TRAVIL
TRAVIL
0. INTRODUCTION
0.1. Problématique
En R.D.C et voir au monde, la pollution de l’air, de l’eau et du sol par les déchets
ménagers et autres, est en évolution de jour en jour. Tels que dit, ceci génère des impacts
négatifs directs sur l’environnement par la création d’éléments polluants et cela constitue des
risques majeurs pour la santé de la population, ce qui pousse les gouvernements et le monde
industriel à rechercher des solutions technologiques permettant un traitement efficace et
moins couteux des dits déchets. Nous savons aussi que la lutte au changement climatique est
un défi à relever.
La production de l’énergie a permis à l’homme d’être autonome face à certains
travaux. L’énergie étant au cœur de l’activité de l’homme, lui permet d’améliorer ses
conditions de vie étant donné que la production de l’électricité durant ces deux derniers
siècles a eu un impact assez important dans l’activité quotidienne.
Son interruption a des répercutions graves, c’est pourquoi l’homme en cherchant à se
rendre autonome, fait tout son possible pour produire de l’électricité par des machines
utilisant des énergies fossiles entre autres les combustibles obtenus ou extraits du sous sol
dont : le pétrole, le gaz de schiste. Ces combustibles ont contribué aussi à la destruction par la
pollution de l’environnement, l’émission de gaz à effet de serre. Pour lutter contre la pollution
environnementale qui est au cœur de l’actualité et des préoccupations de la planète, les
sources d’énergie renouvelable dites vertes, semblent avoir le vent dans les voiles.
La solution proposée est de produire du biogaz, qui permettrait de remplacer les
combustibles obtenus par l’énergie fossile. Le fossile étant non renouvelable, ce biogaz
remplacera aussi le fossile afin de produire de l’électricité. La solution proposée est le sujet
même de ce travail, qui parlera de l’étude de la faisabilité de production de l’électricité à
partir du biogaz. De ce qui précède, nous nous sommes posé certaines questions tels que :
1) Qu’est ce que c’est le biogaz et comment peut-on le produire ?
2) Quel procédé utiliser pour transformer l’énergie contenue dans le biogaz en énergie
électrique ?
2
0.2. Hypothèses
Vu la solution proposée et les questions posées, nous avons proposé certaines réponses qui
constituent ici nos hypothèses :
1) Le biogaz est généré par la décomposition anaérobique des déchets ou substances
organiques dans un processus biochimique dans des digesteurs,
2) La combustion du biogaz dans un moteur ditherme à combustion interne, ou turbine à
gaz peut faciliter à transformer l’énergie thermique en énergie mécanique qui à son
tour va entraîner un alternateur pour produire de l’électricité.
0.3. Objectif
L’objectif poursuivi par ce travail, est de produire de l’électricité à partir du biogaz.
0.4. Intérêts
Le présent travail présente un intérêt scientifique, mais aussi économique et
environnemental.
➢ Sur le plan scientifique : L’intérêt scientifique poursuivi par ce travail, est de
permettre aux chercheurs d’approfondir leur connaissance à l’utilisation de gaz et sa
fabrication, à faciliter la compréhension dans la lutte contre le réchauffement
climatique,
➢ Sur le plan économique : c’est de pouvoir obtenir une source d’énergie pour devoir
acheter le combustible à chaque besoin.
➢ Sur le plan environnemental : L’intérêt visé sur l’environnement, est de contribuer à
la non pollution et limiter le réchauffement causé par l’émission de gaz à effet de
serre.
0.5. Méthodes
Les méthodes qui peuvent nous aidés à réaliser ce travail, sont deux à savoir : la
méthode de documentaire et la méthode expérimentale.
0.6. Délimitations du sujet
Selon les normes scientifiques, tout travail scientifique doit être délimité dans le temps
et dans l’espace, c’est pour cela, nous avons délimité notre travail spatialement et
temporairement.
❖ Délimitation spatiale
C’est le lieu sur lequel nous allons effectuer le travail, cela sera fait dans la ville de Kisangani.
3
❖ Délimitation temporaire
C’est la période pendant laquelle, nous avons eu à effectuer notre travail. La réalisation est
compris*e entre 2022-2023.
0.7. Subdivisions du travail
Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail sera abordé dans trois chapitres
qui sont :
❖ Le premier chapitre traite les généralités sur le biogaz ;
❖ Le second présente les procédés du traitement des déchets pour obtenir le
biogaz ;
❖ Le dernier parle de la conversion de l’énergie thermique en énergie électrique
I.1.1. Définitions
Le préfixe bio (vivant) indique sa provenance : les matières organiques, qui libèrent le
biogaz lors de leur décomposition selon un processus de fermentation. Alors le biogaz est
obtenu par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l’absence
d’oxygène.
Le biogaz est un gaz combustible, mélange de méthane et de gaz carbonique,
additionné de quelques autres composants.
On l’appelle aussi gaz naturel « renouvelable », par opposition au gaz naturel
d’origine fossile. Le biogaz se nomme encore « gaz de marais », au fond duquel se
décomposent des matières végétales et animales. C’est également le biogaz qui est à l’origine
de feux follets des cimetières ou de l’embrasement spontané des décharges non contrôlées.
Le biogaz est un gaz combustible incolore qui est produit par la décomposition
biologique de la matière organique en l'absence d'oxygène. Le biogaz provient de "matières
biogènes" et est généré par la digestion anaérobie de matières biodégradables telles que : la
biomasse, la bouse de vache, les déchets verts et les résidus agricoles comme la canne à
sucre,…, etc.
Le biogaz est un combustible obtenu par des processus hydrolytiques et de fermentation d’une
matière organique hautement moléculaire dans un milieu sans oxygène « dit anaérobie ». La
dégradation des composants organiques et la production de biogaz s’effectuent selon le
schéma :
Matière organique → СН4 +СО2 +Н2+ NН3+ Н2S
5
1
: Swen Neulter, 2003
6
Le biogaz a une teneur élevée en méthane (tableau 1), ce qui en fait une source d'énergie
intéressante. L'énergie libérée par le biogaz en fait un combustible approprié dans tous les
pays pour le chauffage et la cuisine. Le biogaz peut également être utilisé dans un digesteur
anaérobie où l'énergie du gaz est convertie en électricité et en chaleur à l'aide d'une turbine à
gaz, dans la mesure où le biogaz est principalement constitué de méthane et de dioxyde de
carbone, des gaz à effet de serre nocifs pour l'environnement.
En effet Le gaz méthane dispose d’un pouvoir réchauffant très élevé comparativement au
CO2 d’où il est donc important qu'il subisse un processus de combustion avant d'être rejeté
dans l'atmosphère.
Les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques de la biomasse potentielle
peuvent influencer la composition et le rendement du biogaz. Les gaz à serre sont à l’origine
des gaz naturellement présents dans l’atmosphère. Tous les gaz à effet de serre n’ont pas le
même pouvoir réchauffant.
Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone (𝐶𝑂2), l’oxyde nitreux
(NO2), le méthane (CH4)…
Le PGR OU GWP est une unité de mesure utilisée pour simplifier, comparer et
interpréter l’influence GES sur ce réchauffement climatique. Il mesure la quantité d’énergie
absorbée par une tonne de gaz émise dans l’atmosphère sur une période donnée. Le PGR
prend toujours le CO2 pour référence, d’où PGRCO2 = 1.
N.B : il est difficile de donner une valeur du rapport optimum du méthane au dioxyde de
carbone car cela dépend de divers facteurs tels que la durée de vie des gaz dans l’atmosphère,
leur potentiel de réchauffement global et les objectifs spécifiques de réduction des émissions.
Cependant, on peut donner quelques indications générales basées sur les caractéristiques
de gaz à effet de serre :
Le méthane a un PRG beaucoup plus élevé que le dioxyde de carbone sur une période de
20 ans, environ 84 fois plus puissant en moyenne cela signifie que, en termes d’impact sur le
climat, chaque molécule de méthane a un effet de serre plus important que chaque molécule
de CO2.
2. Durée de vie atmosphérique
Le méthane a une durée de vie atmosphérique plus courte que le CO2 d’environ 10 ans,
tandis que le dioxyde de carbone reste dans l’atmosphère pendant des centaines voire des
milliers d’années.
En tenant compte de cela, pour réduire efficacement les effets du changement climatique
à court terme, il est conseillé de viser un rapport CH4 /CO2 inférieur à 1, c'est-à-dire une
concentration de méthane inférieur à celle de dioxyde de carbone. Cela pourrait aider à
atténuer rapidement les effets du méthane, tout en poursuivant des efforts à long terme pour
réduire les émissions du dioxyde de carbone.
Tableau 1.
Gaz à effet de serre Formule PGR
Dioxyde de carbone CO2 1
Méthane CH4 28
Protoxyde d’azote N2O 273
Hexafluorure de soufre SF6 25 200
Tri fluorure d’azote NF3 17 400
Gaz fluorés CFC, PFC 771 – 7 380
9
Tableau 2.
Composante Concentration %
Méthane (CH4) 55-60
Dioxyde de carbone (CO2) 35-40
Hydrogène (H2) 2-7
Sulfure d’hydrogène (H2S) 2
Ammoniac (NH3) 0-0,05
Azote(N2) 0-2
Les compositions données ci-dessous sont issues de la DVGW « Nut zung voir Deponi -
Klarund Biogasen », 2002 et poulleau ( J. ;2002)
1) Méthane (СН4)
d’alimentation reste constant, cela signifie probablement que les archées méthanogènes sont
inhibées.
La biocénose
Elle désigne une communauté des êtres vivants d’origine et de composition diverses :
faune, flore …
La méthanogène
Ensemble des microorganismes qui produisent du méthane comme sous produit
métabolique.
Archées méthanogènes
Sont des microorganismes unicellulaires procaryotes, c'est-à-dire des êtres vivants
constituer d’une cellule unique qui ne comprend ni noyau, ni organites …
Pour évaluer la production de méthane, des points de mesure doivent être installés
dans les différents digesteurs. En cas d’utilisation d’une unité de cogénération, il est important
que la teneur en méthane du gaz ne descende pas en dessous de 40 % à 45 %.
𝐶𝐻4
D’une manière générale, un rapport proche de 1, voire supérieur, est souvent considéré
𝐶𝑂2
3) Dioxygène (О2)
Le biogaz ne contient de l’oxygène que si celui-ci est ajouté à des fins de désulfuration
biologique
4) Dihydrogène (H2)
L’hydrogène est un produit intermédiaire qui joue un rôle important dans le procédé de
formation du méthane, il est principalement libéré pendant les phases d’acidogènes et
d’Acétogènese, avant d’être converti en méthane.
L’hydrogène est le premier élément du tableau périodique des éléments le plus léger de
tous les éléments chimiques. Il est largement présent dans l’univers sous forme de gaz, mais il
peut également être trouvé sous forme liquide ou solide dans des conditions particulières.
Puis il est un élément essentiel à la vie sur terre, car il présent dans de nombreuses
applications industrielles, notamment dans la production de l’ammoniac pour les engrais, dans
l’industrie pétrochimique pour le raffinage du pétrole et dans l’industrie électronique pour la
fabrication de semi-conducteurs.
Les fabricants des unités de cogénération spécifient toujours une valeur limite pour la
concentration en sulfure d’hydrogène, car les produits résultant de son oxydation ont des
propriétés hautement corrosives.
Lorsque le bio méthane n'est pas soumis à une phase d'épuration, il a une odeur
caractéristique « d'œuf pourri ». Cette odeur gênante est due principalement à la présence de
l'hydrogène sulfuré (H2S).
En 1890, l’éclairage public de l’Angleterre fut alimenté par le gaz issu d’une station
d’épuration.
A la fin du XIXe siècle, des fermenteurs rudimentaires apparurent dans les zones côtières de
la Chine du Sud.
Dans la plupart des cas les unités de méthanisation ont continué à fonctionner pour
dépolluer ; le biogaz est souvent brûlé ou au pire, perdu à l’atmosphère. Avec le contexte
énergétique actuel, la valorisation du biogaz retrouve un intérêt économique.
Plusieurs installations ont été construites plus tard, notamment le digesteur en tôle
métallique de la Ferme d’Etat de la Sakay (Madagascar) en 1972, alimenté avec les déjections
de porcs élevés dans la ferme elle-même.
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Les principaux facteurs permettant de qualifier les mélanges gazeux pour une
valorisation en production d’électricité, par exemple combustion dans les moteurs à gaz, sont
: la composition, le pouvoir calorifique et l’indice de méthane.
Le biogaz présente un pouvoir calorifique compris entre 5500 à 6200 kcal/m3 suivant
la teneur en méthane (50 % à 70 %), celui du gaz naturel étant de 4000 kcal / m3 et celui du
propane 22 000 kcal/m3. Selon FANJANARIVO en 2004, le pouvoir calorifique du biogaz à
60 % de méthane est environ de 6kWh/m3.
Voici en outre les autres caractéristiques les plus observables des biogaz :
❖ Il est odorant et les odeurs sont dues aux impuretés du gaz surtout le H2S (œuf pourri),
qui disparaissent avec un léger traitement.
❖ La solubilité du méthane dans l'eau est très faible : à 20°C sous une pression d’une
atmosphère, 3 volumes de CH4 se dissolvent dans 100 volumes d'eau.
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Lorsque le biogaz est produit dans un digesteur, il en est captif et donc facilement
récupérable et valorisable. Ce n'est pas le cas des décharges à ciel ouvert qui émettent
spontanément du biogaz et le relâche dans l'atmosphère. Or, le méthane est un gaz à effet de
serre 25 fois plus "nocif" que le gaz carbonique.
Une fois le biogaz capté ou produit, autant le valoriser le plus efficacement possible.
Différentes voies sont envisageables : chaleur seule, électricité seule, carburant automobile.
Le biogaz traité peut facilement être brûlé pour fournir de la chaleur. On utilise
généralement pour cela des brûleurs fonctionnant intégralement au gaz qui peuvent être
adaptés à tout type de combustible. Si le biogaz n’a pas été suffisamment traité pour être
d’une qualité équivalente à celle du gaz naturel, l’appareil doit être spécialement adapté afin
de pouvoir brûler du biogaz.
Dans les brûleurs atmosphériques, l’air nécessaire à la combustion est fourni par simple
aspiration d’air ambiant. La pression d’alimentation en gaz est d’environ 8 mbar et peut
généralement être apportée par la centrale de valorisation du biogaz.
Dans un brûleur à air soufflé, l’air nécessaire à la combustion est fourni par un
ventilateur. Dans ce cas, l’énergie thermique est utilisée pour chauffer les bâtiments, alimenter
une chaudière, sécher des matériaux, réfrigérer des aliments, etc.
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Le biogaz peut ainsi remplacer le gaz propane ou le gaz naturel utilisés dans un grand
nombre de bâtiments d’élevage. Des brûleurs adaptés à la combustion du biogaz sont toutefois
requis.
En Suède et en Suisse, le biogaz est utilisé, depuis plusieurs années, comme carburant
pour des autobus et des camions, ainsi que dans le secteur privé.
Si l’objectif est d’alimenter des véhicules en carburant, le biogaz qui sort de la centrale
doit être d’une qualité permettant de l’utiliser dans les moteurs qui équipent les véhicules
d’aujourd’hui.
18
Outre les substances corrosives comme le sulfure d’hydrogène, il faut donc éliminer
également le dioxyde de carbone (CO2) et la vapeur d’eau. Sachant que les véhicules
disponibles fonctionnent pour la plupart au gaz naturel, il est conseillé d’obtenir un biogaz de
qualité équivalente à celle du gaz naturel.
Tous les grands constructeurs automobiles vendent des véhicules fonctionnant au gaz
sur le marché mondial. Les véhicules monovalents sont alimentés exclusivement au gaz mais
disposent d’un petit réservoir d’essence à utiliser en cas d’urgence.
La chaleur peut être utilisée pour le chauffage des digesteurs et le reste peut servir à
autres usages : séchage du digestat, séchage de foin, production d'eau chaude, alimentation
d'un chauffage domestique. Cette application de biogaz constitue donc l’objectif du présent
travail.
Les dangers principaux liés à la production du gaz de décharge sont : les nuisances et
les odeurs, l’influence sur le climat global, pollution de l’eau et du sol, le risque d’incendie et
d’explosion.
benzène, chlorure de vinyle, toluène etc.).Le gaz carbonique n’est pas toxique, mais il peut
provoquer l’asphyxie à des concentrations élevées du fait de la diminution du taux d’oxygène.
Le méthane est un gaz à fort effet de serre et peut influencer la couche d’ozone. Il a le
potentiel d’effet de serre global à long terme, trente-cinq fois plus grand que celui du CO2. Ce
potentiel d’effet de serre plus élevé est dû à une plus grande capacité du méthane et de ses
dérivés d’absorption de l’énergie infrarouge.
Des estimations suggèrent que les émissions du méthane issu des décharges comptent
pour 6 à 13% d’émissions anthropogènes globales de méthane (340 millions tonnes par an).
Le biogaz migrant par le sol peut diffuser dans des eaux souterraines. Certains de ses
composants (CO2, benzène) sont hydrosolubles et peuvent polluer ces eaux.
Le biogaz migrant par le sol peut provoquer l’asphyxie des racines et l’assèchement du
sol. Certains des composants de biogaz sont toxiques pour des plantes par exemple H2S
20
Il existe aussi des procédés de traitement du biogaz qui permettent d’épurer le gaz
pour obtenir une qualité proche de celle du gaz naturel. On trouve notamment le lavage à
l’eau, un système à colonne d’absorption, qui est basé sur les différences de solubilité dans
l’eau des différents composés du biogaz.
Le procédé PSA est basé sur de l’adsorption avec variation de pression, qui utilise des
adsorbants tels que le charbon actif et le Zéolite.
Le procédé selexol est un procédé d’adsorption par liquide qui permet d’éliminer le
CO2, l’H2S et les vapeurs d’eau.
La filtration membranaire est une technique au stade de recherches, des unités pilotes
sont étudiées. Cette technique permet de séparer les différents contaminants du biogaz. Il
s’agit de membranes non poreuses, avec des perméabilités sélectives. Les composants du
biogaz ayant différentes perméabilités, ils sont donc séparés par ce biais. Le processus est
accéléré par des niveaux de pressions différents.
Toutes ces techniques sont très coûteuses et sont essentiellement adaptées pour
l’épuration du biogaz qualité gaz naturel pour de l’injection réseau ou une valorisation en carburant.
Il faut que les avantages soient nettement plus importants que les inconvénients.
Le tableau 3 ci-dessous exprime certains éléments qui sont lié intimement aux avantages
et inconvénients des différentes techniques d’élimination des contaminants du biogaz.
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Adsorption sur H2S, Traitement adapté pour une Coût prohibitif de la garniture
d’autres media COV, épuration poussée. à changer régulièrement, donc
Tamis moléculaires Siloxanes L’épuration se passe à températurepas adaptée pour de gros débits
ambiante de biogaz à traiter.
Traitement réalisé sous
pression (10 bars) d’où
demande énergétique forte.
Silicagel Siloxanes Bonne capacité d’adsorption, Coût d’installation plus élevé
bonnes performances que pour du charbon actif,
mais plus rentable sur du long
terme.
Lavage aux H2S, Procédé standard pour Procédé trop cher pour
amines CO2 l’épuration du gaz naturel lors de l’épuration du biogaz
l’extraction (consommable, conduites),
il n’est pas adapté à
l’échelle biogaz.
En dehors des techniques d’épuration qualité gaz naturel, on va étudier les principales
techniques employées pour traiter le biogaz ().
a) Composés concernés
Cette technique permet de séparer la vapeur d’eau, mais aussi les particules et l’H2S
piégés dans les Condensats.
b) Principe
Principe
Cette technique permet de traiter l’H2S en injectant des sels ferriques (chlorure ferrique
FeCl2) dans le substrat afin de précipiter directement les sulfures dans le digestat. Les produits
réactionnels, sulfure de fer et soufre sont insolubles. Ils sont évacués avec le digestat et n’ont
pas d’effets négatifs sur le comportement d’épaississement et de déshydratation du digestat.
Comme le coût des sels ferriques est assez élevée, cette technique est intéressante, et est
majoritairement pratiquée, sur des boues urbaines dans le cas où la station d’épuration a pour
obligation de traiter le phosphore. Alors, l’ajout de sels ferriques est à double effet. Avec cette
méthode, on peut obtenir un niveau de 5 à 200 ppm V d’H2S selon les dosages.
Principe
Il existe aussi des améliorations telles que les éponges ferrugineuses, qui ont une
capacité d’adsorption plus importante grâce à leur surface de contact plus élevée.
Cette réaction est endothermique, une température minimale de 12°C est préconisée pour
un l’apport d’énergie suffisant, et est optimale entre 25°C et 50°C.
24
Cette réaction ne nécessite pas d’être réalisée sur gaz sec mais la condensation doit être
empêchée, par le chauffage de la colonne, afin d’éviter la formation d’amas et de diminuer la
surface réactive.
Afin de récupérer les réactifs, une régénération doit avoir lieu : il s’agit d’une oxydation.
On le régénère en faisant circuler de l’air dans le lit. Au bout de plusieurs cycles de
régénération et généralement lorsque le taux de chargement en soufre élémentaire est de 25 %
en poids de la masse épurant, celle-ci est remplacée. Habituellement, les installations
possèdent deux réacteurs : pendant que le premier désulfurise le biogaz et le deuxième est
régénéré avec de l’air.
Le problème de cette technologie est que la régénération est très exothermique et peut,
si le flux d’air et la température ne sont pas attentivement contrôlés, déclencher une auto-
inflammation. Ainsi, souvent les installations de petite échelle ou celles qui ont des niveaux
bas de H2S, choisissent de ne pas régénérer l’oxyde de fer sur place.
Avec cette technique, on peut traiter des gaz avec des concentrations de H2S allant de
1000 à 5000ppm et il est possible d’obtenir une teneur inférieure à 1 ppm en sortie de
traitement.
Principe
Principe
Les conditions de dégradation de l’hydrogène sulfuré sont les suivantes : une température
de 20°C, un pH neutre (entre 6 et 8), un milieu humide, 20 m3/j.m2 de biogaz et un débit de
substrat recommandé entre 0,5 et 0,75 m3/m2.h. Le rendement épuratoire peut atteindre 99 %
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(de 95 à 99 %) suivant la teneur initiale d’H2S (de 1500à 5000 ppmV) c’est-à-dire abaisser la
teneur d’H2à moins de 200 ppm. La gamme de débit d’est importante, de 500 à 20 000 m3/j.
II.3 METHANISATION
II.3.1. La digestion anaérobie (méthanisation)
La digestion anaérobie de la matière organique convient aux étapes qui sont traitées par
différentes catégories de micro-organismes. La plupart des matières organiques
biodégradables sont converties en gaz, tandis que seule une petite quantité (environ 10%) est
convertie en nouvelle masse cellulaire par la croissance microbienne.
La digestion anaérobie comporte quatre étapes de base. Ces quatre phases de base
constituent le processus de production de biogaz à partir de diverses matières organiques ; Il
s’agit de l’hydrogène, l’acidogène, l’acétogène et le méthanogènese.
➢ L'hydrolyse
L'hydrolyse dans la digestion anaérobie est la première étape du processus. Elle est
obtenue par la solubilisation et la dégradation de composés organiques particulaires de bio
polymères et de déchets colloïdaux en composés organiques monomères ou oligomères
solubles.
➢ L’acidogène
➢ L’acetogenèse
Les alcools (éthanol), des AGV de plus de deux atomes de carbone, sont transformés en
acétate par des bactéries productrices d'acétate, l'hydrogène et le dioxyde de carbone étant les
principaux produits.
Cette conversion est un processus vital car l'hydrogène et le dioxyde de carbone sont
constamment réduits en acétate par les micro-organismes homoacétogènes, réduisant ainsi
l'accumulation d'hydrogène qui peut affecter le fonctionnement des bactéries acétogènes.
➢ Méthanogènese
Une méthanisation correctement contrôlée conduit à des taux d’épuration très élevés. Elle
présente également d’autres avantages économiques, agronomiques et environnementaux.
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Avantages Économiques
• Revenus supplémentaires
Avantages Agronomiques
Avantages Environnementaux
• Démarrage long : la faible croissance entraîne une période de démarrage plus longue
que pour les systèmes aérobies ;
• Exigences élevées en matière de tampon pour le contrôle du pH : Le pH requis pour la
digestion anaérobie doit être compris entre 6,5 et 8. En outre, l'ajout de produits
chimiques, principalement dans les eaux usées industrielles, peut être indispensable
pour le contrôle du pH avec une capacité tampon insuffisante
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La production de biogaz est influencée par de nombreux facteurs tels que les nutriments,
le pH de la matière première, la température, la lenteur de l'alimentation (taux de charge) et le
temps de rétention. Ces facteurs peuvent ralentir ou bloquer le processus de production de
biogaz si les valeurs des facteurs ne se situent pas dans une certaine fourchette.
Ici on le mélange avec d’autres déchets organiques pour nous aider à créer un
environnement optimal pour la fermentation, en fournissant une diversité de nutriment et de
microorganisme nécessaire à la décomposition des matières organique. Parmi les déchets
organiques qui peuvent être mélangés avec les excréments de porc pour la fermentation, on
trouve :
Il est formé d’une partie inférieure cylindrique et d’une partie supérieure sous forme de
voûte sphérique ou hémisphérique pour le stockage du gaz.
En béton ou en briques cuite induites, ce type de digesteur présente les avantages d’avoir
une durée de vie assez longue puisque les problèmes de corrosion sont remédiés et d’offrir un
coût initial modéré. Le plus souvent il est enterré remédiant ainsi aux problèmes rencontrés
avec les variations de température. Sa productivité est de l’ordre de 0,1 à 0,2 m3 de biogaz par
m3 du digesteur par jour.
32
Procédés discontinus
➢ Le réacteur Ducellier-Isman ;
Dans un procédé discontinu, son principe est de charger en une seule fois, lorsque les
substrats est épuisé totalement, la réaction atteint une concentration optimale où il y a
cessation de la réaction alors la production du biogaz est fini.
Cette technologie s’applique surtout pour les déchets organiques pour lesquels il y a
impossibilité de pompage (taux de matières sèches supérieur à 30%).Ce sont des digesteurs
rustiques, qui ont l’avantage d’une grande simplicité technique et dont le contenu n’est pas
obligatoirement chauffé ni mélangé, mais leur productivité en biogaz reste faible et variable
au cours du temps.
Le procédé continu
Comme il est dit ci-haut nous savons qu’un biodigesteur est un dispositif de petite
taille, pour la digestion anaérobie des déchets organique. Il est généralement composé d’un
réservoir en plastique ou d’une fibre de verre, d’une unité de fermentation, d’un système de
circulation, et d’un système de gazéification.
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Cette première fermentation en ferme deux étapes qui sont liés à la méthanisation qui
sont : l’hydrolyse et l’acidogènese.
L’hydrolyse
En molécule plus simple par exemple les sucres, des alcools, et des acides aminés. Cette
opération indique la dégradation des grosses molécules polymères en petites molécules
monomères.
La réaction entre les polymères et un premier groupe de bactéries dites hydrolytiques, qui
les cassent et les décomposent donne les monomères d’acides aminés, d’acides gras, et de
sucres simples. Cette phase peut à la fois s’accomplir en aérobie et en anaérobie.
Acidogènese
Lors de cette phase, les bactéries fermentaires transforment les matières organiques
simples (monomères) issues de l’étape hydrolytique en acide gras volatil (acétate, propionate,
butyrate,), en acides organiques (lactate, succinate…), en alcools (méthanol, éthanol…), en
gaz carbonique et hydrogène. L’acidogénèse est une étape rapide.
Cette dégradation de la matière organique complexe est souvent une étape freinant le
processus global de bio méthanisation, en particulier dans le cas de déchets solides ou en
suspension, difficilement hydrolysables.
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Les bactéries impliquées dans l’acidogénèse sont les plus acidophiles des
microorganismes de la digestion anaérobie pouvant se développer jusqu’à pH 5. Les bactéries
acidogènes constituent des groupes physiologiques variés. Elles sont généralement anaérobies
strictes, surtout les genres Clostridium mais elles peuvent être aérobie-anaérobies facultatives
pour certaines, comme les Streptocoques et les Entérobactéries.
Ce sont, de loin, les organismes les plus connus et les plus facilement isolables et
identifiables en culture pure. Elles comprennent alors des formes en bâtonnets, Gram
négatives, mobiles, sporulées (Clostridium) ou non sporulées (bifido-bacterium)
II.3.6. L'appareillage
Le biodigesteur est lui-même un appareil qui permet de décomposer des organiques en biogaz
et le biodigesteur est équipé d’un système d’appareillage pour contrôler les étapes liées à la
production du biogaz :
• Tuyaux qui servent à collectés des déchets organiques et à acheminer le biogaz produit
vers les appareils d’utilisations ;
• Système de contrôle de la température ;
• Système de brassage mécanique pour homogénéiser le mélange ;
• Broyeur utilisé pour préparer les déchets organiques avant leur introduction dans le
biodigesteur, afin d’en faciliter la décomposition.
b) L'Acetogenèse
La troisième étape de la fermentation est la phase acétogène. Le produit acide gras issu de
l’acidogénèse est transformé par les bactéries acidogénèse en acide acétique.
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Ces bactéries sont rarement seules dans le milieu. Elles peuvent cohabiter avec d’autres
espèces consommatrices ou productrices de CO2 et d’H2. L’hydrogène, inévitablement produit
par les bactéries acétogènes (appelées OHPA : Obligate Hydrogen Producing Acetogenic
Bacteria), est systématiquement transféré vers des bactéries utilisatrices de l’hydrogène, ce
processus de transfert évitant toute inhibition de l’acétogénèse par accumulation de
l’hydrogène dans le milieu.
Ces associations obligatoires entre une bactérie acétogène et une bactérie méthanogène
utilisatrice de l’hydrogène sont appelées association syntrophiques.
c) Méthanogenèse
Le facteur F420 a été isolé uniquement des bactéries méthanogènes. Leurs temps de
génération peuvent aller jusqu’à 49 h. Elles nécessitent un potentiel d’oxydoréduction parmi
les plus bas (-330mV).
La méthanogène est classée dans les Archéobacteria. L'hydrogène est normalement utilisé
par les bactéries méthanogènes hydrogénophiles pour réduire le CO2 en CH4 tandis que
l'acétate est transformé par les bactéries méthanogènes acétoclastes en CH4.
38
Certaines espèces sont incapables de réaliser cette réaction mais elles synthétisent du
méthane à partir de l’acétate. Dans les digesteurs ,70% du méthane produit proviennent de
l’acétate. Le formate est aussi un substrat important de la flore méthanogène. Environ 50%
des microorganismes producteurs de méthane peuvent l’utiliser pour croître.
CO2+ 4H2 → CH 4+ 2H 2O
D’autres substances carbonées peuvent être également réduites en méthane, en présence d’un
excès d’hydrogène, comme le méthanol et le formate.
DEMEYER, SMITH et MAH en 1981 ont mis en évidence les deux voies de formation du
méthane en utilisant des substances traceuses comme l'acétate et le CO2.
II.3.8. Le purificateur
La purification du biogaz est un processus qui vise à éliminer les impuretés et composés
indésirables du biogaz produit à partir de la fermentation anaérobie de déchets organiques.
Certains équipements couramment utilisés dans la purification du biogaz comprennent :
40
Ces équipements sont utilisés généralement dans des installations production du biogaz pour
améliorer la qualité du biogaz et le rendre approprié pour une utilisation.
L’utilisation courante des lisiers, litières et fumiers comme matières fertilisantes agricoles
est soumise à une réglementation moins restrictive que pour l’utilisation du compost ou des
autres matières fertilisantes fermentescibles identifiées comme matières résiduelles, telles que
les MRT (R.Q. c. Q-2, r.11.1.
L’un des objectifs de la démarche proposée dans ce travail consiste à réduire les impacts
environnementaux liés à la gestion des lisiers tout en permettant aux agriculteurs de demeurer
concurrentiels dans une optique de développement durable.
41
III.1. INTRODUCTION
Dans ce chapitre nous allons mettre l’accent sur la production de l’électricité à partir du
biogaz produit afin de faire fonctionner un générateur. La vie des gens est fortement
influencée par l'utilisation de l'énergie électrique.
Il s’agit de la loi de conservation de l’énergie, qui stipule que l’énergie ne peut être créée
ni détruite, mais seulement transformé d’une forme à autre forme. Dans le contexte de la
conservation de l’énergie thermique en énergie électrique, cela signifie que l’énergie totale
absorbée par un système est égale à la somme de l’augmentation de l’énergie interne du
système et du travail effectué par le système.
Pour la conversion d’énergie, cela implique que certaines pertes d’énergie sous forme de
chaleur sont inévitables et que l’efficacité de la conversion est inférieur à 100 %.
Ce principe stipule que l’entropie d’un système atteint une valeur constante à mesure que
la température s’approche de zéro absolu. (Lorsque la température d’un corps tend vers 0 K,
l’entropie du système tend vers zéro.) Cela a des implications pour la conductivité thermique
et la capacité calorifique des matériaux à basses températures.
Dans les applications pratiques, ces principes sont utilisés pour concevoir des systèmes
tels que les moteurs thermiques ou les générateurs électriques, où l’énergie thermique est
convertie en énergie mécanique, puis en énergie électrique. Les centrales électriques, par
exemple, utilisent la chaleur pour produire de la vapeur qui actionne des turbines, générant
ainsi de l’électricité.
Principes généraux
température et provoque une dilatation de son volume, déplaçant le piston dans le cylindre.
Un mouvement rectiligne qui de plus alternatif est donc créé, et est ensuite transformé en un
mouvement rotatif par un système bielle manivelle. Les divers types de moteurs diffèrent
essentiellement sur la nature de l’inflammation de leur Carburant.
On distingue :
• Le bloc- moteur ou bloc –cylindres : il est constitué, à la fois, par les cylindres, en
nombres variables mais tous identiques et une partie du système de refroidissement ;
• La culasse : elle joue un double rôle d’obturation de la partie supérieure des cylindres
et d’intermédiaire dans le refroidissement du moteur ;
• Le joint de culasse : il assure l’étanchéité entre le bloc moteur et la culasse ;
• Le carter : il assure plusieurs fonctions, dans les moteurs à refroidissement par eau, il
est constitué par un demi-carter supérieur ou carter proprement dit, confondu avec le
bloc moteur et qui supporte les différents paliers du moteur, et par un demi-carter
inférieur ou carter d’huile, simple couvercle en tôle d’acier, qui sert de réservoir
d’huile. Ces deux demi-carters sont séparés par un joint d’étanchéité, le joint de carter.
Dans les moteurs à refroidissement par air, le carter joue en plus le rôle de bâti.
Ces pièces mobiles sont plus largement dimensionnées dans un moteur Diesel que dans
un moteur à essence où les contraintes sont moins élevées.
Ces derniers se déplacent, chacun dans son cylindre, entre deux positions extrêmes:
La distance les séparant étant la course c du piston. L’espace mort avec 𝑉𝑚 comme
volume, compris entre le point mort haut et la culasse, constitue la chambre de combustion.
Le volume 𝑉𝑐 compris entre les deux points morts représente la cylindrée donnée par :
ᴨ
𝑉𝑐 = 4 ⋅ 𝑐 ⋅ 𝑎²
L’étanchéité est assurée par des segments dits d’étanchéité. On appelle rapport
volumétrique, ou taux de compression 𝜀 le rapport du volume délimité par la culasse et le
point mort bas à celui de la chambre de combustion.
𝑽𝒄 + 𝑽𝒎
𝜺=
𝑽𝒎
Leur tête s’articule sur un maneton du vilebrequin avec interposition de deux demi-
coussinets en métal antifriction et leur pied, sur l’axe d’un piston.
A.2.3. Le vilebrequin
Le cycle est une période entière de fonctionnement du moteur, la plus courte possible, à
l’issue de laquelle celui-ci, revenu à son point de fonctionnement initial, recommence à
parcourir un nouveau cycle identique au précédent.
Le cycle d’un moteur thermique comprend toujours les phases suivantes : admission,
compression, combustion, détente et échappement. Ces différentes phases peuvent s’effectuer
successivement ou de façon combinée selon le type de cycle (à 4 temps ou à 2 temps) et se
reproduisent indéfiniment.
1er temps : ADMISSION du mélange air + essence dans un moteur à allumage commandé était
uniquement dans un moteur Diesel
.
47
Le piston, entrainé par le vilebrequin descend dans le cylindre, du PMH jusqu’au PMB
effectuant une course, dite d’admission. La soupape d’admission est ouverte, le mélange
carburé ou l’air est aspiré dans le cylindre.
Dans le moteur à essence une étincelle jaillit entre les électrodes de la bougie,
enflammant le mélange comprimé. Dans le moteur Diesel par contre le combustible injecté à
forte pression vient se mélanger à l’air préalablement comprimé et le mélange s’enflamme
spontanément. La dilatation violente des gaz qui s’ensuit chasse le piston vers le PMB. C’est
le seul temps moteur, le piston entraîne le vilebrequin.
49
A nouveau, le piston est entrainé par le vilebrequin, il remonte jusqu’au PMH et chasse
les gaz brûlés par la lumière d’échappement. Dans un moteur à 4 temps, sur les quatre courses
du piston, correspondant à deux tours de vilebrequin, une seule course est motrice, les trois
autres absorbent de l’énergie sans en fournir
50
NB : il existe des moteurs de type de deux temps tant à l’explosion à combustion instantanée.
Cependant, nous nous limitons aux moteurs à explosion 4 temps, objet du présent travail.
Dans cette partie, nous allons nous intéresser particulièrement au moteur à allumage
commandée.
En général, c’est le cycle thermodynamique théorique réalisé par les moteurs à essence
à quatre temps. Les quatre temps du cycle correspondent à 4 courses du piston, les différentes
phases associées à chaque temps du cycle sont définies par des transformations
thermodynamiques.
51
Compression adiabatique du gaz aspiré jusqu’ à un volume minimal V1 pour atteindre une
pression P1 à l’intérieure de la chambre de combustion
La combustion du volume V1de gaz compressé crée un réchauffement isochore pour atteindre
une température T2 et ensuite suivie d’une détente adiabatique ramenant le volume le volume
de gaz compressé à son volume initial V0 mais à une pression P3 supérieur à celle initialement.
52
Rendement thermique
Le travail des forces de pression au sein d’un moteur thermique est donné par la relation :
𝑑𝑊 = − 𝑝(𝑉) ⋅ 𝑑𝑉 → 𝑊 = ʃ( ̶ 𝑝 ⋅ 𝑑𝑉)
Si 𝑑𝑉 > 0 alors 𝑑𝑊 < 0, le système cède de l’énergie mécanique, il s’agit d’une détente ;
Si 𝑑𝑉 < 0 alors 𝑑𝑊 > 0, le système reçoit de l’énergie mécanique, c’est une compression
Par définition on sait que rendement est égal au rapport de l’énergie utilisable sur
l’énergie onéreuse (reçue par le système).
𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒
𝜂𝑡ℎ =
∑𝑄 > 0
L’essence possède un pouvoir calorifique beaucoup plus grand que le biogaz, de ce fait
les proportions air-combustible dosées initialement au niveau du carburateur doivent être
modifiées si l’on veut remplacer l’essence par du biogaz.
Il est cependant aussi judicieux de régler l’avance à l’allumage sur une valeur qui
optimise la puissance délivrée par le moteur. Plus le pouvoir calorifique du biogaz diminue
(en fonction de la teneur en méthane qu’il contient), plus l’avance devrait être augmentée.
55
B.4. La combustion
La combustion est une réaction chimique exothermique entre deux corps : le combustible
et le comburant. Le combustible est la substance qui brûle, il est formé d’éléments oxydables
c’est-à-dire des éléments pouvant se combiner avec l’oxygène et peut être de nature solide,
liquide ou gazeux. Le comburant est le gaz qui va permettre au combustible de bruler, il est
constitué d’oxygène mélangé avec l’azote pour donner de l’air ou pur comme dans les
chalumeaux.
Une combustion est dite complète si tous ses produits ne contiennent plus aucuns
éléments Combustibles, dans le cas contraire, elle sera qualifiée d’incomplète. Pour qu’une
combustion soit complète, la quantité de comburant amenée ne devrait pas être inférieure à la
quantité théorique calculée à partir des équations de combustion.
Il désigne la quantité de chaleur que peut dégager la combustion complète d’une quantité
déterminée d’un combustible (1kg pour les combustibles solides ou liquides, 1 m3 normal
pour les combustibles gazeux).
CH4 = 0,544 m3
CO2 = 0,4 m3
H2 = 0,03 m3
𝑘𝑐𝑎𝑙
𝐼 = 2 850 ⋅ 0,03 + 0,544 ⋅ 8 530 = 4 717,72 𝑚3
➢ Méthane (CH4) : 50 à 80 %
➢ Gaz carbonique (CO2) : 20 à 40%
➢ Dihydrogène (H2) : 1 à 3%
➢ di azote (N2) : 0,5 à 2%
➢ Hydrogène sulfuré (H2S) : 0,1 à 0,5%
➢ Monoxyde de carbone (CO) : 0 à 0,1%
➢ Autres : traces
57
L’énergie contenue dans l’essence est d’environ : 33,6 MJ ⁄ L ou 46,7 MJ ⁄kg (de pouvoir
calorifique supérieur). Le PCS comprend la chaleur latente de condensation de la vapeur
d’eau dans le mélange brulé.
Le PCI du gaz naturel est de 10,86 kWh ⁄kg, celui du propane C3H8 est de 12,78 kWh ⁄kg
et celui de l’hydrogène 3kwh ⁄kg
Les facteurs susceptibles de faire varier le pouvoir calorifique d’un volume de gaz naturel
donnés sont au nombre de trois :
L e gaz de type H doit son nom « haut pouvoir calorifique », a une teneur énergétique
10,7 à 12,8 kWh/m3 dans la même condition de température et de pression.
58
Le biogaz produit est stocké à faible pression dans un gazomètre. Il peut contenir des
impuretés comme l’hydrogène sulfuré (H2S) et les siloxanes, qui doivent être traité ou éliminé
pour éviter la corrosion et les dommages aux équipements.
III.4.3. Cogénération
La cogénération est une méthode efficace pour convertir le biogaz en électricité et en chaleur.
Elle utilise un moteur adapté pour bruler du biogaz, qui entraine une génératrice de courant.
La chaleur récupérée sur le système de refroidissement du moteur et des fumées de
combustion peut être utilisée pour chauffer des bâtiments ou des processus industriels.
59
L’électricité produite peut être injectée dans le réseau électrique public pour être
distribuée aux consommateurs. Le dimensionnement du moteur et du générateur doit prendre
en compte le débit prévisionnel de biogaz afin d’optimiser la production d’électricité.
La matière première que nous avons choisie est d’origine animale et il s’agit donc des
excréments de porc qui proviennent de l’élevage porcin. L’excrément de porc à traiter est
constitué de liquide et de solide. L’optimisation des paramètres de fermentation a pour
objectif l’obtention d’un rendement optimal en gaz et en méthane.
zone réduite, la localité du lieu est importante car cela peut influencer la disponibilité de la
matière première et la proximité des sources d’alimentation en énergie.
Ce que nous devons savoir est le porc produit par jour cinq à dix kilogrammes
d’excrément, selon sa taille et son alimentation.
Dans le cadre de cette recherche, nous avons considéré comme site de production la
ferme de monsieur Paulin EYANGA, qui se situe au bloc météo n°11 route SIMISIMI dans la
ville de Kisangani, où il élève une centaine des porcs produisant plus de 5 seaux d’excréments
par jour, un seau que nous pouvons étalonner à 25 litres, donc une production journalière de
125 litres d’excréments soit une moyenne de 0,125 m3. Un puits dans lequel on déverse
l’excrément, nous avons trouvé mieux de recourir à cela pour la valorisation énergétique de
ce substrat (excrément).
Lors de cette expérience, nous n’avons constaté que la température ambiante variant de
29° C à 32° C a commencé à produire du biogaz au quatrième jour avec un pic au sixième
jour. A partir du dix-septième jour, la production a baissé sensiblement.
62
Pour des raisons de sécurité, il faut éviter d’allumer directement la flamme au niveau du
gazomètre. Un système anti-retour de flamme doit être installé sur la conduite de gaz. Il
permet d’éviter le retour de la flamme dans le gazomètre ou dans la cuve de fermentation. Le
biogaz peut alors être testé directement sur la conduite.
Par l’expérimentation que nous avons eu à faire voici nos calculs faits dont les résultats
sont compilés dans le tableau 6 des caractéristiques physiques du biogaz ci-dessous.
On sait que le volume est donné par : 𝑉(𝑚3 ) = 𝐴(𝑚2 ) ⋅ 𝑙(𝑚) avec 𝐴 est la section m2, 𝑙 en
est la longueur
𝑘𝑔
Or on sait que la masse est donné par : 𝑚 = 𝜌 ⋅ 𝑉 où 𝜌 est la masse volumique en 𝑚3 et 𝑉
le volume en m3.
Nous avons stocké le gaz dans une cambre à air. Son volume est déterminé de la
manière telle que reprise ci-dessous.
𝜋𝑑2
𝑆(𝑚2 ) = = 0,785 ⋅ 𝑑²
4
𝑝(𝑚) = 2𝜋 ⋅ 𝑟
𝜋𝑑2
𝑆(𝑚2 ) = = 0,785 ⋅ 𝑑 2 = 0,785 ⋅ (2 ⋅ 3,025)2 = 28,73 𝑐𝑚²
4
64
La longueur moyenne du cercle de la chambre à air est de 𝑙 = 175,5 cm, ce qui permet de
calculer le volume : 𝑉 = 𝑙 ⋅ 𝑆 = 175,5 ⋅ 28,73 = 5 042,11 𝑐𝑚3
Alors on aura pour une densité de biogaz de 0,85, ramenée a la masse volumique, on aura :
𝑘𝑔 𝑘𝑔
𝜌𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧 = 𝑑𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧 ⋅ 𝜌𝑎𝑖𝑟 = 0,85 ⋅ 1,29 𝑚3 = 1,097 𝑚3 .
Cette valeur est proche de celle donnée au tableau 6 qui indique 1,11 kg/m3.
Ainsi nous avons produit 5 litres de gaz avec 20 litres de matière, soit un rendement
volumique est de :
5
𝜂𝑉 = = 0,25 = 25%
20
Equivalent à 8 kilogrammes de déjection de porcs pour 10 litres mélangé à l’eau.
𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒃𝒊𝒐𝒈𝒂𝒛
Quant au rendement massique, il sera de : 𝜼𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆 = 𝜼𝒎 = 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅é𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 , ce qui donne :
0,005 53
𝜂𝑚 = = 0,66 ⋅ 10−6 = 0,006 6%
8 000
Le PCI du biogaz est en moyenne de 12,806 kWh/kg, ainsi les 5,53 g fourniront /
𝑘𝑊ℎ
0,005 53 𝑘𝑔 ⋅ 12,806 = 0,070 8 𝑘𝑊ℎ
𝑘𝑔
Qui équivaut à :
- 1 kg d’essence a un PCI de 4,80 à 5,30 kWh/kg, nous prendrons une valeur moyenne de
5,0 kWh/kg ;
0,070 8 𝑘𝑊ℎ
- Pour obtenir 0,0708 kWh, il faudra : 𝑘𝑊ℎ = 0,0162 𝑘𝑔 ≈ 16,2 𝑔 d’essence.
5,0
𝑘𝑔
65
Le kilowattheure est une unité d’énergie car kW est une puissance et h une durée, le
produit puissance fois durée est une énergie, souvent utilisé en électricité, parce que le joule
donne des chiffres exorbitants. Par définition, 1 kWh = énergie correspondant à une puissance
de 1 kW donc 1000 W transmise pendant 1h donc 3600s.
Le besoin en énergie de notre site nous donne donc une puissance totale de 5 380 W pour
une quantité d’énergie consommée quotidiennement de 32 180 Wh, une valeur qui équivaut à
32,2 kWh.
66
A cause des multiples pertes que peut connaitre un circuit électrique entre autres celles
liées à l’effet joule, effet fer, mais aussi celle du au courant du démarrage, nous allons majorer
de 25% l’énergie consommée par ce système pour déterminer la quantité d’énergie à produire.
Nous avons une quantité d’énergie à produire de 40 kWh. Laquelle nous permettra de
faire le choix du générateur électrique capable de produire cette énergie.
𝑃 5 380 𝑊
On sait que pour une résistance, cos φ = 1, d’où 𝐼 = 𝑉 = = 24,4 𝐴 ;
220𝑉
Ainsi, pour de raisons commerciales nous avons choisi un générateur à essence de 9 kVA
ayant les caractéristiques citez ci-haut pour être utilisé par le combustible biogaz.
Sachant que la masse d’un corps est donnée par 𝑚 = 𝜌 ⋅ 𝑉, la quantité de gaz produit en
kg, sachant que sa densité est de 0,85, est évaluée à :
𝑘𝑔
𝑚𝑔𝑎𝑧 = 𝑑𝑔𝑎𝑧 ⋅ 𝜌𝑎𝑖𝑟 ⋅ 𝑉𝑔𝑎𝑧 = 0,85 ⋅ 1,29 𝑚3 ⋅ 0,005 𝑚3 = 0,005 48 𝑘𝑔 ≈ 5,5 𝑔
𝑔
212,5 𝑔
ℎ
Donc une consommation spécifique de = 23,6 ℎ par kW et par heure.
9 𝑘𝑊
68
Le PCI de l’essence variant de 4,8 kWh/kg à 5,3 kWh/kg, nous prendrons une valeur
4,8+5,3 𝑘𝑊ℎ
moyenne de : = 5,05 ≈ 5 ;
2 𝑘𝑔
𝑘𝑊ℎ
0,023 6 𝑘𝑔 ⋅ 5 = 0,118 𝑘𝑊ℎ
𝑘𝑔
𝑘𝑊ℎ
0,005 5𝑘𝑔 ⋅ 10,58 = 0,058 2 𝑘𝑊ℎ
𝑘𝑔
Or pour les 5,5 g de biogaz, il nous fallait 0,005 m3 de gaz pour une quantité de 10 litres de
déjection de porcs.
11,65 𝑚3
D’où pour les 11,65 g, il faudra : 0,005 𝑚3 ⋅ = 0,010 6 , ce qui nécessite une quantité
5,5 ℎ
𝐿 𝐿
de déjection d’environ 2,03 ⋅ 10 ℎ = 20,3 ℎ ;
𝑘𝑔
Par jour de marche de 16 heures il faudra prévoir 20,3 ⋅ 16ℎ = 324,8 𝑘𝑔 ≈ 325 𝑘𝑔 de
ℎ
déjection.
Donc pour faire fonctionner le générateur pendant 16 h, il faut produire du biogaz équivalent
𝑔
à 11,65 ℎ ⋅ 16ℎ = 186,4 𝑔 de biogaz.
Ici pour la production de notre biogaz la matière ou la biomasse utilisée, est l’excrément
de porc et la méthode du processus utilisé pour facilité la production de notre biogaz, nous
avons eu à procéder à la méthanisation ou la digestion anaérobie pour produire du biogaz.
N.B : ici les deux éléments importants qui conditionnent la production du biogaz c’est la matière
et l’eau, d’ailleurs ces deux nous donnent aussi l’information sur le digesteur à utiliser comme cela est
démontrez ci-haut.
➢ Consommation électrique
Ici le besoin en électricité était de 5,8 kW comme cela se présente ci-haut dans le tableau7, Ce
qui nous a amené à choisir notre générateur sur le marché qui est de 9 kVA.
70
CONCLUSION GENERALE
Nous voici au terme de notre travail qui porte sur : « Etude de faisabilité de production de
l’électricité à partir du biogaz »
L’objectif ultime de notre travail était de produire de l’électricité à partir du biogaz issu bien
sur de l’excrément de porc.
Au cours de ce travail, nous avons eu a présenté une vue générale sur le biogaz, tout
en présentant leurs types et compositions, leurs utilisations, leurs caractéristiques ainsi que
son impact étant qu’un gaz sur l’environnement.
Ensuite nous avons parcouru les techniques de production du biogaz où nous nous
sommes basés sur la production du biogaz à partir d’excrément de porc. Par l’expérience que
nous avions faite, on a eu les résultats ci-dessous.
Enfin nous avons évoqué les techniques de production de l’électricité à partir du biogaz.
Où nous avons fait le choix d’un générateur de 9 kVA pour répondre à un besoin de 5,8 kW.
Pour l’alimenter, il faut produire 11,65 g de biogaz pendant 16 h avec 650 kg repartis à 50%
d’eau et à 50% d’excrément fermenté dans un digesteur de 1 000 litres de volume, vérifiant
nos hypothèses ont été vérifiées.
En définitive, la production de l’électricité à partir du biogaz est une solution efficace qui
résout à la fois le problème lié à la desserte en électricité, mais aussi la gestion de
l’environnement. C’est une source d’énergie exploitable dans les milieux ruraux où il y a
assez bien des déchets organiques et où ils ne peuvent espérer la desserte de la SNEL.
Nous n’avons pas la prétention d’avoir réalisé un travail parfait, cela étant, aux autres
chercheurs de puiser là où notre recherche a trouvé limite afin d’apporter une solution.
71
WEBOGRAPHIE
1. Premier principe de la thermodynamique, http : // [Link] / Science / physique
BIBLIOGRAPHIE
7. [Link], « Production Du biogaz à partir des folioles et pétioles des
palmiers ». 2019 / 2020.
DEDICACE…………………………………………………………………………………...i
REMERCIEMENTS…………………………………………………………………………..ii
ABREVIATIONS……………………………………………………………………………..iii
LISTE DE FIGURES………………………………………………………………………….iv
LISTE DE TABLE……………………………………………………………………………..v
0. INTRODUCTION .............................................................................................................. 1
0.2. Hypothèses................................................................................................................... 2
WEBOGRAPHIE ..................................................................................................................... 71
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 72