COMM Pakistan
COMM Pakistan
RESUME
I- INFORMATIONS GENERALES
*Autres impôts:
- en Tunisie : Le 1er Janvier 1998
- au Pakistan : Le 1er Juillet 1998
a- Principe : Imposition dans l'Etat dans lequel l'entreprise exerce tout ou partie ci son
activité par l'intermédiaire d'un établissement stable
b- Cas particulier des chantiers de construction : Les chantiers de construction les opérations
temporaires de montage et les activités de surveillance y relatives son considérés comme
établissements stables lorsque leur durée dépasse 6 mois ou encore lorsque ces chantiers ou
opérations faisant suite à la vente des machines d'équipements ont une durée excédant 3
mois et que les frais de montage de surveillance dépassent 10% du prix de Ces machines ou
équipements .
c- Cas particulier du transport international maritime et aérien : Les bénéfices tirés de
l'exploitation de bateaux ou d'aéronefs en trafic international. ne sont imposables que dans
l'Etat où est situé le siège de la direction effective de l'entreprise.
5- Bénéfices Non Commerciaux : Les revenus tirés de l'exercice d'une profession libérale
sont imposables dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire.
Toutefois leur imposition peut également avoir lieu dans l'Etat de la source lorsque :
a- l'intéressé y dispose d'une base fixe ou,
b- y séjourne pendant une période ou des périodes d'une durée totale égale o supérieure à
183 jours pendant l'année fiscale.
6- Traitements et Salaires :
a- Secteur Privé : les revenus tirés de l'exercice d'un emploi salarié dans le
secteur privé sont imposables dans l'Etat où s'exerce l'activité
Toutefois leur imposition n'aura lieu que dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire su
conditions prévues par la convention sont remplies à la fois .
b- Secteur Public : les revenus tirés de l'exercice d'un emploi salarié dans le secteur public
ne sont imposables que dans l'Etat débiteur. Toutefois, ils sont
exclusivement imposables dans l'Etat de la résidence si les services sont rendus dans cet
Etat et si la personne bénéficiaire en possède la nationalité ou elle n'est pas devenu
résidente de cet Etat à seule fin de rendre les services.
7- Pensions :
Les pensions publiques et privées perçues au titre d'un emploi antérieur ne sont imposables
que dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire .
1- L'impôt payé dans l'Etat de la source est imputable sur l'impôt dû dans l'Etat de la
résidence.
2- L'impôt qui fait l'objet d'une exonération ou d'une réduction dans l'Etat de
la source sera considéré comme payé et sera déduit de l'impôt dû dans l'Etat de la résidence
(crédit d'impôt fictif ).
L'échange des instruments de ratification a eu lieu le 05 août 1997 a Tunis. De ce fait, les
dispositions de la convention sont, en vertu de son article 27, applicables :
En Tunisie :
- à l'égard des impôts retenus à la source, sur les montants payes à des non résidents ou mis
à leur disposition à partir du 1er janvier 1998;
- à l'égard des autres impôts pour toute année d'imposition commençant à partir du 1er
Janvier 1998.
Au Pakistan :
- à l'égard des impôts retenus à la source pour les montants payés a partir du 1er juillet
1998;
- à l'égard des autres impôts pour toute année d'imposition commençant à partir du 1er
juillet 1998
I- CHAMP D'APPLICATION DE LA CONVENTION :
La convention s'applique aux personnes qui sont des résidents de Tunisie ou du Pakistan ou
des deux Etats à la fois.
En vertu de l'article 4, le terme "résident d'un Etat contractant'' désigne toute personne qui,
en vertu de la législation dudit Etat, est assujettie à l'impôt dans Cet Etat en raison de sort
domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature
analogue, il comprend également les sociétés de personnes et assimilées dont le siège de
direction est situé en Tunisie ou au Pakistan et dom' les; membres sont soumis
individuellement à l'impôt à raison de leurs parts dans le bénéficie social.
Le critère de la résidence tel que prévu par ta convention se réfère à la notion de résidence
adoptée par la législation de chaque Etat.
Lorsque par application simultanée des législations des deux Etats, une personne physique
est considérée comme un résident des deux Etats, le paragraphe 2 de l'article 4 établit des
règles qui rattachent la personne à un Etat plutôt qu'à un autre.
Dans ce cas la personne sera considérée un résident seulement de l'Etat où elle dispose d'un
foyer d'habitation permanent ; si elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans les
deux Etats, elle est considérée comme un résident seulement de l'Etat où ses liens
personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux). A défaut de
foyer d'habitation permanent ou de centre d'intérêts vitaux dans l'un des deux Etats,
l'intéressée sera considérée comme un résident seulement de l'Etat dont elle possède la
nationalité. Lorsque la personne intéressée possède la nationalité de chacun des Etats
contractants ou si elle ne possède la nationalité d'aucun d'eux, l'alinéa d- de l'article 4
dispose que la question sera réglée d'un commun accord.
Aux termes de l'article 2 paragraphe 3 les impôts auxquels s'applique la convention sont
notamment :
Aussi, le paragraphe 2 de cet article énumère à titre indicatif les exploitations pouvant
Constituer un établissement stable à savoir :
- un siège de direction;
- une succursale;
- un bureau;
- une usine;
- un atelier;
- une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de
ressources naturelles.
Une entreprise d'un Etat contractant qui agit dans l'autre Etat par l'intermédiaire d'une
personne est considérée comme disposant d'un "établissement stable" dans cet autre Etat
lorsque cette personne :
- dispose dans cet autre Etat de pouvoirs généraux lui permettant habituellement de
négocier et de conclure des contrats au nom de l'entreprise ou pour le compte de
l'entreprise ou,
- conserve habituellement dans cet autre Etat des stocks de marchandises sur lesquels elle
prélève régulièrement des marchandises aux fins de livraison pour l'entreprise ou pour le
compte de l'entreprise.
- prend habituellement des commandes dans cet autre Etat exclusivement ou presque
exclusivement pour le compte de l'entreprise elle-même et pour d'autres entreprises qui
sont contrôlées par elle ou qui ont une participation dominante dans cette entreprise ou qui
sont placées sous un contrôle commun.
- Entreprises d'assurances :
Les entreprises d'assurance ou de réassurance d'un Etat contractant sont considérées
comme ayant un établissement stable dans l'autre Etat dans la mesure où elles perçoivent
des primes ou assurent des risques encourus sur le territoire de l'autre Etat par
l'intermédiaire d'un employé ou d'un représentant ne jouissant pas d'un statut
indépendant.
Il s'agit notamment :
* du cas où une installation fixe d'affaires est utilisée par l'entreprise aux seules fins de
publicité;
* du cas où l'installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'exercer pour
l'entreprise toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire
Une entreprise pakistanaise qui exerce son activité par l'entremise d'un courtier, d'un
commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d'un statut indépendant n'est pas
considérée comme ayant un établissement stable en Tunisie à condition que ces personnes
agissent dans le cadre ordinaire de leur activité; c'est-à-dire qu'elles ne doivent pas avoir des
prérogatives leur permettant de représenter ladite entreprise et de traiter en son nom.
Ainsi, l'existence d'une filiale pakistanaise en Tunisie ne constitue pas en soi un élément
impliquant que la filiale est un établissement stable de la société mère sise au Pakistan du
fait qu'elle constitue une entité juridique et fiscale indépendante de la société mère.
Ainsi, une entreprise de navigation maritime Pakistanaise établie en Tunisie et dont le siège
de direction effective est situé au Pakistan n'est imposable qu'au Pakistan à raison des
bénéfices qu'elle réalise de l'exploitation d'un bateau en trafic international.
Par contre, si la même entreprise établit une ligne entre deux points situés en Tunisie, les
bénéfices réalisés par l'exploitation de cette ligne sont imposables en Tunisie dans la mesure
où ce transport ne constitue pas le prolongement de l'exploitation du bateau en trafic
international.
a- Règles générales :
Pour la détermination du bénéfice d'un établissement stable, la convention admet que s'il est
d'usage dans un Etat contractant de déterminer les bénéfices imputables à un établissement
stable sur la base de la répartition des bénéfices bruts de l'entreprise entre ses différentes
parties, cette méthode sera appliquée, mais le résultat obtenu doit être conforme aux
principes énoncés dans l'article 7 de la convention.
Toutefois, cette règle n'est pas actuellement pratiquée en Tunisie du fait que les bénéfices
des établissements stables tunisiens des sociétés étrangères sont déterminés dans les
conditions de droit commun à partir de la comptabilité tenue à cet effet.
Ainsi ce bénéfice est établi après déduction des dépenses. se rapportant à l'activité de cet
établissement, y compris les dépenses et les frais généraux réels d'administration engagés
dans le cadre de sa gestion normale soit dans l'Etat où est situé cet établissement soit
ailleurs.
Dans ce cadre l'établissement stable peut tenir compte pour la détermination de son
bénéfice imposable des frais généraux engagés par le siège dans la limite de la fraction
déterminée à partir de son chiffre d'affaires et du chiffre d'affaires global de l'entreprise.
Toutefois, les honoraires, redevances, intérêts, autres que ceux servis par l'établissement
d'une entreprise bancaire au siège de l'entreprise, et autres paiements analogues versés par
l'établissement stable au siège de l'entreprise ou à l'un de ses établissements stables en
contrepartie de services rendus ou en contrepartie d'une activité de direction, ne sont
déductibles qu'à concurrence du remboursement des dépenses réelles effectuées.
Par ailleurs lorsque cri raison des mêmes liens, les bénéfices de l'une quelconque de ces
entreprises se trouvent doublement taxés en raison d'un redressement opéré dans l'un des
Etats, l'autre Etat doit apporter les modifications nécessaires sur le bénéfice imposable de
l'entreprise Située sur son territoire ou accorder un dégrèvement d'impôt adéquat.
Exemple :
Soit une société "A" résidente du Pakistan et une société "B" résidente de Tunisie, toutes
deux contrôlées par une société tierce.
Si l'on suppose que la société "A" ait vendu à la société "B" des marchandises pour un
montant de 400.000D et que le prix normal de ces marchandises est de 300.000D, la Tunisie
peut procéder à la réintégration de l'excédent de la valeur des achats passés en charge soit
100.000D.
En considération du redressement du résultat de la société "B" en Tunisie, le Pakistan en
tant qu'Etat de résidence de la société ''A" doit procéder à un ajustement approprié du
bénéfice de ladite société en opérant sur les résultats de la société "A'' une déduction d'un
montant égal au montant redressé en Tunisie soit 100.000D du fait que ce même montant a
été comptabilisé parmi les produits de la société "B" et a été par conséquent soumis à
l'impôt ;un tel ajustement permet donc d'éviter qu'un tel montant ne soit doublement
imposé.
a- Définition :
L'expression "biens immobiliers" est définie d'après le droit de l'Etat contractant où les biens
sont situés (article 6 paragraphe 2).
La convention ajoute que l'expression " biens immobiliers" englobe, outre les accessoires, le
cheptel mort ou vif des exploitations agricoles ainsi que les droits auxquels s'appliquent les
dispositions du droit privé concernant la propriété foncière.
Sont aussi considérés comme biens immobiliers, les droits à des redevances variables ou
fixes pour l'exploitation ou la concession de l'exploitation des gisements minéraux et les
autres ressources naturelles.
Par contre la convention exclut expressément les navires et aéronefs de la catégorie des
biens immobiliers (article 6 paragraphe 2).
b- Principe d'imposition :
Les revenus provenant de biens immobiliers sont imposables dans l'Etat contractant où ces
biens sont situés. Cette disposition s'applique aux revenus provenant de l'exploitation
directe, de la location ainsi que de toute autre forme d'exploitation des biens immobiliers, et
ce, en vertu des dispositions du paragraphe 3 de l'article 6.
Les mêmes dispositions sont aussi applicables aux revenus provenant des biens immobiliers
servant à l'exercice d'une profession indépendante.
a- Définition :
La définition donnée par la convention au terme "dividendes" couvre les revenus provenant
d'actions, actions ou bons de jouissance, parts de fondateurs et autres parts bénéficiaires, à
l'exception des créances. ainsi que les revenus d'autres parts sociales soumis au même
régime fiscal que les revenus d'actions par la législation de l'Etat dont la société distributrice
est un résident.
b- Principe d'imposition :
Les dividendes payés par une société résidente d'un Etat contractant à une personne
résidente de l'autre Etat contractant sont imposables dans l'Etat de là résidence du
bénéficiaire.
Toutefois ces dividendes peuvent aussi être imposés dans l'Etat contractant d'où ils
proviennent et selon sa législation. Mais, si la personne qui reçoit les dividendes en est le
bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 10% du montant brut des
dividendes.
Il s'ensuit que les dividendes payés par des sociétés tunisiennes à des personnes résidentes
du Pakistan ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés.
a- Définition :
Au sens de l'article 11 paragraphe 3, le terme "intérêts" désigne les revenus des créances de
toute nature assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une clause de participation
aux bénéfices du débiteur et notamment les revenus des fonds publics et des obligations
d'emprunts ainsi que les lots et primes rattachés à ces titres.
Les intérêts pour paiement tardif ne sont pas considérés, aux termes de la convention,
comme des intérêts.
b- Principe d'imposition :
Les intérêts provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre Etat
contractant sont imposables dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire
Toutefois ces intérêts peuvent aussi être imposés dans l'Etat contractant d'où ils proviennent
et selon sa législation. Cependant, si la personne qui reçoit les intérêts en est le bénéficiaire
effectif, l'impôt ainsi e établi ne peut excéder 13% du montant brut des intérêts.
Lorsque le bénéficiaire des intérêts, résident d'un Etat contractant, exerce dans l'autre Etat
contractant, par l'intermédiaire d'un établissement stable ou d'une base fixe, une activité
industrielle ou commerciale ou une profession libérale et que la créance génératrice des
intérêts se rattache à cet établissement stable ou à cette base fixe, les intérêts sont
imposables clans l'Etat où est situé l'établissement stable ou la base fixe et ce, dans les
conditions prévues par l'article 7 ou l'article 14 de la convention. Dans pareil cas, les intérêts
seront soumis à l'IR ou à I'IS dans les conditions de droit commun et feront éventuellement
l'objet de la retenue à la source.
Dans le cas où l'impôt sera pris en charge par le débiteur des intérêts. le taux conventionnel
ne sera pas applicable et la retenue à la source sera liquidée selon le taux du droit commun
et selon la formule de prise en
charge à savoir : 100 x t
100 - t
Exemple 1 :
Soit une société "A" résidente de Tunisie qui est une filiale d'une société "B'' résidente du
Pakistan.
Supposons que la société pakistanaise ait accordé, le 1er janvier 1997. un C prêt de
100.000D à la société tunisienne moyennant un taux d'intérêt de 16% remboursable en une
seule fois le 31 décembre 1997.
* Calcul des intérêts soumis au taux conventionnel (13%) avec l'hypothèse que le taux
d'intérêt pratiqué normalement est de 12%
100.000D X 12% = 12.000 D
Retenue à la source :
12.000D X 13% = 1.560 D
Exemple 2 :
Reprenons l'exemple 1 avec l'hypothèse que la société "A" ait pris contractuellement en
charge l'impôt de la société "B" au titre de ces intérêts.
100 X 20 = 25%
100 - 20
a- Définition :
b- Principe d'imposition :
Les redevances provenant d'un Etat contractant et payées à un résident de l'autre Etat
contractant sont imposables dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire.
Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans l'Etat contractant d'où elles
proviennent si la législation de cet Etat le prévoit sans que le montant de l'impôt n'excède
10% du montant brut de ces redevances.
Lorsque le bénéficiaire des redevances, résident d'un Etat contractant exerce dans l'autre
Etat contractant, par l'intermédiaire d'un établissement stable ou d'une base fixe, une
activité industrielle ou commerciale ou une profession libérale et que le droit ou le bien
générateur des redevances se rattache à Cet établissement stable ou à cette base fixe, les
paiements effectués à ce titre ne seront pas traités comme redevances aux fins d'imposition
mais feront partie intégrante du résultat de l'établissement stable ou de la base fixe . Ils
seront en conséquence soumis à l'impôt dans les conditions de droit commun et feront
éventuellement l'objet de la retenue à la source conformément à la législation interne en
vigueur de l'Etat où est situé l'établissement stable ou la base fixe.
- Redevances servies entre entreprises dépendantes :
Si par suite de relations spéciales entre le débiteur et le bénéficiaire effectif des redevances,
le montant de ces dernières excède le montant dont se seraient convenus les intéressés en
l'absence de ces relations, le mode d'imposition conventionnel ne s'applique qu'à ce dernier
montant. L'excédent est imposable selon la législation de chaque Etat contractant. (voir
exemple intérêts).
Les gains provenant de l'aliénation des biens immobiliers tels que définis à l'article 6 de la
convention sont imposables dans l'Etat contractant où ces biens sont situés.
Toutefois, les gains en capital provenant de l'aliénation des biens mobiliers faisant partie de
l'actif d'un établissement stable ou de biens mobiliers constitutifs d'une base fixe sont
imposables dans l'Etat contractant où est situé l'établissement stable ou la base fixe y
compris les gains provenant de l'aliénation de l'établissement stable lui-même (article 13
paragraphe 2).
Les gains provenant de l'aliénation des biens autres que ceux visés aux paragraphes
précédents ne sont imposables que dans l'Etat de la résidence du cédant . A titre d'exemple,
on cite notamment les plus-values de cession des titres de participation ou de placement et
des titres de créances négociables.
a- Définition :
b- Principe d'imposition :
Les revenus des professions libérales et autres activités à caractère indépendant sont
imposables dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire. Toutefois, ces revenus peuvent être
imposés dans l'Etat de la source si:
La convention dispose que les revenus que les professionnels du spectacle tirent de leurs
activités personnelles exercées dans l'autre Etat contractant en tant qu'artiste du théâtre, de
cinéma, de la radio ou de la télévision ainsi que les musiciens ou sportifs sont imposables
dans l'Etat où sont exercées ces activités (article 17 paragraphe 1). Il en est de même
lorsque les revenus d'activités tirés par un tel artiste du spectacle ou un tel sportif ne sont
pas attribués à l'artiste ou au sportif lui-même mais à une tièrce personne.
G- PROFESSIONS DEPENDANTES: (Article 15)
a- Principe d'imposition :
Les traitements, salaires et autres rémunérations similaires qu'un résident d'un Etat
contractant perçoit sont imposables dans l'Etat où l'emploi est exercé.
b- Exception :
- le séjour du bénéficiaire dans l'Etat où s'exerce l'activité ne dépasse pas 183 jours au cours
de l'année fiscale considérée;
- la rémunération est payée par un employeur ou au nom d'un employeur qui n'est pas un
résident de l'Etat où s'exerce l'activité;
- et la charge de la rémunération n'est pas supportée par un établissement stable ou une
base fixe que l'employeur a dans l'Etat où s'exerce l'activité.
c- Cas particulier des rémunérations payées en contrepartie d'un travail exercé à bord d'un
navire ou d'un aéronef exploité en trafic international :
Les rémunérations reçues en contrepartie d'un emploi salarié exercé à bord d'un navire ou
d'un aéronef exploité en trafic international ne sont imposables que dans l'Etat où est situé
le siège de la direction effective de l'entreprise.
En vertu des dispositions de l'article 18, les pensions et autres rémunérations similaires, ne
sont soumises à l'impôt que dans l'Etat de la résidence du bénéficiaire.
Les rémunérations, autres que les pensions, payée à une personne physique par un Etat
contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales au titre de services
rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité ne sont imposables que dans cet Etat.
L'article 20 prévoit dans son paragraphe premier que tout résident de l'un des Etats
contractants qui séjourne dans l'autre Etat exclusivement pour son éducation ou ses études
dans une université, un collège ou une école de cet autre Etat ou en tant qu'apprenti du
commerce ou cri tant que bénéficiaire d'une bourse, d'une subvention ou d'une allocation à
titre de récompense qui lui est versée par une institution religieuse, charitable, scientifique
ou éducative et dont l'objet essentiel est de lui permettre de poursuivre des études ou des
recherches, est exonéré d'impôt dans cet autre Etat à raison des sommes qu'il reçoit de
l'étranger en vue de son entretien, de ses études ou de sa formation ou de toute bourse dont
il est titulaire ou de toute somme qu'il reçoit en rémunération d'une activité lucrative
dépendante, qu'il exerce dans cet autre Etat en vue d'acquérir une formation pratique.
L'exonération s'applique aussi à toute personne physique qui est un résident d'un Etat
contractant qui séjourne dans l'autre Etat contractant durant une période n'excédant pas
183 jours pendant l'année fiscale en qualité d'agent d'une entreprise du premier Etat ou
d'une institution religieuse, charitable, scientifique ou éducative ou en vertu d'un contrat
passé avec ladite entreprise ou ladite organisation, à seule fin d'acquérir une expérience
technique ou professionnelle ou l'expérience des affaires.
Les professeurs, les enseignants et les chercheurs qui sont des résidents d'un Etat
contractant et qui se rendent dans l'autre Etat contactant afin d'enseigner ou de faire des
recherches ou les deux à la fois dans une université, un collège, une école ou une institution
de recherche dans l'autre Etat contractant, sont exonérés d'impôt dans cet autre Etat au
titre des rémunérations qu'ils perçoivent à ce titre durant une période ou des périodes
n'excédant pas deux années à partir de la date de leur première arrivée dans l'autre Etat
contractant.
Toutefois, cette exonération ne concerne pas les revenus procurés par les recherches
entreprises pour le compte du secteur privé.
Les éléments du revenu d'un résident d'un Etat contractant qui ne sont pas traités
expressément par d'autres dispositions de la convention ne sont imposables que dans l'Etat
de la résidence du bénéficiaire quelque soit le lieu de leur provenance.
1- Le crédit réel :
Lorsqu'un résident d'un Etat contractant se trouve doublement soumis à l'impôt à raison des
mêmes revenus ou bénéfices, à la fois dans l'Etat de la source ainsi que celui de la résidence
, l'Etat de la résidence déduira de l'impôt qu'il perçoit sur ces revenus ou bénéfices un
montant égal à l'impôt sur le revenu perçu par l'Etat de la Source.
Toutefois, la somme déduite ne peut excéder la fraction de l'impôt sur le revenu calculé
avant la déduction correspondant à ces revenus ou bénéfices.
Exemple :
Soit une personne morale établie en Tunisie qui a réalisé un bénéfice global de 100.000D
dont un montant brut de 50.000 provient du Pakistan au titre d'une étude technique
effectuée au profit d'un résident dans cet Etat.
Soit 5.000D le montant de l'impôt retenu au Pakistan sur les rémunérations servies à la
personne morale établie en Tunisie. Dans ce cas le montant de l'impôt sur les sociétés
calculé en Tunisie est le suivant :
à déduire : 5.000D
IS dû 30.000D
2- Le crédit fictif :
De même l'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Etat contractant a
dans l'autre Etat contractant ne doit pas être établie d'une manière moins favorable que
l'imposition des entreprises de cet autre Etat exerçant la même activité.
La mesure de la non discrimination ne doit pas faire obstacle à l'application des dispositions
fiscales plus favorables prévues par la législation tunisienne ou pakistanaise en faveur des
investissements.
visés par la convention, les autorités compétentes des deux Etats échangent les
renseignements nécessaires. Ces renseignements sont tenus secrets et ne sont
communiqués qu'aux personnes ou autorités chargées du contrôle ou du recouvrement de
l'impôt (article 25 paragraphe 1).
Ces dispositions ne peuvent être en aucun cas interprétées comme imposant à un Etat
contractant :
1- Principe de la réclamation :
Lorsqu'un résident d'un Etat contractant estime que son imposition a été établie dans l'un
des deux Etats ou dans chacun des deux Etats d'une manière non conforme à la convention,
il peut indépendamment des recours prévus par le droit interne des Etats contractants,
présenter son cas aux autorités de l'Etat dont il possède la nationalité.
2- Délai de la réclamation :
Dans le cas où cette autorité compétente n'est pas elle-même en mesure d'apporter une
solution satisfaisante, la question sera réglée par voie d'accord amiable avec l'autorité
compétente de l'autre Etat contractant en vue d'éviter une imposition non conforme à la
convention.
ENTRE
LE GOUVERNEMENT DE
LA REPUBLIQUE TUNISIENNE
ET
LE GOUVERNEMENT DE
LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE DU PAKISTAN
SOMMAIRE
MATIERES ARTICLES
- Personnes visées 1
- Impôts visés 2
- Définitions générales 3
- Résident 4
- Etablissement stable 5
- Revenus immobiliers 6
- Bénéfices des entreprises 7
- Navigation Maritime, et Aérienne 8
- Entreprises associées 9
- Dividendes 10
- Intérêts 11
- Redevances 12
- Gains en Capital 13
- Professions indépendantes 14
- Professions Dépendantes 15
- Tantièmes 16
- Artistes et Sportifs 17
- Pensions 18
- Fonctions Publiques 19
- Etudiants, Stagiaires et Professeurs 20
- Autres revenus 21
- Méthodes pour éliminer les doubles impositions 22
- Non discrimination et Encouragement à l'investissement 23
- Procédure Amiable 24
- Echange de Renseignements 25
- Agents diplomatiques et Fonctionnaires Consulaires 26
- Entrée en Vigueur 27
- Dénonciation 28
CONVENTION
ENTRE LA REPUBLIQUE TUNISIENNE
ET
LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE DU PAKISTAN
TENDANT A EVITER LA DOUBLE
IMPOSITION ET DE PREVENIR L'EVASION FISCALE
EN MATIERE D'IMPOTS SUR LE REVENU
CHAPITRE I
CHAMP D'APPLICATION
DE LA CONVENTION
2- Sont considérés comme impôts sur le revenu les impôts perçus sur le revenu total, ou sur
des éléments du revenu y compris les impôts sur les gains provenant de l'aliénation de biens
mobiliers ou immobiliers, ainsi que les impôts sur les plus-values.
4- La convention s'applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient
établis après la date de signature de la convention et qui s'ajouteraient aux impôts actuels
ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se
communiquent, à la fin de chaque année, les modifications apportées à leurs législations
fiscales respectives.
CHAPITRE Il
DEFINITIONS
a- les expressions "un Etat contractant" et "l'autre Etat contractant désignent, suivant le
contexte, l'Etat Tunisien ou l'Etat Pakistanais;
d- le terme "personnes" comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres
groupements de personnes;
e- le terme "société" désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée
comme une personne morale aux Fins d'imposition;
f- les expressions "entreprise d'un Etat contractant et ''entreprise de l'autre Etat contractant"
désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident d'un Etat contractant et
une entreprise exploitée par un résident de l'autre Etat contractant;
g- le terme "nationaux" désigne toutes les personnes physiques qui possèdent la nationalité
d'un Etat contractant et toutes les personnes morales; sociétés de personnes et associations
constituées conformément à la législation en vigueur dans un Etat, contractant;
2- Pour l'application de la convention par un Etat contractant, toute expression qui n'est pas
autrement définie, a le sens qui lui est attribué par la législation dudit Etat régissant les
impôts faisant l'objet de la convention; à moins que le contexte n'exige une interprétation
différente.
Article 4 : résident
1-Au sens de la présente convention, l'expression "résident d'un Etat contractant" désigne
toute personne qui, en vertu de la législation dudit Etat, est assujettie à l'impôt dans cet
Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de tout autre
critère de nature analogue.
2- Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1 du présent article, une personne physique
est considérée comme résident de chacun des Etats contractants, sa situation est réglée de
la manière suivante :
a- Cette personne est considérée comme résident de l'Etat contractant ou elle dispose d'un
foyer d'habitation permanent; lorsqu'elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans
chacun des Etats contractants, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant avec
lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits. (Centre des intérêts vitaux);
b- Si l'Etat contractant où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être
déterminé, ou qu'elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun des Etats
contractants, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant où elle séjourne de
Façon habituelle;
c- Si cette personne séjourne de façon habituelle dans chacun des Etats contractants ou
qu'elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme
résident de l'Etat contractant dont elle possède la nationalité;
3- Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre qu'une personne
physique est considérée comme résident de chacun des Etats contractants, elle est réputée
résident de l'Etat où se trouve son siège de direction effective.
a- un siège de direction;
b- une succursale;
c- un bureau;
d- une usine;
e- un atelier;
f- une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de
ressources naturelles;
g- un chantier de construction, ou des opérations temporaires de montage, ou des activités
de surveillance s'y exerçant, lorsque ce chantier, ces opérations temporaires de montage ou
activités de surveillance faisant suite à la vente de machines ou d'équipements ont une
durée supérieure à six mois ou lorsque ces opérations de montage ou activités de
surveillance faisant suite à la vente de machines ou d'équipements ont une durée supérieure
à trois mois et que les frais de montage ou de surveillance dépassent 10% du prix de ces
machines ou équipements.
a- Il est fait usage d'installations aux seules fins de stockage, de livraison ou d'exposition de
marchandises appartenant à l'entreprise;
e- Une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules Fins d'exercer, pour l'entreprise,
toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire;
f- Une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins de l'exercice cumulé d'activités
mentionnées aux alinéas a- à e-, a condition que l'activité d'ensemble de l'installation fixe
d'affaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire.
4- Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2 du présent article, une personne
agissant dans un Etat contractant pour le compte d'une entreprise de l'autre Etat contractant
(autre qu'un agent jouissant d'un statut indépendant visé au paragraphe 6 ci-après) est
considérée comme ''établissement stable'' dans le premier Etat :
a- Si elle dispose dans cet Etat de pouvoirs généraux qu'elle y exerce habituellement lui
permettant de négocier et de conclure des contrats pour l'entreprise ou pour le compte de
l'entreprise;
b- Si elle conserve habituellement dans le premier Etat un stock de marchandises sur lequel
elle prélève régulièrement des marchandises aux fins de livraison pour l'entreprise ou pour
le compte de l'entreprise;
7- Lorsqu'une entreprise d'un Etat contractant exerce sur le territoire de l'autre Etat
plusieurs activités dont quelques unes sont comprises dans le champ d'action de
l'établissement stable tandis que d'autres en sont exclues, toutes ces activités même si elles
sont menées de différents endroits de cet Etat sont considérées comme un seul et même
établissement stable.
8- Le fait qu'une société qui est un résident d'un Etat contractant contrôle ou est contrôlée
par une société qui est un résident de l'autre Etat ou qui y exerce son activité (que ce soit
par l'intermédiaire d 'un établissement stable ou non) ne suffit pas en lui même, à faire de
l'une quelconque de ces sociétés un établissement stable de l'autre.
CHAPITRE IlI
Les navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés comme biens immobiliers.
3- Pour la détermination des bénéfices d'un établissement stable, sont admises en déduction
les dépenses engagées aux fins de l'activité de cet établissement stable, y compris les
dépenses effectives de direction et les frais généraux réels d'administration ainsi engages
soit dans l'Etat contractant ou est situé cet établissement soit ailleurs;
Toutefois, aucune déduction n'est admise pour les sommes qui seraient, le cas échéant,
versées par l'établissement stable au siège de l'entreprise ou à l'un quelconque de ses
autres établissements comme redevances, honoraires ou autres paiements analogues au
titre de licences d'exploitation ou d'autres droits, comme commissions (autre que le
remboursement de dépenses réelles effectuées) pour des services rendus ou pour une
activité de direction ou, sauf dans le cas d'une entreprise bancaire, comme intérêts sur des
sommes prêtées à l'établissement stable.
De même, il n'est pas tenu compte, pour la détermination des bénéfices d'un établissement
stable, parmi les frais du siège de l'entreprise ou de l'un quelconque de ses autres
établissements, des redevances, honoraires ou autre paiements analogues au titre de
licences d'exploitations ou d'autres droits, ou de commissions (autres que le remboursement
de dépenses réelles effectuées) pour des services rendus ou pour une activité de direction
ou, sauf dans le cas d'un établissement bancaire, des intérêts sur des sommes prêtées au
siège de l'entreprise ou à l'un quelconque de ses autres établissements.
4- S'il est d'usage, dans un Etat contractant de déterminer les bénéfices imputables a un
établissement stable sur la base d'une répartition des bénéfices de l'entreprise entre ses
diverses parties, aucune disposition du paragraphe 2 du présent article n'empêche cet Etat
contractant de déterminer les bénéfices imposables selon la répartition en usage; la
méthode de répartition adoptée doit cependant être telle que le résultat obtenu soit
conforme aux principes énoncés dans le présent article.
5- Aucun bénéfice n'est imputé à un établissement stable du fait qu'il a simplement acheté
des marchandises pour l'entreprise.
6- Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans
d'autres articles de la présente convention; les dispositions de ces articles ne sont pas
affectés par les dispositions du présent article.
7- Les dispositions du présent article s'appliquent également aux participations d'un associé
aux bénéfices d'une entreprise constituée sous forme de sociétés de personnes y compris les
sociétés de fait et les associations en participation.
8- Aux fins des paragraphes précédents, les bénéfices à imputer à l'établissement stable
sont calculés chaque année selon la même méthode à moins qu'il n'existe de motifs valables
et suffisants de procéder autrement.
Si le siège de direction effective d'une entreprise de navigation maritime est à bord d'un
navire ou d'un bateau, ce siège est réputé situé dans l'Etat contractant où se trouve le port
d'attache de ce navire ou de ce bateau ou, à défaut de port d'attache, dans l'Etat
contractant dont l'exploitant du navire ou du bateau est un résident.
2- Les bénéfices de l'exploitation de bateau ou d'aéronef entre des points situes dans un Etat
contractant ne sont imposables que dans cet Etat.
2- Lorsqu'un Etat contractant inclut dans les bénéfices d'une entreprise de cet Etat et
impose en conséquence des bénéfices sur lesquels une entreprise de l'autre Etat contractant
a été imposée dans cet autre Etat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui
auraient été réalisés par l'entreprise du premier Etat si les conditions convenues entre les
deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises
indépendantes, l'autre Etat procède à un ajustement approprié du montant de l'impôt qui y a
été perçu sur ces bénéfices de la présente convention et, si c'est nécessaire, les autorités
compétentes des Etats contractants se consultent.
Article 10 : Dividendes
1- les dividendes payés par une société qui est résident d'un Etat contractant à un résident
de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat .
2- Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans l'Etat contractant dont la société qui
paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui
reçoit les dividendes on est le bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 10
pour cent (10%) du montant brut des dividendes.
3- Le terme "dividendes" employé dans le présent article désigne les revenus provenant
d'actions ou bons de jouissance, parts de Fondateur ou autres parts bénéficiaires à.
l'exception des créances, ainsi due les revenus d'autres parts sociales assimilés aux revenus
d'actions par la législation fiscale de l'Etat dont la société distributrice est un résident.
Article 11 : Intérêts
1- Les intérêts provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre Etat
contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2- Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans l'Etat contractant d'où ils proviennent
et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les intérêts en est le
bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 13 pour cent (13%) du montant brut
des intérêts.
3- Le ternie "intérêts" employé dans le présent article désigne les revenus des créances de
toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une clause de participation
aux bénéficiaires du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations
d'emprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Les pénalisations pour
paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens du présent article.
5- Les intérêts sont considérés comme provenant d'un Etat contractant lorsque le débiteur
est cet Etat lui-même, une subdivision politique, une collectivité locale ou un résident de cet
Etat toutefois lorsque le débiteur des intérêts, qu'il soit ou non un résident d'un Etat
contractant a dans un Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour
lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la
charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de l'Etat où
l'établissement stable, ou la base fixe, est situé.
Article 12 : Redevances
1- Les redevances provenant d'un Etat contractant et payées à un résident de l'autre Etat
contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2- Toutefois, ces redevances peuvent être imposées dans l'Etat contractant d'où elles
proviennent si la législation de cet Etat le prévoit, mais l'impôt, ainsi établi ne peut excéder
dix pour cent (10%) du montant brut des redevances.
5- Les redevances sont considérées comme provenant d'un Etat contractant lorsque le
débiteur est cet Etat lui-même, une subdivision politique, une collectivité locale ou un
résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des redevances, qu'il soit ou non résident
d'un Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable pour lequel le
contrat donnant lieu au paiement des redevances a été conclu et qui supporte comme telle
la charge de celles-ci, ces redevances sont réputées provenir de l'Etat contractant où est
situé l'établissement stable.
2- Les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers faisant partie de l'actif d'un
établissement stable qu'une entreprise d'un Etat contractant a dans l'autre Etat contractant,
ou de biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont dispose un résident d'un Etat
contractant dans l'autre Etat contractant pour l'exercice d'une profession indépendante, y
compris de tels gains provenant de l'aliénation de cet établissement stable (seul ou avec
l'ensemble de l'entreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Etat.
4- Les gains provenant de l'aliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes
1, 2 et 3 ne sont imposables que dans l'Etat contractant dont le cédant est un résident.
a- Si l'intéressé dispose dans l'autre Etat contractant d'une base fixe pour l'exercice de ses
activités; en ce cas, seule la fraction des revenus qui est imputable à ladite base fixe est
imposable dans l'autre Fut contractant ou,
b- Si son séjour dans l'autre Etat contractant s'étend sur une période ou des périodes d'une
durée totale égale ou supérieure à 183 jours pendant l'année fiscale.
2- Nonobstant les dispositions du paragraphe premier, les rémunérations qu'un résident d'un
Etat contractant reçoit au titre d'un emploi, salarié exercé dans l'autre Etat contractant ne
sont imposables que dans le premier Etat contractant, si:
a- le bénéficiaire séjourne dans l'autre Etat pendant une période ou des périodes n'excédant
pas au total 183 jours au cours de l'année fiscale considérée ;
b- les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d'un employeur qui
n'est pas résident de l'autre Etat, et
c- la charge des rémunérations n'est pas supportée par un établissement stable ou une base
fixe que l'employeur a dans l'autre Etat.
3- Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations au titre d'un
emploi salarié exercé à bord d'un navire, ou d'un aéronef en trafic international, ne sont
imposables que dans l'Etat contractant où le siège de direction effective de l'entreprise est
situé.
Article 16 : Tantièmes
Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu'un résident d'un Etat
contractant reçoit en sa qualité de membre de conseil d'administration ou de surveillance ou
d'un organe analogue d'une société qui est un résident de l'autre Etat contractant sont
imposables dans cet autre Etat.
Article 17 : Artistes et sportifs
1- Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les revenus, que les professionnels du
spectacle, tel les artistes de théâtre, du cinéma, de la radio ou de la télévision et les
musiciens, ainsi que les sportifs retirent de leurs activités personnelles en cette qualité sont
imposables dans cet Etat contractant où ces activités sont exercées.
Article 18 : Pensions
Les pensions et autres rémunérations similaires, versées à un résident d'un Etat contractant
au titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat.
2- Les dispositions des articles 15, 16 et 18 s'appliquent aux rémunérations versées au titre
de services rendus dans le cadre d'une activité commerciale ou industrielle exercée par l'un
des Etat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales.
2- Toute personne physique résidente de l'un des Etats contractants qui séjourne
temporairement dans l'autre Etat contractant durant une période n'excédant pas 183 jours
pendant l'année fiscale considérée en qualité d'agent d'une entreprise du premier Etat ou
d'une institution religieuse, charitable, scientifique ou éducative ou en vertu d'un contrat
passé avec ladite entreprise ou ladite organisation, à seule fin d'acquérir une expérience
technique ou professionnelle ou l'expérience des affaires, est exonérée d'impôt dans cet
autre Etat en ce qui concerne la rétribution qu'elle reçoit pendant ladite période.
3- Les professeurs, enseignants ou les chercheurs qui sont ou étaient immédiatement avant
de se rendre dans l'autre Etat contractant résistants de l'un des Etats contractants dans le
but d'enseigner ou de faire des recherches ou les deux à la fois dans une université, un
collège, une école ou une institution de recherche dans l'autre Etat contractant, sont
exonérés d'impôt dans cet autre Etat pour toutes les rémunérations qu'ils perçoivent à ce
titre durant une période ou des périodes n'excédant pas deux années à partir de la date de
leur première arrivée dans l'autre Etat contractant.
Toutefois, ces dispositions ne s'appliquent pas aux revenues procurés par les recherches
entreprises pour le compte du secteur prive.
2- Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas aux revenus autres que les revenus
provenant de biens immobiliers tels qu'ils sont définis au paragraphe 2 de l'article 6, lorsque
le bénéficiaire de tels revenus, résident d'un Etat contractant, exerce dans l'autre Etat
contractant, soit une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un
établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base
fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des revenus s'y rattache
effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 14, suivant le cas,
sont applicables.
a- lorsqu'un résident de Tunisie reçoit des revenus qui, conformément aux dispositions de la
présente Convention, sont imposables au Pakistan, la Tunisie déduit de l'impôt qu'elle
perçoit sur les revenus du résident un montant égal à l'impôt sur le revenu payé au Pakistan.
b- Toutefois, la somme déduite dans l'un ou l'autre cas ne peut excéder la fraction de l'impôt
sur le revenu calculé avant la déduction, correspondant selon le cas, aux revenus imposables
en Tunisie.
2- En se qui concerne le Pakistan l'impôt payé en Tunisie directement ou par voie de retenue
à la source conformément à la loi Tunisienne et aux dispositions de la présente convention,
par résident du Pakistan sur la base d'un revenu de source tunisienne et qui fait l'objet d'une
imposition au Pakistan, peut être déduit de l'impôt Pakistanais dû sur la base de ce revenu
mais le montant ainsi déduit ne peut excéder la fraction de l'impôt pakistanais
correspondant à ce revenu.
3- L'impôt qui a fait l'objet d'une exonération ou réduction dans l'un des Etats contractant,
en vertu de la législation nationale dudit Etats, est considérés comme s'ils avaient été
acquitté dans cet Etat, pour les besoins de la déduction de l'impôt dû sur un tel revenu dans
l'autre Etat contractant.
2- Les apatrides ne sont soumis dans un Etat contractant à aucune imposition ou obligation y
relative, qui est autre ou plus lourde que celle à laquelle sont ou pourront être assujettis les
nationaux de cet Etat se trouvant dans la même situation et dans les mêmes circonstances.
3- L'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Etat contractant a dans
l'autre Etat contractant n'est pas établie dans cet autre Etat d'une façon moins favorable que
l'imposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité et dans les
mêmes circonstances.
4- Les entreprises d'un Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie,
directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de l'autre
Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y
relative, qui est autre ou plus lourde que celles à laquelle sont ou pourront être assujetties
les autres entreprises de même nature de ce premier Etat.
5- Le terme" imposition" désigne dans le présent article les impôts de toute nature ou
dénomination visés à l'article 2 de la présente convention.
Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure
qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention.
2- Cette autorité compétente s'efforcera, si la réclamation lui paraît fondée et si elle n'est
pas elle même en mesure d'apporter une solution satisfaisante, de régler la question par
voie d'accord amiable avec l'autorité compétente de l'autre Etat contractant, en vue d'éviter
une imposition non conforme à la convention.
3- Les autorités compétentes des Etats contractants s'efforcent, par voie d'accord amiable,
de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu
l'interprétation ou l'application de la convention. elles peuvent aussi se concerter en vue
d'éviter la double imposition dans les cas non prévus par la convention.
2- Les dispositions du paragraphe premier ne peuvent en aucun cas être interprétées comme
imposant à l'un des Etats contractants l'obligation:
2- Elle entrera en vigueur dès l'échange des instruments de ratification et ses dispositions
seront applicables:
a- en Tunisie :
i- en ce qui concerne les impôts retenus à la source, pour les montants payés ou mis à
la disposition des non résidents à partir du premier jour du mois de janvier de l'année civile
suivant celle au cours de laquelle l'échange des instruments de ratification a eu lieu, et
ii- en ce qui concerne les autres impôts, aux années d'imposition commençant à partir du 1er
jour du mois de janvier de l'année civile suivant celle au cours de laquelle l'échange des
instruments de ratification a eu lieu.
b- au Pakistan
i- en ce qui concerne les impôts retenus à la source, pour les montants payés à partir
du 1er jour du mois de juillet de l'année civile suivant celle au cours de laquelle la convention
est entrée en vigueur.
ii- en ce qui concerne les autres impôts, aux années d'imposition commencent à partir du 1er
jour du mois de juillet de l'année civile suivant celle au cours de laquelle la convention est
entrée en vigueur.
Article 28 : Dénonciation
La présente convention est conclue pour une durée illimitée, mais chaque Etat contractant
pourra, jusqu'au 30 juin inclue de toute année civile à partir de la cinquième année à dater
de celle de sa ratification, la dénoncer, par écrit et par la voie diplomatique, à l'autre Etat
contractant.
En cas de dénonciation avant le premier juillet d'une telle année, la convention s'applique
pour la dernière fois :
a- en Tunisie :
i- en ce qui concerne les impôts retenus à la source, pour les montants payés ou mis à la
disposition des non résidents à partir du premier jour du mois de janvier de l'année civile
suivant celle au cours de laquelle la notification a été faite; et
ii- en ce qui concerne les autres impôts, pour les années d'imposition commençant à partir
du 1er jour du mois de janvier de l'année civile suivant celles au cours de laquelle la
notification a été faite.
b- au Pakistan
i- en ce qui concerne les impôts retenus à la source, pour les montant payés à partir du 1er
jour du mois de juillet de l'année civile suivant celle au cours de laquelle la notification a été
faite;
ii- en ce qui concerne les autres impôts, pour les années d'imposition commencent à partir
du 1er jour du mois de juillet de l'année civile suivant celle au cours de laquelle la
notification a été Faite.
FN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés, à cet effet, par chacun de leurs
Gouvernements, ont signé la présente Convention.