Modelisation Avion
Modelisation Avion
Option : Avionique
Thème :
Présenté par :
LOUIZA Fodhil
Encadré par :
BOUDIBA Ouissam
AZMEDROUB Boussaad
Promotion : 2021/2022
Dédicace
A ma petite famille.
A ma grande famille.
A mes amis
LOUIZA Fodhil
Remerciements
On remercie le Dieu le tout puissant de nous avoir donné la santé et la volonté d’entamer et
de terminer ce mémoire.
Tout d’abord, ce travail ne serait pas aussi riche et n’aurait pas pu avoir le jour sans l’aide
et l’encadrement de Mr. Ouissam BOUDIBA , on le remercie pour son soutien et ses conseils,
pour sa patience, sa rigueur et sa disponibilité durant notre préparation de ce mémoire.
On remercie Mr. Boussaad AZMEDROUB pour son aide, son soutien et ses conseils.
Mes sincères remerciements à messieurs les membres du jury pour l'honneur qu'ils me font
en acceptant de juger ce modeste travail.
Enfin, j’adresse mes vifs remerciements à tous ceux qui ont participé, de loin ou de près, à
l’élaboration de ce mémoire.
Abstract:
This memory deals with the application of PID and fuzzy logic commands to ensure the
stability and the guidance of a fixed wing UAV. A mathematical modeling of the dynamics of
translation and rotation of this aircraft was carried out initially. Then, a synthesis on the classic
PID command was presented. Subsequently, the modern fuzzy logic command was developed.
At the end, we performed a simulation study under MATLAB/Simulink to describe the behavior
of the aircraft in open loop and closed loop. The simulation results show a good efficiency of
the fuzzy logic control and an improvement of the performance of the aircraft compared to the
conventional control PID.
Keywords: UAV, Piloting and guidance, nonlinear dynamics, PID control, fuzzy logic,
FUZZY-PID.
:ملخص
في. والمنطق الضبابي لضمان استقرار وتوجيه طائرة دون طيارPID تتعامل هذه المذكرة مع تطبيق تحكم بواسطة
PID ثم تم تقديم شرح على طريقة التحكم بواسطة.البداية تم تنفيذ نمذجة رياضية لديناميك االنسحاب والدوران لهذه الطائرة
أجرينا دراسة محاكاة بواسطة، في النهاية. تم تطوير الطريقة الحديثة للتحكم بواسطة المنطقي الضبابي، بعد ذلك.الكالسيكي
تظهر نتائج المحاكاة فعالية جيدة. لوصف سلوك الطائرة في حلقة مفتوحة وحلقة مغلقةMATLAB /Simulink البرنامج
.PID بالنسبة لطريقة التحكم بواسطة المنطقي الضبابي والتحسين في األداء التوجيهي للطائرة مقارنة بالطريقة التقليدية
. طائرة دون طيار، المنطق الضبابي، PID التحكم، الديناميك غير الخطية، التوجيه والقيادة: كلمات مفتاحية
Table des Matières
Dédicace
Remerciements
Résume / Abstract/ ملخص
Table Des Matières
Liste Des Figures
Liste Des Tableaux
Nomenclatures
Abréviations
I.1 Introduction............................................................................................................................ 4
II .5 Conclusion.......................................................................................................................... 35
CHAPITRE II :
CHAPITRE III :
CHAPITRE II :
Tableau II.1 Résumé des dérivées longitudinales [34]. ................................................. 34
Tableau II.2 Résumé des dérivées latérales directionnelles [34]. ................................. 35
CHAPITRE III :
Tableau III.1 Tableau de ZEIGLER-NICHOLS. ......................................................... 40
Tableau III.2 Etape d’inférence. ..................................................................................... 46
CHAPITRE IV :
Nomenclature
A: Matrice d’état du système linéaire.
b [m] : L’envergure
e : L’erreur.
Hx, Hy, Hz [N.m] : Les moments cinétiques de l’avion dans le repère XbYbZb.
I : Matrice d’inertie
Jxy, Jyz, Jxz [kg.m²] : Produit d’inertie de l’avion dans le repère XbYbZb.
Kp : Coefficient proportionnel.
Ki : Coefficient intégral.
Kd : Coefficient dérivé.
LT, MT, NT [N.m] : les moments dus à la poussée.
x : Vecteur d’état.
Xi Yi Zi : Repère inertiel
y: Vecteur de sortie
z : Altitude avion
λ [rad] : Latitude
φ [rad] :Longitude
ɛ : coefficient d’amortissement
𝚫𝐭 : Intervalle de temps
Abréviations :
BF : Body Frame
EFF : Earth Fixed Fram
LQG : Lineair Quadratic Gaussian
LQR : Lineair Quadratic Regulator
LTI : Linear Time Invariant
PID: Proportionnel Intégral Dérivatif
SDT : Small-Disturbance Theory
SISO : Single Input - Single Output.
Introduction Générale
1
Introduction Générale
L’utilisation des drones civils croît rapidement. Ils inspirent et stimulent des
développements et autres innovations à divers endroits de la planète : de multiples applications
sont déjà répertoriées, de nouvelles ne cessent d’apparaître, et il est difficile d’anticiper avec
précision leurs évolutions.
De nos jours les technologies modernes dans le domaine de l’aéronautique auxquelles les
scientifiques s’intéressent sont la motorisation, l’aérodynamique et l’avionique embarquée.
Cette dernière représente l’ensemble des matériels et logiciels embarques à bord de l’avion, qui
assurent diverses fonctions telles que le traitement des informations provenant des capteurs, le
pilotage automatique, la gestion du niveau de carburant, les échanges de messages avec
l’opérateur au sol, pendant le vol, etc. La technologie de pilotage et guidage automatique
améliore considérablement les performances de manœuvrabilité d’un aéronef.
➢ Le chapitre 1 contient des généralités sur les drones et définit quelques notions sur la
dynamique et la mécanique de vol d’un aéronef ainsi que les différentes stratégies des
lois de guidage (linéaire et non linéaire).
➢ Le chapitre 2 présente la modélisation mathématique non linéaire de la dynamique d’un
véhicule aérien, puis le modèle linéaire longitudinal et latéral.
➢ Le chapitre 3 présente une étude théorique de la commande PID puis la technique de
l’intelligence artificielle par logique floue.
➢ Le chapitre 4 est consacré à la présentation et interprétations du résultats de simulation
de l’application de la commande PID et logique floue.
2
Chapitre I
Généralités
3
I.1 Introduction
Ce chapitre contient des généralités sur les drones et définit quelques notions sur la dynamique et
la mécanique de vol d’un aéronef ainsi que les différentes stratégies des lois de guidage (linéaire et
non linéaire).
Dans la littérature, les sigles anglo-saxons U.A.V. (Unmanned Aerial Vehicle) et R.P.A.S.
(Remotely Piloted Air System) désignent également ces aéronefs et les systèmes qui les
utilisent. Lorsque le drone devient un engin de combat, capable de pénétrer rapidement dans une zone
de conflits pour atteindre un objectif donné, il est appelé U.C.A.V.
(Unmanned Combat Aerial Vehicle). Dans ce cas, il est équipé de missiles et/ou de bombes. [1]
L’expression « système de drones : U.A.S. (Unmanned Aircraft System) » est de plus en plus
utilisée car le drone n’est en fait qu’un composant d’un ensemble plus complexe. Ce dernier peut
comporter :
4
L’arrivée de l’informatique dans les années 1960 a alors permis d’envisager des engins autonomes,
capables d’opérer au-dessus d’une zone donnée afin d’y recueillir de précieuses informations. C’est
à cette époque que sont apparus en France les premiers drones européens, tel le R20 développé par la
société Nord-Aviation et dérivé de l’engin cible CT20 utilisé comme cible pour les avions de chasse
ou les missiles. Destiné à la surveillance des champs de bataille, ce drone de reconnaissance R20,
opérationnel de 1966 à 1976, est muni d’un programme de vol interne, ce qui le rend insensible aux
brouillages.
Depuis cette époque, les progrès considérables réalisés dans des domaines tels que
l’informatisation, la robotique, l’optronique, l’imagerie radar ou encore la transmission de données
ont permis d’étendre l’utilisation des drones à des missions de plus en plus diversifiées. De plus, le
concept de conflit « zéro mort », d’origine américaine – en réalité le souhait d’une stricte limitation
des pertes humaines –, ne peut qu’amplifier l’emploi de ces engins. [1]
En 1973, lors de la guerre du Octobre 1973, les défenses aériennes égyptiennes installées le long
du canal de Suez ont été saturées au moyen d’un grand nombre de drones de faible coût, et donc non
réutilisables.
En 1991, lors de la guerre du Golfe, les Américains se servent du drone Pioneer pour la
surveillance de jour et de nuit, l’acquisition des objectifs, les réglages de l’artillerie… Ces drones ont
effectué plus de 500 missions. Au cours de ce même conflit, les Britanniques ont mis en œuvre le
drone Phoenix, et les Français le drone Mart (mini-avion de reconnaissance télépiloté).
Depuis le début des années 2000, le rôle des drones s’est sans cesse accru ; ils occupent désormais
une place centrale dans les opérations militaires. En 2003, lors de la deuxième guerre d’Irak, les
Américains ont utilisé des drones comme leurres pour que la défense aérienne de Bagdad se
découvre. Lors du conflit en Afghanistan (2001-2014), plus de 600 drones de types variés ont été mis
en œuvre, certains étant armés de missiles ou de bombes à guidage laser. [1]
5
Une nouvelle étape est en cours avec le développement des drones de combat. Plusieurs
programmes ont été lancé mais, pour des raisons de sécurité évidentes, les constructeurs et les Etats-
Majors restent très secrets à ce sujet. D’autant plus que l’emploi des armes totalement automatiques,
sans prise de décision humaine, va à l’encontre des lois de la Guerre énoncée par la Convention de
Genève. [2]
➢ Micros-UAV:
Pouvant être contenu dans une sphère de 30 cm. Ces micro-drones sont différenciés par la
miniaturisation des cartes électroniques et le choix des matériaux, des capteurs et des systèmes
embarqués.
➢ Mini-UAV:
Ce sont des drones plutôt légers et de taille réduite (jusqu’à quelques kilogrammes et d’une
envergure jusqu’à 1 à 2 mètres) facilitant la mise en œuvre et généralement utilisés pour l’observation
des zones difficiles d’accès.
6
➢ Drones de combat UCAV ( Unmmaned Combat Aerial Vehicle ):
Ils sont destinés à accomplir des missions de reconnaissance, d’attaque, de tir, et d’occupation de
l’espace aérien sur de très longues périodes due aux systèmes d’armes et de recueils de
renseignements dont ils possèdent.
Autre différence avec les drones militaires, dans le secteur civil, les fabricants de véhicules aériens,
les constructeurs de systèmes de drones, les opérateurs, les télépilotes ne relèvent généralement pas
des grands industriels de l’aéronautique, mais plutôt de petites, voire de très petites entreprises.
Par ailleurs, un autre domaine de drones se développe, celui des drones-jouets qui ont des
performances et des coûts bien plus modestes que ceux des drones professionnels. Ils ne peuvent se
comparer qu’aux micro drones de masse très faible (de l’ordre de 1 à 2 kg). Ils font l’objet d’une
réglementation spécifique, celle des aéromodèles. Mais compte tenu de la rapidité des progrès
techniques dans ce domaine, il deviendra nécessaire de se préoccuper des performances des futurs
drones-jouets et probablement d’en renforcer la réglementation.
7
L’utilisation des drones civils croît rapidement. Ils inspirent et stimulent des développements et
autres innovations à divers endroits de la planète : de multiples applications sont déjà répertoriées, de
nouvelles ne cessent d’apparaître, et il est difficile d’anticiper avec précision leurs évolutions.
Si le marché est aujourd’hui centré sur le domaine audiovisuel, en particulier avec les prises de
vues utilisées dans la plupart des émissions de télévision (documentaires, magazines, épreuves
sportives, etc.), il évolue vers la fourniture de données et de diagnostics couvrant des domaines variés
tels que :
➢ La surveillance des grands réseaux (voies ferrées, oléoducs, gazoducs, lignes électriques,
etc.), pour des raisons techniques ou pour détecter des intrusions ;
➢ L’agriculture et l’environnement, pour évaluer la vigueur des cultures et la présence
éventuelle de maladies, pour surveiller les risques d’incendie dans les grands massifs
forestiers, pour ensemencer et épandre les produits phytosanitaires dans les pays où ces
pratiques sont autorisées (par exemple au Japon), etc. ;
➢ Le diagnostic de l’état des bâtiments, constructions et ouvrages d’art (immeubles, ponts et
viaducs, barrages, éoliennes…) ; le diagnostic automatique des performances énergétiques
des maisons et immeubles ; l’inspection des panneaux solaires sur des fermes
photovoltaïques, etc.
➢ La cartographie et la surveillance des chantiers, des carrières, des mines.
8
de l'avion vers le bas mais la portance négative de l'empennage permet de contrer cette rotation afin
d'assurer l'équilibre. Lorsque l'incidence varie un peu (sous l'effet d'une rafale de vent par exemple)
cela entraîne des variations de la portance de la voilure et de l'empennage horizontal. Dans le cas
d'une augmentation d'incidence, la portance de la voilure augmente et celle de l'empennage devient
moins négative. Il en résulte alors un couple à piquer qui tend à ramener l'avion dans sa position
initiale [11].
La manette des gaz assure le contrôle de la vitesse et par la même le changement d'altitude grâce
à la variation de la force de portance induite. On notera par δT la position de cette manette.
9
La gouverne de profondeur : elle assure le contrôle en tangage (contrôle de l'assiette). On notera
son débattement par δe.
Les ailerons ou les gouvernes de gauchissement : ils assurent le contrôle en roulis. Ces gouvernes
sont généralement placées le plus près possible des extrémités des ailes. On notera leur braquage par
δa.
La gouverne de direction ou la dérive : elle assure le contrôle en lacet. C'est une gouverne verticale
dont l'axe d'articulation est fixé à la dérive. On la notera par δr.
En plus de ces trois commandes primaires, l'avion peut disposer également des commandes dites
secondaires, hypersustentateurs (becs et volets) [13].
Les gouvernes aérodynamiques ne sont pas des commandes de forces mais des commandes de
moment. Elles se trouvent à distance du centre de gravité pour qu'une faible variation de la portance
de la gouverne provoque une variation significative du moment aérodynamique par l'effet de bras de
levier. Selon la convention de signe de la mécanique de vol, un braquage positif est un braquage à
piquer pour la gouverne de profondeur, et vers la gauche pour les deux autres.
L'efficacité de ces gouvernes est évaluée par les coefficients aérodynamiques qu'on appelle les
dérivées de commande. On note ici qu'au-delà d'une certaine valeur de braquage, ces coefficients
diminuent, en raison des décollements qui apparaissent sur les gouvernes (phénomène de saturation).
Le braquage de saturation diminue quand l'incidence locale de la gouverne augmente [13].
10
ils sont difficilement modélisables. Cela reste vrai même si l’on ne s’intéresse qu’à un mode de vol
spécifique pour certaines configurations de drones.
11
I.6.1.2 La commande par placement de pôles :
La commande par placement de pôles est une méthode qui consiste à déterminer une matrice de
gains qui place les valeurs propres du système en boucle fermée à des positions prédéfinies.
12
d’un algorithme de programmation quadratique qui minimise le coût tout en prenant en compte les
différentes contraintes. Cette méthode séduisante en théorie, souffre par contre de sévères limitations
pratiques, notamment au niveau de l’influence des temps de calcul qui est important par rapport à la
période d’échantillonnage causant une instabilité [18].
I.6.1.6 La commande H∞ :
L'approche H∞ est certainement la structure de commande qui a été la plus appliquée pour le
pilotage des véhicules aériens autonomes [21]. En effet, ses performances sont supérieures à celles
obtenues avec la commande LQG car elle intègre des éléments de robustesse directement dans sa
synthèse. De manière générale, la commande H∞ consiste à modeler le transfert de boucle de telle
sorte qu'il présente un bon compromis entre performance et robustesse [20]. Ce modelage est réalisé
par des filtres qui sont ajoutés dans la boucle de régulation, autour de la fonction de transfert du
système.
I.7 Conclusion
Nous avons vu dans ce chapitre l’intérêt de la mécanique de vol d’un avion ainsi que les déférentes
lois de commandes utilisées dans le domaine du contrôle d’un aéronef. Donc en peut dire que ce
chapitre dresse une synthèse des différentes techniques existantes dans le domaine des véhicules
aériens. Il ne se veut pas exhaustif, mais il illustre toute l’ingéniosité et la diversité des architectures
mécaniques et des stratégies de commande pouvant être utilisées. Ce chapitre permet donc de bien
appréhender ces éléments fondamentaux de la chaine de pilotage d’un appareil. En résumé, le choix
de l’aéronef et de la stratégie de contrôle n’est pas facile et doit impérativement correspondre aux
missions pour lesquelles il sera employé, ainsi qu’au degré de performance recherché.
15
Chapitre II
Modélisation dynamique de
l’avion
II. 1 Introduction
L’objectif de ce mémoire est la conception d’un système de commande pour un UAV à voilure
fixe. La première étape dans la réalisation d’un système de commande pour un drone autonome est
le développement d’un modèle mathématique décrivant son mouvement dans l’espace. Ce dernier
sera obtenu en appliquant les lois de Newton reliant la somme des forces et des moments aux
accélérations linéaires et angulaires d’un corps rigide.
La dynamique de vol caractérise le mouvement d’un véhicule volant dans l’atmosphère. Ainsi, elle
peut être considérée comme une branche de la dynamique des systèmes où le système étudié est un
véhicule volant. La réponse du véhicule aux forces : aérodynamiques, propulsive et gravitationnelle
et les commandes introduites par le pilote déterminent l’attitude du véhicule et la trajectoire
résultante.
17
II.2.1 Repère inertiel
L’origine du repère inertiel 𝒊 = (𝑿𝒊 , 𝒀𝒊 , 𝒁𝒊 ) est le centre de gravité de la terre. Ces axes
orthonormés (𝑿𝒊 , 𝒀𝒊 , 𝒁𝒊 ) ne tournent pas avec la terre et pointent vers trois étoiles lointaines
considérées comme fixes. 𝒁𝒊 est l’axe de rotation de la terre, 𝑿𝒊 pointe vers l’équinoxe vernal et
𝒀𝒊 vient compléter le trièdre direct. Ce référentiel se trouve donc en mouvement de translation
elliptique par rapport au référentiel de Copernic.
𝒁𝒆 est alors toujours l’axe de rotation de la terre, 𝑿𝒆 pointe vers l’intersection de l’équateur avec
le méridien de Greenwich et 𝒀𝒆 vient compléter le trièdre direct. Pour des applications submétriques,
il faut noter que le décalage des pôles magnétique et géographique serait à prendre en compte, ce qui
ne sera pas le cas dans le reste de l’étude.
Dans ce repère, il est possible d’écrire un même point selon déférentes coordonnées. Ainsi il est
intéressant de définir la position en coordonnées ellipsoïdales par sa latitude λ, sa longitude φ et son
altitude h, le lien entre les coordonnées ellipsoïdales (λ,φ, h) et cartésiennes (𝑿𝒆 , 𝒀𝒆 , 𝒁𝒆 ) pouvant
s’écrire sous la forme :
𝑋𝑒 = (𝑁 + ℎ)𝑐𝑜𝑠𝜆𝑐𝑜𝑠𝜑
{ 𝑌𝑒 = (𝑁 + ℎ)𝑐𝑜𝑠𝜆𝑠𝑖𝑛𝜑 (2.2)
𝑍𝑒 = (𝑁 + ℎ)𝑠𝑖𝑛𝜆
𝑎√1−𝑒 2
Où : 𝑁= (2.3)
1−𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜑
18
II.2.3 Repère de navigation
L’origine du repère de navigation n = (N, E, D) est le centre de gravité du mobile. N pointe vers
le nord géodésique, E pointer à l’est et D est orthogonal à l’ellipsoïde de référence représentant la
terre et en direction du sol pour compléter le trièdre direct.
Il s’agit d’un repère orthogonal direct fixé à l’avion et ayant comme origine « O » son centre de
gravité. Le plan OXbZb correspond au plan de symétrie de l’avion.
➢ L’axe OXb pointe positif vers le nez de l’avion et suivant son axe longitudinal ou l’axe du
véhicule à portance nulle.
➢ L’axe OYbest perpendiculaire au plan OXbZb et pointe positif vers l’aile droite.
➢ Finalement, l’axe OZb pointe vers le bas dans le plan de symétrie.
Le repère avion est très pratique pour définir les moments et produits d’inertie du corps ainsi
que les forces et moments qui agissent sur l’avion.
19
Figure II.2 Position du trièdre aérodynamique par rapport au trièdre terrestre : χ azimut
aérodynamique, γ pente aérodynamique et µ angle de gîte aérodynamique.
Par rapport au trièdre avion, le trièdre associé au repère aérodynamique est obtenu à partir d’une
rotation d’angle α (l’incidence) autour de l’axe Yb et d’angle β (le dérapage aérodynamique) autour
de l’axe Zb.
La connaissance des réponses de l'avion à ces forces permet de déterminer sa vitesse, l'altitude qui
peut atteindre, son rayon d'action, etc. il s'agit là des quelques éléments de l'étude des performances
d'un avion. Par définition, la portance et la traînée sont respectivement perpendiculaires et parallèle à
la vitesse (de l'écoulement non perturbé) de l'avion. Dans la figure II.3, Rz et Rx représentent la
portance et la traînée de l'avion complet (ailes, empennage et fuselage). Le poids P agit toujours vers
le centre de la terre, la poussée T est produite par le moteur, généralement, elle n'est pas complètement
alignée avec la vitesse [36].
20
Figure II.3 Les quatre forces appliquées sur l'avion.
21
Ces hypothèses sont valables dans le cas d’un vol dans une zone géographique limitée. Elles
s’apprêtent bien pour les mini-UAV.
Où :
m : la masse de l’avion [kg],
⃗ = [𝑢 𝑣 𝑤]𝑇 ,
V : la vitesse de l’avion. 𝑉
𝑇
F : représente la force résultante 𝐹 = [𝐹𝑥 𝐹𝑦 𝐹𝑧 ] ,
Où ⃗ et 𝛺
𝑉 ⃗ sont définit comme suit :
𝑉 ⃗
⃗ = 𝑢𝑖 + 𝑣𝑗 + 𝑤𝑘 (2.10)
⃗Ω ⃗
⃗ = 𝑝𝑖 + 𝑞𝑗 + 𝑟𝑘 (2.11)
⃗ sont des vecteurs unitaires dans le repère avion.
Avec 𝑖, 𝑗 𝑒𝑡 𝑘
En substituant les équations (2.10) et (2.11) dans l’équation (2.9), il résulte :
𝐹𝑥 = 𝑚(𝑢̇ − 𝑟𝑣 + 𝑞𝑤)
𝐹𝑦 = 𝑚(𝑣̇ + 𝑟𝑣 − 𝑝𝑤) (2.12)
𝐹𝑧 = 𝑚(𝑤̇ − 𝑞𝑢 + 𝑝𝑣)
Où les forces extérieures Fx, Fy et Fz représentant la somme des forces aérodynamiques 𝑅⃗ =
⃗ et la force liée au champ de pesanteur 𝑊
[𝑋 𝑌 𝑍 ]𝑇 , propulsives 𝑇 ⃗⃗⃗ .
Par conséquent, l’équation (2.6) peut être écrite comme suit :
X + FT − mg sin θ = m(u̇ − rv + qw)
Y + mg sin φ cos θ = m(v̇ + ru − pw) (2.13)
Z + mg cosθ cos φ = m(ẇ − qu + pv)
22
Dans le cas pratique, il convient d’utiliser la vitesse V, l’angle d’incidence α et l’angle de dérapage
β au lieu d’utiliser les composants de vitesse linéaire de l’avion u, v, et w. Comme le montre la figure
(II.1).
𝑉 = √𝑢2 + 𝑣 2 + 𝑤 2 (2.17)
La dérivée de l’équation (2.14) conduit à :
𝑢̇ = 𝑉̇ cos 𝛼 cos 𝛽 − 𝑉𝛼̇ sin 𝛼 cos 𝛽 − 𝑉 cos 𝛼. 𝛽̇ . sin 𝛽
{ 𝑣̇ = 𝑉̇ sin 𝛽 + 𝑉𝛽̇ . cos 𝛽 (2.18)
𝑤̇ = 𝑉̇ sin 𝛼 cos 𝛽 − 𝑉𝛼̇ cos 𝛼 cos 𝛽 − 𝑉 sin 𝛼 𝛽̇ sin 𝛽
On peut écrire l’équation (2.18) autrement comme suit [33] [34] :
cos 𝛼 cos 𝛽 sin 𝛽 sin 𝛼 cos 𝛽
𝑉̇ −sin 𝛼 cos 𝛼 𝑢̇
[𝛼̇ ] = 0 [ 𝑣̇ ] (2.19)
𝑉 cos 𝛽 𝑉 cos 𝛽
𝛽̇ −cos 𝛼 cos 𝛽 cos 𝛽 − sin 𝛼 sin 𝛽 𝑤̇
[ 𝑉 𝑉 𝑉 ]
En remplaçant les relations (2.18) dans les équations de forces (2.12), on obtient [33] [34] :
𝐹𝑥
𝑉̇ = −𝑔(sin 𝜃 cos 𝛼 cos 𝛽 − cos 𝜃 cos 𝜙 sin 𝛽 − cos 𝜃 cos 𝜙 sin 𝛼 cos 𝛽) + cos 𝛼 cos 𝛽
𝑚
𝐹𝑦 𝐹𝑧
+ sin 𝛽 + sin 𝛼 cos 𝛽
𝑚 𝑚
23
cos 𝜃 cos 𝜙 cos 𝛼 + sin 𝜃 sin 𝛼 𝐹𝑥 sin 𝛼
𝛼̇ = 𝑞 − 𝑝 cos 𝛼 tan 𝛽 − 𝑟 sin 𝛼 tan 𝛽 + 𝑔 ( )−
𝑉 cos 𝛽 𝑚 𝑉 cos 𝛽
𝐹𝑦 cos 𝛼
+
𝑚 𝑉 cos 𝛽
𝑔
𝛽̇ = 𝑝 sin 𝛼 − 𝑟 cos + (sin 𝜃 cos 𝛼 sin 𝛽 + cos 𝜃 sin 𝜙 cos 𝛽 − cos 𝜃 cos 𝜙 sin 𝛼 sin 𝛽)
𝑉
𝐹 𝐹𝑦 𝐹
− 𝑚𝑥 cos 𝛼 sin 𝛽 + 𝑚 cos 𝛽 + 𝑚𝑧 sin 𝛼 sin 𝛽 (2.20)
⃗
⃗⃗ = 𝑑(𝐻)| + 𝛺
𝑀 ⃗ ∧ (𝐻
⃗) (2.21)
𝑑𝑡 𝑏
Selon l'hypothèse de la symétrie, la matrice d'inertie peut être définie comme suit :
𝐼𝑥𝑥 0 −𝐼𝑥𝑧
I=[ 0 𝐼𝑦𝑦 0 ] (2.23)
−𝐼𝑥𝑧 0 𝐼𝑧𝑧
En expansion l’équation (2.21) et en utilisant l’équation (2.22) on aura :
𝑀𝑥 = 𝑝̇ 𝐼𝑥𝑥 − 𝑟̇ 𝐼𝑥𝑧 + 𝑞𝑟(𝐼𝑧𝑧 − 𝐼𝑦𝑦 ) − 𝑝𝑞𝐼𝑥𝑧
En combinant les équations (2.24) et (2.25), les équations dynamiques de rotation dans le BF
deviennent :
Donc on peut tirer les trois accélérations angulaires comme suit [40]:
IZZ I
ṗ = [L + Ixz [N − pq(Iyy − Ixx ) − Ixz qr] − Ixz pq − (Izz − Iyy )qr]
Ixx IZZ −I2 xz zz
1
q̇ = [M + Ixz (p2 − r 2 ) − (Ixx − Izz )pr] (2.28)
Iyy
Ixx I
ṙ = [N + Ixz (L − pqIxz − (Izz − Iyy )qr) − Ixz qr − pq(Iyy − Ixx )]
Ixx Izz −I2 xz xx
𝑥𝑒̇ = [𝑢 cos 𝜃 + (𝑣 sin 𝜙 + 𝑤 cos 𝜙) sin 𝜃] cos 𝜓 + (−𝑣 cos 𝜙 + 𝑤 sin 𝜙) sin 𝜓
Où
[𝑥𝑒 𝑦𝑒 𝑧𝑒]𝑇 : définit la position
[𝜙 𝜃 𝜓]𝑇 : définit l'orientation de l'aéronef par rapport au repère terrestre.
𝑅𝑏𝑒 : la matrice de passage du repère avion au repère terrestre.
Les trois angles d’Euler devront être connus, mais ces angles sont à leur tour en fonction du temps,
𝑇
leur vitesse [𝜙̇ 𝜃 ̇ 𝜓̇] [38][39] dépendent de la vitesse angulaire de l’avion Ω
⃗⃗ = [𝑝, 𝑞, 𝑟]𝑇 .
Pour établir la relation entre les deux vecteurs précédents, on a l’égalité suivante [33] [34] :
𝑇
[𝜙̇ 𝜃̇ 𝜓̇] = 𝑅𝑏𝑒 [𝑝 𝑞 𝑟 ]𝑇 (2.31)
25
Avec :
𝑝, 𝑞, 𝑟 : les vitesses angulaires.
𝜙̇, 𝜃,̇ 𝜓̇ : les dérivés des angles d’Euler.
On a donc :
𝜑̇ = 𝑝 + 𝑟 tan 𝜃 cos 𝜙 + 𝑞 tan 𝜃 sin 𝜙
En résumé les deux expressions (2.30) et (2.32) permettant de déterminer la vitesse de position et
d’orientation du l’avion. Après ce passage, une simple intégration de ces deux vecteurs permet de
déterminer la configuration du l’avion [33] [34].
Il y aura donc un système de 12 équations différentielles du premier ordre. Les 12 variables d'état
dont nous avons besoin sont réparties en deux sous-systèmes. Le premier est dynamique, il contient
six (6) variables d'état : trois composantes de la vitesse linéaire, et trois composantes de la vitesse
angulaire, il est représenté par le système d’équations suivant :
𝐹𝑥
𝑉̇ = −𝑔(sin 𝜃 cos 𝛼 cos 𝛽 − cos 𝜃 cos 𝜙 sin 𝛽 − cos 𝜃 cos 𝜙 sin 𝛼 cos 𝛽) + cos 𝛼 cos 𝛽
𝑚
𝐹𝑦 𝐹𝑧
+ sin 𝛽 + sin 𝛼 cos 𝛽
𝑚 𝑚
cos 𝜃 cos 𝜙 cos 𝛼 + sin 𝜃 sin 𝛼 𝐹𝑥 sin 𝛼
𝛼̇ = 𝑞 − 𝑝 cos 𝛼 tan 𝛽 − 𝑟 sin 𝛼 tan 𝛽 + 𝑔 ( )−
𝑉 cos 𝛽 𝑚 𝑉 cos 𝛽
𝐹𝑦 cos 𝛼
+
𝑚 𝑉 cos 𝛽
𝑔
𝛽̇ = 𝑝 sin 𝛼 − 𝑟 cos + (sin 𝜃 cos 𝛼 sin 𝛽 + cos 𝜃 sin 𝜙 cos 𝛽 − cos 𝜃 cos 𝜙 sin 𝛼 sin 𝛽)
𝑉
𝐹 𝐹𝑦 𝐹
− 𝑚𝑥 cos 𝛼 sin 𝛽 + 𝑚 cos 𝛽 + 𝑚𝑧 sin 𝛼 sin 𝛽
IZZ Ixz
ṗ = 2
[L + [N − pq(Iyy − Ixx ) − Ixz qr] − Ixz pq − (Izz − Iyy )qr]
Ixx IZZ − I xz Izz
1
q̇ = [M + Ixz (p2 − r 2 ) − (Ixx − Izz )pr]
Iyy
Ixx I
ṙ = [N + Ixz (L − pqIxz − (Izz − Iyy )qr) − Ixz qr − pq(Iyy − Ixx )] (2.33)
Ixx Izz −I2 xz xx
Le deuxième sous système est cinématique, il permet d'exprimer la configuration du modèle dans
le repère inertiel. Il contient également six (6) variables d'état : trois coordonnées cartésiennes et trois
angles de rotation [33] [34].
26
𝜑̇ = 𝑝 + 𝑟 tan 𝜃 cos 𝜙 + 𝑞 tan 𝜃 sin 𝜙
𝜃̇ = 𝑞 cos 𝜙 − 𝑟 sin 𝜙
𝑥𝑒̇ = [𝑢 cos 𝜃 + (𝑣 sin 𝜙 + 𝑤 cos 𝜙) sin 𝜃] cos 𝜓 + (−𝑣 cos 𝜙 + 𝑤 sin 𝜙) sin 𝜓
⃗⃗⃗
- un vecteur poids 𝑊
⃗
- un vecteur de la poussée du moteur 𝑇
- et un vecteur de la résultante des forces aérodynamiques 𝑅⃗
Le vecteur de poids dirigé vers le centre de la terre, se trouvant le long de l'axe Ze du EFF.
La poussée produite par le moteur 𝐹 agit le long de l’axe d’aéronef Xb selon l’hypothèse, ce qui
rend le vecteur de poussée T égale à :
⃗ = [𝑇𝑥 𝑇𝑦 𝑇𝑧 ]𝑇 = [𝐹𝑇 0 0 ]𝑇
𝑇 (2.37)
Le vecteur de force aérodynamique a des composantes dans tous les axes du repère avion :
𝑅⃗ = [𝑋 𝑌 𝑍 ]𝑇
La résultante des forces aérodynamiques présente le point le plus délicat dans la modélisation des
avions, on les détermine expérimentalement aux moyens des tests en soufflerie, dans le repère local
(aérodynamique) sous la forme suivante [33] [34] :
27
−𝐶𝐷
⃗𝑅 = 1 𝜌. 𝑆. 𝑉 2 ( 𝐶𝑦 ) (2.38)
2
−𝐶𝐿
Où ;
𝜌 [Kg/m3]: Densité de l’air.
V [m/s] : La vitesse de l’avion.
S [m2]: Surface de l’aile.
L'expression de la résultante des forces est donnée comme suit [33] [34] :
1
− 2 𝜌. 𝑆. 𝑉 2 . 𝐶𝐷 + 𝑇 cos 𝛼 cos 𝛽
𝐹𝑥 −𝑚𝑔 sin 𝜃
1
𝐹
𝐹 = ( 𝑦) = ( 𝑚𝑔 cos 𝜃 sin 𝜙 ) + 𝜌. 𝑆. 𝑉 2 . 𝐶𝑌 + 𝑇 cos 𝛼 sin 𝛽 (2.39)
2
𝐹𝑧 𝑚𝑔 cos 𝜃 cos 𝜙 1
− 2 𝜌. 𝑆. 𝑉 2 . 𝐶𝐿 + 𝑇 sin 𝛼
( )
Passons maintenant à l'étude des moments autour des trois axes du l’avion. La contribution du
poids est nulle, car les moments sont exprimés dans le centre des masses. De même pour la poussée
du moteur, le moment généré est très faible, à cause de la proximité de sa direction du centre des
masses. Reste les moments des forces aérodynamiques qu'on exprime dans le repère aérodynamique,
et qui sont déterminés expérimentalement [33] [34] :
𝑀𝑥 𝑏. 𝐶𝑙
1
⃗⃗ 2
𝑀 = (𝑀𝑦 ) = 2 𝜌. 𝑆. 𝑉 (𝑐̅. 𝐶𝑚 ) (2.40)
𝑀𝑧 𝑏. 𝐶𝑛
Avec :
𝑀𝑥 𝑀𝑦 𝑀𝑧 [N. m] : sont les moments des forces aérodynamiques.
b [m] : L’envergure.
28
II.2.5 Modèle Atmosphérique
Le modèle atmosphérique considéré dans ce projet repose sur le modèle « U.S. Standard
Atmosphère 1962 ». Ce modèle ce décrit une atmosphère idéalisée basé sur la loi des gaz parfaits et
de l'équation hydrostatique. L'atmosphère décrite est valable pour les altitudes de vol jusqu'à 11000m.
Ce qui est suffisant pour notre étude [25].
𝜔02
𝛿= 𝛿𝐶
𝑠 2 +2𝜀𝜔0 𝑠+𝜔02
29
Alors l’équation des forces X devient :
𝑋0 + ∆𝑋 − 𝑚𝑔 sin(𝜃0 + ∆𝜃) = 𝑚∆𝑢̇ (2.44)
Cette équation peut être réduite en appliquant les formules trigonométriques suivantes :
sin(𝜃0 + ∆𝜃) = sin 𝜃0 cos ∆𝜃 + cos 𝜃0 sin ∆𝜃 = sin 𝜃0 + ∆𝜃 cos 𝜃0 (2.45)
Par conséquent :
𝑋0 + ∆𝑋 − 𝑚𝑔(sin 𝜃0 + ∆𝜃 cos 𝜃0 ) = 𝑚∆𝑢̇ (2.46)
Si toutes les perturbations sont égales à zéro dans l’équation ci-dessus nous aurons la condition
de vol de référence :
𝑋0 − 𝑚𝑔 sin 𝜃0 = 0 (2.47)
𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋
Où : , , et sont appelées dérivées de stabilité et sont évaluées à la condition de
𝜕𝑉 𝜕𝑤 𝜕𝛿𝑒 𝜕𝛿𝑇
vol de référence, les variables𝛿𝑒 et𝛿𝑇 sont le changement de l’angle de l’élévateur et le réglage de la
manette des gaz respectivement.
On remplace l’expression (2.49) dans l’équation (2.48) :
𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋
∆𝑢 + 𝜕𝑤 ∆𝑤 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑒 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑇 − 𝑚𝑔∆𝜃 cos 𝜃0 = 𝑚∆𝑢̇ (2.50)
𝜕𝑢 𝑒 𝑇
Où bien:
𝑑 𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋
(𝑚 𝑑𝑡 − 𝜕𝑢 ) ∆𝑢 − (𝜕𝑤) ∆𝑤 + (𝑚𝑔𝑐𝑜𝑠𝜃0 )∆𝜃 = 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑒 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑇 (2.51)
𝑒 𝑇
L’équation peut être réécrite en une forme plus commode en divisant par le biais de la masse m :
𝑑
(𝑑𝑡 − 𝑋𝑢 ) ∆𝑢 − 𝑋𝑤 ∆𝑤 + (𝑔𝑐𝑜𝑠𝜃0 )∆𝜃 = 𝑋𝛿𝑒 ∆𝛿𝑒 + 𝑋𝛿𝑇 ∆𝛿𝑇 (2.52)
Où :
𝜕𝑋⁄𝜕𝑢 𝜕𝑋⁄𝜕𝑤
𝑋𝑢 = , 𝑋𝑤 = …ect : les divéations aérodynamiques divisées par la masse de l’avion.
𝑚 𝑚
Le changement des forces aérodynamiques et des moments est en fonction du mouvement des
variables ∆𝑢, ∆𝑤...ect) les dérivées aérodynamiques qui sont généralement les plus importantes pour
l’analyse de mouvement d’avions classiques sont donées ci-dessous [36].
30
𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋 𝜕𝑋
∆𝑋 = 𝜕𝑢 ∆𝑢 + 𝜕𝑤 ∆𝑤 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑒 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑇
𝑒 𝑇
𝜕𝑌 𝜕𝑌 𝜕𝑌 𝜕𝑌
∆𝑌 = 𝜕𝑣 ∆𝑣 + 𝜕𝑝 ∆𝑝 + 𝜕𝑟 ∆𝑟 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑟 (2.53)
𝑟
𝜕𝑍 𝜕𝑍 𝜕𝑍 𝜕𝑍 𝜕𝑍 𝜕𝑍
∆𝑍 = 𝜕𝑢 ∆𝑢 + 𝜕𝑤 ∆𝑤 + 𝜕𝑤̇ ∆𝑤̇ + 𝜕𝑞 ∆𝑞 + 𝜕𝛿 𝛿𝑒 + 𝜕𝛿 𝛿𝑇
𝑒 𝑇
Et :
𝜕𝐿 𝜕𝐿 𝜕𝐿 𝜕𝐿 𝜕𝐿
∆𝐿 = 𝜕𝑣 ∆𝑣 + 𝜕𝑝 ∆𝑝 + 𝜕𝑟 ∆𝑟 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑟 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑎
𝑟 𝑎
𝜕𝑀 𝜕𝑀 𝜕𝑀 𝜕𝑀 𝜕𝑀 𝜕𝑀
∆𝑀 = ∆𝑢 + 𝜕𝑤 ∆𝑤 + 𝜕𝑤̇ ∆𝑤̇ + ∆𝑞 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑒 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑇 (2.54)
𝜕𝑢 𝜕𝑞 𝑒 𝑇
𝜕𝑁 𝜕𝑁 𝜕𝑁 𝜕𝑁 𝜕𝑁
∆𝑁 = ∆𝑣 + 𝜕𝑝 ∆𝑝 + 𝜕𝑟 ∆𝑟 + 𝜕𝛿 ∆𝛿𝑟 + 𝜕𝛿 𝛿𝑎
𝜕𝑣 𝑟 𝑎
∆𝜃̇ = ∆𝑞
∆𝐻̇ = sin 𝜃0 ∆𝑉 − cos 𝜃0 ∆𝛼 + ∆𝑉 cos 𝜃0 ∆𝜃
Pour les avions conventionnels, les équations des petits mouvements quatre modes propres
complexes conjugués : deux modes propres longitudinaux rapides et deux modes propres
longitudinaux lents (phugoïde) :
Δ𝜙̇ = Δp + tan 𝜃0 . Δr
1
Δ𝜓̇ = ( ) Δ𝑟
cos 𝜃0
Les coefficients aérodynamiques Xu, Yv, … relatifs aux forces aérodynamiques sont définis
relativement à la masse de l’avion.
Enfin, les coefficients aérodynamiques Lp, Mu, … relatifs aux moments aérodynamiques sont
définis par rapport aux moments d’inertie.
𝜕𝑋⁄𝜕𝑢 𝜕𝑀⁄𝜕𝑢 𝑋𝑤 𝑀𝑤 𝑌𝑣 𝐿𝑣 𝑁𝑣
Avec :𝑋𝑢 = 𝑚
, 𝑀𝑢 = 𝑚
, 𝑋𝛼 = 𝑉
, 𝑀𝛼 = 𝑉
, 𝑌𝛽 = 𝑉
, 𝐿𝛽 = 𝑉
, 𝑁𝛽 = 𝑉
Pour les avions conventionnels, les équations des petits mouvements latéraux présentent quatre
modes propres : un mode propre réel rapide (roulis pur), deux modes propres réels conjugués (roulis
hollandais) un mode propre réel lent (mode spirale) [34] :
32
II.4 Les équations d’états
II.4.1 Mode longitudinal :
La linéarisation des équations fondamentales de mouvement longitudinale sont formulées dans
l’espace d’état [34].
∆V̇
∆α̇
∆q̇
∆θ̇
[Δ𝐻̇ ]
𝑋𝛼̇ (𝑍𝑢 + 𝑍𝑃𝑢 ) 𝑋𝛼̇ 𝑍𝛼 𝑉0 + 𝑍𝑞
Xu + Xα + 𝑋𝑞 + 𝑋𝛼̇ ( ) −g cos 𝜃0 0
𝑉0 − 𝑍𝛼̇ 𝑉0 − 𝑍𝛼̇ 𝑉0 − 𝑍𝛼̇
Zu + 𝑍𝑃𝑢 Z𝛼 V0 + 𝑍𝑞 −g sin 𝜃0 ∆V
0 ∆α
= 𝑉0 − 𝑍𝛼̇ 𝑉0 − 𝑍𝛼̇ 𝑉0 − 𝑍𝛼̇ 𝑉0 − 𝑍𝛼̇ ∆q
0 0 0 1 0 ∆θ
𝑀𝛼̇ (𝑍𝑢 + 𝑍𝑃𝑢 ) 𝑀𝛼̇ 𝑍𝛼 𝑉0 + 𝑍𝑞
Mu + Mα + 0 Mq + 𝑀𝛼̇ + 0 [Δ𝐻 ]
𝑉0 − 𝑍𝛼̇ 𝑉0 − 𝑍𝛼̇ 𝑉0 − 𝑍𝛼̇
[ sin 𝜃0 −𝑉0 cos 𝜃0 0 𝑉0 cos 𝜃0 0]
𝑋 ̇ Zδ 𝑋𝛼̇ Zδ
Xδe + 𝑉 𝛼−𝑍e XδT + 𝑉 −𝑍T
0 𝛼̇ 0 𝛼̇
Zδe ZδT
𝑉0 −𝑍𝛼̇ 𝑉0 −𝑍𝛼̇ ∆δe
+ [
∆𝛿𝑇
] (2.59)
0 0
𝑀 ̇ Zδ 𝑀𝛼̇ Zδ
Mδe + 𝑉 𝛼−𝑍 e MδT + 𝑉 −𝑍 T
0 𝛼̇ 0 𝛼̇
[ 0 0 ]
Les équations sont formulées dans l’espace d’état sous la forme 𝑥̇ = 𝐴𝑥 + 𝐵𝑢
Où : 𝑥 = [∆𝑉 ∆𝛼 ∆𝑞 ∆𝜃 Δ𝐻]𝑇 est le vecteur d’état.
: 𝑢 = [∆𝛿𝑒 ∆𝛿𝑇 ]𝑇 : est le vecteur de contrôle.
Les matrices A et B sont donc ;
𝑋𝛼̇ (𝑍𝑢 +𝑍𝑃𝑢 ) 𝑋 𝑍
̇ 𝛼 𝑉0 +𝑍𝑞
Xu + Xα + 𝑉 𝛼−𝑍 𝑋𝑞 + 𝑋𝛼̇ (𝑉 −𝑍 ) −g cos 𝜃0 0
𝑉0 −𝑍𝛼̇ 0 𝛼̇ 0 𝛼̇
Zu +𝑍𝑃𝑢 Z𝛼 V0 +𝑍𝑞 −g sin 𝜃0
0
𝑉0 −𝑍𝛼̇ 𝑉0 −𝑍𝛼̇ 𝑉0 −𝑍𝛼̇ 𝑉0 −𝑍𝛼̇
𝐴𝑙𝑜𝑛𝑔 = 0 0 0 1 0 (2.60)
𝑀𝛼̇ (𝑍𝑢 +𝑍𝑃𝑢 ) 𝑀 𝑍 𝑉0 +𝑍𝑞
Mu + Mα + 𝛼̇ 𝛼 0 Mq + 𝑀𝛼̇ + 0
𝑉0 −𝑍𝛼̇ 𝑉0 −𝑍𝛼̇ 𝑉0 −𝑍𝛼̇
[ sin 𝜃0 −𝑉0 cos 𝜃0 0 𝑉0 cos 𝜃0 0]
𝑋 ̇ Zδ 𝑋𝛼̇ Zδ
Xδe + 𝑉 𝛼−𝑍e XδT + 𝑉 −𝑍T
0 𝛼̇ 0 𝛼̇
Zδe ZδT
𝑉0 −𝑍𝛼̇ 𝑉0 −𝑍𝛼̇
Et : 𝐵𝑙𝑜𝑛𝑔 = (2.61)
0 0
𝑀 ̇ Zδ 𝑀𝛼̇ Zδ
Mδe + 𝑉 𝛼−𝑍 e MδT + 𝑉 −𝑍 T
0 𝛼̇ 0 𝛼̇
[ 0 0 ]
33
Les lois des dérivées de stabilité du mode longitudinal sont représentées dans le tableau ci-
dessous :
34
Les matrices A et B sont donc comme suit :
𝑌𝛽 𝑌𝑝 𝑌 𝑔 cos 𝜃0
(𝑉𝑟 − 1) 0
V0 𝑉0 0 𝑉0
0 1 0 0 0
𝐴𝑙𝑎𝑡 = 𝐿 𝐿𝑝 𝐿𝑟 0 0 (2.63)
𝛽
𝑁𝛽 𝑁𝑝 𝑁𝑟 0 0
[0 1 0 0 0]
𝑌𝛿𝑎 𝑌𝛿𝑟
𝑉0 𝑉0
0 0
Et :𝐵𝑙𝑎𝑡 = 𝐿 𝐿𝛿𝑟 (2.64)
𝛿𝑎
𝑁𝛿𝑎 𝑁𝛿𝑇
[0 0]
Les lois des dérivées de stabilité du mode latéral directionnel sont représentées dans le tableau ci-
dessous :
Tableau II.2 Résumé des dérivées latérales directionnelles [34].
II .5 Conclusion
Ce chapitre présente la modélisation dynamique d’un avion rigide. Nous allons commencer ce
chapitre par la présentation des équations de Newton et d'Euler respectivement pour la translation et
la rotation de l’avion. La simulation de six degrés de liberté requière évidemment six équations
dynamiques séparées qui décrivent un mouvement de véhicules dans un espace tridimensionnel.
35
Les équations de translation, cependant, ne décrivent que le mouvement du centre de masse et ne
donnent aucune indication quant à l'orientation du véhicule autour du centre de masse dans l'espace
inertiel. C'est là où les équations de rotation (équations d'Euler) décrivent l'orientation du véhicule
sur le centre de masse du véhicule par rapport à un système de coordonnées inertiel.
En exploitant les données des coefficients d’inertie et des coefficients d’aérodynamiques, on a
représenté chaque mode sous forme matricielle, qui possède d’un vecteur d’état et d’un vecteur de
commande.
36
Chapitre III
Techniques de Contrôle
III.1 Introduction
Afin de pouvoir piloter et gérer un avion, plusieurs algorithmes de contrôle peuvent être appliqués
pour construire des lois de commande. Cependant, ces approches souffrent de dégradation des
performances lorsque l’aéronef s’éloigne de ses points d’équilibres. De plus, la présence de
perturbation peut déstabiliser ces véhicules. Pour cela, on peut employer des techniques adaptatives
pour avoir un système stable [29]. La synthèse d’une loi de commande pour un système multivariable
nécessite d’une part d’approcher le comportement dynamique du système à commander par un
ensemble d’équations mathématiques et d’autres part de spécifier les objectifs du comportement du
système commandé en termes de stabilité et de performance [40]. Dans ce chapitre nous allons tout
d’abord présenter la synthèse des lois de commande, on va présenter deux techniques de commande
le régulateur PID et le contrôle par logique floue.
37
intégrée par rapport au temps et multipliée par une constante qu’il faudra aussi déterminer en fonction
du système.
𝑡
u (t)= 𝐾𝑝. ɛ(𝑡) + 𝐾𝑖 ∫0 ɛ(𝜏)𝑑𝜏 (3.3)
Ce qui en Laplace donne
ɛ(𝑠)
u(s)= 𝐾𝑝. ɛ(𝑠) + 𝐾𝑖 (3.4)
𝑠
Le terme intégral permet ainsi de compenser l’erreur statique et fournit, par conséquent, un
système plus stable en régime permanent. Plus Ki est élevé l’erreur statique est élevé. Cette
composante apporte une notion de temps d’intégration à la correction, cette notion de temps s’exprime
généralement en seconde. Cette action est complémentaire à l’action proportionnelle, elle permet de
stabiliser dans le temps l’action proportionnelle, plus l’erreur mesurée est constante plus la correction
est constante [41].
38
Figure III.1 Structure du PID traditionnelle.
Les blocs “1/s” et “s” représente respectivement les opérations d’intégration et de dérivation.
𝑡 𝑑𝑒(𝑡)
𝑢(𝑡) = 𝑘𝑝 𝑒(𝑡) + 𝑘𝑖 ∫0 𝑒(𝜏)𝑑𝜏 + 𝑘𝑑 (3.7)
𝑑𝑡
Où :
u: La variable générique contrôlée.
e: L’erreur entre la tâche r et la sortie du processus y.
Kp: Coefficient proportionnel.
Ki: Coefficient intégral.
Kd: Coefficient dérivé.
Dans le domaine de Laplace, la structure PID traditionnelle peut s’écrire sous la forme suivante :
𝐾𝑖
𝑢(𝑠) = (𝐾𝑝 + + 𝑠𝐾𝑑 ) 𝑒(𝑠) (3.8)
𝑠
Vu que cette fonction est impropre, physiquement ce n’est pas faisable à cause de la dérivabilité
du terme. Après une certaine fréquence, la contribution du D doit être atténuée pour filtrer le bruit de
la bande passante. Pour cette raison, Dans le dérivateur réel un pôle est ajouté comme le montre
l’équation (3.9) [42]:
𝐾𝑖 𝑠 𝐾𝑑
𝑢(𝑠) = (𝐾𝑝 + + 𝑠 𝐾𝑑 ) 𝑒(𝑠) (3.9)
𝑠 1+
𝑘 𝐾𝑝
39
➢ Ajouter l'action Dérivée pour limiter les dépassements ;
➢ Augmenter progressivement Td.
Le schéma de la figure III.2 illustre cette méthode :
Figure III.2 Ajustement des paramètres PID par la méthode des réglages successifs.
La méthode de Ziegler-Nichols est une méthode heuristique de réglage d'un régulateur PID. Elle
a été développée par John G. Ziegler et Nathaniel B. Nichols. La méthode présentée ici est celle
utilisant la génération de l'oscillation entretenue en boucle fermée. Tout d'abord, on annule l'action
intégrale et l'action dérivée. L'action proportionnelle est augmentée jusqu'à ce que le signal en sortie
de la boucle fermée oscille de manière entretenue. On note alors ce gain Ku, c'est le gain maximal (ou
gain critique). On note Tu la période d'oscillation du signal. Les paramètres du
régulateur, Kp, Ti et Td, sont choisis en se référant au tableau III.1[41] :
Type de contrôle Kp Ti Td
P 0.5 Ku -- --
PI 0.45 Ku Tu/1.2 --
PD 0.8 Ku -- Tu/8
40
III.3 Le contrôle par Logique Floue
Nous présentons dans cette partie les concepts de la logique floue et nous décrivons les aspects
méthodologiques nécessaires à la compréhension de cette technique en donnant des rappels sur les
bases générales de la logique floue et les différents types de la commande en utilisant la logique floue.
41
• Modification de leur sortie en fonction d’événements qui ne peuvent pas être pris en
compte par une technique classique.
42
Figure III.5 fonction caractéristique. Figure III.6 fonction d’appartenance.
Plusieurs ensembles flous peuvent être définis sur la même variable, par exemple les ensembles «
taille petite », « taille moyenne » et « taille grande », notions explicitées chacune par une fonction
d’appartenance (Figure III.7) [46].
44
flous définis par des fonctions d’appartenance triangulaires (N pour négative, Z pour zéro et P pour
positive).
Si la tension appliquée à l’induit du moteur, qui est la sortie du régulateur, est limitée à l’intervalle
[-10V ; 10V], on choisit de la définir par 5 ensembles flous (NG : négative grande, N : négative, Z :
zéro, P : positive et PG : positive grande) de formes triangulaires. L’étape de fuzzification consiste à
avoir une définition floue des entrées-sorties.
L’erreur sera l’écart angulaire entre le signal de sortie et le signal de consigne imposé (angle nul).
La variation de l’erreur est la différence entre l’erreur à l’instant courant kT à celle de l’instant
précédent (k-1) T. Si on estime que les valeurs maximales, en valeur absolue, de l’erreur et de sa
variation, sont respectivement égales à 20 et à 10, nous obtenons les ensembles flous suivants qui
définiront les entrées-sorties du régulateur.
45
Tableau III.2 Etape d’inférence.
E
Δe N Z P
N PG P Z
Z P Z N
P Z N NG
Il faut remarquer que dans le cas de cette table, le régulateur flou fournit un incrément de
commande que l’on ajoute, à chaque pas d’échantillonnage, à la commande appliquée précédemment.
Les 3 cas où la commande est Z, sont ceux où l’on doit garder la même commande, soit :
• l’erreur est Z et sa variation est Z (pendule à la position de consigne),
• l’erreur est P mais sa variation est N,
• l’erreur est N mais sa variation est P.
Dans les 2 derniers cas, le pendule revient de lui-même à la position de consigne. Après l’édition
des règles, il reste à calculer les degrés d’appartenance de la variable de sortie à tous les ensembles
flous qui lui sont associés.
Aux 5 ensembles flous de la variable de sortie correspondent 5 déductions floues.
1. Si ( e est N) ET ( Δe est N) ALORS u est PG,
2. Si {( e est N) ET ( Δe est Z)} OU {( e est Z) ET ( Δe est N)} ALORS u est P,
3. Si {( e est Z) ET ( Δe est Z)} OU {( e est P) ET ( Δe est N)} OU {( e est N) ET ( Δe est P)}
ALORS u est Z,
4. Si {( e est P ET ( Δe est Z)} OU {( e est Z) ET ( Δe est P} ALORS u est N
5. Si ( e est P) ET ( Δe est P) ALORS u est NG.
Chaque règle est composée de prémisses liées par les opérateurs ET, OU et donne lieu à une
implication par l’opérateur ALORS.
L’agrégation de ces règles, opération qui doit aboutir à une seule valeur de la variable desortie, se
fait par l’opérateur max, comme si les règles étaient liées par l’opérateur OU.
Cette méthode peut être illustrée, comme suit, dans le cas de l’agrégation des règles 1 et 2.
Chaque prémisse de la règle 1 est mise en évidence par l’écrêtage de la fonction d’appartenance
PG soit par le degré d’appartenance de e à l’ensemble N, soit par celui de Δe à l’ensemble N. Comme
les clauses de la prémisse de la règle sont liées par l’opérateur ET, on écrête l’ensemble PG de la
variable u par le minimum des 2 degrés d’appartenance, comme le montre la figure (III.10) :
46
Figure III.10 Agrégation de la règle floue 1.
La règle 2 possède 2 prémisses liées par l’opérateur OU. Pour chacune de ces prémisses, on réalise
la même opération que pour la règle 1.
L’opérateur OU étant remplacé par l’opérateur max, on prendra le maximum des 2 surfaces
obtenues.
47
Figure III.12 Agrégation des règles floues 1 et 2.
Si les règles 1 et 2 sont activées en même temps, la fonction d’appartenance de la variable de sortie
est symbolisée par la surface pleine ci-dessus.
Cette méthode est dite « inférence max-min ». Une autre méthode, dénommée «somprod» consiste
à utiliser le produit pour le ET et la demi-somme pour le OU.
III.4 Conclusion
Dans ce chapitre, deux techniques de control ont étés élaborés, la première est le régulateur PID
et la deuxième est la technique de logique floue.
49
Le régulateur PID qu’on a vu et son principe de conception on peut affirmer l’efficacité et la
simplicité de cette dernière qui a montré des résultats assez performants qu’on va discuter par la suite
dans le prochain chapitre.
Nous avons aussi présenté les notions générales de la logique floue et la composition d’un
système de commande floue. L’accent a particulièrement été mis sur les différentes étapes dans le
traitement des règles d’un contrôleur flou et les différents types de commande en utilisant la logique
floue. Cette technique est classée parmi les techniques de l’intelligence artificielle, elle permet de
modéliser puis de remplacer l’expertise de conduite de processus, expertise en provenance du
concepteur ou de l’utilisateur, elle donne des résultats satisfaisants en pratique et permet donc de
certifier les propriétés du système commandé en termes de stabilité et de performances.
A partir du prochain chapitre, qui contient l’application numérique et la simulation de ces
deux techniques, nous pourrons juger l’efficacité de ces 02 commandes par l’étude de leurs effets sur
les performances du système.
50
Chapitre IV
Simulation et interprétation
des résultats
IV.1 Introduction
Ce chapitre a pour but d’étudier le comportement d’un drone de type voilure fixe en boucle ouverte
et en boucle fermée. Afin de réaliser les objectifs de pilotage et de guidage, les deux techniques de
commande PID et Logique floue sont appliquées. Les résultats de simulation sont présentés à l’aide
de l’outil MATLAB/SIMULINK.
Caractéristiques physique
Masse 13.5 kg
Envergure 2.8956 m
Performances
52
Les coefficients aérodynamiques de ce modèle sont divisés en coefficients aérodynamiques du
mode longitudinal présentées dans le Tableau IV.2 et coefficients aérodynamiques du mode
latéral directionnel présentées dans le Tableau IV.3.
53
IV.3 Stratégie de travail
La stratégie adoptée consiste à établir trois types de test en simulation :
➢ Dynamique en boucle ouverte : elle consiste à tester le système en absence de régulateur de
stabilité.
➢ Commande par un contrôleur PID : les gains de commande PID sont ajustés de manière
que le système répond au signal de référence d’une manière satisfaisante. Plusieurs modèles
développés sous MATLAB/SIMULINK seront présentés avec les défirent résultats obtenus.
➢ Commande par logique floue : la commande fuzzy est classée parmi les commandes
intelligentes modernes, elle permet d’améliorer les performances du système en boucle fermée. Le
désigne de la commande est réalisé via l’interface graphique FIS à travers laquelle on peut définir
complètement le système flou.
La résolution par une méthode numérique [33] et une méthode analytique [31] pour une vitesse
aérodynamique V = 20 m/s donnent les mêmes résultats suivants :
54
Le mode longitudinal est représenté par l’équation (4.1).
55
Figure IV.2 Vol en équilibre du modèle non linéaire.
56
Figure IV.4 Réponse en présence d’une perturbation de la gouverne de direction.
Le signal d’entré qui représente l’application d’une action sur la gouverne de profondeur et la
manette des gaz est représenté dans la Figure IV.6.
57
Figure IV.6 La déflexion de la gouverne de profondeur et la manette des gaz.
Le résultat de l’application d’une action sur la gouverne de profondeur et la manette des gaz est
représenté dans la Figure IV.7.
58
La Figure IV.8 montre l’implémentation de mode latéral en boucle ouverte sous
Matlab/Simulink. L’entrée de ce dernier est décomposée en deux composantes qui sont : [𝛿𝑎, 𝛿𝑟] et
la sortie est un vecteur de cinq composantes [𝑣, 𝑝, 𝑟, 𝜙, 𝛹].
59
Figure IV.10 Réponse du mode latéral en boucle ouverte.
60
Figure IV.11 Maintien de vitesse et d’assiette longitudinale.
D’après la Figure IV.12, la réponse de l’angle de tangage « θ » montre une bonne poursuite et
rapide de la référence avec un dépassement faible et un temps de réponse acceptable pour atteindre
de la valeur désirée.
61
Figure IV.13 Réponse de la vitesse du tangage « q ».
La figure IV.14 présente la déflexion de l’élévateur, on peut dire que c’est une commande
réalisable. La déflexion de l’élévateur ne dépasse pas les limites de 0.4 rad.
62
IV.6.1.2 Simulation du modèle latéral par la commande PID
La Figure IV.15 présente le schéma Simulink de maintien de roulis, composée principalement d’un
bloc qui représente la dynamique latérale du drone, les contrôleurs PID, un bloc pour le signal de la
commande et les oscilloscopes pour observer l’évolution du système.
D’après la Figure IV.20 qui représente le résultat de simulation d'une trajectoire longitudinale, on
remarque une bonne poursuite de la trajectoire désirée mais avec des dépassements faibles et un temps
de réponse rapide pour atteindre la valeur de consigne.
66
La Figure IV.23 représente le résultat de simulation d'une trajectoire latérale.
Tableau IV.4 Règles de fuzzification pour la technique de contrôle Logique Floue [30].
E
𝛿𝑒
NB NM NS Z PS PM PB
NB Z PS PM PB PB PB PB
NM NS Z PS PM PB PB PB
NS NM NS Z PS NM NM NM
Ed Z NB NM NS Z PM PM PM
PS NB NB NM NS Z PS PM
PM NB NB NB NM NS Z PS
PB NB NB NB NB NM NS Z
Le FLC conçu pour la technique de contrôle FUZZY-PID est présenté dans la Figure IV.27.
69
Les règles de fuzzification pour la technique de contrôle FUZZY-PID sont présentées dans le
Tableau IV.5.
Tableau IV.5 Règles de fuzzification pour la technique de contrôle FUZZY-PID [30].
E
Kp Ki Kd
NB NM NS Z PS PM PB
NB PB PB NB PB PM PS NM ZZ ZZ
NB PB PB NB PB NM PM PS Z Z
NM PB PB NB PM PM PS NS ZZ ZZ
NB PB PB NM PM NM PM PS Z Z
NS PB PM PM PS NS ZZ NS NM
NB PM NM PM NM PM PS PS NS PM NS
Z
Z PM PM PS ZZ NS PS NM NM
Ed NM PM NM PM NS PS PM Z PM Z
Z Z
PS NM NS NS
PM PS NS ZZ NS PS
PM PS NS PS NM
NM PM PS Z NS
NS
PM ZZ ZZ NS NM NM NB NB
Z PS NS PM NS PM NM PB NB PB NB
Z
PB ZZ ZZ NM NM NB PB NB NB
PM NS PM NS NM PB NB PB NB
Z Z
70
Figure IV.28 Le modèle du Simulink pour le maintien de l’assiette longitudinale.
La figure IV.29 représente la réponse pour le maintien de l’assiette longitudinal par les techniques
de contrôle PID, Logique Floue et la technique FUZZY-PID.
Figure IV.30 La réponse pour le maintien de l’assiette longitudinal pour une trajectoire.
Erreur statique 0 0 0
72
En observant les résultats précédents, on constate que les performances obtenues par la commande
logique floue sont nettement améliorées par rapport à la commande PID. On observe que le temps de
réponse est nettement inférieur et le dépassement est annulé complètement. En plus les résultats
obtenus par l’application de la technique de contrôle hybride FUZZY-PID ont montrées une
amélioration remarquable en terme du temps de réponse avec l’apparition d’un dépassement très
faible voir négligeable.
73
Figure IV.32 Le schéma Simulink du bloc d’adaptation des données.
Le schéma Simulink du banc de simulation en présence du système de contrôle est représenté dans
Figure IV.33.
74
Figure IV.34 Banc de simulation.
IV.9 Conclusion
Dans ce chapitre, on a étudié et simulé le comportement dynamique d’un drone a voilure fixe en
utilisant le logiciel MATLAB/SIMULINK. La simulation en boucle ouverte montre l'instabilité du
système, ce qui implique la nécessité de l'application d'un régulateur en boucle fermée. La simulation
en boucle fermée avec les deux commandes PID ainsi que la commande logique floue montre des
résultats assez acceptables, les réponses du système suivent les consignes désirées, néanmoins
quelques dépassements persistent dans le régime transitoire et qu'ils se diffèrent d'une commande à
une autre avec un temps de réponse relativement court. L’application d’une technique de contrôle
hybride FUZZY-PID permet d’annuler les dépassements et l’erreur statique ainsi que l’amélioration
remarquable du temps de réponse.
Ces résultats peuvent être améliorés en jouant sur le réglage des paramètres pour chaque
commande.
75
Conclusion Générale
Conclusion Générale
Ce mémoire traite l’application des commandes PID et logique floue pour assurer la stabilité et le
guidage d’un drone de type voilure fixe. Une modélisation mathématique de la dynamique de
translation et de rotation de cet aéronef a été effectuée dans un premier temps. Puis, une synthèse sur
la commande classique PID a été présentée. Par la suite, la commande moderne par logique floue a
été développée. A la fin, nous avons effectué une étude en simulation sous Matlab/Simulink pour
décrire le comportement de l’avion en boucle ouverte et en boucle fermée. Les résultats de simulation
montrent une bonne performance de la commande par logique floue et une amélioration dans les
performances par rapport à la commande classique PID.
Dans ce mémoire nous avons présenté une étude complète sur l’élaboration de la loi de commande
pour un drone de type voilure fixe, de la modélisation de l’avion jusqu’à la synthèse des contrôleurs.
Dans une première partie nous avons obtenu le modèle non linéaire du vol de l’avion, dont les
modèles longitudinal, latéral et couplé ont été linéarisés pour arriver au modèle linéaire. Ce travail
théorique, basé sur les principes de la mécanique de vol et de l’aérodynamique, a ensuite été appliqué
à un drone de type voilure fixe.
Dans une seconde partie, nous avons étudié et simulé les deux commandes linéaires classiques :
la commande PID et la commande moderne par logique floue. Les résultats obtenus ont révélé que la
commande par logique floue est plus efficace que la commande PID. Les résultats obtenus par
l’application de cette commande moderne, enregistrent une bonne performance en termes de rapidité
et taux de dépassement par rapport à ceux obtenus par la commande linéaire PID.
L’étude réalisée dans ce travail permet d’enrichir nos connaissances sur le domaine des
commandes de vol, ainsi que leurs influences sur la qualité de vol d’un aéronef. Nous
recommandons une extension de ce travail concernant la modélisation, ou on pourra prendre le
modèle non-linéaire dynamique complet de l’avion en présence de perturbation atmosphérique,
ainsi d’autre lois de commande non linéaires telles que : commande par mode glissant, les réseaux
de Neurones.
78
Bibliographie
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