Cours Schémas Électrique
Cours Schémas Électrique
LE SCHEMA ELECTRIQUE
Support de Cours
avec
Travaux dirigés
&
Travaux pratiques
Auteur :
M. Walid ELHEDDA
Ingénieur et agrégé de Génie Electrique
Le schéma électrique
Année : 2005
2
Le schéma électrique
3
Le schéma électrique
4
Le schéma électrique
Sommaire
Page
Plan de cours 7
Chapitre I : Généralités 11
1. Schéma 13
2. Diagramme 13
3. Tableaux 13
II. Classification des schémas 13
1. Selon le but envisagé 13
2. Selon le mode de représentation 14
III. Normalisation 16
IV. Repérage d'identification et marquage des bornes 20
1. Repérage d'identification 20
2. Marquage des bornes 22
3. Repérage des conducteurs 26
5
Le schéma électrique
2. Alarme contre le vol 55
I. Schémas de branchement 59
2. Deux éléments chauffants- deux allures de chauffe 60
3. Deux éléments chauffants- trois allures de chauffe 61
4. Deux éléments chauffants- quatre allures de chauffe 62
5. Couplage sur une alimentation triphasée 63
6
Le schéma électrique
Bibliographie
83
Travaux dirigés
85
Travaux pratiques 91
TP1. Montages simple et double allumage- éclairage d'une salle de séjour 95
TP2. Montage d'allumage "va et vient"- éclairage d'une cave 97
TP3. Montage d'allumage avec télérupteur- éclairage d'un couloir 99
TP4. Montage d'allumage avec minuterie- éclairage d'un escalier 101
TP5. Montage d'allumage d'un tube fluorescent- éclairage d'une salle de bain 103
TP6. Montage d'une sonnerie et Interphone 105
1. Un élément chauffant- une allure de chauffe 59
7
Le schéma électrique
8
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE
Plan de cours de la matière schéma électrique de 1er niveau profil génie électrique.
But:
Représenter le schéma d'une installation électrique domestique selon les normes et connaître la protection assurant la sécurité des personnes et
des biens.
Objectifs généraux :
- Identifier le type de schémas, tableaux, diagrammes utilisés;
- Choisir le mode de représentation le mieux adapté à l'usage; - Prendre
conscience de l'importance des normes.
Définir les schémas électriques La constitution d'un schéma électrique : symboles, traits, Exposé formel 0h20
repères. Tableau, polycopies.
Enoncer les principales normes - Organismes de normalisation. Exposé formel 0h30
appliquées dans les installations - Les normes NT et CEI. Tableau, polycopies.
électriques - Identification d'une norme.
9
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE
Classer les schémas électriques - Classification selon le but. Exposé formel 2h30
- Classification selon le mode de représentation. Tableau, polycopies.
(emplacement du matériel, des symboles et nombre
de conducteurs)
Connaître les règles générales - Repérage et identification des éléments. Exposé formel 1h50
pour tracer et lire un schéma Marquage des bornes. Tableau, polycopies.
-
électrique
- Repérage des conducteurs
10
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE
Objectifs généraux :
- Décoder la partie électrique d'un plan architectural;
- Comprendre les fonctions des différents éléments d'une installation domestique; -
Décoder les différents montages.
11
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE
Etudier le branchement des - Définition des éléments de chauffage. Exposé formel 2h00
éléments chauffants Tableau, polycopies
- Les allures de chauffes.
- Calcul de puissances.
Connaître les commutateurs de - Les commutateurs normalisés. Exposé formel 3h40
chauffage Tableau, polycopies
- La méthode de synthèse pour la conception de
commutateurs.
Objectifs généraux :
Savoir et s'initier à la sécurité des installations électriques et à la protection des personnes et des biens.
Objectif spécifique Les éléments du contenu Moyen Durée
Connaître la protection contre les - Les normes de sécurité. Exposé formel 4h00
chocs électriques. Tableau, polycopies
- Les causes des défauts électriques.
- Les moyens directs et indirects de protection.
- Les appareils de protection.
- Les régimes du neutre.
12
Le schéma électrique, Généralités
Chapitre I
Généralités
Objectifs généraux
Cette partie s'appuie sur les règles et les conventions de représentation des différents schémas
d'équipements et d'installations.
Elle constitue un ensemble de références qui doit faciliter la communication et la compréhension
entre concepteur, installateur et utilisateur.
13
Le schéma électrique, Généralités
Généralités
I. Définitions
1. Schéma
2. Diagramme
3. Tableaux
Les schémas électriques peuvent être classés selon le but envisagé ou selon le mode de
représentation.
14
Le schéma électrique, Généralités
- le diagramme temporel (ou séquences temporelles) pour avoir une idée sur l’évolution
temporelle.
c) Le schéma de connexions (intérieures ou extérieures) : c’est l’inscription des références des
câbles sur leurs extrémités et sur les borniers, et cela pour la vérification et la validation de
l’installation.
d) Le schéma de disposition pour montrer l’emplacement des différents éléments d’une
installation.
Architecture du local
Point lumineux
E1 Q1
Q1 E1
Légende:
F: fusible
Q1: interrupteur de commande E1: lampe à
incandescence
15
Le schéma électrique, Généralités
Remarque :
La protection par fusible est installée sur les phases ou la polarité positive (de l’alimentation) ; la
polarité négative peut être protégée par fusible pour couvrir l’alimentation, mais le neutre n’est
pas protégé.
- représentation rangée ou schéma rangé : les symboles des différents éléments d’un
même appareil sont séparés et disposés de façon que l’on puisse tracer facilement les symboles
des liaisons mécaniques entre différents éléments qui manœuvrent ensemble. Exemples :
L1 Phase W1 Alimentation L1
F Fusible
triphasée L2
Q1 Interrupteur
L3
N
E1 Lampe
N Neutre
- représentation assemblée : les symboles des différents éléments d’un même appareil ou
d’un même équipement sont représentés juxtaposés sur le schéma. C’est la même représentation
que celle rangée à l’exception que les différents éléments d’un même appareil sont placés les uns
à coté des autres.
E1
Q1
E1
Q1
16
Le schéma électrique, Généralités
Remarque:
La protection n'est pas présentée sur les schémas unifilaires et multifilaires.
- représentation en faisceaux : c’est une représentation unifilaire pour les schémas de
connexions de borniers à borniers.
Exemple :
X1 1 2
3 4 5 6
10 11 12 13 14 15 16
7
10 11 12 13 14 15 16
X2 X3
1 2 3 4 5 6 7
III. Normalisation
Alimentation
17
Le schéma électrique, Généralités
Appareils de protection
Appareils de commande
18
Le schéma électrique, Généralités
19
Le schéma électrique, Généralités
Récepteurs
Appareils de signalisation
20
Le schéma électrique, Généralités
Appareils de mesure
Compteur d’énergie
P x
active Wh
Appareils de connexion
² x x
Prise de courant
X
2 pôles
x x
Prise de courant
avec
X x x
transformateur
de séparation
Boîte de
X x x
connexions
Boîte de
X x
dérivation
Tableau de
distribution
X a x x
(a) repère de
nomenclature
21
Le schéma électrique, Généralités
Remarque
Les symboles sont régulièrement mis à jour, alors il faut se référer aux manuels de normalisation
les plus récents.
1. Repérage d'identification
Un repère d'identification est composé de quatre blocs d'informations qui sont représentés par
des symboles distinctifs :
Premier bloc
Représenté par le symbole suivant : =, il définit la subdivision essentielle (ou ensemble global) à
laquelle appartient l'élément à repérer et est, en général, composé soit d'un chiffre, soit d'une lettre
et d'un chiffre.
Deuxième bloc
Représenté par le symbole suivant : +, il définit l'emplacement de l'élément à repérer par rapport à
son ensemble ou sous ensemble fonctionnel et est, en général, composé de : - un chiffre qui est le
numéro de l'ensemble ou du sous-ensemble si nécessaire. - lettres ou chiffres qui définissent la
ligne sur laquelle est positionné l'élément à repérer - chiffres qui définissent la colonne sur
laquelle est positionné l'élément à repérer.
Troisième bloc
Représenté par le symbole suivant : -, il définit le repère du symbole de l'élément dans le schéma
et est composé de trois parties :
- première partie : définit la nature ou la famille de l'élément à repérer. Elle est composée d'une
lettre et s'appelle la sorte d'élément.
Lettre
Sorte d'élément Exemples
repère
A Ensemble, sous-ensemble fonctionnel Amplificateur
Transducteur d'une grandeur non électrique en Thermostat, détecteur de pression, celle photoélectrique,
B
une grandeur électrique ou l'inverse contact centrifuge
C Condensateurs
Opérateurs binaires, dispositifs de temporisation, Opérateur combinatoire, bascule bistable, monostable
D
dispositifs de mise en mémoire
E Matériels divers Eclairage, chauffage
F Dispositifs de protection Coupe circuit à fusible, relais de protection
G Générateurs (dispositifs d'alimentation) Génératrice, alternateur, batterie
H Dispositifs de signalisation Avertisseurs lumineux et sonores
22
Le schéma électrique, Généralités
K Relais et contacteurs
L Inductances Bobines
M Moteurs
P Instruments de mesure, dispositifs d'essai Appareil indicateur, enregistreur, compteur
Appareils mécaniques de connexion pour circuits Disjoncteur, sectionneur, interrupteur, commutateur
Q
de puissance
R Résistances Résistance, shunt
Appareils mécaniques de connexion pour circuits Bouton poussoir, butée ou interrupteur de fin de course
S
de conduite
T Transformateurs
Lettre
Sorte d'élément Exemples
repère
U Modulateurs, convertisseurs
V Tubes électronique, semi-conducteurs Tube à gaz, diode
W Voies de transmission, guides d'onde, antennes Câble, jeu de barre
X Bornes, fiches, socles
Y Appareils mécaniques actionnés électriquement Frein, embrayage, gâche électrique
Charges correctives, transformateurs
Z
différentiels, filtres, correcteur, limiteurs
- deuxième partie : définit le numéro de l'élément concerné; elle est composée d'un nombre que
l'utilisateur choisi,
- troisième partie : définit la fonction de l'élément concerné et se compose d'une lettre.
Lettre Lettre
repère repère
Auxiliaire Direction de mouvement (avant, arrière, lever,
A B
baisser, droite, gauche)
C Comptage numérique D Différentiel
F protection G Essai
H Signalisation J Intégration
K Approche (comme : misé à niveau) M Principal
N Mesure P Proportionnel
Q Démarrage, arrêt, fin de course R Réarmement, effacement
S Mise en mémoire, enregistrement T Temporisation
V Vitesse (accélération, freinage) W Additionneur
X Multiplicateur Y Analogique
Z Numérique
Quatrième bloc
Représenté par le symbole suivant : :, il définit le repère de la borne de l'appareil et est
composé : - soit de chiffres
- soit de chiffres et de lettres
Remarque
L'ensemble des quatre blocs est employé, pour le repérage d'identification des éléments, dans les
tableaux ou nomenclature.
Exemple: =A1+1C5-K2M:4
23
Exemple: 1 2 3 4 5 6
Ce chapitre est tiré des normes NFC 04 445, NFC 45 252 et NFC 63 030
L'identification des bornes permet de fournir des informations sur la fonction réelle de l'élément.
Suivant la fonction de l'appareil considéré, il faut utiliser une notation numérique ou
alphanumérique ou les deux.
Le marquage des bornes et numérique. Chaque borne d'entrée est affectée d'un chiffre impair
différent et chaque borne de sortie correspondante est désignée par le chiffre pair immédiatement
supérieur.
Exemples
13 5 1 3 5
F1 F2
24 6 2 4 6
Le marquage des bornes et numérique. Chaque borne d'entrée est affectée d'un chiffre impair
différent et chaque borne de sortie correspondante est désignée par le chiffre pair immédiatement
supérieur.
Exemples
1 3 5 1 3 5
2 4 6
2 4 6
2.3 Appareil récepteur d'un circuit principal
Le marquage des bornes et numérique. Chaque borne d'entrée est affectée d'un chiffre impair
différent et chaque borne de sortie correspondante est désignée par le chiffre pair immédiatement
supérieur. Exemples
1
1 3 5
R1 R2
2
2 4 6
b) Appareil triphasé
2
W2 U2 V2 1W2 1U2 1V2 2W2 2U2 2V
F1 F2
25
Le schéma électrique, Généralités
2
12 22
2.5 Appareil de commande d'un circuit auxiliaire
Exemple
a) Contact à ouverture
12 22 32
b) Contact à fermeture
14 24 34
c) Contact bi-directionnel
Le chiffre 1 est affecté à la borne commune, le chiffre 2 au contact repos, le chiffre 4 au contact
travail.
11 21 31
12 14 22 24 32 34
- contact à ouverture: le chiffre 5 est affecté à la borne d'entrée, le chiffre 6 à la borne de sortie
15 25 35
16 26 36
- contact à fermeture: le chiffre 7 est affecté à la borne d'entrée, le chiffre 8 à la borne de sortie
26
Le schéma électrique, Généralités
17 27 37
18 28 38
- contact bi-directionnel: le chiffre 5 est affecté à la borne commune, le chiffre 6 au contact
repos et le chiffre 8 au contact travail.
16 18 26 28 36 38
15 25 35
- contact d'un appareil de protection: c'est un contact à fonction spéciale dont les chiffres ont été
définis précédemment. Par contre le numéro d'ordre est imposé: le chiffre 9 pour le premier
contact et le chiffre 0 pour le deuxième contact.
95 97 96 98 06 08
96 98 95 05
a) Bobines
A2
Bobine à deux enroulements séparés: les bornes d'entrée sont repérées par A1 et B1, les
bornes de sortie respectivement par A2 et B2.
A1 B1
A2 B2
Bobine à deux enroulements avec un point commun: les bornes d'entrées sont repérées par A1 et
B1 et la borne commune par A2 ou B2.
27
Le schéma électrique, Généralités
A1 B1
A2
b) Récepteur quelconque
Exemples
1
11 21 31
R1 R2
2
12 22 32
Le repérage des conducteurs est souvent intéressant lors d'un dépannage ou d'une modification
de circuits. Il se réalise par une notation qui est, le plus souvent, alphanumérique. On distingue
d'une part le repérage principal qui est lié au conducteur et d'autre part le repérage
complémentaire qui précise sa polarité ou sa fonction dans le montage.
a) repérage indépendant
Chaque conducteur possède un repère en général numérique aux deux extrémités. Ce type de
repérage doit être détaillé sur un tableau annexe ou sur un schéma pour pouvoir être utilisé dans
de bonnes conditions.
X1 X2
10 10
26 20 20
54
27 30 30 67
28 19
X3 X4
41 63
44 4144 6367 68
47 69
28
Le schéma électrique, Généralités
47 69
e) repérage composé
C'est l'utilisation du repérage indépendant et du repérage dépendant. Chaque groupe de repère
doit séparé par un tiret. Le repérage indépendant se place au milieu des repérages dépendants des
être
deux bornes.
X5 X6
X5.81 -10- X6.28 X5.81 -10- X6.28
81
89 X5.89 -30- X6.22 X5.87 -20- X6.23 X5.87 -
28
20- X6.23 X5.89 -30- X6.22 22 23 87
Ce repère est du type alphanumérique ou en couleur et doit être séparé des repères principaux par
un signe de ponctuation. Il indique soit la fonction du conducteur (exemple: signalisation,
déclenchement…) soit la polarité sur laquelle il est raccordé (exemple: phase, polarité continue).
Dans ce dernier cas, il faut utiliser les repères suivants:
Phase 1 repère L1
Phase 2 repère L2
Phase 3 repère L3
Neutre repère N
Conducteur de protection repère PE
Conducteur de terre repère E
Polarité positive repère L+
Polarité négative repère L-
29
Le schéma électrique, Généralités
30
Les installations d'éclairage domestique
Chapitre II
Objectifs généraux
31
Les installations d'éclairage domestique
Les installations intérieures
Des locaux d'habitation
Introduction
Les installations domestiques sont conformes à la norme française NFC15-100, qui impose des
sections pour les conducteurs selon le courant supporté (à partir de la puissance consommée) ainsi
que les calibres des appareils de protection. Un conducteur de terre est nécessaire pour chaque
installation électrique pour assurer une protection au local. Les installations électriques dans les
locaux à caractère domestique sont généralement des montages d'éclairage, des alimentations des
prises de courant et des alimentations des éléments chauffants.
Les symboles qu'on va utiliser sont tirés de la norme NFC03202…NFC03211.
Tableau donnant la valeur des protections à installer en fonction de la section des conducteurs :
32
Les installations d'éclairage domestique
Légende:
F1: fusible de protection (accompagnement de disjoncteur)
P1: compteur actif monophasé
Q1: disjoncteur monophasé
On veut commander une ou plusieurs lampes d'éclairage d'un seul endroit. Les lampes sont
éteintes si l'interrupteur est ouvert et sont allumées s'il est fermé. On prend comme exemple la
commande de deux lampes.
F1 E1
Q1
E2
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
E1, E2 : lampes d'éclairage
Remarque
Dans les schémas : architectural, multifilaire et unifilaire, pour les installations domestiques, on
ne représente pas la protection (car elle est sur le tableau de répartition des circuits).
33
Les installations d'éclairage domestique
Schéma architectural
Schéma multifilaire
Schéma unifilaire
34
Les installations d'éclairage domestique
L1
N
F1
E1
Q1
1
E2
2
E3
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°5
E1, E2, E3 : lampes d'éclairage
Fonctionnement:
Contact '1' de Q1 E1
Ouvert Eteinte
Fermé Allumée
Le schéma architectural
Le schéma multifilaire
Le schéma unifilaire
35
Les installations d'éclairage domestique
L1
N
F1
E1
Q1
1
E2
2
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°6
E1, E2 : lampes d'éclairage
Fonctionnement:
Lorsque le commutateur est à la position 1, la lampe E1 est allumée et E2 est éteinte; si le
commutateur est à la position 2 c'est la lampe E1 qui est éteinte et E2 est allumée.
Le schéma architectural
36
Les installations d'éclairage domestique
4. le montage d'allumage "va et vient" avec deux commutateurs n°6
Le schéma développé :
L1
N
F1
E1
Q1 1 Q2
1
2 2 E2
Légende:
F1: fusible de protection
Q1et Q2 : commutateurs n°6
E1, E2 : lampes d'éclairage
Fonctionnement:
Si les deux commutateurs sont sur les mêmes positions (1-1 ou 2-2) alors les lampes sont
allumées, si non c'est-à-dire ils sont sur des positions différentes (1-2 ou 2-1) alors les deux
lampes sont éteintes. On peut résumer le fonctionnement par le tableau suivant :
Le schéma architectural
La bobine est commandée par les boutons poussoirs et les lampes d'éclairage par le contact du
télérupteur.
Schéma développé
F1 S1 K
S2
S3
S4
E1
K
E2
Légende:
F1: fusible de protection
S1, S2, S3 et S4 : boutons poussoir
K: télérupteur
E1, E2 : lampes d'éclairage
K Bobine
K contact
E1, E2
38
Les installations d'éclairage domestique
Le schéma architectural
Le schéma
multifilaire
Le schéma unifilaire
39
Les installations d'éclairage domestique
Electriquement, une minuterie électromécanique est constituée d'une bobine et d'un contact
temporisé et à accrochage mécanique. Lorsque la bobine est alimentée (par action sur un bouton
poussoir) le contact se ferme. Au relâchement du bouton poussoir, la bobine se désexcite mais le
contact reste fermé pendant un certain temps après lequel il s'ouvre.
La bobine est commandée par les boutons poussoirs et les lampes d'éclairage sont commandées
par le contact temporisé de la minuterie.
Schéma développé
F1 S1 K
S2
S3
E1
K
2min
E2
Légende:
F1: fusible de protection
S1, S2, et S3 : boutons poussoir
K: minuterie 2 minutes
E1, E2 : lampes d'éclairage
40
Les installations d'éclairage domestique
Si Si représente l'un des trois boutons poussoirs
K Bobine
K contact
t t
E1, E2
t t
Exercice: faire les schémas multifilaire et unifilaire, sachant que le branchement d'une minuterie
'avec effet' est la même que celui d'un montage télérupteur.
Schéma développé
F1 S1 K
S2 E1
S3
E2
K
2min
Légende:
F1: fusible de protection
S1, S2, et S3 : boutons poussoir
K: minuterie 2 minutes
E1, E2 : lampes d'éclairage
41
Les installations d'éclairage domestique
Si représente l'un des trois boutons poussoirs
Si
K Bobine
K contact
t t
E1, E2
t t
Schéma architectural
42
Les installations d'éclairage domestique
Schéma multifilaire
Schéma unifilaire
Pour éviter l'éblouissement des personnes, répartir correctement les éclairements ou réaliser un
éclairage qui se rapproche le plus possible de la lumière du jour, il est parfois préférable de
remplacer les lampes à incandescence par des tubes fluorescents.
C'est un tube de verre recouvert de poudre fluorescente, rempli de gaz rare et contenant quelques
gouttes de mercure. Une différence de potentiel est appliquée entre deux électrodes placées aux
extrémités du tube ce qui provoque une ionisation du gaz et un déplacement d'électrons d'une
électrode à l'autre. Ces électrons, frappant les atomes de mercure, vont permettre de créer des
rayons ultraviolets qui, au contact de la poudre fluorescente, se transforment en rayons visibles.
Un tube fluorescent ne se raccorde pas comme une lampe à incandescence. En effet dés que l'arc
électrique est établi, la résistance du tube diminue, ce qui entraîne une augmentation importante
du courant et la destruction des électrodes.
43
Les installations d'éclairage domestique
Pour y remédier, il faut brancher en série avec le tube fluorescent une inductance, appelée
ballast, dont un des rôles est de limiter le courant qui passe dans le circuit après l'amorçage du
tube.
Branchement d'un tube fluorescent a allumage par starter
Schéma développé
V1
L1
N
F1
Q1 L1 E1
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur
L1: ballast
E1: tube fluorescent
V1:starter
Schéma architectural
E1
Q1
Fonctionnement:
Le starter est constitué d'un tube de verre rempli de gaz neutre dans lequel est installé un bilame.
Lorsque l'interrupteur Q1 est fermé, la tension d'alimentation (n'étant pas suffisante pour amorcer
le tube fluorescent) crée un arc électrique dans le starter. Le bilame, sous l'effet du dégagement de
chaleur, se déforme et ferme le circuit. Un courant traverse donc les électrodes du tube fluorescent
et les échauffent (émission d’électrons et chute de la résistance du tube). Le bilame, du fait de
l'extinction de l'arc électrique dans le starter, se refroidit et revient à sa position d'origine.
A cet instant (ouverture du circuit) le ballast provoque une surtension aux bornes du tube
fluorescent qui s'allume.
C'est un amorçage à chaud, c'est-à-dire que les électrodes sont préchauffées (pendant la fermeture
du starter) avant l'amorçage définitif du tube fluorescent.
Remarque:
L'utilisation d'un tube fluorescent possède un inconvénient majeur du point de vue électrique. Le
courant qui traverse le montage est en retard de phase sur la tension; de l'ordre de 60° dus à la
44
Les installations d'éclairage domestique
présence du ballast (inductance); ce qui donne un faible cosinusϕ=0,5. Donc la puissance fournie
par la source est bien supérieure à la puissance absorbée par le montage. Pour y remédier, il faut
changer le montage par l'ajout d'une capacité.
Montage compensé
On ajoute un condensateur en parallèle sur le circuit ballast et tube fluorescent. Son action
permet de réduire le déphasage entre courant et tension d'un angle proche de zéro; ce qui fait
rapprocher le cosinusϕ proche de 1.
Schéma développé
V1
L1
N
F1
Q1 L1 E1
C1
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur
L1: ballast
E1: tube fluorescent
V1:starter
C1: condensateur
Schéma développé
V1
L1
N
F1
Q1 L1 C1 E1
Légende:
F1: fusible de
protection
Q1: interrupteur
L1: ballast
E1: tube fluorescent
V1:starter
C1: condensateur
45
Les installations d'éclairage domestique
Remarque:
Ce type de montage est peu utilisé; et la tension de service du condensateur est voisine de 450V.
Montage 'DUO'
Le montage DUO est l'association en parallèle d'un montage de tube fluorescent avec un
montage surcompensé.
Schéma développé
V1
L1
N
F1
Q1 L1 E1
Légende:
F1: fusible de protection
L2 C2 Q1: interrupteur
E2
L1, L2: ballast
E1, E2: tube fluorescent
V1, V2:starter
C2: condensateur
V2
Le premier montage a un cosinusϕ proche de 0,5 avec un retard du courant sur la tension
d'alimentation; le deuxième montage a aussi un cosinusϕ proche de 0,5 avec une avance du
courant sur la même tension, ce qui donne cosinusϕ global du montage proche de 1.
Remarque:
Un tube fluorescent alimenté sur le réseau 50Hz, s'allume et s'éteint 100 fois par seconde, c'est
un effet de papillotement; or pour un montage DUO, le courant du premier montage est en retard
d'a peu près de π/2 sur le courant du second, ce qui fait un éclairage en opposition du montage
compensé sur le montage surcompensé, donc élimination de l'effet de papillotement.
Les prises de courant sont des appareils de raccordement qui servent de liaison entre une
canalisation fixe et un récepteur mobile. Du point de vue électrique, elles sont caractérisées par:
- une tension nominale, exemple: 250V, 380V
- un courant maximal à ne pas dépasser,
exemple: 10A, 16A, 32A
- un nombre de broches et leur affectation
P: pôle actif (phase ou neutre) T:
conducteur de protection (terre)
Exemple: 2P, 2P+T, 3P+T, 4P+T.
Considérons un exemple de circuits:
46
Les installations d'éclairage domestique
Schéma développé
X1 X2 X3 X4
F1
F2 X5
F3 X6
Légende:
F1, F2 et F3: fusibles de protection
X1, X2, X3 et X4 : prises de courant 250V, 16A, 2P+T
X5 : prise de courant 250V, 16A, 2P
X6 : prise de courant 380V, 32A, 2P+T
Schéma architectural
Schéma multifilaire
47
Les installations d'éclairage domestique
Schéma unifilaire
48
La signalisation et les alarmes
Chapitre III
Objectifs généraux
49
La signalisation et les alarmes
Introduction
Le développement de la signalisation est lié à l'évolution sans cesse croissante des solutions
d'automaticité appliquée à la commande du matériel électrique. Son rôle est de transmettre à
distance des renseignements ou des ordres de commande sous forme de signaux.
Les applications se diversifient des plus usuelles, sonnerie d'une porte, aux installations
industrielles les plus avancées en sécurité.
L'objectif consiste à rendre la signalisation, selon l'utilisation, audible, nette, précise, visible,
sélective…
I. L'alimentation
1. Tension alternative
Un transformateur BT/TBT branché sur le réseau 220V, délivre une tension de sécurité (très
basse tension).
F1
T1
L'inconvénient c'est le cas de coupure de la tension de réseau qui implique une invalidité de la
signalisation.
2. Tension continue
F1
G1
L'inconvénient qu'il faut recharger la batterie ou changer la pile après un certain temps de
fonctionnement.
50
La signalisation et les alarmes
Un transformateur BT/TBT branché en parallèle avec une batterie, à travers un bloc redresseur,
alimente le montage de signalisation. En régime normal du réseau 220V, l'alimentation de la
signalisation est assurée par la tension redressée (transformateur + bloc redresseur) et la batterie
est maintenue à sa tension nominale (chargée à travers le réseau).
En cas de défaut de réseau, c'est la batterie qui assure l'alimentation de la signalisation.
F1 F2
G1
T1
La signalisation électrique (lumineuse ou sonore) est peu utilisée dans un local à usage
d'habitation. Elle permet essentiellement d'attirer l'attention des personnes.
1. Signalisation lumineuse
Elle indique, en général, soit l'état d'une lampe d'éclairage lorsque le local est complètement
fermé ou éloigné, soit la position de l'interrupteur lorsque le local est sombre.
La lampe d'éclairage et le voyant sont commandés par le même interrupteur; ils s'allument
et s'éteignent en même temps.
Schéma développé
L1
N PE
F1 E1
Q1
H1
Légende:
F1: fusible de protection
51
La signalisation et les alarmes
Si la lampe d'éclairage est éteinte, la veilleuse est allumée ce qui permet de signaler la
position de l'interrupteur.
Lorsque l'on allume la lampe d'éclairage, la veilleuse s'éteint.
Schéma développé
L1
N
F1
E1
Q1 1
H1
2
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°6
E1: lampes d'éclairage
H1: lampe témoin ou voyant
Schéma développé
L1
N
F1
Q1
E1
H1
Légende:
52
La signalisation et les alarmes
Remarque:
Ce deuxième montage dissipe plus d'énergie que le premier, puisque dans ce cas les lampes sont
toujours parcourues par un courant.
Une personne peut indiquer sa présence en allumant une lampe de signalisation. La lampe est
éteinte si la personne est absente.
Schéma développé
L1
N
F1
S1 S2 K1
K1,1
H1
K1,2
Légende:
F1: fusible de protection
S1: bouton poussoir arrêt
S2: bouton poussoir marche
K1: relais
H1: lampe témoin ou voyant
2. Signalisation sonore
Elle indique, en général, la présence d'une personne qui désire annoncer son arrivée.
Comme exemple une sonnerie d'une porte commandée par bouton poussoir: une action sur le
bouton met en marche la sonnerie qui s'arrête au relâchement de celui-ci.
Schéma développé G1
F1
S1 H1
53
La signalisation et les alarmes
Légende:
G1: pile
F1: fusible de protection
S1: bouton poussoir
H1: sonnerie
Alimentation en courant alternatif
Schéma développé
F1
T1 S1
H1
Légende:
F1: fusible de protection
T1: transformateur 220V/8V
S1: bouton poussoir
H1: sonnerie
C'est le schéma de commande à distance d'une porte par une gâche électrique.
Une action sur un bouton poussoir S1 ou sur le contact actionné par une clé S2 provoque
l'alimentation de la gâche électrique et le déverrouillage de la porte.
Schéma développé
L1
N
F1
S1 Y1
S2
Légende:
54
La signalisation et les alarmes
1. Alarme incendie
L'installation d'un circuit de détection et d'alarme incendie est obligatoire dans certains locaux
(par exemple une librairie).
Généralement le circuit électrique comprend:
- une source d'alimentation (exemple un transformateur BT/TBT avec redresseur en parallèle à
une batterie d'accumulateur), - un ou plusieurs détecteurs:
détecteur thermovelocimètrique qui contrôle l'augmentation anormale de la température,
détecteur de fumée qui contrôle le dégagement de la fumée due à une combustion,
détecteur de gaz toxique en cas de réactions chimiques,
- une lampe de signalisation indiquant la zone concernée,
- une alarme sonore: comme un Klaxon ou une sirène: alertant les personnes présentes,
- une alarme téléphonique (éventuellement) qui avertit automatiquement les secours,
- une liaison par câble reliant tous les éléments,
- une centrale d'alarme: qui contrôle le fonctionnement de l'ensemble et donne l'alerte.
L1 N
F1
K
S1
B1
B2
K1 H1
H2
K2
Légende:
F1: fusible de protection
S1: contact actionné par clé
B1, B2: détecteur de température
55
La signalisation et les alarmes
K: relais
H1: lampe témoin ou voyant
H2: sirène
Fonctionnement:
Si l'un des détecteurs de température se ferme, en cas d'une hausse anormale de la
température, le relais s'actionne et commande le voyant et la sirène qui alarme les personnes
présentes. L'arrêt se fait par clé (S1).
2. Alarme contre le vol
Légende:
56
La signalisation et les alarmes
57
Le chauffage électrique
Chapitre IV
Le chauffage électrique
Objectifs généraux
58
Le chauffage électrique
Introduction
Un appareil de chauffage peut avoir plusieurs résistances pouvant être brancher de différentes
manières, chacune représente une allure de chauffe. Un commutateur de chauffage donne
généralement les différentes allures.
I. Schémas de branchement
C'est le cas le plus simple où l'élément chauffant est commandé par un interrupteur.
Le schéma développé du montage est le suivant
L1
N PE
F1
Q1 R1 Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
R1: élément chauffant
59
Le chauffage électrique
X1
L1
N Q1 R1
PE
Remarque
Si l'élément chauffant possède une masse, celle-ci doit être reliée au conducteur de protection.
Pour assurer deux allures de chauffe, il suffit d'avoir deux résistances chauffantes de valeurs
égales.
Schéma développé
L1
N PE
F1
R1
Q1
1
R2
2
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°5
R1, R2: élément chauffant, R1=R2.
Fonctionnement:
Q1
R1 R2 Allure
Contact '1' Contact '2'
Ouvert Ouvert - - -
Fermé Ouvert Branchée - moyenne
Ouvert Fermé - Branchée moyenne
Fermé Fermé Branchée Branchée forte
Remarque
60
Le chauffage électrique
Si les éléments chauffants R1 et R2 avaient des valeurs différentes, on aurait trois allures de
chauffe.
Schéma développé
N PE
L1
F1
1
2
3
4 R1 R2
1
2
3
4
Q1
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°9
R1, R2: élément chauffant, R1=R2.
Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Parallèle forte
2 R2 moyenne
3 Série faible
4 repos -
Deux cas se présentent, on peut avoir: R1, R2 et série ou bien: parallèle, R1 et R2.
61
Le chauffage électrique
N PE
L1
F1
1
2
3
4
1 R2 Légende:
2
3
F1: fusible de protection
4
R1 Q1: commutateur n°8
Q1 R1, R2: élément chauffant.
Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Série faible
2 R2 moyenne
3 R1 forte
4 repos -
L1
N PE
F1
Q1 1 R1
2
3
4
1 R2
2
3
4
Légende:
F1: fusible de protection Q1:
commutateur de chauffage R1,
R2: élément chauffant, R1=R2.
Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Parallèle forte
2 R1 moyenne
3 R2 faible
4 repos -
62
Le chauffage électrique
Pour assurer quatre allures de chauffe, il faut deux résistances chauffantes de valeurs différentes.
On prendra R1>R2
Les allures de chauffe s'obstinent en alimentant:
- les deux résistances en série
- la résistance R1 toute seule
- la résistance R2 toute seule
- les deux résistances en parallèle
Schéma développé
N PE
L1
F1 1
2
3
4
5
1
2
3
R2 R1
4
5
Q1
Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°10
R1, R2: élément chauffant, R1>R2.
Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Parallèle Très forte
2 R2 forte
3 R1 moyenne
4 Série faible
5 repos -
Une résistance en triphasé peut être alimentée sous une tension étoilée ou sous une tension
composée.
Le branchement se fait pour trois résistances de même valeurs, en étoile ou en triangle.
L1 L2 L3 N
F1
Q1
R3 R2
R1
Légende:
F1: coupe circuit tétrapolaire
Q1: interrupteur triphasé
R1, R2, R3: élément chauffant.
L1 L2 L3 N
F1 Q1
R3
R2
R1
Légende:
F1: coupe circuit tétrapolaire
Q1: interrupteur triphasé R1,
R2, R3: élément chauffant.
Remarque générale
Un commutateur de chauffage possède autant de positions que d'allures de chauffe plus une
position de repos.
Les différentes allures de chauffe sont obtenues en raccordant les résistances seules ou en les
combinants en série ou/et en parallèle.
L1
N
F1
Q1 B1 R1
Légende:
F1: fusible de protection
θ>4 °C
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
B1: thermostat
0
R1: élément chauffant
Fonctionnement:
Le contact du thermostat est fermé si la température est inférieure ou égale à 40°C, dès que
la température dépasse 40°C, le contact s'ouvre.
Dans ce cas la température ne doit pas dépasser 40°C.
Schéma développé d'un deuxième exemple de branchement
L1
N
F1
Q1 B1 R1
Légende:
F1: fusible de protection
θ<9 °C
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
B1: thermostat
0
R1: élément chauffant
Fonctionnement:
Le contact du thermostat est ouvert si la température est supérieure ou égale à 90°C, dès
que la température descend en dessous de 90°C, le contact se ferme. Dans ce cas la
température ne doit pas être au-dessous de 90°C.
Pour obtenir des allures de chauffe progressives en fonctions de la position des contacts du
commutateur, il faut calculer la puissance dissipée par les résistances et les classer dans un ordre
bien déterminé.
Exemple:
Considérons deux résistances R1=52,9Ω et R2=35,26Ω, alimentées sous une tension alternative
230V.
La puissance dissipée par chacune des deux résistances, alimentées sous leur tension nominale,
est:
P1=U²/R1=230²/52,9=1000W
P2=U²/R2=230²/35,26=1500W
65
Le chauffage électrique
Ps=U²/(R1+R2)=230²/88,16=600W
Pp=U²/(R1//R2)=U²•(R1+R2)/(R1•R2)=2500W
Position 1: repos
Position 2: allure faible, 600W R1 et R2 en série
Position 3: allure moyenne, 1000W R1 seule
Position 4: allure forte, 1500W R2 seule
Position 5: allure très forte 2500W R1 et R2 en parallèle
Exercice:
On dispose des R1=35,26Ω R2=52,9Ω R3=105,8Ω alimentées sous 220V monophasé ; on
désire avoir les puissances : 500W, 1KW, 1,5KW, 2KW, 2,5KW. Déterminer les combinaisons des
résistances correspondantes aux puissances.
IV. Méthode de synthèse pour la conception des commutateurs
3
12
R1
Les petits numéros (1, 2,
3, 4, 5) marquent
différents potentiels. 4
R2
Cherchons les différentes combinaisons des contacts pour donner les allures souhaitées:
R1: (1,3) et (4,2) ou (3,2) et (1,4)
R2: (1,4) et (5,2) ou (1,5) et (4,2)
R1//R2: (1,3) (4,2) et (1,5) ou (3,2) (1,4) et (5,2)
Prélevons le nombre minimum de contacts en conservant toutes les allures de chauffe. Les
possibilités sont nombreuses; on retient, par exemple, R1: (1,3) et (4,2) ou (3,2) et (1,4)
R2: (1,4) et (5,2) ou (1,5) et (4,2)
66
Le chauffage électrique
Il y a trois cames à quatre positions chacun (nombre d'allure + une position de repos)
Chaque contact est représenté par une came, qui aura un 1/4 vide s'il y a un 0 et un 1/4 plein s'il y
a un 1. Avec le choix obligatoire d'un sens de rotation:
allure combinaison contact (1,3) contact (4,2) contact (1,5)
repos - 0 0 0
faible R1 1 1 0
moyenne R2 0 1 1
forte R1//R2 1 1 1
F
3
1 2
R1
Légende:
Q1 F: fusible
R1, R2: résistances chauffantes
4
Q1: commutateur de chauffage
R2 à 3 cames et 4 positions
Annexe:
67
Le chauffage électrique
Remarque générale
Ces trois derniers chapitres ont présenté les principaux montages rencontrés dans les locaux à
usage d'habitation. Bien que certains montages puissent ne plus exister dans les installations
nouvelles, alors il faut quand même les connaître ne serait que pour effectuer le dépannage des
installations existantes.
68
La sécurité électrique
Chapitre V
La sécurité électrique
Objectifs généraux
• Construire mentalement des représentations avant toute intervention sur un montage, afin d'en
prévoir les conséquences. Ces représentations résultent de lois et de modèles physiques.
• Entraîner à la vigilance ou lutter contre la "viscosité mentale".
• Responsabiliser pour atteindre l'autonomie.
• Critiquer un comportement ou une méthode afin de les améliorer au plan de la sécurité.
69
La sécurité électrique
Introduction
La sensation de passage du courant est très variable d'une personne à l'autre, 0,5 mA peut être
considéré comme une valeur moyenne.
Les contractions musculaires (tétanisation) empêchent à la personne de lâcher le conducteur,
elles se produisent aux alentours de 10 mA (cette valeur dépend de l'âge, du sexe, de l'état de
santé, du niveau d'attention...)
Les difficultés et l'arrêt respiratoire qui se produit pour des courants de 20 à 30 mA est en fait une
contraction des muscles respiratoires.
La fibrillation cardiaque se produit à partir de 50 à 100mA et 1 A provoque l'arrêt du cœur.
1. Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et l’intensité de
ce courant.
70
La sécurité électrique
Zone 3 : Le courant provoque une réaction : la personne ne peut plus lâcher l’appareil en défaut. Le
courant doit être coupé par un tiers afin de mettre la personne hors de danger : habituellement sans
dommage organique, mais probabilité de contractions musculaires et de difficultés respiratoires.
Zone 4 : En plus des effets de la zone 3, la fibrillation ventriculaire augmente de 5% des cas pour
la courbe C2, 50 % des cas pour la courbe C3, et plus de 50% au-delà de cette dernière courbe,
d’où des effets pathophysiologiques importants tels qu’arrêt du cœur, arrêt de la respiration,
brûlures graves.
2. Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et la tension de
contact.
Selon le type de local, la norme NFC 15-100 précise, pour une tension d’alimentation en courant
alternatif, deux valeurs de tensions limites conventionnelles de sécurité U L :
En courant continu lisse, les tensions limites conventionnelles Tension sont respectivement 60V et
120V suivant qu’il s’agit de locaux 10 25 50 100 500 de contact (V) ou emplacements
71
La sécurité électrique
Protéger l’homme des effets dangereux du courant électrique est prioritaire, le risque d’électrisation
est donc le premier à prendre en compte.
L’électrisation du corps humain peut se faire par deux types de contacts : les contacts directs et les
contacts indirects.
On classe les contacts en deux: les contacts directs et les contacts indirects.
1.1 Généralités
Les dispositions de protection contre les risques de contacts directs ont pour but d’assurer la mise hors
de portée de pièces nues sous tension accessibles aux travailleurs.
La protection peut être obtenue par l’un des trois moyens suivants :
- éloignement - obstacles
- isolation.
On retiendra deux critères essentiels pour garantir la qualité de la protection :
- l’efficacité
- la permanence.
1.2 Eloignement
L’éloignement doit être suffisant pour prévenir le risque d’accidents par contacts directs ou
rapprochement à l’aide d’objets que les travailleurs manipulent ou transportent.
Permanence : La permanence de cet éloignement doit être garantie contre tout risque de
relâchement ou de chute, par une résistance mécanique des pièces ou de leurs supports en
rapport avec les contraintes auxquelles elles sont normalement exposées. Distance : Les
distances doivent être compatibles avec le matériel manutentionné.
1.3 Obstacles
72
La sécurité électrique
Efficacité
La protection doit être assurée compte tenu des contraintes auxquelles sont soumis les obstacles par
leurs :
- nature, étendue, disposition, stabilité.
Constitution
Les obstacles sont constitués :
- soit de paroi pleine ou percée de trous,
- soit de grillage.
Tous les obstacles, coffrets d’appareillage, armoires de tableaux, cache-bornes de moteurs, portes en
tôle ou en grillage dans les postes H.T., doivent être maintenus en place et en bon état.
Important : La suppression des obstacles, quelle qu’en soit la classe de tension, ne sera réalisée que
par des électriciens.
1.4 Isolation
Efficacité - Permanence
L’isolation doit être adaptée à la tension de l’installation et conserver à l’usage ses propriétés, eu
égard aux risques de détérioration auxquels elle peut être exposée. Exemple : protection des
conducteurs et câbles nus.
Prises de courant
Les prises de courant ou prolongateurs et connecteurs doivent être disposés de façon que leurs
parties actives nues ne soient pas accessibles aussi bien lorsque leurs éléments sont séparés, que
lorsqu’ils sont assemblés ou en cours d’assemblage
Les différents éléments doivent être maintenus en parfait état et entretenus par du personnel compétent.
Il ne faut jamais laisser sur un socle de prise de courant un câble d’alimentation dont l’autre
extrémité n’est pas reliée à un appareil électrique. Un câble d’alimentation doit tout d’abord être
réunis à l’appareil et ensuite au socle de la prise de courant.
La protection contre les risques de contact indirect dans les installations alimentées par du courant
alternatif peut être réalisée soit :
- en associant la mise à la terre des masses à des dispositifs de coupure automatique de
l’alimentation (D.D.R.),
- par double isolation, par isolation renforcée,
- par la séparation des circuits,
- par l’utilisation de la Très Basse Tension de Sécurité (T.B.T.S.)
73
La sécurité électrique
Les modalités pratiques de réalisation des différents types de mesures de protection sont définies par
arrêtés.
2.2 Surveillance des installations
Une surveillance des installations électriques doit être assurée. L’organisation de cette surveillance
doit être portée à la connaissance de l’ensemble du personnel.
Cette surveillance doit être opérée aussi fréquemment que de besoin et provoquer dans les meilleurs
délais, la suppression des défectuosités et anomalies constatées.
Un électricien intervenant sur une installation électrique peut par un geste malencontreux
provoquer un court circuit. Cet incident entraînera des brûlures dues à l’arc électrique et aux
projections de matière en fusion.
Pour prévenir ce type d’accident et ses conséquences, il y a lieu :
- d’utiliser des outils isolants ou isolés.
- de protéger contre les surintensités les circuits de mesure notamment par des dispositifs à haut
pouvoir de coupure.
- de porter des protections individuelles telles que :
lunettes ou écrans faciaux anti U.V.,
gants isolants adaptés à la tension.
Dans tous les cas, il sera préférable de travailler hors tension sur une installation ou un équipement
consigné.
Egalement appelés "schémas de liaisons à la terre" (SLT). Ils sont définis par la norme CEI 364.
1. Schéma TT.
74
La sécurité électrique
2. Schéma TN.
Tout défaut d'isolement entre phase et masse devient un défaut phase-neutre. Le courant de défaut
devient donc un courant de court circuit qui n'est plus que limité par les impédances de la source
et des câbles. Les dispositifs de protection contre les surintensités devraient donc être capables de
l'éliminer en un temps minime.
3. Schéma IT.
75
La sécurité électrique
- le défaut concerne deux conducteurs actifs différents mais toutes les masses ne sont pas
interconnectées : pour des masses mises à la terre individuellement ou par groupe, chaque circuit ou
groupe de circuits doit être protégé par un DDR.
Remarque:
Pour les locaux d'habitation, les établissements d'enseignement secondaire et technique avec des locaux
de travaux pratiques : régime TT.
1. Le fusible
Depuis son invention, le fusible a été utilisé dans la protection contre les surintensités.
Cependant, ses inconvénients, en particulier l’obligation de le remplacer après fusion, avec le
risque que l’élément remplacé ne corresponde pas toujours au calibre d’origine et parfois ne soit
même pas d’un métal de fusion à basse température, le dérangement causé lors de son
remplacement, etc. ont incité les constructeurs à rechercher un dispositif non rechargeable et de
calibre constant après chaque fonctionnement.
2. Le disjoncteur
Le disjoncteur est un appareil coûteux, dont le volume est plus important que celui d’un
coupecircuit, son système mécanique est déclenché très durement lors des déclenchements sur
courtcircuit et si ces derniers sont fréquents, les pôles finissent par se détériorer.
76
La sécurité électrique
courts-circuits et les surcharges. Sous certaines conditions, il peut aussi assurer la protection des
personnes contre les dangers du courant électrique et il peut aussi assurer le sectionnement.
Il comporte :
- un circuit principal, qui comprend l’ensemble des parties conductrices insérées dans le circuit à
protéger,
- un circuit de commande, qui regroupe les parties conductrices insérées dans un circuit utilisé
pour commander les manœuvres d’ouverture et de fermeture,
- un circuit auxiliaire éventuel, destiné à assurer des fonctions annexes telles que la signalisation
ou le verrouillage.
La position de repos du disjoncteur est fermée par intervention manuelle à l’aide d’un levier ou d’une
manette.
La position de travail du disjoncteur est l’ouverture automatique.
Ainsi lors d’un déclenchement, un simple regard sur le panneau permet de repérer immédiatement
le disjoncteur dont le levier est en position inverse des autres. Une fois le défaut éliminé, il suffit
de remettre le levier en place pour réenclencher le disjoncteur.
Le dispositif le plus approprié pour protéger les circuits et les personnes est le disjoncteur différentiel.
En effet, il protège contre :
- les courants de court-circuit,
- les surcharges,
- les défauts à la terre.
Principe:
Le DDR est conçu autour d'un transformateur d'intensité qui enserre les conducteurs actifs (phases
et neutre).
Dans le cas d'un circuit sans défaut, la somme vectorielle, I1 + I2 + I3 + IN = 0 , il n'y a donc pas de courant
dans la bobine de détection.
77
La sécurité électrique
Lors d'un défaut la somme vectorielle, I1 +I2 +I3 +IN = Id , il apparaît donc un courant dans la bobine
de détection proportionnel au courant de défaut Id. La bobine alimente un dispositif à seuil de courant
qui donnera l'ordre de déclenchement à l'appareil de coupure (interrupteur, disjoncteur).
Le seuil de réglage est appelé I∆n. La norme de construction des DDR (NF C 61-140) tolère une zone
dans laquelle, le système différentiel peut ou non déclencher. Cette zone est fonction du courant de
défaut Id et du seuil du DDR I∆n.
Aucun travail sur un ouvrage électrique ou au voisinage d’un ouvrage normalement sous tension ne
peut être entrepris sans considérer les consignes de sécurité dépendantes des différents domaines de
tension :
Basse Tension Domaine B.T.A 50 < Un < 500 120 < Un < 750
( Domaine B.T ) Domaine B.T.B 500 < Un < 1 000 750 < Un < 1 500
Haute Tension Domaine H.T.A. 1 000 < Un < 50 000 1 500 < Un < 75 000
Dans le cas particulier de la Très Basse Tension, il y a lieu de distinguer les opérations :
en Très Basse Tension de Sécurité ( T.B.T.S )
en Très Basse Tension de Protection ( T.B.T.P )
en Très Basse Tension Fonctionnelle ( T.B.T.F )
Aucune précaution n’est à prendre en T.B.T.S et en T.B.T.P pour les risques d’électrisation (attention aux
courts-circuits et aux brûlures )
En T.B.T.F, toutes les règles de la B.T doivent être appliquées comme en cas d’incertitude sur sa nature.
Le matériel est classé en fonction de sa conception et de la tension d’alimentation. Un symbole doit permettre
de le reconnaître :
78
La sécurité électrique
La conception des installations dites T.B.T.P. est identique à celle de T.B.T.S. mais il y a liaison entre les
parties actives et la terre coté utilisation.
Les tensions maximums ne sont plus les mêmes qu’en T.B.T.S. suivant les emplacements:
- dans les locaux secs : U alternatif = 25 V
U continu = 60 V -
dans les locaux mouillés : U alternatif = 12
V
U continu = 30 V
79
La sécurité électrique
La séparation des circuits s’applique dans le domaine BTA et s’établit à partir d’un transformateur de
séparation conforme à la norme (NF EN 60 742 ou NF C 52 742) :
Le transformateur possède des enroulements séparés par une double isolation ou une isolation
renforcée; le circuit séparé ( coté utilisation ) doit présenter un niveau d’isolement élevé, aucun point
du circuit ne doit être relié à la terre. Il en est de même pour les masses.
L
N
230V/230V
Conclusion
Il faut bien distinguer sécurité (liée à l’opérateur) et protection (liée à l’appareil, protection n’est
pas synonyme de sécurité).
80
La sécurité électrique
81
Le schéma électrique
Références Bibliographiques
[NEY91]: Henri NEY, électrotechnique et normalisation: tome1 les schémas électriques et tome3
les installations électriques. Collection NATHAN édition 1991.
83
Le schéma électrique
83
84
Travaux Dirigés
Travaux dirigés de schémas électriques
85
Travaux dirigés de schémas électriques
Questions de cours
Exercice N°1
Exercice N°2
Exercice N°3
86
Travaux dirigés de schémas électriques
Un directeur de lycée veut éclairer un long couloir de son établissement. Pour cela, il fait appel à
deux électriciens. Il leur demande d'installer trois lampes commandées de trois endroits différents.
Après l'installation et pour vérifier son fonctionnement, le directeur appuie sur un premier bouton de
commande, alors les lampes s'allument, réappuie alors les lampes s'éteignent. Il fait de même avec les
autres boutons de commande, mais malheureusement le troisième ne permet ni d'allumer ni d'éteindre
les lampes. Une brève intervention des électriciens et tout devient fonctionnel.
1. Quel est le montage réalisé par les électriciens après rectification ? Faites son schéma développé.
2. Donnez les causes possibles du défaut.
3. Faites un diagramme de séquences expliquant la vérification accomplie par le directeur.
4. L'architecture du couloir est comme suit:
Exercice N°4
Faites les schémas développés et les schémas unifilaires à partir du schéma architectural donné au
schéma n°2; donner le fonctionnement de chacun de ses montages.
S1
E3 E4 E1
Q1
S2 S3
E2
Schéma n°2.
Exercice N°5
On veut électrifier une maison, composée de quatre pièces, salle de bain, cuisine, une véranda et un
garage.
Chambre 1 : comporte deux prises de courant et éclairée par une lampe montée en simple allumage .
Chambre 2 : comporte deux prises de courant et éclairée par une lampe montée en simple allumage.
87
Travaux dirigés de schémas électriques
Chambre 3 : comporte deux prises de courant et éclairée par une lampe montée en simple allumage. La
Salle de séjour : comporte trois prises de courant et éclairée par deux lampes montées en double
allumage.
La véranda : éclairée par une lampe montée en simple allumage.
Une cuisine : comporte deux prises de courant et éclairée par un tube fluorescent, à allumage par
starter, monté en simple allumage.
La salle de bain : éclairée par un tube fluorescent, à allumage par starter, monté en simple allumage.
Le hall : éclairé par trois lampes commandées par un télérupteur à partir de quatre endroits différents.
Une sonnerie montée sur la porte d’entrée et alimentée à travers un transformateur 220V/8V. Le
garage : comportant une prise de courant et éclairé par deux lampes commandées par une minuterie
‘avec effet’, à partir de deux endroits différents.
Chambre 1 Chambre 2
1/ Faites les schémas
développés correspondant aux
différents montages de la maison.
2/ Faites le schéma architectural
de l’électrification de la maison
3/ Expliquer le fonctionnement
Salle de bain
Chambre 3
du montage d’éclairage installé
dans le garage et donner son
chronogramme.
4/ Donner un schéma unifilaire
pour l’installation électrique Salle de séjour
faite au garage. Hall
Véranda
Cuisine
Garage
Exercice N°6
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Travaux dirigés de schémas électriques
On dispose de deux résistances de chauffage : R 1=48,4Ω et R2=96,8Ω ; on veut obtenir les trois
puissances suivantes : P1=333W, P2=1000W et P3=1500W sous la tension 220V.
1/ Quelles sont les allures de chauffe ainsi imposées (citer à chaque allure la combinaison des
résistances).
2/ Donner le nom du commutateur de chauffage qui réalise les allures de chauffe désirées. 3/
Faites le schéma développé correspondant au montage.
Exercice N°7
Rn
Régime TT IT
TNC TNS
Rterre=20Ω Rterre=2Ω Rterre=20Ω Rterre=2Ω
Rcarcasse=30Ω
Rcarcasse=0Ω
89
Travaux pratiques de schémas électriques
Travaux Pratiques
90
Travaux pratiques de schémas électriques
91
Travaux pratiques de schémas électriques
Conseils pratiques
Pour la réalisation d'un T.P.
Pour bien réaliser le câblage d'une installation, on est sensé suivre les étapes suivantes:
1. lecture du schéma architectural,
2. compréhension du fonctionnement du montage, éventuellement établir un tableau de
fonctionnement ou tracer un diagramme de séquence,
3. dessiner le schéma développé, avec les symboles appropriés et la légende,
4. dessiner le schéma multifilaire et le schéma unifilaire, avec les symboles appropriés,
5. savoir que les appareils de protection sont branchés sur les lignes de phase de l'alimentation, 6.
savoir aussi que le branchement des parties fixes des appareils de commande se fait du coté de la
phase et que les parties mobiles du coté du neutre (à quelques exceptions près),
7. branchement du conducteur de protection avec les masses des appareils (à quelques exceptions
près),
8. éviter de passer un seul conducteur dans une canalisation d'alimentation (comme exemple dans
une chambre: le fil de neutre sur un mur et le fil de la phase sur un autre),
9. travailler le câblage en respectant les mesures de sécurités, couper l'alimentation et en éviter tout
contact et tout branchement,
10. vérifier s'il y a eu un court-circuit dans l'installation avant de brancher l'alimentation,
11. vérifier s'il y a eu un contact entre un conducteur et la masse des appareils avant de brancher
l'alimentation,
12. faire un test de fonctionnement par simulation et hors tension.
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Travaux pratiques de schémas électriques
93
Travaux pratiques de schémas électriques
T.P. n°1
But du T.P.
Commander d'un seul endroit (mise en et hors service) un circuit d'éclairage, d'une ou de plusieurs
lampes; puis commander deux circuits d'éclairage d'un seul endroit.
Les montages câblés permettront de comprendre et de faire le montage d'éclairage d'une salle de
séjour.
Rappel
Pour commander un circuit d'éclairage, d'une ou de plusieurs lampes, d'un seul endroit: il faut utiliser
un interrupteur unipolaire (alimentation monophasée) branché du coté de la phase et en série avec le
circuit d'éclairage. C'est un montage simple allumage.
S'il y en a plusieurs lampes sur un même circuit d'éclairage alors elles sont branchées en parallèle les
une par rapport aux autres.
Exemple:
La commande de des circuits d'éclairage nécessite un commutateur n°5. C'est le montage double
allumage.
Exemple:
E1 E3
On commande séparément la
lampe E3 et les lampes E1 et E2,
d'un seul endroit à partir du Q1 5
commutateur n°5: Q1.
E2
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Travaux pratiques de schémas électriques
:
Figure 2 : Schéma architectural.
Travail demandé:
On veut réaliser l'installation d'une salle de séjour; son schéma architectural est le suivant:
E2 E3
E1
E5 E4
Q1
Q2
Description:
Une lampe E1, située à la sortie d'une petite véranda, est commandée à partir d'un interrupteur
unipolaire Q1.
Un lustre accroché au milieu du plafond, composé de six lampes, est commandé par un commutateur
n°5, Q2, pouvant allumer chaque deux lampes (E2, E4 et/ou E3, E5) séparément.
On demande de faire:
T.P. n°2
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Travaux pratiques de schémas électriques
But du T.P.
Commander de deux endroits différents un circuit d'éclairage. Bien comprendre la fonctionnalité d'un
commutateur n°6.
Réaliser le câblage d'une installation d'une cave.
Rappel
Un montage "va et vient" est réalisé à l'aide de deux commutateurs n°6. La partie mobile du premier
commutateur est reliée à la phase, la partie mobile du second est reliée au circuit d'éclairage, les deux
parties fixes de chacun des deux commutateurs sont reliées avec celles de l'autre.
Exemple:
Travail demandé:
On veut réaliser l'installation d'un montage d'une cave; son schéma architectural est le suivant:
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Travaux pratiques de schémas électriques
:
Q1
E1
Q2
E2 Q4
Q3
E4
E3
Description:
On demande de faire:
1. Le schéma développé du montage composé des deux commutateurs Q3 et Q4 avec les deux lampes
E3 et E4, correspondant au schéma architectural de la figure 2.
2. Le schéma développé du reste de l'installation correspondant au schéma de la figure 2.
3. Les schémas multifilaire et unifilaire de toute l'installation.
4. Le câblage du montage.
97
Travaux pratiques de schémas électriques
n°3
But du T.P.
Commander un circuit électrique, d'une ou de plusieurs lampes, de plusieurs endroits et par simple
impulsion sur un bouton poussoir.
Réaliser, en utilisant un télérupteur, le câblage d'une installation d'éclairage d'un couloir.
Rappel
Contact
Bobine
Lorsque la bobine est alimentée, par action sur un bouton poussoir, le contact se ferme. Au
relâchement du bouton poussoir, la bobine se désactive mais le contact reste fermé. Il faudra exciter la
bobine une deuxième fois pour que ce contact s'ouvre.
La bobine est commandée par les boutons poussoirs et les lampes d'éclairage sont commandées par le
contact du télérupteur.
Travail demandé:
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Travaux pratiques de schémas électriques
TP :
On veut réaliser l'installation d'éclairage d'un couloir, comportant trois lampes commandées de quatre
endroits différents, représenté par le schéma architectural de la figure 1.
Description:
L'appui sur un des quatre boutons poussoirs provoque l'éclairage des trois lampes; un autre appui sur
des boutons poussoirs provoque l'obscurcissement des lampes.
K S1
cuisine
E1
S2
séjour
E2
S3
S4
E3 couloir
On demande de faire:
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Travaux pratiques de schémas électriques
n°4
But du T.P.
Commander un circuit électrique, d'une ou de plusieurs lampes, de plusieurs endroits et par simple
impulsion sur un bouton poussoir. L'obscurcissement des lampes est automatique après un certain
temps préréglé.
Réaliser, en utilisant une minuterie, le câblage d'une installation d'éclairage des escaliers d'un
immeuble.
Rappel
Une minuterie est un appareil électromécanique, constituée d'une bobine et d'un contact temporisé à
ouverture automatique.
Contact temporisé
Bobine
Lorsque la bobine est alimentée, par action sur un bouton poussoir, le contact se ferme. Au
relâchement du bouton poussoir, la bobine se désactive mais le contact reste fermé pendant un certain
temps après lequel il s'ouvre.
Travail demandé:
On veut réaliser l'installation d'éclairage des escaliers d'un immeuble, comportant quatre lampes
commandées de quatre endroits différents, représenté par le schéma architectural de la figure 1.
Description:
100
Travaux pratiques de schémas électriques
TP :
L'appui sur un des quatre boutons poussoirs provoque l'éclairage des lampes; après un certain temps
les lampes s'éteignent; mais un deuxième appui, avant l'écoulement du temps, sur un bouton poussoir
provoque l'allongement du temps d'éclairage ou plus précisément la remise à zéro du comptage du
temps.
E4
3e étage
S4
E3
2e étage
S3
E2
1er étage
S2
E1
K
S1
On demande de faire:
101
Travaux pratiques de schémas électriques
3. Le câblage du montage.
Modifier le montage pour avoir une minuterie 'sans' effet; on ne tient plus compte des seconds appuis
sur les boutons poussoirs si le temps d'éclairage n'est pas écoulé.
n°5
But du T.P.
Apprendre à brancher un tube fluorescent dans son bloc luminaire. Voir le fonctionnement d'un tube
fluorescent.
Faire le câblage d'une installation d'une salle de bain.
Rappel
Les tubes fluorescents, couramment utilisés pour leur faible consommation électrique et pour éviter
l'éblouissement des personnes, sont des tubes de verre remplis de gaz rare et ayant deux électrodes aux
extrémités.
Principe d'allumage d'un tube fluorescent monté avec starter:
A la mise sous tension, le gaz du starter s'ionise est crée un arc électrique capable de déformer son
bilame sous l'effet de la chaleur de sorte qu'il devienne conducteur (pendant un certain temps); alors
les électrodes du tube fluorescent seront parcourues par un courant (celui du starter) permettant leur
échauffement et puis l'ionisation du gaz du tube d'où le passage d'un courant de son travers. Quand le
tube fluorescent devient conducteur, la tension chute sur le starter et éteint son arc électrique ce qui
provoque une variation brusque de courant dans le ballast qui implique une surtension sur le tube
fluorescent nécessaire pour son amorçage.
102
Travaux pratiques de schémas électriques
TP :
Exemple:
Q1
Travail demandé:
On veut réaliser l'installation électrique d'une salle de bain, elle comporte un montage simple
allumage avec une lampe à incandescence et un montage de tube fluorescent à allumage par starter.
Remarque: le matériel électrique dans une salle de bain doit être étanche et ceci pour assurer la
protection des personnes.
E2
E1
Q1
Description:
103
Travaux pratiques de schémas électriques
On demande de faire:
n°6
MONTAGE D'UNE SONNERIE ET D’UN INTERPHONE
But du T.P.
Apprendre à brancher une signalisation sonore, faire le montage d'une sonnerie domestique
commandée par relais et bouton poussoir. Brancher un Interphone à usage domestique.
Rappel
La signalisation sonore a pour principe de convertir un signal électrique en une vibration mécanique
dans un milieu donné (comme l'air). Le signal électrique est survenu à la suite d'un danger ou d'un
accident ou pour annoncer l'arrivée d'une personne; il transmis à travers un hautparleur.
L'exemple courant d'une signalisation sonore à usage d'habitation est la sonnerie; elle est généralement
alimentée en tension alternative basse tension à travers d'un transformateur et ceci pour assurer une
certaine sécurité pour les usagés. La commande peut se faire directement par bouton poussoir ou à
l'intermédiaire d'un relais commandé par un bouton poussoir.
Schéma développé 1:
F1
T1 S1
H1
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Travaux pratiques de schémas électriques
TP :
F1
T1
S1 Légende: F1: fusible de
K protection
T1: transformateur 220V/8V
H1
S1: bouton poussoir
H1: sonnerie
Schéma développé 2:
Une personne veut installer une sonnerie à l'entrée de sa maison. Pour cela elle dispose d'un schéma
architectural:
H1
Maison
Jardin
S1
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Travaux pratiques de schémas électriques
Montage Interphone
Les Interphones sont de plus en plus utilisés dans les installations à usage d'habitation puisqu'ils ont
l'avantage sur les sonneries de faire reconnaître la personne venante. Un montage Interphone peut être
présenté par le schéma synoptique suivant:
220V∼
Alimentation 6V c.c.
Microphone Microphone
Amplificateur Amplificateur
Haut-parleur 1 Haut-parleur 2
On vous demande de faire le branchement (en s'appuyant sur la documentation) et l'essai du montage.
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