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Didh Proces Equitable - VF

Le document traite des droits fondamentaux procéduraux garantissant un procès équitable, incluant le droit à l'information, à la défense, à un juge impartial et à un recours effectif. Il souligne l'importance de ces droits pour assurer la dignité humaine et le respect des libertés individuelles dans le cadre de l'État de droit. Les droits sont ancrés dans divers instruments juridiques internationaux et nationaux.

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Didh Proces Equitable - VF

Le document traite des droits fondamentaux procéduraux garantissant un procès équitable, incluant le droit à l'information, à la défense, à un juge impartial et à un recours effectif. Il souligne l'importance de ces droits pour assurer la dignité humaine et le respect des libertés individuelles dans le cadre de l'État de droit. Les droits sont ancrés dans divers instruments juridiques internationaux et nationaux.

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DROITS DE L’HOMME ET GARANTIE D’UN

PROCÈS ÉQUITABLE

Par Hon. Modibo SACKO (PhD)


Juge à la Cour Suprême du Mali
Vice-Président de la CAfDHP

www.african-court.org
Les droits fondamentaux procéduraux

➢ Les droits fondamentaux procéduraux sont des garanties


qui permettent aux individus de bénéficier d’un traitement
équitable et juste dans les procédures judiciaires,
administratives ou disciplinaires.

Ces droits sont essentiels à l’État de droit et à la protection


des libertés individuelles.
Les droits fondamentaux procéduraux
En vue d’assurer que les décisions prises par les autorités
publiques ou privées respectent la dignité humaine, la
légalité et les principes de justice, il faut garantir – à
différentes étapes de la procédure, le droit à un procès
équitable qui sous-tend :

➢ Le droit d’être informé des charges retenues


➢ Le droit à la défense
➢ La présomption d’innocence
➢ Le droit de ne pas s’auto-incriminer
➢ Le droit à un recours effectif
➢ Le droit à un juge impartial et indépendant
➢ L’interdiction des détentions arbitraires
➢ Le droit d’accès à une procédure dans un délai raisonnable
Exigences de l’État de droit
Exigence d’une administration équitable et efficace de la justice :

➢ Toute personne doit avoir un libre accès aux tribunaux pour


faire valoir ses droits
➢ Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue
équitablement et publiquement par une instance
juridictionnelle compétente, indépendante et impartiale,
établie par la loi, qui décidera soit du bien-fondé de toute
accusation en matière pénale dirigée contre elle, soit des
contestations sur ses droits et obligations.
Fondement juridique du droit à un procès équitable :
Art. 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme
(1948)

Art. 6 de la Convention européenne des droits de l’homme et


des libertés fondamentales (1950)

Art. 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques


(1966)

Art. 7 de la Charte africaine des droits de l’homme et des


peuples (1986)

Les droits dans les constitutions nationales


Que comprend ce droit ?

« Un test décisif de notre degré de civilisation » Lord Steyn


(Un test décisif pour déterminer à quel point nous sommes
humains ?)

•Droit d’être entendu équitablement et publiquement


•Dans un délai raisonnable
•Devant une juridiction indépendante et impartiale
•Établie par la loi
•Appliquer les notions de justice civilisée (humaine)
•Donner lieu à une décision motivée et rendue en séance
publique
LES DROITS RECONNUS A TOUTE PERSONNE AVANT LE PROCES
LES DROITS RECONNUS A TOUTE PERSONNE AVANT LE PROCES
• Un procès ne peut être équitable que si tous les droits de l’accusé ont été
respectés durant toute la procédure c’est-à-dire avant et pendant le procès.

• L’étape de la procédure se situant avant le procès revêt une grande


importance si l’on sait que le caractère équitable ou non du procès et la
qualité de la décision rendue dépendent, dans une large mesure, du
respect des règles et principes qui régissent cette étape.

• C’est pourquoi, avant l’ouverture de son procès, toute personne doit


bénéficier de certains droits consacrés par des normes nationales et
internationales.
1. Le droit à la liberté

- « Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut


faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire. Nul ne peut être
privé de sa liberté, si ce n’est pour des motifs, et conformément à la procédure
prévue par la loi » (article 9 (1) du Pacte International relatif aux Droits Civils et
Politiques).

- Le même droit est affirmé par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et
des Peuples dont l’article 6 dispose « Tout individu a droit à la liberté et à la
sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des
motifs et dans les conditions préalablement déterminées par la loi ; en
particulier, nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement».
1. Le droit à la liberté

La Constitution, en son article 7, consacre le même droit


lorsqu’elle dispose que: « Toute personne a droit à un procès
équitable et à un jugement rendu dans un délai raisonnable.
Le droit à la défense, y compris celui de se faire assister
par l’avocat de son choix, est garanti depuis l’enquête
préliminaire.
Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa
culpabilité soit établie par la juridiction compétente.
La peine est personnelle. Nul ne peut être poursuivi, arrêté
ou inculpé qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement
aux faits qui lui sont reprochés. »
2. Le droit d’être informé des motifs de l’arrestation et de la
détention

Cette information est indispensable pour permettre à la


personne mise en cause de contester la légalité de son
arrestation ou de sa détention et, si elle est inculpée, de
commencer à préparer sa défense.
- Ce droit est consacré par l’article 9(2) du Pacte
International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP).
- Lorsque la personne est accusée d’une infraction pénale,
elle a droit à être informée, dans le plus court délai, dans
une langue qu’elle comprend et de façon détaillée, de la
nature et des motifs de l’accusation portée contre elle
(article 14 (3), PIDCP).
2. Le droit d’être informé des motifs de l’arrestation et de la
détention

La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples


ne contient pas de dispositions spécifiques sur ce point.

Cependant, la Commission Africaine des Droits de l’Homme


et des Peuples a déclaré que « le droit à un procès
équitable comprend, entre autres, la condition selon
laquelle les personnes arrêtées doivent être informées
au moment de leur arrestation dans une langue qu’elles
comprennent, de la raison de leur arrestation et doivent
être promptement informées de toutes les charges
contre elles».
3. Le droit de faire appel à un avocat avant le procès

• Toute personne placée en détention ou risquant d’être


inculpée a le droit de faire appel à un avocat de son choix
pour protéger ses droits et l’aider à préparer sa défense.
• Si cette personne n’a pas de défenseur ou n’a pas les
moyens d’en engager un, un avocat qualifié doit être
désigné d’office pour assurer sa défense chaque fois que
l’intérêt de la justice l’exige ; les services de l’avocat
commis d’office doivent être garantis (article 14.3(d) du
PIDCP.
• La personne doit avoir le temps et les moyens
nécessaires pour communiquer en toute confidentialité
avec son avocat et doit pouvoir le rencontrer sans délai.
4. Le droit à des conditions humaines de détention et
le droit de ne pas être soumis à la torture

La Constitution du 22 juillet 2023 dispose, en son article 4, :


Nul ne peut être soumis à la torture, à l’esclavage, aux
traitements inhumains, cruels et dégradants.

Tout individu, tout agent de l’Etat qui se rend coupable de


tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction,
sera puni conformément à la loi. ».
5. Le droit des détenus d’entrer en contact avec le monde
extérieur (Directive 37 des règles minima des Nations Unies
pour le traitement des détenus – Règles Nelson Mandela)

• Les personnes placées en détention ont le droit de prendre


rapidement en contact avec les membres de leur famille, des
médecins, un représentant de l’appareil judiciaire et, si le détenu est
ressortissant étranger, avec des représentants du consulat de leur
pays ou une organisation internationale compétente

• Le contact avec le monde extérieur constitue une garantie essentielle


contre les violations des droits humains telles que les « disparitions »,
la torture et les autres formes de mauvais traitements.
6. Le droit de contester la légalité de la détention

• Toute personne privée de sa liberté par arrestation ou


détention, a le droit d’introduire un recours devant un
tribunal afin que celui-ci statue sans délai sur la légalité
de sa détention et ordonne sa libération si la détention est
illégale (article 9 (4) PIDCP).

• Toute personne victime d’arrestation ou de détention


illégale a droit à réparation (article 9 (5) PIDCP).
7. Le droit d’être traduit sans délai devant un
magistrat habilité par la loi

Toute personne arrêtée ou détenue pour infraction


pénale doit être traduite dans le plus court délai
devant un juge ou une autre autorité habilitée par la
loi à exercer des fonctions judiciaires (article 9 (3)
du PIDCP).
8. Le droit d’être jugé dans un délai raisonnable ou d’être remis
en liberté
• Le même article 9 (3) du PIDCP reconnaît à cette même
toute personne le droit d’être jugé dans un délai
raisonnable et, si elle n’est pas traduite en justice dans ce
délai raisonnable, le droit de recouvrer sa liberté dans
l’attente de son procès.

• En principe toute personne poursuivie pour un crime a le


droit d’être jugé sans retard excessif. Ce droit est
consacré par les instruments de protection des droits de
l’homme notamment le PIDCP (article 14.3 (c)), la Charte
Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (article
7).
9. Les droits au cours de l’information judiciaire

• Plusieurs droits visent à protéger les personnes faisant


l’objet d’une information judiciaire, notamment :
- la présomption d’innocence (articles 14 (2) PIDCP, 7
CADHP) ;
- l’interdiction de tout acte de torture et autres traitements
inhumains ou dégradants ;
- l’interdiction de contraindre une personne à témoigner
contre elle-même ou de s’avouer coupable (article 14. 3(g)
PIDCP), le droit de garder le silence et de se faire assister
par un conseil, la présence d’un avocat au cours de
l’interrogatoire.
LES DROITS RECONNUS A TOUTE PERSONNE PENDANT
LE PROCES
LES DROITS RECONNUS A TOUTE PERSONNE PENDANT LE
PROCES
1. Le droit à l’égalité devant la loi et les juridictions
Tous sont égaux devant les tribunaux et les Cours de
Justice (article 14 alinéa 1 du PIDCP).
Dans le cadre de la procédure judiciaire la garantie de
l’égalité comprend l’interdiction des lois discriminatoires et le
droit à l’égalité d’accès aux juridictions et à un traitement
égal devant celles-ci.

L’article 1er de la Constitution affirme ce droit à l’égalité et


interdit toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la
couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion
politique.
2. Le droit d’être jugé par un tribunal compétent,
indépendant et impartial
Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue
équitablement et publiquement par un tribunal compétent,
indépendant et impartial établi par la loi qui décidera soit du
bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée
contre elle, soit des contestations sur ses droits et
obligations de caractère civil (article 14 alinéa 1 du PIDCP).

Le tribunal chargé de statuer sur une affaire doit aussi être


établi par la loi et doit impérativement être compétent,
indépendant et impartial
Une instance juridictionnelle indépendante repose sur:
- l'indépendance des Instances juridictionnelles et des juges doit être
garantie par la constitution et les lois du pays et respectée par le
Gouvernement, ses institutions et autorités;
- l'instance juridictionnelle doit être créée par la loi pour rendre des
décisions au sujet de questions qui sont de sa compétence sur la
base du droit et conformément aux procédures prescrites;
- les magistrats connaissent de toute affaire judiciaire et ont le pouvoir
exclusif de décider si une affaire dont ils sont saisis relève de leur
compétence telle qu'elle est définie par la loi;
- la justice s'exerce à l'abri de toute intervention injustifiée ou ingérence
et les décisions des tribunaux ne sont pas sujettes à révision ;
- les instances juridictionnelles sont indépendantes du pouvoir exécutif
- la procédure de nomination dans les instances juridictionnelles doit
être transparente ;
- les magistrats ou les membres des instances Juridictionnelles sont
inamovibles tant qu'ils n'ont pas atteint l'âge obligatoire de la retraite
ou la fin de leur mandat;
Une instance juridictionnelle indépendante repose sur:
− La promotion des magistrats doit être fondée sur des facteurs objectifs,
notamment sur la compétence, l'intégrité et l'expérience;
− les magistrats exposés à des procédures disciplinaires, de suspension ou de
destitution ont droit aux garanties qui s'attachent à un procès équitable ;
notamment au droit d'être représentés par un conseil de leur choix et à un
réexamen indépendant des décisions liées à des procédures disciplinaires,
de suspension ou de destitution;
− les procédures concernant des plaintes déposées contre les magistrats et
les sanctions eux doivent être prescrites par la loi ; les plaintes contre les
magistrats doivent être instruites avec diligence, dans les meilleurs délais et
équitablement ;
− les magistrats jouissent de la liberté d'expression, de croyance,
d'association et d'assemblée ; ils ne sont, dans l'exercice de ces droits,
soumis qu'à la loi, aux règles et à la déontologie de leur profession;
− les magistrats sont libres de constituer des associations professionnelles ou
d'autres organisations et de s'y affilier pour défendre leurs intérêts,
promouvoir leur formation professionnelle et protéger leur statut.
Une instance juridictionnelle impartiale repose sur:
Pour déterminer l'impartialité d'une instance juridictionnelle, il convient de
tenir compte de trois facteurs pertinents:

− si le juge est en mesure de jouer un rôle essentiel dans la procédure;

− si le juge peut avoir une opinion préconçue risquant de peser lourdement


sur la décision;

− si le juge doit statuer sur une décision qu'il a prise dans l'exercice d'une
autre fonction.

(Voir Alfred Agbesi Woyome c. République du Ghana, arrêt (fond et


réparations), 28 juin 2019, §§ 108 – 132; Sébastient Germain Marie Aïkoué
Ajavon c. République du Bénin, arrêt (fond et réparations), 04 décembre 2020,
§§ 291 - 300
Une instance juridictionnelle impartiale repose sur:
L’instance juridictionnelle n'est pas considérée comme impartiale, si :
− un ancien procureur ou avocat siège en qualité de juge dans une affaire où
il a exercé les fonctions de Parquet ou d'avocat ;
− le magistrat a participé secrètement à l'instruction de l'affaire;
− il existe entre le magistrat et l'affaire ou une des parties à l'affaire un lien
qui risque de préjuger la décision;
− un magistrat siège en qualité de membre d'une juridiction d'appel pour
connaître d'une affaire qu'il a déjà tranchée ou dans laquelle il a été
impliqué dans une juridiction inférieure dans les conditions énoncées aux
paragraphes ci-dessus et dans d'autres cas où l'impartialité semble
douteuse, le juge est tenu de se récuser
Le droit à être entendu équitablement repose sur :

⁻ le principe de l'égalité des armes des parties à la procédure, qu'elle soit


administrative, civile, pénale ou militaire;
⁻ l'égalité de toutes les personnes devant toute instance juridictionnelle, sans
distinction aucune, notamment de race, de couleur, d'origine ethnique, de
sexe, de genre, d'âge, de religion, de croyance, de langue, d'opinion politique
ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de
handicap, de naissance, de statut ou toute autre situation;
⁻ l'égalité d'accès, pour les hommes et les femmes, aux instances
juridictionnelles et l'égalité devant la loi dans toutes les procédures
judiciaires;
⁻ le respect de la dignité inhérente à toute personne humaine, notamment des
femmes parties à un procès en qualité de plaignantes, de témoins, de
victimes ou d'accusées;
⁻ la possibilité de bien préparer sa défense, de présenter des arguments et des
éléments de preuve et de répondre aux arguments et aux éléments de
preuve de l'accusation ou de la partie adverse ;
3- Le droit à la publicité de son procès:

Le droit à un procès public est une garantie essentielle de l’équité et de


l’indépendance de l’administration de la justice et un moyen de préserver la
confiance de l’opinion publique dans la justice.

Il est consacré par l’article 14 alinéa 1 du Pacte International relatif aux Droits
Civils et Politiques.
La publicité des audiences et les informations relatives aux
procédures judiciaires

− l'instance juridictionnelle doit mettre à la disposition du public toutes informations


relatives à ses audiences;
− un lieu permanent, porté à la connaissance du public, doit être désigné, par l'État,
pour abriter les audiences des instances juridictionnelles S’agissant des juridictions
spéciales, le lieu désigné pour abriter l'audience pendant la durée du procès doit
être porté à la connaissance du public;
− les représentants des médias peuvent assister à une audience publique et à en
rendre compte, même si le juge peut restreindre l'utilisation des caméras;
− le huis clos ne peut être prononcé que: dans l'intérêt de la justice pour la protection
des enfants, des témoins ou de l'identité des victimes d'actes de violence sexuelle;
pour des raisons d'ordre public ou de sécurité nationale dans une société ouverte et
démocratique qui respecte les droits humains et l'État de droit.
La publicité des audiences et les informations relatives aux
procédures judiciaires

− les instances juridictionnelles peuvent prendre ou ordonner des mesures visant à


protéger l'identité et la dignité des victimes d'actes de violence sexuelle ainsi que
l'identité des témoins et des plaignants dont la vie pourrait être mise en danger à la
suite de leur participation à l'audience publique;
− les instances juridictionnelles peuvent prendre des mesures pour protéger l'identité
des accusés, des témoins ou des plaignants lorsque cela est dans l'intérêt supérieur
d'un enfant;
− tout jugement rendu à l'issue d'un procès civil ou pénal est prononcé en public.
4- La présomption d’innocence

• Le droit à un procès public est une garantie essentielle de l’équité et


de l’indépendance de l’administration de la justice et un moyen de
préserver la confiance de l’opinion publique dans la justice.

• Il est consacré par l’article 14 alinéa 1 du Pacte International relatif


aux Droits Civils et Politiques.

• La Loi n°88-39/AN-RM du 5 avril 1988 portant réorganisation


judiciaire affirme en son article 1er que les audiences des juridictions
sont publiques, à moins que cette publicité ne soit dangereuse pour
l’ordre public ou les mœurs, auquel cas le Président de la juridiction
saisi, ordonne le huis clos. Les arrêts et jugements, en toute matière
sont prononcés publiquement.
5- Le droit à la défense

• Toute personne inculpée d’une infraction a le droit de se défendre elle-même


ou de se faire assister d’un avocat. Elle a le droit de choisir son défenseur ou
de se voir attribuer un avocat commis d’office pour lui prêter assistance dans
l’intérêt de la justice. Elle a aussi le droit de communiquer, en toute
confidentialité, avec un défenseur (article 14 al 3 PIDCP).

• La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples consacre en son


article 7 le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l’avocat
de son choix.

• Au plan national, ce droit est garanti par l’article 9 de la Constitution qui


dispose que « Le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par
l’avocat de son choix est garanti depuis l’enquête préliminaire »
6- Garanties minimales de fond et de procédure
• Garantie de fond
➢ Non-rétroactivité des lois
➢ Certitude maximale dans la définition des infractions
➢ Condamnations fondées sur les infractions
➢ Pas de condamnation des personnes souffrant d’un handicap mental
➢ Pas de peines d’emprisonnement en matière civile

• Garantie de procédure
➢ Droit de l’accusé de consulter un avocat avant d’être interrogé par la
police
➢ Justification du huis clos
➢ Présomption d’innocence
➢ Charge de la preuve
➢ Droit de garder le silence
Merci de votre
aimable attention.

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