons que f ′ est
algébrisé dans le sens d’arrivé de la lumière avec f ′ = SF ′ et pas selon la nature du miroir.
✧ Quand il y a plusieurs miroir, au moins l’un des deux n’a plus une convention cohérente avec le sens
d’arrivé initial de la lumière. Il faut alors redoubler d’attention pour l’utilisation de lois algébriques
(les relations de conjugaison par exemple).
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A F
b b b b b b
A′
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A F
①
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A′ F
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A A′ F
b
b
b
b
b
b
b
F F
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
A A
b
b
b
b
b
② ①
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
b
A′
b
b
b
b
b
b
b
Pour un miroir sphérique mince de foyers F et F ′ , les points A et A′ sont reliés par
F A × F ′ A′ = +f ′ 2
✧ La distinction F et F ′ est superflue pour un miroir sphérique car ces deux points sont confondues.
Elle n’est faite que pour la symétrie avec la relation de conjugaison des lentilles minces.
✧ Cette relation de conjugaison permet de trouver extrêmement vite le point conjugué d’un point image
ou objet. Pour cela réécrivons la relation sous la forme
© Matthieu Rigaut 21 / 48 Version du 30 août 2012
PC⋆ , Fabert (Metz) I·3 – Miroirs sphériques minces
F A F ′ A′
× ′ =1 x×y =1
f′ f
|{z} | {z }
x y
F′ A′ A
✧ Le lecteur pourra vérifier la puissance de cette méthode en constatant quelle fonctionne quelle que
soit la nature du miroir et le sens de la lumière 1 .
✬ relation de Descartes
✧ Elles sont pratiques essentiellement en TP où les points A, A′ et S sont facilement eaccessibles.
✧ Parce que l’algébrisation des grandeurs SA ne correspond pas forcément à l’algébrisation associée à
f ′ (surtout avec des miroirs qui peuvent changer le sens de parcours de la lumière), il vaut clairement
mieux utiliser la forme précédente plutôt qu’une forme avec des f ′ .
K Remarque : Il s’agit d’exactement la même méthode que pour tracer les hyperboles de conjugaison
des lentilles minces.
✬ les hyperboles
SA′
−5 f ′
−f ′
5 f′ 2 f′ f′ −f ′ −5 f ′ SA
f′
2 f′
5 f′
5 f′
2 f′
f′
−5 f ′ −f ′ f′ 2 f′ 5 f ′ SA
−f ′
−5 f ′
✬ exemple
✧ Traçons rapidement un exemple de construction d’une image à partir de l’objet.
SA′
pente −γ
b b b b b b
A′
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
f′ SA
A F
① f′
✬ lentilles réelles
✧ Il existe deux grands types de lentilles
➜ les lentilles à bords minces
➜ les lentilles à bords épais
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
✧ Une lentille est dite mince lorsque son épaisseur e sur l’axe est telle que e ≪ R.
R1
R2
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
✬ lentilles minces
✧ Tout comme pour les miroirs sphériques, les lentilles minces ne seront jamais dessinées courbées.
b b b b b b
F b b b
O b b b b b
F′ b b b b b b b b b b b b
F′ b b b
O b b b b b
F b b b b b b
Utilisées dans l’air, les lentilles à bords minces (resp. à bords épais) sont convergentes
(resp. divergentes).
✧ Comme les lentilles utilisent le phénomène de réfraction, leur vergence et leur nature dépendent de
l’indice du milieu extérieure.
✧ Pour une lentille sphérique, la vergence est proportionnelle à nmat − next
1
V = = κ (nmat − next )
f
✧ Ainsi avec un matériau usuel : nmat ∼ 1,5 et nair = 1 soit V2 ∼ 0,5 κ.
✧ Cette même lentille plongée dans l’eau acquiert une vergence
V2 f2′
neau = 1,33 V2 ∼ 0,17 κ ∼ 0,33 =3
V1 f1′
✧ Dans l’eau, la distance focale d’une lentille est multipliée par un facteur proche de 3.
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F′
b b b b b
A F
③
②
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F ′ A′
b b b b b
A F
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A F′ F
①
②
③
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
A F′ A
′
F
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F′ b b b b b
A F
③
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F ′ A′
b b b b b
A F
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F′ b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F′
b b b
F A ′ F A
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F F′ F A F′ A′
Pour une lentille sphérique mince de foyers F et F ′ , les points A et A′ sont reliés par
F A × F ′ A′ = −f ′ 2
✧ Cette relation de conjugaison permet ici aussi de trouver extrêmement vite le point conjugué d’un
point image ou objet. Pour cela réécrivons la relation de conjugaison se réécrit
F A F ′ A′
× ′ = −1 x × y = −1
f′ f
|{z} | {z }
x y
f′
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
F A′ F′ A
✧ Le lecteur pourra constater une fois de plus la puissance de cette méthode en vérifiant qu’elle fonc-
tionne quelle que soit la nature de la lentille et du sens de la lumière.
✬ relation de Descartes
✧ Là aussi, elle est pratique essentiellement en TP où les points A, A′ et O sont facilement eaccessibles.
Pour une lentille sphérique mince de foyer principal image F ′ , de centre O les points A
et A′ sont reliés par
1 1 1
− + =
OA OA′ 0F ′
✧ Là aussi il faut faire attention à l’algébrisation associée à f ′ qui ne correspond pas forcément à
l’algébrisation associée à l’axe optique.
✬ les hyperboles
OA′
5 f′
2 f′
f′
−5 f ′ −2 f ′ −f ′ f′ 5 f ′ OA
−f ′
−5 f ′
−5f ′
−f ′
5f ′ f′ −f ′ −2f ′ −5f ′ OA
f′
2f ′
5f ′
✧ Le lecteur vérifiera sur des exemples de son choix l’interprétation fournie par les hyperboles de
conjugaison.
✬ présentation, notation
✧ Comme nous le verrons plus tard, la lumière est une onde et à ce titre elle se propage.
✧ Contrairement au câble coaxial ou à la corde pour lesquels l’onde était guidée, ici, avec la lumière
nous devons « matérialiser » ou plutôt « dessiner » les chemins où est passé la lumière.
✧ La différence entre un chemin de lumière et un rayon lumineux ? Aucune dans le cadre de l’optique
géométrique.
✧ En revanche, dans le cadre de l’optique ondulatoire, la superposition de deux rayons lumineux n’est
plus un rayon lumineux puisqu’il est possible d’avoir
✧ Malgré tout la tradition continue à représenter les chemins de lumière comme des rayons lumineux.
C’est source de confusion, notamment en diffraction et dans ce cours il n’est pas non plus impossible
de trouver des chemins de lumière en traits pleins pour des raisons d’habitude, de facilité ou de
lisibilité.
En tout point d’un chemin de lumière, l’onde lumineuse a une amplitude scalaire s(M,t)
qui se propage.
M
✬ propriétés
~ s’ajoutent correctement (ie. sans effet de projection), il faut que les deux
✧ Pour que les deux vecteurs E
chemins de lumière se croisent avec un angle suffisamment faible pour pouvoir faire l’approximation
cos α ∼ 1.
① E~2 ~1
E
α
M
② plan de projection
✧ En ce qui concerne la notation complexe, en optique nous adopterons la convention cos() −→ e −j() .
✧ Dans la suite nous travaillerons quasi exclusivement avec A(M) = A(M) e j ϕ(M ) .
✬ expression de la phase
Pour une onde monochromatique dans un milieu usuel, l’amplitude scalaire s’écrit
s(M,t) = A(M) cos(ω t − k x − ϕ(O)) ou s(M,t) = A(M) cos(ω t − k0 n x − ϕ(O))
M
n
O
x
Pour M situé d plus loin que O et sur le même chemin de lumière rectiligne, nous
pouvons écrire
ϕ(M) = ϕ(O) + n k0 d
M
n
O
d
J− J+
I−
M
I+
S
n1 n2 n3
ϕ(M) = ϕ(J + ) + k0 n3 J + M
ϕ(J + ) = ϕ(J − ) = ϕ(I + ) + k0 n2 I + J −
ϕ(I +) = ϕ(I − ) = ϕ(S) + k0 n1 SI −
Dans un milieu homogène, le chemin optique parcouru par la lumière entre deux points
A et B sur un même chemin optique vaut
(AB) = n AB
B
n
A
✬ interprétation, utilité
S M
t0 t1 t2
SM c n SM (SM)
t2 = et n= t2 = = (SM) = t2 c
vϕ vϕ c c
✧ Autrement dit, les questions de « Qui arrive avant qui ? » sont remplacées par des questions de type
« Qui a parcouru le plus long chemin ? ».
✧ L’avantage est considérable puisqu’il est très facile de représenter sur un papier un schéma repré-
sentant les chemins parcouru alors qu’il est très difficile (impossible même) de dessiner une vidéo
montrant l’aspect temporel du problème.
✬ déphasage
✧ Si à une différence de temps nous pouvons associer un déphasage, nous allons faire de même pour
les chemins optiques.
①
S
✧ Comme nous le verrons, le signe d’une différence de marche n’a pas d’interprétation intrinsèque mais
est lié au choix du chemin de lumière de référence.
© Matthieu Rigaut 36 / 48 Version du 30 août 2012
PC⋆ , Fabert (Metz) II·1 – Propagation de l’onde
δ = λ0 ∆t = T et ∆ϕ = 2 π
λ0 T
δ= ∆t = et ∆ϕ = π
2 2
λ0 T π
δ= ∆t = et ∆ϕ =
4 4 2
S M
S M
n1
n2
I+
B I−
Une surface d’onde est une surface sur laquelle tous les points sont en phase à un instant
fixé.
A B
Une onde est plane lorsque toutes ses surfaces d’onde sont planes.
surfaces d’onde
chemins de
lumière
✧ Nous voyons sur la construction ci-dessus qu’une onde plane provient de rayons parallèles.
Une onde plane est engendrée par une source ponctuelle à l’infini.
ϕ(M) = ϕ(H)
2π
= ϕ(O) + × (OH)
λ0
2π
= ϕ(O) + × n × OH
λ0
−−→
= ϕ(O) + k × −
→
u · OM
→ −−→
−
= ϕ(O) + k · OM
Une onde est sphérique lorsque toutes ses surfaces d’onde sont sphériques centrées sur le
même point.
λ
surfaces chemins de
d’onde lumière
Une onde sphérique correspond à onde émise par une source ponctuelle à distance finie
située au centre des sphères des surfaces d’onde.
✧ Nous démontrerons ces résultats dans le chapitre sur l’électromagnétisme traitant des ondes.
✧ Rappelons juste qu’ici la diminution de l’amplitude correspond à de l’atténuation sans absorption.
Entre deux points conjugués A et B par un système optique, le chemin optique entre A
et B est le même quel que soit le chemin de lumière emprunté.
✧ Il s’agit là d’un résultat très utile pour calculer des chemins optique à travers des systèmes optiques
schématisés.
✧ L’explication est presque évidente sur un schéma.
✧ Prenons deux points conjugués à distance fini et dessinons les rayons lumineux puis les surfaces
d’onde.
B
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
✧ Nous voyons alors que si A correspond à une « surface d’onde » puisqu’il est la source, alors B est
aussi sur une surface d’onde ce qui implique que tous les ondes arrivent avec la même phase donc
ont parcouru le même chemin optique.
✧ La plupart du temps nous utiliserons cette propriété dans le cas où B est à l’infini.
K3
K2
b b b b
F b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
K1
S
S
✧ En n’importe lequel des points situés sur la surface S , à savoir K1 , K2 , . . . , nous avons
b b b b b b b b b b b
O−
b b b b b b b
O+
b b b b b b b b b b b b
✧ Le lecteur pourra réfléchir à l’explication, en terme d’onde et de chemin optique, du lien entre la
forme d’une lentille (bord mince ou épais) avec sa nature (convergente ou divergente).
En fait le point conjugué par une système optique correspond au point où toutes les portions d’ondes
émises par le point source interfèrent constructivement.
II·3 – Éclairement
II·3·i – puissance instantanée
✧ Nous verrons plus tard en électromagnétisme que l’énergie volumique contenue dans une onde élec-
tromagnétique s’écrit, en un point fixé de l’espace
e(t) ∝ E 2 (t)
© Matthieu Rigaut 41 / 48 Version du 30 août 2012
PC⋆ , Fabert (Metz) II·3 – Éclairement
✧ Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédent, dans le cas du phénomène de propagation la
puissance transportée est proportionnelle à l’énergie contenue.
✧ Cet éclairement est en W.m−2 mais, comme nous le verrons, expérimentalement nous ne mesurons
jamais (ou si peu) la valeur numérique de la puissance : nous ne mesurerons que des variations
d’éclairement.
✧ Ceci explique le fait que la constante κ n’a aucun intérêt physique.
L’éclairement n’est autre que Π ~ · ~n avec Π
~ le vecteur de Poynting et ~n la normale à la surface
d’observation.
II·3·ii – visuellement
✧ Pour observer la lumière, il faut naturellement un capteur. Il en existe différents types dont les plus
courants sont les suivants.
photorésistance 1s
[Link]
œil 0,1 s
[Link]
CCD 10−3 s
[Link]
photodiode 10−6 s
[Link]
photomultiplicateur 10−9 s
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✧ Étant donné que les fréquences lumineuses sont de l’ordre de 1015 Hz cela pose un « léger soucis ».
II·3·iii – intensité
L’intensité d’une onde lumineuse est la puissance surfacique émise par une source.
✧ Pour une source dite primaire, éclairement et intensité sont deux notions identiques mais il n’en est
pas de même pour des sources secondaire.
✧ Prenons ainsi une radiation rouge arrivant sur un écran blanc puis un écran bleu.
écran écran
blanc bleu
✧ Dans le premier cas, l’intensité est loin d’être non nulle alors que dans le 2e cas seule une faible
fraction de l’éclairement est réémis.
✧ De manière pratique il y a très souvent une confusion entre intensité et éclairement ce qui, en
soi, n’est pas grave puisque sauf exception que le rédacteur que je suis n’a jamais rencontrée, nous
traiterons toujours des problèmes avec des écrans blancs pour lesquels la constante de proportionnalité
entre éclairement et intensité ne dépend pas de la radiation.
✧ Dans toute la suite, nous calculerons et raisonnerons toujours avec l’éclairement, même si l’énoncé
parle d’intensité.
✧ Aucune source n’est parfaitement monochromatique mais c’est le laser qui s’en approche le plus.
✧ LASER est un acronyme qui signifie « Light Amplificated by Stimulated Emission Radiation »
La longueur d’onde du LASER rouge Hélium – Néon utilisé en TP vaut λ0 = 632,8 nm.
✧ L’idée du LASER est d’envoyer une radiation correspondant à une transition entre deux états élec-
troniques pour lesquels les électrons sont déjà excités.
✧ S’en suit alors une désexcitation « stimulée » par le photon incident qui a pour caractéristique de
créer un photon identique à lui-même.
✧ Le rendement des LASER est plus que très faible : de 10 W à l’entrée (pour un LASER de TP) il ne
ressort « que » 1 mW.
✧ Expérimentalement nous pouvons considérer que le spectre se réduit à une raie même si ce n’est pas
exactement le cas.
✧ Le spectre est un ensemble de raies à des fréquences très précises caractéristique de l’élément utilisé.
K Remarque : La mesure précise des longueurs d’onde émises par les étoiles lointaine permettent de
connaître leurs compositions et leurs vitesses par rapport à nous.
[Link] [Link]
LED lampe fluorescente
[Link] [Link]
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
L=∞
✧ Ceci étant, par superposition d’ondes monochromatiques, nous pouvons créer de vrais paquets d’ondes
qui ont une extension spatiale et temporelle finie.
Le mot « cohérence » est directement lié aux problèmes de cohérences. En revanche, les problèmes
de cohérence spatiales n’ont rien à voir avec la longueur de cohérence ℓc mais sont lié à la taille de
la source.
✧ Nous pouvons représenter un train d’onde par quelques « oscillations ».
b b
Sb b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
✧ Avec ce que nous avons vu dans le chapitre sur les ondes, nous pouvons donner la propriété suivante.
b b
Sb b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
C’est bien cette propriété qui est à la base des problèmes de cohérence temporelle.
Au niveau du cours
✬ Programme concerné
✧ Programme de 1re année :
➜ II.A. Formation des images en optique
✧ Programme de 2e année :
➜ I.C.1. Phénomènes de propagation unidimensionnels non dispersifs – équation de d’Alembert
✬ Les définitions
✧ Sont à savoir :
➜ photon, onde électromagnétique, spectre, longueur d’onde, radiation, fréquence
➜ indice optique, réfringence, biréfringence, loi de Cauchy
➜ système optique, système centré, système dioptrique / catadioptrique, système convergent /
divergent
➜ point objet / image, point réel / virtuel, foyer principal / secondaire
➜ stigmatisme, aplanétisme
➜ rayon paraxial
➜ miroirs sphérique minces, lentilles sphériques minces
➜ amplitude scalaire
➜ chemin optique, phase
➜ onde plane / sphérique
➜ éclairement, intensité
➜ laser, lampe spectrale, lumière blanche
➜ train d’onde, durée d’émission
✬ Les grandeurs
✧ Connaître les valeurs de :
➜ constante de Planck h (J.s)
➜ longueur d’onde du laser He-Ne / du doublet du sodium
➜ longueur des trains d’onde des lumières usuelles : laser He-Ne, lampe au sodium, lumière
blanche
✬ Les lois
✧ Sont à connaître :
➜ loi de Cauchy
➜ lois de Snell – Descartes
➜ relation de conjugaison pour un miroir plan
➜ relations de conjugaison de Newton et de Descarte pour un miroir sphérique / une lentille
sphérique
➜ expression du vecteur d’onde / la longueur d’onde en fonction du vecteur d’onde / de la
longueur d’onde dans le vide et de l’indice optique
➜ connaître les cas exceptionnels de déphasage d’une onde
➜ théorème de Malus
© Matthieu Rigaut Fiche de révision
PC⋆ , Fabert (Metz) Optique n°1 2011 – 2012
✬ la phénoménologie
✧ Savoir :
➜ savoir interpréter la réflexion dans un miroir en terme de source fictive
➜ savoir décrire les conditions de Gauss et en connaître les conséquences
➜ connaître la relation entre durée d’émission d’un train d’onde et largeur spectrale