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International Pages 874

Le document aborde les enjeux de l'échange économique et ses limites, notamment la distinction entre valeur d'usage et valeur d'échange. Il traite également de la logistique internationale, des opérations de transport et des procédures douanières, soulignant l'importance de la coordination et de l'efficacité dans la gestion des flux. Enfin, il met en avant les défis liés à l'importation et à l'exportation, ainsi que les choix stratégiques en matière de transport et de dédouanement.

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Le document aborde les enjeux de l'échange économique et ses limites, notamment la distinction entre valeur d'usage et valeur d'échange. Il traite également de la logistique internationale, des opérations de transport et des procédures douanières, soulignant l'importance de la coordination et de l'efficacité dans la gestion des flux. Enfin, il met en avant les défis liés à l'importation et à l'exportation, ainsi que les choix stratégiques en matière de transport et de dédouanement.

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Liant étroitement les individus entre eux, l'échange économique devient ainsi le véritable

fondement du lien social.

6.5. Les limites de l'échange.

1. Le problème de la valeur
• a) Valeur d'échange et valeur d'usage

• Ainsi, un bien ayant une grande utilité peut posséder une faible valeur dans l'échange, et
inversement.
• Par exemple, le pain constitue un élément nécessaire à l'alimentation, mais sa valeur
d'échange est faible. Au contraire, l'or, qui ne répond pourtant à aucun besoin vital, possède
une grande valeur d'échange.

• On distingue généralement, pour un bien, sa valeur d'usage et sa valeur d'échange. Tandis que
la valeur d'usage dépend de l'utilité pratique d'un bien, la valeur d'échange dépend des biens
que l'on peut acquérir en échangeant ce bien.
Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s'engagent dans l'exploration
des océans : le petit Portugal et l'Espagne pour commencer, puis l'Angleterre et la France.
Voici le parcours des principaux explorateurs.
- deux routes vers l'Asie
Les Portugais tentent de contourner l'Afrique pour accéder à l'Inde. Ils ont du reste découvert
et colonisé des îles depuis le début du XVe siècle : Madère en 1419, les Açores quelques
années plus tard, et les îles du Cap Vert en 1445. Ils y développent des plantations de sucre,
autre produit très lucratif.
Pour les cultiver, ils font progressivement venir des esclaves noirs de Méditerranée puis
directement d'Afrique, annonçant ainsi la traite vers l'Amérique.

Ces îles servent aussi de points d'appui aux navigateurs pour aller plus loin et chercher le
passage vers l'Inde par le sud : Barthélemy Diaz atteint ainsi ce qu'il nomme le Cap de Bonne-
Espérance (point le plus au sud du continent) en 1488.
Chapitre 2. Logistique internationale

Objectifs :
•Construire une politique en matière de logistique, de transport et de douane,
•Mettre en œuvre les solutions adaptées aux opérations d’importation et d’exportation,
•Assurer le suivi et le contrôle de ces opérations.

3.1. La démarche logistique

Définition. L ’ensemble des opérations ayant pour but la mise à disposition, au moindre
coût, d’une quantité de produit à l’endroit et au moment où une demande (le besoin)
existe. C’est aussi la science du flux.
Le filet logistique ou la chaine logistique est constitué par un ensemble de maillons dont nous
citerons: achats/approvisionnements-entreposage/stockage-emballage/conditionnement-
transport-manutention-douane-distribution-services annexes..
•La coordination et la synchronisation des rythmes entre ces maillons est un des buts de
l’organisation logistique.

“Le temps est révolu ou le travail d’une entreprise s’achevait au moment de mettre le produit sur le
camion pour le livrer. Aujourd’hui, le client exige le service à la production et la livraison a la quantité
souhaitée, au moment voulu et a un endroit précis” (I. LAUWERS)
2.1. Les facteurs de son développement
Elle se justifie à la fois par l’avantage concurrentiel que représente aujourd’hui la
capacité à livrer dans des délais brefs, avec un haut niveau de qualité tant des produits
que du service, et par la part importante des coûts logistiques dans le coût de revient
du produit rendu chez le client.
Les énormes progrès réalisés dans le domaine de la circulation de l’information, tant
en ce qui concerne sa vitesse que sa fiabilité, ont contribué aussi à poser en de
nouveaux termes l’organisation des flux de données.(L’informatique, la télématique,
les réseaux internationaux de circulation de l’information, le développement de
normes internationales)
2.2. La mise en œuvre de la démarche
La mise en œuvre d’une démarche logistique dans l’entreprise va avoir des conséquences à deux
niveaux :
−Celui des opérations physiques (sur marchandises),
−Celui des flux d’informations.
1. La maîtrise des opérations physiques

Cette maîtrise de la logique peut être partagée :


−Peu d’entreprises ont un intérêt économique à intégrer l’ensemble des activités logistiques : une
grande partie de celle-ci sont donc sous-traitées auprès d’opérateurs spécialisés ;
−Le fournisseur est rarement responsable de la totalité des opérations : une partie de celle-ci est
assumée par le client, selon les conditions déterminées par l’incoterm du contrat de vente.
2. La circulation de l’information et l’ Échange de données informatisé (EDI)
Une logique bien organisée, c’est d’abord une bonne circulation des informations la concernant.

Tableau I. Les attentes des chargeurs


Un retour d’information sur les livraisons
Une information systématique et rapide en cas d’anomalie.
Une remontée périodique et globale sur l’ensemble des délais de livraison.
Un suivi des expéditions en temps réel.
Dans ce contexte, la mise en place de l’EDI- (Échange de données informatisé) est une source de
productivité, et constitue un avantage concurrentiel pour les entreprises qui ont fait ce choix.
L’EDI remplit deux fonctions fondamentales :
−Assurer les transactions (commandes, ordres de transport, factures, etc.)
−Assurer la remontée des informations et la « traçabilité » des produits.
3. Le transport des marchandises
3.1. Le choix en matière de transport
a.L’analyse et l’organisation des flux
•Le choix des lieux de stockage
b.Inventaire des solutions
•Les modes de transport
Pour les transports continentaux, le choix se réduit à la mer ou l’air.
•Les types de contrat
On peut distinguer quatre possibilités
L’expédition exclusive: l’expédition est passée entre le chargeur (l’expéditeur ou un transitaire) et la
compagnie de transport
Le groupage
C’est une technique dans laquelle un intermédiaire (le groupeur), se place entre le chargeur et la
compagnie de transport.
L’affrètement
C’est un contrat de location d’un engin de transport, pour un voyage, ou pour une période donnée
(l’année par exemple).
Le transport pour compte propre
•C’est un transport réalisé avec des engins de transport appartenant à l’entreprise.
•Les solutions usuelles
Elles dépendent de la nature de la relation (continentale ou intercontinentale), et de la quantité à
transporter.
Les solutions de transport sont en effet très différentes selon qu’il s’agit de transporter un colis de 15 kg ou une
masse de 20 tonnes.
c. La prise en compte des contraintes
d. Les critères de choix et leur combinaison
3.1.2. Le choix du transitaire
a.La rémunération du transitaire
Dans la facture du transitaire, on trouve trois types d’éléments :
−Le remboursement de frais engagés par lui sans qu’il ait pu les négocier : droits de douane, TVA,
crédit d’enlèvement, etc. le transitaire n’a aucune marge sur ces frais ;
−Le remboursement de frais qu’il a engagé pour le compte du chargeur et sur lesquels il a
généralement négocié : frais de transport (fret), frais annexes, assurance, etc.
La rémunération du service rendu, qui apparaît sous forme de frais de correspondance, des frais de
dossier, frais de transit, honoraires
d) Comment choisir un transitaire ?
•La définition des besoins
•La présélection des offres
•La sélection
3.1.3. Le choix des modalités d’emballage et de préparation de la marchandise.
3.1.4. La couverture du risque de transport
L’emballage et la préparation de la marchandise sont des moyens de réduire les risques d’avarie, mais ils
ne peuvent les éliminer totalement. L’entreprise doit donc se préoccuper de la couverture du risque
résiduel, qui est le domaine de l’assurance transport.
3.2. Les opérations de transport à l’importation
• S’il achète selon des incoterms autres que DDU et DDP, l’importateur a en charge une partie des opérations
d’acheminement des produits.
• Il doit donc organiser celles-ci, c’est-à- dire selon le cas
− Déterminer en accord avec le fournisseur les conditions de préparation, d’emballage et de marquage des colis.
− Organiser le post- acheminement, éventuellement le transport principal, voire le pré- acheminement en cas
d’achat EXW ou FCA-point intérieur.
− Organiser les transits douaniers en cas d’achat de transport routier, ou de pré-acheminement traversant une
frontière ;
− Prendre en charge les opérations douanières de sortie du pays d’exportation en cas de vente EXW ou FAS.
• 3.2.2. La consignation de la marchandise
Dans tous les incoterms autres que DDU et DDP, l’acheteur doit donner au vendeur ou au
commissionnaire de transport les informations utiles. Celles-ci sont indiquées dans le tableau ci-
dessous:
3.2.3. La réception de la marchandise
a. Le déchargement
La marchandise arrive chez l’importateur par camion ou par wagon (exceptionnellement sur barge ou
péniche, ou par poste).
Ce sont les règles du droit local qui définissent qui a la responsabilité du déchargement, et à partir de
quel moment la marchandise se trouve sous la garde du destinataire.
• En cas de livraison par chemin de fer
Les avaries constatées doivent être mentionnées sur un procès-verbal établi par le chemin de fer. Ce
procès- verbal doit être réclamé par le destinataire.
• En cas de dommage non apparents, dès la livraison
• En cas de dommage non apparents, dans les 7 jours de la livraison
Le chemin de fer va préciser dans le procès-verbal la cause apparente du dommage et le lieu où il a dû se
produire.
En cas de livraison maritime
Les avaries ou manquants doivent être signalés par écrit dans les délais suivants.
• En cas de dommages apparents, dès la livraison, (sauf si l’état de la marchandise a été constaté
contradictoirement).
• En cas de dommage non apparents, dans les 3 jours de la livraison.
b. La gestion de l’assurance-transport
Si la marchandise est assurée, un certain nombre d’obligations supplémentaires pèsent sur le réceptionnaire en
cas d’avaries ou de manquants à l’arrivée.
• Celui-ci doit:
• Émettre les réserves dans les conditions définies ci-dessus, et plus généralement conserver les possibilités de
recours de l’assureur contre les tiers responsables ;
− Prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’aggravation des dommages ;
− Prévenir le commissaire d’avaries mentionnées sur le document d’assurance (dans les 3 jours de la
livraison). Le commissaire d’avarie est chargé du constat des dommages pour l’estimation du
préjudice.
Si l’importateur est l’assuré au moment de la livraison, ce qui est en général le cas, il devra
ensuite constituer le dossier destiné à l’assureur.
Ce dossier comprendra:

− L’original de la police ou du certificat d’assurance ;


− Le titre de transport mentionnant les réserves, et la copie des lettres de confirmation éventuelles ;
− Le rapport du commissaire d’avaries ;
− Le certificat définitif de perte, le cas échéant ;
− Le montant de sa réclamation, ainsi que les factures justificatives.
2.3. Les opérations de transport à l’exportation
2.3.1. L’organisation du transport
C’est l’incoterm du contrat de vente qui définit quelles opérations logistiques incombent au vendeur,
c’est-à-dire ce qu’il doit réaliser en matière d’emballage, de transport, d’assurance de la marchandise
et de dédouanement.
Pour la majorité des opérations d’exportation, le vendeur va avoir à :
− Préparer la marchandise ;
− Organiser éventuellement les contrôles réclamés par l’acheteur ;
− Donner l’ordre de transport ou d’enlèvement ;
− Remettre au transporteur la marchandise et les documents d’accompagnement ;
− Recevoir et vérifier le document de transport ;
− Éventuellement, signer l’assurance ;
− Prendre en charge le dédouanement à l’exportation.
2.3.2. La préparation de l’expédition
a. Le colisage
b. Le marquage

2.3.3. Les contrôles réclamés par l’acheteur


Sur prescriptions imposées par son gouvernement ou de sa propre initiative, l’acheteur demande que les
marchandises qui lui sont destinées fassent l’objet d’un contrôle (au niveau de la quantité, de la qualité, du prix)
par une société spécialisée (véritas, SGS) avant l’embarquement.
2.3.4. Les relations avec le transporteur ou le transitaire
a. Les instructions de transport
b. La remise de la marchandise
Le transporteur est tenu à un certain nombre de vérifications, reprises, dans le tableau ci-dessous.
• c. La vérification du
document de
transport
2.3.5. La gestion de l’Assurance transport
2.4. Les opérations douanières pays- tiers
2.4.1. Les choix en matière douanière
2.4.1.1. Sous- traiter ou réaliser le dédouanement ?
a. Les critères de choix
Ils peuvent être résumés ainsi :
• Le choix du commissaire/déclarant agrée en douane
Le choix de l’opérateur dépend de plusieurs critères :
− La nature des produits à dédouaner, en raison d’une certaine spécialisation sectorielle des
opérateurs ;
− L’organisation de l’acheminement des marchandises, qui peut imposer un opérateur (cas de certains
transports par chemin de fer où la SNCF dédouane sous peine de payer une taxe pour « frais de
gare ») ;
− La proximité géographique, qui permet de surmonter plus aisément les difficultés survenant au
moment du dédouanement (retard dans la transmission des documents à l’opérateur, etc.).
b.Créer un service douanier dans l’entreprise
Les marchandises peuvent être dédouanées par l’importateur ou l’exportateur : le destinataire réel ou
l’expéditeur réel.
2.4.1.2. Le choix d’une procédure simplifiée
a. Les obligations de la procédure de dédouanement de droit commun
Ces obligations se situent au niveau documentaire et logistique.

• Les obligations documentaires


L’opérateur spécialisé établit une déclaration en utilisant un imprimé dit DAU (Document
administratif Unique).
• Outre le DAU, le déclarant doit disposer de documents annexes tels que la facture, la liste de
colisage et, selon le cas, un certificat sanitaire ou phytosanitaire, un certificat d’origine ou de
circulation, des pièces relatives au contrôle au commerce extérieur, etc.
• Les obligations au niveau logistique
Le dépôt est donc effectué au bureau de départ ou de destination à condition qu’il soit
compétent. Selon ce critère, il convient de distinguer deux catégories de bureaux de douane :

− Les bureaux spécialisés qui sont ouverts aux opérations concernant certaines catégories de
marchandises (produits pétroliers, par exemple) ou à l’application de certaines
réglementations ;
− Les bureaux de plein exercice qui sont les plus nombreux et ouverts à toutes les opérations et
marchandises à l’exception de celles qui relèvent des bureaux spécialisés.
Le temps requis pour un dédouanement atteint généralement :
− ½ journée à l’exportation à condition que le déclarant dispose de tous les éléments nécessaires à la
déclaration ;
− 24 heures à l’importation.
Lorsque la douane souhaite effectuer un contrôle physique de la marchandise, le délai s’en trouve
accru d’autant avec, en plus, une rupture de charge.
b. Les procédures simplifiées de dédouanement
Le choix entre les différentes procédures prend en compte les contraintes logistiques et
administratives de l’entreprise. Il est toutefois limité par les conditions d’octroi fixées par les
autorités douanières.
2.4.1.3. Les demandes de report du paiement des droits et taxes
Les opérations d’importation engendrent généralement des droits et taxes à payer à l’administration
des douanes. En principe, ce paiement s’opère au comptant et avant l’enlèvement des marchandises
qui sont le gage des droits.
Cependant, l’entreprise peut bénéficier sous certaines conditions, de modalités de paiement. Ces
facilités doivent cependant avoir été organisées préalablement aux opérations
a. Le crédit d’enlèvement
Il offre la possibilité au déclarant d’enlever les marchandes avant l’acquittement de ces droits. Pour
bénéficier de ce crédit, le déclarant souscrit auprès du receveur des douanes une soumission
cautionnée par laquelle il s’engage à payer sa dette douanière dans un délai de 30 jours (15 jours pour
un dédouanement par procédures simplifiées) à compter de la date d’enregistrement de la déclaration
en douane. Le montant des droits et taxes est alors majoré de la « remise du receveur » (1/1000 de la
dette douanière).
• Pour beneficier de cette faveur, le redevable devra etre solvable notoire.
b.Le crédit de droits
est le paiement par obligations cautionnées des droits et taxes exigibles. Il est sollicité par
l’importateur auprès du receveur principal régional territorialement compétant. Un dossier de
demande: les états financiers de l’entreprise, ses statuts ainsi que la société de caution qui garantit le
paiement.
Lorsque le crédit de droits et taxes est accordé, il est mis en place avec indication du montant autorisé
auprès de la recette principale compétente. Un carnet d’obligation de 25 jeux est remis à
l’importateur ou au transitaire désigné.
`
2.4.1.4. Utiliser des régimes douaniers appropriés pour améliorer la logistique.
Dans le souci d’améliorer les opérations de logistique de l’entreprise et de renforcer ainsi sa position
concurrentielle sur les marchés internationaux, les autorités douanières proposent des régimes adaptés
tant au niveau du déplacement des marchandises qu’à celui du stockage.
a. Le transit sous douane
• Principe
Le transit sous douane est un régime de contrôle administratif sur le transport des
marchandises entre deux ou plusieurs pays, ou entre deux localités d’un même pays,
lorsque les marchandises transportées sont sous douane. En contrepartie de ce contrôle,
les marchandises font l’objet d’une suspension de droits, taxes, prohibition et autres
mesures économiques, fiscales ou douanières. Dans certains cas, des mesures sanitaires
restent éventuellement applicables aux marchandises.

• Garanties prises par la douane
• Deux types de garanties sont requis :
• Garanties matérielles
• Les garanties foncières
• Les différentes formes de transit international
• Le transit international par route (TIR)
• Le transit communautaire
• Le transit commun
b. L’entrepôt de stockage
• L’entrepôt de stockage est un régime douanier qui permet à l’entreprise de constituer des stocks de
marchandises sous douane à la suite d’opérations d’importation ou d’exportation dans les conditions
optimales tant au niveau logistique que financier.
Principe
A l’importation, ce régime communautaire autorise le stockage de marchandises non
communautaires en suspension de droits et taxes ;
• Les catégories d’entrepôts
La mise en œuvre du régime d’entrepôt exige le recours à des locaux adaptés
Les autorités douanières autorisent ainsi deux catégories d’entrepôts: public et privé
• Le choix du type d’entrepôt
L’entreprise importatrice choisit un type d’entrepôt déterminé, en fonction
− Du volume des marchandises à stocker ;
− De la régularité de ce stock dans le temps ;
− Des contraintes de son activité, qui imposent un accès plus ou moins aisé à son stock.
Pour l’entreprise exportatrice, le choix du type d’entrepôt dépend de l’avantage recherché :
préfinancement des restitutions communautaires, ou stockage en exonération de TVA.
2.5. Les opérations douanières à l’importation

2.5.1. Le contrôle du commerce extérieur


Le contrôle du commerce extérieur a été instauré pour protéger l’espace économique communauté.
Sauf exception, il ne concerne pas les produits communautaires, ni les importations de caractère
particulier (échantillons, effets personnels, etc.).
2.5.2. La liquidation des importations douanières
a.Les droits de douane
• Les règles générales
Trois règles générales régissent les droits de douane :

- Application d’un tarif douanier commun dans les relations avec les pays tiers
(NPF), dont les marchandises sont assujetties aux mêmes taux de droits, quel que
soit leur point d’entrée dans l’espace communautaire ;
- Possibilités d’accords préférentiels entre l’Union d’Etats et certains pays ou
groupes de pays avec pour corollaire des taux de droits réduits ou nuls lors d’une
importation depuis ces pays ;
- Suppression de ceux-ci dans les relations intracommunautaires
▪La détermination des droits de douane
Le montant des droits de douane dépend de 3 éléments : l’origine, l’espace tarifaire, et
la valeur en douane. la valeur des marchandises déterminée en vue de la perception
des droits de douane ad valorem sur les marchandises importées; elle constitue la base
imposable pour l’application des tarifs des droits et taxes.
l existe 6 méthodes pour déterminer la valeur en douane :
•La méthode de la valeur transactionnelle
•La valeur transactionnelle de marchandises identiques
•La valeur transactionnelle de marchandises similaires
•La méthode déductive
•La méthode de la valeur calculée
•La méthode des moyens raisonnables
b. Les droits antidumping
L’imposition de droits antidumping ne concerne que certains
produits proposés par des fournisseurs étrangers à des prix très
inférieurs à ceux pratiqués tant au sein de l’Union que dans leur
pays d’origine.
La TVA
A la différence des droits de douane, la TVA est due pour tout
produit quelle que soit son origine, afin d’assurer une égalité de
traitement entre les produits fabriqués dans un pays et ceux
acquis auprès d’un autre état membre ou importés de pays tiers.
2.5.4. L’affectation d’un régime douanier
Sauf pour les ventes DDP-lieu de destination convenu, et DEQ-port de
destination convenue, l’acheteur prend en charge les opérations de
dédouanement des marchandises à l’arrivée.
a.La mise en libre pratique
Ce régime autorise la libre circulation des marchandises au sein de l’Union mais
n’en permet pas la libre disposition sur le territoire national. La "mise en
pratique" d'une marchandise, dans le contexte douanier, signifie que des
marchandises non communautaires, après avoir été importées dans l'Union, sont
placées sous un régime permettant leur libre circulation et leur utilisation sur le
marché communautaire. Cela implique notamment le paiement des droits de
douane et autres taxes applicables, ainsi que la satisfaction des formalités
requises pour l'importation
b. La mise à la consommation
L’utilisateur qui veut disposer librement des marchandises sur le territoire national,
sollicite le régime de mise à la consommation. Cela se traduit par le respect de la
réglementation nationale (taxes parafiscales par exemple) et par la perception de la
TVA à l’importation

La mise à la consommation est un régime douanier qui permet de placer des


marchandises importées en libre circulation dans un territoire, après avoir payé les
droits et taxes à l'importation. En d'autres termes, c'est la procédure qui permet à une
marchandise de devenir librement utilisable et vendable sur le marché intérieur après
son import.
c. L’admission temporaire
Lorsque l’entreprise importe momentanément un bien étranger en France
pour réaliser un contrat spécifique, elle peut solliciter le régime de l’admission
temporaire à condition que ce bien soit réexporté en l’état dans un délai
maximal de 24 mois.
Dans ce cas, elle bénéficie de l’exonération partielle ou totale des droits et
taxes normalement exigibles lors de l’importation, l’exonération totale ne
concernant que des catégories de marchandises utilisées dans des
conditions précises (matériel scientifique par exemple).
2.5.5. La mise en œuvre des procédures
L’entreprise met en œuvre la procédure de dédouanement de droit commun
ou une procédure simplifiée qui lui a été accordée par l’administration des
douanes
a)Le fonctionnement de la procédure de dédouanement de droit
commun
Une déclaration de détail établie sur le formulaire de DAU doit être déposée
avec les documents annexes dans les trois jours francs (dimanches et jours
fériés non compris) après l’arrivée des marchandises au bureau de douane
ou dans les lieux désignés par les autorités douanières.
b. Les procédures simplifiées
En fonction de la réponse du service des douanes à la demande formulée par
l’entreprise, une procédure de dédouanement à domicile (PDD), ou une
procédure de déclaration simplifiée (PDS) peut être mise en œuvre lors d’une
importation.
2.6. Les opérations douanières à l’exportation

2.6.1. Le contrôle du commerce extérieur


Le contrôle du commerce extérieur revêt une importance moindre vis-à-vis du cas de
l’importation. Il est mis en place pour permettre à chaque pays de respecter ses
engagements internationaux.

2.6.2. L’affectation d’un régime douanier


Pour ses opérations courantes, l’exportateur choisit un régime douanier qui dépend de la
nature du contrat passé avec l’acheteur ou de l’utilisation qui est faite du produit.
➢ L’exportation de marchandises
L’exportation de marchandises est le régime douanier le plus simple. Il est sollicité lorsque
l’entreprise exporte définitivement le produit hors de l’Union.
b.Le régime des retours
L’exportateur qui souhaite exporter temporairement hors UE des biens qu’il
réimportera ultérieurement sans leur avoir fait subir de transformation,
sollicite le régime des retours : il bénéficie ainsi lors de la réimportation d’une
franchise de droits et taxes.
Ce régime fonctionne sous deux modalités :
➢ Exportation avec réserve de retour pour des matériels vendus sous réserve
d’essais satisfaisants, des marchandises présentées dans des foires ou
salons mais ne relevant pas du régime des échantillons, etc. ;
➢ Exportation sans réserve de retour lorsque le produit a été vendu ferme
mais est renvoyé par le client, par exemple pour cause de non-conformité
avec la commande.
Conditions requises pour l’octroi du régime

Trois conditions doivent être réunies pour bénéficier du régime des retours :
▪ Les marchandises réimportées sont celles ont été exportées ;
▪ Elles sont réimportées dans leur état initial ;
▪ La réimportation a lieu dans les 12 mois pour les produits agricoles, et dans les 3 ans pour
les autres produits.
A) Le fonctionnement de la procédure de dédouanement de droit commun à
l’exportation
Dès l’arrivée des marchandises au bureau de douane, une déclaration en détail établie sur le
formulaire DAU doit être déposée avec les documents annexes : facture, liste de colisage,
déclaration d’exportation ou licence si le produit fait l’objet d’un contrôle du commerce
extérieur.
B) Le fonctionnement des procédures simplifiées à l’exportation
La procédure simplifiée obtenue par l’entreprise peut être une procédure de dédouanement à
domicile (PDD), ou une procédure de déclaration simplifiée (PDS).
➢La procédure de dédouanement à domicile (PDD)
Les formalités de dédouanement diffèrent selon que l’entreprise souhaite placer ou non les
marchandises en magasin et aire d’exportation (MAE).
➢La procédure de déclaration simplifiée (PDS)
Les formalités de dédouanement se déroulent en trois phases :
−Une déclaration préalable (facture commerciale ou tout autre document agréé par la douane), portant
la mention DSAE (déclaration simplifiée anticipée à l’exportation), est remise au bureau de douane
avant l’arrivée des marchandises (cette fourniture anticipée n’est pas obligatoire mais elle permet
d’accélérer les opérations logistiques) ;
− En cas d’absence de notification de contrôle, l’entreprise peut disposer des marchandises ;
− L’entreprise établit une déclaration de régulation qui peut être au coup par coup ou globale pour une
période qui ne saurait excéder un mois.
2.6.3. Faciliter le dédouanement dans le pays de l’acheteur
Chaque pays élabore des règles qui lui permettent de contrôler ou de limiter les importations
sur son territoire. Il en résulte une série d’obligations que toute entreprise doit connaître sous
peine de provoquer des difficultés au destinataire pour le dédouanement dans son pays.
Des informations sont également fournies par les chambres de commerce et d’industrie qui
publient des brochures sur le commerce extérieur.
Les principaux documents concernés sont les suivants :
A) Les factures consulaires
L’exportateur les demande au consulat du pays concerné et fait apposer un visa consulaire.
B). Les factures douanières
Il s’agit de factures spéciales que les exportateurs remplissent mais qu’ils n’ont pas à
soumettre au visa du consulat du pays concerné.
C).Les certificats d’origine proprement dits
D).Les certificats de circulation
Ils sont exigés pour l’exportation de produits de l’Union vers des pays ayant conclu des
accords préférentiels avec elle, et réciproquement.
2.7. La réglementation des opérations intracommunautaires

2.7.1. Les principes


La signature de l’acte unique a créé entre les états membres de l’union européenne un
« grand marché » reposant sur la libre circulation des marchandises, des personnes et des
capitaux.
En matière douanière, la conséquence en a été la suppression, à dater du 1er janvier 1993,
des formalités fiscales et douanières aux frontières intracommunautaires.

En conséquence, il n’y a plus lieu d’établir un DAU ni de joindre une facture pour faire circuler
ces marchandises.
2.7.2. Les limites de la libre circulation
Certaines familles de produits ne circulent pas librement sur le territoire de l’Union
européenne comme de l’Union africaine.
a.Les produits alimentaires
Ils sont soumis à des réglementations nationales au titre de la protection de la santé publique ou de la défense des
consommateurs. Certaines de ces réglementations n’étant pas totalement harmonisées (dénomination,
conditionnement, additifs alimentaires), des possibilités d’entrave aux échanges demeurent.
b.Les produits soumis à des normes et des réglementations techniques
La « nouvelle approche » en matière de reconnaissance mutuelle des normes et réglementations
techniques et la création de la marque CE certifiant la conformité aux directives communautaires, ont
fait progresser considérablement la libre circulation.
a.Autres produits
Un certain nombre d’autres produits, soumis à des réglementations spécifiques, font encore l’objet de
contrôles douaniers dans les échanges intracommunautaires, même si la présentation d’un DAU n’est
pas nécessaire. On peut citer les produits soumis à contrôle sanitaire et phytosanitaire, les médicaments
– en l’absence de procédure unifiée d’autorisation de mise sur le marché- les produits vétérinaires, les
armes, les autres produits soumis au contrôle de la destination finale, les biens culturels, etc
2.7.3. Le régime fiscal applicable aux échanges intracommunautaires .
Le principe de taxation est aujourd’hui le suivant :
La livraison est exonérée dans l’état membre de départ ;
L’acquisition est taxée dans l’état membre d’arrivée.
En dehors des cas particuliers (engins de transport neufs, produits soumis à droits d’accises,
biens installés et montés), les règles ci-dessus s’appliquent sous deux conditions :
Que l’opération commerciale ait lieu entre assujettis à la TVA. C’est la mention sur la facture
de l’identifiant TVA de l’acheteur qui autorise le vendeur à facturer par le vendeur à facturer
hors- taxes. Lorsque cette condition n’est pas remplie, la livraison est facturée par le vendeur
avec TVA au taux local incluse : ventes à des particuliers, à des personnes morales non
assujetties, etc.
Que la marchandise soit effectivement expédiée à destination d’un autre état membre.
2.8. Les documents de contrôle des opérations
2.8.1. La DEB
En France : c’est la « déclaration d’échanges de biens entre états membres de la
communauté », qui est une déclaration récapitulative mensuelle.
2.8.3. La déclaration périodique de chiffre d’affaires
Sur le plan fiscal interne, les livraisons et les acquisitions intracommunautaires sont
déclarées par les assujettis sur leur déclaration périodique de chiffre d’affaires (déclaration
CA3 en régime réel, déclaration CA12 en régime simplifié).
4.5.3. Les factures

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