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Cours de Comptabilité Financière Au Maroc

Ce cours de Comptabilité Financière au Maroc offre une compréhension approfondie des états financiers clés, notamment le Compte de Résultat, le Bilan et le Tableau des Flux de Trésorerie, tout en intégrant les spécificités du Plan Comptable Marocain. Il aborde les cycles d'exploitation, d'investissement et de financement, ainsi que les composantes et la structure de chaque état financier. L'objectif est de fournir aux étudiants les outils nécessaires pour analyser la performance financière des entreprises au Maroc.

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Cours de Comptabilité Financière Au Maroc

Ce cours de Comptabilité Financière au Maroc offre une compréhension approfondie des états financiers clés, notamment le Compte de Résultat, le Bilan et le Tableau des Flux de Trésorerie, tout en intégrant les spécificités du Plan Comptable Marocain. Il aborde les cycles d'exploitation, d'investissement et de financement, ainsi que les composantes et la structure de chaque état financier. L'objectif est de fournir aux étudiants les outils nécessaires pour analyser la performance financière des entreprises au Maroc.

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Cours de Comptabilité Financière au Maroc

Introduction
Ce cours est conçu spécifiquement pour les étudiants marocains et vise à fournir une
compréhension approfondie des états financiers fondamentaux : le Compte de Résultat, le
Bilan, et le Tableau des Flux de Trésorerie, en intégrant les spécificités du Plan Comptable
Marocain (PCM) et les principes comptables en vigueur au Maroc. Nous aborderons
également les liens entre ces états, les méthodes de consolidation, et des concepts
financiers avancés essentiels pour l'analyse financière.

Partie 1 : Le Compte de Résultat


1. Qu'est-ce que le Compte de Résultat ?
Le Compte de Résultat, également appelé état de performance financière, est un document
comptable de synthèse qui retrace l'ensemble des produits (recettes) et des charges
(dépenses) d'une entreprise sur une période donnée, généralement un exercice comptable
(un an). Son objectif principal est de déterminer le résultat net de l'entreprise, c'est-à-dire si
elle a réalisé un bénéfice ou une perte au cours de cette période. Au Maroc, le Compte de
Résultat est régi par le Plan Comptable Général Marocain (PCGM) [1], qui fait partie du Code
Général de Normalisation Comptable (CGNC) [2].
2. Quelles sont les différentes composantes du Compte de Résultat ?
Le Compte de Résultat marocain est structuré de manière à faire apparaître plusieurs
niveaux de résultats intermédiaires, permettant une analyse détaillée de la performance de
l'entreprise. Les principales composantes sont :
• Produits d'exploitation : Ils regroupent les revenus générés par l'activité normale et
principale de l'entreprise (ventes de marchandises, de produits finis, prestations de
services, etc.).
• Charges d'exploitation : Elles correspondent aux dépenses engagées pour réaliser
l'activité principale (achats de matières premières, salaires, loyers, amortissements,
etc.).
• Résultat d'exploitation : C'est la différence entre les produits d'exploitation et les
charges d'exploitation. Il mesure la performance économique de l'activité courante de
l'entreprise, indépendamment de sa politique de financement ou de ses opérations
exceptionnelles.
• Produits financiers : Ils proviennent des placements financiers de l'entreprise (intérêts
perçus, dividendes reçus, gains de change, etc.).
• Charges financières : Elles sont liées au financement de l'entreprise (intérêts des
emprunts, pertes de change, etc.).
• Résultat financier : C'est la différence entre les produits financiers et les charges
financières. Il reflète la performance de la politique financière de l'entreprise.
• Résultat courant : C'est la somme du résultat d'exploitation et du résultat financier. Il
représente la performance de l'entreprise avant prise en compte des éléments non
récurrents.
• Produits non courants : Ils sont issus d'opérations exceptionnelles ou non liées à
l'activité normale de l'entreprise (cessions d'immobilisations, subventions
d'investissement, etc.).
• Charges non courantes : Elles correspondent aux dépenses exceptionnelles (valeurs
nettes d'amortissements des immobilisations cédées, amendes, pénalités, etc.).
• Résultat non courant : C'est la différence entre les produits non courants et les charges
non courantes.
• Résultat avant impôts : C'est la somme du résultat courant et du résultat non courant.
• Impôt sur les résultats : C'est l'impôt dû par l'entreprise sur son bénéfice.
• Résultat net : C'est le résultat final de l'entreprise après déduction de l'impôt. Il peut
être un bénéfice (positif) ou une perte (négatif).
3. Comment décrire le cycle d’exploitation du Compte de Résultat ?
Le cycle d'exploitation du Compte de Résultat représente l'ensemble des opérations liées à
l'activité principale et récurrente de l'entreprise. Il commence par l'acquisition des biens et
services nécessaires à la production (achats), se poursuit par la transformation ou la vente
de ces biens et services (production/ventes), et se termine par l'encaissement des créances
clients. Au niveau du Compte de Résultat, ce cycle se traduit par l'enregistrement des
produits et charges d'exploitation. Par exemple, les ventes de marchandises génèrent des
produits d'exploitation, tandis que les achats de matières premières et les salaires du
personnel constituent des charges d'exploitation. Le résultat d'exploitation est le reflet de la
performance de ce cycle.
4. Comment décrire le cycle d’investissement du Compte de Résultat ?
Le cycle d'investissement concerne les opérations d'acquisition et de cession
d'immobilisations (terrains, bâtiments, machines, brevets, etc.) destinées à être utilisées de
manière durable par l'entreprise. Bien que les investissements eux-mêmes soient
principalement enregistrés au Bilan, leur impact sur le Compte de Résultat se manifeste à
travers les dotations aux amortissements et les plus ou moins-values de cession. Les
amortissements sont des charges d'exploitation qui répartissent le coût d'une
immobilisation sur sa durée d'utilisation. Les plus ou moins-values de cession
d'immobilisations sont des produits ou charges non courants. Ainsi, le Compte de Résultat
reflète indirectement la politique d'investissement de l'entreprise.
5. Comment décrire le cycle de financement du Compte de Résultat ?
Le cycle de financement regroupe l'ensemble des opérations liées aux ressources
financières de l'entreprise (capitaux propres, emprunts bancaires, etc.) et à leur
rémunération. L'impact de ce cycle sur le Compte de Résultat se manifeste principalement à
travers les produits et charges financiers. Par exemple, les intérêts versés sur les emprunts
constituent des charges financières, tandis que les intérêts perçus sur des placements sont
des produits financiers. Le résultat financier mesure la performance de la gestion de ces
ressources et de leur coût.

Références
[1] Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[2] Code Général de Normalisation Comptable (CGNC)

Partie 2 : Le Bilan
6. Qu’est-ce que le Bilan ?
Le Bilan est un état financier de synthèse qui représente la situation patrimoniale d'une
entreprise à un instant donné, généralement à la clôture de l'exercice comptable. Il se
présente sous la forme d'un tableau à deux parties : l'actif et le passif. L'actif décrit ce que
l'entreprise possède (ses biens et ses droits), tandis que le passif décrit ce que l'entreprise
doit (ses dettes) et ses ressources (capitaux propres). L'équilibre fondamental du bilan est
que le total de l'actif est toujours égal au total du passif. Au Maroc, la présentation et le
contenu du Bilan sont également définis par le Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[1].
7. Quelles sont les composantes du Bilan ?
Le Bilan est structuré en grandes masses qui permettent de distinguer la nature des
éléments qu'il contient. Voici les principales composantes :
Actif :
• Actif immobilisé : Il regroupe les biens destinés à servir durablement l'activité de
l'entreprise. On distingue :
• Immobilisations en non-valeurs : Ce sont des charges qui ne correspondent pas à
des biens matériels ou immatériels mais qui sont étalées sur plusieurs exercices (frais
préliminaires, charges à répartir sur plusieurs exercices).
• Immobilisations incorporelles : Elles représentent des biens immatériels (fonds de
commerce, brevets, marques, logiciels, etc.).
• Immobilisations corporelles : Elles concernent les biens physiques (terrains,
constructions, installations techniques, machines, matériel de transport, mobilier,
etc.).
• Immobilisations financières : Elles correspondent aux titres de participation, prêts
accordés, dépôts et cautionnements versés.
• Actif circulant : Il regroupe les éléments qui ne sont pas destinés à rester durablement
dans l'entreprise et qui sont liés au cycle d'exploitation. On y trouve :
• Stocks : Matières premières, produits en cours, produits finis, marchandises.
• Créances : Créances clients (sommes dues par les clients), autres créances (État,
personnel, etc.).
• Titres et valeurs de placement : Placements financiers à court terme.
• Trésorerie-actif : Elle représente les disponibilités de l'entreprise (banque, caisse,
chèques à encaisser).
Passif :
• Capitaux propres : Ils représentent les ressources stables de l'entreprise apportées par
les associés ou générées par l'activité. Ils comprennent :
• Capital social : Apports des associés.
• Primes d'émission, de fusion, d'apport : Survaleurs lors d'émissions de titres.
• Réserves : Bénéfices non distribués et mis en réserve (légale, statutaire, facultative).
• Report à nouveau : Bénéfices ou pertes des exercices antérieurs non encore affectés.
• Résultat net de l'exercice : Bénéfice ou perte de l'exercice en cours.
• Dettes de financement : Elles regroupent les ressources financières à long terme
(emprunts auprès des établissements de crédit, dettes rattachées à des participations).
• Provisions durables pour risques et charges : Elles sont destinées à couvrir des
risques ou des charges probables mais dont la réalisation est incertaine (provisions
pour litiges, pour garanties données aux clients).
• Dettes de passif circulant : Elles correspondent aux dettes à court terme liées au cycle
d'exploitation. On y trouve :
• Dettes fournisseurs : Sommes dues aux fournisseurs.
• Dettes fiscales et sociales : Impôts, TVA, cotisations sociales.
• Autres dettes : Dettes sur immobilisations, dettes sur salaires.
• Trésorerie-passif : Elle représente les découverts bancaires ou crédits de trésorerie.
8. Comment passer du Bilan patrimonial au Bilan économique ?
Le Bilan patrimonial, tel que présenté ci-dessus, met l'accent sur la composition du
patrimoine de l'entreprise et sa structure financière. Le Bilan économique, quant à lui,
réorganise les postes du bilan en fonction de leur fonction économique, c'est-à-dire leur
contribution à l'activité de l'entreprise. Il vise à donner une vision plus fonctionnelle de
l'entreprise et à faciliter l'analyse financière. Le passage du bilan patrimonial au bilan
économique implique généralement les retraitements suivants :
• Retraitement des immobilisations : Les immobilisations sont souvent présentées en
valeur brute (coût d'acquisition) dans le bilan patrimonial, avec les amortissements et
provisions en déduction. Dans le bilan économique, on peut les présenter en valeur
nette comptable pour refléter la valeur d'usage. De plus, certains éléments comme les
immobilisations financières peuvent être reclassés en fonction de leur nature
(investissement stratégique ou placement).
• Retraitement des dettes : Les dettes sont reclassées en fonction de leur origine (dettes
d'exploitation, dettes hors exploitation, dettes financières). Par exemple, les dettes
fournisseurs sont des dettes d'exploitation, tandis que les emprunts bancaires sont des
dettes financières.
• Intégration du besoin en fonds de roulement (BFR) : Le BFR, qui représente le besoin
de financement du cycle d'exploitation, est un concept clé de l'analyse économique. Il
est calculé à partir des éléments de l'actif et du passif circulant. Le bilan économique
met en évidence la manière dont ce BFR est financé (par des ressources stables ou par
des dettes de trésorerie).
• Distinction entre cycle d'exploitation et hors exploitation : Le bilan économique
permet de mieux distinguer les actifs et passifs liés directement à l'activité
opérationnelle de ceux qui sont liés à des opérations financières ou exceptionnelles.
En résumé, le Bilan économique offre une lecture plus dynamique du bilan, axée sur la
performance opérationnelle et la structure de financement de l'entreprise, complétant ainsi
la vision statique du bilan patrimonial. Cette approche est particulièrement utile pour les
analystes financiers et les décideurs.

Références
[1] Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[2] Code Général de Normalisation Comptable (CGNC)

Partie 3 : Le Tableau des Flux de Trésorerie


9. Qu’est-ce que le Tableau des Flux de Trésorerie ?
Le Tableau des Flux de Trésorerie (TFT) est un état financier qui retrace les mouvements de
trésorerie (entrées et sorties d'argent) d'une entreprise sur une période donnée.
Contrairement au Compte de Résultat qui mesure la richesse créée (produits - charges) et
au Bilan qui présente la situation patrimoniale à un instant T, le TFT se concentre sur la
liquidité de l'entreprise, c'est-à-dire sa capacité à générer et à utiliser de la trésorerie. Il est
essentiel pour évaluer la solvabilité et la capacité d'autofinancement d'une entreprise. Au
Maroc, bien que le Plan Comptable Général Marocain (PCGM) ne l'impose pas
systématiquement pour toutes les entreprises, il est de plus en plus utilisé, notamment par
les grandes entreprises et celles soumises aux normes IFRS [3].
10. Quelles sont les 3 composantes du Tableau des Flux de Trésorerie ?
Le Tableau des Flux de Trésorerie est généralement structuré autour de trois grandes
catégories d'activités, reflétant les principales sources et utilisations de la trésorerie :
• Flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation : Ils représentent la trésorerie
générée ou utilisée par les activités principales et récurrentes de l'entreprise. Ces flux
proviennent des opérations qui déterminent le résultat net, ajustées des éléments non
monétaires (amortissements, provisions) et des variations du besoin en fonds de
roulement (stocks, créances clients, dettes fournisseurs). Un flux positif indique que
l'activité opérationnelle génère de la trésorerie, ce qui est un signe de bonne santé
financière.
• Flux de trésorerie liés aux activités d’investissement : Ils concernent les
mouvements de trésorerie liés à l'acquisition et à la cession d'actifs à long terme
(immobilisations corporelles, incorporelles et financières). Les décaissements
correspondent aux achats d'immobilisations (investissements), et les encaissements
aux ventes d'immobilisations (désinvestissements). Ces flux reflètent la politique
d'investissement de l'entreprise et sa capacité à renouveler ou développer son outil de
production.
• Flux de trésorerie liés aux activités de financement : Ils regroupent les mouvements
de trésorerie liés aux capitaux propres et aux emprunts. Cela inclut les apports en
capital, les émissions d'emprunts, les remboursements d'emprunts, le versement de
dividendes aux actionnaires. Ces flux montrent comment l'entreprise finance ses
activités et comment elle rémunère ses apporteurs de capitaux.
La somme de ces trois types de flux donne la variation nette de trésorerie sur la période,
qui, ajoutée à la trésorerie d'ouverture, permet de retrouver la trésorerie de clôture.
11. Comment décrire le cycle d’exploitation du Tableau des Flux de
Trésorerie ?
Le cycle d'exploitation du Tableau des Flux de Trésorerie se concentre sur la capacité de
l'entreprise à générer de la trésorerie à partir de ses opérations courantes. Il part
généralement du résultat net (issu du Compte de Résultat) et procède à des ajustements
pour éliminer les éléments non monétaires et prendre en compte les variations du besoin
en fonds de roulement (BFR). Par exemple, les amortissements sont des charges qui
réduisent le résultat net mais ne génèrent pas de sortie de trésorerie ; ils sont donc
réintégrés. Une augmentation des stocks ou des créances clients représente une utilisation
de trésorerie, tandis qu'une augmentation des dettes fournisseurs est une source de
trésorerie. L'objectif est de montrer la trésorerie réellement générée par l'activité principale
de l'entreprise.
12. Comment décrire le cycle d’investissement du Tableau des Flux de
Trésorerie ?
Le cycle d'investissement dans le TFT reflète les décisions stratégiques de l'entreprise
concernant ses actifs à long terme. Il s'agit des flux de trésorerie liés à l'acquisition
(décaissements) et à la cession (encaissements) d'immobilisations. Par exemple, l'achat
d'une nouvelle machine ou d'un bâtiment représente un décaissement important, tandis
que la vente d'un ancien équipement génère un encaissement. L'analyse de ces flux permet
de comprendre si l'entreprise est en phase d'expansion (investissements importants) ou de
désinvestissement.
13. Comment décrire le cycle de financement du Tableau des Flux de
Trésorerie ?
Le cycle de financement dans le TFT met en lumière la manière dont l'entreprise obtient et
rembourse ses capitaux. Il inclut les flux de trésorerie provenant des émissions d'actions ou
d'obligations (encaissements), des remboursements d'emprunts (décaissements), et des
distributions de dividendes (décaissements). Ces flux sont cruciaux pour évaluer la
structure de financement de l'entreprise et sa politique de distribution de bénéfices. Un flux
de financement positif peut indiquer que l'entreprise lève des fonds, tandis qu'un flux
négatif peut signifier qu'elle rembourse ses dettes ou distribue des dividendes.

Références
[1] Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[2] Code Général de Normalisation Comptable (CGNC)
[3] Les Tableaux de Flux de Trésorerie (TFT) : Pilier négligé ... - ESCA

Partie 4 : Liens entre les États Financiers


Les trois états financiers fondamentaux – le Compte de Résultat, le Bilan et le Tableau des
Flux de Trésorerie – ne sont pas des documents isolés. Ils sont interconnectés et se
complètent mutuellement pour offrir une vue d’ensemble de la santé financière et de la
performance d’une entreprise. Comprendre ces liens est crucial pour une analyse
financière pertinente.
14. Quels sont les liens entre le Compte de Résultat et les autres états
financiers ?
Le Compte de Résultat est le point de départ de l’analyse de la performance et est
étroitement lié aux autres états financiers :
• Lien avec le Bilan : Le lien le plus direct est le résultat net de l’exercice. Ce résultat
(bénéfice ou perte) est transféré au Bilan et vient augmenter ou diminuer les capitaux
propres de l’entreprise. Un bénéfice augmente les capitaux propres (via les réserves
ou le report à nouveau), tandis qu’une perte les diminue. De plus, certaines charges du
Compte de Résultat, comme les dotations aux amortissements et provisions, ont un
impact sur la valeur des actifs et passifs du Bilan.
• Lien avec le Tableau des Flux de Trésorerie : Le résultat net du Compte de Résultat est
souvent le point de départ pour le calcul des flux de trésorerie liés aux activités
d’exploitation dans le TFT (méthode indirecte). Des ajustements sont ensuite effectués
pour tenir compte des éléments non monétaires (amortissements, provisions) et des
variations du besoin en fonds de roulement (BFR), qui sont eux-mêmes dérivés des
postes du Bilan. En substance, le Compte de Résultat indique la rentabilité, et le TFT
montre comment cette rentabilité se traduit en liquidités.
15. Quels sont les liens entre le Tableau des Flux de Trésorerie et les
autres états financiers ?
Le Tableau des Flux de Trésorerie est le reflet des mouvements de trésorerie générés par les
activités opérationnelles, d’investissement et de financement, et il est intrinsèquement lié
au Bilan et au Compte de Résultat :
• Lien avec le Bilan : La variation nette de trésorerie calculée dans le TFT correspond à la
différence entre la trésorerie de clôture et la trésorerie d’ouverture figurant au Bilan.
Les flux d’investissement du TFT reflètent les acquisitions et cessions
d’immobilisations qui modifient les postes d’actifs du Bilan. Les flux de financement,
quant à eux, expliquent les variations des capitaux propres et des dettes financières au
passif du Bilan (par exemple, les émissions ou remboursements d’emprunts, les
augmentations de capital).
• Lien avec le Compte de Résultat : Comme mentionné précédemment, le résultat net
du Compte de Résultat est le point de départ du calcul des flux d’exploitation. Le TFT
permet de comprendre pourquoi un bénéfice important ne se traduit pas toujours par
une trésorerie abondante (par exemple, en raison d’une augmentation significative du
BFR ou d’investissements importants).
16. Quels sont les liens entre le Bilan et les autres états financiers ?
Le Bilan est une photographie de la situation financière à un instant T, mais il est
constamment mis à jour par les informations provenant du Compte de Résultat et du
Tableau des Flux de Trésorerie :
• Lien avec le Compte de Résultat : Le résultat net du Compte de Résultat est
directement intégré aux capitaux propres du Bilan. Les amortissements et provisions
passés en charges au Compte de Résultat viennent réduire la valeur nette des actifs ou
augmenter les passifs au Bilan.
• Lien avec le Tableau des Flux de Trésorerie : La trésorerie finale du TFT devient le
poste de trésorerie au Bilan de clôture. Les flux d’investissement et de financement du
TFT expliquent les variations des postes d’actifs immobilisés, de capitaux propres et
de dettes financières au Bilan. En somme, le Bilan est le résultat cumulé des activités
passées, dont les impacts sont détaillés dans le Compte de Résultat (performance) et le
Tableau des Flux de Trésorerie (liquidité).
17. Quel est l’impact d’une augmentation des D&A sur les 3 états
financiers ?
Les Dotations aux Amortissements et Provisions (D&A) sont des charges non monétaires qui
ont un impact sur les trois états financiers :
• Compte de Résultat : Une augmentation des D&A entraîne une augmentation des
charges d’exploitation (ou non courantes, selon la nature de l’actif), ce qui réduit le
résultat d’exploitation et, par conséquent, le résultat net. Cela diminue également
l’assiette de l’impôt, réduisant ainsi l’impôt sur les sociétés.
• Bilan : Les D&A augmentent les amortissements cumulés et les provisions, ce qui réduit
la valeur nette comptable des actifs concernés (immobilisations) ou augmente les
passifs (provisions). Cela diminue donc la valeur de l’actif au Bilan.
• Tableau des Flux de Trésorerie : Les D&A sont des charges qui ne génèrent pas de
sortie de trésorerie. Par conséquent, lors du calcul des flux de trésorerie d’exploitation
(méthode indirecte), l’augmentation des D&A est réintégrée au résultat net, ce qui a
pour effet d’augmenter les flux de trésorerie d’exploitation. Cela est logique car, bien
que le résultat net diminue, l’entreprise n’a pas décaissé d’argent pour ces charges.
18. Quel est l’impact d’une augmentation des stocks sur les 3 états
financiers ?
Une augmentation des stocks a des répercussions sur les trois états financiers :
• Compte de Résultat : L’impact direct n’est pas immédiat sur les charges
d’exploitation. Cependant, une augmentation des stocks peut indiquer une baisse des
ventes ou une production excessive, ce qui pourrait à terme affecter les produits et donc
le résultat. Indirectement, une augmentation des stocks peut entraîner des coûts de
stockage supplémentaires (charges).
• Bilan : Une augmentation des stocks se traduit par une augmentation du poste « Stocks
» à l’actif circulant du Bilan. Cela signifie que l’entreprise a plus de biens en magasin,
ce qui peut être positif si cela anticipe une forte demande, ou négatif si cela résulte
d’une mévente.
• Tableau des Flux de Trésorerie : Une augmentation des stocks représente une
utilisation de trésorerie. Pour acquérir ces stocks, l’entreprise a dû décaisser de
l’argent (achats). Par conséquent, dans le calcul des flux de trésorerie d’exploitation
(méthode indirecte), une augmentation des stocks entraîne une diminution des flux de
trésorerie d’exploitation.
19. Quel est l’impact du versement d’un dividende sur les 3 états
financiers ?
Le versement d’un dividende a un impact sur le Bilan et le Tableau des Flux de Trésorerie,
mais pas directement sur le Compte de Résultat :
• Compte de Résultat : Le versement de dividendes n’apparaît pas dans le Compte de
Résultat car il s’agit d’une affectation du résultat net de l’exercice précédent ou des
réserves, et non d’une charge d’exploitation ou financière de l’exercice en cours.
• Bilan : Le versement de dividendes entraîne une diminution des capitaux propres (plus
précisément du report à nouveau ou des réserves) et une diminution de la trésorerie
(actif) ou une augmentation des dettes (dettes envers les actionnaires si le dividende
n’est pas encore payé). L’équilibre du Bilan est maintenu par la diminution
simultanée de l’actif (trésorerie) et du passif (capitaux propres ou dettes).
• Tableau des Flux de Trésorerie : Le versement de dividendes est classé comme un
décaissement dans les flux de trésorerie liés aux activités de financement. Cela réduit la
trésorerie disponible de l’entreprise.
20. Quel est l’impact de l’achat d’une machine sur les 3 états
financiers ?
L’achat d’une machine, étant un investissement, a un impact sur les trois états financiers
:
• Compte de Résultat : L’achat de la machine en lui-même n’est pas une charge
directe. Cependant, la machine sera amortie sur sa durée d’utilisation. Les dotations
aux amortissements annuelles de cette machine seront enregistrées comme des
charges d’exploitation, réduisant ainsi le résultat net du Compte de Résultat au fil des
ans.
• Bilan : L’achat de la machine augmente le poste « Immobilisations corporelles » à
l’actif immobilisé du Bilan. En contrepartie, il y a une diminution de la trésorerie (actif)
ou une augmentation des dettes (passif) si l’achat est financé par emprunt.
L’équilibre du Bilan est maintenu.
• Tableau des Flux de Trésorerie : L’achat de la machine est un décaissement
important classé dans les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement. Cela
réduit la trésorerie disponible de l’entreprise.

Références
[1] Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[2] Code Général de Normalisation Comptable (CGNC)
[3] Les Tableaux de Flux de Trésorerie (TFT) : Pilier négligé ... - ESCA

Partie 5 : Méthodes de Consolidation


La consolidation comptable est une technique qui consiste à regrouper les comptes annuels
de plusieurs entités juridiquement indépendantes mais formant un ensemble économique
unique (un groupe). L’objectif est de présenter une image fidèle de la situation financière
et de la performance de l’ensemble du groupe, comme s’il s’agissait d’une seule
entité. Au Maroc, les règles de consolidation sont principalement régies par la loi 9-88
relative aux obligations comptables des commerçants et les normes comptables
marocaines, qui s’inspirent en partie des normes internationales (IFRS) pour les groupes
cotés ou de grande taille.
21. Quelles sont les 3 méthodes de consolidation comptable ?
Il existe trois principales méthodes de consolidation, dont le choix dépend du degré de
contrôle ou d’influence exercé par la société mère sur ses filiales ou participations :
1. L’intégration globale : Utilisée lorsque la société mère exerce un contrôle exclusif sur
la filiale.
2. La mise en équivalence : Appliquée lorsque la société mère exerce une influence
notable sur la participation, sans en avoir le contrôle exclusif.
3. L’intégration proportionnelle : Employée lorsque la société mère exerce un contrôle
conjoint avec un ou plusieurs autres actionnaires.
22. Qu’est-ce que l’intégration globale ?
L’intégration globale est la méthode de consolidation la plus complète. Elle est appliquée
lorsque la société mère détient un contrôle exclusif sur une filiale, c’est-à-dire qu’elle a le
pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles de la filfiliale. Ce contrôle est
généralement présumé lorsque la société mère détient plus de 50% des droits de vote de la
filiale, mais il peut exister même avec une participation inférieure si d’autres facteurs
(accords, droits statutaires) confèrent ce contrôle.
Avec l’intégration globale :
• Bilan : L’ensemble des actifs et passifs de la filiale sont intégrés à 100% dans le bilan
consolidé de la société mère. Une ligne « Intérêts minoritaires » ou « Intérêts ne donnant
pas le contrôle » est créée au passif pour représenter la part des capitaux propres de la
filiale qui n’appartient pas à la société mère.
• Compte de Résultat : L’ensemble des produits et charges de la filiale sont intégrés à
100% dans le compte de résultat consolidé. Une ligne « Part des intérêts minoritaires
dans le résultat » est déduite pour attribuer aux minoritaires la part du résultat qui leur
revient.
• Élimination des opérations réciproques : Toutes les transactions internes au groupe
(ventes, dettes, créances entre la mère et la filiale) sont éliminées pour éviter les
doubles comptes et présenter une image fidèle des flux externes au groupe.
23. Qu’est-ce que la mise en équivalence ?
La mise en équivalence est utilisée lorsque la société mère exerce une influence notable sur
une participation, sans en avoir le contrôle exclusif. L’influence notable est généralement
présumée lorsque la société mère détient entre 20% et 50% des droits de vote de la
participation, ou si elle a une représentation au conseil d’administration, une participation
aux décisions stratégiques, etc.
Avec la mise en équivalence :
• Bilan : La participation est inscrite à l’actif du bilan consolidé pour sa quote-part dans
les capitaux propres de la société mise en équivalence, ajustée des écarts
d’acquisition et des variations de capitaux propres depuis l’acquisition. Les actifs et
passifs de la participation ne sont pas intégrés ligne par ligne.
• Compte de Résultat : La quote-part de la société mère dans le résultat net de la
participation est inscrite sur une seule ligne du compte de résultat consolidé,
généralement après le résultat d’exploitation. Les produits et charges de la
participation ne sont pas intégrés ligne par ligne.
Cette méthode reflète l’impact de la participation sur le résultat et les capitaux propres du
groupe, sans pour autant consolider l’ensemble de ses comptes.
24. Qu’est-ce que l’intégration proportionnelle ?
L’intégration proportionnelle est appliquée lorsque la société mère exerce un contrôle
conjoint sur une entité, c’est-à-dire qu’elle partage le contrôle avec un ou plusieurs
autres actionnaires en vertu d’un accord contractuel. C’est typiquement le cas des co-
entreprises ou des joint-ventures.
Avec l’intégration proportionnelle :
• Bilan : La société mère intègre dans son bilan consolidé une quote-part des actifs et
passifs de l’entité contrôlée conjointement, proportionnellement à son pourcentage
de détention.
• Compte de Résultat : De même, la société mère intègre une quote-part des produits et
charges de l’entité contrôlée conjointement, proportionnellement à son pourcentage
de détention.
Cette méthode est moins courante que l’intégration globale ou la mise en équivalence et
tend à être remplacée par la mise en équivalence sous les normes IFRS pour les co-
entreprises.
25. Intérêts économiques vs droits de vote
La distinction entre intérêts économiques et droits de vote est fondamentale en
consolidation. Les intérêts économiques représentent la part du capital détenue par la
société mère dans une filiale ou participation, et donc sa quote-part dans les résultats et les
capitaux propres. Les droits de vote, quant à eux, confèrent le pouvoir de décision et
d’influence sur la gestion de l’entité.
• Contrôle exclusif : Généralement lié à la détention de plus de 50% des droits de vote,
mais peut exister avec moins si la société mère a le pouvoir de diriger les politiques
(contrôle de fait).
• Influence notable : Souvent associée à une détention entre 20% et 50% des droits de
vote, ou à une capacité d’influencer les décisions sans les contrôler.
• Contrôle conjoint : Résulte d’un accord contractuel de partage du contrôle,
indépendamment des pourcentages de détention.
Le choix de la méthode de consolidation (intégration globale, mise en équivalence,
intégration proportionnelle) dépend principalement du niveau de contrôle ou d’influence,
qui est souvent déterminé par les droits de vote, mais peut être influencé par d’autres
facteurs économiques ou contractuels. Les normes comptables modernes (notamment
IFRS) mettent de plus en plus l’accent sur le concept de contrôle plutôt que sur la simple
détention de droits de vote pour déterminer la méthode de consolidation appropriée.

Références
[1] Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[2] Code Général de Normalisation Comptable (CGNC)
[3] Les Tableaux de Flux de Trésorerie (TFT) : Pilier négligé ... - ESCA

Partie 6 : Pour aller plus loin


Cette section aborde des concepts financiers plus avancés et des ratios d’analyse qui sont
essentiels pour une compréhension approfondie de la performance et de la santé financière
d’une entreprise.
26. Quelle est la différence entre le ROCE et le ROE ?
Le ROCE (Return on Capital Employed) et le ROE (Return on Equity) sont deux ratios de
rentabilité importants, mais ils mesurent des aspects différents de la performance :
• ROCE (Return on Capital Employed) - Rentabilité des Capitaux Engagés :
• Définition : Le ROCE mesure la rentabilité des capitaux engagés par l’entreprise,
c’est-à-dire l’efficacité avec laquelle l’entreprise utilise l’ensemble de ses
capitaux (capitaux propres et dettes financières) pour générer du profit avant intérêts
et impôts.
• Formule : ROCE = EBIT (Résultat avant Intérêts et Impôts) / Capitaux Engagés
(Capitaux Propres + Dettes Financières Nettes)
• Interprétation : Un ROCE élevé indique que l’entreprise génère beaucoup de profit
par rapport aux capitaux qu’elle utilise. Il est utile pour évaluer la performance
opérationnelle et l’efficacité de l’allocation du capital, indépendamment de la
structure de financement.
• ROE (Return on Equity) - Rentabilité des Capitaux Propres :
• Définition : Le ROE mesure la rentabilité des capitaux propres, c’est-à-dire la
capacité de l’entreprise à générer du profit pour ses actionnaires. Il indique
combien de bénéfice net est généré pour chaque dirham de capitaux propres
investis.
• Formule : ROE = Résultat Net / Capitaux Propres
• Interprétation : Un ROE élevé est généralement favorable aux actionnaires, car il
signifie que l’entreprise est efficace pour générer des profits à partir de leurs
investissements. Cependant, un ROE très élevé peut parfois être le signe d’un
endettement excessif (effet de levier financier).
En résumé : Le ROCE évalue la rentabilité de l’ensemble des capitaux utilisés par
l’entreprise (vision opérationnelle), tandis que le ROE évalue la rentabilité spécifiquement
pour les actionnaires (vision actionnariale). Le ROCE est souvent utilisé pour comparer des
entreprises ayant des structures de financement différentes, tandis que le ROE est plus
pertinent pour les investisseurs.
27. Qu’est-ce que le BFR ?
Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) est un indicateur clé de la gestion financière
d’une entreprise. Il représente le montant de trésorerie dont une entreprise a besoin pour
financer son cycle d’exploitation, c’est-à-dire le décalage entre les décaissements
(achats, salaires) et les encaissements (ventes, règlements clients). En d’autres termes,
c’est la somme nécessaire pour couvrir les besoins de financement générés par l’activité
courante avant que les ventes ne génèrent des liquidités.
Formule de calcul :
BFR = Stocks + Créances Clients – Dettes Fournisseurs
• Stocks : Représentent une immobilisation de trésorerie (argent dépensé pour acheter
ou produire des biens qui ne sont pas encore vendus).
• Créances Clients : Représentent de l’argent qui est dû à l’entreprise mais qui n’a
pas encore été encaissé (ventes à crédit).
• Dettes Fournisseurs : Représentent une source de financement spontanée (achats à
crédit, l’entreprise utilise les fonds du fournisseur avant de le payer).
Un BFR positif signifie que l’entreprise a besoin de financer son cycle d’exploitation (ses
emplois circulants d’exploitation sont supérieurs à ses ressources circulantes
d’exploitation). Un BFR négatif (ou excédentaire) signifie que les ressources générées par
le cycle d’exploitation sont suffisantes pour financer les emplois, voire dégagent un
surplus de trésorerie.
28. Quels sont les éléments qui font varier le BFR ?
Plusieurs facteurs peuvent influencer le niveau du BFR d’une entreprise :
• Politique de gestion des stocks : Une augmentation des stocks (achat excessif,
mévente) augmente le BFR. Une gestion optimisée des stocks (juste-à-temps) le réduit.
• Délais de paiement clients : Plus les délais de paiement accordés aux clients sont
longs, plus les créances clients augmentent, et donc le BFR augmente. Une politique de
recouvrement efficace ou des paiements anticipés réduisent le BFR.
• Délais de paiement fournisseurs : Plus les délais de paiement obtenus des
fournisseurs sont longs, plus les dettes fournisseurs augmentent, et donc le BFR
diminue. C’est une source de financement spontanée.
• Volume d’activité : Une augmentation du chiffre d’affaires entraîne généralement
une augmentation proportionnelle des stocks et des créances, et donc du BFR.
• Saisonnalité de l’activité : Les entreprises ayant une activité saisonnière peuvent
connaître des variations importantes de leur BFR au cours de l’année.
• Nature de l’activité : Certaines industries (ex: distribution) ont un BFR élevé en raison
de stocks importants, tandis que d’autres (ex: services) ont un BFR faible voire négatif.
29. Quels sont les ratios d’analyse financière autour du BFR ?
Plusieurs ratios permettent d’analyser le BFR et sa gestion :
• Ratio de rotation des stocks : Mesure la rapidité avec laquelle les stocks sont vendus.
Un ratio élevé indique une bonne gestion des stocks.
• Formule : Coût des ventes / Stock moyen
• Délai moyen de recouvrement des créances clients (DSO - Days Sales Outstanding) :
Mesure le nombre de jours en moyenne pour encaisser les créances clients. Un DSO
faible est préférable.
• Formule : (Créances clients moyennes / Chiffre d’affaires TTC) x 365
• Délai moyen de paiement des dettes fournisseurs (DPO - Days Payable
Outstanding) : Mesure le nombre de jours en moyenne pour payer les fournisseurs. Un
DPO élevé est favorable à l’entreprise (financement spontané).
• Formule : (Dettes fournisseurs moyennes / Achats TTC) x 365
• Ratio de couverture du BFR par le Fonds de Roulement Net Global (FRNG) : Le FRNG
est l’excédent des ressources stables sur les emplois stables. Il doit idéalement couvrir
le BFR. Si FRNG > BFR, l’entreprise dégage un excédent de trésorerie. Si FRNG < BFR,
l’entreprise a un besoin de financement à court terme.
30. Qu’est-ce que le goodwill ?
Le Goodwill, ou survaleur, est un actif incorporel qui apparaît au bilan d’une entreprise
lorsqu’elle acquiert une autre entreprise pour un prix supérieur à la juste valeur de ses
actifs nets identifiables (actifs – passifs). Il représente la valeur des éléments immatériels
non identifiables et non comptabilisés séparément qui contribuent à la performance future
de l’entreprise acquise. Ces éléments peuvent inclure :
• La réputation de la marque
• La clientèle et les relations clients
• Le savoir-faire et la technologie non brevetée
• La qualité du management et du personnel
• Les synergies attendues de l’acquisition
Calcul du Goodwill :
Goodwill = Prix d’acquisition – Juste valeur des actifs nets identifiables de l’entreprise
acquise
Le goodwill n’est pas amorti mais est soumis à un test de dépréciation (impairment test)
au moins une fois par an. Si la valeur recouvrable du goodwill est inférieure à sa valeur
comptable, une dépréciation est constatée, ce qui réduit sa valeur au bilan et impacte le
compte de résultat.
31. Quelle est la différence entre l’amortissement et la dépréciation ?
L’amortissement et la dépréciation sont deux mécanismes comptables qui réduisent la
valeur des actifs, mais ils répondent à des objectifs différents :
• Amortissement :
• Définition : L’amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur
irréversible et prévisible d’un actif due à l’usure, au temps, à l’obsolescence
technique ou à l’usage. Il s’agit d’une répartition systématique du coût d’un
actif sur sa durée d’utilité.
• Objectif : Répartir le coût d’acquisition d’un actif sur sa durée de vie utile et
refléter sa consommation progressive. C’est une charge calculée de manière
planifiée.
• Actifs concernés : Immobilisations corporelles (machines, bâtiments) et
incorporelles (brevets, logiciels) ayant une durée de vie limitée.
• Impact : Réduit la valeur nette comptable de l’actif au bilan et constitue une charge
au compte de résultat.
• Dépréciation (ou provision pour dépréciation) :
• Définition : La dépréciation est la constatation d’une perte de valeur d’un actif qui
n’est pas irréversiblement et systématiquement liée à l’usage ou au temps, mais
qui résulte d’un événement imprévu ou d’une situation particulière (baisse du
marché, dommage, obsolescence soudaine). Elle est constatée lorsque la valeur
recouvrable d’un actif devient inférieure à sa valeur comptable.
• Objectif : Ajuster la valeur comptable d’un actif à sa valeur réelle (valeur
recouvrable) lorsque celle-ci est inférieure, en application du principe de prudence.
• Actifs concernés : Tous types d’actifs (immobilisations, stocks, créances, goodwill)
dont la valeur peut être altérée par un événement exceptionnel.
• Impact : Réduit la valeur de l’actif au bilan et constitue une charge exceptionnelle
au compte de résultat. La dépréciation est réversible si la valeur de l’actif remonte.
En résumé : L’amortissement est une charge régulière et prévisible liée à l’usure
normale, tandis que la dépréciation est une charge exceptionnelle et imprévisible liée à une
perte de valeur avérée.
32. Quelle est la différence entre l’impôt exigible et l’impôt différé ?
(deferred taxes)
La distinction entre impôt exigible et impôt différé est cruciale en comptabilité, notamment
pour les entreprises appliquant les normes IFRS ou ayant des différences temporaires entre
le résultat comptable et le résultat fiscal.
• Impôt exigible (Current Tax) :
• Définition : C’est le montant de l’impôt sur les sociétés (IS) dû et payable à
l’administration fiscale pour l’exercice en cours. Il est calculé sur le résultat fiscal
de l’entreprise, après application des règles fiscales en vigueur.
• Nature : C’est une dette certaine et liquide envers l’État.
• Impact : Il est enregistré comme une charge au compte de résultat et comme une
dette au bilan.
• Impôt différé (Deferred Tax) :
• Définition : L’impôt différé résulte des différences temporaires entre la valeur
comptable des actifs et passifs (selon les normes comptables) et leur base fiscale
(selon les règles fiscales). Ces différences temporaires s’annuleront dans le futur,
entraînant des impacts fiscaux futurs.
• Types :
• Actif d’impôt différé : Représente un montant d’impôt qui sera récupérable
dans le futur. Il apparaît lorsque le résultat fiscal est temporairement supérieur au
résultat comptable, ou en cas de déficits fiscaux reportables.
• Passif d’impôt différé : Représente un montant d’impôt qui sera payable dans
le futur. Il apparaît lorsque le résultat comptable est temporairement supérieur au
résultat fiscal (ex: amortissements comptables plus rapides que fiscaux).
• Objectif : Assurer le respect du principe de rattachement des charges et des produits
(matching principle) en comptabilisant l’impact fiscal des opérations au moment
où elles sont reconnues comptablement, même si l’impôt réel sera payé ou
récupéré plus tard.
• Impact : Les impôts différés sont enregistrés au bilan (actif ou passif) et leurs
variations sont passées en charge ou en produit au compte de résultat.
En résumé : L’impôt exigible est l’impôt actuel dû à l’État, tandis que l’impôt différé
est une anticipation des impacts fiscaux futurs liés aux différences temporaires entre la
comptabilité et la fiscalité.
33. Impôt différé : Cas pratiques
Pour mieux comprendre l’impôt différé, prenons quelques exemples :
Cas pratique 1 : Amortissements dégressifs (fiscal) vs linéaires (comptable)
Une entreprise achète une machine pour 100 000 DH. Fiscalement, elle peut l’amortir sur 5
ans en dégressif, tandis que comptablement, elle l’amortit sur 5 ans en linéaire.
• Année 1 :
• Amortissement fiscal (dégressif) > Amortissement comptable (linéaire)
• Résultat fiscal < Résultat comptable (temporairement)
• L’impôt exigible est plus faible que si l’on avait utilisé l’amortissement linéaire. Il
y a donc un actif d’impôt différé (l’entreprise paie moins d’impôt aujourd’hui,
mais paiera plus demain).
• Années suivantes :
• Amortissement fiscal (dégressif) < Amortissement comptable (linéaire)
• Résultat fiscal > Résultat comptable (temporairement)
• L’actif d’impôt différé se résorbe progressivement, car l’entreprise paie plus
d’impôt que si elle avait utilisé l’amortissement linéaire.
Cas pratique 2 : Provisions non déductibles fiscalement
Une entreprise constitue une provision pour litige de 50 000 DH. Comptablement, c’est
une charge. Fiscalement, cette provision n’est pas déductible tant que le litige n’est pas
certain et évaluable.
• Année de constitution de la provision :
• Résultat comptable < Résultat fiscal (temporairement, car la charge comptable n’est
pas déductible fiscalement)
• L’impôt exigible est plus élevé. Il y a donc un actif d’impôt différé (l’entreprise
paie plus d’impôt aujourd’hui, mais pourra déduire cette charge plus tard).
• Année de réalisation du litige (si la provision devient déductible) :
• L’actif d’impôt différé se résorbe, car la charge devient déductible fiscalement.
Ces cas illustrent comment les impôts différés permettent de lisser l’impact fiscal des
différences temporaires entre les règles comptables et fiscales, assurant ainsi une meilleure
image fidèle de la performance économique de l’entreprise.
34. Quelles sont les composantes des capitaux propres ?
Les capitaux propres représentent la partie du passif du bilan qui appartient aux
propriétaires de l’entreprise (actionnaires ou associés). Ils sont constitués de plusieurs
éléments :
• Capital social : C’est le montant des apports effectués par les associés ou actionnaires
lors de la création de l’entreprise ou lors d’augmentations de capital. Il est divisé en
actions ou parts sociales.
• Primes d’émission, de fusion, d’apport : Ce sont des suppléments d’apport
versés par les actionnaires au-delà de la valeur nominale des actions lors d’émissions
de titres, de fusions ou d’apports.
• Écarts de réévaluation : Ils proviennent de la réévaluation d’actifs (immobilisations)
conformément à la réglementation. Ils représentent la plus-value latente constatée
mais non encore réalisée.
• Réserves : Ce sont les bénéfices des exercices antérieurs qui n’ont pas été distribués
aux actionnaires et qui ont été mis en réserve. On distingue :
• Réserve légale : Obligatoire, elle est constituée par une fraction du bénéfice net
jusqu’à un certain pourcentage du capital social.
• Réserves statutaires : Prévues par les statuts de l’entreprise.
• Réserves facultatives : Décidées par l’assemblée générale des actionnaires.
• Report à nouveau : C’est la partie du bénéfice (ou de la perte) de l’exercice
précédent qui n’a pas été affectée (ni distribuée, ni mise en réserve). Il peut être positif
(bénéfice reporté) ou négatif (perte reportée).
• Résultat net de l’exercice : C’est le bénéfice ou la perte réalisée au cours de
l’exercice comptable en cours. Il vient augmenter (bénéfice) ou diminuer (perte) les
capitaux propres.
Les capitaux propres sont une ressource stable et permanente pour l’entreprise, finançant
une partie de ses actifs et servant de garantie aux créanciers.
35. Qu’est-ce que la prime d’émission ?
La prime d’émission est la différence entre le prix d’émission d’une nouvelle action
(prix payé par l’investisseur) et sa valeur nominale. Elle est versée par les nouveaux
actionnaires ou par les actionnaires existants lors d’une augmentation de capital.
Exemple : Si une entreprise émet de nouvelles actions d’une valeur nominale de 10 DH
chacune, mais les vend à 15 DH l’action, la prime d’émission est de 5 DH par action (15
DH - 10 DH). Ce montant de 5 DH est enregistré dans un compte de capitaux propres
spécifique appelé « Prime d’émission ».
Raison d’être : La prime d’émission permet de préserver les droits des anciens
actionnaires. Si de nouvelles actions étaient émises à leur valeur nominale alors que
l’entreprise a accumulé des réserves et a une valeur réelle supérieure à sa valeur
nominale, les anciens actionnaires verraient leur part des réserves diluée. La prime
d’émission compense cette dilution et permet aux nouveaux actionnaires de contribuer à
la valeur réelle de l’entreprise.
36. Quelle est la différence entre la liquidité et la solvabilité ?
La liquidité et la solvabilité sont deux concepts fondamentaux de l’analyse financière qui
évaluent la capacité d’une entreprise à faire face à ses engagements, mais à des horizons
différents :
• Liquidité :
• Définition : La liquidité mesure la capacité d’une entreprise à faire face à ses dettes
à court terme (échéances inférieures à un an) en utilisant ses actifs les plus
facilement convertibles en trésorerie (actifs circulants).
• Horizon : Court terme.
• Indicateurs : Ratios de liquidité (ratio de liquidité générale, ratio de liquidité réduite,
ratio de liquidité immédiate), Tableau des Flux de Trésorerie.
• Objectif : S’assurer que l’entreprise dispose de suffisamment de fonds pour payer
ses fournisseurs, ses salaires, ses impôts, etc., au fur et à mesure qu’ils deviennent
exigibles.
• Solvabilité :
• Définition : La solvabilité mesure la capacité d’une entreprise à faire face à
l’ensemble de ses dettes (à court et long terme) en réalisant l’ensemble de ses
actifs. Elle évalue la structure financière de l’entreprise et sa capacité à survivre à
long terme.
• Horizon : Long terme.
• Indicateurs : Ratios de solvabilité (ratio d’endettement, ratio d’autonomie
financière), analyse du Bilan (structure des capitaux propres et des dettes).
• Objectif : S’assurer que l’entreprise a une structure financière saine et qu’elle ne
risque pas la faillite à long terme, même en cas de liquidation de ses actifs.
En résumé : Une entreprise peut être liquide mais non solvable (elle peut payer ses dettes à
court terme mais est trop endettée à long terme), ou solvable mais non liquide (elle a
beaucoup d’actifs mais pas assez de trésorerie immédiate pour payer ses dettes
courantes). Les deux concepts sont complémentaires pour une évaluation complète de la
santé financière.
37. Quels sont les principaux types de provisions ?
Les provisions sont des passifs dont l’échéance ou le montant est incertain. Elles sont
constituées pour couvrir des charges ou des risques probables mais non encore certains. Au
Maroc, les provisions sont régies par le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC).
Les principaux types de provisions sont :
• Provisions pour risques et charges : Elles sont destinées à couvrir des risques ou des
charges dont la réalisation est probable mais incertaine quant à son montant ou à sa
date. Exemples :
• Provisions pour litiges : Pour couvrir les coûts potentiels liés à un procès en cours.
• Provisions pour garanties données aux clients : Pour couvrir les coûts de
réparation ou de remplacement de produits vendus sous garantie.
• Provisions pour restructuration : Pour couvrir les coûts liés à un plan de
réorganisation (licenciements, fermeture de sites).
• Provisions pour gros entretiens et grandes révisions : Pour couvrir les coûts futurs
de maintenance importante d’immobilisations.
• Provisions pour dépréciation d’actifs : Elles sont constituées pour constater une
perte de valeur probable et non irréversible d’un actif. Elles ajustent la valeur
comptable de l’actif à sa valeur réelle. Exemples :
• Provisions pour dépréciation des stocks : Lorsque la valeur de marché des stocks
est inférieure à leur coût d’acquisition.
• Provisions pour dépréciation des créances clients : Lorsque le recouvrement
d’une créance est incertain (client en difficulté).
• Provisions pour dépréciation des titres de participation : Lorsque la valeur des
titres détenus dans d’autres sociétés diminue.
Les provisions sont des charges au compte de résultat et apparaissent au passif du bilan.
Elles sont importantes pour respecter le principe de prudence en comptabilité.
38. Comment rembourser un emprunt ?
Le remboursement d’un emprunt se fait généralement selon un tableau
d’amortissement qui détaille les échéances de remboursement. Chaque échéance est
composée de deux parties :
1. Le capital remboursé : C’est la partie de l’emprunt initial qui est remboursée.
2. Les intérêts : C’est la rémunération du prêteur pour le capital prêté.
Il existe plusieurs méthodes de remboursement, les plus courantes étant :
• Amortissement constant du capital : Le montant du capital remboursé est le même à
chaque échéance. Les intérêts diminuent au fur et à mesure que le capital restant dû
diminue, ce qui entraîne des annuités (capital + intérêts) dégressives.
• Annuités constantes : Le montant total de l’échéance (capital + intérêts) est le même
à chaque période. Au début, la part des intérêts est plus importante et la part du capital
remboursé est faible. Au fur et à mesure, la part des intérêts diminue et la part du
capital remboursé augmente.
• In fine : Le capital est remboursé en une seule fois à la fin de la période, et seuls les
intérêts sont payés périodiquement.
Le choix de la méthode dépend des conditions négociées avec le prêteur et de la capacité
de remboursement de l’entreprise.
39. Comment rembourser un emprunt ? (exemples)
Exemple 1 : Amortissement constant du capital
Emprunt de 100 000 DH sur 5 ans, taux d’intérêt annuel de 5%, amortissement constant.
• Capital remboursé par an : 100 000 / 5 = 20 000 DH

Année Capital
dû début
restant Intérêts
(5%)
Capital
remboursé Annuité Capital
restant dû fin
1 100 000 5 000 20 000 25 000 80 000
2 80 000 4 000 20 000 24 000 60 000
3 60 000 3 000 20 000 23 000 40 000
4 40 000 2 000 20 000 22 000 20 000
5 20 000 1 000 20 000 21 000 0
Exemple 2 : Annuités constantes
Emprunt de 100 000 DH sur 5 ans, taux d’intérêt annuel de 5%, annuités constantes.
• Calcul de l’annuité constante (formule complexe, souvent via tableur ou calculatrice
financière) : environ 23 097,48 DH
Capital Intérêts Amortissement Capital
Année restant dû (5%) capital Annuité restant dû
début fin
1 100 000 5 000 18 097,48 23 81 902,52
097,48
2 81 902,52 4 095,13 19 002,35 23 62 900,17
097,48
3 62 900,17 3 145,01 19 952,47 23 42 947,70
097,48
4 42 947,70 2 147,38 20 950,10 23 21 997,60
097,48
5 21 997,60 1 099,88 21 997,60 23 0
097,48
Ces exemples montrent comment la composition de l’annuité varie selon la méthode de
remboursement, ce qui a des implications sur la trésorerie et le compte de résultat (charge
d’intérêts).
40. Quelle est la différence entre l’EBITDA et l’EBE ?
L’EBITDA et l’EBE sont deux indicateurs de performance opérationnelle qui mesurent la
richesse générée par l’activité principale de l’entreprise, avant prise en compte de
certains éléments. Ils sont très proches mais diffèrent par leur périmètre :
• EBE (Excédent Brut d’Exploitation) :
• Définition : L’EBE est un solde intermédiaire de gestion (SIG) qui mesure la richesse
dégagée par l’activité d’exploitation courante de l’entreprise, avant prise en
compte des dotations aux amortissements et provisions, des charges et produits
financiers, et de l’impôt. C’est un indicateur de la performance purement
opérationnelle, indépendamment de la politique d’investissement
(amortissements) et de financement (intérêts).
• Calcul : EBE = Produits d’exploitation – Charges d’exploitation (hors dotations aux
amortissements et provisions d’exploitation)
• Spécificité : C’est un concept issu de la comptabilité française et marocaine
(PCGM).
• EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization) :
• Définition : L’EBITDA est un indicateur anglo-saxon qui mesure également la
performance opérationnelle brute de l’entreprise, avant intérêts, impôts, dotations
aux amortissements et provisions. Il est très similaire à l’EBE.
• Calcul : EBITDA = Résultat Net + Charges Financières + Impôts + Dotations aux
Amortissements et Provisions
• Spécificité : Il est largement utilisé dans le monde de la finance internationale et par
les analystes financiers pour comparer la performance opérationnelle d’entreprises
de différents pays, car il neutralise les différences liées aux politiques
d’amortissement, aux structures de financement et aux régimes fiscaux.
En résumé : L’EBE et l’EBITDA sont des indicateurs très proches. La principale différence
réside dans leur origine (PCGM vs normes internationales) et dans le fait que l’EBITDA est
souvent calculé à partir du résultat net en réintégrant les éléments non opérationnels et non
monétaires, tandis que l’EBE est un solde intermédiaire de gestion calculé à partir des
produits et charges d’exploitation. Dans la pratique, pour une entreprise marocaine,
l’EBE est l’indicateur le plus directement accessible via les états financiers légaux, tandis
que l’EBITDA est souvent calculé pour des besoins d’analyse financière internationale.
41. Comment l’entreprise peut-elle céder les créances clients ?
(escompte, affacturage et titrisation)
Pour améliorer sa trésorerie et réduire le risque d’impayés, une entreprise peut céder ses
créances clients à des tiers. Les principales méthodes sont :
• Escompte :
• Définition : L’entreprise cède ses effets de commerce (lettres de change, billets à
ordre) à sa banque avant leur échéance. La banque avance le montant de la créance,
déduction faite des agios (intérêts et commissions).
• Mécanisme : La banque crédite le compte de l’entreprise du montant de la créance
moins les agios. En cas d’impayé à l’échéance, la banque se retourne contre
l’entreprise (sauf si l’escompte est sans recours, ce qui est rare).
• Avantages : Accès rapide à la trésorerie, gestion simplifiée des encaissements.
• Inconvénients : Coût des agios, risque de retour des impayés.
• Affacturage (Factoring) :
• Définition : L’entreprise transfère la gestion et le recouvrement de l’ensemble de
ses créances clients à une société d’affacturage (factor). Le factor avance une partie
du montant des créances (généralement 80% à 90%) et se charge du recouvrement.
Le solde est versé une fois les créances encaissées, déduction faite des commissions.
• Mécanisme : Le factor prend en charge le risque d’impayé (sauf si l’affacturage est
sans garantie, ce qui est plus coûteux). L’entreprise n’a plus à gérer le poste
clients.
• Avantages : Amélioration immédiate de la trésorerie, externalisation du risque
d’impayé et de la gestion du poste clients, réduction des coûts de recouvrement.
• Inconvénients : Coût élevé (commissions et frais financiers), perte de la relation
directe avec les clients pour le recouvrement.
• Titrisation des créances :
• Définition : C’est une opération financière complexe par laquelle des créances
(souvent un portefeuille de créances homogènes) sont regroupées et transformées
en titres financiers (obligations) qui sont ensuite vendus à des investisseurs sur les
marchés financiers.
• Mécanisme : L’entreprise cède ses créances à une entité ad hoc (véhicule de
titrisation) qui émet des titres adossés à ces créances. Les fonds levés par la vente
des titres sont reversés à l’entreprise.
• Avantages : Accès à des sources de financement diversifiées, amélioration de la
liquidité, transfert du risque de crédit aux investisseurs, optimisation du bilan.
• Inconvénients : Coût élevé de mise en place, complexité de l’opération, nécessite
un volume important de créances.
Ces méthodes offrent des solutions de financement alternatives pour les entreprises, leur
permettant d’optimiser leur gestion de trésorerie et de réduire les risques liés aux
créances clients.
42. Quels sont les différents impacts de la réforme IFRS 16 ? (compte de
résultat, bilan, valorisation)
La norme IFRS 16, entrée en vigueur le 1er janvier 2019, a profondément modifié la
comptabilisation des contrats de location (leasing). Avant IFRS 16, la plupart des contrats de
location simple (operating leases) n’apparaissaient pas au bilan des preneurs (locataires).
Avec IFRS 16, la quasi-totalité des contrats de location sont désormais traités comme des
contrats de location-financement, ce qui a des impacts majeurs sur les états financiers :
• Impact sur le Bilan :
• Actif : Le preneur doit reconnaître un « droit d’utilisation » de l’actif loué (Right-of-
Use asset) à l’actif du bilan. Ce droit d’utilisation est amorti sur la durée du
contrat.
• Passif : Le preneur doit reconnaître une « dette de location » (Lease Liability) au
passif du bilan, représentant la valeur actualisée des paiements de loyers futurs.
• Conséquence : Augmentation significative de la taille du bilan (actifs et passifs), ce
qui peut impacter les ratios financiers (endettement, solvabilité).
• Impact sur le Compte de Résultat :
• Avant IFRS 16 : Les loyers étaient enregistrés comme une charge d’exploitation.
• Avec IFRS 16 : La charge de loyer est remplacée par deux charges :
• Une charge d’amortissement du droit d’utilisation (charge d’exploitation).
• Une charge d’intérêts sur la dette de location (charge financière).
• Conséquence : Diminution du résultat d’exploitation (EBIT) et augmentation des
charges financières. L’EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and
Amortization) est amélioré car les loyers (qui étaient une charge d’exploitation)
sont remplacés par des amortissements et des intérêts, qui sont exclus du calcul de
l’EBITDA. L’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) est également impacté
positivement.
• Impact sur la Valorisation :
• Augmentation de l’endettement : La reconnaissance de la dette de location
augmente l’endettement apparent de l’entreprise, ce qui peut rendre
l’entreprise moins attractive pour les prêteurs ou les investisseurs qui se basent sur
les ratios d’endettement.
• Comparabilité : Améliore la comparabilité entre les entreprises qui louent leurs
actifs et celles qui les achètent, car les engagements liés aux locations sont
désormais visibles au bilan.
• Modèles de valorisation : Les modèles de valorisation basés sur l’EBITDA ou le
résultat d’exploitation doivent être ajustés pour tenir compte de la nouvelle
structure des charges.
En somme, IFRS 16 vise à améliorer la transparence et la comparabilité des états financiers
en rendant visibles les engagements liés aux contrats de location, mais elle a des
conséquences importantes sur les ratios financiers et l’analyse de la performance.
43. Qu’est-ce que le crédit-bail ?
Le crédit-bail, ou leasing, est une opération de financement par laquelle une entreprise (le
preneur ou locataire) loue un bien (matériel, immobilier, véhicule) à un établissement
financier (le bailleur ou crédit-bailleur) pour une durée déterminée, avec une option
d’achat à la fin du contrat. C’est une alternative à l’achat direct ou à l’emprunt
bancaire.
Caractéristiques principales :
• Location avec option d’achat : À la fin du contrat, le preneur a le choix d’acquérir le
bien pour une valeur résiduelle (généralement faible), de restituer le bien, ou de
renouveler le contrat.
• Durée : La durée du contrat est souvent proche de la durée de vie économique du bien.
• Loyers : Le preneur paie des loyers périodiques au bailleur.
• Propriété : Le bailleur reste propriétaire juridique du bien pendant toute la durée du
contrat, mais le preneur en a la jouissance et supporte les risques et charges liés à
l’utilisation.
Avantages pour le preneur :
• Financement à 100% : Pas d’apport initial nécessaire.
• Préservation de la capacité d’endettement : Avant IFRS 16, les loyers
n’apparaissaient pas au bilan, ce qui préservait les ratios d’endettement. Avec IFRS
16, la dette de location apparaît au bilan.
• Flexibilité : Possibilité d’acquérir le bien ou de le restituer.
• Fiscalité : Les loyers sont déductibles du résultat fiscal (avant IFRS 16, ou les
amortissements et intérêts après IFRS 16).
Inconvénients :
• Coût global souvent plus élevé qu’un emprunt classique.
• Le preneur supporte les risques liés au bien (entretien, assurance).
Au Maroc, le crédit-bail est une pratique courante pour le financement des investissements
des entreprises.
44. Qu’est-ce qu’une opération de sale & leaseback ?
Une opération de sale & leaseback (cession-bail) est une transaction financière par laquelle
une entreprise vend un de ses actifs (souvent immobilier) à un tiers (généralement un
établissement financier), puis le loue immédiatement à ce même tiers pour une durée
déterminée. L’entreprise devient ainsi locataire de l’actif qu’elle possédait auparavant.
Objectifs et avantages :
• Libération de liquidités : L’entreprise encaisse le prix de vente de l’actif, ce qui lui
permet de dégager des fonds importants sans perdre l’usage du bien. Ces liquidités
peuvent être utilisées pour financer d’autres investissements, réduire l’endettement,
ou renforcer le fonds de roulement.
• Optimisation du bilan : L’actif est retiré du bilan de l’entreprise, ce qui peut
améliorer certains ratios financiers (ex: ratio d’endettement si les fonds sont utilisés
pour rembourser des dettes).
• Flexibilité : L’entreprise conserve la jouissance de l’actif tout en transformant un
actif immobilisé en source de financement.
Inconvénients :
• Coût : L’entreprise paie des loyers sur le long terme, ce qui peut être plus coûteux que
de conserver la propriété de l’actif.
• Perte de propriété : L’entreprise perd la propriété de l’actif et ne bénéficie plus de
son éventuelle plus-value future.
• Impact fiscal : La plus-value de cession est imposable, et les loyers sont déductibles.
Avec l’application d’IFRS 16, les opérations de sale & leaseback sont analysées pour
déterminer si elles constituent réellement une vente (transfert de contrôle de l’actif) ou si
elles sont un simple financement. Si c’est une vente, l’entreprise reconnaît une plus ou
moins-value et comptabilise un droit d’utilisation et une dette de location. Si ce n’est pas
une vente, l’opération est traitée comme un financement garanti par l’actif.

Références
[1] Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[2] Code Général de Normalisation Comptable (CGNC)
[3] Les Tableaux de Flux de Trésorerie (TFT) : Pilier négligé ... - ESCA

Partie 7 : Exercices / Cas pratiques


Pour solidifier votre compréhension des concepts abordés, il est essentiel de mettre en
pratique vos connaissances à travers des exercices et des cas pratiques. Cette section
propose des exemples pour vous aider à appliquer les principes de la comptabilité
financière.
Exercice 1 : Impact d'une opération sur les états financiers
Une entreprise marocaine réalise l'opération suivante : Achat d'un nouveau véhicule de
livraison pour 200 000 DH, payé comptant.
Décrivez l'impact de cette opération sur les trois états financiers :
1. Compte de Résultat
2. Bilan
3. Tableau des Flux de Trésorerie
Correction Exercice 1 :
1. Compte de Résultat : L'achat du véhicule n'a pas d'impact immédiat sur le Compte de
Résultat. Cependant, le véhicule sera amorti sur sa durée d'utilisation. Les dotations
aux amortissements annuelles (charges non monétaires) réduiront le résultat net au fil
des ans.
2. Bilan :
• Actif : Augmentation du poste
« Immobilisations corporelles » (véhicule) de 200 000 DH. Diminution du poste « Trésorerie-
actif » (banque/caisse) de 200 000 DH. L’équilibre du Bilan est maintenu.
3. Tableau des Flux de Trésorerie : L’achat du véhicule est un décaissement de 200 000
DH classé dans les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement. Cela réduit la
trésorerie disponible de l’entreprise.
Exercice 2 : Analyse de l'impact d'une augmentation des créances
clients
Une entreprise constate une augmentation significative de ses créances clients à la fin de
l'exercice. Expliquez l'impact potentiel de cette augmentation sur :
1. Le BFR (Besoin en Fonds de Roulement)
2. Le Tableau des Flux de Trésorerie
3. La liquidité de l'entreprise
Correction Exercice 2 :
1. Impact sur le BFR : Une augmentation des créances clients entraîne une
augmentation du BFR. En effet, les créances clients sont un emploi de fonds (argent dû
par les clients mais non encore encaissé), et leur augmentation signifie que l'entreprise
a plus de fonds immobilisés dans son cycle d'exploitation, augmentant ainsi son besoin
de financement.
2. Impact sur le Tableau des Flux de Trésorerie : Une augmentation des créances clients
représente une utilisation de trésorerie. Dans le calcul des flux de trésorerie
d'exploitation (méthode indirecte), une augmentation des créances clients est déduite
du résultat net, ce qui a pour effet de diminuer les flux de trésorerie d'exploitation.
Cela s'explique par le fait que les ventes ont été réalisées (impact positif sur le résultat),
mais l'argent correspondant n'a pas encore été encaissé.
3. Impact sur la liquidité de l'entreprise : Une augmentation des créances clients, si elle
n'est pas compensée par d'autres sources de financement, peut réduire la liquidité de
l'entreprise. Bien que l'entreprise ait réalisé des ventes, elle ne dispose pas encore de
la trésorerie correspondante pour faire face à ses propres engagements à court terme.
Cela peut potentiellement créer des tensions de trésorerie si le BFR n'est pas
correctement financé par le Fonds de Roulement Net Global (FRNG).
Exercice 3 : Comprendre l'EBE et l'EBITDA
Une entreprise marocaine présente les données suivantes pour l'exercice :
• Chiffre d'affaires : 1 500 000 DH
• Achats consommés : 600 000 DH
• Charges de personnel : 300 000 DH
• Autres charges d'exploitation : 150 000 DH
• Dotations aux amortissements et provisions d'exploitation : 100 000 DH
• Charges financières : 20 000 DH
• Impôts sur les résultats : 50 000 DH
Calculez :
1. L'Excédent Brut d'Exploitation (EBE)
2. L'EBITDA
Correction Exercice 3 :
1. Calcul de l'EBE :
L'EBE est calculé à partir des produits d'exploitation moins les charges d'exploitation, à
l'exclusion des dotations aux amortissements et provisions.
• Produits d'exploitation (Chiffre d'affaires) = 1 500 000 DH
• Charges d'exploitation (hors D&A) = Achats consommés + Charges de personnel +
Autres charges d'exploitation
= 600 000 DH + 300 000 DH + 150 000 DH = 1 050 000 DH
• EBE = 1 500 000 DH - 1 050 000 DH = 450 000 DH
2. Calcul de l'EBITDA :
L'EBITDA est très proche de l'EBE. Il peut être calculé en partant du résultat net et en
réintégrant les charges financières, les impôts, et les dotations aux amortissements et
provisions. Pour cet exercice, nous pouvons le calculer directement à partir de l'EBE.
• EBITDA = EBE (car les charges financières et impôts sont déjà exclus de l'EBE, et les
D&A sont réintégrées)
• EBITDA = 450 000 DH
• Résultat d'exploitation = EBE - Dotations aux amortissements et provisions = 450 000
- 100 000 = 350 000 DH
• Résultat avant impôts = Résultat d'exploitation - Charges financières = 350 000 - 20
000 = 330 000 DH
• Résultat net = Résultat avant impôts - Impôts sur les résultats = 330 000 - 50 000 = 280
000 DH
• En partant du résultat net pour retrouver l'EBITDA :
EBITDA = Résultat net + Charges financières + Impôts + Dotations aux amortissements
et provisions
EBITDA = 280 000 + 20 000 + 50 000 + 100 000 = 450 000 DH
Ces exercices vous aideront à mieux saisir les concepts et leurs applications pratiques.
N'hésitez pas à refaire ces calculs et à chercher d'autres exemples pour vous entraîner.

Test d’entraînement : 60 questions et cas pratiques


corrigés
Pour une préparation complète, il est fortement recommandé de réaliser un test
d'entraînement approfondi. Ce test inclura une variété de questions à choix multiples, de
questions ouvertes et de cas pratiques couvrant l'ensemble des thèmes abordés dans ce
cours. Chaque question sera accompagnée de sa correction détaillée pour vous permettre
de comprendre vos erreurs et de renforcer vos connaissances.
• Format : Questions à choix multiples, questions ouvertes, petits cas pratiques.
• Thèmes couverts : Compte de Résultat, Bilan, Tableau des Flux de Trésorerie, liens
entre les états financiers, méthodes de consolidation, ROCE/ROE, BFR, Goodwill,
Amortissement/Dépréciation, Impôt différé, Capitaux propres, Liquidité/Solvabilité,
Provisions, Remboursement d'emprunt, EBITDA/EBE, Cession de créances, IFRS 16,
Crédit-bail, Sale & Leaseback.
Note : La génération d'un test de 60 questions avec cas pratiques corrigés est une tâche
complexe qui nécessite une interaction plus poussée. Pour cet exercice, nous allons simuler
quelques questions types que vous pourriez retrouver dans un tel test.
Questions Types pour le Test d'Entraînement
Question 1 :
Le résultat net d'une entreprise est de 150 000 DH. Les dotations aux amortissements
s'élèvent à 30 000 DH et les charges financières à 10 000 DH. L'impôt sur les sociétés est de
40 000 DH. Quel est l'EBITDA de cette entreprise ?
a) 150 000 DH
b) 190 000 DH
c) 230 000 DH
d) 200 000 DH
Correction Question 1 :
L'EBITDA se calcule en réintégrant au résultat net les charges financières, les impôts et les
dotations aux amortissements.
EBITDA = Résultat Net + Charges Financières + Impôts + Dotations aux Amortissements
EBITDA = 150 000 + 10 000 + 40 000 + 30 000 = 230 000 DH
Réponse : c) 230 000 DH
Question 2 :
Parmi les éléments suivants, lequel n'est PAS une composante des capitaux propres ?
a) Capital social
b) Réserves
c) Dettes fournisseurs
d) Résultat net de l'exercice
Correction Question 2 :
Les dettes fournisseurs sont des dettes à court terme de l'entreprise envers ses fournisseurs,
et non une composante des capitaux propres.
Réponse : c) Dettes fournisseurs
Question 3 :
Une augmentation des stocks a quel impact sur le Tableau des Flux de Trésorerie (méthode
indirecte) ?
a) Augmentation des flux de trésorerie d'exploitation
b) Diminution des flux de trésorerie d'exploitation
c) Augmentation des flux de trésorerie d'investissement
d) Aucun impact
Correction Question 3 :
Une augmentation des stocks signifie que l'entreprise a immobilisé de la trésorerie pour
acquérir ces stocks. C'est une utilisation de trésorerie qui diminue les flux de trésorerie
d'exploitation.
Réponse : b) Diminution des flux de trésorerie d'exploitation
Question 4 :
Quel principe comptable marocain stipule que l'entreprise doit organiser sa comptabilité,
enregistrer ses opérations, préparer et présenter ses états financiers de manière claire et
compréhensible ?
a) Principe de prudence
b) Principe de continuité d'exploitation
c) Principe de clarté
d) Principe de permanence des méthodes
Correction Question 4 :
Le principe de clarté exige que les informations comptables soient présentées de manière
compréhensible et transparente.
Réponse : c) Principe de clarté
Question 5 : Cas pratique sur l'impact d'une opération
Une entreprise marocaine décide de verser un dividende de 50 000 DH à ses actionnaires.
Décrivez l'impact de cette opération sur :
1. Le Compte de Résultat
2. Le Bilan
3. Le Tableau des Flux de Trésorerie
Correction Question 5 :
1. Compte de Résultat : Le versement de dividendes n'a aucun impact direct sur le
Compte de Résultat. Les dividendes sont une affectation du résultat net de l'exercice
précédent ou des réserves, et non une charge de l'exercice en cours.
2. Bilan : Le versement de dividendes entraîne une diminution des capitaux propres
(plus précisément du report à nouveau ou des réserves) de 50 000 DH. En contrepartie,
il y a une diminution de la trésorerie (actif) de 50 000 DH. L'équilibre du Bilan est
maintenu par la diminution simultanée de l'actif et du passif.
3. Tableau des Flux de Trésorerie : Le versement de dividendes est classé comme un
décaissement de 50 000 DH dans les flux de trésorerie liés aux activités de
financement. Cela réduit la trésorerie disponible de l'entreprise.
Ce test d'entraînement est un aperçu. Un test complet de 60 questions vous permettra de
couvrir l'ensemble des concepts en profondeur. N'hésitez pas à revoir les sections du cours
correspondant aux questions où vous avez rencontré des difficultés.

Conclusion
Ce cours a couvert les fondamentaux de la comptabilité financière, en mettant l'accent sur
le Compte de Résultat, le Bilan et le Tableau des Flux de Trésorerie, ainsi que leurs
interconnexions. Nous avons également exploré des concepts plus avancés et des
spécificités liées au contexte marocain, notamment le Plan Comptable Général Marocain
(PCGM) et les principes comptables qui le régissent. La compréhension de ces outils est
essentielle pour tout étudiant en finance ou en gestion, car elle permet d'analyser la
performance, la situation financière et la liquidité d'une entreprise. La pratique régulière à
travers des exercices et des cas concrets est la clé pour maîtriser ces concepts et les
appliquer efficacement dans le monde professionnel.
Nous espérons que ce cours vous sera d'une grande utilité dans votre parcours académique
et professionnel. Bonne continuation !

Références
[1] Plan Comptable Général Marocain (PCGM)
[2] Code Général de Normalisation Comptable (CGNC)
[3] Les Tableaux de Flux de Trésorerie (TFT) : Pilier négligé ... - ESCA

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