Rougeole
Importance en Santé Publique
La rougeole est une maladie virale hautement contagieuse qui entraîne des complications dans près
de 20 à 30 % des cas. La transmission se fait essentiellement par voie aérienne. La rougeole touche
tous les groupes d'âge et est une des principales maladies évitables par la vaccination. Malgré
l'existence d'un vaccin très efficace, l'Union européenne a connu une augmentation du nombre de
cas au cours des dernières années. En 2018, plus de 12 000 cas ont été signalés en Europe, presque
trois fois plus qu'en 2016 (4 642) et 2015 (4 000). Une épidémie importante a touché la Wallonie fin
2016
- début 2017 avec 289 cas, dont 125 ont nécessité une hospitalisation. Pour 2018, 117 cas ont été
signalés, dont 18 cas importés et 99 infectés en Belgique même. Des cas sont survenus dans les trois
régions: 12 à Bruxelles, 40 en Flandre et 65 en Wallonie. Au premier semestre 2019, plus de 200 cas
ont été confirmés.
Cette augmentation peut s’expliquer par la couverture vaccinale sous-optimale pour le vaccin
trivalent Rougeole, Rubéole et Oreillon (RRO) au sein de la population générale et par l’existence de
groupes à risques tels que les gens du voyage, les communautés anthroposophiques, les demandeurs
d’asile des pays endémiques et le personnel hospitalier. Il est nécessaire de couvrir plus de 95% de la
population avec les 2 doses du vaccin RRO pour pouvoir assurer une immunité de groupe et atteindre
les objectifs de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’élimination de la rougeole pour 2020. La
couverture vaccinale (CV) pour la première dose du vaccin RRO en Belgique était de 95.7% (2016).
Pour la deuxième dose de RRO, la CV était de 87.4% en Flandre (2016) et de 75% en Wallonie et dans
la région de Bruxelles-Capitale (2016).
Rôle du médecin traitant et/ou déclarant
1. Déclarer :
Toute suspicion CLINIQUE de rougeole sera déclarée à la cellule de surveillance des
maladies infectieuses de l’AViQ dans les 24 heures :
Par téléphone: 071/33.77.77
Par voie électronique, en cliquant directement ici
2. Evaluer avec l’inspecteur les mesures prises et à prendre pour le patient et son entourage
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
Mesures de contrôle prises par la cellule de surveillance des
maladies infectieuses
Réalisation d’une enquête épidémiologique :
- Recherche d’une notion de contage ;
- Recherche d’autres cas symptomatiques autour du cas-index ;
- Recherche de déclarations au sein de la même région ;
- Recherche de personnes à risque de développer des formes graves dans l’entourage
du cas-index ;
- Recherche des personnes ayant des contacts à haut risque avec le malade.
Recommandations de prise en charge post-exposition (vaccination) pour les personnes
non vaccinées ou ne connaissant pas leur statut de vaccination :
- à risque de développer des formes graves dans l’entourage du malade ;
- ayant présenté des contacts à haut risque avec le malade.
Information en cas de milieux collectifs :
- Milieu scolaire : information du service de promotion de la santé à l’école (dont le
médecin en charge de la médecine scolaire) ;
- Milieu d’accueil de la petite enfance: information des services de l’ONE et/ou du
médecin référent;
- Milieu professionnel : information de la médecine du travail ;
- Milieu hospitalier : information de l’équipe d’hygiène hospitalière ;
- Autre : information du service médical ad hoc.
FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
Figure : Présentation classique de la maladie
Agent pathogène
Germe Famille : Paramyxoviridae, genre : Morbillivirus, ARN Virus.
Réservoir Strictement humain. Pas de porteur sain.
Résistance
Rapidement inactivé par la chaleur et la lumière.
Physico-chimique
Clinique
De personne à personne, par contact direct ou par aérosolisation des sécrétions nasales ou oro-
Transmission pharyngées émises par une personne contaminée.
Incubation 10 jours en moyenne (7-18j). Délai moyen d’apparition de l’éruption: 14 jours.
Période de 4 jours avant l'apparition de l'éruption cutanée jusqu’à 4 jours après.
contagiosité Contagiosité maximale durant la phase catarrhale.
- Phase catarrhale : Fièvre, catarrhe oculo-respiratoire (toux, rhinite, conjonctivite) et irritabilité
Symptômes (2 à 5j).
- Phase d'éruption maculo-papuleuse : apparaît sur le visage, puis se propage sur le corps (3 à 7 j).
- 20-30% hospitalisations / 25-50% surinfections des voies respiratoires ;
Complications - Méningo-encéphalite (0.1-0.5%).
- Chez la femme enceinte: augmentation du risque d’accouchements prématurés et de mortalité
du fœtus.
Diagnostic
- Détection d’IgM spécifiques dans le sérum ou la salive (prélèvement entre 3 et 28 jours après le
Diagnostic début de l’éruption).
biologique - Augmentation de 4x du titre des anticorps IgG.
- Détection du virus par RT-PCR à partir d’échantillons de sang, de salive, rhino-pharyngé.
FICHE Rouge version aout 3
Rougeole
Définition de cas de l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control)1
Critères cliniques : Tout sujet présentant de la fièvre, ET une éruption maculopapuleuse, ET au
moins un des trois symptômes suivants: toux, coryza, conjonctivite.
Critères de laboratoire : Au moins un des quatre critères suivants:
- isolement du virus de la rougeole à partir d'un échantillon clinique ;
- détection d'acide nucléique du virus de la rougeole dans un échantillon clinique (PCR) ;
- mise en évidence, dans le sérum ou la salive, d'anticorps spécifiques du virus de la rougeole
Critères de
caractéristiques d'une infection aiguë ;
diagnostic - détection de l'antigène du virus de la rougeole par immunofluorescence directe dans un
échantillon clinique au moyen d'anticorps monoclonaux spécifiques de la rougeole.
Les résultats sérologiques doivent être interprétés à la lumière du statut vaccinal. Si le sujet a été
vacciné récemment, in convient de réaliser plutôt une PCR .
Critères épidémiologiques :
Notion de contact avec un cas de rougeole.
Cas possible Tout sujet répondant aux critères cliniques.
Cas probable Tout sujet répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.
Tout sujet qui n'a pas été vacciné récemment et qui répond aux critères cliniques et aux critères de
Cas confirmé
laboratoire.
Epidémiologie
Groupe d’âge Enfants de moins de 1 an / adultes.
- Europe : Ere pré-vaccinale (<1984) : 800 cas / 100.000 habitants par an
Incidence - Belgique : 2018 : 8.7/ million d’habitants (Flandre : 6.0/106, Bruxelles : 6.7/106 et Wallonie :
14.4/106 )
- Immunité naturelle (post-infection) à vie
Immunité - Immunité post-vaccinale 2 doses :efficacité de 97%, probablement à vie.
Saisonnalité Hiver et printemps.
Géographie En 2018, la distribution géographique des cas concernait tout le territoire belge.
Sex-ratio Le sex-ratio est généralement 1:1
Populations à risque
- Personnel de santé ;
Groupes à - Elèves des écoles anthroposophiques ou non-suivies par les PSE ;
risques - Demandeurs d’asiles, les immigrants, les gens du voyage, touristes voyageant dans des régions
de développer épidémiques ;
la maladie - toute personne née après 1970, n’ayant jamais contracté la rougeole ni été correctement
vaccinée (surtout celles nées avant 1985, date de l’introduction systématique de la vaccination)
Groupes à
- Enfants de moins d’un an et les plus de 20 ans ;
risque de
- Femmes enceintes ;
développer des - Immunodéprimés.
formes graves
Grossesse Eviter le contact entre le malade et les femmes enceintes (car augmentation du risque
allaitement d’accouchements prématurés et de mortalité fœtale)
1
European Centre for Diseases Prevention and Control:
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:159:0046:0090:FR:PDF
FICHE Rouge version aout 4
Rougeole
Prise en charge du patient
Traitement Symptomatique.
Mesures Appliquer les mesures d’hygiène générale et les mesures d’hygiène spécifiques aux maladies à
d’Hygiène transmission aérogène, disponibles sur ce site.
Eviter le contact entre le malade et les enfants, les adultes non-vaccinés, les femmes enceintes et
Isolement les immunodéprimés. Les patients malades seront traités et évincés jusqu’à 4 jours après
l’apparition de l’éruption cutanée.
Prise en charge de l’entourage du patient (post-exposition)
Vaccination post-exposition dans les 72 heures qui suivent le premier contact de l’entourage proche
Prophylaxie avec le cas-index.
Tousser et éternuer de manière hygiénique (dans le pli du coude). Se moucher régulièrement au
Mesures
moyen de mouchoirs en papier jetables. Assurer une bonne aération des locaux. Appliquer les
d’Hygiène mesures d’hygiène spécifiques aux maladies à transmission aérogène.
Eviter que les nourrissons, les enfants et les adultes non-vaccinés, les femmes enceintes, les
immunodéprimés et les jeunes adultes nés après 1970 n’entrent en contact avec un malade atteint
Isolement
de rougeole. Concernant l’éviction, tout d’abord évaluer si une des personnes de l’entourage
proche
est en contact étroit avec un des groupes ayant des facteurs de risque.
Collectivité a Action de prévention est à entreprendre si le cas est en milieu collectif (écoles, crèches, milieux de
risque soins, …. ). Contacter le médecin inspecteur.
Prévention pré-exposition
Mesures
Appliquer les mesures d’hygiène générale et les mesures d’hygiène spécifiques aux maladies à
préventives
transmission aérogène, disponibles sur ce site.
générales
Efficacité vaccinale 97% après 2 doses de vaccin trivalent vivant atténué
RRO1 à 12 mois, RRO2 à 7-9 ans (décision CSS Mars 2019), précédemment administré à 10-13 ans.
Vaccination
Contre-indications : Femmes enceintes, patients immunodéprimés, personnes allergiques à un des
composants du vaccin.
FICHE Rouge version aout 5
Rougeole
1. Agent pathogène
- Germe :
Les virus de la rougeole font partie de la famille des Paramyxoviridae et du genre Morbillivirus. Le virus
de la rougeole est constitué d’un génome ARN, de protéines virales et d’une membrane lipidique.
- Réservoir :
Il est strictement humain. Il n’existe pas de porteur sain.
- Résistance physico-chimique :
Le virus est rapidement inactivé par la chaleur (56 °C pendant 30 minutes) et la lumière. Il survit
environ 2 heures sur les surfaces inertes. Il est également sensible à de nombreux désinfectants :
hypochlorite de sodium à 1 %, éthanol à 70 %, glutaraldéhyde, formaldéhyde. La persistance de la
contagiosité des virus sous forme d’aérosol en suspension est d’au moins 30 minutes.
- Pathogenèse :
Le virus pénètre dans l’épithélium respiratoire et naso-pharyngé puis se propage vers les tissus
lymphatiques. Le virus de la rougeole provoque une diminution du nombre de lymphocytes CD4 qui
interviennent dans l’immunité cellulaire. Des études montrent également une diminution de la
production d’Interleukine-12 intervenant comme régulateur de l’immunité cellulaire. La rémission
suit la production d’anticorps spécifiques contre le virus de la rougeole.
2. Clinique
- Transmission :
La transmission du virus de la rougeole a lieu de personne à personne, par contact direct ou par
aérosolisation des sécrétions nasales ou oro-pharyngées émises par une personne contaminée. La
transmission peut donc se faire en parlant, en toussant, en éternuant, en échangeant des baisers ou
via des objets récemment portés à la bouche. La propagation du pathogène est surtout observée
entre le malade et les proches du malade (famille, cohabitants, compagnons de chambre) ou toute
personne avec laquelle il a eu des contacts fréquents et étroits (approximativement de l’ordre de un
mètre pendant plus de quatre heures) dans les quatre jours précédant et dans les quatre jours
suivant son éruption (camarades habituels de jeux, de classe, d'étude, flirts, collègues les plus
proches, personnes ayant partagé le même lit, personnes ayant été en contact lors de la participation
à des activités sportives à haut degré de proximité physique, élèves de l'enseignement maternel ou
spécialisé). Ces proches du malade ou encore entourage proche sont considérés comme contacts à
haut risque.
Définition des sujets contacts
Les contacts proches :
> Entourage familial (personnes de la famille vivant sous le même toit) ;
> Enfants et adultes de la même section en milieu d’accueil ou en halte-garderie ;
> Enfants et adultes exposés au domicile de garde quand le cas est gardé par une assistante
maternelle. Les contacts dans les autres collectivités :
Toute personne, enfant ou adulte, ayant partagé la même collectivité, notamment :
> École, collège, lycée, internat, lieu de travail… : personnes ayant fréquenté de manière concomitante
les mêmes locaux que le malade (classe, cantine, dortoir, bureau…), quelle que soit la durée.
> Services médicaux : toute personne présente dans la même salle d'attente jusqu'à 30 minutes
après le départ du cas (2 heures en cas de système de ventilation non fonctionnel)
FICHE Rouge version aout 6
Rougeole
- Incubation :
La période d'incubation de la rougeole est d'environ 10 jours (maximum de 7 à 18 jours).
L'éruption cutanée survient habituellement 14 jours après l'exposition (maximum de 19 à 21 jours).
- Période de contagiosité :
La période de contagiosité commence quatre jours avant l'apparition de l'éruption cutanée. Elle est
maximale durant la phase catarrhale, et s’étend jusqu’à quatre jours après le début de l’éruption.
Cette maladie est hautement contagieuse. Le taux de reproduction de base ou taux d’attaque (R0)
est situé entre 15 et 20.
(R0 : Taux d'attaque : bilan de tous les cas apparus dans une population à une date donnée
(représenté le plus souvent par l'incidence dans un intervalle de temps couvrant tout l'événement)
- Symptômes :
Les symptômes de la rougeole apparaissent de 7 à 18 jours après l'infection. La phase catarrhale dure
2 à 5 jours. Elle se produit avant l’éruption maculo-papuleuse et se manifeste principalement par
l’apparition d’une fièvre, suivie d’un catarrhe oculo-respiratoire (toux, rhinite, conjonctivite)
accompagnée d’un malaise général, de la somnolence et de l'irritabilité. Le signe de Koplik (tâches
blanchâtres à la face interne des joues, le plus souvent en regard de la 2ème molaire, mais pouvant
s’étendre, dans les cas graves, à toute la muqueuse de la bouche), pathognomonique de cette phase,
est fugace, peu visible et inconstant. Il apparaît vers la 36ème heure (un jour et demi) puis disparaît
avec le début de l’éruption.
La phase d'éruption maculo-papuleuse apparaît 2 à 5 jours après la phase catarrhale et dure
généralement 5-6 jours. Elle est centripète : elle débute au niveau du visage et s'étend
progressivement de haut en bas et vers les extrémités. Elle atteint la face palmaire des mains et la
face plantaire des pieds en trois jours. Elle conflue en large plaques quoique laissant toujours des
zones de peau saines. Dans la phase de convalescence, les zones touchées peuvent desquamés (sauf
la face palmaire des mains et la face plantaire des pieds).
Source: CDC Source: American Academy of Pediatrics, Red Book Online Visual Library
Voir lien CDC : http://www.cdc.gov/measles/about/photos.html
FICHE Rouge version aout 7
Rougeole
- Complications :
Les complications les plus fréquentes sont les otites moyennes, les laryngo-trachéo-bronchites et
bronchiolites (5 à 10%). Les pneumopathies sont également une cause fréquente (2-7%) liées à
l’infection virale ou une surinfection bactérienne. Risque de kératite et de conjonctivite,
principalement chez les enfants ayant un déficit en vitamine A (populations malnutries dans les pays
en voie de développement) avec un risque de cécité. L’infection par le virus peut dans de rares cas
provoquer une encéphalite post-rougeoleuse (0.1-0.2%) ou une pan-encéphalite sclérosante
subaiguë (SSPE). La SSPE se déclare souvent plusieurs années après l’infection et est progressive et
fatale. Les formes compliquées sont plus fréquentes chez les patients âgés de moins d’un an et ceux
de plus de 20 ans. La première cause de décès est la pneumonie chez l’enfant et l’encéphalite aiguë
chez l’adulte. La mortalité post-rougeoleuse est de moins de 0.1%. Chez la femme enceinte, la
rougeole augmente le risque de fausse couche, d’accouchements prématurés et de mortalité fœtale.
3. Diagnostic
Figure 2: Ligne du temps pour la pathogenèse de la rougeole
Source: Centres for Disease Control and Prevention CDC 2010
Le diagnostic d’une infection aiguë repose notamment sur la mise en évidence d’IgM spécifiques
dans le sérum ou la salive, ou sur la détection du virus (par PCR) dans un frottis salivaire ou un frottis
du nez et de la gorge. Les échantillons doivent être prélevés au moment correct pour pouvoir les
interpréter (voir Figure 2 et Tableau 1). On peut aussi diagnostiquer une rougeole aiguë si le titre
d’anticorps IgG augmente 4x dans deux échantillons prises avec 10-20 jours d’intervalle.
Figure 2: Matériel de prélèvement pour les frottiss
FICHE Rouge version aout 8
Rougeole
Dans le but d’enrayer la transmission du virus en Belgique, le Comité d’Elimination de la Rougeole
recommande les surveillances microbiologique et épidémiologique de la maladie. Toute suspicion
clinique de rougeole doit donc être confirmée par un test de laboratoire et faire l’objet d’une
collecte de données épidémiologiques. On peut exceptionnellement déroger à ce principe en cas
d’épidémie, en raison du grand nombre de cas (voir en bas).
Tableau 1 : Instructions de l’échantillonnage pour la détection des anticorps de la rougeole ou du virus
Type Comment
Analyse Quand prélever Quand envoyer
d’échantillon conserver
Positive ≥3 jours après l’apparition
de l’éruption cutanée, valeur
ELISA détection d’IgM Le plus vite possible
maximale jour 7, négative après 6-8
semaines
Positive ≥7 jours après l’apparition
de l’éruption cutanée, valeur
maximale après 3-4 semaines,
positive à vie
Sérum
Les sérums appariés sont
ELISA détection d’IgG Le plus vite possible
normalement recueillis à 10-20 jours
d'intervalle. Ceci peut être plus
rapidement si les IgG spécifiques du
virus n'étaient pas
détectées dans le premier sérum Dans le frigo
échantillon. jusqu’à ce que
Le plus vite possible (doit les
ELISA (détection d’IgM Dans les 7-28 jours après l’apparition échantillons
arriver DANS les 7 jours au
et d’IgG) de l’éruption cutanée soient
labo)
envoyés.
Le plus vite possible (doit
PCR Max. 7 jours après l’apparition de
Salive arriver DANS les 7 jours au
(détection du virus) l’éruption cutanée
(Oracol) labo)
Max. 5 jours après l’apparition de
Génotypage Le plus vite possible
l’éruption cutanée
PCR Max. 7 jours après l’apparition de
Le plus vite possible
Frottiss de nez et (détection du virus) l’éruption cutanée
gorge
(UTM ou eSwab) Culture de cellules +
Max. 5 jours post-rash Le plus vite possible
génotypage
Source : WIV-ISP 2018
Le frottis salivaire permet de faire tant la PCR/génotypage que la recherche d’anticorps et est donc
l’échantillon recommandé. L’échantillon de salive doit être prélevé à l’aide d’un écouvillon en
mousse que l’on passe le long de la gencive. Le prélèvement de la salive est indolore et, surtout chez
les enfants de moins de 2 ans, beaucoup plus facile à obtenir qu’une prise de sang. Il peut être fait
jusqu’à une semaine après le début de l’éruption cutanée pour la recherche de l’ARN viral (par PCR)
et jusqu’à quatre semaines après l’apparition de l’exanthème pour la recherche des anticorps IgM et
IgG spécifiques (par ELISA). Les IgM spécifiques sont présentes dans la salive en même temps que
dans le sang (3 jours après l’éruption cutanée); la présence d’IgG peut être décalée de quelques
jours. L’ARN viral est toujours présent pendant les phases d’invasion et éruptive de la maladie. Sa
détection permet l’analyse génomique de la souche et l’identification de son origine géographique.
Les tests sont réalisés par le Centre National de Référence (CNR) de la rougeole et de la rubéole
(Sciensano, Service Maladies Virales). Les résultats de PCR sont obtenus dans un délai de 3 jours. Le
matériel pour le prélèvement peut être obtenu auprès du CNR
(https://nrchm.wiv-isp.be/fr/centres_ref_labo/measles_et_ rubellavirus/default.aspx).
FICHE Rouge version aout 9
Rougeole
Néanmoins, si l’on ne dispose pas du matériel correct pour le prélèvement, on peut aussi faire un
frottis nez & gorge ou une prise de sang. La sérologie sanguine (tube sec sérum) est la technique la
plus simple à mettre en œuvre si l’on dispose d’un laboratoire pouvant rendre un résultat dans les
trois jours (la plupart des laboratoires en Belgique). Les anticorps IgM peuvent être détectés à partir
de 3 jours après l’éruption. Par conséquent, une sérologie négative réalisée au cours des trois
premiers jours de l’éruption ne permet pas d’éliminer le diagnostic. Les IgG ne seront détectables qu’à
partir de 7 jours après le début de l’exanthème (Tableau 1 et Figure 2).
Les résultats de tests doivent être interprétés à la lumière du statut vaccinal. Si le sujet a été vacciné
récemment, il est recommandé de faire un frottis salivaire, permettant l’analyse des anticorps IgM,
IgG ainsi que la détection de la présence du virus sauvage par PCR avec génotypage.
Comme indiquée, le frottis salivaire est donc l’échantillonnage recommandé mais il peut parfois être
remplacé par une prise de sang pour des raisons logistiques. Cependant, un frottis doit
obligatoirement être réalisé dans les situations suivantes:
- suspicion de rougeole après un voyage récent (< 3 semaines) ;
- suspicion de rougeole chez un patient vacciné ;
- complications sérieuses de la rougeole ou forme frustre de celle-ci ;
- suspicion de rougeole chez un patient appartenant à un groupe à risque : femmes enceintes,
patients immunodéprimés...
Prélèvements à effectuer en contexte épidémique :
En cas d’épidémie (avec min 5 à 10 cas de rougeole) au sein d’une famille, une crèche, une école, un
hôpital ou autre collectivité, il n’est pas nécessaire de confirmer chaque cas (suspect) par diagnostic
biologique. La présence des symptômes de la rougeole avec un lien épidémiologique avec le cas
confirmé par le laboratoire suffit. L’on analysera 5 à 10 cas par cluster avec de préférence un cas au
début de la chaine de transmission et un cas à la fin (exemple: crèche, école).
Dans un contexte épidémique généralisé, la valeur prédictive positive de la clinique est suffisante
pour ne plus faire une confirmation diagnostique par détection d’anticorps (IgM) ou détection virale.
Les analyses seront réalisées au début, au milieu et à la fin de celle-ci et en cas de changement de
localisation géographique.
4. Evaluation du statut immunitaire
Lors de l'évaluation du statut immunitaire d’une personne vis-à-vis de la rougeole, la première étape
consiste toujours à vérifier le statut vaccinal. Toute personne ayant fait la rougeole ou ayant reçu 2
doses du vaccin RRO avec documentation écrite est considérée comme immunisée. En Belgique, les
personnes nées avant 1970 sont également considérées comme immunisées en raison de l'exposition
à la rougeole encore très répandue à cette époque. Dans ces deux cas de figures, la réalisation d’une
sérologie pour évaluer le taux d’anticorps circulants et confirmer l’immunité n’est pas nécessaire,
sauf dans des cas exceptionnels (ex. patient infecté par le VIH).
Pour les personnes nées après 1970 et ayant un statut vaccinal incertain, une sérologie peut être
réalisée afin d’évaluer le statut immunitaire du patient. Il s’agit d’une mesure des IgG dans le serum
(prise de sang, tube sec). La mesure des IgM est inutile dans ce contexte. Un taux sérique d'IgG >
120- 150 mIU/L est décrit comme protecteur contre une rougeole clinique. Néanmoins, la plupart des
analyses commerciales sont des tests qualitatifs et rapportent des résultats positifs, négatifs ou
équivoques (et non en mIU/L). Les différents fabricants utilisent des différents cut-offs pour
catégoriser les résultats, référez-vous à votre biologiste si vous avez des questions sur les valeurs
rapportées. En cas de résultat équivoque (« zone grise »), répétez le test ou considérez-le comme
négatif.
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
ATTENTION: il n’y pas d’obligation de recourir à un test sérologique avant de vacciner une personne
au statut vaccinal incertain. En effet, en l’absence de contre-indication, les effets indésirables ne sont
pas augmentés au cas où la dose supplémentaire serait une troisième dose. De surcroit, la sérologie
implique la nécessité d’une visite supplémentaire, pouvant mener à une opportunité manquée pour
la vaccination. A contrario, l’obtention d’un résultat négatif peut contribuer à la vaccination de
personnes plus réticentes. L’utilisation ou non de la sérologie sera donc évaluée au cas par cas. Par
contre, la réalisation d’une sérologie pour évaluer le statut immunitaire ne doit jamais postposer
une vaccination de post-exposition (cfr point 9. ci-dessous). Dans ce contexte, il est préférable de ne
pas y recourir afin de limiter les délais.
5. Définition de cas de l’ECDC
- Critère de diagnostic :
Critères cliniques : Tout sujet présentant de la fièvre ET une éruption maculo-papuleuse ET au moins
un des trois symptômes suivants : toux, coryza, conjonctivite.
Critères de laboratoire : Au moins un des quatre critères suivants :
- isolement du virus de la rougeole à partir d'un échantillon clinique ;
- détection d'acide nucléique du virus de la rougeole dans un échantillon clinique ;
- mise en évidence, dans le sérum ou la salive, d'anticorps spécifiques du virus de la rougeole
caractéristiques d'une infection aigue ;
- détection de l'antigène du virus de la rougeole par immunofluorescence directe dans un
échantillon clinique au moyen d'anticorps monoclonaux spécifiques de la rougeole.
Les résultats sérologiques doivent être interprétés à la lumière du statut vaccinal. Si le sujet a été
vacciné récemment, il convient de rechercher la présence du virus.
Critères épidémiologiques : Notion de contact avec un cas de rougeole.
- Classification des cas :
Cas possible :
Tout sujet répondant aux critères cliniques.
Cas probable :
Tout sujet répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.
Cas confirmé :
Tout sujet qui n'a pas été vacciné récemment et qui répond aux critères cliniques et aux critères de
laboratoire.
6. Epidémiologie
- Groupe d’âge :
Les formes compliquées sont plus fréquentes chez les patients âgés de moins de 1 an et les plus de
20 ans. La distribution des cas de rougeole par tranches d’âge recensé en 2018 est présentée dans la
figure 4 ci-dessous.
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
Figure 4 : Distribution des cas de rougeole par groupes d’âge en 2018.
Source : Sciensano 2018
Data sources: Mandatory notification, NRC for MMR, Sentinel Labs, Pedisurv
- Incidence :
En Europe, une recrudescence du nombre de cas a été constatée depuis 2008 (Figure 5).
Plusieurs pays européens ont connu/connaissent des épidémies ces dernières années. En 2018, 12
532 cas de rougeole ont été rapportés par les vingt-huit pays de l'UE/EEE, soit une incidence globale
de 24,3 cas par million d'habitants, dont 35 décès. Les pays ayant le nombre de cas les plus élevés
étaient/sont la France (2 913), l’Italie (2 517) et la Grèce (2 293). La majorité des cas est survenue
chez des personnes non vaccinées.
Figure 5 : Nombre de cas de rougeole, en Europe, de 2000 à 2018
Source : ECDC
version actuelle disponible sur https://ecdc.europa.eu/en/measles/surveillance-and-disease-
data/atlas
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
En Belgique, depuis l’introduction dans le calendrier vaccinal de la première dose du vaccin anti-
rougeole en 1985 et de la seconde dose en 1994, l’incidence a nettement diminuée (de 800 cas à
moins d’un cas pour 100.000 habitants par an). Néanmoins, le pays est toujours considéré comme
endémique par l’OMS. En 2011, la Belgique a subi une vague épidémique de rougeole. Plus de 650
cas ont été déclarés pour la période de janvier à décembre 2011 comparé au 40 cas de l’année 2010
(Figure 6).
Figure 6 : Nombre de cas de rougeole, en Belgique, de 2007 à 2018
Source : Sciensano 2018
Fin 2016-début 2017, une nouvelle épidémie survient en Wallonie , avec 289 cas rapportés,
principalement les provinces du Hainaut (133) et de Liège (95). Près de la moitié des cas (43 %) a
nécessité une hospitalisation. Cinq personnes ont nécessités une prise en charge aux soins intensifs,
dont une femme enceinte. Aucun décès n’a été rapporté. Dans l'ensemble, 40,5 % des cas n’étaient
pas vaccinés et le statut vaccinal était inconnu pour 46 %.
Grâce aux données épidémiologiques récoltées pendant les épidémies de rougeole en Belgique et en
Europe, il apparait que même si la couverture vaccinale devait atteindre ou dépasser les objectifs de
l'OMS, certains sous-groupes continueront à être vulnérables à l'infection car ils restent
insuffisamment protégés. En effet, suite à une opposition à la vaccination pour des raisons religieuses
ou anthroposophiques ou la crainte d'effets secondaires, la couverture vaccinale contre la rougeole
est faible dans certains sous-groupes (moins de 50% dans la communauté anthroposophique à Gand
pendant l’épidémie en 2011). Cette opposition à la vaccination est le principal obstacle à la
réalisation de l’objectif d’élimination de la rougeole. Par ailleurs, la dernière étude de couverture
vaccinale en Flandre a montré que dans 7 cas sur 10, les parents d’enfants pensaient que leurs
enfants étaient en ordre de vaccination alors qu’ils ne l’étaient pas.
- Immunité :
L’immunité naturelle (post-infection) est permanente (à vie). L’immunité conférée par les anticorps
maternels transplacentaires protège l’enfant jusqu’à l’âge de max. 6 à 9 mois. Ces anticorps
interfèrent avec la réponse au vaccin.
L’efficacité vaccinale pour la rougeole du vaccin trivalent Rougeole-Rubéole-Oreillons est de 95%
après la première dose (soit un échec vaccinal primaire de 5%) et de 97% pour 2 doses. La 2ème dose
de RRO a été mise en place afin de rattraper l’échec primaire de la 1ère dose. Environ 3 % des
personnes ayant reçu 2 doses du vaccin peuvent encore développer la rougeole. Néanmoins, les
symptômes
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
cliniques dans ces cas sont plus légers et de faible contagiosité. Les données actuelles indiquent que
l’’immunité vaccinale acquise après 2 doses de vaccin persiste pour la vie.
L’OMS cible l’élimination de la rougeole et de la rubéole pour l’année 2020 dans la région
européenne. Pour réaliser cet objectif, il faut atteindre et maintenir une couverture vaccinale très
élevée (≥ 95%) pour les deux doses de vaccin. Les dernières enquêtes de couvertures vaccinales
réalisées montrent que celles-ci atteignent 95% pour la première dose, mais sont insuffisantes pour
la deuxième dose. La couverture vaccinale (CV) pour la première dose du vaccin RRO était de 95.7%
dans toute la Belgique (2016). Pour la deuxième dose, la couverture vaccinale était de 93.4% en
Flandre (2016) et de 78% en Wallonie et dans la région de Bruxelles-Capitale (2016).
Figure 7 : Nombre de cas de rougeole en fonction du Statut vaccinal et du groupe d’âge en 2018
(N=117)
Source : Sciensano 2018
- Saisonnalité :
La rougeole est principalement présente en hiver et au printemps. Elle est présente toute l’année en
contexte épidémique.
- Géographie et sexe ratio :
En 2018, la distribution géographique des cas concernait tout le territoire belge, avec des foyers
distincts répandus à travers le pays (Figure 8)
Le sex-ratio est généralement 1 : 1.
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
Figure 8 : Taux de notification de la rougeole en2018 en Belgique
7. Population à risque
- Groupes à risque de développer la maladie :
• Le personnel de santé ;
• les touristes séjournant dans des régions avec une épidémie ;
• les élèves des écoles anthroposophiques ou non-suivies par les PSE ;
• les demandeurs d’asiles, les immigrants ;
• les gens du voyage ;
• toute personne née après 1970 n’ayant pas contracté la rougeole ou n’étant pas à jour
pour la vaccination
• d’autres groupes à risque non identifiés existent encore probablement.
- Groupes à risque de développer des formes graves :
• Les enfants de moins d’un an ;
• les personnes de plus de 20 ans ;
• les femmes enceintes ;
• les immunodéprimés ;
• les personnes malnutries.
- Grossesse et allaitement :
Eviter le contact entre le malade et les femmes enceintes. La rougeole survenant chez la
femme enceinte peut entraîner des formes graves chez la mère et être source de
complications de grossesse (interruption précoce) ou de rougeole congénitale. La
vaccination anti-rougeoleuse est contre-indiquée pendant la grossesse (vaccin vivant
atténué). Cependant, une vaccination réalisée accidentellement chez une femme enceinte
n’est pas une indication d’interruption médicale de grossesse.
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
8. Prise en charge du patient
- Traitement :
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre la rougeole. Le traitement est donc
symptomatique.
Des antibiotiques peuvent être nécessaires pour traiter des surinfections bactériennes,
comme des infections oculaires, auriculaires ou pulmonaire. Celles-ci sont favorisées par une
immunosuppression transitoire induite par le virus de la rougeole chez l’hôte.
- Mesures d’hygiène :
Appliquer les mesures d’hygiène générale et les mesures d’hygiène spécifiques aux maladies
à transmission aérogène, disponibles sur ce site.
Etre attentif à tousser et éternuer de manière hygiénique (càd dans le pli du coude), se
moucher régulièrement au moyen de mouchoirs en papier jetables, assurer une bonne
aération des locaux, lavage des mains fréquent, surtout après contact avec des sécrétions
respiratoires.
- Isolement – éviction :
Eviter le contact entre le malade et les enfants et adultes non-vaccinés, les femmes enceintes
et les immunodéprimés. Les patients malades seront traités et évincés jusqu’à 4 jours après
l’apparition de l’éruption cutanée.
9. Prise en charge de l’entourage du patient (post-exposition)
- Prophylaxie :
L’entourage proche du patient est défini comme toute personne ayant présenté des
contacts à haut risque* avec le malade durant les quatre jours précédant ou les quatre jours
suivant l’apparition de l’éruption cutanée.
La vaccination post-exposition peut se faire dans les 72 heures qui suivent un contact avec
un cas de rougeole suspect, probable ou confirmé et peut éviter de développer la
rougeole. La vaccination ne sera proposée aux enfants qu’à partir de 6 mois (avant l’âge de 6
mois il est fréquent que la vaccination n’induise pas de séroconversion en raison de
l’immaturité du système immunitaire et de la présence des anticorps maternels).
Remarque : Pour les statuts vaccinaux, seule une documentation écrite sera prise en
compte. En l’absence de celle-ci et en l’absence d’antécédents avérés de rougeole, la
personne de l’entourage du malade est considérée comme non immunisée, et
potentiellement réceptive à la rougeole sauf pour les personnes nées avant 1970 (que l’on
considère ayant été en contact avec la rougeole pendant leur enfance) (cfr. Evaluation du
statut immunitaire)
Certaines pays recommande l’administration des gammaglobulines comme prophylaxie
post- exposition chez des groupes à risque (nourrissons <6 mois, femmes enceintes,
immunodéprimés). En Belgique, il n’y a pas de gammaglobulines spécifique disponibles
contre la rougeole et le taux moyen d’anticorps rougeole dans les gammaglobulines
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Rougeole
polyvalentes
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Rougeole
n’est pas connu. Si le risque est vraiment très élevé, les immunoglobulines polyvalentes
peuvent être envisagées. Elles ne sont pas remboursées pour ce type d’usage et donc à
charge du patient. Ces situations seront évaluées au cas par cas par les intervenants en
charge du patient (pédiatre, médecin, infectiologue).
* La propagation du pathogène est surtout observée entre le malade et les proches du
malade (famille, cohabitants, compagnons de chambre) ou toute personne avec laquelle il
a eu des contacts fréquents et étroits dans les quatre jours précédant ou suivant son
éruption (camarades habituels de jeux, de classe, d'étude, flirts, collègues les plus proches,
personnes ayant partagé le même lit, personnes ayant été en contact lors de la
participation à des activités sportives à haut degré de proximité physique, élèves de
l'enseignement maternel ou spécialisé). Ces proches du malade ou encore entourage
proche sont considérés comme ayant présentés des contacts à haut risque.
- Mesures d’hygiène :
Appliquer les mesures d’hygiène générale et les mesures d’hygiène spécifiques aux maladies
à transmission aérogène, disponibles sur ce site.
En particulier tousser et éternuer de manière hygiénique (dans le pli du coude), se moucher
régulièrement en utilisant des mouchoirs en papier jetables, assurer une bonne aération des
locaux, se laver fréquemment les mains, surtout après un contact avec des sécrétions
respiratoires.
- Isolement – éviction :
Eviter que les nourrissons, les enfants, les adultes non-vaccinés nés après 1970, les femmes
enceintes, les immunodéprimés n’entrent en contact avec un malade atteint de rougeole. Le
Conseil Supérieur de la Santé estime que les personnes nées avant 1970 ont développé une
immunité naturelle (introduction du vaccin rougeole en 1974-75).
Les personnes ayant été exposées à un cas de rougeole (y compris suspicion) et elles-même
en contact étroit avec un des groupes à risque de développer une forme grave devront
vérifier leur statut immunitaire et seront isolées/évincées dès l’apparition des premiers
symptômes. L’éviction doit se faire jusqu’à 4 jours après l’apparition de l’exanthème.
- Collectivité à risque :
1. Cas suspect, clinique ou confirmé survenant en milieu d’accueil ou en halte-garderie
( !!! trouver la procédure entière ici):
• Vérifier que la mesure d’éviction du malade est appliquée durant la phase de
contagiosité. La période de contagiosité est la plus élevée 4 jours avant les signes
cutanés. Le « contage » a probablement déjà eu lieu dans l’entourage proche et ce
avant le diagnostic d’une rougeole. Par ailleurs, les patients sont souvent trop
malades pour aller en milieu d’accueil.
• Rechercher d’autre cas dans la collectivité et recherche active auprès des familles des
enfants absents.
• Informer les familles et le personnel des risques de contracter la rougeole.
• Vaccination recommandée à partir de l’âge de six mois pour les enfants en contacts
proches ou de la même section et qui ne sont pas encore vaccinés ou pas en ordre de
vaccination.
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Rougeole
• Mise à jour de la vaccination recommandée pour les membres du personnel de la
même section, nés après 1970, selon le calendrier vaccinal (Tableau 2) et adresser les
personnes non à jour à leur médecin traitant ou la médecine de travail.
2. Cas confirmé, survenant en établissement scolaire (école, collège, lycée, enseignement
supérieur) ( !!! trouver la procédure entière ici)
• Vérifier que la mesure d’éviction du malade est appliquée.
• Rechercher d’autre cas dans la collectivité et recherche active auprès des familles des
enfants/étudiants absents.
• Informer les familles et le personnel des risques de contracter la rougeole. Inviter à
vérifier le statut vaccinal des élèves et personnel de la classe nés après 1970 et
adresser les personnes non à jour à leur médecin traitant ou au médecin de travail.
• Chez les élèves de la classe du cas-index de l’enseignement maternel ou primaire qui
présentent une couverture vaccinale incomplète ou inexistante, une vaccination RRO
sera recommandée.
• Chez les enfants et les étudiants de la classe du cas-index de l’enseignement
secondaire et au-delà, et dont la couverture vaccinale est incomplète ou inexistante,
la vaccination RRO sera recommandée.
• Mise à jour de la vaccination recommandée pour les élèves et les personnes nés en
1970 ou après, ayant fréquenté les mêmes locaux en même temps que le cas-index
(Tableau 2).
• Aucune mesure prophylactique particulière ne sera appliquée chez les enfants et les
étudiants scolarisés dont l’historique vaccinal est complet.
3. Cas confirmé survenant en milieu professionnel (en collaboration avec la médecine du
travail)
• S’assurer de l’arrêt de travail du cas durant la phase de contagiosité.
• Rechercher d’autres cas dans l’établissement.
• Informer le personnel ayant fréquenté les mêmes locaux en même temps que le cas-
index.
• Mise à jour de la vaccination recommandée pour le personnel né après 1970 ,
n’ayant pas été vacciné, et ayant fréquenté les mêmes locaux en même temps que le
cas (Tableau 2).
4. Cas confirmé survenant en milieu de soins :
En cabinet privé
• En cas de suspicion, éviter le séjour prolongé du cas en salle d’attente. Favoriser une
visite à domicile si possible.
• Rechercher et identifier les patients contacts ayant été exposés en salle d’attente.
• Informer les sujets contacts à haut risque*, vérifier leur statut vaccinal et porter
l’indication d’une vaccination si nécessaire selon le calendrier vaccinal (Tableau 2).
• Si l’état de santé du cas nécessite une hospitalisation : contacter le médecin
hospitalier qui accueillera le cas (hospitalisation ou urgences) pour que les mesures
préventives puissent être mises en place dès l’arrivée du malade.
FICHE Rouge version aout 1
Rougeole
5. Aux urgences (en collaboration avec l’hygiéniste et le médecin du travail)
• Isoler le cas suspect, limiter ses déplacements, lui faire porter un masque chirurgical,
limiter le nombre d’intervenants. En pédiatrie: Installer un filtre Hépa, revêtir un
masque FFP1 ou FFP2 si absence d’immunité.
• Accélérer la prise en charge.
• Informer l’ensemble du personnel des urgences sur les moyens de prévention.
• Analyse au laboratoire pour confirmation biologique.
• Rechercher et identifier les sujets contacts du cas suspect.
6. En cas d’hospitalisation (en collaboration avec l’hygiéniste et le médecin du travail)
• Informer le personnel.
• Rappeler les pratiques d’isolement spécifiques :
- Prendre en charge le cas par du personnel immunisé contre la rougeole
(vérification du statut vaccinal, antécédents de rougeole ou sérologie IgG
positive).
- Eviction du personnel à risque des soins au malade atteint de rougeole.
- Limiter le nombre d’intervenants.
- Isoler le patient (chambre seule, visites et déplacements limités, …).
- Mise en place des précautions complémentaires de type « air » avec port du
masque de protection respiratoire pour les contacts étroits.
- Renforcer les précautions standards pour le personnel.
• Rechercher et identifier les contacts avec traçabilité du parcours du patient :
- Autres patients.
- Le personnel.
• Informer les contacts/visiteurs et rappeler les pratiques d’isolement.
• Vérifier le statut vaccinal des membres du personnel soignant (dossier du service de
santé au travail) et, le cas échéant, mise à jour de celui-ci.
• Mettre à jour la vaccination recommandée :
- Pour le personnel non immunisé selon le calendrier vaccinal ou dont le statut
vaccinal /immunité est inconnu et qui sont nés après 1970 : donner une dose
de vaccin trivalent. Vacciner en priorité le personnel soignant des unités de
pédiatrie, d’obstétrique, d’urgences, de soins intensifs et d’oncologie dans
lesquelles se seraient déclarés des cas (afin d’interrompre la transmission).
- Pour tous les sujets nés après 1970, le schéma vaccinal comporte 2 doses de
RRO. Intervalle minimal entre dose 1 et dose 2 : 4 semaines.
10. Prévention pré-exposition
- Mesures préventives générale :
Voir plus haut
- Vaccination
Le vaccin contre la rougeole est très efficace (93-98% d’efficacité vaccinale). La vaccination est
donc le meilleur moyen de prévenir la maladie.
Dans la mesure où la rougeole ne se manifeste que chez l’homme et que la vaccination est
efficace pour prévenir la maladie, il est possible de l’éradiquer. Pour ce faire, au moins 95%
de la population doit être vaccinée avec 2 doses.
FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
Le premier vaccin contre la rougeole a fait son apparition sur le marché belge en 1975 et le
vaccin vivant atténué combiné Rougeole-Rubéole-Oreillons (RRO) est utilisé depuis 1985.
Actuellement, la première dose est administrée à 12 mois et la deuxième entre 7 et 9 ans
(décision prise par le CSS en Mars 2019, précédemment l’âge de la deuxième dose était
entre 10 et 13 ans. (Tableau 2). La dernière enquête de couverture vaccinale montrait que le
taux de vaccination chez les enfants de 18-24 mois pour la première dose du vaccin RRO
était de 95.7% dans toute la Belgique (2016). Pour la deuxième dose, la couverture vaccinale
était de 93.4% en Flandre (2016) et de 78% en Wallonie et dans la région de Bruxelles-
Capitale (2016). Des réactions locales peuvent apparaître immédiatement après la
vaccination, notamment une sensation de brûlure de courte durée au site d’injection. Des
réactions systémiques peuvent occasionnellement se manifester 5 à 10 jours plus tard sous
forme d’une fièvre, d’un rash et/ou d’arthralgies passagères. Ces symptômes ne persistent
que 2 ou 3 jours et sont une forme atténuée de l’infection rougeoleuse ou rubéoleuse
(forme non-contagieuse car le virus vaccinal n’est pas transmissible). De même, plus
rarement, un gonflement parotidien peut également survenir. Les enfants présentant des
symptômes post-vaccinaux ne sont pas contagieux. L’allergie aux œufs ne constitue pas une
contre-indication sauf chez les sujets qui ont présenté dans leurs antécédents des réactions
anaphylactiques aux œufs ou aux substances du vaccin. Les traces d’ovalbumine sont moins
souvent en cause lors de manifestations allergiques que les autres constituants du vaccin
comme la gélatine et la néomycine.
Pour une description complète, nous nous référons aux données générales du CBIP
concernant les vaccins :
http://bijsluiters.fagg-afmps.be/?localeValue=fr https://www.cbip.be/fr/chapters/13?
frag=18358&trade_family=22020
Avoir fait l’une des trois maladies infectieuses ne dispense pas de la vaccination au moyen du
vaccin RRO. S’assurer particulièrement de l’état vaccinal chez les femmes en âge de
procréer. Prévoir au moins un mois de contraception lors de la vaccination d’une femme
ayant une vie sexuelle active. La vaccination est vivement recommandée pour les
professionnels de la santé et les personnes en contact avec les enfants. Les sujets nés avant
1970 peuvent être considérés comme protégés par l’exposition naturelle. Pour les sujets nés
après 1970, le schéma vaccinal comporte deux doses de RRO avec un intervalle de minimum
4 semaines.
La vaccination anti-rougeoleuse est contre-indiquée pendant la grossesse car il s’agit d’un
vaccin vivant atténué. Cependant, une vaccination réalisée accidentellement chez une
femme enceinte n’est pas une indication d’interruption médicale de grossesse. Le vaccin est
contre- indiqué chez les patients avec une hypersensibilité aux substances actives ou à la
néomycine. Un antécédent de dermatite de contact à la néomycine n’est pas une contre-
indication.
Le vaccin est aussi contre-indiqué chez les personnes avec un déficit sévère de l’immunité
humorale ou cellulaire (primaire ou acquis), par exemple déficit immunitaire combiné
sévère, agammaglobulinémie et SIDA.
FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
Tableau 2 : Calendrier vaccinal. Recommandations du Conseil Supérieur de la Santé (28 juin
2011, révision 2013 et 2019)
Age de la vaccination Vaccin
A 12 mois 1ère dose du vaccin trivalent (Rougeole Rubéole Oreillons).
Entre 7 et 9 ans 2ème dose du vaccin trivalent.
Rattrapage
Dès que l’absence de vaccination est constatée, la dose de RRO1 peut être
Enfants entre 12 mois et 7 ans administrée à partir de l’âge de 12 mois, simultanément à tout autre vaccin mais à
un autre site d’injection.
- Jusqu’à l’âge de 18 ans, le schéma vaccinal comporte 2 doses de RRO.
- Intervalle minimal entre dose 1 et dose 2 : 4 semaines.
Enfants et les adolescents entre 8 et - Avoir fait l’une des 3 maladies ne dispense pas de la vaccination. S’assurer
18 ans particulièrement de la vaccination chez les femmes en âge de procréation.
- Prévoir un mois de contraception lors de la vaccination d’une femme ayant
une vie sexuelle active.
- Les sujets nés avant 1970 peuvent être considérés comme protégés. Pour
tous les sujets nés après 1970, le schéma vaccinal comporte 2 doses de RRO.
Intervalle minimal entre dose 1 et dose 2 : 4 semaines
- Avoir fait l’une des 3 maladies ne dispense pas de la vaccination.
Adultes de plus de 19 ans : - S’assurer particulièrement de la vaccination chez les femmes en âge de
procréation. Prévoir un mois de contraception lors de la vaccination d’une
femme ayant une vie sexuelle active.
- Les professionnels de la santé et les personnes nées après 1970 en contact
avec les enfants doivent être vaccinés.
Recommandations pour les groupes à risques
en cas de voyage dans une zone de forte endémicité, ou présentant une
situation épidémique, ou dans les pays n’ayant pas de programme d’élimination
Nourrissons de moins
de la rougeole : une dose de vaccin peut être administrée à partir de 6 mois
de 12 mois
(l’enfant recevra par la suite deux doses de vaccin trivalent suivant les
recommandations du calendrier vaccinal).
Le Groupe d’Etude Scientifique de la Médecine de Voyage en Belgique
Voyageurs non vaccinés et sans
recommande la vaccination des personnes non immunes et non vaccinées nées
antécédent de rougeole
après 1970 avant un voyage international, avec 2 doses de RRO.
Professionnels de santé non
vaccinés, sans antécédents de
rougeole ou dont l’histoire
est Les sujets nés avant 1970 peuvent être considérés comme protégés. Pour tous
douteuse et dont la sérologie est les sujets nés après 1970, le schéma vaccinal comporte 2 doses de RRO.
négative parmi les suivants : Intervalle minimal entre dose 1 et dose 2 : 4 semaines.
professions de santé en formation, à
l’embauche ou en poste, en priorité
dans les services accueillant des
sujets à risque de rougeole grave.
FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
Personnes de contact
Centre National de référence pour la Rougeole, la Rubéole et les Oreillons
Dr Inge Rouckaert
Institut scientifique de Santé Publique, Rue Juliette Wytsman 14, 1050 Bruxelles
Maladies Virales – Centre de Référence National pour la Rougeole, la Rubéole et les Oreillons
Téléphone: 02/373.32.97 ; Fax: 02/373.32.91; Mail:
[email protected]https://www.sciensano.be/fr/nrc-nrl/centre-national-de-reference-cnr-pour-la-rougeole-les-
oreillons-et- la-rubeole
Analyse urgente de la Rougeole
En cas d’analyse urgente pour la Rougeole (PCR rougeole uniquement), veuillez envoyer
immédiatement l’échantillon au laboratoire à l’adresse ci-dessous avec la mention
«échantillon
urgent rougeole» sur l’enveloppe. Veuillez toujours joindre le formulaire de demande
rempli pour un traitement correct.
Sciensano
Département des Maladies Virales
CNR ROR, à l’attention de Inge
Roukaerts Rue de England 642
1180 Uccle
Epidémiologiste de contact à Sciensano
Dr Laura Cornelissen
Téléphone: 02/642.57.81
Mail :
[email protected]FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
Références
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https://www.health.belgium.be/fr/avis-9141-calendrier-vaccinal-de-base
http://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/1908744
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Fiche CSS 8811 : Vaccination de l’enfant et de l’adolescent contre la Rougeole, la Rubéole et les
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FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
Annexe. Questionnaire en ligne disponible sur MATRA : https://www.wiv-
isp.be/matra/cf/connexion.aspx
Veuillez compléter ce formulaire et le transmettre par voie électronique
Rougeole
(
[email protected]) ou par fax (071/205.107) à la Cellule de
Informations cliniques et épidémiologiques du
surveillance des maladies infectieuses de l’AViQ :
Date de la déclaration (jour/mois/année) : / /
Nom du médecin déclarant et Hôpital:
1. Identification du patient
Initiales (prénom, nom) :
Date de naissance (jour/mois/année) : _ _ / _ _ / _ _ _ _
Sexe : masculin
féminin Code postal:
2. Statut vaccinal
Est-ce que le patient est vacciné contre la rougeole ? Ou No Inconnu
i n
Si non, pourquoi pas?
…………………………………………
Si oui, combien de doses a-t-il reçu ?
Nombre inconnu
.....................................................................
ou
Date du dernier vaccin ? : __/__/____
Est-ce que la carte de vaccination est Oui Non Inconnu
disponible ?
3. Données cliniques
Date d’apparition des premiers symptômes : : _ _ / _ _ / _ _ _ _
Résumé des symptômes :
Eruption cutanée : Date d’apparition : _ _ / _ _ / _ _ _ _
Aspect de l’éruption: maculopapulaire
vésiculaire
autre (précisez) : ………………………………………….
Inconnu
FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
Fièvre ? Oui Non Inconnu Date d’apparition : _ _ / _ _ / _ _
__
Toux ? Oui Non Inconnu
Rhinite ? Oui Non Inconnu
Conjonctivite ? Oui Non Inconnu
Taches de Koplik ? Oui Non Inconnu
Critères cliniques « rougeole » selon définition ECDC Oui No Inconnu
(triade)2: n
Complications Ou No Inconnu
i n
? Si oui,
précisez :
Encéphalite
aïgue
Diarrhée/
Deshydratation Otite
moyenne Pneumonie
Autre (précisez) : …………………………………………
Hospitalisation Oui No Inconnu Durée (jours) : …………….
? n
Décès Oui No Inconnu
? n
Date du décès : __/__/____ Cause du décès : ………………………………..
Rougeole ou complication
rougeole Autre :
……………………………….
4. Examens complémentaires (laboratoire)
A-t-on fait un examen à la recherche d’anticorps contre la rougeole ?
Oui Non Inconnu
1. Date de prélèvement du 1e échantillon : __/__/
____
Type d’échantillon :
Sérum
Frottis salivaire
Autre :
FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
…………….
Inconn
u Résultats:
2
Définition ECDC de cas clinique : Tout sujet présentant de la fièvre, ET une éruption
maculopapuleuse, ET au moins un des trois symptômes suivants: toux, coryza,
conjonctivite.
FICHE Rouge version aout 2
Rougeole
IgM :
Non POS NEG ZONE GRISE Inconn
IgG :
testé POS NEG ZONE GRISE u
Non Inconn
testé u
2. Date de prélèvement du 2e échantillon : _ _ / _ _ / _ _ _ _
Type d’échantillon :
Sérum
Frottis salivaire
Autre : …………….…
Inconnu
Résultats:
IgM : Non testé POS NEG ZONE GRISE Inconnu
IgG : Non testé POS NEG ZONE GRISE Inconnu
A-t-on fait un examen virologique à la recherche du virus de la rougeole ?
Oui Non Inconnu
Date de l’échantillon : _ _ / _ _ / _ _ _ _
Type d’échantillon :
Frottis salivaire
Frottis naso-
pharyngé LCR
Autre (précisez) : ………………………
Inconnu
Résultats des tests (Virologie) :
PCR : Non testé POS NEG Inconnu Pas faisable
Culture : Non testé POS NEG Inconnu Pas faisable
N° Centre national de référence :……………….. Résultat Génotypage : …………
5. Sources possibles de l’infection
Y a-t-il eu contact avec un cas probable ou confirmé de rougeole 7 à 18 jours avant
l’apparition de l’éruption (=source possible de contamination) ? Oui Non Inconnu
Si oui, avec qui ? ………………………………………………… N° MATRA : ……………………
Où ?
Ecole
Crèche
Famille
Hôpital
FICHE Rouge version aout 3
Rougeole
Universit
é
Collectivité sportive
FICHE Rouge version aout 3
Rougeole
Militaire (caserne)
Autre : ………………………….
Inconnu
Non applicable
N° du Cluster : ……………………........ (ex. MEA-BEL-YYYY-RG-NN) (rempli par l’inspecteur)
Est-ce que le patient a résidé/voyagé à l’étranger 7 à Oui Non Inconnu
18 jours avant l’apparition de l’éruption ?
Si oui, où ? ………………………………………
Y a-t-il un lien épidémiologique avec un cas de Oui Non Inconnu
rougeole importé de l’étranger? (première génération de cas secondaire)
Si oui, avec qui …………………………………………………N° MATRA : ……………………
Pays d’importation ? …………………………………
6. Classification finale
Diagnostic final : Date : _ _ / _ _ / _ _ _ _
Symptômes cliniques (cas possible)
Symptômes cliniques avec lien épidémiologique (cas probable)
Symptômes cliniques avec confirmation laboratoire (cas confirmé)
Rougeole post-vaccinale (rougeole dans les 21 jours après vaccination et/ou avec
genotypage A) Autre diagnostique que rougeole, cas écarté)
Remarque : ………………………………………………………………………………..…………………….
………………………………………………………………………………………………………………………
FICHE Rouge version aout 3