0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
298 vues45 pages

Cartographie II

Ce cours de cartographie II, destiné aux étudiants de première année de BTS en Géométrie-Topographie, couvre les notions essentielles pour comprendre et utiliser les cartes topographiques et thématiques. Il aborde les principes fondamentaux de la cartographie, les types de cartes, et les techniques de représentation géographique, tout en mettant l'accent sur l'application pratique des connaissances acquises. Les étudiants apprendront à lire, interpréter et créer des cartes tout en maîtrisant le langage cartographique et les outils associés.

Transféré par

bouzitouprinceemmanuel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
298 vues45 pages

Cartographie II

Ce cours de cartographie II, destiné aux étudiants de première année de BTS en Géométrie-Topographie, couvre les notions essentielles pour comprendre et utiliser les cartes topographiques et thématiques. Il aborde les principes fondamentaux de la cartographie, les types de cartes, et les techniques de représentation géographique, tout en mettant l'accent sur l'application pratique des connaissances acquises. Les étudiants apprendront à lire, interpréter et créer des cartes tout en maîtrisant le langage cartographique et les outils associés.

Transféré par

bouzitouprinceemmanuel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE DU CONGO

*********************
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
*****************************
ET PROFESSIONNEL
*************
INSTITUT POLYTECHNIQUE
******************
DE KINTELE
*********

COURS D’INITIATION A LA CARTOGRAPHIE


DEUXIEME PARTIE
« CARTOGRAPHIE II »

Niveau :
Première année de BTS Géométrie-Topographie

Réalisée Par :

Mr. MAYANDZA BOYAHOU Christian

Année académique :2024-2025


PRESENTATION

Ce cours de cartographie II est destiné aux étudiants de la 1 ère année de BTS en Géométrie-
Topographie. Il présente l’ensemble des notions nécessaires à la bonne compréhension des
cartes topographiques et à leur utilisation efficiente dans les domaines de la Géométrie-
Topographie et l’accès aux données. L’ouvrage comporte le nécessaire dans l’application
des principes base et méthodes cartographiques, notamment dans l’utilisation des cartes
topographiques et thématiques. Dans ce contexte, il représente un polycopié couvrant les 4
chapitres du programme officiel. Le document est organisé en chapitres, chaque chapitre
expose le cours, accompagnés dans la mesure du possible par des exemples dont les
explications seront données détaillées pendant le cours.

Objectifs de l’enseignement : A l’issu de ce cours, l’étudiant doit être capable de :


 Faire la lecture des cartes topographiques et thématiques.
 Apprendre à lire et à utiliser les différentes coordonnées (rectangulaires-
géographiques/STT-IGN).
 Montrer l’intérêt des cartes topographiques ainsi que les différentes utilisations.
 Maîtriser le langage cartographique.
 Apprendre à représenter les reliefs.
 Connaître les principes de base de la topographie et être capable de lire et
 Savoir distinguer, calculer et convertir les échelles.
 Apprendre à faire des mesures et calculs d’angles, des longueurs, de surfaces
d’altitudes …à travers les cartes topographiques.
 Comprendre le mode de fonctionnement et utilisation des appareils et instruments
cartographiques (le planimètre et le pantographe)
Connaissances préalables recommandées : Connaissances acquises dans le cours de
Cartographie I (1èr semestre).

[1]
CHAPITRE 1

INTRODUCTION A LA CARTOGRAPHIE

1. Introduction

Les cartes ont toujours été d'excellents moyens de communication. Les phénomènes du
monde réel sont représentés sur des cartes par des codes ou structures qui se veulent
universelles. En fonction de la simplicité de ce codage, la lecture de la carte nécessitera ou non
une interprétation des données et permettra au lecteur de comprendre ou d'interpréter le ou les
phénomènes qui sont représentés. Une carte bien faite permet une lecture simple et une
compréhension claire.

2. Cartographies, carte

2.1. Qu’est-ce que la cartographie ?


La cartographie a pour but la représentation de la Terre ou d'une autre planète sous une
forme géométrique et graphique grâce à la conception, la préparation et la réalisation de
cartes. La cartographie est à la fois une science, un art et une technique. La carte, qui en est la
finalité tend à se rapprocher de la vérité avec une certaine beauté.
 C'est une science, car ses bases sont mathématiques, notamment en ce qui concerne la
détermination de la forme et des dimensions de la Terre puis le report de la surface courbe
de la Terre sur un plan (la carte) grâce au système des projections et enfin l'établissement
d'un canevas planimétrique et altimétrique. L'enjeu est la précision et la fiabilité de la
carte.
 C'est un art, car en tant que mode d'expression graphique, la carte doit présenter des
qualités de forme (esthétique et didactique grâce à la clarté du trait, à son expressivité et
sa lisibilité) afin d'exploiter au mieux les capacités visuelles du lecteur. Cela exige de la
part du concepteur et du réalisateur des choix dans la représentation.

[2]
 C'est enfin une technique, car elle nécessite d'amont en aval, l'emploi d'instruments dont
les progrès ont bouleversé toute la filière cartographique (photographies aériennes,
satellites, ordinateurs, impression et diffusion, etc.)

La définition de la cartographie suppose que la représentation de la Terre s'accomplit


grâce à un ensemble de techniques et de méthodes. Il en résulte les deux grandes branches de
la cartographie.
Les techniques précèdent les méthodes et engendrent une cartographie d'amont ou une
cartographie « mathématique » ou « topographique », sachant que ces qualificatifs sont peu
satisfaisants. Cette cartographie a pour finalité majeure d'établir les fonds de carte nécessaires
à l'élaboration de toute carte. C'est là où se situent les fondements mathématiques et
géométriques de la cartographie.
Grâce à l'astronomie, à la topographie, à la photogrammétrie, à la géodésie, à la
topométrie (ensemble des mesures faites sur le terrain pour la réalisation des cartes
topographiques), à la télédétection (découverte de la Terre à distance) entre autres et bien sûr à
l'exploration systématique du globe, on a pu donner de plus en plus précisément au fil du temps,
les dimensions, la forme générale et une représentation à plat de la Terre.

2.2. La carte
2.2.1. Définition
La carte est un outil de communication par l'image dans la mesure où le concepteur a
su prendre en compte les lois de la perception visuelle, du pouvoir séparateur de l'œil, des
contrastes de couleurs, et les règles typographiques concernant les écritures.
Objet très ancien, plus ou moins complexe, aux multiples facettes et utilisations, on ne
peut donner une seule définition de la carte. Toutes les cartes ont néanmoins un point commun,
celui de représenter une portion de l'espace terrestre. Retenons deux définitions de la carte :
➢ Une carte est une représentation géométrique, plane, simplifiée et conventionnelle de tout
ou partie de la surface terrestre et cela dans un rapport de similitude convenable qu'on
appelle échelle.
➢ La carte est un dessin réduit et à plat du Monde ou d'une portion du Monde. Elle peut être
aussi et d'autre part une représentation sur un fond de carte géographique, d'un phénomène
quelconque concret ou abstrait. Cette représentation est faite sur papier ou sur un autre
support tel le verre, le bois ou un écran d'ordinateur. Une carte est conçue à la main ou

[3]
par une machine. Les distances sur la carte sont toujours dans le même rapport que sur le
terrain.

De ces définitions se dégagent cinq grands principes dont les conséquences pratiques
guident ou devraient guider le travail de tout cartographe, professionnel ou non.
 La carte est une représentation, un dessin : la carte est donc un document visuel.
Ceci explique que la conception et la réalisation d'une carte doivent respecter
des règles simples mais rigoureuses, issues des lois de la perception visuelle.
 La carte est une représentation plane : la carte matérialise le passage de la sphère
terrestre à un plan. Ce passage est réalisé grâce au procédé des projections.
L'obligation de la projection implique qu'aucune carte n'est fidèle à la forme
réelle de la surface terrestre. De plus, selon la projection retenue, le visage du
territoire projeté sera très différent. Cette contrainte n'est impérieuse que dans le
cadre d'une cartographie de grandes étendues de terrain (travail à petite échelle).
 La carte est une représentation réduite : une carte n'a pas pour objectif de
représenter l'espace en vraie grandeur. Au contraire, le but est d'obtenir un
document maniable sur lequel est représenté le terrain selon un rapport de
réduction : l'échelle.
 La carte est une représentation simplifiée : la réduction impose une série
d'opérations graphiques que l'on regroupe sous le nom générique de
généralisation et qui visent à choisir les objets à représenter et à remplacer leurs
formes observées sur le terrain par des figurés conventionnels.
 La carte est une représentation conventionnelle : le cartographe utilise un langage,
le langage cartographique, qui possède sa propre grammaire. Sa connaissance
permet de transmettre au mieux une information géographique.
De même que la définition de la cartographie a laissé entrevoir les deux grandes
branches de cette discipline, celle de la carte différencie deux grands types de cartes : d'une part
les cartes de base (appelées également cartes générales ou encore cartes classiques) issues de la
cartographie mathématique et d'autre part les cartes spéciales.

2.2.2. Le travail du cartographe


Le cartographe doit d'abord appréhender la réalité du terrain afin de répertorier et
d'organiser les objets géographiques, bref les données quantitatives ou qualitatives qui
constituent la base de la carte. C'est le cartographe qui décide quelles sont les données à
[4]
conserver ou à escamoter. Cette sélection est souvent indispensable, car elle garantit la lisibilité
du document final. Elle est souvent liée aussi au thème de la carte et le cas échéant au lectorat
de la carte.
Les données étant sélectionnées, le cas échéant vérifiées puis traitées, il faut maintenant
passer à la présentation du fond de carte, une autre prise de décision importante de la part du
cartographe. Quelle projection choisir et surtout quelle échelle et quel degré de généralisation
retenir ? A priori, le nombre de solutions est illimité mais le jugement du cartographe est encore
une fois généralement guidé par l'objectif final de la carte.
L'esprit d'initiative est encore de mise lors de la phase-clef que constitue le dessin de la
carte. À la fois attendu et redouté, ce passage des données à l'expression cartographique a été
grandement simplifié grâce à l'informatique.
Même les logiciels les plus perfectionnés laissent pourtant toute latitude au cartographe
pour décider de la couleur, de la forme des figurés, de la typographie...en définitive du style
final de la carte. La machine s'efface devant les capacités et l'obligation créatrices du
cartographe.
Les domaines scientifiques qui interviennent d'une façon directe sont : -Astronomie – Géodésie
– Photogrammétrie – Cartographie.

• Astronomie : fait intervenir des mesures astronomiques sur des étoiles (étoile polaire) à partir
de point fondamentale sur la Terre pour déterminer des positions et des directions sur Terre.
• Géodésie : Science ayant pour but de déterminer la forme et les dimensions de la Terre.
Ensemble de techniques ayant pour but de déterminer les positions planimétriques (X, Y) et
altimétriques (Z) d'un certain nombre de points géodésiques et de repères de nivellement.
• Photogrammétrie : Techniques d’exploitation des prises de vue aériennes (photographie
aérienne) ou satellites (images satellites) pour un usage cartographique (réalisation d’ortho-
images, de Modèle Numérique Terrain, de cartes…).

2.2.3. Classification des cartes

Le champ d'application de la cartographie est très large, le nombre de thème possible


étant infini. Afin d'étudier les phénomènes susceptibles d'être cartographier, une classification
de cartes s'impose. Ces représentations planes peuvent être classées en deux grands
ensembles:

[5]
• Les cartes géographiques qui couvrent une vaste surface et dont l’échelle est dite petite,
seuls les grands traits y sont représentés,
• Les cartes topographiques qui, à l’inverse, ne couvrent qu’une petite surface et qui
reproduisent, à une grande échelle, le plus grand nombre possible de détails des
terrains.
Une classification selon le contenu, on distingue deux classes principales :

A. Les Cartes Topographiques

Étymologiquement le mot « carte » vient du latin charta : papier, dérivé du grec khartès
: feuille de papyrus.
Ce sont des cartes d'État-major, sur lesquelles figurent essentiellement les résultats des
observations directes concernant la position planimétrique (y) et altimétrique (z), la forme, la
dimension et l’identification des phénomènes concrets fixes et durables existant à la surface
du sol (aspect descriptif de la physionomie du terrain). L’échelle varie du 5 000 au 100 000
selon le degré de développement du pays.
B. Les Cartes Thématiques
Qui représentent, sur un fond topographique, des phénomènes qualitatifs ou quantitatifs
concrets ou abstraits circonscrits et limités par le choix d’un ou plusieurs thèmes particuliers.
Parmi les cartes thématiques, on peut effectuer un classement par thèmes, par exemple :

• Carte géologique : roches affleurâtes,

• Carte météorologique : Phénomène météorologique,

• Carte climatologique : Température et précipitation,

• Carte pédologique : nature et type de sol,


• Carte orohydrographique : rivières et altitude du terrain,
• Carte marine et relief marin : connaitre le fond marin.

3. Objectif de la topographie

La Topographie, dans son sens le plus général, est une science très vaste qui a pour objet
tout ce qui concerne l’établissement des plans et cartes ainsi que leur utilisation.

[6]
La Topographie est la science qui a pour but de représenter sur une feuille plane une
portion de la surface terrestre à une échelle donnée.

3.1. Une carte, un plan pour quoi ?


La première question que doit se poser le cartographe ou le topographe est la suivante
: quelles sont les informations que l’on souhaite obtenir du terrain ? Ceci doit permettre de
définir le plus petit objet qui devra être visible sur la carte ou le plan, conditionnant ainsi
l’échelle du document. On en détermine ainsi la teneur en information. Quelques exemples
pour illustrer ces propos : nous partirons du principe que le plus petit détail aisément
discernable, ainsi que la précision de report manuel, ne peuvent être inférieurs au dixième de
millimètre. Ainsi, nous obtenons les relations suivantes entre les échelles classiques des
documents et le type de détails représentés :
• Plan de maison 1/50
• Plan de corps de rue (murs, égouts, trottoirs…) 1/200 à 1/500
• Plan de lotissement, d’occupation des sols, cadastre 1/1000 à 1/2000

3.2. Les projections cartographiques

L’objectif des projections cartographiques est d’obtenir une représentation plane du


modèle ellipsoïdal de la surface de la Terre. L’intérêt majeur réside alors dans les valeurs
métriques, beaucoup plus facilement exploitables, en particulier pour les mesures de distance.
Le passage d’un référentiel elliptique à un référentiel cartographique se fait par un
modèle mathématique de déformation, une projection (appelée aussi transformation plane).

La représentation sur un plan (carte) d'une surface sphérique (tout ou partie de la surface
terrestre) approchée par un ellipsoïde n'est pas sans contraintes.
Les ellipsoïdes n’étant pas des surfaces développables, il y a altération de la géométrie

(non conservation des longueurs, des angles, des surfaces…) lors du passage 3D / 2D. Les
altérations sont d'autant plus importantes que la surface projetée est étendue.
Mais une projection ne peut jamais se faire sans qu’il y ait de déformations. Pour s’en
convaincre, il suffit d’essayer d’aplatir la peau d’une orange ! Néanmoins, par calcul, il est
possible de définir le type et les paramètres d’une projection dans le but de minimiser certaines
déformations. On choisit alors :

[7]
• soit de conserver les surfaces (projections équivalentes)

• soit de conserver localement les angles (projections conformes)

• soit de conserver les distances à partir d’un point donné (projections équidistantes)

• soit d’opter pour une représentation ne conservant ni les angles ni les surfaces (projections
dites aphylactiques).

Une autre façon de classer les projections planes est de s’intéresser à leur canevas, c’est-à-
dire l’image des méridiens et des parallèles. C’est selon cette approche que nous allons
aborder les grandes familles de projection.

3.3. Classification des projections cartographiques

Les projections peuvent être classées en fonction de critères de géométrie, de forme, de


propriétés spécifiques, de paramètres de projection et de nomenclature. La classification
géométrique se fonde sur l’observation des motifs du graticule (composé du réseau des
parallèles en latitude et des méridiens en longitude). Dans cette classification, les projections
cartographiques sont qualifiées par les termes les plus fréquents de cylindrique, conique, et
azimutale, mais il y en a d’autres. Les références données dans le paragraphe « Aller plus loin
» offrent un panorama plus large de ces motifs géométriques et des noms associés.

Une projection azimutale projette l’image de la Terre sur un plan à partir d’un point central.
Une carte produite dans une projection cylindrique peut être roulée en cylindre (jusqu’à assurer
la continuité de la représentation), et une carte produite dans une projection conique peut être
roulée en un cône (jusqu’à assurer la continuité de la représentation). D’emblée, il faut insister
sur le fait que la grande majorité des projections cartographiques en usage ont été obtenues
grâce aux mathématiques, et notamment grâce à cette branche connue sous le nom de calcul
différentiel. C’est ce qui permet d’assurer que sont préservées des caractéristiques spécifiques
et que sont minimisées des distorsions, au niveau des relations angulaires (et, partant, des
formes) ou des aires.

[8]
Figure 1. Les types de projections.

3.3.1. Projections cylindriques

Les projections cylindriques sont celles qui confèrent une apparence rectangulaire au
graticule. Le rectangle peut être vu comme le développement d’une surface cylindrique qui
peut, à son tour, être enroulée en un cylindre. Bien que ces projections soient créées de
manière purement mathématique, plutôt qu’en introduisant la géométrie d’un cylindre,
l’aspect final peut suggérer une construction cylindrique. Une projection cartographique
cylindrique peut présenter une ligne ou deux lignes qui sont sans altération d’échelle. Des
exemples classiques de projections cylindriques sont la projection de Mercator, conforme
(elle conserve localement les angles), et la projection cylindrique équivalente de Lambert (qui
conserve les surfaces) (fig.2).
Les projections cylindriques sont souvent employées pour les cartes du monde ; la latitude y
est volontairement limitée vers le sud et vers le nord pour éviter la trop grande déformation des
régions polaires qu’entraîne cette méthode de projection. L’aspect normal de la projection
Mercator (où l’axe du « cylindre » est dans la direction nord-sud) est employé pour les cartes
marines dans le monde entier, alors que son aspect transverse (où l’axe du « cylindre » est

[9]
orthogonal à la direction nord-sud) est régulièrement employé pour les cartes topographiques
et est la projection utilisée pour le système de coordonnées UTM décrit plus haut.

Figure 2. Projection cylindrique conforme de Mercator (a) et projection cylindrique équivalente


de Lambert (b)

Dans ce type de représentation, les images des méridiens sont des demi-droites qui
concourent en un point image du pôle et les parallèles des arcs de cercles concentriques autour
de ce point. Elles peuvent être réalisées de deux façons :

[10]
Figure 3. Types de Projection cylindrique.

3.3.2. Projections coniques


Les projections coniques donnent l’apparence d’une surface conique développée qui pourrait
être roulée en un cône. Ces projections sont des constructions mathématiques souvent plus
complexes que la projection sur une simple surface conique. On peut y trouver une seule
ligne, ou deux lignes, qui soient

Figure 4. Projection conique conforme de Lambert (a) et projection conique équivalente


d’Albers (b)

3.3.3. Projections azimutales

Dans ce type de représentation, les images des méridiens sont des demi-droites qui
concourent en un point image du pôle. Les parallèles sont des cercles entiers concentriques
autour de ce point.
Les projections azimutales sont celles qui préservent les azimuts (c.-à-d. les directions par
rapport à une direction donnée, celle du nord dans leur aspect normal). Un point seul ou un
cercle peuvent exister sans déformation d’échelle. Les exemples classiques de projections

[11]
azimutales incluent la projection stéréographique et la projection azimutale équivalente de
Lambert (fig.5

Figure 5. Projection stéréographique (a) et projection azimutale équivalente de Lambert (b)

3.3.4. Autres projections

Il existe encore d’autres types de projection mais leurs utilisations en cartographie sont
beaucoup plus spécifiques, voire difficiles, que celles des trois grandes familles qui viennent
d’être exposées. C’est pourquoi nous ne nous attarderons pas dessus.

D’autres modes de classification des projections cartographiques se fondent sur leur aspect (c.-
à-d. l’apparence et la position relative du graticule, des pôles ou de l’équateur dans la
projection). L’aspect peut être polaire, équatorial, normal, transverse ou oblique.
On parle ainsi : de projections polaires, de projections normales, de projections équatoriales,
de projections transverses et de projections obliques. Ces noms désignent des qualités
particulières des projections cartographiques et ne sont pas les clés d’une classification
systématique. En effet, une projection peut être à la fois, par exemple, polaire et normale. En
théorie, toute projection peut exister sous tout aspect. Cependant, beaucoup de projections sont
employées sous certains aspects privilégiés qui permettent de restituer au mieux leurs
caractéristiques.

[12]
CHAPITRE 2

PRESENTATION ET LECTURE DES CARTES TOPOGRAPHIQUES

1. Lecture d’une carte topographique

1.1 . Les éléments internes d'une carte

Les cartes topographiques sont imprimées de telle manière qu’une marge importante reste
disponible sur les quatre cotés et puisse donc porter des renseignements complémentaires tels
que :
Le nom de la feuille, l’échelle, la date de publication, les méridiens et les parallèles (qui
permettent d’obtenir les coordonnées d’un point), les systèmes variables de repérage (le
quadrillage kilométrique Lambert), direction du nord géographique, ainsi que la variation
de la déclinaison magnétique.

1.1.1. Le titre
Figure 6. Les éléments internes et externes de la carte

[13]
1.1.2 Le titre :
Est l'élément principal d'une carte thématique, il précise le thème abordé, il insiste
l'observateur à lire la carte plus en détails, le titre est placé en haut et à gauche de la carte.
Le titre est suivi du numéro d’ordre ; ce chiffre indique la coupure fait partie d’un ensemble
plus vaste.
Les noms des feuilles voisines sont spécifiés soit dans les marges de la coupure,
voire dans les coins, ou sous forme d’un tableau. On peut se faire une idée de l’ensemble
des coupures aux différentes échelles en consultant les tableaux d’assemblage.
Également obligatoire, le titre expose dans le moins de mots possibles, le contenu de
la carte. Le titre doit être immédiatement visible : souvent écrit en capitales, on peut aussi
jouer sur la graisse et la taille des lettres.
Il doit en tout cas toujours être bref et ne pas se présenter sous la forme d'une phrase
avec sujet, verbe et complément. Il est inutile d'y faire figurer les mots « localisation » ou «
carte de », car par définition une carte localise et le lecteur est assez sensé pour savoir qu'il
lit une carte.

1.1.2. L’échelle de la carte :

Un document cartographique doit toujours comporter l’indication de son échelle c’est


l’un des éléments indispensables de l’habillage de la carte. Elle doit systématiquement être
présente.
Rien ne justifie son oubli, quel que soit le type de carte réalisée.

La projection d’une partie plus ou moins grande du globe terrestre ne peut être réalisé
que si on la réduit. Cette réduction est exprimée par un nombre fractionnaire qu’on appelle
échelle qui est le rapport d’une longueur mesurée sur la carte prise comme unité à la distance
horizontale qui lui correspond sur le terrain, mesurée avec la même unité.

E=

Ou bien

E=

[14]
Il est généralement simple de dire que l’échelle est de 1 pour 10.000, de 1 à 10.000, de 1 sur
10.000 (ce que signifie que 1cm sur la carte représente dans la réalité 10.000 cm ou 100m.
Exemple : Si deux points sont distants de 8km sur le terrain et de 10cm sur la carte, l’échelle

de celle-ci est :

E=
la carte est dite au 80000ème ou à l’échelle 1⁄80000

L'échelle cartographique se présente sous deux formes :


a. L’échelle graphique
« Ligne droite ou abaque matérialisant sur la carte, l’échelle numérique ». Sous forme d’une
ligne qui indique directement à quoi correspondent sur le terrain les longueurs lues sur la
carte. Cette échelle se présente comme un segment de droite divisé et graduée de gauche à
droite. Fréquemment, afin de pouvoir apprécier les fractions de division, on ajoute vers la
gauche un talon divisé plus finement et gradué de droite à gauche.

b. L’échelle numérique
Est le rapport d'une distance mesurée sur la carte et sa valeur réelle sur le terrain. Une échelle
de 1/100 000 signifie que 1 cm sur la carte représente 100 000 cm, soit 1000 mètres (ou 1
kilomètre) sur le terrain. En d'autres termes, un objet sur la carte sera 100 000 fois plus grand
dans la réalité.

[15]
L’échelle numérique
1millimètre sur la carte
représente 50000 mm
(50 m) sur le Terrain.
.

c. . Classification des échelles :

La notion d'échelle est très relative. On dit qu’une carte est à petite échelle quand le rapport
qui exprime cette échelle est petit (ex : 1/100000) quand ce rapport est grand (ex : 1/10000)
la carte est dite à grande échelle. Donc plus l’échelle est grande plus la carte sera détaillée.
Selon la manière conventionnelle, les échelles peuvent se classer de la façon suivante :
 Les plans : échelle inférieure à 1/5 000 ;

 Les cartes à grandes échelle : entre 1/5 000 et 1/50 000 ;

 Les cartes à échelles moyenne : entre 1/50 000 et 1/500 000 ;

 Les cartes à petites échelles : entre 1/500 000 et 1/1 000 000) (cartes des régions ou des
États) ;
 Les cartes à très petite échelle : au-delà du 1/1 000 000 (cartes des continents ou de la
terre entière).
 Les cartes topographiques sont des cartes à grandes et moyenne échelle : elles
représentent une petite surface mais avec beaucoup de détails.
 Les cartes d’Atlas sont à petite, voire à très petite échelle : elles couvrent une plus grande
surface mais présentent moins de détails.

[16]
N.B : -Attention à la terminologie petite échelle et grande échelle. L'échelle est un rapport : plus
le dénominateur sera important et donc le rapport petit, plus l'échelle sera petite.
- Lorsqu’'on réduit ou agrandit une carte, l'échelle graphique est réduite ou agrandie
automatiquement, en même temps que la carte. Par contre, l'échelle numérique est modifiée.

1.1.3. Légende des cartes topographiques


Il appartient au cartographe d'habiller la carte grâce à la légende. Une légende, imprimée
avec chaque carte, donne le sens des principaux signes conventionnels.
Quels renseignements trouve-t-on sur une carte topographique ? Les cartes topographiques
désignent de nombreux traits caractéristiques du terrain. Ces traits peuvent être classés dans les
catégories indiquées ci-après : Relief : montagnes, vallées, pentes, dépressions définies au
moyen de courbes de niveau. Hydrographie : lacs, rivières et fleuves, ruisseaux, marécages,
rapides, chutes. Végétation : régions boisées. Transport : routes, sentiers, chemins de fer, ponts,
aéroports et aérodromes, mouillages d’hydravions. Entités artificielles : bâtiments,
développements urbains, lignes de transport d’électricité, pipelines, tours. Frontières et limites
: internationales et territoriales, administratives, récréatives, géographiques. Toponymie : noms
géographiques, noms des entités hydrographiques, noms des formes du terrain, noms des
frontières et des limites.

a. La légende doit être exhaustive.

La légende doit présenter tous les signes utilisés dans la carte. Certains faits sont
suffisamment clairs et évidents pour que le cartographe omette de les faire figurer dans la
légende (trait bleu sinueux d'une rivière ou d'un fleuve, aplats bleus pour la mer) mais ces
phénomènes bénéficient d'un symbolisme naturel rarissime en cartographie.

b. La légende doit être ordonnée.

Afin d'assurer la clarté et les qualités d'analyse de la légende, il est souhaitable de créer
des groupements par thèmes (réseau routier, habitat, données sociodémographiques...). Certes,
une telle présentation de la légende ne convient pas à certaines cartes, par exemple les cartes à
un thème, mais est nécessaire pour les cartes polythématiques.

Les modes de Représentation (ponctuel, linéaire, zonale) à l'aide de symboles


conventionnels

[17]
Figure 7. Les modes de Représentation (ponctuel, linéaire, zonale) à l'aide de symboles
conventionnels.

1.1.4. Les directions de références


Les cartes topographiques à moyenne échelle portent l'indication de deux ou trois Nord
(figure ci-dessous) : La direction du Nord : elle correspond à la direction des méridiens.
Mais le bord des cartes porte des indications supplémentaires, puisqu’ il existe trois Nord.
• Le Nord astronomique ou géographique (NG), dont la direction est située dans le
plan du méridien ;
• Le Nord de la carte, ou Nord des coordonnées Lambert (NL). Qui est la direction
nord du quadrillage cartographique (UTM ou Lambert). L’angle que fait la
direction du Nord avec les méridiens est appelé "angle de convergence de
méridien" (y).
• Le Nord magnétique, dont la déclinaison, c’est-à-dire l’angle de la direction de
l’aiguille l’aimantée d’une boussole. Cette direction forme avec le Nord
géographique, est variable dans le temps. On en précise la date, ainsi que l’angle
de déclinaison.

[18]
Figure 8. Les directions de références.
1.1.5. Les sources
Sont indispensables et doivent figurer sur la carte (en bas de la carte ou sur la cartouche). Elle
permet d'indiquer les informations relatives aux données originales et les informations ayant
réalisé la carte.
Exemple : données originales : complètement à partir de levé photogrammétrie de
1983. Organisme : Institut national de cartographie et de télédétection (INCT), Avenue
Loutasssi Congo-Brazzaville

1.1.6. Les dates


Elle est, quel que soit le type de carte, obligatoire. Sans date, on ne peut
contrôler le degré d'ancienneté de l'information, ce qui est capital pour l'information
géographique en perpétuelle évolution.

1.1.6. La nomenclature ou la toponymie


La nomenclature est l'ensemble des noms de lieux ou de faits géographiques
écrits sur le fond de carte. Elle est bien sûr nécessaire sur les cartes de localisation pour
lesquelles la liste des noms de lieux constitue une base. Cela aide le lecteur à se repérer.
Pour varier la nomenclature selon l'importance et la nature des objets auxquels elle se
rapporte, le cartographe a le choix de jouer sur la forme, la taille, la valeur et la couleur
des lettres et des mots comme il le ferait avec des figurés ponctuels, linéaires ou
zonaux.

[19]
2 Autres renseignements portés sur les cartes topographiques :

Les cartes topographiques fournissent d’autres renseignements dont les plus importants sont :

 Les méridiens et les parallèles permettant d’obtenir les coordonnées


géographiques.
 Des systèmes variables de repérage (exemple : le quadrillage kilométrique
Lambert)

2.1. Les coordonnées:


La forme et la position des objets géographiques s’expriment par des coordonnées
(en deux dimensions ou trois) soit sphériques soit planes dans un référentiel
géographique. Tandis que leur position relative s’exprime par leur voisinage (inclusion
ou chevauchement par rapport à d’autres objets). Ce sont des références
(géographiques, UTM, Lambert) visibles dans une carte, permettant de localiser les
différents phénomènes représentés sur la carte.

Figure 9. Illustration des coordonnées géographiques et cartographiques.

Les coordonnées (latitude et longitude) sont utiles pour les cartes à petite échelle,
pour certains thèmes (les climats par exemple) ou lorsque le territoire présenté est
lointain et/ou peu connu. Dans ce cas, il est intéressant de mentionner en lieu et place,

[20]
des coordonnées (souvent en dehors du cadre) voire le nom d'un lieu géographique
célèbre situé à la même latitude ou longitude que le territoire cartographié.

a. Les coordonnées sphériques ou astronomique

L’assimilation de la terre à une sphère est un modèle (géométrique) simple qui néglige
les différences de relief. Ce modèle permet de définir des parallèles, des méridiens et
les coordonnées en latitude et longitude de tout point de la surface terrestre (Les
coordonnées sphériques exprimées en degrés ou en grade).

b. Les coordonnées géographiques

La latitude et la longitude sont les coordonnées géographiques qui permettent de repérer un


point à la surface de la Terre. Une latitude donnée, matérialisée par un cercle appelé parallèle,
est l'angle formé entre la verticale d’un lieu et le plan de l’équateur : de +90 degrés vers le pôle
Nord à -90 degrés vers le pôle Sud.
Une longitude donnée, matérialisée par un cercle appelé méridien, est l’angle formé entre le
plan du méridien d’un lieu et le plan du méridien de Greenwich (méridien origine, de longitude
0 degré). Elle varie de + 180 degrés vers l’Ouest à 180 degrés vers L’Est.
La longitude et la latitude sont des coordonnées géographiques représentées par des valeurs
angulaires et qui peuvent être exprimées en degrés ou en grade.

Figure 10 : La latitude et la longitude

[21]
2.2. Les méridiens et les parallèles

Figure 11. Les parallèles et les méridiens

La terre est divisée en 360 méridiens. 180 méridiens sont situés à l’Est de Greenwich
tandis que les autres 180 méridiens sont à l’ouest de Greenwich. Si la longitude est
mesurée à droite de Greenwich c'est-à-dire en allant vers l’ouest, on dit que la longitude

[22]
est ouest. Si la longitude est mesurée à gauche de Greenwich, on dit que la longitude
Est.
L'Équateur fixe naturellement le point zéro des latitudes. Mais il n'existe pas de
référence naturelle qui fixerait l'origine des longitudes. C'est le méridien de Greenwich
qui a été choisi (plus ou moins) arbitrairement pour servir de référence sur les cartes.
Le méridien de Greenwich est donc un méridien où la longitude est définie
comme égale à 0°. Il passe à travers l'Observatoire royal de Greenwich (banlieue de
Londres), au Royaume-Uni. Pour bien comprendre, je vous conseille de voir l’animation.

Le degré est l'unité angulaire qui divise une circonférence en 360 degrés. La notation
du degré est «°». Il s'agit comme pour l'heure d'un système sexagésimal. Les sous-
multiples du degré sont :
-la minute sexagésimale, notée « ' » telle que 60' = 1°.
-la seconde, notée « '' » telle que 60'' = 1'. Donc 1° = 60' = 3 600''.

Figure 12. Exemple d’un extrait de carte topographique dont coordonnées sont exprimées
en degré et en km.

[23]
 Les coordonnées rectangulaires : correspondent à des divisions qui se situent sur le
bord de la carte (elles traversent parfois la carte). Il s’agit du carroyage kilométrique
Lambert, qui fait un léger angle avec le système des méridiens et des parallèles.

 Qu’est-ce qu’un quadrillage ?

Un quadrillage est un modèle régulier de lignes parallèles se croisant à angle


droit pour former des carrés ; il sert à définir des positions précises. Pour vous aider à
repérer votre position exacte sur la surface terrestre (ou sur la carte) (Clarke ,1990), les
cartes topographiques font appel à deux systèmes de référence :

• la projection de Mercator transverse universelle (UTM) (abscisses et ordonnées) ;


• les coordonnées géographiques exprimées en degrés et en minutes (longitude et latitude

[24]
CHAPITRE 3
REPRESENTATION DES DIVERS ELEMENTS DE LA SURFACE
TERRESTRE SUR UNE CARTE TOPOGRAPHIQUE

1. Présentation des cartes topographiques

Les cartes topographiques fournissent une représentation exacte des caractéristiques de la


Terre, rendues à l’échelle sur une surface à deux dimensions. Elles sont un excellent outil de
planification et d’orientation. Une carte topographique fournit une représentation
bidimensionnelle du paysage terrestre à trois dimensions. En Algérie, les cartes
topographiques les plus utilisées ont une échelle de 1/50 000 et 1/25000.
Une observation de la carte aide à lire les renseignements représentés à l’intérieur du
cadre. Les renseignements qui apparaissent le long du cadre d’une carte contiennent des
détails utiles pour comprendre et utiliser la carte.
1.1. Des informations à l’extérieur du cadre (voir chapitre 2)
1.2. Des informations à l’intérieur du cadre,

• Des figurés divers,


• Des points avec des chiffres précis (point de côté et des altitudes)
• Des traits noir, traits et des pointillés en bleu, etc.
• Des surfaces en couleur,
• Des courbes en couleur (marron bistre)
Les cartes topographiques contiennent une grille de Mercator transverse universelle
(UTM) qui permet à l’utilisateur de repérer un point avec précision. En termes simples, une
carte topographique reproduit un paysage à trois dimensions sur une surface à deux dimensions.

1.2.1. Quels renseignements trouve-t-on sur une carte topographique ?


Les cartes topographiques désignent de nombreux traits caractéristiques du terrain. Ces traits
peuvent être classés dans les catégories indiquées ci-après :
• Relief : montagnes, vallées, pentes, dépressions définies au moyen de courbes de niveau.

[25]
• Hydrographie : lacs, rivières et fleuves, ruisseaux, marécages, rapides, chutes.
• Végétation : régions boisées.
• Transport : routes, sentiers, chemins de fer, ponts, aéroports et aérodromes, mouillages
d’hydravions.
• Entités artificielles : bâtiments, développements urbains, lignes de transport d’électricité,
pipelines, tours.
• Frontières et limites : internationales et territoriales, administratives, récréatives,
géographiques.
• Toponymie : noms géographiques, noms des entités hydrographiques, noms des formes du
terrain, noms des frontières et des limites, etc.

2. Établissement des cartes topographiques

Une carte topographique peut alors s’obtenir, dans un premier stade, par la projection
cylindrique de la surface terrestre sur un plan horizontal. Cette opération, qui se nomme
planimétrie, doit être complétée par la représentation du relief ou Orographie.

2.1. L’orographie :

L'orographie (du grec oro, « montagne », et graphen « écrit ») est le domaine de la


géomorphologie et de la géographie physique concernant la description du relief,
Elle permet de représenter le relief du terrain, mais cette représentation pose des
problèmes : on ne peut indiquer l’altitude de chaque point de la carte aussi on a imaginé
différents modes de représentation du relief :

2.1.1. Les Cartes en courbes de niveau


 Définition des courbes de niveau
On appelle courbe de niveau le lieu des points de la surface topographique ayant même
altitude, c'est-à-dire l’intersection de la surface topographique avec un plan horizontal
d'altitude donné.
 Principe de l’établissement des courbes de niveau
 La topographie de la surface terrestre est restituée par l'intermédiaire de courbes de niveau.
Une courbe de niveau joint donc un ensemble de points de même altitude.

[26]
 Ainsi la figure 19 montre trois plans horizontaux qui coupent une surface topographique
suivant trois courbes de niveau1, 2,3.
 La différence d’altitude entre les plans horizontaux est appelé équidistance des courbes
de niveau.

Figure 13. Principe d’établissement des courbes de niveaux


 L‘estompage

On a imaginé ajouter aux courbes de niveau un effet plastique destiné à percevoir


le relief de façon plus évidente. Il s’agit de l’estompage, qui correspond à un jeu de lumière
qui va mettre en place des ombres sur certains versants est en éclairer d’autres. Pour ceci, on
imagine une source lumineuse placée au nord-ouest de la carte, et des rayons en émanant,
faisant avec le plan un angle de 45°. Les versants exposés au sud-est seront donc ombrés, et
les ombre seront d’autant plus foncées que la pente est importante. On dessinera aussi des
légères ombres sur les versants éclairés pour les distinguer des plaines laissés en blanc.
L’estompage permet ainsi une perception plus rapide du relief sur les cartes topographiques
; il ne figure cependant pas sur des cartes topographiques à 1/25 000.

 Altitude des courbes de niveau

[27]
L’altitude des courbes est souvent indiquée le long de leur tracé. En principe le bas des
chiffres indiquant cette altitude est dirigé vers le bas de la pente.

Figure 14. Interpolation des courbes de niveau

 Equidistance
Selon l’échelle de la carte, l’équidistance est variable, elle peut être de 5, 10, 20 ou 50 mètres.
La valeur est toujours indiquée dans la légende de la carte.
Sur la carte elle correspond à la différence d’altitude entre deux courbes de niveau
consécutives (sur la fig.19 cette équidistance est indiquée par la lettre e). Il ne faut pas
confondre l’équidistance avec l’écartement des courbes en projection sur la carte.
Remarques :
▪ L’équidistance est constante
▪ L’écartement est variable, il dépend du relief c’est la distance verticale qui sépare sur le
terrain les plans horizontaux contenant deux courbes de niveau successives.
▪ L’équidistance est égale à la différence d’altitude entre ces deux courbes (h2, h1) divisée
par le nombre d’intervalles correspondant

[28]
1.1.2. Différentes sortes de courbes de niveau)
 Courbes maîtresses : Elles sont dessinées en traits plus accentués qui indiquent toutes
les courbes de rang 5 c'est-à-dire tous les 50 ou 100m, le plus souvent l’altitude est indiquée
sur les courbes maîtresses ; noter qu’entre deux courbes maitresses il y a toujours 4 courbes
normales.
 Courbes normales : Elles sont dessinées en traits fins, elles s’intercalent entre les
courbes maîtresses.
 Courbes intercalaires : Elles sont dessinées en général en tirets. Lorsque la surface
topographique est plate, les courbes de niveau sont espacées, pour amener plus de précision
on est conduit à ajouter une courbe dite intercalaire dont l’altitude diffère d’une demi-
équidistance de celle des deux courbes qui l’encadrent. Ces courbes intercalaires sont
exprimées en pointillés (traits discontinue).

Figure 15. Différent types de courbes de niveau

 La densité des courbes de niveau rend compte du relief :


• Les pentes fortes sont caractérisées par des courbes nombreuses et serrées ;
• Une région plate ou à faible pente correspond à des courbes espacées peu nombreuses.

2.1.3. Calcul de la pente


Les courbes de niveau permettent de calculer avec précisions la pente moyenne de la
surface topographique entre deux points A et B. cette pente peut s’expliquer en pourcentage
ou en degrés. Avec les notions de la fig.22, on a :
Pour calculer la pente entre deux points A et B, il suffit d’appliquer la formule suivante :

[29]
Donc une pente est égale à 100% lorsque le dénivelé est égal à la longueur parcourue.

Comprendre : si je fais 100 m en longueur, je


monte de 40 m.
En allant de A vers B, je passe de la courbe 130
à la courbe 170 : j’ai donc monté 40 m
La longueur du trajet à vol d’oiseau est de 450
m
Donc la pente est : P = (40 x 100) / 450 P = 8,9
%
En allant de A vers B, je monte : la pente est de
+8,9 % En allant de B vers A, je descends : la
pente est de – 8,9 %

Figure 16. Calcule de la pente entre deux points


Remarques :

 Plus la pente est faible, plus les courbes de niveau sont écartées.
 Plus la pente est forte, plus les courbes de niveau sont rapprochées.

Figure 17. Exemple de calcul de la pente

[30]
1- Courbe maitresse : l’altitude y est indiquée
2- Courbe normale
3- Courbe intercalaire d- distance horizontale entre A et B (=750m)
h- différence d’altitude ente A et B
(=200m) α - valeur angulaire de la pente
topographique
Pour calculer la pente en degrés, on remarque que : Tgα=h/d=P/100=0.266, d’où α=15°
Pour une pente de 100%, on a : α =45°, pour α=90°, la pente est infinie.

P%= *100

.1.4. Les points côtés à côté des courbes de niveau


Il existe un certain nombre de points remarquables où l’altitude exacte est donnée,
permettant de trouver facilement la valeur des courbes de niveau proches.
Exemple : soit une carte où l’équidistance des courbes est de 10m, supposons qu’au sommet
d’une butte il y ait un point côté 387m, la 1ère courbe entourant ce sommet et donc de valeur
inférieure sera la courbe 380 car elle sera un multiple de 10.

 Calcul de l’altitude d’un point

On peut calculer l’altitude d’un point situé entre deux courbes de niveau à l’aide
de la normale commune aux points de deux courbes voisines passant par le point
considéré, en suivant les étapes suivantes:
Soit l’altitude du point A = 400 + x

X=

Exemple :
Equidistance

[31]
Conseils topographiques • Consultez les courbes de niveau pour connaître l’altitude des
montagnes et des terrains plats. Plus les courbes sont rapprochées, plus la pente est
abrupte. • Les chiffres qui apparaissent sur les courbes de niveau indiquent la direction de
l’altitude (en pointant) toujours vers le haut.

2.2. Planimétrie
C’est la représentation des divers éléments de la surface terrestre sur la carte
topographique par des figurés caractéristiques conventionnée dont la signification est
indiquée dans la légende de la carte. On adopte en générale les conventions suivantes.

2.2.1. Couleurs de la carte topographique


Sur une carte topographique la réduction des dimensions interdit de dessiner le plus fin
détail, on les représente malgré tout grâce à des signes conventionnels dont la
signification est indiquée dans la légende. Diverses couleurs apparaissent sur une carte, et
chacune d’entre elles désigne des types de caractéristiques différents. Les cartes
topographiques modernes sont imprimées en couleur, ce qui facilite considérablement
leur lecture. On adopte généralement les conventions suivantes :
 Le bleu est affecté à l’hydrographie (comme les lacs, les marécages, les rivières )et le
drainage.

 Le vert à la végétation (forêt, cultures, etc.…). ‫ﺍ‬

 Le bistre (brun jaunâtre) est utilisé pour l’orographie, c'est-à-dire la

représentation du relief
[32]
.
 Le noir est utilisé pour représenter les objets artificiels, des entités artificielles, comme
les bâtiments, les chemins de fer et les lignes de transport d’électricité. Il sert également
à indiquer les noms géographiques (toponymie), certains symboles, les coordonnées
géographiques et les altitudes précises, il a la plus grande partie de la planimétrie.
 Le rouge est utilisé pour les éléments artificiels, comme les routes principales ou les
frontières politiques,
 Le violet pour les nouveaux changements ou mises à jour sur la carte qui n’étaient pas
représentés auparavant. Les cartes plus récentes n’utilisent plus le violet, mais comme il
existe tant d’anciennes cartes, il vaut la peine de mentionner.

[33]
CHAPITRE 4
LE PROFIL TOPOGRAPHIQUES

1. Définition

Un profil topographique est une section par un plan vertical de la surface topographique,
ce profil qui sera représenté à une certaine échelle, doit rendre compte des formes du relief.
Comprendre un relief au travers des courbes de niveaux.

2. Principe de l’exécution d’un profil topographique

• On trace un trait AB (Fig.24) sur une carte à l’échelle E (donnée) Sur la carte, au
crayon, la coupe à effectuer. Faire un trait perpendiculaire aux deux extrémités pour
bien marquer le point de départ et le point d’arrivée.
• Sur une feuille de papier millimétré, tracer un cadre dont la longueur est égale à celle
de la coupe. Vous indiquez les échelles graphiques et numériques. La base altitudinale
est fonction des points bas de la coupe.

[34]
• Ensuite sur un rectangle de papier millimétré on trace 2 axes perpendiculaires, celui
des abscisses correspondra à l’échelle des longueurs, celui des ordonnées à l’échelle
des hauteurs (altitude).
• Choisir l’origine de l’axe des hauteurs en fonction de l’altitude la plus basse.
• Faire coïncider le bord supérieur du papier millimétré contre le trait de coupe AB.
• Marquer sur ce papier les points A’B’ homologues de A et B, ensuite noter les
altitudes de ces points et celles des points d’intersection des courbes de niveau avec
le trait AB ; ceux-ci étant destinés à disparaître, les inscrire légèrement.

Méthode :

Reporter l’altitude du point d’intersection de chaque courbe de niveau en fonction de


la distance le long du plan de coupe (Fig.24)

Report du trait de coupe sur le papier millimétré comme suit

Figure 24. La procédure de conception de profil


Report des intersections entre le trait de coupe et les courbes de niveau.
Ces points sont abaissés (projetés) à leur altitude correspondante lue sur l’axe des
hauteurs précédemment dessiné.
L'échelle de l'axe z (altitudes) doit être la même que celle de l'axe x (sauf indication
contraire)
Ces points ainsi abaissés seront reliés entre eux, non pas des segments de droite, mais par
des courbes rendant compte au mieux de la topographie, les versants avec leur
concavité et leur convexité au bon endroit.
[35]
Figure 24. La procédure de conception de profil

• Report des intersections entre le trait de coupe et les courbes de niveau.


• Ces points sont abaissés (projetés) à leur altitude correspondante lue sur l’axe des hauteurs
précédemment dessiné.
• L'échelle de l'axe z (altitudes) doit être la même que celle de l'axe x (sauf indication
contraire)
• Ces points ainsi abaissés seront reliés entre eux, non pas des segments de droite, mais par
des courbes rendant compte au mieux de la topographie, les versants avec leur concavité et
leur convexité au bon endroit.
• On effacera alors les inscriptions ayant servi à la construction de la coupe.
Orientation du profil : pour l’orientation du profil se reporter à la rose des vents ; il faut la
dessiner sur un papier transparent, cette rose doit être placée au centre de la coupe de façon
que la direction NS soit parallèle au méridien le plus proche du trait de coupe.

Figure 25. Présentation d’un profil topographique


2.1. Habillage d’un profil topographique
 Tracé du profil topographique : sur le croquis il s’agit de la ligne joignant les points de
différentes altitudes qui correspondent aux courbes de niveau traversées par le segment
A-B sur la carte.
Orientation du tracé : Au-dessus des ordonnées, indiquées le sens du tracé à l’aide des points
[36]
 Titre du profil : Au-dessus et au centre du croquis profil, indiquez le nom de la région,
de la localité, du projet, du lieu ou encore du relief représenté.
 Identification des éléments du paysage : indiquez les points de départ et d’arrivée du
profil (ex : A-B) ainsi que les points de repères soit, les éléments du paysage croisé par
le tracé sur la carte sans toutefois surchargé le croquis. On pourra ajouter, au besoin des
éléments descriptifs des reliefs, des formes de surface, des éléments humains (route,
chemin de fer…), d’aménagement ou encore des risques environnementaux, etc.
 Source : indiquez le numéro de la carte topographique utilisée pour le profil ainsi que
l’année de publication, l’année de la dernière vérification et l’éditeur
 Auteur : Indiquez le nom de l’auteur du profil
 L'échelle horizontale ou l’abscisse : Utilisez l’échelle de la carte. Indiquez sous
l’abscisse, l’échelle numérique (1/25000) et l’échelle graphique.

 L'échelle verticale : indiquez sur les ordonnées les valeurs d’altitudes (50,100, etc.) et
l’unité de mesure (m).

Figure 26. Habillage d’un profil topographique

[37]
3. Analyse du relief

La description de la carte topographique a pour but de caractériser les principaux aspects


du relief, de les localiser et de montrer leur agencement. Cependant, la description ne doit
pas pour autant préjuger de la nature et de l’évolution du relief. Elle ne doit donc employer
qu’un vocabulaire à valeur uniquement topographique.

3.1. Le vocabulaire topographique

Le relief peut être considéré comme un ensemble de systèmes de pentes,


l’horizontalité parfaite étant très rare dans la nature. Les pentes s’associent pour donner des
formes élémentaires de relief (versant, talus, colline). À leur tour, ces formes élémentaires
se combinent pour former des ensembles plus ou moins complexes que l’on peut classer en
quelques grands types de relief (plaine, plateau). Cependant, tous les talus, tous les plateaux
ne sont pas identiques : chacun d’eux est caractérisé par un agencement particulier de ses
éléments constitutifs, autrement dit le modelé.

3.2. Les formes élémentaires du relief :

L’analyse du relief ou topologie conduit à reconnaitre des formes élémentaires qui,


par leurs associations permettent de caractériser des grands types de relief. Les principaux
types de ces éléments simples sont :
.1.2.3 Versant :

Un versant est la surface entre une crête et un talweg. La pente d’un versant se caractérise
par sa valeur (° ou %) et sa forme (concave, convexe, rectiligne, convexo-concave)

 Versant à pente régulière (pente constante):


Lorsqu’un versant possède une pente sensiblement constante, l’écartement des différentes
courbes de niveau garde la même valeur sur toute son étendue.

[38]
Figure 28. Pentes constantes.

 Versant à pente régulièrement variable :


Lorsqu’un versant à une pente variable l’écartement, des courbes varie également, celles-
ci se rapprochent quand la pente augmente (b), s’écartent dans le cas inverse (a).
• Pente concave : caractérisée par des courbes de niveau de plus en
plus écartées en allant vers le bas.
• Pente convexe: caractérisée par des courbes de niveau serrées vers

Figure 29. Pentes variables.

Rupture de pente : les ruptures de pente (abrupts ou falaises) se voient en fait lorsque

les courbes de niveau s’écartent ou se resserrent brusquement

[39]
Figure 30. Rupture de pente

Figure 31. 1 Abrupt, 2 Falaise


.2.2. Vallée :
Est le lieu de rencontre de deux versants le long d’une ligne de points bas. Cette ligne
s’appelle le talweg
Le cas des vallées est analogue à celui des sommets, bien que pratiquement plus difficile à
observer.
• Vallée en V: les courbes de niveau se rebroussent suivant un angle nettement marquée au
passage du talweg.

• Vallée à fond plat en U : les courbes montrent une zone de rebroussement généralement
peu nette et en tout cas largement étendue.

[40]
Figure 32. Forme des vallées
3.2.3. Interfluve :
C’est le relief qui sépare deux vallées voisines. Il correspond à l’intersection des
parties hautes des versants. On parle de croupe lorsque l’interfluve a une forme convexe
vers le ciel et de crête lorsque le recoupement des deux versants est plus ou moins aigu. Il
peut être plus ou moins large et présenter des formes diverses
 Le talus : Pente abrupte reliant deux reliefs à peu près plans d’altitude différente. Un
talus raide est souvent appelé escarpement.
 La colline : Éminence de forme plus ou moins circulaire à sommet arrondi et à
versants en pente douce. Une petite colline isolée est un monticule.
 La butte : Éminence à sommet plat et à versants raides, au moins dans le haut.
 La cuvette : Dépression fermée, vers le fond de laquelle les pentes convergent de
tous côtés.
3.2.4. Les plaines :
Une plaine, qui dérive du mot latin plana, est une grande étendue de terrain sans
relief, espace géographique caractérisé par une surface plane, ou légèrement ondulée,
d’altitude peu élevée par rapport au niveau de la mer ou d’altitude moindre que les régions
environnantes.
3.2.5. Les plateaux :
Un plateau est une surface plane ou légèrement ondulée dans laquelle les rivières sont
encaissées. Un plateau se caractérise par son altitude, son inclinaison, l'encaissement et la
forme de ses vallées, la dissection plus ou moins grande de sa surface par le réseau
hydrographique.

[41]
.2.6. Les montagnes :

Les montagnes se caractérisent par des altitudes élevées et des pentes fortes. Elles sont
entaillées par des vallées. Les montagnes anciennes ont été rabotées par l'érosion depuis au
moins 400 millions d’années : elles sont devenues basses et arrondies. Les montagnes plus
récentes ont « seulement » environs 30 millions d’années : leurs pics sont restés plus
découpés.

Figure 33. Éléments qui constituent le relief de la Terre

3.2.7. Sommets et cuvettes

Lorsque les courbes de niveau sont concentriques, elles présentent soit une cuvette soit un
sommet

Figure 34. Sommet et cuvettes


[42]
 Sommet symétrique : les courbes de niveau présentent un tracé symétrique par rapport à
l’allongement du relief et sont également écartées sur les deux flancs).
 Sommet dissymétrique: les courbes de niveau présentent un tracé dissymétrique par
rapport à l’allongement du relief et sont plus serrées sur le flanc le plus raide.
 Sommet arrondi : les courbes de niveau un rebroussement arrondi.
 Sommet anguleux : les courbes de niveau présentent un rebroussement anguleux.

Figure 35. Différents types de sommet

. Structure du commentaire
Le commentaire doit être structuré de manière rigoureuse. Il commence par une
introduction, suivie d’un développement organisé en deux à quatre parties, lui-même suivi
d’une conclusion.
L’introduction elle comprend obligatoirement une présentation de la carte :
localisation de l’espace représenté, thème principal de la carte. Elle précise la
problématique retenue. Enfin, elle annonce le plan utilisé.
Les différentes parties du développement doivent être liées entre elles par des
phrases de transition ; les paragraphes sont eux-mêmes liés entre eux par des mots de liaison
(liens logiques : de plus, en effet, par ailleurs, or, en conséquence, en revanche…). Ainsi
votre commentaire formera-t-il un tout cohérent, au lieu d’être une simple juxtaposition
d’idées sans lien entre elles.
Le développement aboutit à une conclusion qui n’est pas un simple résumé de ce
qui précède : la conclusion est une réponse à la problématique annoncée en introduction.
Elle s’achève par une ouverture (rattachez l’espace étudié à un ensemble géographique plus
vaste).
[43]
5. Conclusion

Longtemps, la représentation du relief est restée embryonnaire et figurative pour


des raisons complexes tant scientifiques que psychologiques. La représentation du relief
moderne permet de rajouter à la carte planimétrique l'information sur la troisième
dimension.
Le relief est à classer dans la catégorie des phénomènes continus quantitatifs. Du
point de vue sémiologique, cela pose un certain nombre de problèmes. Que l'on cherche à
privilégier la précision ou l'expressivité graphique, on aboutit souvent à une représentation
incomplète. Soit on discrétise finement les données pour obtenir un semis dense de points
côtés, mais on perd souvent toute lisibilité. Soit on utilise un dégradé de valeurs de teintes,
qui s'apparente à un estompage topographique zénithal, dont la lisibilité n'est pas toujours
assurée et pour lequel la quantification reste très difficile.
Ainsi, les cartographes ont défini une solution qui consiste à représenter les altitudes
par des iso-lignes ou courbes de niveau dont on maîtrise l'équidistance, accompagnées
d'annotations et de points cotés caractéristiques : sommets, talus, crêtes, talweg.
Le dessin cartographique des courbes de niveau nous renseigne sur les différentes
formes du relief. La représentation précise et exacte des formes du relief facilitera
grandement l’établissement des coupes géologiques.

[44]

Vous aimerez peut-être aussi