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Cours Schémas Électrique

Le document présente un support de cours sur le schéma électrique, destiné aux étudiants en génie électrique, incluant des travaux dirigés et pratiques. Il couvre les généralités des schémas électriques, leur classification, ainsi que des applications spécifiques aux installations domestiques telles que l'éclairage, la signalisation, et la sécurité électrique. L'objectif est de former les étudiants à représenter et comprendre les installations électriques selon les normes en vigueur.

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Cours Schémas Électrique

Le document présente un support de cours sur le schéma électrique, destiné aux étudiants en génie électrique, incluant des travaux dirigés et pratiques. Il couvre les généralités des schémas électriques, leur classification, ainsi que des applications spécifiques aux installations domestiques telles que l'éclairage, la signalisation, et la sécurité électrique. L'objectif est de former les étudiants à représenter et comprendre les installations électriques selon les normes en vigueur.

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ISET

1er niveau Génie Electrique

LE SCHEMA ELECTRIQUE

Application aux installations domestiques

Support de Cours
avec
Travaux dirigés
&
Travaux pratiques

Auteur :

M. Walid ELHEDDA
Ingénieur et agrégé de Génie Electrique
Le schéma électrique

Année : 2005

2
Le schéma électrique

Un beau dessin vaut mieux qu’un long discours.


Napoléon Bonaparte

3
Le schéma électrique

4
Le schéma électrique

Sommaire

Page
Plan de cours 7

Chapitre I : Généralités 11
1. Schéma 13
2. Diagramme 13
3. Tableaux 13
II. Classification des schémas 13
1. Selon le but envisagé 13
2. Selon le mode de représentation 14
III. Normalisation 16
IV. Repérage d'identification et marquage des bornes 20
1. Repérage d'identification 20
2. Marquage des bornes 22
3. Repérage des conducteurs 26

Chapitre II : Les installations d'éclairage domestique 29


Introduction 31
I. Le schéma général de distribution 31
II. Les schémas d'éclairage 32
1. montage simple allumage 32
2. montage double allumage avec commutateur n°5 34
3. montage double allumage avec commutateur n°6 35
4. montage d'allumage "va et vient" 36
5. montage d'allumage avec télérupteur 37
6. montage d'allumage avec minuterie 39
7. montage d'allumage des tubes fluorescents 41
III. Les schémas des prises de courant 44

Chapitre III : La signalisation et les alarmes 47


Introduction 49
I. L'alimentation 49
1. Tension alternative 49
2. Tension continue 49
3. Tension alternative plus une batterie de secours 50
II. La signalisation 50
1. signalisation lumineuse 50
2. signalisation sonore 52
3. schéma de commande à distance 53
III. Les alarmes 54
1. Alarme incendie 54

5
Le schéma électrique
2. Alarme contre le vol 55

Chapitre IV : Le chauffage électrique 57


Introduction 59
I. Définitions 13

I. Schémas de branchement 59
2. Deux éléments chauffants- deux allures de chauffe 60
3. Deux éléments chauffants- trois allures de chauffe 61
4. Deux éléments chauffants- quatre allures de chauffe 62
5. Couplage sur une alimentation triphasée 63

6
Le schéma électrique

II. Contrôle automatique de la température 64


III. Calcul de puissances 65
IV. Méthode synthèse pour la conception des commutateurs 66

Chapitre V : La sécurité électrique 69


Introduction 71
I. Les effets physiologiques du courant électrique 71
1. Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et
72
l’intensité de ce courant
2. Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et
72
la tension de contact
3. Relation entre la résistance du corps humain et la tension de contact 73
II. La protection contre les contacts 73
1. Les moyens de protection contre les contacts directs 73
2. Les moyens de protection contre les contacts indirects 74
3. La protection contre les brûlures 75
III. Les régimes de neutre 75
1. Schéma TT 76
2. Schéma TN 76
3. Schéma IT 76
IV. Les moyens de protection contre les risques du courant électrique 77
1. Le fusible 77
2. Le disjoncteur 77
3. Le disjoncteur différentiel résiduel 78
V. Les domaines de tension 79
Conclusion 82

Bibliographie
83
Travaux dirigés
85

Travaux pratiques 91
TP1. Montages simple et double allumage- éclairage d'une salle de séjour 95
TP2. Montage d'allumage "va et vient"- éclairage d'une cave 97
TP3. Montage d'allumage avec télérupteur- éclairage d'un couloir 99
TP4. Montage d'allumage avec minuterie- éclairage d'un escalier 101
TP5. Montage d'allumage d'un tube fluorescent- éclairage d'une salle de bain 103
TP6. Montage d'une sonnerie et Interphone 105
1. Un élément chauffant- une allure de chauffe 59

7
Le schéma électrique

8
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE

Plan de cours de la matière schéma électrique de 1er niveau profil génie électrique.

Prérequis: Répartition horaire :


Notions élémentaires d'électricité. Cours 1h30/semaine; TP 3h/2semaines /groupe

But:
Représenter le schéma d'une installation électrique domestique selon les normes et connaître la protection assurant la sécurité des personnes et
des biens.

Objectifs généraux :
- Identifier le type de schémas, tableaux, diagrammes utilisés;
- Choisir le mode de représentation le mieux adapté à l'usage; - Prendre
conscience de l'importance des normes.

Objectifs spécifiques Les éléments du contenu Moyen Durée

Définir les schémas électriques La constitution d'un schéma électrique : symboles, traits, Exposé formel 0h20
repères. Tableau, polycopies.
Enoncer les principales normes - Organismes de normalisation. Exposé formel 0h30
appliquées dans les installations - Les normes NT et CEI. Tableau, polycopies.
électriques - Identification d'une norme.

9
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE

Classer les schémas électriques - Classification selon le but. Exposé formel 2h30
- Classification selon le mode de représentation. Tableau, polycopies.
(emplacement du matériel, des symboles et nombre
de conducteurs)

Connaître les symboles électriques - - Alimentation. Exposé formel 0h20


utilisés dans les schémas - Appareils de commandes. Tableau, polycopies.
électriques
- Récepteurs.
- Appareils de connexions.
Appareils de signalisations.

Connaître les règles générales - Repérage et identification des éléments. Exposé formel 1h50
pour tracer et lire un schéma Marquage des bornes. Tableau, polycopies.
-
électrique
- Repérage des conducteurs

10
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE

Objectifs généraux :
- Décoder la partie électrique d'un plan architectural;
- Comprendre les fonctions des différents éléments d'une installation domestique; -
Décoder les différents montages.

Objectifs spécifiques Les éléments du contenu Moyen Durée


Connaître la constitution générale - Schéma général de distribution. Exposé formel 0h40
et la subdivision d'une installation Tableau, polycopies.
- Compteur.
électrique.
- Disjoncteur général. Tableau de distribution.
- Départs principaux et protections.
Connaître les montages de base - Simple allumage. Exposé formel 3h30
d'éclairage d'une installation Tableau, polycopies.
- Double allumage.
domestique
- "Va et vient".
- Télérupteur.
- Minuterie.
- Tube fluorescent et DUO.
- Prises de courant.

11
Le schéma électrique, ISET de Sousse, département GE

Connaître les montages de - Branchement de lampes en veilleuse. - Exposé formel 1h40


signalisation et des alarmes Tableau, polycopies.
Sonnerie.
- Alarme incendie
- Alarme contre le vol

Etudier le branchement des - Définition des éléments de chauffage. Exposé formel 2h00
éléments chauffants Tableau, polycopies
- Les allures de chauffes.
- Calcul de puissances.
Connaître les commutateurs de - Les commutateurs normalisés. Exposé formel 3h40
chauffage Tableau, polycopies
- La méthode de synthèse pour la conception de
commutateurs.

Objectifs généraux :
Savoir et s'initier à la sécurité des installations électriques et à la protection des personnes et des biens.
Objectif spécifique Les éléments du contenu Moyen Durée
Connaître la protection contre les - Les normes de sécurité. Exposé formel 4h00
chocs électriques. Tableau, polycopies
- Les causes des défauts électriques.
- Les moyens directs et indirects de protection.
- Les appareils de protection.
- Les régimes du neutre.

12
Le schéma électrique, Généralités

Chapitre I

Généralités

Objectifs généraux

Cette partie s'appuie sur les règles et les conventions de représentation des différents schémas
d'équipements et d'installations.
Elle constitue un ensemble de références qui doit faciliter la communication et la compréhension
entre concepteur, installateur et utilisateur.

Le contenu proposé doit permettre :

• Identifier le type de schémas, tableaux, diagrammes utilisés; •


Choisir le mode de représentation le mieux adapté à l'usage;
• Prendre conscience de l'importance des normes.

13
Le schéma électrique, Généralités

Généralités

I. Définitions

1. Schéma

Le schéma d'électricité est une représentation symbolique et conventionnelle des installations


électriques.
Il représente les différentes liaisons entre les éléments d'une installation, d'un appareil ou d'un
ensemble d'appareils. Il comporte :
• Des symboles : qui représentent des éléments d'installation, des machines, des appareils, des
organes de machine ou d'appareil.
A défaut de symboles classiques une figure peut également introduire :
• Des traits qui représentent des connexions électriques, des liaisons mécaniques ou des
conditions d'interdépendance entre différentes parties. Ces traits peuvent également indiquer le
groupement de certains éléments.
• Des repères qui permettent l'identification des installations, des machines, des appareils, de
leurs différentes parties, de leurs bornes et des conducteurs aboutissant.

2. Diagramme

Le diagramme aide à la compréhension d'un schéma en donnant des informations


complémentaires. Il facilite l'analyse d'actions successives en précisant, le cas échéant, la valeur
des intervalles de temps.

3. Tableaux

Un tableau complète ou remplace un schéma. Il permet de préciser :


- l'emplacement des parties d'une installation,
- le raccordement électrique entre les différents éléments ou parties d'une installation.

II. Classification des schémas

Les schémas électriques peuvent être classés selon le but envisagé ou selon le mode de
représentation.

1. Classification selon le but envisagé

a) Les schémas explicatifs : ils facilitent la compréhension et l’étude d’une installation, on


distingue :
- le schéma fonctionnel pour une compréhension globale,
- le schéma de principe ou de circuits pour une compréhension en détail,
- le schéma d’équivalence pour l’analyse et le calcul des éléments (connaître la puissance de
chaque élément, dimensionner la section des conducteurs…)
b) Les diagrammes :
- le diagramme de séquences (ou tableau de séquences) pour comprendre étape par étape
le fonctionnement du système,

14
Le schéma électrique, Généralités

- le diagramme temporel (ou séquences temporelles) pour avoir une idée sur l’évolution
temporelle.
c) Le schéma de connexions (intérieures ou extérieures) : c’est l’inscription des références des
câbles sur leurs extrémités et sur les borniers, et cela pour la vérification et la validation de
l’installation.
d) Le schéma de disposition pour montrer l’emplacement des différents éléments d’une
installation.

2. Classification selon le mode de représentation

a) représentation selon l’emplacement des matériels :


représentation architecturale ; ce type de représentation est couramment utilisé et définit
sommairement l’architecture d’un local, l’emplacement approximatif des appareils de
commandes, des appareils d’utilisations ainsi que leur dépendance. Exemple

Architecture du local

Point lumineux

E1 Q1

Interrupteur de Liaison électrique commande

b) Représentation selon l’emplacement des symboles


- représentation développée ou schéma développé : les symboles des différents éléments d’un
même appareil ou d’un même ensemble d’appareils sont disposés de manière que le tracé de
chaque circuit puisse être facilement suivi.
Pour l’alimentation, en courant continu ou en courant alternatif monophasé : on représente soit
deux lignes verticales de part et d’autre pour les schémas horizontaux et par deux lignes
horizontales pour les schémas verticaux et en triphasé on représente quatre lignes (3ph+N) ou
trois lignes (3ph).
La phase : L1 Le neutre : N
La polarité positive : L + La polarité négative : L-
Le conducteur de protection : PE
Exemple :

Q1 E1

Légende:
F: fusible
Q1: interrupteur de commande E1: lampe à
incandescence

15
Le schéma électrique, Généralités

Remarque :
La protection par fusible est installée sur les phases ou la polarité positive (de l’alimentation) ; la
polarité négative peut être protégée par fusible pour couvrir l’alimentation, mais le neutre n’est
pas protégé.
- représentation rangée ou schéma rangé : les symboles des différents éléments d’un
même appareil sont séparés et disposés de façon que l’on puisse tracer facilement les symboles
des liaisons mécaniques entre différents éléments qui manœuvrent ensemble. Exemples :

L1 Phase W1 Alimentation L1
F Fusible
triphasée L2
Q1 Interrupteur
L3
N
E1 Lampe

N Neutre

- représentation assemblée : les symboles des différents éléments d’un même appareil ou
d’un même équipement sont représentés juxtaposés sur le schéma. C’est la même représentation
que celle rangée à l’exception que les différents éléments d’un même appareil sont placés les uns
à coté des autres.

c) Représentation selon le nombre de conducteurs


- représentation multifilaire ou schéma multifilaire : c’est la représentation la plus fidèle
possible de l’emplacement réel des différents éléments et des conducteurs (emplacement et
nombre). C’est un schéma de câblage très pratique. Exemple :

E1

Q1

- représentation unifilaire ou schéma unifilaire : respecte le plus fidèlement possible la


position réelle de tous les appareils qui composent le circuit mais avec la simplification de
représenter un seul trait pour plusieurs conducteurs d’un même conduit (passent ensemble).
Exemple :

E1

Q1

16
Le schéma électrique, Généralités

Remarque:
La protection n'est pas présentée sur les schémas unifilaires et multifilaires.
- représentation en faisceaux : c’est une représentation unifilaire pour les schémas de
connexions de borniers à borniers.
Exemple :
X1 1 2
3 4 5 6
10 11 12 13 14 15 16
7

10 11 12 13 14 15 16
X2 X3

1 2 3 4 5 6 7

III. Normalisation

Elle comprend l’ensemble des règles techniques qui permettent


- de spécifier et de rendre standard (standardiser) les différents appareils, -
d’uniformiser leur représentation graphique et leur schéma de branchement.

Ces normes sont préparées par des organismes officiels comme :


CEI : commission électrotechnique internationale (à l'échelle mondiale).
UTE : union technique de l’électricité (français), établi la norme française d’électricité : NFC.
INNORPI : institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (tunisien), établi la
norme tunisienne : NT.

Les textes et les schémas utilisés se réfèrent à la norme française.


Exemple : N F C 0 3 2 0 6
N F : norme française,
C : classe C : lettre indiquant le domaine traité par la norme : l’électricité,
0 : groupe 0 : c’est le groupe des généralités. Il existe dix groupes de 0 à 9,
3 : sous groupe 3 : texte qui traite des schémas et des symboles. Chaque groupe peut être divisé en
dix sous-groupes de 0 à 9.
2 0 6 : le numéro d’ordre : c’est la référence du texte de normalisation.

Les symboles (normes: NFC03202,..., NFC03211)

Alimentation

17
Le schéma électrique, Généralités

Appareils de protection

Lettre Symbole utilisé dans un schéma


Désignation Symbole
repère développé architectural unifilaire multifilaire
F Fusible x x x
Q Disjoncteur x x x
- Barre de neutre x x

Appareils de transformation de l'énergie

Appareils de commande

18
Le schéma électrique, Généralités

19
Le schéma électrique, Généralités

Récepteurs

Appareils de signalisation

20
Le schéma électrique, Généralités

Lettre Symbole utilisé dans un


repère Désignation Symbole schéma
développé architectural unifilaire multifilaire
Lampe de
H x x x x
signalisation
H sonnerie x x x x

Appareils de mesure

Lettre Symbole utilisé dans un schéma


Désignation Symbole
repère développé architectural unifilaire multifilaire

Compteur d’énergie
P x
active Wh

Appareils de connexion

Lettre Symbole utilisé dans un


repère Désignation Symbole schéma
développé architectural unifilaire multifilaire
Point d’attente
E pour un point X x
d’éclairage
²
x x
Prise de courant
X
2 pôles+terre
x x

² x x
Prise de courant
X
2 pôles
x x
Prise de courant
avec
X x x
transformateur
de séparation
Boîte de
X x x
connexions
Boîte de
X x
dérivation
Tableau de
distribution
X a x x
(a) repère de
nomenclature

21
Le schéma électrique, Généralités

Remarque

Les symboles sont régulièrement mis à jour, alors il faut se référer aux manuels de normalisation
les plus récents.

IV. Repérage d’identification et marquage des bornes

1. Repérage d'identification

Un repère d'identification est composé de quatre blocs d'informations qui sont représentés par
des symboles distinctifs :

Premier bloc

Représenté par le symbole suivant : =, il définit la subdivision essentielle (ou ensemble global) à
laquelle appartient l'élément à repérer et est, en général, composé soit d'un chiffre, soit d'une lettre
et d'un chiffre.

Exemple: =A1 : ensemble armoire numéro 1

Deuxième bloc

Représenté par le symbole suivant : +, il définit l'emplacement de l'élément à repérer par rapport à
son ensemble ou sous ensemble fonctionnel et est, en général, composé de : - un chiffre qui est le
numéro de l'ensemble ou du sous-ensemble si nécessaire. - lettres ou chiffres qui définissent la
ligne sur laquelle est positionné l'élément à repérer - chiffres qui définissent la colonne sur
laquelle est positionné l'élément à repérer.

Exemple : +1D3 : tiroir numéro 1, ligne D, colonne 3.

Troisième bloc

Représenté par le symbole suivant : -, il définit le repère du symbole de l'élément dans le schéma
et est composé de trois parties :
- première partie : définit la nature ou la famille de l'élément à repérer. Elle est composée d'une
lettre et s'appelle la sorte d'élément.

Lettre
Sorte d'élément Exemples
repère
A Ensemble, sous-ensemble fonctionnel Amplificateur
Transducteur d'une grandeur non électrique en Thermostat, détecteur de pression, celle photoélectrique,
B
une grandeur électrique ou l'inverse contact centrifuge
C Condensateurs
Opérateurs binaires, dispositifs de temporisation, Opérateur combinatoire, bascule bistable, monostable
D
dispositifs de mise en mémoire
E Matériels divers Eclairage, chauffage
F Dispositifs de protection Coupe circuit à fusible, relais de protection
G Générateurs (dispositifs d'alimentation) Génératrice, alternateur, batterie
H Dispositifs de signalisation Avertisseurs lumineux et sonores
22
Le schéma électrique, Généralités

K Relais et contacteurs
L Inductances Bobines
M Moteurs
P Instruments de mesure, dispositifs d'essai Appareil indicateur, enregistreur, compteur
Appareils mécaniques de connexion pour circuits Disjoncteur, sectionneur, interrupteur, commutateur
Q
de puissance
R Résistances Résistance, shunt
Appareils mécaniques de connexion pour circuits Bouton poussoir, butée ou interrupteur de fin de course
S
de conduite
T Transformateurs
Lettre
Sorte d'élément Exemples
repère
U Modulateurs, convertisseurs
V Tubes électronique, semi-conducteurs Tube à gaz, diode
W Voies de transmission, guides d'onde, antennes Câble, jeu de barre
X Bornes, fiches, socles
Y Appareils mécaniques actionnés électriquement Frein, embrayage, gâche électrique
Charges correctives, transformateurs
Z
différentiels, filtres, correcteur, limiteurs

- deuxième partie : définit le numéro de l'élément concerné; elle est composée d'un nombre que
l'utilisateur choisi,
- troisième partie : définit la fonction de l'élément concerné et se compose d'une lettre.

Lettre Lettre
repère repère
Auxiliaire Direction de mouvement (avant, arrière, lever,
A B
baisser, droite, gauche)
C Comptage numérique D Différentiel
F protection G Essai
H Signalisation J Intégration
K Approche (comme : misé à niveau) M Principal
N Mesure P Proportionnel
Q Démarrage, arrêt, fin de course R Réarmement, effacement
S Mise en mémoire, enregistrement T Temporisation
V Vitesse (accélération, freinage) W Additionneur
X Multiplicateur Y Analogique
Z Numérique

Exemple : K1M : contacteur principal numéro 1; S8B: contact de position numéro 8.

Quatrième bloc
Représenté par le symbole suivant : :, il définit le repère de la borne de l'appareil et est
composé : - soit de chiffres
- soit de chiffres et de lettres

Exemple : :6 : borne numéro 6; :U1 :borne numéro U1 du moteur

Remarque
L'ensemble des quatre blocs est employé, pour le repérage d'identification des éléments, dans les
tableaux ou nomenclature.
Exemple: =A1+1C5-K2M:4
23
Exemple: 1 2 3 4 5 6

Le schéma électrique, Généralités


A
F1 S1 K1M
B
Légende:
K1M E1 F1: fusible
C S1: bouton poussoir
Et il faut lire : borne 4 du contacteur principal numéro 2 situé au croisement
E1: lampe de la ligne
C et de la
colonne 5 dans le sous-ensemble 1 qui est situé dans l'armoire 1. K1M: relais
Souvent on se contente
D d'utiliser le troisième bloc pour repérer un élément sur un schéma.

Le repérage des éléments est :


Fusible = T1+B2-F1
Bouton poussoir = T1+B3-S1
Lampe = T1+C5-E1
Relais = T1+B5-K1M

2. Marquage des bornes

Ce chapitre est tiré des normes NFC 04 445, NFC 45 252 et NFC 63 030

L'identification des bornes permet de fournir des informations sur la fonction réelle de l'élément.
Suivant la fonction de l'appareil considéré, il faut utiliser une notation numérique ou
alphanumérique ou les deux.

2.1 Appareil de protection d'un circuit principal

Le marquage des bornes et numérique. Chaque borne d'entrée est affectée d'un chiffre impair
différent et chaque borne de sortie correspondante est désignée par le chiffre pair immédiatement
supérieur.
Exemples
13 5 1 3 5
F1 F2

24 6 2 4 6

2.2 Appareil de coupure d'un circuit principal

Le marquage des bornes et numérique. Chaque borne d'entrée est affectée d'un chiffre impair
différent et chaque borne de sortie correspondante est désignée par le chiffre pair immédiatement
supérieur.
Exemples

1 3 5 1 3 5

2 4 6
2 4 6
2.3 Appareil récepteur d'un circuit principal

a) Appareil à deux bornes


24
Le schéma électrique, Généralités

Le marquage des bornes et numérique. Chaque borne d'entrée est affectée d'un chiffre impair
différent et chaque borne de sortie correspondante est désignée par le chiffre pair immédiatement
supérieur. Exemples
1
1 3 5

R1 R2

2
2 4 6

b) Appareil triphasé

Le marquage des bornes est alphanumérique et composé de:


- un chiffre: c'est le numéro d'ordre de l'élément qui peut être supprimé s'il n'y a aucune
ambiguïté.
- une lettre: U pour le conducteur de phase L1
V pour le conducteur de phase L2
W pour le conducteur de phase L3
N pour le conducteur de neutre
PE pour le conducteur de protection
E pour le conducteur de terre
- un chiffre: 1 pour l'entrée de l'élément
2 pour la sortie.
Exemple

U1 V1 W1 1U1 1V1 1W1 2U1


2V1 2W1

Moteur à trois enroulements Moteur à six


enroulements

2
W2 U2 V2 1W2 1U2 1V2 2W2 2U2 2V

2.4 Appareil de protection d'un circuit auxiliaire

Le marquage des bornes est numérique et composé:


- d'un numéro d'ordre de l'élément qui peut être supprimé s'il n'y a aucune ambiguïté.
- d'un chiffre impair pour la borne d'entrée et du chiffre pair immédiatement supérieur pour la
borne de sortie.
Exemple
1
11 21

F1 F2

25
Le schéma électrique, Généralités

2
12 22
2.5 Appareil de commande d'un circuit auxiliaire

Le marquage des bornes est numérique et composé:


- d'un numéro d'ordre
- d'un chiffre qui dépend de la fonction de l'élément et de la borne considérée.

Exemple

a) Contact à ouverture

Le chiffre 1 est affecté à la borne d'entrée et le chiffre 2 à la borne de sortie.


11 21 31

12 22 32
b) Contact à fermeture

Le chiffre 3 est affecté à la borne d'entrée et le chiffre 4 à la borne de sortie.


13 23 33

14 24 34

c) Contact bi-directionnel

Le chiffre 1 est affecté à la borne commune, le chiffre 2 au contact repos, le chiffre 4 au contact
travail.
11 21 31

12 14 22 24 32 34

c) Contact à fonction spéciale (temporisé, de passage… )

- contact à ouverture: le chiffre 5 est affecté à la borne d'entrée, le chiffre 6 à la borne de sortie

15 25 35

16 26 36

- contact à fermeture: le chiffre 7 est affecté à la borne d'entrée, le chiffre 8 à la borne de sortie

26
Le schéma électrique, Généralités

17 27 37

18 28 38
- contact bi-directionnel: le chiffre 5 est affecté à la borne commune, le chiffre 6 au contact
repos et le chiffre 8 au contact travail.
16 18 26 28 36 38

15 25 35

- contact d'un appareil de protection: c'est un contact à fonction spéciale dont les chiffres ont été
définis précédemment. Par contre le numéro d'ordre est imposé: le chiffre 9 pour le premier
contact et le chiffre 0 pour le deuxième contact.

95 97 96 98 06 08

96 98 95 05

2.6 Appareils récepteurs d'un circuit auxiliaire

a) Bobines

Le marquage des bornes est alphanumérique.


Bobine à un seul enroulement: la borne d'entrée est repérée par A1, la borne de sortie par A2.
A1

A2

Bobine à deux enroulements séparés: les bornes d'entrée sont repérées par A1 et B1, les
bornes de sortie respectivement par A2 et B2.

A1 B1

A2 B2

Bobine à deux enroulements avec un point commun: les bornes d'entrées sont repérées par A1 et
B1 et la borne commune par A2 ou B2.

27
Le schéma électrique, Généralités

A1 B1

A2
b) Récepteur quelconque

Le marquage des bornes est numérique et composé de:


- d'un numéro d'ordre qui n'est pas obligatoire
- d'un chiffre impair pour la borne d'entrée et du chiffre pair immédiatement supérieur pour la
borne de sortie

Exemples
1
11 21 31

R1 R2

2
12 22 32

3. Repérage des conducteurs

Le repérage des conducteurs est souvent intéressant lors d'un dépannage ou d'une modification
de circuits. Il se réalise par une notation qui est, le plus souvent, alphanumérique. On distingue
d'une part le repérage principal qui est lié au conducteur et d'autre part le repérage
complémentaire qui précise sa polarité ou sa fonction dans le montage.

3.1 Repérage principal

a) repérage indépendant

Chaque conducteur possède un repère en général numérique aux deux extrémités. Ce type de
repérage doit être détaillé sur un tableau annexe ou sur un schéma pour pouvoir être utilisé dans
de bonnes conditions.
X1 X2
10 10
26 20 20
54
27 30 30 67
28 19

b) repérage dépendant de la borne tenante


Chaque conducteur possède à son extrémité le repère de la borne sur laquelle il est raccordé. Ce
type de repérage ne permet pas de connaître l'endroit de l'autre extrémité du conducteur.

X3 X4
41 63
44 4144 6367 68
47 69

28
Le schéma électrique, Généralités

47 69

c) repérage dépendant de la borne aboutissante


Chaque conducteur possède à chaque extrémité le repère de la borne de la deuxième extrémité.
Ce type de repérage n'est pas souhaité lorsque l'on débranche les conducteurs du bornier.
X5 X6
X6.91 X5.15
15
X6.92 X5.16 91
16 X6.93 X5.17
92
17
93

d) repérage dépendant des bornes tenante et aboutissante


Sur chaque extrémité du conducteur, sont inscrits les repères des bornes de ses deux extrémités;
chaque groupe de repère doit être séparé par un tiret.
X1 X2

34 X1.34 - X2.41 X1.34 - X2.41 41


37 X1.37 - X2.45 X1.37 - X2.45 45
38 X1.38 - X2.49 X1.38 - X2.49 49

e) repérage composé
C'est l'utilisation du repérage indépendant et du repérage dépendant. Chaque groupe de repère
doit séparé par un tiret. Le repérage indépendant se place au milieu des repérages dépendants des
être
deux bornes.
X5 X6
X5.81 -10- X6.28 X5.81 -10- X6.28
81
89 X5.89 -30- X6.22 X5.87 -20- X6.23 X5.87 -
28
20- X6.23 X5.89 -30- X6.22 22 23 87

3.2 Repérage complémentaire

Ce repère est du type alphanumérique ou en couleur et doit être séparé des repères principaux par
un signe de ponctuation. Il indique soit la fonction du conducteur (exemple: signalisation,
déclenchement…) soit la polarité sur laquelle il est raccordé (exemple: phase, polarité continue).
Dans ce dernier cas, il faut utiliser les repères suivants:

Phase 1 repère L1
Phase 2 repère L2
Phase 3 repère L3
Neutre repère N
Conducteur de protection repère PE
Conducteur de terre repère E
Polarité positive repère L+
Polarité négative repère L-

29
Le schéma électrique, Généralités

30
Les installations d'éclairage domestique

Chapitre II

Les installations d'éclairage domestique

Objectifs généraux

Apprendre les schémas des montages d'éclairage des locaux d'habitation:

• Décoder la partie électrique d'un plan architectural;


• Comprendre les fonctions des différents éléments d'une installation d'éclairage
domestique;
• Décoder les différents montages.

31
Les installations d'éclairage domestique
Les installations intérieures
Des locaux d'habitation

Introduction

Les installations domestiques sont conformes à la norme française NFC15-100, qui impose des
sections pour les conducteurs selon le courant supporté (à partir de la puissance consommée) ainsi
que les calibres des appareils de protection. Un conducteur de terre est nécessaire pour chaque
installation électrique pour assurer une protection au local. Les installations électriques dans les
locaux à caractère domestique sont généralement des montages d'éclairage, des alimentations des
prises de courant et des alimentations des éléments chauffants.
Les symboles qu'on va utiliser sont tirés de la norme NFC03202…NFC03211.

Le schéma d'une installation électrique à usage d'habitation

I. Schéma général de distribution

Toute installation électrique fait l'objet d'un schéma qui indique :


• Le type de conducteur
• Le nombre de conducteur par circuits
• La section des conducteurs
• Le type de dispositif de protection des circuits
• La valeur nominale ou de réglage de la protection

Tableau donnant la valeur des protections à installer en fonction de la section des conducteurs :

• Cas d'un fusible

Section des conducteurs (mm²) 1,5 2,5 4 6


Calibre du fusible (A) 10 16 25 32

• Cas d'un disjoncteur

Section des conducteurs (mm²) 1,5 2,5 4 6


Courant nominal du disjoncteur 15 20 32 38
(A)

Exemple: schéma unifilaire d'une distribution générale d'une installation domestique

32
Les installations d'éclairage domestique

Légende:
F1: fusible de protection (accompagnement de disjoncteur)
P1: compteur actif monophasé
Q1: disjoncteur monophasé

II. Les schémas d'éclairage

1. le montage simple allumage

On veut commander une ou plusieurs lampes d'éclairage d'un seul endroit. Les lampes sont
éteintes si l'interrupteur est ouvert et sont allumées s'il est fermé. On prend comme exemple la
commande de deux lampes.

Le schéma développé du montage est le suivant


L1
N

F1 E1

Q1

E2

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
E1, E2 : lampes d'éclairage

Remarque
Dans les schémas : architectural, multifilaire et unifilaire, pour les installations domestiques, on
ne représente pas la protection (car elle est sur le tableau de répartition des circuits).

33
Les installations d'éclairage domestique
Schéma architectural

Schéma multifilaire

Schéma unifilaire

2. le montage double allumage avec le commutateur n°5

On veut commander deux circuits d'éclairage d'un seul endroit.


Soit le schéma développé suivant :

34
Les installations d'éclairage domestique

L1
N

F1
E1
Q1
1
E2
2

E3

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°5
E1, E2, E3 : lampes d'éclairage

Fonctionnement:
Contact '1' de Q1 E1
Ouvert Eteinte
Fermé Allumée

Contact '2' de Q1 E2, E3


Ouvert Eteintes
Fermé Allumées

Le schéma architectural

Le schéma multifilaire

Le schéma unifilaire

35
Les installations d'éclairage domestique

3. le montage double allumage avec le commutateur n°6

Ce montage permet de commander d'un seul endroit un circuit parmi deux.


Prenons l'exemple d'un local comprenant deux lampes chacune dans un circuit d'éclairage
différent. Le schéma développé :

L1
N

F1
E1
Q1
1
E2
2

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°6
E1, E2 : lampes d'éclairage

Fonctionnement:
Lorsque le commutateur est à la position 1, la lampe E1 est allumée et E2 est éteinte; si le
commutateur est à la position 2 c'est la lampe E1 qui est éteinte et E2 est allumée.

Le schéma architectural

36
Les installations d'éclairage domestique
4. le montage d'allumage "va et vient" avec deux commutateurs n°6

Ce montage permet de commander un circuit d'éclairage de deux endroits différents.


Soit l'exemple du schéma ci-dessous.

Le schéma développé :

L1
N

F1
E1
Q1 1 Q2
1

2 2 E2

Légende:
F1: fusible de protection
Q1et Q2 : commutateurs n°6
E1, E2 : lampes d'éclairage

Fonctionnement:
Si les deux commutateurs sont sur les mêmes positions (1-1 ou 2-2) alors les lampes sont
allumées, si non c'est-à-dire ils sont sur des positions différentes (1-2 ou 2-1) alors les deux
lampes sont éteintes. On peut résumer le fonctionnement par le tableau suivant :

Commutateur Commutateur Lampes


Q1 Q2 E1, E2
1 1 Allumées
1 2 Eteintes
2 1 Eteintes
2 2 Allumées

Le schéma architectural

Exercice: faire les schémas multifilaire et unifilaire.


37
Les installations d'éclairage domestique

5. le montage d'allumage avec télérupteur

Ce montage permet de commander un circuit d'éclairage de plusieurs endroits différents.

Electriquement, un télérupteur électromécanique est constitué d'une bobine et d'un contact à


accrochage mécanique. Lorsque la bobine est alimentée (par action sur un bouton poussoir) le
contact se ferme. Au relâchement du bouton poussoir, la bobine se désexcite mais le contact reste
fermé. Il faudra exciter une deuxième fois la bobine pour que le contact s'ouvre.

La bobine est commandée par les boutons poussoirs et les lampes d'éclairage par le contact du
télérupteur.

Considérons l'exemple suivant : la commande de deux lampes de quatre endroits différents.

Schéma développé

F1 S1 K
S2

S3

S4

E1
K

E2

Légende:
F1: fusible de protection
S1, S2, S3 et S4 : boutons poussoir
K: télérupteur
E1, E2 : lampes d'éclairage

Diagramme de séquence expliquant le fonctionnement du montage


Si Si représente l'un des quatre boutons poussoirs

K Bobine

K contact

E1, E2

38
Les installations d'éclairage domestique
Le schéma architectural

Le schéma
multifilaire

Le schéma unifilaire

39
Les installations d'éclairage domestique

6. le montage d'allumage avec minuterie

Ce montage permet de commander un circuit d'éclairage de plusieurs endroits différents. La mise


en service est manuelle et la mise hors service est automatique.

Electriquement, une minuterie électromécanique est constituée d'une bobine et d'un contact
temporisé et à accrochage mécanique. Lorsque la bobine est alimentée (par action sur un bouton
poussoir) le contact se ferme. Au relâchement du bouton poussoir, la bobine se désexcite mais le
contact reste fermé pendant un certain temps après lequel il s'ouvre.

La bobine est commandée par les boutons poussoirs et les lampes d'éclairage sont commandées
par le contact temporisé de la minuterie.

Considérons l'exemple de la commande de deux lampes de trois endroits différents. Deux


montages sont possibles :

Montage 'avec effet'

Schéma développé

F1 S1 K
S2

S3

E1
K
2min
E2

Légende:
F1: fusible de protection
S1, S2, et S3 : boutons poussoir
K: minuterie 2 minutes
E1, E2 : lampes d'éclairage

Diagramme de séquence expliquant le fonctionnement du montage

40
Les installations d'éclairage domestique
Si Si représente l'un des trois boutons poussoirs

K Bobine

K contact

t t
E1, E2

t t
Exercice: faire les schémas multifilaire et unifilaire, sachant que le branchement d'une minuterie
'avec effet' est la même que celui d'un montage télérupteur.

Montage 'sans effet'

Schéma développé

F1 S1 K
S2 E1

S3
E2

K
2min

Légende:
F1: fusible de protection
S1, S2, et S3 : boutons poussoir
K: minuterie 2 minutes
E1, E2 : lampes d'éclairage

Diagramme de séquence expliquant le fonctionnement du montage

41
Les installations d'éclairage domestique
Si représente l'un des trois boutons poussoirs
Si

K Bobine

K contact

t t
E1, E2

t t

Schéma architectural

42
Les installations d'éclairage domestique

Schéma multifilaire

Schéma unifilaire

7. Les montages d'allumage des tubes fluorescents

Pour éviter l'éblouissement des personnes, répartir correctement les éclairements ou réaliser un
éclairage qui se rapproche le plus possible de la lumière du jour, il est parfois préférable de
remplacer les lampes à incandescence par des tubes fluorescents.

Principe du tube fluorescent:

C'est un tube de verre recouvert de poudre fluorescente, rempli de gaz rare et contenant quelques
gouttes de mercure. Une différence de potentiel est appliquée entre deux électrodes placées aux
extrémités du tube ce qui provoque une ionisation du gaz et un déplacement d'électrons d'une
électrode à l'autre. Ces électrons, frappant les atomes de mercure, vont permettre de créer des
rayons ultraviolets qui, au contact de la poudre fluorescente, se transforment en rayons visibles.
Un tube fluorescent ne se raccorde pas comme une lampe à incandescence. En effet dés que l'arc
électrique est établi, la résistance du tube diminue, ce qui entraîne une augmentation importante
du courant et la destruction des électrodes.

43
Les installations d'éclairage domestique
Pour y remédier, il faut brancher en série avec le tube fluorescent une inductance, appelée
ballast, dont un des rôles est de limiter le courant qui passe dans le circuit après l'amorçage du
tube.
Branchement d'un tube fluorescent a allumage par starter

Schéma développé
V1
L1
N

F1

Q1 L1 E1

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur
L1: ballast
E1: tube fluorescent
V1:starter

Schéma architectural

E1

Q1

Fonctionnement:

Le starter est constitué d'un tube de verre rempli de gaz neutre dans lequel est installé un bilame.
Lorsque l'interrupteur Q1 est fermé, la tension d'alimentation (n'étant pas suffisante pour amorcer
le tube fluorescent) crée un arc électrique dans le starter. Le bilame, sous l'effet du dégagement de
chaleur, se déforme et ferme le circuit. Un courant traverse donc les électrodes du tube fluorescent
et les échauffent (émission d’électrons et chute de la résistance du tube). Le bilame, du fait de
l'extinction de l'arc électrique dans le starter, se refroidit et revient à sa position d'origine.
A cet instant (ouverture du circuit) le ballast provoque une surtension aux bornes du tube
fluorescent qui s'allume.
C'est un amorçage à chaud, c'est-à-dire que les électrodes sont préchauffées (pendant la fermeture
du starter) avant l'amorçage définitif du tube fluorescent.

Remarque:
L'utilisation d'un tube fluorescent possède un inconvénient majeur du point de vue électrique. Le
courant qui traverse le montage est en retard de phase sur la tension; de l'ordre de 60° dus à la
44
Les installations d'éclairage domestique
présence du ballast (inductance); ce qui donne un faible cosinusϕ=0,5. Donc la puissance fournie
par la source est bien supérieure à la puissance absorbée par le montage. Pour y remédier, il faut
changer le montage par l'ajout d'une capacité.
Montage compensé

On ajoute un condensateur en parallèle sur le circuit ballast et tube fluorescent. Son action
permet de réduire le déphasage entre courant et tension d'un angle proche de zéro; ce qui fait
rapprocher le cosinusϕ proche de 1.

Schéma développé

V1
L1
N

F1

Q1 L1 E1

C1

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur
L1: ballast
E1: tube fluorescent
V1:starter
C1: condensateur

Si on ajoute un condensateur en série avec le ballast et le tube fluorescent, on obtient un courant


en avance sur la tension d'un angle proche de 60° d'où un cosinusϕ de l'ordre de 0,5. C'est un
montage surcompensé:

Schéma développé

V1
L1
N

F1

Q1 L1 C1 E1
Légende:
F1: fusible de
protection
Q1: interrupteur
L1: ballast
E1: tube fluorescent
V1:starter
C1: condensateur

45
Les installations d'éclairage domestique
Remarque:
Ce type de montage est peu utilisé; et la tension de service du condensateur est voisine de 450V.
Montage 'DUO'

Le montage DUO est l'association en parallèle d'un montage de tube fluorescent avec un
montage surcompensé.

Schéma développé
V1
L1
N

F1

Q1 L1 E1
Légende:
F1: fusible de protection
L2 C2 Q1: interrupteur
E2
L1, L2: ballast
E1, E2: tube fluorescent
V1, V2:starter
C2: condensateur

V2

Le premier montage a un cosinusϕ proche de 0,5 avec un retard du courant sur la tension
d'alimentation; le deuxième montage a aussi un cosinusϕ proche de 0,5 avec une avance du
courant sur la même tension, ce qui donne cosinusϕ global du montage proche de 1.

Remarque:

Un tube fluorescent alimenté sur le réseau 50Hz, s'allume et s'éteint 100 fois par seconde, c'est
un effet de papillotement; or pour un montage DUO, le courant du premier montage est en retard
d'a peu près de π/2 sur le courant du second, ce qui fait un éclairage en opposition du montage
compensé sur le montage surcompensé, donc élimination de l'effet de papillotement.

III. Les schémas des prises de courant

Les prises de courant sont des appareils de raccordement qui servent de liaison entre une
canalisation fixe et un récepteur mobile. Du point de vue électrique, elles sont caractérisées par:
- une tension nominale, exemple: 250V, 380V
- un courant maximal à ne pas dépasser,
exemple: 10A, 16A, 32A
- un nombre de broches et leur affectation
P: pôle actif (phase ou neutre) T:
conducteur de protection (terre)
Exemple: 2P, 2P+T, 3P+T, 4P+T.
Considérons un exemple de circuits:

46
Les installations d'éclairage domestique
Schéma développé

X1 X2 X3 X4
F1

F2 X5

F3 X6

Légende:
F1, F2 et F3: fusibles de protection
X1, X2, X3 et X4 : prises de courant 250V, 16A, 2P+T
X5 : prise de courant 250V, 16A, 2P
X6 : prise de courant 380V, 32A, 2P+T

Schéma architectural

Schéma multifilaire

47
Les installations d'éclairage domestique

Schéma unifilaire

48
La signalisation et les alarmes

Chapitre III

La signalisation et les alarmes

Objectifs généraux

Comprendre le besoin de la signalisation et des alarmes:

• étudier le principe des signalisations lumineuse et sonore,


• tracer les schémas de branchement,
• s'initier aux alarmes incendie et aux alarmes contre le vol.

49
La signalisation et les alarmes

La signalisation et les alarmes

Introduction

Le développement de la signalisation est lié à l'évolution sans cesse croissante des solutions
d'automaticité appliquée à la commande du matériel électrique. Son rôle est de transmettre à
distance des renseignements ou des ordres de commande sous forme de signaux.
Les applications se diversifient des plus usuelles, sonnerie d'une porte, aux installations
industrielles les plus avancées en sécurité.
L'objectif consiste à rendre la signalisation, selon l'utilisation, audible, nette, précise, visible,
sélective…

I. L'alimentation

Le choix de la source d'alimentation est très important car il conditionne la fiabilité de la


signalisation.
La tension d'alimentation peut être:

1. Tension alternative

Un transformateur BT/TBT branché sur le réseau 220V, délivre une tension de sécurité (très
basse tension).

F1

T1

L'inconvénient c'est le cas de coupure de la tension de réseau qui implique une invalidité de la
signalisation.

2. Tension continue

L'alimentation est assurée à l'aide d'une batterie ou une pile.

F1

G1

L'inconvénient qu'il faut recharger la batterie ou changer la pile après un certain temps de
fonctionnement.

50
La signalisation et les alarmes

3. Tension alternative plus une batterie de secours

Un transformateur BT/TBT branché en parallèle avec une batterie, à travers un bloc redresseur,
alimente le montage de signalisation. En régime normal du réseau 220V, l'alimentation de la
signalisation est assurée par la tension redressée (transformateur + bloc redresseur) et la batterie
est maintenue à sa tension nominale (chargée à travers le réseau).
En cas de défaut de réseau, c'est la batterie qui assure l'alimentation de la signalisation.

F1 F2

G1
T1

II. Les schémas de signalisation

La signalisation électrique (lumineuse ou sonore) est peu utilisée dans un local à usage
d'habitation. Elle permet essentiellement d'attirer l'attention des personnes.

1. Signalisation lumineuse

Elle indique, en général, soit l'état d'une lampe d'éclairage lorsque le local est complètement
fermé ou éloigné, soit la position de l'interrupteur lorsque le local est sombre.

Premier exemple: témoin d'éclairage.

La lampe d'éclairage et le voyant sont commandés par le même interrupteur; ils s'allument
et s'éteignent en même temps.

Schéma développé

L1
N PE

F1 E1

Q1

H1

Légende:
F1: fusible de protection

51
La signalisation et les alarmes

Q1: interrupteur unipolaire


E1: lampes d'éclairage
H1: lampe témoin ou voyant
Remarque:
Dans les locaux humides, le circuit éclairage comporte un conducteur de protection.

Deuxième exemple: veilleuse sur un interrupteur dans un local sombre.

Si la lampe d'éclairage est éteinte, la veilleuse est allumée ce qui permet de signaler la
position de l'interrupteur.
Lorsque l'on allume la lampe d'éclairage, la veilleuse s'éteint.

Schéma développé

L1
N

F1
E1
Q1 1

H1
2

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°6
E1: lampes d'éclairage
H1: lampe témoin ou voyant

Un autre montage est possible:

Schéma développé
L1
N

F1

Q1
E1

H1

Légende:

52
La signalisation et les alarmes

F1: fusible de protection


Q1: interrupteur
E1: lampes d'éclairage
H1: lampe témoin ou voyant (faible puissance)

Remarque:
Ce deuxième montage dissipe plus d'énergie que le premier, puisque dans ce cas les lampes sont
toujours parcourues par un courant.

Troisième exemple: indicateur de présence

Une personne peut indiquer sa présence en allumant une lampe de signalisation. La lampe est
éteinte si la personne est absente.

Schéma développé
L1
N

F1

S1 S2 K1

K1,1
H1
K1,2

Légende:
F1: fusible de protection
S1: bouton poussoir arrêt
S2: bouton poussoir marche
K1: relais
H1: lampe témoin ou voyant

2. Signalisation sonore

Elle indique, en général, la présence d'une personne qui désire annoncer son arrivée.
Comme exemple une sonnerie d'une porte commandée par bouton poussoir: une action sur le
bouton met en marche la sonnerie qui s'arrête au relâchement de celui-ci.

Alimentation en courant continu

Schéma développé G1

F1
S1 H1

53
La signalisation et les alarmes

Légende:
G1: pile
F1: fusible de protection
S1: bouton poussoir
H1: sonnerie
Alimentation en courant alternatif

Schéma développé
F1

T1 S1

H1

Légende:
F1: fusible de protection
T1: transformateur 220V/8V
S1: bouton poussoir
H1: sonnerie

3. Schéma de commande à distance

C'est le schéma de commande à distance d'une porte par une gâche électrique.
Une action sur un bouton poussoir S1 ou sur le contact actionné par une clé S2 provoque
l'alimentation de la gâche électrique et le déverrouillage de la porte.

Schéma développé

L1
N

F1

S1 Y1

S2

Légende:

54
La signalisation et les alarmes

F1: fusible de protection


S1: bouton poussoir
S2: contact actionné par clé
Y1: gâche électrique

III. Les alarmes

1. Alarme incendie

L'installation d'un circuit de détection et d'alarme incendie est obligatoire dans certains locaux
(par exemple une librairie).
Généralement le circuit électrique comprend:
- une source d'alimentation (exemple un transformateur BT/TBT avec redresseur en parallèle à
une batterie d'accumulateur), - un ou plusieurs détecteurs:
détecteur thermovelocimètrique qui contrôle l'augmentation anormale de la température,
détecteur de fumée qui contrôle le dégagement de la fumée due à une combustion,
détecteur de gaz toxique en cas de réactions chimiques,
- une lampe de signalisation indiquant la zone concernée,
- une alarme sonore: comme un Klaxon ou une sirène: alertant les personnes présentes,
- une alarme téléphonique (éventuellement) qui avertit automatiquement les secours,
- une liaison par câble reliant tous les éléments,
- une centrale d'alarme: qui contrôle le fonctionnement de l'ensemble et donne l'alerte.

Schéma développé d'un exemple

L1 N

F1

K
S1
B1

B2

K1 H1

H2
K2

Légende:
F1: fusible de protection
S1: contact actionné par clé
B1, B2: détecteur de température

55
La signalisation et les alarmes

K: relais
H1: lampe témoin ou voyant
H2: sirène

Fonctionnement:
Si l'un des détecteurs de température se ferme, en cas d'une hausse anormale de la
température, le relais s'actionne et commande le voyant et la sirène qui alarme les personnes
présentes. L'arrêt se fait par clé (S1).
2. Alarme contre le vol

Schéma développé d'un exemple d'une installation d'antivol

Légende:

56
La signalisation et les alarmes

K1A: relais d'alarme intrusion


F1, F2: fusible de protection Q1: K2A: relais d'alarme auto- protection
interrupteur de mise en fonctionnement, par K3T: relais temporisé 2 secondes
clé S1, S2: contact de porte (fermé lorsque K4T: relais mémoire intrusion 3 minutes
la porte est fermée) S10, S11: des contacts K5T: relais mémoire auto- protection 3
de porte S12: contact d'auto- protection du minutes K6A: relais d'alarme sonore H1A:
coffret sirène voyant de signalisation alarme intrusion
S13: contact d'auto- protection du coffret H2A: voyant de signalisation alarme
relayage auto- protection H3: sirène.
Fonctionnement:
Si l'un des contacts (Si) s'ouvre, les relais d'alarme (KiA) s'actionnent qui à leur tour
commandent les relais de temporisation (KiT) qui actionnent l'alarme (sirène +voyant) pendant
un certain temps (3 minutes).

57
Le chauffage électrique

Chapitre IV

Le chauffage électrique

Objectifs généraux

S'initier au chauffage électrique à caractère domestique:

• Etudier le branchement des éléments chauffants


• Connaître les commutateurs de chauffage
• Déterminer la puissance de chauffage

58
Le chauffage électrique

Le chauffage électrique Applications


domestiques

Introduction

Le chauffage électrique est très bien adapté à la production de la chaleur. L'élévation de


température est due au passage du courant dans une résistance appelée "élément chauffant". Cette
transformation d'énergie électrique en énergie calorifique est régie par la loi de Joule:
W=RI²t : énergie dissipée dans l'élément chauffant, en Joule.
Avec: R : valeur de la résistance de l'élément chauffant, en Ohm.
I : valeur du courant qui traverse l'élément chauffant, en Ampère.
t : temps pendant lequel l'élément chauffant est sous tension, en seconde.

Les applications du chauffage électrique sont nombreuses dans le domaine de l'électroménager.


Nous retiendrons:
- la cuisson des aliments (plaques chauffante, fours)
- le chauffage de l'eau (chauffe-eau)
- le chauffage des locaux (radiateurs électriques, convecteur)

les moyens de transfert de la chaleur sont : - la


conduction : déplacement par flux de chaleur,
- la convection : mouvement de l'air chaud vers le haut,
- le rayonnement : émission des ondes énergétique (infrarouge) par des corps chauds.

Couplage des éléments chauffants

Un appareil de chauffage peut avoir plusieurs résistances pouvant être brancher de différentes
manières, chacune représente une allure de chauffe. Un commutateur de chauffage donne
généralement les différentes allures.

I. Schémas de branchement

Les appareils chauffants domestiques sont généralement alimentés en tension monophasée:


(220V)
1. Un élément chauffant- une allure de chauffe

C'est le cas le plus simple où l'élément chauffant est commandé par un interrupteur.
Le schéma développé du montage est le suivant
L1
N PE

F1

Q1 R1 Légende:
F1: fusible de protection
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
R1: élément chauffant

59
Le chauffage électrique

Schéma multifilaire de l'appareil

X1
L1
N Q1 R1
PE

Remarque
Si l'élément chauffant possède une masse, celle-ci doit être reliée au conducteur de protection.

2. Deux éléments chauffants- deux allures de chauffe

Pour assurer deux allures de chauffe, il suffit d'avoir deux résistances chauffantes de valeurs
égales.

Schéma développé

L1
N PE
F1
R1
Q1
1
R2
2

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°5
R1, R2: élément chauffant, R1=R2.

Fonctionnement:
Q1
R1 R2 Allure
Contact '1' Contact '2'
Ouvert Ouvert - - -
Fermé Ouvert Branchée - moyenne
Ouvert Fermé - Branchée moyenne
Fermé Fermé Branchée Branchée forte

Remarque

60
Le chauffage électrique

Si les éléments chauffants R1 et R2 avaient des valeurs différentes, on aurait trois allures de
chauffe.

3. Deux éléments chauffants- trois allures de chauffe

3.1 Eléments chauffants de valeurs égales

La combinaison des deux résistances, R1 et R2, en : série, un élément chauffant et parallèle


permet d'avoir trois allures de chauffe.

Schéma développé
N PE
L1

F1
1
2
3
4 R1 R2
1
2
3
4

Q1

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°9
R1, R2: élément chauffant, R1=R2.

Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Parallèle forte
2 R2 moyenne
3 Série faible
4 repos -

3.2 Eléments chauffants de valeurs inégales (R1<R2)

Deux cas se présentent, on peut avoir: R1, R2 et série ou bien: parallèle, R1 et R2.

Schéma développé du 1er branchement

61
Le chauffage électrique

N PE
L1

F1
1
2
3
4
1 R2 Légende:
2
3
F1: fusible de protection
4
R1 Q1: commutateur n°8
Q1 R1, R2: élément chauffant.

Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Série faible
2 R2 moyenne
3 R1 forte
4 repos -

Schéma développé du 2e branchement

L1
N PE
F1
Q1 1 R1
2
3
4

1 R2
2
3
4

Légende:
F1: fusible de protection Q1:
commutateur de chauffage R1,
R2: élément chauffant, R1=R2.

Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Parallèle forte
2 R1 moyenne
3 R2 faible
4 repos -

62
Le chauffage électrique

4. Deux éléments chauffants- quatre allures de chauffe

Pour assurer quatre allures de chauffe, il faut deux résistances chauffantes de valeurs différentes.
On prendra R1>R2
Les allures de chauffe s'obstinent en alimentant:
- les deux résistances en série
- la résistance R1 toute seule
- la résistance R2 toute seule
- les deux résistances en parallèle

Ces combinaisons sont réalisées à l'aide du commutateur n°10

Schéma développé

N PE
L1

F1 1
2
3
4
5
1
2
3
R2 R1
4
5

Q1

Légende:
F1: fusible de protection
Q1: commutateur n°10
R1, R2: élément chauffant, R1>R2.

Fonctionnement:
Q1
Combinaison Allure
position
1 Parallèle Très forte
2 R2 forte
3 R1 moyenne
4 Série faible
5 repos -

5. Couplage sur une alimentation triphasée

Une résistance en triphasé peut être alimentée sous une tension étoilée ou sous une tension
composée.
Le branchement se fait pour trois résistances de même valeurs, en étoile ou en triangle.

Schéma développé d'un branchement en triangle.


63
Le chauffage électrique

L1 L2 L3 N

F1
Q1
R3 R2

R1

Légende:
F1: coupe circuit tétrapolaire
Q1: interrupteur triphasé
R1, R2, R3: élément chauffant.

Schéma développé d'un branchement en étoile.

L1 L2 L3 N

F1 Q1
R3

R2

R1

Légende:
F1: coupe circuit tétrapolaire
Q1: interrupteur triphasé R1,
R2, R3: élément chauffant.

Remarque générale
Un commutateur de chauffage possède autant de positions que d'allures de chauffe plus une
position de repos.
Les différentes allures de chauffe sont obtenues en raccordant les résistances seules ou en les
combinants en série ou/et en parallèle.

II. Contrôle automatique de la température

Le contrôle automatique de la température se fait par un thermostat.


C'est un appareil qui, soit coupe, soit rétablit l'alimentation électrique des éléments chauffants si
une température préréglée est atteinte. Ce qui permet d'avoir une température quasi constante dans
un endroit déterminé.
64
Le chauffage électrique

Schéma développé d'un premier exemple de branchement

L1
N

F1

Q1 B1 R1
Légende:
F1: fusible de protection
θ>4 °C
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
B1: thermostat
0
R1: élément chauffant
Fonctionnement:
Le contact du thermostat est fermé si la température est inférieure ou égale à 40°C, dès que
la température dépasse 40°C, le contact s'ouvre.
Dans ce cas la température ne doit pas dépasser 40°C.
Schéma développé d'un deuxième exemple de branchement

L1
N

F1

Q1 B1 R1
Légende:
F1: fusible de protection
θ<9 °C
Q1: interrupteur unipolaire (n°1)
B1: thermostat
0
R1: élément chauffant

Fonctionnement:
Le contact du thermostat est ouvert si la température est supérieure ou égale à 90°C, dès
que la température descend en dessous de 90°C, le contact se ferme. Dans ce cas la
température ne doit pas être au-dessous de 90°C.

III. Calcul de puissances

Pour obtenir des allures de chauffe progressives en fonctions de la position des contacts du
commutateur, il faut calculer la puissance dissipée par les résistances et les classer dans un ordre
bien déterminé.

Exemple:
Considérons deux résistances R1=52,9Ω et R2=35,26Ω, alimentées sous une tension alternative
230V.
La puissance dissipée par chacune des deux résistances, alimentées sous leur tension nominale,
est:
P1=U²/R1=230²/52,9=1000W
P2=U²/R2=230²/35,26=1500W

Le branchement en série des deux résistances donne une puissance de:

65
Le chauffage électrique

Ps=U²/(R1+R2)=230²/88,16=600W

Le branchement en parallèle des deux résistances donne une puissance de:

Pp=U²/(R1//R2)=U²•(R1+R2)/(R1•R2)=2500W

On en déduit le raccordement des résistances chauffantes sur le commutateur N°10:

Position 1: repos
Position 2: allure faible, 600W R1 et R2 en série
Position 3: allure moyenne, 1000W R1 seule
Position 4: allure forte, 1500W R2 seule
Position 5: allure très forte 2500W R1 et R2 en parallèle

Exercice:
On dispose des R1=35,26Ω R2=52,9Ω R3=105,8Ω alimentées sous 220V monophasé ; on
désire avoir les puissances : 500W, 1KW, 1,5KW, 2KW, 2,5KW. Déterminer les combinaisons des
résistances correspondantes aux puissances.
IV. Méthode de synthèse pour la conception des commutateurs

Cette méthode permet de concevoir un commutateur de chauffage selon le nombre de résistances


présentes et le nombre d'allures souhaitées; son inconvénient est sa complexité si le nombre de
résistance dépasse les trois.
Voici un exemple détaillé qui explique les étapes de la méthode:
Considérons deux résistances (R1>R2), avec lesquelles on veut obtenir trois allures de chauffe
(R1,
R2, R1//R2)

3
12

R1
Les petits numéros (1, 2,
3, 4, 5) marquent
différents potentiels. 4

R2

Cherchons les différentes combinaisons des contacts pour donner les allures souhaitées:
R1: (1,3) et (4,2) ou (3,2) et (1,4)
R2: (1,4) et (5,2) ou (1,5) et (4,2)
R1//R2: (1,3) (4,2) et (1,5) ou (3,2) (1,4) et (5,2)

Prélevons le nombre minimum de contacts en conservant toutes les allures de chauffe. Les
possibilités sont nombreuses; on retient, par exemple, R1: (1,3) et (4,2) ou (3,2) et (1,4)
R2: (1,4) et (5,2) ou (1,5) et (4,2)
66
Le chauffage électrique

R1//R2: (1,3) (4,2) et (1,5) ou (3,2) (1,4) et (5,2)


les contacts (1,3) (4,2) et (1,5); ce qui nous permet d'avoir trois cames dont les formes seront
déduites à partir du tableau:

allure combinaison contact (1,3) contact (4,2) contact (1,5)


repos - 0 0 0
faible R1 1 1 0
moyenne R2 0 1 1
forte R1//R2 1 1 1

Il y a trois cames à quatre positions chacun (nombre d'allure + une position de repos)
Chaque contact est représenté par une came, qui aura un 1/4 vide s'il y a un 0 et un 1/4 plein s'il y
a un 1. Avec le choix obligatoire d'un sens de rotation:
allure combinaison contact (1,3) contact (4,2) contact (1,5)
repos - 0 0 0
faible R1 1 1 0
moyenne R2 0 1 1
forte R1//R2 1 1 1

2/4 3/4 2/4


D'où le schéma final:

F
3
1 2

R1
Légende:
Q1 F: fusible
R1, R2: résistances chauffantes
4
Q1: commutateur de chauffage
R2 à 3 cames et 4 positions

On peut utiliser, de la même manière, des galettes au lieu des cames

Annexe:

67
Le chauffage électrique

Remarque générale

Ces trois derniers chapitres ont présenté les principaux montages rencontrés dans les locaux à
usage d'habitation. Bien que certains montages puissent ne plus exister dans les installations
nouvelles, alors il faut quand même les connaître ne serait que pour effectuer le dépannage des
installations existantes.

68
La sécurité électrique

Chapitre V

La sécurité électrique

Protection des personnes et des biens

Objectifs généraux

Initier et Eduquer à la sécurité c'est :

• Construire mentalement des représentations avant toute intervention sur un montage, afin d'en
prévoir les conséquences. Ces représentations résultent de lois et de modèles physiques.
• Entraîner à la vigilance ou lutter contre la "viscosité mentale".
• Responsabiliser pour atteindre l'autonomie.
• Critiquer un comportement ou une méthode afin de les améliorer au plan de la sécurité.

69
La sécurité électrique

La Protection des Personnes et des Biens

Introduction

L’éducation est la meilleure des préventions puisqu’elle se propose de donner à chaque


individu les moyens propres à le rendre autonome pour maîtriser les risques.
Denis VEYRAT, enseignant à Toulouse

I. Les effets physiologiques du courant électrique

Le courant agit sur le corps de trois façons différentes :


− par blocage des muscles, que se soient ceux des membres ou de la cage thoracique (tétanisation),
− par brûlures : l’électricité produit par ses effets thermiques des lésions tissulaires plus ou moins graves
selon la valeur du courant,
− par action sur le cœur : l’électricité provoque une désorganisation complète du fonctionnement du
cœur, d’où fibrillation ventriculaire.

La sensation de passage du courant est très variable d'une personne à l'autre, 0,5 mA peut être
considéré comme une valeur moyenne.
Les contractions musculaires (tétanisation) empêchent à la personne de lâcher le conducteur,
elles se produisent aux alentours de 10 mA (cette valeur dépend de l'âge, du sexe, de l'état de
santé, du niveau d'attention...)
Les difficultés et l'arrêt respiratoire qui se produit pour des courants de 20 à 30 mA est en fait une
contraction des muscles respiratoires.
La fibrillation cardiaque se produit à partir de 50 à 100mA et 1 A provoque l'arrêt du cœur.

Les Paramètres à prendre en compte pour l’évaluation des risques.

Quatre paramètres interdépendants influent sur le niveau des risques :

- Ic : courant qui circule dans le corps humain,


- Uc : tension appliquée au corps,
- R : résistance du corps,
- t : temps de passage du courant dans le corps.

La tension Uc appliquée au corps humain peut être due :


• à deux contacts avec des parties actives, parties
normalement sous tension, portées à des potentiels
différents,
• à un contact avec la terre et une partie active,
• à un contact avec la terre et une masse métallique mise accidentellement sous tension.

1. Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et l’intensité de
ce courant.

70
La sécurité électrique

Les courbes ci-contre, issues de la norme CEI


479, illustrent la relation t=f(Ic) et déterminent
quatre zones.

Zone 1 : Le courant de choc est inférieur au


seuil de perception (Ic < 0,5 mA). Il n’y a pas
de perception du passage du courant dans le
corps : aucun risque.

Zone 2 : Le courant est perçu sans réaction de


la personne : habituellement, aucun effet
physiologique dangereux.

Zone 3 : Le courant provoque une réaction : la personne ne peut plus lâcher l’appareil en défaut. Le
courant doit être coupé par un tiers afin de mettre la personne hors de danger : habituellement sans
dommage organique, mais probabilité de contractions musculaires et de difficultés respiratoires.

Zone 4 : En plus des effets de la zone 3, la fibrillation ventriculaire augmente de 5% des cas pour
la courbe C2, 50 % des cas pour la courbe C3, et plus de 50% au-delà de cette dernière courbe,
d’où des effets pathophysiologiques importants tels qu’arrêt du cœur, arrêt de la respiration,
brûlures graves.

2. Relation entre le temps de passage du courant de choc dans le corps humain et la tension de
contact.

Selon le type de local, la norme NFC 15-100 précise, pour une tension d’alimentation en courant
alternatif, deux valeurs de tensions limites conventionnelles de sécurité U L :

- UL = 25 V pour les locaux mouillés,


- UL = 50 V pour les locaux secs.

Temps de contact (s)


Ces tensions, non dangereuses dans des environnements précis,
définissent des courbes où les risques sont contrôlés en fonction
5
du temps de passage du courant dans le corps.
Pour des risques plus importants des alimentations en Très
Basse Tension de Sécurité (TBTS) peuvent être requises : 12 V
1
0 ,5 pour les endroits immergés, 25 ou 50 V pour les locaux
UL = 50 V
humides
ou secs. 0,1
0,05
UL = 25 V
Les courbes de la figure ci-contre illustrent la relation
t = f(Uc). 0,01

En courant continu lisse, les tensions limites conventionnelles Tension sont respectivement 60V et
120V suivant qu’il s’agit de locaux 10 25 50 100 500 de contact (V) ou emplacements

de travail mouillés ou non.

3. Relation entre la résistance du corps humain et la tension de contact.

71
La sécurité électrique

La résistance du corps humain varie suivant que la R k Ω peau est sèche ou


humide, mouillée ou immergée.
5 La valeur minimale de la résistance du corps 1 1 Peau sèche
2 Peau humide
humain est 325 Ω 4 lorsque le corps est immergé, par 3 Peau mouillée
exemple dans des salles de 4 Peau immergée
bains ou des piscines. 3 La figure ci-contre donne les courbes 2
donnant la relation 2 R = f(Uc) entre la résistance du corps
humain et la tension de 1 contact. 3
0
4
C’est à partir des trois relations t = f(I c), t = f(Uc) et R = f(Uc)
2550 250 Uc (V)
que sont établies les règles de sécurité des personnes imposées par la norme NFC
15-100.

Protéger l’homme des effets dangereux du courant électrique est prioritaire, le risque d’électrisation
est donc le premier à prendre en compte.
L’électrisation du corps humain peut se faire par deux types de contacts : les contacts directs et les
contacts indirects.

II. La protection contre les contacts

On classe les contacts en deux: les contacts directs et les contacts indirects.

1. Les moyens de protection contre les contacts directs

1.1 Généralités

Les dispositions de protection contre les risques de contacts directs ont pour but d’assurer la mise hors
de portée de pièces nues sous tension accessibles aux travailleurs.
La protection peut être obtenue par l’un des trois moyens suivants :
- éloignement - obstacles
- isolation.
On retiendra deux critères essentiels pour garantir la qualité de la protection :
- l’efficacité
- la permanence.

1.2 Eloignement

L’éloignement doit être suffisant pour prévenir le risque d’accidents par contacts directs ou
rapprochement à l’aide d’objets que les travailleurs manipulent ou transportent.
Permanence : La permanence de cet éloignement doit être garantie contre tout risque de
relâchement ou de chute, par une résistance mécanique des pièces ou de leurs supports en
rapport avec les contraintes auxquelles elles sont normalement exposées. Distance : Les
distances doivent être compatibles avec le matériel manutentionné.

1.3 Obstacles

72
La sécurité électrique

Efficacité
La protection doit être assurée compte tenu des contraintes auxquelles sont soumis les obstacles par
leurs :
- nature, étendue, disposition, stabilité.
Constitution
Les obstacles sont constitués :
- soit de paroi pleine ou percée de trous,
- soit de grillage.
Tous les obstacles, coffrets d’appareillage, armoires de tableaux, cache-bornes de moteurs, portes en
tôle ou en grillage dans les postes H.T., doivent être maintenus en place et en bon état.

Important : La suppression des obstacles, quelle qu’en soit la classe de tension, ne sera réalisée que
par des électriciens.

1.4 Isolation

Efficacité - Permanence
L’isolation doit être adaptée à la tension de l’installation et conserver à l’usage ses propriétés, eu
égard aux risques de détérioration auxquels elle peut être exposée. Exemple : protection des
conducteurs et câbles nus.

Prises de courant
Les prises de courant ou prolongateurs et connecteurs doivent être disposés de façon que leurs
parties actives nues ne soient pas accessibles aussi bien lorsque leurs éléments sont séparés, que
lorsqu’ils sont assemblés ou en cours d’assemblage
Les différents éléments doivent être maintenus en parfait état et entretenus par du personnel compétent.
Il ne faut jamais laisser sur un socle de prise de courant un câble d’alimentation dont l’autre
extrémité n’est pas reliée à un appareil électrique. Un câble d’alimentation doit tout d’abord être
réunis à l’appareil et ensuite au socle de la prise de courant.

Locaux et emplacements à risques particuliers de chocs électriques


Le chef d’établissement doit désigner ces locaux ou emplacements de travail et les délimiter
clairement. Leurs accès ne sont autorisés qu’aux personnes averties des risques électriques ou aux
personnes placées sur la surveillance d’une personne désignée à cet effet.

2. Les moyens de protection contre les contacts indirects.

2.1 Les différents moyens de protection

La protection contre les risques de contact indirect dans les installations alimentées par du courant
alternatif peut être réalisée soit :
- en associant la mise à la terre des masses à des dispositifs de coupure automatique de
l’alimentation (D.D.R.),
- par double isolation, par isolation renforcée,
- par la séparation des circuits,
- par l’utilisation de la Très Basse Tension de Sécurité (T.B.T.S.)

73
La sécurité électrique

Les modalités pratiques de réalisation des différents types de mesures de protection sont définies par
arrêtés.
2.2 Surveillance des installations

Une surveillance des installations électriques doit être assurée. L’organisation de cette surveillance
doit être portée à la connaissance de l’ensemble du personnel.
Cette surveillance doit être opérée aussi fréquemment que de besoin et provoquer dans les meilleurs
délais, la suppression des défectuosités et anomalies constatées.

3. La Protection contre les brûlures

Un électricien intervenant sur une installation électrique peut par un geste malencontreux
provoquer un court circuit. Cet incident entraînera des brûlures dues à l’arc électrique et aux
projections de matière en fusion.
Pour prévenir ce type d’accident et ses conséquences, il y a lieu :
- d’utiliser des outils isolants ou isolés.
- de protéger contre les surintensités les circuits de mesure notamment par des dispositifs à haut
pouvoir de coupure.
- de porter des protections individuelles telles que :
lunettes ou écrans faciaux anti U.V.,
gants isolants adaptés à la tension.

Dans tous les cas, il sera préférable de travailler hors tension sur une installation ou un équipement
consigné.

III. Les régimes de neutre

Egalement appelés "schémas de liaisons à la terre" (SLT). Ils sont définis par la norme CEI 364.

Le régime de neutre est représenté par deux lettres:


la première lettre indique la situation du point neutre du transformateur par rapport à la terre :
-T pour une liaison directe à la terre
-I pour une absence de liaison à la terre ou une liaison par impédance
la deuxième lettre indique la situation des masses du récepteur
-T masse reliée à la terre -
N masse reliée au neutre.

Régimes neutre du transformateur masses des récepteurs


TT terre terre
TN terre neutre
IT isolé ou impédant terre

Remarque: le régime TN comporte trois sous-schémas : TNC, TNS, TNCS

1. Schéma TT.

74
La sécurité électrique

En présence d’un défaut d’isolement, le courant de défaut est


1
essentiellement limité par les résistances de terre (si la prise de 2
terre des masses et la prise de terre du neutre ne sont pas 3
confondues). Le déclenchement des dispositifs de protection est N
obligatoire au premier défaut d’isolement et l’installation doit être
entretenue par un personnel compétent. Récepteur
En cas de défaut, les courants sont très importants et les risques Masses
d’incendie accrus. Les mesures de déclenchement représentent la T

seule garantie de bon fonctionnement de l’installation.


Le courant de défaut au-delà duquel il y a risque est très largement inférieur aux réglages des
dispositifs de protection maximum de courant, il est nécessaire de mettre en œuvre en tête
d’installation au moins un Dispositif Différentiel Résiduel (DDR).

2. Schéma TN.

Tout défaut d'isolement entre phase et masse devient un défaut phase-neutre. Le courant de défaut
devient donc un courant de court circuit qui n'est plus que limité par les impédances de la source
et des câbles. Les dispositifs de protection contre les surintensités devraient donc être capables de
l'éliminer en un temps minime.

3. Schéma IT.

En fonctionnement normal (sans défaut d’isolement), le


réseau 21 est mis à la terre par l’impédance de fuite du réseau. 3 N
La signalisation du premier défaut d’isolement est obligatoire
Masses Masses
mais le déclenchement n’est pas exigé. Cependant, il faut Récepteur Récepteur
savoir qu’il y a défaut, le rechercher rapidement (à l’aide de
localisateurs de défaut) et l’éliminer avant qu’un deuxième CPI T
défaut intervienne.
A l’apparition du deuxième défaut et si le premier défaut n’a
pas été éliminé, trois cas sont à examiner :
- le défaut concerne le même conducteur actif : rien ne se passe et l’exploitation peut continuer,
- le défaut concerne deux conducteurs actifs différents : si toutes les masses sont interconnectées, le
défaut double est un court-circuit,

75
La sécurité électrique

- le défaut concerne deux conducteurs actifs différents mais toutes les masses ne sont pas
interconnectées : pour des masses mises à la terre individuellement ou par groupe, chaque circuit ou
groupe de circuits doit être protégé par un DDR.

Le choix du régime de neutre et les protections

Régime Technique d'exploitation Technique de protection Caractéristiques


TT Coupure au premier Mise à la terre des masses Solution simple
défaut Emploi de dispositifs différentiels d'exploitation
TN Coupure au premier Mise au neutre des masses Répartition des prises de
défaut Coupure au premier défaut terre
par dispositif de surintensité. Nécessité de personnel
Emploi de dispositifs différentiels d'entretien
Risque d'incendie
IT Signalisation du premier Mise à la terre des masses Solution assurant la
défaut Surveillance du premier défaut et continuité d'exploitation
Coupure au deuxième recherche de ce défaut sous Nécessité d'un personnel
défaut tension. d'entretien
Recherche du premier Coupure par la protection des
défaut surintensités lors du second défaut
Protection contre les surtensions

Remarque:
Pour les locaux d'habitation, les établissements d'enseignement secondaire et technique avec des locaux
de travaux pratiques : régime TT.

IV. Les moyens de protection contre les risques du courant électrique.

1. Le fusible

Depuis son invention, le fusible a été utilisé dans la protection contre les surintensités.
Cependant, ses inconvénients, en particulier l’obligation de le remplacer après fusion, avec le
risque que l’élément remplacé ne corresponde pas toujours au calibre d’origine et parfois ne soit
même pas d’un métal de fusion à basse température, le dérangement causé lors de son
remplacement, etc. ont incité les constructeurs à rechercher un dispositif non rechargeable et de
calibre constant après chaque fonctionnement.

2. Le disjoncteur

Le disjoncteur est un appareil coûteux, dont le volume est plus important que celui d’un
coupecircuit, son système mécanique est déclenché très durement lors des déclenchements sur
courtcircuit et si ces derniers sont fréquents, les pôles finissent par se détériorer.

Le disjoncteur est un appareil électromécanique capable de supporter et d’interrompre des


courants dans des conditions normales mais surtout dans des conditions anormales comme les

76
La sécurité électrique

courts-circuits et les surcharges. Sous certaines conditions, il peut aussi assurer la protection des
personnes contre les dangers du courant électrique et il peut aussi assurer le sectionnement.

Il comporte :
- un circuit principal, qui comprend l’ensemble des parties conductrices insérées dans le circuit à
protéger,
- un circuit de commande, qui regroupe les parties conductrices insérées dans un circuit utilisé
pour commander les manœuvres d’ouverture et de fermeture,
- un circuit auxiliaire éventuel, destiné à assurer des fonctions annexes telles que la signalisation
ou le verrouillage.

La position de repos du disjoncteur est fermée par intervention manuelle à l’aide d’un levier ou d’une
manette.
La position de travail du disjoncteur est l’ouverture automatique.

Ainsi lors d’un déclenchement, un simple regard sur le panneau permet de repérer immédiatement
le disjoncteur dont le levier est en position inverse des autres. Une fois le défaut éliminé, il suffit
de remettre le levier en place pour réenclencher le disjoncteur.

3. Le disjoncteur différentiel résiduel.

Le dispositif le plus approprié pour protéger les circuits et les personnes est le disjoncteur différentiel.
En effet, il protège contre :
- les courants de court-circuit,
- les surcharges,
- les défauts à la terre.

Le disjoncteur différentiel appartient à la famille des dispositifs différentiels résiduels (DDR).


Le type de protection assuré par un disjoncteur dépend essentiellement de la nature du déclencheur :
- thermique
- magnétique
- magnéto-thermique
- à tore de détection du courant résiduel
C'est ce dernier modèle qui est couramment utilisé pour protéger contre un défaut d'isolement entre
un conducteur actif et une masse ou la terre.

Principe:
Le DDR est conçu autour d'un transformateur d'intensité qui enserre les conducteurs actifs (phases
et neutre).

Dans le cas d'un circuit sans défaut, la somme vectorielle, I1 + I2 + I3 + IN = 0 , il n'y a donc pas de courant
dans la bobine de détection.

77
La sécurité électrique

Lors d'un défaut la somme vectorielle, I1 +I2 +I3 +IN = Id , il apparaît donc un courant dans la bobine
de détection proportionnel au courant de défaut Id. La bobine alimente un dispositif à seuil de courant
qui donnera l'ordre de déclenchement à l'appareil de coupure (interrupteur, disjoncteur).
Le seuil de réglage est appelé I∆n. La norme de construction des DDR (NF C 61-140) tolère une zone
dans laquelle, le système différentiel peut ou non déclencher. Cette zone est fonction du courant de
défaut Id et du seuil du DDR I∆n.

V. Les domaines de tension.

Aucun travail sur un ouvrage électrique ou au voisinage d’un ouvrage normalement sous tension ne
peut être entrepris sans considérer les consignes de sécurité dépendantes des différents domaines de
tension :

Domaines de tension Valeur de la tension nominale


Un exprimée en volts
en courant alternatif (A.C.) en courant continu (D.C.)
Très Basse Tension (domaine
T.B.T ) Un < 50 Un < 120

Basse Tension Domaine B.T.A 50 < Un < 500 120 < Un < 750

( Domaine B.T ) Domaine B.T.B 500 < Un < 1 000 750 < Un < 1 500

Haute Tension Domaine H.T.A. 1 000 < Un < 50 000 1 500 < Un < 75 000

( Domaine H.T. ) Domaine H.T.B. Un > 50 000 Un > 75 000

Dans le cas particulier de la Très Basse Tension, il y a lieu de distinguer les opérations :
en Très Basse Tension de Sécurité ( T.B.T.S )
en Très Basse Tension de Protection ( T.B.T.P )
en Très Basse Tension Fonctionnelle ( T.B.T.F )

Aucune précaution n’est à prendre en T.B.T.S et en T.B.T.P pour les risques d’électrisation (attention aux
courts-circuits et aux brûlures )
En T.B.T.F, toutes les règles de la B.T doivent être appliquées comme en cas d’incertitude sur sa nature.

CLASSE DES APPAREILS

Le matériel est classé en fonction de sa conception et de la tension d’alimentation. Un symbole doit permettre
de le reconnaître :

CLASSE SYMBOLE UTILISATION

78
La sécurité électrique

0 Pas de symbole Interdite dans l’industrie

Matériel devant être relié


I obligatoirement à la terre

Matériel à double isolation,


II jamais relié à la terre

Lampe baladeuse alimentée en


III T.B.T.S. non reliée à la terre

On doit en outre utiliser les symboles :


Pour les transformateurs de sécurité.
(Selon la norme NF C 52 742)

La Très Basse Tension de Sécurité ( T.B.T.S. )


L Les sources de sécurité peuvent être soit : N
- un transformateur de sécurité conforme à la
norme. 230V/24V
- un groupe moteur-générateur. Alimentation en TBTS par transformateur de sécurité - des accumulateurs (piles
) indépendantes.
L’utilisation de ces sources dépendra des locaux et des emplacements où sera utilisé le matériel, les tensions
maximums à mettre en œuvre seront :
- dans les locaux secs : U alternatif = 50 V
U continu = 120
V - dans les locaux mouillés : U alternatif = 25
V
U continu = 60 V
Au secondaire du transformateur (coté utilisation ), les conducteurs ne doivent en aucun cas être
reliés à la terre.

Les masses des matériels électriques devront :


- ne pas être reliés à la terre, ni à un conducteur de protection.
- être isolés de toutes les autres masses.
La Très Basse Tension de Protection ( T.B.T.P. )

La conception des installations dites T.B.T.P. est identique à celle de T.B.T.S. mais il y a liaison entre les
parties actives et la terre coté utilisation.

Les tensions maximums ne sont plus les mêmes qu’en T.B.T.S. suivant les emplacements:
- dans les locaux secs : U alternatif = 25 V
U continu = 60 V -
dans les locaux mouillés : U alternatif = 12
V
U continu = 30 V

79
La sécurité électrique

La séparation des circuits

La séparation des circuits s’applique dans le domaine BTA et s’établit à partir d’un transformateur de
séparation conforme à la norme (NF EN 60 742 ou NF C 52 742) :

Le transformateur possède des enroulements séparés par une double isolation ou une isolation
renforcée; le circuit séparé ( coté utilisation ) doit présenter un niveau d’isolement élevé, aucun point
du circuit ne doit être relié à la terre. Il en est de même pour les masses.

L
N
230V/230V

Alimentation par transformateur de séparation

Conclusion

Il faut bien distinguer sécurité (liée à l’opérateur) et protection (liée à l’appareil, protection n’est
pas synonyme de sécurité).

Il n’y a pas de mesure anodine !!

L’appareil de mesure présente un double danger:

80
La sécurité électrique

- branchement sur le réseau


- on lui envoie un potentiel qui peut être dangereux.

Veiller au bon état des cordons de mesure

81
Le schéma électrique

Références Bibliographiques

[Boy94]: P. BOYE, A. BIANCIOTTO, G. AUGEREAU, équipements et installations électriques .


Collection DELAGRAVE édition 1994.

[BOY81]: P. BOYE, A. BIANCIOTTO, le schéma en électrotechnique. Collection DELAGRAVE


édition 1981.

[DOM96]: A. DOMENACH, J.C.MAUCLERC, M. UFFREDI, guide pratique de l'électrotechnique.


Edition HACHETTE Technique 1996.

[LAR91]: Hubert LARGEAUD, le schéma électrique. Collection EYROLLES édition 1991.

[MG92]: MERLIN GERIN, guide de l'installation électrique. Edition 1992.

[MT93]: Mémotech Electrotechnique. Edition 1993.

[NEY91]: Henri NEY, électrotechnique et normalisation: tome1 les schémas électriques et tome3
les installations électriques. Collection NATHAN édition 1991.

[PAL89]: Yves G. PALAU, Electrotechnique: Le chauffage électrique, applications domestiques .


Collection les cahiers de la technologie. Edition EDUCALIVRE 1989.

[PRO89]: Maurice PROAL, Electrotechnique: Distribution basse tension, protection des


personnes. Collection les cahiers de la technologie. Edition EDUCALIVRE 1989.

[TI91]: Les techniques de l'ingénieur édition 1991.


Travaux dirigés de schémas électriques

83
Le schéma électrique

83
84

Travaux Dirigés
Travaux dirigés de schémas électriques

85
Travaux dirigés de schémas électriques

Questions de cours

1/ Que signifie l'écriture NFC15-100?


2/ Quels sont les avantages apportés par le montage DUO par rapport au montage à allumage par
starter?
3/ Citer les différents régimes du neutre normalisés par la CEI.

Exercice N°1

Identifier les repères suivants:


• =A3+D3-K3A:12
• =S6+C2-K1M:3
• =C9+D3-T2M:2
• =C13+C3-K6T:56
• =A6+D2-P2A:13

Exercice N°2

Faites le marquage des bornes des éléments suivants:

Exercice N°3

86
Travaux dirigés de schémas électriques

Un directeur de lycée veut éclairer un long couloir de son établissement. Pour cela, il fait appel à
deux électriciens. Il leur demande d'installer trois lampes commandées de trois endroits différents.
Après l'installation et pour vérifier son fonctionnement, le directeur appuie sur un premier bouton de
commande, alors les lampes s'allument, réappuie alors les lampes s'éteignent. Il fait de même avec les
autres boutons de commande, mais malheureusement le troisième ne permet ni d'allumer ni d'éteindre
les lampes. Une brève intervention des électriciens et tout devient fonctionnel.
1. Quel est le montage réalisé par les électriciens après rectification ? Faites son schéma développé.
2. Donnez les causes possibles du défaut.
3. Faites un diagramme de séquences expliquant la vérification accomplie par le directeur.
4. L'architecture du couloir est comme suit:

Ce motif marque l'emplacement des appareils

Faites un schéma unifilaire.

Exercice N°4

Faites les schémas développés et les schémas unifilaires à partir du schéma architectural donné au
schéma n°2; donner le fonctionnement de chacun de ses montages.

S1
E3 E4 E1
Q1

S2 S3
E2

Schéma n°2.
Exercice N°5

On veut électrifier une maison, composée de quatre pièces, salle de bain, cuisine, une véranda et un
garage.
Chambre 1 : comporte deux prises de courant et éclairée par une lampe montée en simple allumage .
Chambre 2 : comporte deux prises de courant et éclairée par une lampe montée en simple allumage.

87
Travaux dirigés de schémas électriques

Chambre 3 : comporte deux prises de courant et éclairée par une lampe montée en simple allumage. La
Salle de séjour : comporte trois prises de courant et éclairée par deux lampes montées en double
allumage.
La véranda : éclairée par une lampe montée en simple allumage.
Une cuisine : comporte deux prises de courant et éclairée par un tube fluorescent, à allumage par
starter, monté en simple allumage.
La salle de bain : éclairée par un tube fluorescent, à allumage par starter, monté en simple allumage.
Le hall : éclairé par trois lampes commandées par un télérupteur à partir de quatre endroits différents.
Une sonnerie montée sur la porte d’entrée et alimentée à travers un transformateur 220V/8V. Le
garage : comportant une prise de courant et éclairé par deux lampes commandées par une minuterie
‘avec effet’, à partir de deux endroits différents.

Chambre 1 Chambre 2
1/ Faites les schémas
développés correspondant aux
différents montages de la maison.
2/ Faites le schéma architectural
de l’électrification de la maison
3/ Expliquer le fonctionnement
Salle de bain
Chambre 3
du montage d’éclairage installé
dans le garage et donner son
chronogramme.
4/ Donner un schéma unifilaire
pour l’installation électrique Salle de séjour
faite au garage. Hall

Véranda
Cuisine

Garage

Exercice N°6

88
Travaux dirigés de schémas électriques

On dispose de deux résistances de chauffage : R 1=48,4Ω et R2=96,8Ω ; on veut obtenir les trois
puissances suivantes : P1=333W, P2=1000W et P3=1500W sous la tension 220V.
1/ Quelles sont les allures de chauffe ainsi imposées (citer à chaque allure la combinaison des
résistances).
2/ Donner le nom du commutateur de chauffage qui réalise les allures de chauffe désirées. 3/
Faites le schéma développé correspondant au montage.

Exercice N°7

Soit le régime du neutre défini par le schéma suivant :

Rn

Longueur du câble : L=25m, Section : s=2,5mm², ρcâble=2.10-8Ωm


Rhomme=7,5KΩ
Rterre=20Ω, Rn=2Ω
La tension est U=225V
Le calcul sera fait pour Rcarcasse=30Ω et Rcarcasse=0Ω

1/ Déterminer le type du régime du neutre.


2/ Tracer le chemin du courant de défaut
3/ Calculer le courant de défaut Id. Est-il dangereux ?
4/ Comment assure-t-on la protection contre ce défaut ?
5/ Calculer le courant dans l’être humain. Est-il dangereux ? Calculer la tension de contact au niveau
du défaut.
6/ Comment assure-t-on la sécurité de l’être humain ?
7/ Refaire le travail pour Rterre=2Ω.
8/ Refaire le même travail pour les cas des régimes du neutre TNC, TNS et IT (Z=1KΩ).

Tableau récapitulatif : tension de l’être humain (entre le point de contact et le sol) :

Régime TT IT
TNC TNS
Rterre=20Ω Rterre=2Ω Rterre=20Ω Rterre=2Ω
Rcarcasse=30Ω
Rcarcasse=0Ω

89
Travaux pratiques de schémas électriques

Travaux Pratiques

90
Travaux pratiques de schémas électriques

91
Travaux pratiques de schémas électriques

Conseils pratiques
Pour la réalisation d'un T.P.

Pour bien réaliser le câblage d'une installation, on est sensé suivre les étapes suivantes:
1. lecture du schéma architectural,
2. compréhension du fonctionnement du montage, éventuellement établir un tableau de
fonctionnement ou tracer un diagramme de séquence,
3. dessiner le schéma développé, avec les symboles appropriés et la légende,
4. dessiner le schéma multifilaire et le schéma unifilaire, avec les symboles appropriés,
5. savoir que les appareils de protection sont branchés sur les lignes de phase de l'alimentation, 6.
savoir aussi que le branchement des parties fixes des appareils de commande se fait du coté de la
phase et que les parties mobiles du coté du neutre (à quelques exceptions près),
7. branchement du conducteur de protection avec les masses des appareils (à quelques exceptions
près),
8. éviter de passer un seul conducteur dans une canalisation d'alimentation (comme exemple dans
une chambre: le fil de neutre sur un mur et le fil de la phase sur un autre),
9. travailler le câblage en respectant les mesures de sécurités, couper l'alimentation et en éviter tout
contact et tout branchement,
10. vérifier s'il y a eu un court-circuit dans l'installation avant de brancher l'alimentation,
11. vérifier s'il y a eu un contact entre un conducteur et la masse des appareils avant de brancher
l'alimentation,
12. faire un test de fonctionnement par simulation et hors tension.

92
Travaux pratiques de schémas électriques

93
Travaux pratiques de schémas électriques

T.P. n°1

MONTAGES SIMPLE ET DOUBLE ALLUMAGE


ECLAIRAGE D'UNE SALLE DE SEJOUR

But du T.P.

Commander d'un seul endroit (mise en et hors service) un circuit d'éclairage, d'une ou de plusieurs
lampes; puis commander deux circuits d'éclairage d'un seul endroit.
Les montages câblés permettront de comprendre et de faire le montage d'éclairage d'une salle de
séjour.

Rappel

Pour commander un circuit d'éclairage, d'une ou de plusieurs lampes, d'un seul endroit: il faut utiliser
un interrupteur unipolaire (alimentation monophasée) branché du coté de la phase et en série avec le
circuit d'éclairage. C'est un montage simple allumage.
S'il y en a plusieurs lampes sur un même circuit d'éclairage alors elles sont branchées en parallèle les
une par rapport aux autres.

Exemple:

On commande les lampes E1 et


E1 E2
E2 d'un seul endroit à partir du
Commutateur Q1 Q1
1

Figure 1 : Schéma architectural.

La commande de des circuits d'éclairage nécessite un commutateur n°5. C'est le montage double
allumage.

Exemple:
E1 E3

On commande séparément la
lampe E3 et les lampes E1 et E2,
d'un seul endroit à partir du Q1 5
commutateur n°5: Q1.

E2

94
Travaux pratiques de schémas électriques

:
Figure 2 : Schéma architectural.

Travail demandé:

On veut réaliser l'installation d'une salle de séjour; son schéma architectural est le suivant:

E2 E3
E1
E5 E4

Q1

Q2

Figure 3: schéma architectural

Description:

Une lampe E1, située à la sortie d'une petite véranda, est commandée à partir d'un interrupteur
unipolaire Q1.
Un lustre accroché au milieu du plafond, composé de six lampes, est commandé par un commutateur
n°5, Q2, pouvant allumer chaque deux lampes (E2, E4 et/ou E3, E5) séparément.

On demande de faire:

1. Le schéma développé du premier montage (E1+Q1) correspondant au schéma architectural de la


figure 3.
2. Les schémas multifilaire et unifilaire du même montage.
3. Le câblage du montage.
4. Le schéma développé du deuxième montage (E2+E3+E4+E5+Q2) correspondant au schéma
architectural de la figure 3.
5. Les schémas multifilaire et unifilaire du même montage.
6. Le câblage du reste de l'installation.

T.P. n°2

MONTAGE D'ALLUMAGE "VA ET VIENT"

95
Travaux pratiques de schémas électriques

ECLAIRAGE D'UNE CAVE

But du T.P.

Commander de deux endroits différents un circuit d'éclairage. Bien comprendre la fonctionnalité d'un
commutateur n°6.
Réaliser le câblage d'une installation d'une cave.

Rappel

Un commutateur n°6 permet de basculer entre deux circuits électriques.

Partie mobile 2 parties fixes

Un montage "va et vient" est réalisé à l'aide de deux commutateurs n°6. La partie mobile du premier
commutateur est reliée à la phase, la partie mobile du second est reliée au circuit d'éclairage, les deux
parties fixes de chacun des deux commutateurs sont reliées avec celles de l'autre.

Exemple:

On commande les lampes Q1


E1 et E2 à partir d'un des
Deux commutateurs n°6: E1 E2
Q1 et Q2.
Q2

Figure 1 : Schéma architectural.

Travail demandé:

On veut réaliser l'installation d'un montage d'une cave; son schéma architectural est le suivant:

96
Travaux pratiques de schémas électriques

:
Q1

E1

Q2

E2 Q4
Q3
E4

E3

Figure 2 : Schéma architectural.

Description:

On veut éclairer la cave de la façon suivante:


- allumer la lampe E1,
- allumer la lampe E2 et éteindre la lampe E1, - allumer les lampes E3 et
E4.

On demande de faire:

1. Le schéma développé du montage composé des deux commutateurs Q3 et Q4 avec les deux lampes
E3 et E4, correspondant au schéma architectural de la figure 2.
2. Le schéma développé du reste de l'installation correspondant au schéma de la figure 2.
3. Les schémas multifilaire et unifilaire de toute l'installation.
4. Le câblage du montage.

97
Travaux pratiques de schémas électriques

n°3

MONTAGE D'ALLUMAGE AVEC TELERUPTEUR


ECLAIRAGE D'UN COULOIR

But du T.P.

Commander un circuit électrique, d'une ou de plusieurs lampes, de plusieurs endroits et par simple
impulsion sur un bouton poussoir.
Réaliser, en utilisant un télérupteur, le câblage d'une installation d'éclairage d'un couloir.

Rappel

Un télérupteur électromécanique est constitué d'une bobine et d'un contact à


accrochage mécanique.

Contact

Bobine

Lorsque la bobine est alimentée, par action sur un bouton poussoir, le contact se ferme. Au
relâchement du bouton poussoir, la bobine se désactive mais le contact reste fermé. Il faudra exciter la
bobine une deuxième fois pour que ce contact s'ouvre.

La bobine est commandée par les boutons poussoirs et les lampes d'éclairage sont commandées par le
contact du télérupteur.

Travail demandé:

98
Travaux pratiques de schémas électriques

TP :

On veut réaliser l'installation d'éclairage d'un couloir, comportant trois lampes commandées de quatre
endroits différents, représenté par le schéma architectural de la figure 1.

Description:

L'appui sur un des quatre boutons poussoirs provoque l'éclairage des trois lampes; un autre appui sur
des boutons poussoirs provoque l'obscurcissement des lampes.

K S1
cuisine
E1

S2

séjour
E2
S3

S4

E3 couloir

Figure 1: Schéma architectural

On demande de faire:

1. Le schéma développé correspondant au schéma architectural de la figure 1.


2. Les schémas multifilaire et unifilaire de l'installation.
3. Le câblage du montage.

99
Travaux pratiques de schémas électriques

n°4

MONTAGE D'ALLUMAGE AVEC MINUTERIE ECLAIRAGE


D'UN ESCALIER

But du T.P.

Commander un circuit électrique, d'une ou de plusieurs lampes, de plusieurs endroits et par simple
impulsion sur un bouton poussoir. L'obscurcissement des lampes est automatique après un certain
temps préréglé.
Réaliser, en utilisant une minuterie, le câblage d'une installation d'éclairage des escaliers d'un
immeuble.

Rappel

Une minuterie est un appareil électromécanique, constituée d'une bobine et d'un contact temporisé à
ouverture automatique.

Contact temporisé

Bobine

Lorsque la bobine est alimentée, par action sur un bouton poussoir, le contact se ferme. Au
relâchement du bouton poussoir, la bobine se désactive mais le contact reste fermé pendant un certain
temps après lequel il s'ouvre.

Travail demandé:

On veut réaliser l'installation d'éclairage des escaliers d'un immeuble, comportant quatre lampes
commandées de quatre endroits différents, représenté par le schéma architectural de la figure 1.

Description:

100
Travaux pratiques de schémas électriques

TP :

L'appui sur un des quatre boutons poussoirs provoque l'éclairage des lampes; après un certain temps
les lampes s'éteignent; mais un deuxième appui, avant l'écoulement du temps, sur un bouton poussoir
provoque l'allongement du temps d'éclairage ou plus précisément la remise à zéro du comptage du
temps.

C'est le montage d'une minuterie 'avec effet'.

E4
3e étage
S4

E3
2e étage
S3

E2
1er étage
S2

E1
K

S1

Figure 1: Schéma architectural

On demande de faire:

1. Le schéma développé correspondant au schéma architectural de la figure 1.


2. Les schémas multifilaire et unifilaire de l'installation.

101
Travaux pratiques de schémas électriques

3. Le câblage du montage.

Modifier le montage pour avoir une minuterie 'sans' effet; on ne tient plus compte des seconds appuis
sur les boutons poussoirs si le temps d'éclairage n'est pas écoulé.

4. Refaire le schéma développé.


5. Refaire les schémas multifilaire et unifilaire.
6. Faites le câblage du nouveau montage.

n°5

MONTAGE D'ALLUMAGE D'UN TUBE FLUORESCENT


ECLAIRAGE D'UNE SALLE DE BAIN

But du T.P.

Apprendre à brancher un tube fluorescent dans son bloc luminaire. Voir le fonctionnement d'un tube
fluorescent.
Faire le câblage d'une installation d'une salle de bain.

Rappel

Les tubes fluorescents, couramment utilisés pour leur faible consommation électrique et pour éviter
l'éblouissement des personnes, sont des tubes de verre remplis de gaz rare et ayant deux électrodes aux
extrémités.
Principe d'allumage d'un tube fluorescent monté avec starter:
A la mise sous tension, le gaz du starter s'ionise est crée un arc électrique capable de déformer son
bilame sous l'effet de la chaleur de sorte qu'il devienne conducteur (pendant un certain temps); alors
les électrodes du tube fluorescent seront parcourues par un courant (celui du starter) permettant leur
échauffement et puis l'ionisation du gaz du tube d'où le passage d'un courant de son travers. Quand le
tube fluorescent devient conducteur, la tension chute sur le starter et éteint son arc électrique ce qui
provoque une variation brusque de courant dans le ballast qui implique une surtension sur le tube
fluorescent nécessaire pour son amorçage.

102
Travaux pratiques de schémas électriques

TP :

Exemple:

La commande du luminaire (tube E1


fluorescent + ballast + starter) se fait
comme le cas d'un simple allumage.

Q1

Figure 1 : Schéma architectural

Travail demandé:

On veut réaliser l'installation électrique d'une salle de bain, elle comporte un montage simple
allumage avec une lampe à incandescence et un montage de tube fluorescent à allumage par starter.

Remarque: le matériel électrique dans une salle de bain doit être étanche et ceci pour assurer la
protection des personnes.

E2

E1

Q1

Figure 2 : schéma architectural

Description:

Le commutateur Q1 doit assurer l'allumage de la lampe E1 et du tube fluorescent E2 séparément.

103
Travaux pratiques de schémas électriques

On demande de faire:

1. Le schéma développé correspondant au schéma architectural de la figure 2.


2. Les schémas multifilaire et unifilaire de l'installation.
3. Le câblage du montage.

n°6
MONTAGE D'UNE SONNERIE ET D’UN INTERPHONE

But du T.P.

Apprendre à brancher une signalisation sonore, faire le montage d'une sonnerie domestique
commandée par relais et bouton poussoir. Brancher un Interphone à usage domestique.

Rappel

La signalisation sonore a pour principe de convertir un signal électrique en une vibration mécanique
dans un milieu donné (comme l'air). Le signal électrique est survenu à la suite d'un danger ou d'un
accident ou pour annoncer l'arrivée d'une personne; il transmis à travers un hautparleur.
L'exemple courant d'une signalisation sonore à usage d'habitation est la sonnerie; elle est généralement
alimentée en tension alternative basse tension à travers d'un transformateur et ceci pour assurer une
certaine sécurité pour les usagés. La commande peut se faire directement par bouton poussoir ou à
l'intermédiaire d'un relais commandé par un bouton poussoir.

On peut avoir comme exemple les montages suivants:

Schéma développé 1:

F1

T1 S1

H1

104
Travaux pratiques de schémas électriques

TP :

F1

T1
S1 Légende: F1: fusible de
K protection
T1: transformateur 220V/8V
H1
S1: bouton poussoir
H1: sonnerie
Schéma développé 2:

Légende: F1: fusible de


protection
T1: transformateur 220V/6V
S1: bouton poussoir
K: relais
H1: sonnerie
Travail demandé:

Une personne veut installer une sonnerie à l'entrée de sa maison. Pour cela elle dispose d'un schéma
architectural:

H1

Maison

Jardin

S1

Figure 1 : schéma architectural

105
Travaux pratiques de schémas électriques

Sachant que la sonnerie est d'un modèle d'alimentation 8V.

On vous demande de faire:


1. Le schéma développé du montage correspondant au schéma architectural de la figure 1, en
respectant l'aspect sécurité de l'installation.
2. Les schémas multifilaire et unifilaire.
3. Le câblage du montage.

Montage Interphone

Les Interphones sont de plus en plus utilisés dans les installations à usage d'habitation puisqu'ils ont
l'avantage sur les sonneries de faire reconnaître la personne venante. Un montage Interphone peut être
présenté par le schéma synoptique suivant:

220V∼
Alimentation 6V c.c.

Microphone Microphone

Amplificateur Amplificateur

Haut-parleur 1 Haut-parleur 2

On vous demande de faire le branchement (en s'appuyant sur la documentation) et l'essai du montage.

106

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