Cartographie II
Cartographie II
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
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ET PROFESSIONNEL
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INSTITUT POLYTECHNIQUE
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DE KINTELE
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Niveau :
Première année de BTS Géométrie-Topographie
Réalisée Par :
Ce cours de cartographie II est destiné aux étudiants de la 1 ère année de BTS en Géométrie-
Topographie. Il présente l’ensemble des notions nécessaires à la bonne compréhension des
cartes topographiques et à leur utilisation efficiente dans les domaines de la Géométrie-
Topographie et l’accès aux données. L’ouvrage comporte le nécessaire dans l’application
des principes base et méthodes cartographiques, notamment dans l’utilisation des cartes
topographiques et thématiques. Dans ce contexte, il représente un polycopié couvrant les 4
chapitres du programme officiel. Le document est organisé en chapitres, chaque chapitre
expose le cours, accompagnés dans la mesure du possible par des exemples dont les
explications seront données détaillées pendant le cours.
[1]
CHAPITRE 1
INTRODUCTION A LA CARTOGRAPHIE
1. Introduction
Les cartes ont toujours été d'excellents moyens de communication. Les phénomènes du
monde réel sont représentés sur des cartes par des codes ou structures qui se veulent
universelles. En fonction de la simplicité de ce codage, la lecture de la carte nécessitera ou non
une interprétation des données et permettra au lecteur de comprendre ou d'interpréter le ou les
phénomènes qui sont représentés. Une carte bien faite permet une lecture simple et une
compréhension claire.
2. Cartographies, carte
[2]
C'est enfin une technique, car elle nécessite d'amont en aval, l'emploi d'instruments dont
les progrès ont bouleversé toute la filière cartographique (photographies aériennes,
satellites, ordinateurs, impression et diffusion, etc.)
2.2. La carte
2.2.1. Définition
La carte est un outil de communication par l'image dans la mesure où le concepteur a
su prendre en compte les lois de la perception visuelle, du pouvoir séparateur de l'œil, des
contrastes de couleurs, et les règles typographiques concernant les écritures.
Objet très ancien, plus ou moins complexe, aux multiples facettes et utilisations, on ne
peut donner une seule définition de la carte. Toutes les cartes ont néanmoins un point commun,
celui de représenter une portion de l'espace terrestre. Retenons deux définitions de la carte :
➢ Une carte est une représentation géométrique, plane, simplifiée et conventionnelle de tout
ou partie de la surface terrestre et cela dans un rapport de similitude convenable qu'on
appelle échelle.
➢ La carte est un dessin réduit et à plat du Monde ou d'une portion du Monde. Elle peut être
aussi et d'autre part une représentation sur un fond de carte géographique, d'un phénomène
quelconque concret ou abstrait. Cette représentation est faite sur papier ou sur un autre
support tel le verre, le bois ou un écran d'ordinateur. Une carte est conçue à la main ou
[3]
par une machine. Les distances sur la carte sont toujours dans le même rapport que sur le
terrain.
De ces définitions se dégagent cinq grands principes dont les conséquences pratiques
guident ou devraient guider le travail de tout cartographe, professionnel ou non.
La carte est une représentation, un dessin : la carte est donc un document visuel.
Ceci explique que la conception et la réalisation d'une carte doivent respecter
des règles simples mais rigoureuses, issues des lois de la perception visuelle.
La carte est une représentation plane : la carte matérialise le passage de la sphère
terrestre à un plan. Ce passage est réalisé grâce au procédé des projections.
L'obligation de la projection implique qu'aucune carte n'est fidèle à la forme
réelle de la surface terrestre. De plus, selon la projection retenue, le visage du
territoire projeté sera très différent. Cette contrainte n'est impérieuse que dans le
cadre d'une cartographie de grandes étendues de terrain (travail à petite échelle).
La carte est une représentation réduite : une carte n'a pas pour objectif de
représenter l'espace en vraie grandeur. Au contraire, le but est d'obtenir un
document maniable sur lequel est représenté le terrain selon un rapport de
réduction : l'échelle.
La carte est une représentation simplifiée : la réduction impose une série
d'opérations graphiques que l'on regroupe sous le nom générique de
généralisation et qui visent à choisir les objets à représenter et à remplacer leurs
formes observées sur le terrain par des figurés conventionnels.
La carte est une représentation conventionnelle : le cartographe utilise un langage,
le langage cartographique, qui possède sa propre grammaire. Sa connaissance
permet de transmettre au mieux une information géographique.
De même que la définition de la cartographie a laissé entrevoir les deux grandes
branches de cette discipline, celle de la carte différencie deux grands types de cartes : d'une part
les cartes de base (appelées également cartes générales ou encore cartes classiques) issues de la
cartographie mathématique et d'autre part les cartes spéciales.
• Astronomie : fait intervenir des mesures astronomiques sur des étoiles (étoile polaire) à partir
de point fondamentale sur la Terre pour déterminer des positions et des directions sur Terre.
• Géodésie : Science ayant pour but de déterminer la forme et les dimensions de la Terre.
Ensemble de techniques ayant pour but de déterminer les positions planimétriques (X, Y) et
altimétriques (Z) d'un certain nombre de points géodésiques et de repères de nivellement.
• Photogrammétrie : Techniques d’exploitation des prises de vue aériennes (photographie
aérienne) ou satellites (images satellites) pour un usage cartographique (réalisation d’ortho-
images, de Modèle Numérique Terrain, de cartes…).
[5]
• Les cartes géographiques qui couvrent une vaste surface et dont l’échelle est dite petite,
seuls les grands traits y sont représentés,
• Les cartes topographiques qui, à l’inverse, ne couvrent qu’une petite surface et qui
reproduisent, à une grande échelle, le plus grand nombre possible de détails des
terrains.
Une classification selon le contenu, on distingue deux classes principales :
Étymologiquement le mot « carte » vient du latin charta : papier, dérivé du grec khartès
: feuille de papyrus.
Ce sont des cartes d'État-major, sur lesquelles figurent essentiellement les résultats des
observations directes concernant la position planimétrique (y) et altimétrique (z), la forme, la
dimension et l’identification des phénomènes concrets fixes et durables existant à la surface
du sol (aspect descriptif de la physionomie du terrain). L’échelle varie du 5 000 au 100 000
selon le degré de développement du pays.
B. Les Cartes Thématiques
Qui représentent, sur un fond topographique, des phénomènes qualitatifs ou quantitatifs
concrets ou abstraits circonscrits et limités par le choix d’un ou plusieurs thèmes particuliers.
Parmi les cartes thématiques, on peut effectuer un classement par thèmes, par exemple :
3. Objectif de la topographie
La Topographie, dans son sens le plus général, est une science très vaste qui a pour objet
tout ce qui concerne l’établissement des plans et cartes ainsi que leur utilisation.
[6]
La Topographie est la science qui a pour but de représenter sur une feuille plane une
portion de la surface terrestre à une échelle donnée.
La représentation sur un plan (carte) d'une surface sphérique (tout ou partie de la surface
terrestre) approchée par un ellipsoïde n'est pas sans contraintes.
Les ellipsoïdes n’étant pas des surfaces développables, il y a altération de la géométrie
(non conservation des longueurs, des angles, des surfaces…) lors du passage 3D / 2D. Les
altérations sont d'autant plus importantes que la surface projetée est étendue.
Mais une projection ne peut jamais se faire sans qu’il y ait de déformations. Pour s’en
convaincre, il suffit d’essayer d’aplatir la peau d’une orange ! Néanmoins, par calcul, il est
possible de définir le type et les paramètres d’une projection dans le but de minimiser certaines
déformations. On choisit alors :
[7]
• soit de conserver les surfaces (projections équivalentes)
• soit de conserver les distances à partir d’un point donné (projections équidistantes)
• soit d’opter pour une représentation ne conservant ni les angles ni les surfaces (projections
dites aphylactiques).
Une autre façon de classer les projections planes est de s’intéresser à leur canevas, c’est-à-
dire l’image des méridiens et des parallèles. C’est selon cette approche que nous allons
aborder les grandes familles de projection.
Une projection azimutale projette l’image de la Terre sur un plan à partir d’un point central.
Une carte produite dans une projection cylindrique peut être roulée en cylindre (jusqu’à assurer
la continuité de la représentation), et une carte produite dans une projection conique peut être
roulée en un cône (jusqu’à assurer la continuité de la représentation). D’emblée, il faut insister
sur le fait que la grande majorité des projections cartographiques en usage ont été obtenues
grâce aux mathématiques, et notamment grâce à cette branche connue sous le nom de calcul
différentiel. C’est ce qui permet d’assurer que sont préservées des caractéristiques spécifiques
et que sont minimisées des distorsions, au niveau des relations angulaires (et, partant, des
formes) ou des aires.
[8]
Figure 1. Les types de projections.
Les projections cylindriques sont celles qui confèrent une apparence rectangulaire au
graticule. Le rectangle peut être vu comme le développement d’une surface cylindrique qui
peut, à son tour, être enroulée en un cylindre. Bien que ces projections soient créées de
manière purement mathématique, plutôt qu’en introduisant la géométrie d’un cylindre,
l’aspect final peut suggérer une construction cylindrique. Une projection cartographique
cylindrique peut présenter une ligne ou deux lignes qui sont sans altération d’échelle. Des
exemples classiques de projections cylindriques sont la projection de Mercator, conforme
(elle conserve localement les angles), et la projection cylindrique équivalente de Lambert (qui
conserve les surfaces) (fig.2).
Les projections cylindriques sont souvent employées pour les cartes du monde ; la latitude y
est volontairement limitée vers le sud et vers le nord pour éviter la trop grande déformation des
régions polaires qu’entraîne cette méthode de projection. L’aspect normal de la projection
Mercator (où l’axe du « cylindre » est dans la direction nord-sud) est employé pour les cartes
marines dans le monde entier, alors que son aspect transverse (où l’axe du « cylindre » est
[9]
orthogonal à la direction nord-sud) est régulièrement employé pour les cartes topographiques
et est la projection utilisée pour le système de coordonnées UTM décrit plus haut.
Dans ce type de représentation, les images des méridiens sont des demi-droites qui
concourent en un point image du pôle et les parallèles des arcs de cercles concentriques autour
de ce point. Elles peuvent être réalisées de deux façons :
[10]
Figure 3. Types de Projection cylindrique.
Dans ce type de représentation, les images des méridiens sont des demi-droites qui
concourent en un point image du pôle. Les parallèles sont des cercles entiers concentriques
autour de ce point.
Les projections azimutales sont celles qui préservent les azimuts (c.-à-d. les directions par
rapport à une direction donnée, celle du nord dans leur aspect normal). Un point seul ou un
cercle peuvent exister sans déformation d’échelle. Les exemples classiques de projections
[11]
azimutales incluent la projection stéréographique et la projection azimutale équivalente de
Lambert (fig.5
Il existe encore d’autres types de projection mais leurs utilisations en cartographie sont
beaucoup plus spécifiques, voire difficiles, que celles des trois grandes familles qui viennent
d’être exposées. C’est pourquoi nous ne nous attarderons pas dessus.
D’autres modes de classification des projections cartographiques se fondent sur leur aspect (c.-
à-d. l’apparence et la position relative du graticule, des pôles ou de l’équateur dans la
projection). L’aspect peut être polaire, équatorial, normal, transverse ou oblique.
On parle ainsi : de projections polaires, de projections normales, de projections équatoriales,
de projections transverses et de projections obliques. Ces noms désignent des qualités
particulières des projections cartographiques et ne sont pas les clés d’une classification
systématique. En effet, une projection peut être à la fois, par exemple, polaire et normale. En
théorie, toute projection peut exister sous tout aspect. Cependant, beaucoup de projections sont
employées sous certains aspects privilégiés qui permettent de restituer au mieux leurs
caractéristiques.
[12]
CHAPITRE 2
Les cartes topographiques sont imprimées de telle manière qu’une marge importante reste
disponible sur les quatre cotés et puisse donc porter des renseignements complémentaires tels
que :
Le nom de la feuille, l’échelle, la date de publication, les méridiens et les parallèles (qui
permettent d’obtenir les coordonnées d’un point), les systèmes variables de repérage (le
quadrillage kilométrique Lambert), direction du nord géographique, ainsi que la variation
de la déclinaison magnétique.
1.1.1. Le titre
Figure 6. Les éléments internes et externes de la carte
[13]
1.1.2 Le titre :
Est l'élément principal d'une carte thématique, il précise le thème abordé, il insiste
l'observateur à lire la carte plus en détails, le titre est placé en haut et à gauche de la carte.
Le titre est suivi du numéro d’ordre ; ce chiffre indique la coupure fait partie d’un ensemble
plus vaste.
Les noms des feuilles voisines sont spécifiés soit dans les marges de la coupure,
voire dans les coins, ou sous forme d’un tableau. On peut se faire une idée de l’ensemble
des coupures aux différentes échelles en consultant les tableaux d’assemblage.
Également obligatoire, le titre expose dans le moins de mots possibles, le contenu de
la carte. Le titre doit être immédiatement visible : souvent écrit en capitales, on peut aussi
jouer sur la graisse et la taille des lettres.
Il doit en tout cas toujours être bref et ne pas se présenter sous la forme d'une phrase
avec sujet, verbe et complément. Il est inutile d'y faire figurer les mots « localisation » ou «
carte de », car par définition une carte localise et le lecteur est assez sensé pour savoir qu'il
lit une carte.
La projection d’une partie plus ou moins grande du globe terrestre ne peut être réalisé
que si on la réduit. Cette réduction est exprimée par un nombre fractionnaire qu’on appelle
échelle qui est le rapport d’une longueur mesurée sur la carte prise comme unité à la distance
horizontale qui lui correspond sur le terrain, mesurée avec la même unité.
E=
Ou bien
E=
[14]
Il est généralement simple de dire que l’échelle est de 1 pour 10.000, de 1 à 10.000, de 1 sur
10.000 (ce que signifie que 1cm sur la carte représente dans la réalité 10.000 cm ou 100m.
Exemple : Si deux points sont distants de 8km sur le terrain et de 10cm sur la carte, l’échelle
de celle-ci est :
E=
la carte est dite au 80000ème ou à l’échelle 1⁄80000
b. L’échelle numérique
Est le rapport d'une distance mesurée sur la carte et sa valeur réelle sur le terrain. Une échelle
de 1/100 000 signifie que 1 cm sur la carte représente 100 000 cm, soit 1000 mètres (ou 1
kilomètre) sur le terrain. En d'autres termes, un objet sur la carte sera 100 000 fois plus grand
dans la réalité.
[15]
L’échelle numérique
1millimètre sur la carte
représente 50000 mm
(50 m) sur le Terrain.
.
La notion d'échelle est très relative. On dit qu’une carte est à petite échelle quand le rapport
qui exprime cette échelle est petit (ex : 1/100000) quand ce rapport est grand (ex : 1/10000)
la carte est dite à grande échelle. Donc plus l’échelle est grande plus la carte sera détaillée.
Selon la manière conventionnelle, les échelles peuvent se classer de la façon suivante :
Les plans : échelle inférieure à 1/5 000 ;
Les cartes à petites échelles : entre 1/500 000 et 1/1 000 000) (cartes des régions ou des
États) ;
Les cartes à très petite échelle : au-delà du 1/1 000 000 (cartes des continents ou de la
terre entière).
Les cartes topographiques sont des cartes à grandes et moyenne échelle : elles
représentent une petite surface mais avec beaucoup de détails.
Les cartes d’Atlas sont à petite, voire à très petite échelle : elles couvrent une plus grande
surface mais présentent moins de détails.
[16]
N.B : -Attention à la terminologie petite échelle et grande échelle. L'échelle est un rapport : plus
le dénominateur sera important et donc le rapport petit, plus l'échelle sera petite.
- Lorsqu’'on réduit ou agrandit une carte, l'échelle graphique est réduite ou agrandie
automatiquement, en même temps que la carte. Par contre, l'échelle numérique est modifiée.
La légende doit présenter tous les signes utilisés dans la carte. Certains faits sont
suffisamment clairs et évidents pour que le cartographe omette de les faire figurer dans la
légende (trait bleu sinueux d'une rivière ou d'un fleuve, aplats bleus pour la mer) mais ces
phénomènes bénéficient d'un symbolisme naturel rarissime en cartographie.
Afin d'assurer la clarté et les qualités d'analyse de la légende, il est souhaitable de créer
des groupements par thèmes (réseau routier, habitat, données sociodémographiques...). Certes,
une telle présentation de la légende ne convient pas à certaines cartes, par exemple les cartes à
un thème, mais est nécessaire pour les cartes polythématiques.
[17]
Figure 7. Les modes de Représentation (ponctuel, linéaire, zonale) à l'aide de symboles
conventionnels.
[18]
Figure 8. Les directions de références.
1.1.5. Les sources
Sont indispensables et doivent figurer sur la carte (en bas de la carte ou sur la cartouche). Elle
permet d'indiquer les informations relatives aux données originales et les informations ayant
réalisé la carte.
Exemple : données originales : complètement à partir de levé photogrammétrie de
1983. Organisme : Institut national de cartographie et de télédétection (INCT), Avenue
Loutasssi Congo-Brazzaville
[19]
2 Autres renseignements portés sur les cartes topographiques :
Les cartes topographiques fournissent d’autres renseignements dont les plus importants sont :
Les coordonnées (latitude et longitude) sont utiles pour les cartes à petite échelle,
pour certains thèmes (les climats par exemple) ou lorsque le territoire présenté est
lointain et/ou peu connu. Dans ce cas, il est intéressant de mentionner en lieu et place,
[20]
des coordonnées (souvent en dehors du cadre) voire le nom d'un lieu géographique
célèbre situé à la même latitude ou longitude que le territoire cartographié.
L’assimilation de la terre à une sphère est un modèle (géométrique) simple qui néglige
les différences de relief. Ce modèle permet de définir des parallèles, des méridiens et
les coordonnées en latitude et longitude de tout point de la surface terrestre (Les
coordonnées sphériques exprimées en degrés ou en grade).
[21]
2.2. Les méridiens et les parallèles
La terre est divisée en 360 méridiens. 180 méridiens sont situés à l’Est de Greenwich
tandis que les autres 180 méridiens sont à l’ouest de Greenwich. Si la longitude est
mesurée à droite de Greenwich c'est-à-dire en allant vers l’ouest, on dit que la longitude
[22]
est ouest. Si la longitude est mesurée à gauche de Greenwich, on dit que la longitude
Est.
L'Équateur fixe naturellement le point zéro des latitudes. Mais il n'existe pas de
référence naturelle qui fixerait l'origine des longitudes. C'est le méridien de Greenwich
qui a été choisi (plus ou moins) arbitrairement pour servir de référence sur les cartes.
Le méridien de Greenwich est donc un méridien où la longitude est définie
comme égale à 0°. Il passe à travers l'Observatoire royal de Greenwich (banlieue de
Londres), au Royaume-Uni. Pour bien comprendre, je vous conseille de voir l’animation.
Le degré est l'unité angulaire qui divise une circonférence en 360 degrés. La notation
du degré est «°». Il s'agit comme pour l'heure d'un système sexagésimal. Les sous-
multiples du degré sont :
-la minute sexagésimale, notée « ' » telle que 60' = 1°.
-la seconde, notée « '' » telle que 60'' = 1'. Donc 1° = 60' = 3 600''.
Figure 12. Exemple d’un extrait de carte topographique dont coordonnées sont exprimées
en degré et en km.
[23]
Les coordonnées rectangulaires : correspondent à des divisions qui se situent sur le
bord de la carte (elles traversent parfois la carte). Il s’agit du carroyage kilométrique
Lambert, qui fait un léger angle avec le système des méridiens et des parallèles.
[24]
CHAPITRE 3
REPRESENTATION DES DIVERS ELEMENTS DE LA SURFACE
TERRESTRE SUR UNE CARTE TOPOGRAPHIQUE
[25]
• Hydrographie : lacs, rivières et fleuves, ruisseaux, marécages, rapides, chutes.
• Végétation : régions boisées.
• Transport : routes, sentiers, chemins de fer, ponts, aéroports et aérodromes, mouillages
d’hydravions.
• Entités artificielles : bâtiments, développements urbains, lignes de transport d’électricité,
pipelines, tours.
• Frontières et limites : internationales et territoriales, administratives, récréatives,
géographiques.
• Toponymie : noms géographiques, noms des entités hydrographiques, noms des formes du
terrain, noms des frontières et des limites, etc.
Une carte topographique peut alors s’obtenir, dans un premier stade, par la projection
cylindrique de la surface terrestre sur un plan horizontal. Cette opération, qui se nomme
planimétrie, doit être complétée par la représentation du relief ou Orographie.
2.1. L’orographie :
[26]
Ainsi la figure 19 montre trois plans horizontaux qui coupent une surface topographique
suivant trois courbes de niveau1, 2,3.
La différence d’altitude entre les plans horizontaux est appelé équidistance des courbes
de niveau.
[27]
L’altitude des courbes est souvent indiquée le long de leur tracé. En principe le bas des
chiffres indiquant cette altitude est dirigé vers le bas de la pente.
Equidistance
Selon l’échelle de la carte, l’équidistance est variable, elle peut être de 5, 10, 20 ou 50 mètres.
La valeur est toujours indiquée dans la légende de la carte.
Sur la carte elle correspond à la différence d’altitude entre deux courbes de niveau
consécutives (sur la fig.19 cette équidistance est indiquée par la lettre e). Il ne faut pas
confondre l’équidistance avec l’écartement des courbes en projection sur la carte.
Remarques :
▪ L’équidistance est constante
▪ L’écartement est variable, il dépend du relief c’est la distance verticale qui sépare sur le
terrain les plans horizontaux contenant deux courbes de niveau successives.
▪ L’équidistance est égale à la différence d’altitude entre ces deux courbes (h2, h1) divisée
par le nombre d’intervalles correspondant
[28]
1.1.2. Différentes sortes de courbes de niveau)
Courbes maîtresses : Elles sont dessinées en traits plus accentués qui indiquent toutes
les courbes de rang 5 c'est-à-dire tous les 50 ou 100m, le plus souvent l’altitude est indiquée
sur les courbes maîtresses ; noter qu’entre deux courbes maitresses il y a toujours 4 courbes
normales.
Courbes normales : Elles sont dessinées en traits fins, elles s’intercalent entre les
courbes maîtresses.
Courbes intercalaires : Elles sont dessinées en général en tirets. Lorsque la surface
topographique est plate, les courbes de niveau sont espacées, pour amener plus de précision
on est conduit à ajouter une courbe dite intercalaire dont l’altitude diffère d’une demi-
équidistance de celle des deux courbes qui l’encadrent. Ces courbes intercalaires sont
exprimées en pointillés (traits discontinue).
[29]
Donc une pente est égale à 100% lorsque le dénivelé est égal à la longueur parcourue.
Plus la pente est faible, plus les courbes de niveau sont écartées.
Plus la pente est forte, plus les courbes de niveau sont rapprochées.
[30]
1- Courbe maitresse : l’altitude y est indiquée
2- Courbe normale
3- Courbe intercalaire d- distance horizontale entre A et B (=750m)
h- différence d’altitude ente A et B
(=200m) α - valeur angulaire de la pente
topographique
Pour calculer la pente en degrés, on remarque que : Tgα=h/d=P/100=0.266, d’où α=15°
Pour une pente de 100%, on a : α =45°, pour α=90°, la pente est infinie.
P%= *100
On peut calculer l’altitude d’un point situé entre deux courbes de niveau à l’aide
de la normale commune aux points de deux courbes voisines passant par le point
considéré, en suivant les étapes suivantes:
Soit l’altitude du point A = 400 + x
X=
Exemple :
Equidistance
[31]
Conseils topographiques • Consultez les courbes de niveau pour connaître l’altitude des
montagnes et des terrains plats. Plus les courbes sont rapprochées, plus la pente est
abrupte. • Les chiffres qui apparaissent sur les courbes de niveau indiquent la direction de
l’altitude (en pointant) toujours vers le haut.
2.2. Planimétrie
C’est la représentation des divers éléments de la surface terrestre sur la carte
topographique par des figurés caractéristiques conventionnée dont la signification est
indiquée dans la légende de la carte. On adopte en générale les conventions suivantes.
représentation du relief
[32]
.
Le noir est utilisé pour représenter les objets artificiels, des entités artificielles, comme
les bâtiments, les chemins de fer et les lignes de transport d’électricité. Il sert également
à indiquer les noms géographiques (toponymie), certains symboles, les coordonnées
géographiques et les altitudes précises, il a la plus grande partie de la planimétrie.
Le rouge est utilisé pour les éléments artificiels, comme les routes principales ou les
frontières politiques,
Le violet pour les nouveaux changements ou mises à jour sur la carte qui n’étaient pas
représentés auparavant. Les cartes plus récentes n’utilisent plus le violet, mais comme il
existe tant d’anciennes cartes, il vaut la peine de mentionner.
[33]
CHAPITRE 4
LE PROFIL TOPOGRAPHIQUES
1. Définition
Un profil topographique est une section par un plan vertical de la surface topographique,
ce profil qui sera représenté à une certaine échelle, doit rendre compte des formes du relief.
Comprendre un relief au travers des courbes de niveaux.
• On trace un trait AB (Fig.24) sur une carte à l’échelle E (donnée) Sur la carte, au
crayon, la coupe à effectuer. Faire un trait perpendiculaire aux deux extrémités pour
bien marquer le point de départ et le point d’arrivée.
• Sur une feuille de papier millimétré, tracer un cadre dont la longueur est égale à celle
de la coupe. Vous indiquez les échelles graphiques et numériques. La base altitudinale
est fonction des points bas de la coupe.
[34]
• Ensuite sur un rectangle de papier millimétré on trace 2 axes perpendiculaires, celui
des abscisses correspondra à l’échelle des longueurs, celui des ordonnées à l’échelle
des hauteurs (altitude).
• Choisir l’origine de l’axe des hauteurs en fonction de l’altitude la plus basse.
• Faire coïncider le bord supérieur du papier millimétré contre le trait de coupe AB.
• Marquer sur ce papier les points A’B’ homologues de A et B, ensuite noter les
altitudes de ces points et celles des points d’intersection des courbes de niveau avec
le trait AB ; ceux-ci étant destinés à disparaître, les inscrire légèrement.
Méthode :
L'échelle verticale : indiquez sur les ordonnées les valeurs d’altitudes (50,100, etc.) et
l’unité de mesure (m).
[37]
3. Analyse du relief
Un versant est la surface entre une crête et un talweg. La pente d’un versant se caractérise
par sa valeur (° ou %) et sa forme (concave, convexe, rectiligne, convexo-concave)
[38]
Figure 28. Pentes constantes.
Rupture de pente : les ruptures de pente (abrupts ou falaises) se voient en fait lorsque
[39]
Figure 30. Rupture de pente
• Vallée à fond plat en U : les courbes montrent une zone de rebroussement généralement
peu nette et en tout cas largement étendue.
[40]
Figure 32. Forme des vallées
3.2.3. Interfluve :
C’est le relief qui sépare deux vallées voisines. Il correspond à l’intersection des
parties hautes des versants. On parle de croupe lorsque l’interfluve a une forme convexe
vers le ciel et de crête lorsque le recoupement des deux versants est plus ou moins aigu. Il
peut être plus ou moins large et présenter des formes diverses
Le talus : Pente abrupte reliant deux reliefs à peu près plans d’altitude différente. Un
talus raide est souvent appelé escarpement.
La colline : Éminence de forme plus ou moins circulaire à sommet arrondi et à
versants en pente douce. Une petite colline isolée est un monticule.
La butte : Éminence à sommet plat et à versants raides, au moins dans le haut.
La cuvette : Dépression fermée, vers le fond de laquelle les pentes convergent de
tous côtés.
3.2.4. Les plaines :
Une plaine, qui dérive du mot latin plana, est une grande étendue de terrain sans
relief, espace géographique caractérisé par une surface plane, ou légèrement ondulée,
d’altitude peu élevée par rapport au niveau de la mer ou d’altitude moindre que les régions
environnantes.
3.2.5. Les plateaux :
Un plateau est une surface plane ou légèrement ondulée dans laquelle les rivières sont
encaissées. Un plateau se caractérise par son altitude, son inclinaison, l'encaissement et la
forme de ses vallées, la dissection plus ou moins grande de sa surface par le réseau
hydrographique.
[41]
.2.6. Les montagnes :
Les montagnes se caractérisent par des altitudes élevées et des pentes fortes. Elles sont
entaillées par des vallées. Les montagnes anciennes ont été rabotées par l'érosion depuis au
moins 400 millions d’années : elles sont devenues basses et arrondies. Les montagnes plus
récentes ont « seulement » environs 30 millions d’années : leurs pics sont restés plus
découpés.
Lorsque les courbes de niveau sont concentriques, elles présentent soit une cuvette soit un
sommet
. Structure du commentaire
Le commentaire doit être structuré de manière rigoureuse. Il commence par une
introduction, suivie d’un développement organisé en deux à quatre parties, lui-même suivi
d’une conclusion.
L’introduction elle comprend obligatoirement une présentation de la carte :
localisation de l’espace représenté, thème principal de la carte. Elle précise la
problématique retenue. Enfin, elle annonce le plan utilisé.
Les différentes parties du développement doivent être liées entre elles par des
phrases de transition ; les paragraphes sont eux-mêmes liés entre eux par des mots de liaison
(liens logiques : de plus, en effet, par ailleurs, or, en conséquence, en revanche…). Ainsi
votre commentaire formera-t-il un tout cohérent, au lieu d’être une simple juxtaposition
d’idées sans lien entre elles.
Le développement aboutit à une conclusion qui n’est pas un simple résumé de ce
qui précède : la conclusion est une réponse à la problématique annoncée en introduction.
Elle s’achève par une ouverture (rattachez l’espace étudié à un ensemble géographique plus
vaste).
[43]
5. Conclusion
[44]