Cours Complete GEO318D
Cours Complete GEO318D
la
Société
Etablissement : FSHS
Parcours : Licence
fondamentale
____________________________________________________________________
Syllabus de cours
(Inspiré du modèle CAMES)
Public cible : Cette UE s’adresse aux étudiants en Licence fondamentale de Géographie et toute
personne désireuse de comprendre les interactions atmosphère-océan Prérequis : Pas de
prérequis
Objectifs de l’UE
- Objectif général : Cette UE vise à faire comprendre aux apprenants les principaux aspects
de l’interaction atmosphère-océan et les conséquences sur le climat
- Objectifs spécifiques : A la fin de ce cours, les étudiants seront capables de :
• Décrire la circulation océanique
• Expliquer les causes des oscillations climatiques
• Décrire les principales oscillations atmosphériques
• Analyser les implications des implications oscillations climatiques sur le climat
L'interface entre l'océan et l’atmosphère est dynamique. La matière et l'énergie sont continuellement
transportées dans les deux sens au-dessus de la délimitation entre l’atmosphère et l’océan. A la fois puits de
carbone et réservoir de chaleur , l’océan joue un rôle clé dans la régulation du climat en limitant le
réchauffement climatique global Après une description détaillée de la circulation océanique, ce cours traite
des différents aspects de l'interaction atmosphère-océan en mettant l’accent sur les principales oscillations
climatiques et leurs effets sur le climat mondial, régional et local. 1
Organisation de l’enseignement :
Séance Activités Formules et Matériel/
Thématiques N° Enseignements/d’apprentissage techniques Support
Objectifs pédagogiques pédagogique
Connaitre les 1 Chapitre 1. Notions de base Mentorat • Internet
notions de base de • Connaître la répartition Tutorat • Support de
la circulation géographique des Remue-méninges cours
océanique et de océans • Ordinateur
l’interaction • Décrire la stratification
océan- des océans
atmosphère
2
Analyser les 5 Chapitre 3 (Suite et fin) • Démonstration • Support de
conséquences de Expliquer les effets d’El • Questionsréponses cours
l’ENSO (El Niño, Niño sur le climat • Marqueurs
la Nina et
Expliquer les effets de la
oscillation Niña sur le climat
australe) sur le
climat
Décrire 6 Chapitre 4. Oscillation de • Démonstration • Support de
l’oscillation de Madden-Julian • Questionsréponses cours
Madden-Julian • Expliquer les causes de • Marqueurs
l’Oscillation de Madden-
Julian
• Analyser les
conséquences l’
3
Décrire 9 Chapitre 7. L’oscillation • Mentorat • Internet
l’oscillation pacifique décennale • Tutorat • Support de
pacifique • Expliquer les causes de • Remue- cours
méninges • Ordinateur
décennale l’Oscillation Pacifique
décennale
• Analyser les
conséquences l’
l’Oscillation Pacifique
décennale
Évaluation
- Évaluation en cours d’apprentissage : Devoir sur table et production lors des activités sur la
plateforme (50%)
- Examen final : Examen écrit (50 %)
Bibliographie
Lecture obligatoire
• FOUCAULT A. (2016). Climatologie et paléoclimatologie-2e édition, Dunod
• Guide des pratiques climatologiques. 2001, Organisation Mondiale de la
Météorologie, Edition 2011, OMM-100, 152p
Autres documents
• PEICH S., DELECLUSE P., FIEUX M., REVERDIN G. (2017) La circulation
océanique. Qu’est-ce
4
• que l’océan. p62-63.
• LEROUX M. (2004). La dynamique du temps et du climat, DUNOD
5
CHAPITRE 1 : QUELQUES NOTIONS DE BASE
1. Océans et continents du monde
1.1.Les Océans
Les océans représentent 7/10 de la superficie de la Terre, soit 360 700 000 km2. Ils sont au
nombre de cinq : l'océan Pacifique, l'océan Atlantique, l'océan Indien, l'océan glacial
Arctique, et l'océan glacial Antarctique
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1.1.3. Océan Indien
Il couvre 73 556 000 km², soit 19.4% du total des océans. Il démarre à l’ouest avec les côtes
africaines, au nord par les côtes asiatiques, au sud par l’océan antarctique et se termine à l’est
avec les côtes sud-est asiatiques et australiennes.
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En conséquence, il y a plus d'énergie de matière par volume d'eau pour absorber et émettre de
l'énergie.
L'énergie provenant de la radiation solaire qui pénètre la mer est largement absorbée (convertie
en chaleur) dans la couche d'eau proche de la surface. L'évaporation de l'eau de mer suivie de
condensation dans l'atmosphère est le principal mécanisme de transfert de chaleur opérant entre
l'océan et l'atmosphère
On peut représenter la structure verticale des océans comme une superposition de couches qui
présentent des caractéristiques propres. Celles-ci sont généralement identifiées par trois
paramètres : la température, la salinité et la pression. À partir de ces trois quantités, on peut
calculer la densité, autre grandeur importante pour comprendre la circulation océanique et en
particulier la circulation verticale :
3.1. La température
3.2. La salinité
On appelle la salinité la teneur en sels de l'océan. Les sels constituent 3,5 % de l'eau de l’océan
dont l'élément principal est le chlorure de sodium, ce que l'on appelle généralement “sel" pour
notre alimentation.
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Si l'on considère le volume total de l'océan soit 1460 millions de kilomètres cubes, la quantité
de sel est de 48 millions de tonnes, soit environ 35 grammes par kilo d'eau. Si l'on répartissait
tout ce sel sur l'ensemble de la surface de la Terre, on aurait 95 tonnes de sel sur chaque carré
de 1 mètre de côté. La salinité varie relativement peu à la surface de l'océan, mais suffisamment
cependant pour avoir une influence sur la circulation des masses d'eau. La salinité est influencée
par l'évaporation en surface et l'apport d'eau douce par l'atmosphère (pluie et neige), par les
fleuves ou encore à la suite de la fonte de la glace de mer. La salinité, tout comme la
température, varie aussi par mélange entre les masses d'eau distinctes.
3.3. La pression
De façon simplifiée, on peut considérer que la pression, à une profondeur donnée de l'océan,
est l'effet (ressenti à cette profondeur) du poids de la masse d'eau située entre la surface et cette
profondeur. En conséquence, la pression croît avec la profondeur et augmente
proportionnellement avec le poids des couches d'eau (l'eau étant un fluide quasiment
incompressible). La profondeur moyenne des océans est de 3800 mètres et sa masse totale est
de 1,4 milliards de milliards de tonnes, ce qui représente 300 fois la masse de l'atmosphère. À
11 kilomètres, profondeur maximale de l'océan, la pression est telle qu'elle représente 10 fois
la pression nécessaire pour compresser un bloc de bois de près de la moitié de son volume initial
C'est par définition, la masse d'eau contenue dans un volume d'eau donné. Par exemple, on a en
moyenne 1 kilo d'eau dans 1 litre, soit une masse volumique de 1000 kilogrammes par mètres
cube. Les océanographes parlent généralement de densité plutôt que de masse volumique, la
densité étant le rapport de la masse volumique par une masse volumique de référence. Les
masses d'eau ayant une faible densité sont donc légères, alors que celles qui ont une forte densité
ont un poids plus grand. La densité augmente avec la profondeur. La température, la salinité et
dans une moindre mesure la pression, déterminent la densité de l'eau de mer. Lorsque la
température baisse la densité augmente, mais elle diminue lorsque la salinité décroît
Les variations de densité dans le temps et entre deux régions géographiques génèrent des
mouvements de masse d'eau, selon deux mécanismes distincts. Le premier se produit lorsqu'une
masse d'eau voit sa densité augmenter : l'eau, qui devient plus lourde, est entraînée en
profondeur sous l'action de son propre poids (ce phénomène se produit durant l'hiver dans le
Golf du Lion en Méditerranée, ainsi que dans certaines régions polaires).
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Dans les zones polaires, le refroidissement de l'hiver et la formation de glace de mer conduisent
respectivement à une diminution de la température et une augmentation de la salinité, qui
engendre une augmentation de la densité. L'eau peut alors “plonger" jusqu'à 2000 mètres de
profondeur. Le deuxième mécanisme se produit sur des échelles spatiales beaucoup plus
grandes : les variations de densité entre deux régions de l'océan peuvent engendrer des
différences de pression. Si la Terre ne tournait pas, les masses d'eau seraient animées par un
mouvement allant des zones de hautes pressions (anticyclones) vers celles de basses pressions
(cyclones). Mais l'effet de la rotation de la Terre combiné à celui de la pression modifie la
trajectoire des masses d'eau.
Les deux paramètres physiques principaux qui régissent les interactions entre l’atmosphère et
l’océan, et à partir desquels les termes de l’échange énergétique peuvent être calculés, sont le
vent et la température de surface de l’océan. En effet, le vent génère les courants susceptibles
de déplacer des eaux de températures différentes, participant ainsi à la genèse des champs de
températures de surface. Mais le vent a aussi une action essentielle sur l’évaporation, qu’il
favorise, et, de ce fait, il intervient également dans l’échange thermodynamique entre les deux
milieux et contribue aussi de cette façon à la température de surface.
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d’air chaud et humide s’élèvent dans des colonnes convectives ascendantes. L’air chaud et
humide se condense en altitude pour former des nuages et éventuellement des précipitations.
Mais ces ascensions de l’air au-dessus des zones chaudes des océans tropicaux, qui peuvent
dégénérer en dépressions tropicales et en cyclones, créent en surface des basses pressions qui
aspirent l’air à la périphérie. Il en résulte que les vents convergent au-dessus des zones où les
températures océaniques superficielles sont élevées.
5. Oscillations climatiques
Une oscillation climatique ou cycle climatique est un phénomène cyclique affectant le climat
mondial ou régional de manière récurrente. Ces fluctuations de la température atmosphérique,
de la température de surface de la mer, des précipitations ou autres paramètres peuvent être
quasi périodiques, se produisant souvent à des échelles de temps interannuelles, pluriannuelles,
(multi)décennales, (multi)centennales ou (multi)millénaire.
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CHAPITRE 2 : LA CIRCULATION OCEANIQUE
Introduction
Les eaux de l'océan sont toujours en mouvement, que ce soit en surface ou en profondeur et
leurs mouvements sont complexes. Les déplacements, essentiellement horizontaux,
s’organisent sous forme de rivières. Ainsi, il existe, sous la surface des océans, un immense
réseau de courants marins, sortes de tapis roulants des mers, transportant de très grandes
quantités d'eau et d'énergie s'opère à travers un système de circulation à l'échelle du globe. Les
courants existent en surface et en profondeur. Des mécanismes complexes et variés expliquent
cette circulation et définissent ses propriétés à court et long terme. La circulation océanique
peut être conceptuellement divisée en deux composantes : une circulation rapide de surface,
engendrée par les vents, et une circulation profonde (thermohaline) et plus lente, gouvernée en
majeure partie par la densité de l’eau.
1. Circulation de surface
En soufflant au-dessus de l’océan, les vents exercent une force de friction à sa surface, forçant
ainsi l’apparition de courants marins superficiels. Ainsi, Les vents dominants entraînent
mécaniquement l’eau dans leur mouvement et donnent naissance à de grands systèmes
circulaires appelés gyres dans les premiers 500 mètres de l’océan (Figure 1). Les gyres
subtropicaux entre les tropiques et les latitudes tempérées entraînent l'eau tropicale chaude vers
le pôle à l’ouest et de l’eau plus froide vers l’équateur à l’est. Les gyres subpolaires aux hautes
latitudes prennent le relais pour transporter l’eau d’origine tropicale vers le pôle à l’est et
ramener vers les latitudes tempérées de l’eau polaire et subpolaire à l’ouest.
Les gyres et la direction moyenne des vents sont liés et, par conséquent, se ressemblent. Les
gyres subtropicaux correspondent aux cellules des hautes pressions subtropicales, caractérisées
par des vents d’ouest entre 30° et 40° de latitude et par les alizés dans les régions tropicales.
Dans les régions subpolaires, les premières couches de surface de l’océan correspondent aux
cellules de vent autour des basses pressions subpolaires. Les mouvements de l’océan et de
l’atmosphère ressentent l’effet de la rotation terrestre. Ainsi, les eaux se déplacent, dans
l’hémisphère nord, dans la direction des aiguilles d’une montre dans les gyres subtropicaux et
en sens contraire dans les gyres subpolaires. Ces directions s’inversent dans l’hémisphère sud.
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Sous l’effet de la rotation de la Terre, ces courants se dirigent perpendiculairement à la direction
du vent, vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la gauche dans l’hémisphère sud. Lorsque
de tels courants se rencontrent, des zones de convergence ou de divergence d’eaux apparaissent,
engendrant des phénomènes d’upwelling (les eaux profondes remontent à la surface) ou de
downwelling (les eaux de surface s’enfoncent dans les profondeurs). Cette circulation
engendrée par les vents est de loin la plus dynamique et la plus énergétique. C’est aussi celle
qui contrôle la majeure partie des phénomènes de petite échelle.
Figure 1. Schématisation des systèmes des courants de surface (adaptée de M. FIEUX, Les
Presses de l’ENSTA, 2010)
Cependant, les cellules de hautes et basses pressions atmosphériques et les vents correspondant
sont beaucoup plus symétriques que leurs homologues océaniques. Celles-ci, contraintes dans
les bassins océaniques et par les effets liés à la rotation terrestre, développent une forte
asymétrie est-ouest, qui induit des courants particulièrement intenses, profonds et étroits, sur
les bords ouest des bassins, tels que le Gulf Stream dans l’Atlantique Nord, le Kuroshio dans le
Pacifique Nord, le courant du Brésil dans l’Atlantique Sud, le courant des Aiguilles dans
l’Indien Sud et le courant Est-Australien dans le Pacifique Sud. Ces courants perdent
rapidement leur intensité dès qu’ils quittent le bord ouest des bassins. Les eaux chaudes,
transportées vers les pôles par ces intenses courants de bord ouest, relâchent de manière efficace
et continuelle de la chaleur et de la vapeur d’eau vers l’atmosphère. C’est par ce long et intense
transfert de chaleur et d’eau douce que les courants océaniques associés aux gyres influencent
le climat terrestre.
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2. La circulation thermohaline
Partons de l’océan Atlantique Nord, où les eaux sont entraînées vers les côtes nord-américaines,
avec une déviation systématique vers la droite, donc vers le nord, due à la force de Coriolis. Les
eaux de surface en provenance du Cap Vert partent ainsi en direction de la Floride, qui s’oppose
à la poursuite de leur parcours vers l’ouest. En arrêtant le courant marin cet obstacle engendre
une surpression, accompagnée d’une élévation du niveau de la mer suffisante pour que ce
courant puisse être repoussé vers l’est, mais en conservant la quantité de mouvement acquise
dans la direction du nord. Nous suivons ici une boucle bien caractérisée de la circulation
thermohaline, dénommée le Gulf Stream et repérée sur les Figures 2 par le chiffre 1.
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Figure 2a. Circulation océanique globale (Source :https://www.encyclopedie-
environnement.org/)
Tout au long de cette première étape dans l’Atlantique Nord, de l’équateur vers le Groenland,
l’évaporation a progressivement accru la salinité. Par ailleurs, le mouvement vers des latitudes
nordiques s’accompagne d’un refroidissement. Ensemble, ces deux effets, thermique et halin,
contribuent à accroître la densité de ces eaux. La banquise apporte alors une nouvelle
contribution fort importante : en rejetant du sel moins soluble dans la glace que dans l’eau
liquide, elle alourdit encore plus cette eau, au point de provoquer sa plongée en profondeur.
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Ainsi disparaît le courant de surface, pour se prolonger dans les profondeurs par un courant
froid et lourd (chiffre 4).
En raison de la faible profondeur de l’océan Arctique ce courant marin ne peut que revenir vers
le Sud puisque sa densité lui impose d’atteindre les plus grandes profondeurs où il demeure
assez bien canalisé dans les fosses abyssales. Arrivé dans l’hémisphère sud où l’océan
atlantique s’élargit, il n’échappe pas à la force de Coriolis qui impose son détournement vers
l’Est, c’est à dire vers l’Afrique. C’est donc la rotation de la Terre, modélisée par la force de
Coriolis, qui impose à ce courant de contourner par le sud le continent africain et non pas le
continent américain. Le prochain obstacle sur cette trajectoire globalement dirigée vers le sud
est le continent Antarctique qui impose à cette boucle profonde de le contourner d’Ouest en Est
(chiffre 5).
À l’Est de l’Afrique le courant marin froid et salé, donc lourd et profond, se voit offrir trois
possibilités : l’océan indien vers le nord, l’océan pacifique aussi vers le nord mais plus à l’aval,
et une continuation vers l’est en contournant le continent antarctique. Mis à part la boucle qui
contourne l’Antarctique en profondeur, connue sous le nom de Grande Dérive d’Ouest, un
premier embranchement dirige une partie du débit, le Courant du Mozambique (chiffre 6 sur
les Figures 2), vers Madagascar, puis vers la péninsule indienne (chiffre 7), nouvel obstacle
infranchissable. À ces latitudes tropicales les eaux se réchauffent progressivement, deviennent
plus légères, remontent au voisinage de la surface libre et n’ont pas d’autre possibilité que de
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reprendre une trajectoire dirigée vers le sud et déviée vers la droite, c’est à dire vers l’ouest,
puisque ce courant est arrivé dans l’hémisphère nord.
La troisième partie de ce courant marin profond contourne l’Australie par l’est dans l’océan
Pacifique (chiffre 8 sur les Figures 2), formant des boucles connues sous les noms de
Courant Equatorial Sud, et Courant Equatorial Nord. Progressivement réchauffé lors de son
passage dans les régions tropicales et tempérées, ce courant remonte en surface (chiffre 9)
puis rencontre lui aussi un obstacle infranchissable, le Nord Est de la Sibérie et l’Alaska, à
peine séparés par le détroit de Behring. Ce débit s’oriente alors vers le Sud avec une
déviation vers l’ouest. Arrivé dans l’hémisphère sud, ce courant subit le changement de
signe de la force de Coriolis qui provoque le détournement vers l’est d’une partie de son
débit (chiffre 10 sur les Figures 2). Ceci constitue le courant de surface encerclant
complètement le continent antarctique. La partie complémentaire du débit en provenance
des régions nordiques de l’océan Pacifique rejoint la fraction qui a circulé dans l’océan
Indien, et ces courants regroupés (chiffre 11) s’orientent vers l’ouest au sud de l’Afrique.
Ce tronçon de la circulation globale rejoint la boucle qui fait le tour de l’Antarctique au sud
de l’Atlantique (chiffre 12) où elles sont aspirées ensemble par le frottement des vents alizés
et du courant d’est équatorial.
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Figure2d : Circulation océanique globale
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CHAPITRE 3 : EL NINO, LA NIÑA ET
L'OSCILLATION AUSTRALE
Introduction
Le El Niño est un courant océanique chaud qui circule de part et d'autre de l'équateur, le long
de la côte nord-ouest du Pérou. Ce courant remplace de façon périodique, le courant froid de
Humbolt qui assure normalement une circulation océanique nord le long de la côte péruvienne.
L'apparition de El Niño est à l'origine du phénomène ENSO ou El Niño Southern Oscillation.
Cette expression fait référence à l'oscillation méridionale du gradient de pression ouest-est du
Pacifique Équatorial. Cette téléconnection est le mode de variabilité climatique interannuelle
d'envergure planétaire le plus important et actuellement le plus étudié. Le phénomène ENSO
résulte des interactions à large échelle entre les processus de circulation atmosphérique et
océanique en cours au sein de l'océan Pacifique. Il se produit à peu près vers la fin du mois de
décembre, apparaissant à intervalles de 4 à 8 ans et plus et dure de 12 à 18 mois.
En situation normale, les vents alizés de sud-est (portant au nord-ouest), générés par la
différence de pression atmosphérique entre le Pacifique oriental (sud-est de la Polynésie) et le
Pacifique occidental (nord de l’Australie, Nouvelle-Guinée, Indonésie), poussent les eaux
chaudes équatoriales vers l’ouest, où elles s’accumulent et élèvent le niveau de la mer de près
de 50 cm. Il y a équilibre entre la tension du vent et la pente zonale de l’océan. Ces eaux chaudes
du Pacifique ouest représentent le plus grand réservoir d’eaux chaudes de l’océan mondial,
appelé la « warm pool » en anglais, ou « piscine chaude » en français. La température de l’eau
peut dépasser 30 °C sur une épaisseur de plus de 200 m. Ces eaux chaudes sont à l’origine
d’une intense évaporation et de précipitations abondantes. Le ciel qui surplombe la warm pool
est encombré d’importantes masses nuageuses constituées de cumulo-nimbus à grand
développement vertical, qui marquent des ascendances jusqu’à la limite de la tropopause. C’est
la principale zone de convergence et de convection atmosphérique de la planète, où l’océan
nourrit l’atmosphère en énergie et en vapeur d’eau. Ces zones de convergences atmosphériques
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ascendantes au-dessus des centres de basses pressions sont compensées, en retour, par des
descentes d’air sur les zones de hautes pressions atmosphériques
1.2.El Nino
El Niño est connu depuis des siècles par les pêcheurs de la côte pacifique sud-américaine. Bien
que la zone côtière du Pérou soit un désert brûlant, l’océan qui la borde est froid et très productif
biologiquement, car enrichi en sels nutritifs du fait des remontées d’eaux profondes et froides
(Upwelling). Cependant, tous les ans, en décembre-janvier, un courant côtier chaud venant du
nord recouvre et tempère ces eaux froides. Ce courant fut appelé par les pêcheurs locaux « El
Niño » (l’enfant Jésus), parce qu’il apparaît à l’époque de Noël. Certaines années, il est plus
intense, plus chaud, s’étend beaucoup plus au sud et au large, et persiste pendant plusieurs mois,
voire une année. Il est alors accompagné de pluies diluviennes et d’un effondrement de la
productivité marine et donc de la pêche. Cette catastrophe économique locale, aux effets
souvent dramatiques, a marqué les esprits, et le terme « El Niño » n’a bientôt plus désigné que
cet événement malheureux, qui se manifeste à une fréquence moyenne de deux à trois fois par
décennie. Ce phénomène océanique – seulement connu à l’origine des populations côtières de
l’Équateur et du Pérou - a des effets sur le climat des régions qui s’étendent sur l’ensemble du
Pacifique tropical, et même au-delà, en Australie, en Indonésie, aux Philippines, voire en
Afrique de l’Est, en Amérique du Nord et en Europe.
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En effet, lorsque la différence de pression entre les régions occidentale et orientale du Pacifique
équatorial, diminue, le gradient de pression atmosphérique entre l’est et l’ouest s’affaiblit et
les alizés générés par ces différences de pression faiblissent également. Ils n’équilibrent plus le
bourrelet d’eaux chaudes accumulées à l’ouest et celles-ci ont donc tendance à s’écouler le long
de l’équateur en direction de l’est par le système des contre-courants, pour envahir deux à trois
mois plus tard les zones situées au large du Pérou et de l’Équateur.
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1.3.La Nina
Par la suite, on identifia la phase froide d’Enso, faussement assimilée à la « situation normale »,
et on l’appela « La Niña » plutôt qu’« anti-El Niño » comme certains l’avaient suggéré. La Niña
est une accentuation de la situation normale ou moyenne, avec des eaux très froides dans le
Pacifique oriental, accompagnée d’un index de l’oscillation australe élevé, d’alizés forts et
d’une convection atmosphérique très intense à l’ouest.
En effet, le cycle type d’El Niño et de l’oscillation australe dure environ 18 mois. Entre juillet
et septembre de l’année suivant l’apparition d’El Niño le long des côtes du Pérou, on observe
généralement un affaiblissement de l’anomalie thermique chaude dans le Pacifique central. Puis
le phénomène régresse globalement comme il était apparu et en sens inverse : des eaux plus
froides apparaissent au large des côtes du Pérou, cette tache froide se propage vers l’ouest,
recréant les conditions normales d’un upwelling équatorial. Pendant ce temps, la zone de
convergence atmosphérique et la branche ascendante de la cellule de Walker reprennent leur
place, centrée sur l’Indonésie, la Nouvelle-Guinée et le nord de l’Australie. La différence de
pression entre l’est de la Polynésie et ces régions ouest, caractérisée par l’index de l’oscillation
australe, redevient normale. La pression remonte sur le Pacifique est. Les alizés reprennent de
la vigueur. Les eaux chaudes qu’ils poussent vers l’ouest s’accumulent de nouveau dans la
région du nord de l’Australie et de l’Indonésie, recréant la warm pool. L’océan retrouve une
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pente ouest-est avec un niveau moyen élevé à l’ouest. On est ainsi revenu à la situation
« normale ».
À partir de là, on peut basculer dans une phase « anti-El Niño », appelée maintenant « La
Niña ». Les alizés deviennent encore plus intenses qu’en situation normale, l’upwelling
équatorial des régions orientales s’intensifie, les eaux superficielles deviennent très froides et
peuvent descendre à l’équateur au-dessous de 17 °C près des îles Galapagos, comme ce fut
observé en 1998. Les précipitations liées aux zones de convection atmosphérique, qui ont repris
leur place à l’ouest, s’intensifient. L’Indonésie, le nord de l’Australie, la NouvelleGuinée sont
affectés par des précipitations exceptionnelles et des inondations catastrophiques. À l’inverse,
à l’est, en Équateur, Pérou, au Chili, la sécheresse s’installe. Le désert du nord du Pérou
redevient un désert en attendant le prochain épisode El Niño, qui le fera reverdir pendant
quelques mois
1.4.L’oscillation australe
Dans les années 1920, un officier britannique en poste aux Indes, Sir Gilbert Walker, se prit de
passion pour la météorologie afin de rompre la monotonie de sa vie de garnison. Il devint par
la suite directeur général des observatoires britanniques en Inde. Disposant en nombre
d’employés et de serviteurs indiens habiles en calcul, il décida de compiler les observations de
la pression atmosphérique enregistrées depuis près d’un siècle dans plusieurs stations
météorologiques, en Inde, mais aussi sur les pourtours de l’océan Pacifique (Amérique centrale
et du Sud, nord de l’Australie). À sa grande surprise, il découvrit une corrélation qui liait la
pression atmosphérique superficielle entre deux régions situées aux deux extrémités de l’océan
Pacifique tropical
Lorsque la pression baisse à l’extrémité orientale du Pacifique, au large des côtes d’Amérique
du Sud et vers les îles orientales de la Polynésie française, elle s’élève à son extrémité
occidentale, au nord de l’Australie et au voisinage de la Nouvelle-Guinée et de l’Indonésie, à
plus de 10 000 kilomètres de distance. C’est ce que les météorologues appelleront plus tard une
« téléconnexion ». Sir Walker l’appela Southern Oscillation, « oscillation australe » en français.
L’oscillation australe est le signal climatique probablement le plus universellement connu. ,
cette oscillation de l’atmosphère qui se couple avec des mouvements de l’océan a des
répercussions sur l’ensemble de la ceinture tropicale.
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C’est le météorologue suédois Jacob BJERKNES qui, le premier, en 1969, associa le
réchauffement océanique anormal au large du Pérou, El Niño, à l’oscillation australe.
BJERKNES montra que lorsque l’index de l’oscillation australe est faible (pression
atmosphérique plus élevée que la normale dans le Pacifique occidental, nord de l’Australie,
Indonésie, Nouvelle Guinée, et plus basse dans le Pacifique oriental, à l’est de la Polynésie
française), alors des eaux anormalement chaudes apparaissent quelques semaines plus tard au
large de l’Équateur et du Pérou : c’est le début d’un épisode El Niño. Dès lors, El Niño fut
étroitement associé à l’oscillation australe, et les deux phénomènes furent rassemblés sous le
terme hispano-anglais d’Enso, pour « El Niño and Southern Oscillation ».
Rasmusson et Carpenter (1982) ont décomposé six événements ENSO postérieurs à 1945 et ont
construit les 5 phases de formation du cycle ENSO. La phase de préconditionnement est
caractérisée par une température de surface marine (TSM) plus faible que la normale dans l'Est
du Pacifique et par une intense circulation est-ouest des Alizés. L'eau chaude s'accumule dans
le Pacifique Ouest et le niveau de la mer est plus élevé dans cette région. La phase initiale
ENSO est caractérisée par l'apparition d'anomalies de température le long des côtes sud-
américaines, avec diminution des Alizés à partir des mois de septembre octobre et la
progression du front thermique vers l'est. Dans la phase maximum, en avril, mai ou juin, les
anomalies de température atteignent 2 à 3°C et la masse d'eau chaude a atteint son point de
longitude le plus oriental. Le niveau marin s'élève de plusieurs dizaines de cm le long de la côte
sud-américaine et la thermocline présente une subsidence importante. La phase de transition
d'août à octobre, se caractérise par une disparition progressive des anomalies côtière de
température de surface de mer et par la transgression de la masse d'eau chaude vers le bassin
Pacifique Ouest qui s'étend maintenant sur tout le Pacifique. Les Alizés soufflent toujours avec
intensité vers l'est et les précipitations sont maximales dans le centre-ouest de l'océan. La phase
de maturité de décembre à février, est marquée par une extension spatiale maximale des
anomalies de température sur le tout le Pacifique. Les Alizés soufflent toujours vers l'est du
Pacifique, mais peu à peu, la reprise de leur circulation normale s'effectue.
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variations importantes des précipitations et de la température dans de vastes régions du monde.
Le noyau dynamique des interactions océan-atmosphère provoquant le phénomène ENSO est
situé dans le domaine océanique indo-pacifique.
Par ailleurs, les jet-streams sur l'Océan Pacifique sont accélérés au cours des épisodes chauds
(renforcement de la Circulation de Hadley) et freinés lors des événements froids. Au cours des
différentes phases d'ENSO, les tempêtes extratropicales et les systèmes frontaux suivent des
trajectoires significativement différentes de celles qui sont observées habituellement. Il en
résulte des anomalies de précipitations et de températures dans de nombreuses régions de la
planète (Figure 4). Cependant, les plus importantes répercussions d'ENSO sur la circulation
atmosphérique sont sans aucun doute celles observées sur le Pacifique Nord et le long des côtes
américaines occidentales.
Figure 4. Impacts typiques d'El Niño et de La Niña sur les précipitations et sur les températures
(basés sur des corrélations statistiques) (Halpert et Ropelewski, 1992)
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2.2.Modification de la température atmosphérique globale
Au cours des événements El Niño, une perte de chaleur supérieure à la normale est enregistrée
au niveau de la surface des océans tropicaux; une large partie de l'atmosphère connaît alors une
courte période de réchauffement. Par conséquent, les maximums observés dans les températures
atmosphériques globales sont souvent associés aux El Niño. Ces maximums apparaissent
environ trois à six mois après le pic d'activité d'El Niño. À l' opposé de la situation rencontrée
lors des épisodes El Niño, les températures globales de de l'atmosphère sont souvent inférieures
à la moyenne au cours des années La Niña.
Les téléconnections d'ENSO sur une bonne partie de l'Afrique et de l'Europe sont plus faibles,
voire absentes, que celles enregistrées dans la région indo-pacifique. Nicholson et Kim (1997)
mettent en évidence la réduction des précipitations lors des années El Niño au cours de l'été
austral en Afrique australe. Jury et Parker (1995) signalent cependant un décalage de phase
entre l'Afrique du Sud orientale et les îles de Madagascar et de l'Océan Indien. Celles-ci
connaissent alors des précipitations plus importantes. Selon Fraedrich et Muller (1992) et
Fraedrich (1994), les événements froids La Niña sembleraient influencer le climat européen de
façon assez uniforme d'un épisode à l’autre. Par contre, les El Niño influenceraient le climat de
l'Europe d'une manière très différente d'un événement à l'autre.
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CHAPITRE 4 : OSCILLATION DE MADDEN-JULIAN
Introduction
L’oscillation de Madden-Julian (OMJ) est un phénomène anormal de fortes précipitations le
long de l'équateur à l'échelle planétaire. Il se caractérise par une progression graduelle vers l'est
des zones de pluies tropicales et des zones sèches concomitantes. On l'observe surtout dans les
océans Indien et Pacifique. Les pluies anormalement fortes se développent d'abord dans l'ouest
de l'océan Indien et se déplacent vers l'est sur les eaux chaudes du Pacifique ouest et central.
Par la suite, ces zones de pluies deviennent diffuses quand elles passent sur les eaux plus froides
de l'est du Pacifique mais reprennent leur développement lorsqu'elles passent sur l'Atlantique
tropical. Ces zones pluvieuses, où l'on retrouve surtout des nuages convectifs, sont suivies par
des zones sèches très prononcées où l'air est très stable. Chaque cycle dure entre 30 et 60 jours,
ce qui fait que l'OMJ est aussi connu sous les noms d'oscillation 30-60, d'onde 30-60 et
d'oscillation inter-saisonnière
1. Description du phénomène
L'oscillation de Madden-Julian (MJO) est un phénomène atmosphérique tropical sous forme
d'une onde qui s'observe surtout dans les océans Indien et Pacifique qui fut découverte en 1971
par les chercheurs Roland Madden et Paul Julian. Ces derniers ont trouvé en analysant la forme
des anomalies de vents dans l'Océan Pacifique tropical une oscillation durant 30 à 60 jours. Ils
étudièrent ensuite les variations de pression pendant dix ans à la station de Canton (dans le
Pacifique) et les vents d'altitude à Singapour. Selon leurs résultats, la corrélation entre la
variation de pression et des vents d'altitude à Singapour était très nette mais jusqu'au début des
années 1980, cela resta une curiosité qui prit le nom d'Oscillation de Madden-Julian (MJO)
L'onde MJO est une zone de convection renforcée qui se propage à une vitesse de 15 à 20 km/h
vers l'Est à des échelles de temps typiquement comprises entre 30 et 60 jours suivant la saison
(Figure 1). Alors que les signaux de convection de la MJO disparaissent normalement dans le
Pacifique de l'Est, ses signaux dans le vent et la pression de surface continuent à se propager
plus à l'Est comme des vagues libres (découplé avec la convection) à des vitesses beaucoup
plus élevées d'environ 30-35 m/s. Cette oscillation comporte deux phases :
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i) une phase active "humide" avec la pression atmosphérique inférieur à 1013hPa qui favorise
le développement nuageux ;
ii) une phase inactive avec la pression atmosphérique plutôt au-dessus des 1013hPa qui
"assèche" l'atmosphère et "empêche" tout développement nuageux important.
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2. Causes
L’oscillation de Madden-Julian peut être amplifiée par plusieurs phénomènes. D’abord,
l'instabilité convective peut être soutenue par une surface de mer chaude surtout en été et
automne. Cependant, le couplage atmosphère-océan peut faire varier l'amplitude (plus ou moins
grande), la vitesse des phases (plus ou moins rapide), et la saisonnalité (plus ou moins forte) de
la MJO seulement quand il peut produire des signaux sans rétroaction sur la température de
l'océan. En outre, le rayonnement peut jouer un rôle essentiel car l'instabilité convective de
l'atmosphère peut être modifiée par un ciel clair à cause du rayonnement.
De plus, la vapeur d'eau peut être importante pour la MJO pour des raisons différentes. Dans
certaines théories, la vitesse de propagation de la MJO dépend de la durée moyenne de la
stabilité de l'humidité et de sa composition suivant le temps. Les fluctuations intra-saisonnières
de la vapeur d'eau dans la troposphère induites par la circulation de la MJO pourraient réactiver
ses précipitations en affectant profondément et directement ou en modulant indirectement la
stabilité de l'humidité. L'atmosphère a tendance à être plus stable à l'Ouest du centre de
convection qu'à l'Est en partie parce que la divergence d'Ekman est liée à la surface équatoriale
de l'Ouest et partiellement par ce qu'une partie sèche suit la convection active.
Ensuite, les ondes de Kelvin et de Rossby ont un rôle sur la propagation de la MJO. Une vague
provoquée par un caillou jeté dans un étang est une onde de gravité. Les ondes de gravité se
propagent aussi à travers l'atmosphère dans un chemin similaire (mais pas exactement le même).
L'onde de Kelvin est un cas particulier d'onde de gravité lié à proximité de l'équateur, se
propageant uniquement vers l’Est. Puis il y a aussi dans l'atmosphère l'onde de Rossby, se
propageant vers l'Ouest dont les mouvements ondulatoires de la circulation atmosphérique ou
océanique de grande longueur d'onde dont l'initiation est due à la variation de la force de
Coriolis selon la latitude.
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interaction les unes avec les autres peuvent jouer un rôle clé dans le mécanisme de la
propagation de la MJO.
3. Conséquences
Madden et Julian, (1972, 1994) ont démontré que la MJO est responsable pour une grande partie
de la variance intra-saisonnière du climat observée non seulement sous les tropiques, mais aussi
dans des latitudes plus élevées.
Les oscillations de Madden-Julian ont une incidence significative sur la répartition intra-
saisonnière des précipitations sur les deux saisons des pluies (Mars à Mai et Octobre à
Décembre) en Afrique de l'Est (Kenya et le nord de la Tanzanie). Les années avec une MJO
d'amplitude élevée sont caractérisées par une apparition plus précoce des pluies. Au cours de
l'été boréal, la MJO a une activité dans l'océan Pacifique, qui s'étend sur le sud du Mexique et
l'Amérique centrale. Au cours de la phase positive de la MJO les précipitations locales sont plus
importantes d'au moins 25 % que durant la phase négative du MJO.
La MJO aurait aussi un impact indirect sur la circulation atmosphérique à l'extérieur des
tropiques. Quand une MJO se déplace vers l'Est ça influence la circulation atmosphérique à
travers la dispersion des ondes de Rossby qui se propagent dans des latitudes plus élevées. Ce
qui entraînent les jets stream, les trajectoires des tempêtes tropicales et subtropicales puis des
cyclones du Pacifique Nord et du bassin océanique de l'Atlantique Nord, touchant les moussons
et d'autres caractéristiques de la circulation régionale.
La MJO présente souvent une forte relation avec la phase du cycle ENSO (El Niño et La Niña).
La MJO peut influencer l'évolution de la phase du cycle ENSO car les convections influencent
le couplage océan-atmosphère en faisant varier le bilan du rayonnement en surface,
l’évaporation, la contrainte du vent et, par conséquent, l’interaction lente entre les couches
limites de l’océan et de l’atmosphère. Ce qui permet de déterminer le calendrier et / ou
l'amplitude du El Niño et La Niña. Les précipitations et les fortes rafales de vents d’Ouest
équatoriaux se propageant vers l'Est comme ils sont associées à la MJO, créent des ondes
océaniques de kelvin ce qui a des effets sur l’apparition du phénomène El Niño, déplaçant les
eaux chaudes de l’Ouest du Pacifique vers l’Est ce qui réduit le gradient zonal de la température
de la surface de la mer et donc l’intensité des alizés. Par exemple la MJO a été importante au
cours de l'hiver boréal 1996-97 précédant le début du stade d'un fort El Niño 1997-98.
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Puis lors du El Niño et La Niña, la MJO est à son tour influencée par l'anomalie de la SST
(température de la surface des eaux). Car l'El Niño a une SST plus chaude que la normale à l'Est
du Pacifique équatoriale et plus froide que la normale dans l'Ouest. Puis inverse pour La Niña.
Lors des conditions chaudes d'El Niño, les anomalies de la convection associées à l'oscillation
semblent pénétrer plus en avant dans le Pacifique central. Alors que pendant La Niña, la MJO
est plus concentrée vers l'Ouest avec une plus grande activité située sur l'océan Indien et le
Pacifique occidental. Globalement, la MJO tend à être faible ou absente pendant les épisodes
des El Niño alors que, l'activité du MJO est souvent importante au cours des années avec un
épisode La Niña.
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CHAPITRE 5. L’OSCILLATION DE L’ATLANTIQUE NORD (NAO)
1. Description
C'est vers 1920 que les deux météorologues, l'autrichien Friedrich et l'anglais Gilbert Walker
ont découvert l'Oscillation l’Atlantique Nord (NAO). La NAO désigne l'apparition d'anomalies
de pression de signe opposé entre la région de l'Islande et la région des Açores dans l'océan
Atlantique tropical. Cette téléconnection se révèle être le mode dominant de variabilité
interannuelle et interdécennale de l'océan Atlantique. Les centres d'action les plus puissants de
cette téléconnection se retrouvent tout juste à l'ouest du Groenland et au-dessus de l'Atlantique
subtropical. Il s'agit respectivement de la dépression de l'Islande et de l’anticyclone des Açores.
La dépression d'Islande représente le plus constant et le plus important des centres d'action qui
régissent le climat de l'Atlantique Nord. Cette dépression existe en toute saison sauf durant
quelque temps durant l'année où elle est remplacée par l'anticyclone nord-atlantique à la suite
d'un afflux massif d'air froid en provenance de l’Arctique. Elle est particulièrement intense
durant l’hiver alors que des masses d'air froid provenant du front polaire se voient coupées de
leur source et plongées dans un bassin d'air océanique chaud (Pédelaborde, 1982). L'anticyclone
des Açores résulte également d'un effet dynamique et d'un effet thermique. Cet anticyclone fait
partie de la ceinture des hautes pressions subtropicales.
Plus la différence des anomalies de pression entre l'anticyclone des Açores et la dépression
d'Islande est importante plus l'index de la NAO est positif. Alors un vent d'ouest important
souffle vers l'est en apportant la douceur de l'océan Atlantique sur l'Europe centrale et
méridionale et la pluie sur l'Europe du nord et en repoussant l'air froid venu de la Sibérie. Le
sud-est des Etats-Unis a un hiver plus doux et humide mais le Québec et le Groenland ont un
hiver plus froid et sec.
Moins la différence des anomalies de pression entre l'anticyclone des Açores et la dépression
d'Islande est importante plus l'indice de la NAO est négatif. Comme le vent d'ouest est calme
l'anticyclone de la Sibérie amène de l'air froid et sec sur l'Europe. Les perturbations
s'engouffrent plus au sud, apportant des pluies sur les régions méditerranéennes. Le sud-est des
Etats-Unis a un hiver plus froid mais le Québec et le Groenland ont un hiver plus doux. Lors
1
du NAO- le Jet-Stream est plus situé vers le sud que lors du NAO+ c'est la raison pour laquelle
que l'Afrique du nord est plus humide que la normale
2. L’indice du NAO
La NAO peut être quantifiée par un indice. L'indice se calculant avec la méthode la plus facile
est la différence de la pression d’une station météorologique proche de l’anticyclone des Açores
(Lisbonne ou Ponta ou Delgada ou Gibraltar, etc.) et d’une station proche de la dépression
d’Islande (Reykjavik ou Stykkisholmur ou Akureyri, etc.) selon la formule de Rogers (1984).
L'indice est calculé pour chaque hiver et il est compris entre -5 et +5.
4. Conséquences du NAO
L’Oscillation de l’Atlantique Nord (NAO) est une variation du climat naturelle qui a des
impacts importants sur le climat de l'Europe de l'ouest, des environs du nord de l'Afrique et de
l'est de l'Amérique du Nord. La NAO a des effets bien plus importants en hiver qu'en été
Si on compare l'évolution des anomalies des températures hivernales de l'Europe avec l'indice
du NAO on peut voir qu'elles sont très proches (Figure 1 et Figure 2). Pendant les décennies 80
et 90, l'indice du N.A.O. a été la plupart du temps positif. Un fait qui est responsable des hivers
relativement doux et humides pendant cette période sur la majorité du continent Nord-Ouest de
l'Europe. Alors que les hivers au Québec sont plutôt froids. Par ailleurs, lorsque la NAO est
négative les glaciers en Scandinavie (Norvège et Suède) rétrécissent alors que dans les Alpes
c'est tout l'inverse. Et lors d'une NAO positive tout l'inverse a lieu sur l'évolution des glaciers.
2
Figure 1. Lien entre l’indice du NAO et l’anomalie des températures des hivers en France
Figure 2. Lien entre l’indice du NAO et l’anomalie des températures des hivers au Québec
3
CHAPITRE 6. L’OSCILLATION MULTIDECENNALE DE
L’ATLANTIQUE
1. Description
2. Indice de l’AMO
L’AMO est caractérisé par un indice qui est calculé en faisant la moyenne de la SST du nord
de l'Océan Atlantique à l'équateur de l'Océan Atlantique, entre 0°N et 60°N, puis 75°W et
7.5°W ( Figure 1) .
Figure 1. L'indice annuel de l'AMO de 1856 à 2015. Les parties rouges du graphique montrent
que la SST de l'Atlantique Nord est plus chaude que la moyenne et inversement pour la SST
de l'Atlantique Sud, puis les parties bleues, montrent au contraire que la SST de l'Atlantique du
Nord a été au-dessous des normales alors que la SST de l'Atlantique Sud a été au-dessus de la
normale.
1
3. Conséquences de l’AMO
L’AMO a des conséquences sur le nombre et voir la puissance des cyclones tropicales dans
l'Atlantique du Nord sur une échelle à long terme (Figure 2). Lors de la phase positive de
l’AMO, le nombre de cyclones est plus important que lors de la phase négative. En effet,
lorsque l'AMO est en phase positive la circulation océanique est plus rapide, les vents d'ouest
de mi-latitude (westerlies) sont décalés vers le nord et l'alizé réchauffent plus l'océan ce qui est
favorable pour la formation des cyclones. Alors que lors de la phase négative la circulation du
thermohaline est plus faible, les vents d'ouest s'incurvent plus loin vers le sud. Cette situation
cause un cisaillement vertical de vent qui diminue le nombre des cyclones tropicaux dans
l'Atlantique du Nord.
2
3.2. L'effet de l'AMO sur l'Amérique
L'AMO est responsable des changements de la circulation atmosphérique régionale et donc
associée à des anomalies sur les précipitations et températures des États-Unis, du sud du
Mexique.
Pendant la phase positive de l'AMO la plupart des États-Unis voient moins de précipitations
et plus de sécheresses dans le centre-ouest. Mais vers le sud-ouest des États-Unis pendant
la phase chaude les précipitations sont plus importantes. Et lors de l’ AMO- c'est l'inverse.
Par ailleurs, entre la phase chaude et fraîche de l'AMO, le débit du Mississippi varie de 10%
pendant que le débit vers le Lac Okeechobee , Floride varie de 50-40% ( Figure 3).
Lorsque l'AMO est positive, une rétroaction positive d'air-mer se développe. Ainsi, la
différence de pression atmosphérique à la surface de la mer entre le nord et les sud conduit
à un vent exceptionnellement fort au Sud-Est de l'Afrique. Cette anomalie de vent affaiblit
les Alizés du nord-est. Quand les Alizés sont affaiblis, ils refroidissent moins l'eau dans le
nord, et l'eau devient plus chaude. La température plus chaude augmente la différence de
pression entre le nord et sud de l'Atlantique, et cause une anomalie plus forte de vent. Et la
rétroaction continue.
3
En raison de l'eau chaude dans le Nord de l'Atlantique, le vent proche de l'équateur s'intensifie,
l'ITCZ (la zone intertropicale de convergence où d'importantes précipitations se produisent) se
déplace vers le nord. Le climat au Brésil du Nord-Est devient plus sec que la normale. Pendant
une période de sécheresse, beaucoup de Brésiliens émigrent à des secteurs plus humides. En
attendant, la région du Sahel de l'Afrique obtient beaucoup plus de pluie que lors des années 80
(Figure 4). Chaque décennie, ces climats pluvieux et secs changent de place parce que la
température de la surface la mer l'Atlantique Nord et du Sud s'inverse. Et donc leur effet sur le
climat s'inverse.
Figure 4. L'évolution de l'anomalie des précipitations au Sahel de 1900 à maintenant par rapport
à la moyenne de 1950 à 1979 et l'évolution de l’AMO.
4
CHAPITRE 7. L’OSCILLATION DECENNALE DU PACIFIQUE
1. Description
1.1.Phase négative
Durant la phase froide ou négative, on retrouve une zone froide en forme de pointe dans la
partie est du Pacifique équatorial ( Figure 1). Celle-ci correspond à des hauteurs de la surface
de la mer inférieure à la normale également. Pendant ce temps, une zone chaude et de hauteur
supérieure à la normale forme une sorte de fer à cheval qui connecte le nord, l’ouest et le sud-
ouest du Pacifique.
1.2.Phase positive
Durant la phase chaude ou positive, le Pacifique ouest se refroidit alors que la pointe de la
section est de l’océan se réchauffe.
1
2. Origine
Le mécanisme qui cause l’ODP n’est pas encore bien compris. Toutefois elle semble liée au
phénomène tropical ENSO qui correspond aussi à un cycle plus ou moins irrégulier avec
d'importants échanges de chaleur entre l'océan Pacifique et l’atmosphère. L’ODP semble aussi
liée à l'intensité de la dépression au large des îles Aléoutiennes
3. Index de l’ODP
4. Conséquences climatiques
Les effets des phases froides et chaudes sont identifiables dans le climat de l'Amérique du Nord.
Entre 1900 et 1925, durant une phase froide, les températures annuelles ont été relativement
basses. Les trente années suivantes ont été caractérisées par une phase chaude et les
températures ont été plus douces.
Le déplacement des masses océaniques chaudes et froides a pour effet de déplacer la trajectoire
du courant-jet polaire. Comme les dépressions se forment et se déplacent le long de ce dernier,
2
la provenance des masses d’air qui affectent le continent va donc varier. Dans une phase chaude
ou positive, la dépression des Aléoutiennes est plus profonde et au sud ce qui repousse plus au
sud le courant-jet polaire dans le centre du Pacifique alors qu'il remonte au nord près de la côte
américaine. Ce dernier va donc chercher de l'air chaud et humide provenant des Tropiques et le
remonte vers la côte ouest de l'Amérique du Nord, donnant des températures plus élevées que
la normale et des précipitations plus abondantes, de l'Oregon à l'Alaska. À l'inverse, en période
froide, ou négative, la dépression des Aléoutiennes est plus faible et le courant-jet reste plus au
nord, amenant de l'air plus frais aux mêmes régions.
3
CHAPITRE 8. L’OSCILLATION ARTCIQUE
1. Description
Oscillation de l'Arctique (OA) est une variation climatique qui possède à peu près les mêmes
caractéristiques que la N.A.O. (Oscillation de l‘Atlantique Nord). Mais ce dernier a un
caractère régional dont l‘influence est centrée sur l‘Atlantique Nord alors que l'action de
l'OA est plus étendue comme elle a une influence sur tout l‘hémisphère Nord et donc les
pressions dans le Pacifique du Nord sont également considérées.
Lorsque l'O A est en phase positive la pression atmosphérique est inférieure à la normale
au pôle nord et supérieure à la normale à la mi-latitude (Figure 1). Ceci entraîne un vent
d'ouest très fort.
Figure 1. L’oscillation artique (artic oscillation en Anglais) High pressure = Haute pression
et Low pressure = basse pression ( source : https://www.pngegg.com/fr/png-pwlqo )
Lors de la phase positive la circulation de l'eau de l'Arctique est réduite, ce qui réduit
l'épaisseur de la mer. L'advection du côté Canadien est réduite et le passage dans le détroit
de Fram et l'Atlantique est plus facile comme il y a moins de glace
1
1.2.Phase négative
Lorsque l'O A est en phase négative, on a des hautes pressions sur la région polaire et des
basses pressions à mi- latitude (approximativement 45° Nord). La pression atmosphérique
plus importante au pôle nord diminue la force du vent d'Ouest.
Dans la phase négative la circulation de l'eau de l'Arctique tourne dans le sens des aiguilles
d'une montre "la spirale de Beaufort", ce qui augmente l'épaisseur de la mer en permettant
à la glace de rester dans le froid du centre de l’Arctique.
3. Indice de l’AO
Tout comme le NAO, l'AO est quantifiée par un indice (Figure 2). L'indice de l'Oscillation
Arctique est calculé suivant la différence de la pression atmosphérique entre le Pôle Nord
et la mi-latitude de l'hémisphère Nord (45° environs). C'est suivant la variation de la
pression atmosphérique au pôle que l'indice de l’AO varie. Il a été constaté que, lorsque la
pression est inférieure à la normale au-dessus de l'Arctique, l'indice est positif. Mais quand
la pression atmosphérique est supérieure à la normale, l'indice est négatif.
2
Figure 2. Indices de l’AO et NAO
4. Conséquences
3
CHAPITRE 9. LE DIPOLE DE L’OCEAN INDIEN
1. Description
Le Dipôle Océan Indien (DOI) est un phénomène d'interaction entre l'océan et l'atmosphère
dans l'Océan Indien. Le "D.O.I." est un aspect du cycle général du climat mondial qui interagit
avec des phénomènes similaires tels que le phénomène El Niño-Oscillation australe (ENSO)
dans l’océan Pacifique. Le phénomène fut identifié pour la première fois par des chercheurs en
climatologie en 1999. Le DOI implique une oscillation apériodique des températures de surface
de la mer (SST) entre les phases positives, neutres et négatives.
Le Dipôle Océan Indien est positif quand la température de la surface de l'eau de l'océan Indien
est supérieure à la normale à l'Ouest et inférieure à la normale à l'Est (Figure 1). Quand il y a
un DOI+ alors dans le Centre-Ouest de l’océan Indien tropical il y a des précipitations
supérieures à la normale puis dans l’Est de l'Océan Indien et dans l’Ouest de l’océan Pacifique
tropical les précipitations sont inférieures à la normale.
Figure 1. Schéma des anomalies de la SST (en rouge SST se réchauffant ; en bleu se
refroidissant) pendant un événement positif du Dipôle Océan Indien. Les taches blanches
indiquent l'activité nuageuse et pluvieuse. Les flèches indiquent la direction du vent ( source :
http://laclimatologie.fr)
1.2.La phase négative (DOI-)
Le Dipôle Océan Indien est négatif quand la température de la surface de l'eau de l'océan
Indien est inférieure à la normale à l'Ouest et supérieure à la normale à l'Est (Figure 2)
1
Quand on a un DOI- alors dans le Centre-Ouest de l’océan Indien tropical les précipitations
sont inférieures à la normale alors que dans l’Est de l’océan Indien tropical et dans l’Ouest de
l’océan Pacifique tropical les précipitations sont supérieures à la normale.
2. Index du DOI
L'index Dipôle Océan Indien est nommé DMI en anglais. C'est suivant la différence entre
l'anomalie de la température de surface l'eau de l'Ouest (50°E à 70°E et 10°S à 10°N) et de l'Est
(90°E à 110°E et 10°S à 0°N) de l'océan Indien au niveau de l'équateur que l'intensité du Dipôle
Océan Indien est représentée et son index est calculé (Figure 3).
2
3. Conséquences du DOI
Une phase positive du DOI se caractérisant par des températures de surface de la mer
supérieures à la moyenne et des précipitations plus importantes dans la région occidentale de
l'océan Indien, avec un refroidissement correspondant des eaux dans l'est de l'océan Indien, le
DOI a tendance à provoquer des sécheresses dans les régions limitrophes de l'Indonésie et de
l'Australie. La phase négative donne les conditions opposées, avec des eaux plus chaudes et des
précipitations plus abondantes dans l'est de l'océan Indien, et des conditions plus fraîches et
sèches dans l'ouest. Par ailleurs, un fort DOI négatif s'est développé en octobre 2010, combiné
à une forte et concurrente Niña, et a été à l'origine des inondations au Queensland (2010-2011).
En janvier 2020, les violents incendies en Australie ont coïncidé avec un fort DOI positif, au
point d'annuler la saison des pluies dans le Nord.