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Brill On

Cette étude examine le contrôle fiscal en République Démocratique du Congo, en s'appuyant sur des théories économiques et psychologiques pour analyser le rôle de l'administration fiscale dans la lutte contre la fraude. Elle souligne l'importance de mécanismes de vérification et de surveillance, tout en identifiant les limites du contrôle fiscal dans les pays en développement, telles que la corruption et le manque de ressources. La conclusion appelle à des réformes pour améliorer l'efficacité du système fiscal et renforcer la confiance entre l'État et les contribuables.

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Cette étude examine le contrôle fiscal en République Démocratique du Congo, en s'appuyant sur des théories économiques et psychologiques pour analyser le rôle de l'administration fiscale dans la lutte contre la fraude. Elle souligne l'importance de mécanismes de vérification et de surveillance, tout en identifiant les limites du contrôle fiscal dans les pays en développement, telles que la corruption et le manque de ressources. La conclusion appelle à des réformes pour améliorer l'efficacité du système fiscal et renforcer la confiance entre l'État et les contribuables.

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Dans le cadre de cette étude portant sur le contrôle fiscal et la maximisation des recettes douanières en

République Démocratique du Congo, il est essentiel de mobiliser une base théorique permettant
d’analyser de manière rigoureuse le rôle de l’administration fiscale dans la lutte contre la fraude et
l’évasion. À cet effet, la théorie du contrôle fiscal constitue une approche pertinente.

Cette théorie repose notamment sur les travaux de Allingham et Sandmo (1972), qui ont montré que la
décision d’un contribuable de déclarer ou non ses revenus dépend du risque de contrôle et de la
sévérité des sanctions. Elle a été complétée par la théorie de l’agence (Jensen & Meckling, 1976), selon
laquelle l’État (le principal) doit mettre en place des mécanismes de surveillance pour encadrer le
comportement des contribuables (les agents), afin de limiter les comportements opportunistes.

¹ Allingham, M. G. & Sandmo, A., Income tax evasion: A theoretical analysis, Journal of Public
Economics, vol. 1, n° 3–4, 1972, pp. 323–338.

Jensen, M. C. & Meckling, W. H., Theory of the firm: Managerial behavior, agency costs and ownership
structure, Journal of Financial Economics, vol. 3, n° 4, 1976, pp. 305–360.

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CHAPITRE I : LE CADRE THÉORIQUE DU CONTRÔLE FISCAL

1.1 Introduction

Dans un contexte de mobilisation croissante des ressources internes, le contrôle fiscal apparaît comme
un outil stratégique pour assurer la régularité des recettes publiques et renforcer l’autorité de l’État.
Face à la fraude fiscale, à la sous-déclaration des revenus, et à l’expansion du secteur informel, les
administrations fiscales, notamment dans les pays en développement comme la République
Démocratique du Congo (RDC), doivent renforcer leurs mécanismes de vérification et de surveillance. Ce
chapitre présente le fondement théorique du contrôle fiscal, en mettant en lumière ses objectifs, ses
formes, ainsi que les principales approches scientifiques ayant traité cette problématique.

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1.2 Définition et objectifs du contrôle fiscal

Le contrôle fiscal se définit comme l’ensemble des procédures mises en œuvre par l’administration
fiscale pour vérifier la sincérité, la conformité et l’exactitude des déclarations fiscales des contribuables,
dans le but de garantir le respect des obligations fiscales prévues par la législation.

Selon Jean-Pierre Dutrieux (1996), « le contrôle fiscal est un ensemble de procédures destinées à
confronter les déclarations fiscales aux réalités économiques, comptables et juridiques des
contribuables, afin de corriger les erreurs ou fraudes constatées. »

Les objectifs du contrôle fiscal sont multiples :

Assurer une juste imposition des contribuables ;

Lutter contre l’évasion et la fraude fiscales ;

Éduquer les contribuables à la conformité fiscale ;

Protéger l’équité fiscale et la concurrence loyale ;

Sécuriser et maximiser les recettes de l’État.

Il existe principalement deux types de contrôle fiscal :

Le contrôle sur pièces, effectué dans les bureaux de l’administration fiscale, à partir des documents
déclaratifs ;
Le contrôle sur place, qui consiste en une vérification dans les locaux du contribuable.

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1.3 Fondements théoriques du contrôle fiscal

1.3.1 La théorie de la conformité fiscale (Allingham & Sandmo, 1972)

Cette théorie constitue le socle classique de l’analyse économique du comportement des contribuables.
Elle stipule que les contribuables sont des acteurs rationnels qui évaluent le coût de la fraude par
rapport au risque d’être détecté et sanctionné. Plus la probabilité d’un contrôle fiscal est élevée et les
sanctions sont dissuasives, plus le contribuable sera enclin à se conformer.

> Selon cette approche, le contrôle fiscal est un instrument de dissuasion efficace, à condition qu’il
repose sur des mécanismes bien structurés de détection et de sanction.

Référence :

Allingham, M. G., & Sandmo, A. (1972). Income Tax Evasion: A Theoretical Analysis, Journal of Public
Economics, 1(3-4), 323–338.

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1.3.2 Le modèle psycho-social de la conformité (Kirchler, 2007)

Erich Kirchler propose une lecture plus sociale et psychologique du comportement fiscal. Selon lui, la
conformité ne repose pas seulement sur la peur d’être contrôlé, mais aussi sur la confiance dans
l’administration fiscale et le sentiment de justice fiscale.

Son modèle "Slippery Slope" articule deux dimensions :

Le pouvoir de l’administration fiscale (capacité à contrôler et sanctionner) ;

La confiance des contribuables (perçue comme la légitimité de l’État).

> Lorsque les deux sont équilibrés, les contribuables se conforment davantage volontairement.

Référence :

Kirchler, E. (2007). The Economic Psychology of Tax Behaviour.

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1.3.3 La théorie institutionnelle (North, 1990)


Douglas North souligne que le bon fonctionnement du système fiscal dépend de la qualité des
institutions. Le contrôle fiscal est donc influencé par les règles formelles (lois, règlements) et informelles
(normes sociales, culture fiscale).

> Dans les pays où les institutions sont faibles, les mécanismes de contrôle fiscal deviennent inefficaces
ou soumis à des influences politiques et corruptives.

Référence :

North, D. C. (1990). Institutions, Institutional Change and Economic Performance.

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1.3.4 Autres contributions africaines

Des auteurs africains tels que Martial Ze Belinga ou N’Guessan Kouakou ont analysé les particularités du
contrôle fiscal sur le continent. Ils mettent en évidence :

Le manque de ressources humaines qualifiées ;

Le recours excessif au contrôle répressif au détriment du contrôle éducatif ;

Le déficit de confiance entre l’administration fiscale et les contribuables.


Selon Kouakou (2012), « le civisme fiscal reste faible lorsque les contribuables perçoivent l’impôt comme
injuste ou mal utilisé », d’où la nécessité de renforcer la redevabilité de l’État.

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1.4 Limites du contrôle fiscal dans les pays en développement

Dans les pays en développement comme la RDC, plusieurs contraintes limitent l'efficacité du contrôle
fiscal :

Faible digitalisation des services fiscaux ;

Manque de formation des agents ;

Corruption administrative ;

Absence de ciblage efficace des contribuables à risques ;

Économie largement informelle et difficilement traçable.

Ces limites appellent des réformes ambitieuses, notamment dans la modernisation des outils de gestion
fiscale, l’interconnexion des bases de données, et l’instauration d’un climat de confiance entre l’État et
les citoyens.
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1.5 Conclusion

Le contrôle fiscal, loin d’être une simple procédure technique, s’inscrit dans une vision plus large de la
gouvernance fiscale. Ses fondements théoriques, qu’ils soient économiques, psychologiques ou
institutionnels, permettent d’appréhender les enjeux de conformité et d’efficacité dans la mobilisation
des recettes. Pour les pays comme la RDC, un contrôle fiscal performant passe par une réforme
profonde de l’administration fiscale, une transparence accrue, et une politique de communication et
d’éducation fiscale adaptée aux réalités locales.

✍️1. Reformulation dans un style universitaire (académique)

> Le contrôle fiscal se définit comme l’ensemble des opérations mises en œuvre par l’administration
fiscale en vue de s’assurer de la régularité, de l’exactitude et de la sincérité des déclarations fiscales
produites par les contribuables, personnes physiques ou morales. Il constitue un levier fondamental de
la gouvernance fiscale, dans la mesure où il permet non seulement de garantir une collecte optimale des
recettes publiques, mais aussi de préserver l’équité fiscale et de lutter efficacement contre la fraude et
l’évasion fiscales.

Selon Jean-Pierre Dutrieux (1996), « le contrôle fiscal est un ensemble de procédures destinées à
confronter les déclarations fiscales aux réalités économiques, comptables et juridiques des
contribuables, afin de corriger les erreurs ou fraudes constatées. »

Dans cette logique, le contrôle fiscal peut être exercé selon diverses modalités, notamment à travers le
contrôle sur pièces (analyse documentaire) ou le contrôle sur place (vérification dans les locaux du
contribuable).

Toutefois, dans de nombreux pays en développement, le contrôle fiscal se heurte à des obstacles
structurels tels que l’insuffisance de ressources humaines qualifiées, le manque d’outils technologiques,
et la faible culture fiscale des citoyens. Ces limites réduisent considérablement la portée du dispositif
fiscal et exigent une réforme profonde, axée sur la transparence, la digitalisation des procédures, et le
renforcement de la relation de confiance entre l’État et les contribuables.
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📘 2. Insertion dans un cadre théorique de mémoire

Tu peux insérer ce passage dans la section 1.2 ou 1.3 du chapitre 1 de ton mémoire, selon la structure
que tu suis.

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1.3 Le cadre théorique du contrôle fiscal

Le cadre théorique de cette étude repose sur l’analyse du contrôle fiscal à travers les approches
classiques et contemporaines. Le contrôle fiscal, en tant que mécanisme institutionnel, vise à assurer la
conformité des déclarations fiscales avec les dispositions légales. Il constitue une fonction stratégique de
l’administration fiscale, dans un contexte de raréfaction des ressources publiques et de montée des
pratiques frauduleuses.

Selon la théorie de la conformité fiscale (Allingham & Sandmo, 1972), les contribuables adoptent un
comportement rationnel en arbitrant entre le bénéfice tiré de la fraude et le risque d’être détecté et
sanctionné. Cette théorie met en évidence le rôle disuasif du contrôle et la nécessité d’une présence
effective de l’administration fiscale pour réduire les comportements non conformes.

Dans la même perspective, des auteurs tels que Kirchler (2007) et James Alm (1999) insistent sur le rôle
de la confiance institutionnelle, de la justice perçue du système fiscal, et de l’éducation fiscale dans la
promotion du civisme fiscal. Le contrôle fiscal ne doit donc pas être uniquement coercitif, mais
également éducatif et préventif.
Ainsi, dans le contexte de la RDC, la présente étude s’inscrit dans cette logique théorique, en mettant en
lumière les limites du contrôle fiscal actuel et en identifiant les voies possibles de renforcement à travers
la réforme de l’administration fiscale.

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Souhaites-tu maintenant que je t’aide à créer un plan de mémoire, ou que je t’aide---

📌 Notes de bas de page à intégrer dans ton mémoire :

1. M. G. Allingham et A. Sandmo, Income Tax Evasion: A Theoretical Analysis, Journal of Public


Economics, vol. 1, n°3–4, 1972, p. 323–338.

2. E. Kirchler, The Economic Psychology of Tax Behaviour, Cambridge University Press, 2007.

3. J. Alm, « Tax Compliance and Administration », in W. B. Hildreth & J. A. Richardson (dir.), Handbook
on Taxation, CRC Press, 1999, p. 741–768.

4. J.-P. Dutrieux, Le contrôle fiscal, Paris, Éditions Litec, 1996.DUTRIEUX, Jean-Pierre. Le contrôle fiscal.
Paris : Éditions Litec, 1996. 5ᵉ édition, coll. « Fiscal », 350 pages.

Ainsi, la théorie du contrôle fiscal, telle que conçue par l’Administration Générale des Impôts, repose sur
un ensemble de principes

4. Dubois, Claude (1994)


> « Une théorie permet de construire une explication des faits observés en reliant des concepts entre
eux selon une logique rigoureuse. »

➤ Approche méthodologique en recherche qualitative.

Référence : Dubois, C. (1994). Théories et méthodes en sciences sociales. Paris : Armand Colin.

5. Jodelet, Denise (1989)

> « Une théorie constitue un système de représentations structuré visant à comprendre les pratiques
sociales et les processus mentaux. »

➤ Application dans la psychologie sociale.

Référence : Jodelet, D. (1989). Les représentations sociales. Paris : Presses Universitaires de France.

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