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TRAVIL

Le document traite de la problématique de la pollution environnementale en République Démocratique du Congo et propose la production de biogaz comme solution alternative aux combustibles fossiles pour générer de l'électricité. Il aborde les méthodes de production de biogaz, son potentiel énergétique, ainsi que les avantages scientifiques, économiques et environnementaux associés à son utilisation. Les difficultés rencontrées lors de l'élaboration de ce travail et les objectifs de recherche sont également présentés.

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TRAVIL

Le document traite de la problématique de la pollution environnementale en République Démocratique du Congo et propose la production de biogaz comme solution alternative aux combustibles fossiles pour générer de l'électricité. Il aborde les méthodes de production de biogaz, son potentiel énergétique, ainsi que les avantages scientifiques, économiques et environnementaux associés à son utilisation. Les difficultés rencontrées lors de l'élaboration de ce travail et les objectifs de recherche sont également présentés.

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1

0. INTRODUCTION
0.1. Problématique
En R.D.C et voir au monde, la pollution de l’air, de l’eau et du sol par les déchets
ménagers et autres, est en évolution de jour en jour. Tels que dit, ceci génère des impacts
négatifs directs sur l’environnement par la création d’éléments polluants et cela constitue des
risques majeurs pour la santé de la population, ce qui pousse les gouvernements et le monde
industriel à rechercher des solutions technologiques permettant un traitement efficace et
moins couteux des dits déchets. Nous savons aussi que la lutte au changement climatique est
un défi à relever.
La production de l’énergie a permis à l’homme d’être autonome face à certains
travaux. L’énergie étant au cœur de l’activité de l’homme, lui permet d’améliorer ses
conditions de vie étant donné que la production de l’électricité durant ces deux derniers
siècles a eu un impact assez important dans l’activité quotidienne.
Son interruption a des répercutions graves, c’est pourquoi l’homme en cherchant à se
rendre autonome, fait tout son possible pour produire de l’électricité par des machines
utilisant des énergies fossiles entre autres les combustibles obtenus ou extraits du sous sol
dont : le pétrole, le gaz de schiste. Ces combustibles ont contribué aussi à la destruction par la
pollution de l’environnement, l’émission de gaz à effet de serre. Pour lutter contre la pollution
environnementale qui est au cœur de l’actualité et des préoccupations de la planète, les
sources d’énergie renouvelable dites vertes, semblent avoir le vent dans les voiles.
La solution proposée est de produire du biogaz, qui permettrait de remplacer les
combustibles obtenus par l’énergie fossile. Le fossile étant non renouvelable, ce biogaz
remplacera aussi le fossile afin de produire de l’électricité. La solution proposée est le sujet
même de ce travail, qui parlera de l’étude de la faisabilité de production de l’électricité à
partir du biogaz. De ce qui précède, nous nous sommes posé certaines questions tels que :
1) Qu’est ce que c’est le biogaz et comment peut-on le produire ?
2) Quel procédé utiliser pour transformer l’énergie contenue dans le biogaz en énergie
électrique ?
2

0.2. Hypothèses
Vu la solution proposée et les questions posées, nous avons proposé certaines réponses qui
constituent ici nos hypothèses :
1) Le biogaz est généré par la décomposition anaérobique des déchets ou substances
organiques dans un processus biochimique dans des digesteurs,
2) La combustion du biogaz dans un moteur ditherme à combustion interne, ou turbine à
gaz peut faciliter à transformer l’énergie thermique en énergie mécanique qui à son
tour va entraîner un alternateur pour produire de l’électricité.
0.3. Objectif
L’objectif poursuivi par ce travail, est de produire de l’électricité à partir du biogaz.
0.4. Intérêts
Le présent travail présente un intérêt scientifique, mais aussi économique et
environnemental.
➢ Sur le plan scientifique : L’intérêt scientifique poursuivi par ce travail, est de
permettre aux chercheurs d’approfondir leur connaissance à l’utilisation de gaz et sa
fabrication, à faciliter la compréhension dans la lutte contre le réchauffement
climatique,
➢ Sur le plan économique : c’est de pouvoir obtenir une source d’énergie pour devoir
acheter le combustible à chaque besoin.
➢ Sur le plan environnemental : L’intérêt visé sur l’environnement, est de contribuer à
la non pollution et limiter le réchauffement causé par l’émission de gaz à effet de
serre.
0.5. Méthodes
Les méthodes qui peuvent nous aidés à réaliser ce travail, sont deux à savoir : la
méthode de documentaire et la méthode expérimentale.
0.6. Délimitations du sujet
Selon les normes scientifiques, tout travail scientifique doit être délimité dans le temps
et dans l’espace, c’est pour cela, nous avons délimité notre travail spatialement et
temporairement.
❖ Délimitation spatiale
C’est le lieu sur lequel nous allons effectuer le travail, cela sera fait dans la ville de Kisangani.
3

❖ Délimitation temporaire
C’est la période pendant laquelle, nous avons eu à effectuer notre travail. La réalisation est
compris*e entre 2022-2023.
0.7. Subdivisions du travail
Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail sera abordé dans trois chapitres
qui sont :
❖ Le premier chapitre traite les généralités sur le biogaz ;
❖ Le second présente les procédés du traitement des déchets pour obtenir le
biogaz ;
❖ Le dernier parle de la conversion de l’énergie thermique en énergie électrique

0.8. Difficultés rencontrées


Pendant la période de l’élaboration de ce modeste travail de fin de cycle, on avait fait face à
de multiples difficultés notamment :

• Le déficit de l’argent pour accéder à l’internet pour récolter les données ;


• Manque d’argent pour passer à l’expérience à une grande échelle telle qu’on désiré ;
• Certaines difficultés de non réalisation de ce travail suivant le règlement ministériel,
suite au non-respect de calendrier académique de notre faculté ;
• Nous avons aussi commencé à réaliser notre travail avec un grand retard suite à
l’attente de validation du sujet ;
• Le non maitrise de l’outil informatique aussi.
4

PREMIER CHAPITRE : GENERALITES SUR LE BIOGAZ


I.1. DEFINITIONS ET TYPES DES BIOGAZ

I.1.1. Définitions
Le préfixe bio (vivant) indique sa provenance : les matières organiques, qui libèrent le
biogaz lors de leur décomposition selon un processus de fermentation. Alors le biogaz est
obtenu par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l’absence
d’oxygène.
Le biogaz est un gaz combustible, mélange de méthane et de gaz carbonique,
additionné de quelques autres composants.
On l’appelle aussi gaz naturel « renouvelable », par opposition au gaz naturel
d’origine fossile. Le biogaz se nomme encore « gaz de marais », au fond duquel se
décomposent des matières végétales et animales. C’est également le biogaz qui est à l’origine
de feux follets des cimetières ou de l’embrasement spontané des décharges non contrôlées.
Le biogaz est un gaz combustible incolore qui est produit par la décomposition
biologique de la matière organique en l'absence d'oxygène. Le biogaz provient de "matières
biogènes" et est généré par la digestion anaérobie de matières biodégradables telles que : la
biomasse, la bouse de vache, les déchets verts et les résidus agricoles comme la canne à
sucre,…, etc.
Le biogaz est un combustible obtenu par des processus hydrolytiques et de fermentation d’une
matière organique hautement moléculaire dans un milieu sans oxygène « dit anaérobie ». La
dégradation des composants organiques et la production de biogaz s’effectuent selon le
schéma :
Matière organique → СН4 +СО2 +Н2+ NН3+ Н2S
5

Figure 1 : Balance chimique des masses du substrat au début et à la fin du processus de


constitution du biogaz1
Ressources de la biomasse :

Les ressources de la biomasse sont variées selon le rôle d’utilisation. La première


ressource utilisée est le bois et ses déchets (64 %). Les déchets sont la deuxième source de
bioénergie, ces déchets regroupent les déchets urbains et industriels, déchets d’agriculture,
ainsi que les déjections animales. D'autre part, l'utilisation de ces déchets contribue à réduire
la pollution de l'environnement et l'exploitation des ressources renouvelables

1
: Swen Neulter, 2003
6

Figure 2 : ressources de la biomasse.

I.1.2. Compositions et Types des biogaz


La composition du biogaz dépend d’un certain nombre de facteurs physiques, chimiques
et microbiens.
Le biogaz comprend un mélange de différents gaz, principalement du méthane (CH4), du
dioxyde de carbone (𝐶𝑂2) et de 1 à 5 % d'autres gaz, dont l'hydrogène (H2). La composition
du biogaz est présentée dans le tableau 1.
Le gaz est produit par des bactéries qui se développent au cours de la biodégradation des
matières organiques dans des conditions anaérobies.
7

Le biogaz a une teneur élevée en méthane (tableau 1), ce qui en fait une source d'énergie
intéressante. L'énergie libérée par le biogaz en fait un combustible approprié dans tous les
pays pour le chauffage et la cuisine. Le biogaz peut également être utilisé dans un digesteur
anaérobie où l'énergie du gaz est convertie en électricité et en chaleur à l'aide d'une turbine à
gaz, dans la mesure où le biogaz est principalement constitué de méthane et de dioxyde de
carbone, des gaz à effet de serre nocifs pour l'environnement.
En effet Le gaz méthane dispose d’un pouvoir réchauffant très élevé comparativement au
CO2 d’où il est donc important qu'il subisse un processus de combustion avant d'être rejeté
dans l'atmosphère.
Les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques de la biomasse potentielle
peuvent influencer la composition et le rendement du biogaz. Les gaz à serre sont à l’origine
des gaz naturellement présents dans l’atmosphère. Tous les gaz à effet de serre n’ont pas le
même pouvoir réchauffant.

I.1.3. Le Potentiel de Réchauffement Global (PGR)

Le Potentiel de Réchauffement Global (PGR) ou Pouvoir de Réchauffement Global, est


un coefficient qui indique l’impact des gaz sur le climat par rapport à celui du CO2 sur une
période donnée. En anglais on l’écrit GWP ou Global Warming Potential.

Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone (𝐶𝑂2), l’oxyde nitreux
(NO2), le méthane (CH4)…

Le PGR OU GWP est une unité de mesure utilisée pour simplifier, comparer et
interpréter l’influence GES sur ce réchauffement climatique. Il mesure la quantité d’énergie
absorbée par une tonne de gaz émise dans l’atmosphère sur une période donnée. Le PGR
prend toujours le CO2 pour référence, d’où PGRCO2 = 1.

Ainsi pour le CH4, on a : PGRCH4 = 25 PGRCO2

Pris molécule par molécule, le méthane a un pouvoir de réchauffement plus de 80 fois


supérieur à celui du dioxyde de carbone par rapport à un kg CO2
8

N.B : il est difficile de donner une valeur du rapport optimum du méthane au dioxyde de
carbone car cela dépend de divers facteurs tels que la durée de vie des gaz dans l’atmosphère,
leur potentiel de réchauffement global et les objectifs spécifiques de réduction des émissions.

Cependant, on peut donner quelques indications générales basées sur les caractéristiques
de gaz à effet de serre :

1. potentiel de réchauffement global (PRG)

Le méthane a un PRG beaucoup plus élevé que le dioxyde de carbone sur une période de
20 ans, environ 84 fois plus puissant en moyenne cela signifie que, en termes d’impact sur le
climat, chaque molécule de méthane a un effet de serre plus important que chaque molécule
de CO2.
2. Durée de vie atmosphérique

Le méthane a une durée de vie atmosphérique plus courte que le CO2 d’environ 10 ans,
tandis que le dioxyde de carbone reste dans l’atmosphère pendant des centaines voire des
milliers d’années.

En tenant compte de cela, pour réduire efficacement les effets du changement climatique
à court terme, il est conseillé de viser un rapport CH4 /CO2 inférieur à 1, c'est-à-dire une
concentration de méthane inférieur à celle de dioxyde de carbone. Cela pourrait aider à
atténuer rapidement les effets du méthane, tout en poursuivant des efforts à long terme pour
réduire les émissions du dioxyde de carbone.

Tableau 1.
Gaz à effet de serre Formule PGR
Dioxyde de carbone CO2 1
Méthane CH4 28
Protoxyde d’azote N2O 273
Hexafluorure de soufre SF6 25 200
Tri fluorure d’azote NF3 17 400
Gaz fluorés CFC, PFC 771 – 7 380
9

Tableau 2.

Composante Concentration %
Méthane (CH4) 55-60
Dioxyde de carbone (CO2) 35-40
Hydrogène (H2) 2-7
Sulfure d’hydrogène (H2S) 2
Ammoniac (NH3) 0-0,05
Azote(N2) 0-2

Le biogaz est composé des cinq éléments de base C, H, O, N et S, provenant


directement de la transformation de la matière organique dont il est issu. Ces éléments se
retrouvent principalement sous la forme d’un mélange de méthane (CH4) et de dioxyde de
carbone (CO2), dont le rapport varie avec le substrat. À ce mélange saturé en eau viennent
s’ajouter des éléments à l’état de traces et en quantités variables selon les substrats. Il s’agit
de l’azote, de l’hydrogène, de l’hydrogène sulfuré(H2S), des mercaptans (R-SH), des
composés organiques volatiles (alcanes, hydrocarbures aromatiques, composés organo-
halogénés…). Ces derniers sont principalement présents dans le gaz de décharge.

Etant donné la variabilité et la diversité des gaz de biomasse, il s’avère délicat


d’afficher une composition moyenne type. Nous présentons pour le biogaz les données
publiées dans une notice réglementaire allemande ainsi que lesrésultats d’une étude Ineris
basés sur des mesures sur sites.

Les compositions données ci-dessous sont issues de la DVGW « Nut zung voir Deponi -
Klarund Biogasen », 2002 et poulleau ( J. ;2002)

1) Méthane (СН4)

La proportion de méthane dans le biogaz sert à évaluer l’état de la biocénose


méthanogène. Le taux de production de méthane peut être calculé en fonction du taux de
production de gaz : si le taux de production de méthane diminue fortement alors que le niveau
10

d’alimentation reste constant, cela signifie probablement que les archées méthanogènes sont
inhibées.

La biocénose
Elle désigne une communauté des êtres vivants d’origine et de composition diverses :
faune, flore …

La méthanogène
Ensemble des microorganismes qui produisent du méthane comme sous produit
métabolique.

Archées méthanogènes
Sont des microorganismes unicellulaires procaryotes, c'est-à-dire des êtres vivants
constituer d’une cellule unique qui ne comprend ni noyau, ni organites …
Pour évaluer la production de méthane, des points de mesure doivent être installés
dans les différents digesteurs. En cas d’utilisation d’une unité de cogénération, il est important
que la teneur en méthane du gaz ne descende pas en dessous de 40 % à 45 %.

2) Dioxyde de carbone (СО2)

Le dioxyde de carbone se forme pendant la phase d’hydrolyse, acidogènes et pendant


la formation du méthane. Il se dissout dans l’eau et joue ainsi le rôle crucial de tampon
d’hydrogénocarbonate.

Si le rapport du méthane et du dioxyde de carbone du biogaz baisse alors que la


composition du substrat n’a pas été modifiée, cela peut être le signe d’une augmentation du
taux de formation d’acide par rapport au taux de formation de méthane. L’équilibre des débits
massiques dans le procédé de dégradation est alors perturbé.

Ce phénomène peut être dû à une variation des quantités introduites ou à l’inhibition


des organismes méthanogènes.
11

Valeur optimum du rapport CH4/CO2

𝐶𝐻4
D’une manière générale, un rapport proche de 1, voire supérieur, est souvent considéré
𝐶𝑂2

comme pour la production de biogaz.

3) Dioxygène (О2)

Le biogaz ne contient de l’oxygène que si celui-ci est ajouté à des fins de désulfuration
biologique

4) Dihydrogène (H2)

L’hydrogène est un produit intermédiaire qui joue un rôle important dans le procédé de
formation du méthane, il est principalement libéré pendant les phases d’acidogènes et
d’Acétogènese, avant d’être converti en méthane.

L’hydrogène est le premier élément du tableau périodique des éléments le plus léger de
tous les éléments chimiques. Il est largement présent dans l’univers sous forme de gaz, mais il
peut également être trouvé sous forme liquide ou solide dans des conditions particulières.

Puis il est un élément essentiel à la vie sur terre, car il présent dans de nombreuses
applications industrielles, notamment dans la production de l’ammoniac pour les engrais, dans
l’industrie pétrochimique pour le raffinage du pétrole et dans l’industrie électronique pour la
fabrication de semi-conducteurs.

En gros, l’hydrogène est un élément polyvalent et essentiel à de nombreux aspects de la


vie moderne, et son utilisation continue d’être étudiée et développée pour répondre aux défis
énergétiques et environnementaux actuels.
12

Dans ce sens, il est particulièrement intéressant de savoir qu’en théorie, la formation


d’acide acétique, à partir d’acides gras à chaîne longue et l’utilisation d’hydrogène pour
former du méthane, sont deux réactions qui ne peuvent avoir lieu ensemble que dans une
fourchette de concentration très étroite.
Toutefois, l’intérêt de ce paramètre est contesté, car il ne pas toujours d’établir une
corrélation nette entre la concentration en hydrogène du biogaz et la perturbation du procédé.
A ce jour, peut de rechercher ont été mener pour étudier la d’équation de l’utilisation de la
pression partielle d’hydrogène dans le substrat de fermentation comme paramètre de contrôle.
13

5) Hydrogène sulfuré (Н2S)

Les fabricants des unités de cogénération spécifient toujours une valeur limite pour la
concentration en sulfure d’hydrogène, car les produits résultant de son oxydation ont des
propriétés hautement corrosives.

La présence conjointe d'eau et d'hydrogène confère au bio méthane un caractère corrosif


important. Le méthane pur est inodore.

Lorsque le bio méthane n'est pas soumis à une phase d'épuration, il a une odeur
caractéristique « d'œuf pourri ». Cette odeur gênante est due principalement à la présence de
l'hydrogène sulfuré (H2S).

Le rapport entre le méthane et le dioxyde de carbone varie selon la nature du substrat


et les conditions de digestion (température, procédés).

Selon la variation des deux composés majoritaires, on a attribué le nom de :


❖ Biogaz pauvre : CH4 < 50% et CO2 > 50%
❖ Biogaz moyen : CH4 ≈ 65% et CO2 ≈ 35%
❖ Biogaz riche : CH4 ≥ 80% et CO2 ≤ 20%

I .2. HISTORIQUE DU BIOGAZ

En 1630, Jan Baptist Van Helmont découvre que la fermentation de la matière


organique produit un gaz inflammable.

En 1776, d’après l’observation de l’électricien VOLTA, les matières organiques


décomposés entraînent la formation du gaz naturel appelé biogaz.

En 1857, la mise en place de la première installation à produire du gaz combustible à


partir du fumier en Inde.

En 1868, RZISET et GAYON ont réussi à produire un gaz combustible à partir du


fumier additionné d’eau et maintenu à 35°C.
14

En 1890, l’éclairage public de l’Angleterre fut alimenté par le gaz issu d’une station
d’épuration.

A la fin du XIXe siècle, des fermenteurs rudimentaires apparurent dans les zones côtières de
la Chine du Sud.

En 1896, CAMEROUN a construit dans la ville d’Exeter en Grande Bretagne une


grande fosse septique dont le gaz produit servait à l’éclairage de la rue et à l’usage
domestique : C’est la première production industrielle de biogaz.

Il faut attendre 1920 pour qu’IMHOFF développa et concrétisa ce qui n’était


qu’observation. Il fut le père de la fermentation continue, largement utilisée pour la
stabilisation des boues des stations d’épuration d’eaux résiduaires urbaines.
A Madagascar, en 1949, le docteur vétérinaire METZEGER construisit deux fosses en briques
alimentées avec du fumier de bœuf dont les gaz obtenus assurent la cuisson dans son foyer

Au milieu de la seconde guerre mondiale, les travaux de DUCHELIER et ISMAN


rendaient une application plus pratique, rationnelle et industrialisable de la filière biogaz.
Les chocs pétroliers de la décennie 1970 ont entraînés de nombreuses recherches sur la
production de biogaz et sa valorisation. De nombreuses installations ont été construites sur
effluents industriels et sur effluents agricoles.

Le contre choc pétrolier a rendu obsolète la production de biogaz à des fins


énergétiques. C’est l’une des raisons de l’échec du « biogaz à la ferme » et de la disparition de
la centaine de digesteurs qui équipaient différents types d’élevages. Au niveau industriel, la
méthanisation a permis de répondre aux contraintes environnementales de dépollution des
effluents.

Dans la plupart des cas les unités de méthanisation ont continué à fonctionner pour
dépolluer ; le biogaz est souvent brûlé ou au pire, perdu à l’atmosphère. Avec le contexte
énergétique actuel, la valorisation du biogaz retrouve un intérêt économique.

Plusieurs installations ont été construites plus tard, notamment le digesteur en tôle
métallique de la Ferme d’Etat de la Sakay (Madagascar) en 1972, alimenté avec les déjections
de porcs élevés dans la ferme elle-même.
15

En 1980, l’installation d’Antsahasoa à l’Est d’Iavoloha (Madagascar) avait assuré


l’alimentation en énergie des foyers de plus de deux cents corps. Il y avait aussi la station de
biogaz au monastère de Mahitsy.A la ferme de la mission catholique d’Amborovy (république
de Madagascar) de Mahajanga, le substrat utilisé était un mélange de lisier de porc et de bouse
de vache. La station continue de fonctionner depuis 1981. En 1984, le Centre de l’Institut
Technique Agricole et d’Elevage de Bevalala a installé un digesteur continu.

I.3. CARACTERISTIQUES DES BIOGAZ

Les principaux facteurs permettant de qualifier les mélanges gazeux pour une
valorisation en production d’électricité, par exemple combustion dans les moteurs à gaz, sont
: la composition, le pouvoir calorifique et l’indice de méthane.

Le biogaz présente un pouvoir calorifique compris entre 5500 à 6200 kcal/m3 suivant
la teneur en méthane (50 % à 70 %), celui du gaz naturel étant de 4000 kcal / m3 et celui du
propane 22 000 kcal/m3. Selon FANJANARIVO en 2004, le pouvoir calorifique du biogaz à
60 % de méthane est environ de 6kWh/m3.

Voici en outre les autres caractéristiques les plus observables des biogaz :

❖ Le mélange gazeux est incolore et combustible à partir de 25 % de méthane.


❖ Il brûle avec une flamme bleue sans noircir les casseroles.

❖ Il est odorant et les odeurs sont dues aux impuretés du gaz surtout le H2S (œuf pourri),
qui disparaissent avec un léger traitement.

❖ Le gaz ne dégage pas de mauvaise odeur lorsqu'il brûle.

❖ Il est toxique à cause des CO et H2S.

❖ Le mélange air – CH4 est explosif avec 7 % à 14 % de CH4.

❖ La solubilité du méthane dans l'eau est très faible : à 20°C sous une pression d’une
atmosphère, 3 volumes de CH4 se dissolvent dans 100 volumes d'eau.
16

I.4. APPLICATION DU BIOGAZ

Lorsque le biogaz est produit dans un digesteur, il en est captif et donc facilement
récupérable et valorisable. Ce n'est pas le cas des décharges à ciel ouvert qui émettent
spontanément du biogaz et le relâche dans l'atmosphère. Or, le méthane est un gaz à effet de
serre 25 fois plus "nocif" que le gaz carbonique.

Une fois le biogaz capté ou produit, autant le valoriser le plus efficacement possible.
Différentes voies sont envisageables : chaleur seule, électricité seule, carburant automobile.

I.4.1. La valorisation thermique

Le biogaz traité peut facilement être brûlé pour fournir de la chaleur. On utilise
généralement pour cela des brûleurs fonctionnant intégralement au gaz qui peuvent être
adaptés à tout type de combustible. Si le biogaz n’a pas été suffisamment traité pour être
d’une qualité équivalente à celle du gaz naturel, l’appareil doit être spécialement adapté afin
de pouvoir brûler du biogaz.

Il existe un risque de corrosion dû au sulfure d’hydrogène si l’appareil contient des


composants en métaux lourds non ferreux ou en aciers à faible teneur en alliages. Il faut alors
remplacer ces métaux ou purifier le biogaz.

Il existe deux types de brûleurs :

❖ Les brûleurs atmosphériques et

❖ Les brûleurs à air soufflé.

Dans les brûleurs atmosphériques, l’air nécessaire à la combustion est fourni par simple
aspiration d’air ambiant. La pression d’alimentation en gaz est d’environ 8 mbar et peut
généralement être apportée par la centrale de valorisation du biogaz.

Dans un brûleur à air soufflé, l’air nécessaire à la combustion est fourni par un
ventilateur. Dans ce cas, l’énergie thermique est utilisée pour chauffer les bâtiments, alimenter
une chaudière, sécher des matériaux, réfrigérer des aliments, etc.
17

Le biogaz peut ainsi remplacer le gaz propane ou le gaz naturel utilisés dans un grand
nombre de bâtiments d’élevage. Des brûleurs adaptés à la combustion du biogaz sont toutefois
requis.

Un biogaz contenant 70 % de méthane a un pouvoir calorifique de l’ordre de


23,75 MJ/m3 ou 6,59 kWh/m3, soit l’équivalent d’environ un litre d’essence (9,33 kWh/m3).
Un élevage de 1500 porcs à l’engraissement permettrait de fournir assez de biogaz pour
remplacer l’énergie produite par 650 litres de propane (12 8056 kWh/ kg) par jour.

Figure 3. Chaudière au biogaz

I.4.2. Le biogaz carburant

En Suède et en Suisse, le biogaz est utilisé, depuis plusieurs années, comme carburant
pour des autobus et des camions, ainsi que dans le secteur privé.

Si l’objectif est d’alimenter des véhicules en carburant, le biogaz qui sort de la centrale
doit être d’une qualité permettant de l’utiliser dans les moteurs qui équipent les véhicules
d’aujourd’hui.
18

Outre les substances corrosives comme le sulfure d’hydrogène, il faut donc éliminer
également le dioxyde de carbone (CO2) et la vapeur d’eau. Sachant que les véhicules
disponibles fonctionnent pour la plupart au gaz naturel, il est conseillé d’obtenir un biogaz de
qualité équivalente à celle du gaz naturel.

Tous les grands constructeurs automobiles vendent des véhicules fonctionnant au gaz
sur le marché mondial. Les véhicules monovalents sont alimentés exclusivement au gaz mais
disposent d’un petit réservoir d’essence à utiliser en cas d’urgence.

Dans un véhicule bivalent, le moteur peut être alimenté au gaz ou à l’essence, en


fonction des besoins. En raison de la place considérable qu’occupe le biogaz non comprimé,
ces véhicules ne disposent pas d’une grande autonomie.

I.4.3. La production d’électricité

Le biogaz, comme toute énergie, peut se transformer en électricité. Le biogaz doit


cependant comporter au moins 40% de méthane, et avoir un débit minimum de 500 m3/heure.
La production d'électricité peut être couplée avec celle de chaleur dans le cas de cogénération.

La chaleur peut être utilisée pour le chauffage des digesteurs et le reste peut servir à
autres usages : séchage du digestat, séchage de foin, production d'eau chaude, alimentation
d'un chauffage domestique. Cette application de biogaz constitue donc l’objectif du présent
travail.

I.5. RISQUES INDUITS PAR LA PRESENCE DU BIOGAZ

Les dangers principaux liés à la production du gaz de décharge sont : les nuisances et
les odeurs, l’influence sur le climat global, pollution de l’eau et du sol, le risque d’incendie et
d’explosion.

I.5.1. Nuisances et odeurs

Le gaz de décharge contient de nombreux composés malodorants, en particulier les


composés soufrés: hydrogène sulfuré (H2S) et mercaptans, tels que le méthyle-mercaptan
(CH3SH), l’éthyle-mercaptan (CH3CH2SH), etc. Le biogaz contient également des composés
toxiques : hydrogène sulfuré, les mercaptans et les composés organiques volatils (COV :
19

benzène, chlorure de vinyle, toluène etc.).Le gaz carbonique n’est pas toxique, mais il peut
provoquer l’asphyxie à des concentrations élevées du fait de la diminution du taux d’oxygène.

I.5.2. influence sur le climat global

Le méthane est un gaz à fort effet de serre et peut influencer la couche d’ozone. Il a le
potentiel d’effet de serre global à long terme, trente-cinq fois plus grand que celui du CO2. Ce
potentiel d’effet de serre plus élevé est dû à une plus grande capacité du méthane et de ses
dérivés d’absorption de l’énergie infrarouge.

Des estimations suggèrent que les émissions du méthane issu des décharges comptent
pour 6 à 13% d’émissions anthropogènes globales de méthane (340 millions tonnes par an).

Des composants de trace du biogaz, en particulier chlorofluorohydrocarbures, peuvent


influencer le climat global par la destruction de la couche d’ozone.

I.5.3. pollution de l’eau

Le biogaz migrant par le sol peut diffuser dans des eaux souterraines. Certains de ses
composants (CO2, benzène) sont hydrosolubles et peuvent polluer ces eaux.

I.5.4. pollution du sol

Le biogaz migrant par le sol peut provoquer l’asphyxie des racines et l’assèchement du
sol. Certains des composants de biogaz sont toxiques pour des plantes par exemple H2S
20

CHAPITRE 2 : PROCEDES DU TRAITEMENT DES DECHETS POUR OBTENIR


LE BIOGAZ

II.1. APERCU SUR LE PROCEDE DE TRAITEMENT

II.1.1. Procédés de traitement du biogaz

Il existe aussi des procédés de traitement du biogaz qui permettent d’épurer le gaz
pour obtenir une qualité proche de celle du gaz naturel. On trouve notamment le lavage à
l’eau, un système à colonne d’absorption, qui est basé sur les différences de solubilité dans
l’eau des différents composés du biogaz.

Le procédé PSA est basé sur de l’adsorption avec variation de pression, qui utilise des
adsorbants tels que le charbon actif et le Zéolite.

Le procédé selexol est un procédé d’adsorption par liquide qui permet d’éliminer le
CO2, l’H2S et les vapeurs d’eau.

La filtration membranaire est une technique au stade de recherches, des unités pilotes
sont étudiées. Cette technique permet de séparer les différents contaminants du biogaz. Il
s’agit de membranes non poreuses, avec des perméabilités sélectives. Les composants du
biogaz ayant différentes perméabilités, ils sont donc séparés par ce biais. Le processus est
accéléré par des niveaux de pressions différents.

Toutes ces techniques sont très coûteuses et sont essentiellement adaptées pour
l’épuration du biogaz qualité gaz naturel pour de l’injection réseau ou une valorisation en carburant.

II.1.2. Avantages et inconvénients des procédés de traitement du biogaz

Dans tout processus de production et de traitement, il apparaît certains avantages, mais


aussi des inconvénients à tenir compte dans l’étude afin de concilier les deux points.

Il faut que les avantages soient nettement plus importants que les inconvénients.

Le tableau 3 ci-dessous exprime certains éléments qui sont lié intimement aux avantages
et inconvénients des différentes techniques d’élimination des contaminants du biogaz.
21

Tableau 3 : résumé traitement du biogaz

Techniques Composés Avantages Inconvénients


Récupération de H2O Procédé peu coûteux Nécessité d’une canalisation de
condensat le transport du gaz sur une distance
long d’une minimale de 50 m avec une pente de 1
conduite % minimum.
Séchage du gaz H2O Simplicité de l’installation. La Plus la température de refroidissement
par performance du séchage est sera basse, plus le procédé ne sera
refroidissement directement liée à la température énergivore.
de refroidissement.
Séchage par H2O Régénération possible. Besoin de chaleur pour la
glycol Régénération
Désulfurisation H2O Technique peu coûteuse et L’injection d’air peut avoir une
biologique facilement réalisable dans le cas incidence sur la qualité finale du
intégrée de méthanisation en digesteur biogaz.
Désulfurisation H2O Aucun réactif n’est nécessaire. Vidange et rinçage réguliers du
biologique Demande énergétique limitée. réacteur biologique pour éviter
externe Coûts de fonctionnement et l’encrassement et l’accumulation de
d’investissements faibles. soufre.

Adaptation aux variations de


débit de gaz à traiter (débits de
biogaz compris entre 500 et 20
000 m3/j).
Désulfurisation H2S Peu d’investissement et peu Coûts des réactifs élevés. Technique
par injection de d’exploitation. Très intéressant spécifique au traitement des boues
chlorure de fer pour des boues urbaines sur une d’épuration.
station traitant le phosphore.
Nombreuses applications sur les
stations d’épurations.
Désulfurisation H2S Fonctionnement simple et Difficulté d’automatisation, le procédé
par oxyde de fer efficace pour des concentrations nécessite un savoir faire. Régénération
moyennes d’H2S dans le biogaz. limitée.
Coût d’investissement peu Installation sous forme de tour peut
élevé. Epuration en continu être encombrante. Dans la plupart des
grâce au cycle cas, le soufre élémentaire n’est pas
épuration/régénération en récupérable économiquement. Coût
parallèle. Nombreuses élevé du réactif. La
application sur les stations consommation de réactif dépend du
d’épurations débit de biogaz à traiter et de la teneur
en H2S.
Lavage NaOH H2S Bonnes performances Pas de régénération possible. Grand
d’épuration (première phase du volume d’eau souillée par sulfure de
procédé Thiopac). sodium. Coûts d’investissement et de
maintenance importants.
Adsorption sur H2S, COV, L’adsorption sur charbon actif La régénération est très coûteuse en
charbons actifs siloxanes permet l’élimination de énergie pour la récupération du soufre.
plusieurs composés contenus Sans régénération, L’installation
dans le biogaz. nécessite de très grands volumes de
réactifs pour un fonctionnement de 6
mois.
22

Adsorption sur H2S, Traitement adapté pour une Coût prohibitif de la garniture
d’autres media COV, épuration poussée. à changer régulièrement, donc
Tamis moléculaires Siloxanes L’épuration se passe à températurepas adaptée pour de gros débits
ambiante de biogaz à traiter.
Traitement réalisé sous
pression (10 bars) d’où
demande énergétique forte.
Silicagel Siloxanes Bonne capacité d’adsorption, Coût d’installation plus élevé
bonnes performances que pour du charbon actif,
mais plus rentable sur du long
terme.
Lavage aux H2S, Procédé standard pour Procédé trop cher pour
amines CO2 l’épuration du gaz naturel lors de l’épuration du biogaz
l’extraction (consommable, conduites),
il n’est pas adapté à
l’échelle biogaz.

II.2. REVUE DETAILLEE DES DIFFERENTES TECHNIQUES DE TRAITEMENT


DU BIOGAZ

En dehors des techniques d’épuration qualité gaz naturel, on va étudier les principales
techniques employées pour traiter le biogaz ().

II.2.1. Condensation le long des conduites

a) Composés concernés

Cette technique permet de séparer la vapeur d’eau, mais aussi les particules et l’H2S
piégés dans les Condensats.

b) Principe

Il s’agit de la technique d’élimination de l’eau la plus simple : l’eau se condense lors du


transport du biogaz dans les tuyaux avec une pente de 1 %. Des séparateurs diphasiques (pots
à condensats) doivent être placés en chaque point bas de la tuyauterie pour récupérer les
condensats. Les vidanges et l’entretien des conduites et des séparateurs doivent être fait
régulièrement.
23

II.2.2 Injection de chlorure de fer.

Principe

Cette technique permet de traiter l’H2S en injectant des sels ferriques (chlorure ferrique
FeCl2) dans le substrat afin de précipiter directement les sulfures dans le digestat. Les produits
réactionnels, sulfure de fer et soufre sont insolubles. Ils sont évacués avec le digestat et n’ont
pas d’effets négatifs sur le comportement d’épaississement et de déshydratation du digestat.

Fe2+ + H2 → FeS + 2H+

2Fe3+ + 3H2S → 2FeS + S + 6H+

Comme le coût des sels ferriques est assez élevée, cette technique est intéressante, et est
majoritairement pratiquée, sur des boues urbaines dans le cas où la station d’épuration a pour
obligation de traiter le phosphore. Alors, l’ajout de sels ferriques est à double effet. Avec cette
méthode, on peut obtenir un niveau de 5 à 200 ppm V d’H2S selon les dosages.

II.2.3 Réaction sur lit d’oxydes métalliques

Principe

Ce procédé de désulfurisation consiste à faire passer le biogaz à travers un lit de réactifs


qui sont, soient des oxydes ou hydroxydes métalliques, soient un milieu poreux recouvert
d’une couche d’oxyde ou d’hydroxydes métalliques, principalement de fer, mais aussi
d’oxydes de zinc ou de manganèse.

On utilise souvent de la paille d’hydroxyde de fer ou des copeaux de bois imprégnés


d’oxyde de fer, qui ont un ratio surface sur volume plus élevé et sont donc plus efficaces.
Environ 20 grammes de sulfure d’hydrogène peuvent être capturés par 100 grammes d’oxyde
de fer imprégnés sur des copeaux.

Il existe aussi des améliorations telles que les éponges ferrugineuses, qui ont une
capacité d’adsorption plus importante grâce à leur surface de contact plus élevée.

Cette réaction est endothermique, une température minimale de 12°C est préconisée pour
un l’apport d’énergie suffisant, et est optimale entre 25°C et 50°C.
24

Cette réaction ne nécessite pas d’être réalisée sur gaz sec mais la condensation doit être
empêchée, par le chauffage de la colonne, afin d’éviter la formation d’amas et de diminuer la
surface réactive.

Afin de récupérer les réactifs, une régénération doit avoir lieu : il s’agit d’une oxydation.
On le régénère en faisant circuler de l’air dans le lit. Au bout de plusieurs cycles de
régénération et généralement lorsque le taux de chargement en soufre élémentaire est de 25 %
en poids de la masse épurant, celle-ci est remplacée. Habituellement, les installations
possèdent deux réacteurs : pendant que le premier désulfurise le biogaz et le deuxième est
régénéré avec de l’air.

Le problème de cette technologie est que la régénération est très exothermique et peut,
si le flux d’air et la température ne sont pas attentivement contrôlés, déclencher une auto-
inflammation. Ainsi, souvent les installations de petite échelle ou celles qui ont des niveaux
bas de H2S, choisissent de ne pas régénérer l’oxyde de fer sur place.

Avec cette technique, on peut traiter des gaz avec des concentrations de H2S allant de
1000 à 5000ppm et il est possible d’obtenir une teneur inférieure à 1 ppm en sortie de
traitement.

II.2.4 Techniques biologiques internes : ajout d’air ou d’oxygène

Principe

Cette technique est basée sur la transformation de l’hydrogène sulfuré en soufre


élémentaire par les bactéries autotrophes capables d’oxyder les composés soufrés. Ces micro-
organismes ubiquistes, à Ph neutre, de la famille des Thiobacilles (Thiobacillusoxydans) ont
besoin d’oxygène, d’un substrat organique, de nutriments (N, P, K) et d’éléments traces (Fe,
Co, Ni). Tous ces éléments, excepté l’oxygène, se retrouvent dans le substrat de la
méthanisation (digestat) ou dans les jus de déshydratation.

Une quantité suffisante d’oxygène pur ou d’air permettra l’épuration de l’hydrogène


sulfuré selon la réaction suivante : H2S + 1/2 O2 → S+ H2O.L’ajout d’air ou d’oxygène
directement dans le digesteur est la plus simple des techniques de désulfurisation. La bactérie
thiobacilli présente naturellement dans le biogaz, réagit avec l’H2S. Deux sous-produits
résultent de la réaction : l’hydrogène et des dépôts de soufre sur la surface du digestat, On
peut extraire le soufre pour ensuite l’utiliser en agriculture.
25

La quantité d’air nécessaire dépend de la stœchiométrie des réactions de digestion. En


pratique, l’apport d’air correspondant à 3 à 8 % en volume de la production journalière du
biogaz permet d’éliminer 95 à 99 % d’H2S du biogaz. Plusieurs facteurs peuvent modifier le
taux de réduction, comme la température, la quantité d’air ajouter, le temps de réaction… Par
ailleurs, lorsque l’on ajoute de l’air dans le biogaz, il faut réaliser des mesures de sécurité
pour éviter le surdosage d’air. En effet, ce procédé peut provoquer la formation d’un mélange
de gaz explosif (limites d’explosion : 5-15% de méthane dans l’air).

II.2.5 Filtre biologique

Principe

La recherche continue de techniques d’épuration plus économiques a conduit à


l’investigation des procédés microbiologiques. Ces procédés peuvent opérer à température
ambiante et à pression atmosphérique. Les coûts d’exploitation et de fonctionnement (réactifs,
énergie nécessaire, Catalyseurs…). Sont largement limités par rapport à ceux des autres
procédés. Ils sont basés sur le même principe que les techniques biologiques internes : ce sont
des micro-organismes (thiobacilles) qui dégradent l’H2S en présence d’oxygène.

L’installation d’épuration biologique est une colonne à garnissage dans laquelle


circulent à contre-courant le biogaz et de l’air comprimé (fonction du débit de gaz à traiter) et
le substrat (généralement issu des jus de filtration). Le substrat est renouvelé régulièrement
afin de maintenir des ressources en carbone pour les bactéries et d’éviter la concentration en
soufre qui abaisserait le pH et entraînerait la production d’H2SO4 (produit fortement corrosif).

En effet, à pH acide, d’autres bactéries chimiotrophes du soufre dégradent, en


présence d’oxygène, le soufre de la manière suivante : H2S + 2O2 → H2SO4, La colonne est
lavée régulièrement par injection d’eau pendant 30 minutes. Si la dégradation est stoppée au
début de la phase de lavage, elle retrouve son taux maximal rapidement (50 minutes après le
début du lavage).

Les conditions de dégradation de l’hydrogène sulfuré sont les suivantes : une température
de 20°C, un pH neutre (entre 6 et 8), un milieu humide, 20 m3/j.m2 de biogaz et un débit de
substrat recommandé entre 0,5 et 0,75 m3/m2.h. Le rendement épuratoire peut atteindre 99 %
26

(de 95 à 99 %) suivant la teneur initiale d’H2S (de 1500à 5000 ppmV) c’est-à-dire abaisser la
teneur d’H2à moins de 200 ppm. La gamme de débit d’est importante, de 500 à 20 000 m3/j.

II.2.6. Tableau de synthèse

Tableau 4 : Synthèse des traitements du biogaz

Technique Composés État du Commentaire


développement
Condensation Eau (+ polluants piégés) Très développée Bien si l’unité de
dans les conduites valorisation est loin du
centre de production de
biogaz.
Refroidissement à Eau (+ polluant piégés) Très développé
+ 5°C
Réfrigération à Siloxanes, eau, composés Peu développé Adapté s’il y a beaucoup
–25 °C halogénés, H2S) de polluants à éliminer
Injection de H2S Très développé Adapté sur les stations
chlorure de fer d’épuration (avec
phosphate encore plus
intéressant).
Réaction sur lit H2S Très développé
d’oxydes
métalliques
Systèmebiologique H2S Très développé Adapté pour les petits
interne sur les débits
installations à la
ferme
Filtre biologique Siloxanes, eau, composés Encore en cours Adapté pour les gros
halogénés, H2S d’amélioration débits ou les fortes
concentrations et si on
peut valoriser le soufre
élémentaire.
Adsorption sur H2S, composés Très développé Adapté s’il y a
charbon actif halogénés, Siloxanes peud’H2S à traiter. Pas
suffisant s’il ya des
siloxanes et
de l’H2S à traiter.
Adsorption sur Siloxanes Début de
Silicagel développement
Tamis Siloxanes, eau, composés Peu utilisé Encore trop cher pour
moléculaire halogénés, H2S une valorisation
électrique du biogaz.
27

II.3 METHANISATION
II.3.1. La digestion anaérobie (méthanisation)

La digestion anaérobie est une dégradation microbienne des déchets organiques en


l'absence d'oxygène. La conversion de la matière organique en gaz CO2 et CH4 se produit à
côté d'une séquence de réactions biochimiques au cours d'un processus anaérobie. Par
conséquent, une décomposition des matières organiques a lieu pendant la digestion, ce qui est
rendu possible par les microorganismes anaérobies.

La digestion anaérobie de la matière organique convient aux étapes qui sont traitées par
différentes catégories de micro-organismes. La plupart des matières organiques
biodégradables sont converties en gaz, tandis que seule une petite quantité (environ 10%) est
convertie en nouvelle masse cellulaire par la croissance microbienne.

II.3.2. Les étapes de la digestion anaérobie

La digestion anaérobie comporte quatre étapes de base. Ces quatre phases de base
constituent le processus de production de biogaz à partir de diverses matières organiques ; Il
s’agit de l’hydrogène, l’acidogène, l’acétogène et le méthanogènese.

Figure 4: schéma des étapes de digestion anaérobie


28

➢ L'hydrolyse

L'hydrolyse dans la digestion anaérobie est la première étape du processus. Elle est
obtenue par la solubilisation et la dégradation de composés organiques particulaires de bio
polymères et de déchets colloïdaux en composés organiques monomères ou oligomères
solubles.

➢ L’acidogène

Le processus d'acidogènes transforme l'acide organique qui est produit au cours de la


deuxième étape en acide acétique, en dérivés d'acide, en dioxyde de carbone et en hydrogène.

➢ L’acetogenèse

Les alcools (éthanol), des AGV de plus de deux atomes de carbone, sont transformés en
acétate par des bactéries productrices d'acétate, l'hydrogène et le dioxyde de carbone étant les
principaux produits.

Cette conversion est un processus vital car l'hydrogène et le dioxyde de carbone sont
constamment réduits en acétate par les micro-organismes homoacétogènes, réduisant ainsi
l'accumulation d'hydrogène qui peut affecter le fonctionnement des bactéries acétogènes.

➢ Méthanogènese

La méthanogènese est une étape critique de la digestion anaérobie. Elle a un impact


important car environ 70 % du méthane utilisé dans la digestion anaérobie est généré à partir
de cette étape.

❖ Les avantages de la digestion anaérobie

La digestion anaérobie, du fait des réactions biologiques, entraîne une diminution


considérable de la charge organique, donc de la charge polluante du substrat digéré. Elle est
donc, une dépollution à part entière.

Une méthanisation correctement contrôlée conduit à des taux d’épuration très élevés. Elle
présente également d’autres avantages économiques, agronomiques et environnementaux.
29

Avantages Économiques

• Revenus supplémentaires

• Autonomie en chaleur dans un contexte d’accroissement du coût des énergies fossiles

• Diversification des débouchés pour les cultures.

• Réduction de l’achat des engrais par la valorisation des digestats.

Avantages Agronomiques

• Transformation du lisier et du fumier en un produit fertilisant, plus facilement


assimilable par les plantes, avec diminution des odeurs et des agents pathogènes

• Traitement des déchets organiques à des prix compétitifs

• Suppression des insectes de la fosse de stockage

• Suppression des odeurs

Avantages Environnementaux

• Le biogaz issu par la méthanisation est source d’énergie renouvelable car il se


substitue à l’énergie fossile

• Réduction de la pollution due au lessivage de l’azote (cf. rubrique digestats)

• Gestion durable des déchets organiques

Les inconvénients de la digestion anaérobie

• Démarrage long : la faible croissance entraîne une période de démarrage plus longue
que pour les systèmes aérobies ;
• Exigences élevées en matière de tampon pour le contrôle du pH : Le pH requis pour la
digestion anaérobie doit être compris entre 6,5 et 8. En outre, l'ajout de produits
chimiques, principalement dans les eaux usées industrielles, peut être indispensable
pour le contrôle du pH avec une capacité tampon insuffisante
30

• Haute sensibilité des microorganismes : Les méthanogènes sont sensibles au pH et à la


température, on suppose qu'ils ont une moindre résistance aux composés toxiques

• Le processus est plus sensible à la présence de composés toxiques et aux changements


de température que les systèmes aérobies

Principaux facteurs affectant la production de biogaz

La production de biogaz est influencée par de nombreux facteurs tels que les nutriments,
le pH de la matière première, la température, la lenteur de l'alimentation (taux de charge) et le
temps de rétention. Ces facteurs peuvent ralentir ou bloquer le processus de production de
biogaz si les valeurs des facteurs ne se situent pas dans une certaine fourchette.

II.3.2. Préparation de substrat de fermentation

Le substrat de fermentation est préparé en mélangeant les excréments de porc avec


d’autres matières organiques telles que des déchets agricoles, des résidus de culture, des
déchets de cuisine, ou d’autres déchets organiques. Ce mélange est ensuite introduit dans le
bio digesteur pour être fermenté.

Ici on le mélange avec d’autres déchets organiques pour nous aider à créer un
environnement optimal pour la fermentation, en fournissant une diversité de nutriment et de
microorganisme nécessaire à la décomposition des matières organique. Parmi les déchets
organiques qui peuvent être mélangés avec les excréments de porc pour la fermentation, on
trouve :

• Déchets de légumes et de fruits


• Résidus de culture telle que la paille, les tiges et feuilles
• Déchets de l’industrie agroalimentaire, tels que les cosses de graine et les peaux
• Déchets de jardinage, comme le gazon et les feuilles mortes …

Tous ces déchets organiques contribuent à enrichir le substrat de fermentation et à


favoriser la croissance des microorganismes bénéfiques pour le processus de fermentation.

II.4.2. Principe de fonctionnement du biodigesteur biogaz

Le biodigesteur est généralement un réservoir hermétique où la matière organique est


introduite et maintenue à une température constante pour favoriser la décomposition.
31

Les microorganismes présents dans la matière organique décomposent les composés


organiques en gaz et en boue liquide. Pour dire qu’un biodigesteur fonctionne en
décomposant la matière organique en l’absence d’oxygène et ce fonctionnement es basé sur
deux principes qui sont : la fermentation et le fermenteur.

II.3.3. Différents types de digesteurs

Les digesteurs peuvent être de type expérimental de laboratoire ou digesteur


d’exploitation selon leur dimension, mais aussi à chargement discontinu, semi-continu et/ou
continu selon leur style de conception. Suivant le type et la phase des substrats à digérer, il
existe aussi des digesteurs liquides et des digesteurs solides.

Il existe plusieurs types d’installations de digesteurs, selon le type et l’abondance des


substrats : digesteurs à dôme fixe, digesteurs à cloche flottante, digesteurs Borda.

Le digesteur à dôme fixe

Il est formé d’une partie inférieure cylindrique et d’une partie supérieure sous forme de
voûte sphérique ou hémisphérique pour le stockage du gaz.

En béton ou en briques cuite induites, ce type de digesteur présente les avantages d’avoir
une durée de vie assez longue puisque les problèmes de corrosion sont remédiés et d’offrir un
coût initial modéré. Le plus souvent il est enterré remédiant ainsi aux problèmes rencontrés
avec les variations de température. Sa productivité est de l’ordre de 0,1 à 0,2 m3 de biogaz par
m3 du digesteur par jour.
32

Figure 5 : Un digesteur à dôme fixe

Le digesteur à cloche flottante

Il est composé d’une partie cylindrique en brique ou en béton, placé verticalement et


enterré. Au-dessus, un réservoir de stockage de gaz qui flotte grâce à l’anneau d’eau
d’étanchéité. Il est en métallique ou fabriqué à partir d’autres matériaux en mouvement
ascendant et descendant de la cloche témoigne de l’existence du gaz dans la cloche permettant
ainsi le mélange du substrat.

Il est plus facile à utiliser par rapport au dôme fixe à cause :

➢ de la simple gestion du gaz par repérage de la hauteur de la cloche ;

➢ d’une pression stable de gaz ;

➢ d’une maintenance et un déchargement faciles à manier ;

➢ de sa bonne qualité d’étanchéité assurant une meilleure productivité.


33

Figure 6 : Un digesteur à cloche flottante

II.3.4. Les différents types des procédés

Les cuves utilisées pour la fermentation sont appelées digesteurs ou bioréacteurs ou


fermenteurs. Actuellement, il y a deux différents types de digesteur utilisé pour la
fermentation de bio méthanisation. Ils sont initialement nés de deux procédés.

Procédés discontinus

Dans cette série, ils existent deux principaux types de digesteur :

➢ Le réacteur Ducellier-Isman ;

➢ Le digesteur du CIEH ou «puits»;


34

Dans un procédé discontinu, son principe est de charger en une seule fois, lorsque les
substrats est épuisé totalement, la réaction atteint une concentration optimale où il y a
cessation de la réaction alors la production du biogaz est fini.

Suite à l’épuisement des matières organiques biodégradables. Ces systèmes conviennent


bien pour traiter des déchets solides, jusqu’à 15% de matière sèche totale, comme les
fumiers, les résidus agricoles ou les ordures ménagères.

Cette technologie s’applique surtout pour les déchets organiques pour lesquels il y a
impossibilité de pompage (taux de matières sèches supérieur à 30%).Ce sont des digesteurs
rustiques, qui ont l’avantage d’une grande simplicité technique et dont le contenu n’est pas
obligatoirement chauffé ni mélangé, mais leur productivité en biogaz reste faible et variable
au cours du temps.

Le procédé continu

L’alimentation en substrat se fait sans interruption ou d’une manière périodique.


L’épuisement en substrat nutritif, lié à la croissance des microorganismes et à la formation de
produit, est compensé par un apport régulier et continu en milieu neuf dans le réacteur. Dans
ce cas, le substrat est introduit de manière continue, le volume du milieu restant constant et la
partie digérée étant évacuée au fur et à mesure de l’introduction du substrat dans le digesteur.

La production de gaz est régulière. Il est destiné à des substrats de concentration en


matière sèche inférieure à 10 %. Il est préférable d’adopter ce procédé pour les déchets
liquides comme les boues de STEP. Le temps de séjour optimal du substrat est de 10 jours
dans la zone mésophile.

Ce système devra être contrôlé rigoureusement pour éviter la formation de croûte et


des poches acide. Ce procédé est utilisé pour les déchets fluides contenant au maximum 10%
de matière sèche.

Comme il est dit ci-haut nous savons qu’un biodigesteur est un dispositif de petite
taille, pour la digestion anaérobie des déchets organique. Il est généralement composé d’un
réservoir en plastique ou d’une fibre de verre, d’une unité de fermentation, d’un système de
circulation, et d’un système de gazéification.
35

La taille et la capacité d’un biodigesteur varient en fonction du volume de déchets


organique produit. En général, le biodigesteur qu’on a utilisé est celui qui se nomme
domestique. Ils ont une capacité allant de un mètre à cinq cubes, ce qui correspond à des
dimensions d’environ un à deux mètres de diamètre et de deux à quatre mètres de hauteur.

II.3.5. Première fermentation

Lors de la première fermentation, les bactéries se décomposent la matière organique en


présence de chaleur et humidité pour produire du gaz et digestat. Ce processus se déroule dans
un environnement contrôlé, à une température idéale pour favoriser la croissance de bactéries.

Cette première fermentation en ferme deux étapes qui sont liés à la méthanisation qui
sont : l’hydrolyse et l’acidogènese.

L’hydrolyse

La première étape de la fermentation, c’est la transformation des matières organiques


complexes ou des grosses molécules comme les polysaccharides, protéines, graisses, etc….

En molécule plus simple par exemple les sucres, des alcools, et des acides aminés. Cette
opération indique la dégradation des grosses molécules polymères en petites molécules
monomères.

La réaction entre les polymères et un premier groupe de bactéries dites hydrolytiques, qui
les cassent et les décomposent donne les monomères d’acides aminés, d’acides gras, et de
sucres simples. Cette phase peut à la fois s’accomplir en aérobie et en anaérobie.

Acidogènese

Lors de cette phase, les bactéries fermentaires transforment les matières organiques
simples (monomères) issues de l’étape hydrolytique en acide gras volatil (acétate, propionate,
butyrate,), en acides organiques (lactate, succinate…), en alcools (méthanol, éthanol…), en
gaz carbonique et hydrogène. L’acidogénèse est une étape rapide.

Cette dégradation de la matière organique complexe est souvent une étape freinant le
processus global de bio méthanisation, en particulier dans le cas de déchets solides ou en
suspension, difficilement hydrolysables.
36

Les bactéries impliquées dans l’acidogénèse sont les plus acidophiles des
microorganismes de la digestion anaérobie pouvant se développer jusqu’à pH 5. Les bactéries
acidogènes constituent des groupes physiologiques variés. Elles sont généralement anaérobies
strictes, surtout les genres Clostridium mais elles peuvent être aérobie-anaérobies facultatives
pour certaines, comme les Streptocoques et les Entérobactéries.

Ce sont, de loin, les organismes les plus connus et les plus facilement isolables et
identifiables en culture pure. Elles comprennent alors des formes en bâtonnets, Gram
négatives, mobiles, sporulées (Clostridium) ou non sporulées (bifido-bacterium)

II.3.6. L'appareillage

Le biodigesteur est lui-même un appareil qui permet de décomposer des organiques en biogaz
et le biodigesteur est équipé d’un système d’appareillage pour contrôler les étapes liées à la
production du biogaz :

• Tuyaux qui servent à collectés des déchets organiques et à acheminer le biogaz produit
vers les appareils d’utilisations ;
• Système de contrôle de la température ;
• Système de brassage mécanique pour homogénéiser le mélange ;
• Broyeur utilisé pour préparer les déchets organiques avant leur introduction dans le
biodigesteur, afin d’en faciliter la décomposition.

II.3.7. Deuxième fermentation

a) Le principe de fonctionnement du fermenteur

Le fermenteur est la deuxième étape du processus de production du biogaz à partir


d’excrément de porc. Il s’agit d’une seconde fermentation où le biogaz produit lors de la
première fermentation est purifié pour en retirer l’excès de dioxyde de carbone et de
l’hydrogène sulfuré.

b) L'Acetogenèse

La troisième étape de la fermentation est la phase acétogène. Le produit acide gras issu de
l’acidogénèse est transformé par les bactéries acidogénèse en acide acétique.
37

De plus, les enzymes qu’elles produisent et catalysent la réaction d’hydrolyse. Ces


bactéries se développent dans les milieux riches en CO2, ce qui est très souvent le cas dans les
habitats anaérobies. Elles sont pour la plupart autotrophes et peuvent se développer sur le CO
et l’hydrogène.

L’acétate est le principal produit de la fermentation. Les formes homoacétogènes ne


produisent essentiellement que de l’acétate. Les hétéroacétogènes forment du butyrate et
d’autres composés en plus l’acétate. Les acétogènes ne produisent pas de méthane ou n’en
produisent que des quantités insignifiantes.

Ces bactéries sont rarement seules dans le milieu. Elles peuvent cohabiter avec d’autres
espèces consommatrices ou productrices de CO2 et d’H2. L’hydrogène, inévitablement produit
par les bactéries acétogènes (appelées OHPA : Obligate Hydrogen Producing Acetogenic
Bacteria), est systématiquement transféré vers des bactéries utilisatrices de l’hydrogène, ce
processus de transfert évitant toute inhibition de l’acétogénèse par accumulation de
l’hydrogène dans le milieu.

Ces associations obligatoires entre une bactérie acétogène et une bactérie méthanogène
utilisatrice de l’hydrogène sont appelées association syntrophiques.

Les OHPA ou bactéries syntrophes actuellement caractérisées sont relativement rares et à


chaque espèce correspond une réaction bien particulière.

c) Méthanogenèse

La méthanogenèse est la dernière phase de la fermentation. Elle est responsable de la


formation du méthane. Elle est accomplie par des bactéries anaérobies strictes à croissance
lente. Elles contiennent du coenzyme (à fonction méthyltransférase), des transporteurs
d’électron, le F420 et le F430.

Le facteur F420 a été isolé uniquement des bactéries méthanogènes. Leurs temps de
génération peuvent aller jusqu’à 49 h. Elles nécessitent un potentiel d’oxydoréduction parmi
les plus bas (-330mV).

La méthanogène est classée dans les Archéobacteria. L'hydrogène est normalement utilisé
par les bactéries méthanogènes hydrogénophiles pour réduire le CO2 en CH4 tandis que
l'acétate est transformé par les bactéries méthanogènes acétoclastes en CH4.
38

La synthèse du méthane à partir de la réduction d’hydrogène et de gaz carbonique est


réalisée par la plupart des bactéries méthanogènes. Environ 30% du méthane produit par un
digesteur provient de cette réduction.

Certaines espèces sont incapables de réaliser cette réaction mais elles synthétisent du
méthane à partir de l’acétate. Dans les digesteurs ,70% du méthane produit proviennent de
l’acétate. Le formate est aussi un substrat important de la flore méthanogène. Environ 50%
des microorganismes producteurs de méthane peuvent l’utiliser pour croître.

Voici quelques exemples de réaction de transformation :

➢ Transformation de l’acide en méthane : CH3COOH → CH4+CO2

➢ Transformation de l’alcool éthylique en méthane :


2CH 3CH 2OH → 2CH4+CH 3COOH
➢ Transformation gaz carbonique en méthane : CO2+4H2 → CH4+ 2H2O
➢ Transformation de l’alcool méthylique en méthane : 4CH3 OH → 3CH4+2H2O+CO2

Aussi d'autres voies intermédiaires de production de méthane se produisent


simultanément. Il faut rappeler que toutes les bactéries méthanogènes vivent en milieu
dépourvu strictement d'air et ont besoin d'une quantité spécifique d'azote. D’après la
définition, la fermentation est la transformation de certaines substances organiques sous
l’action des enzymes produites par des micro-organismes.

La fermentation méthanique, qui se produit naturellement dans les zones anaérobies


(marais, sédiments marins…), décompose la matière organique et produit un biogaz
composite, saturé d’eau, dans lequel se trouvent en proportions par H₂S. La vitesse de
production du méthane augmente avec les températures.

➢ La résumée formation du méthane

L’utilisation de substances comme traceurs a permis la mise en évidence de deux origines


possibles du méthane. Malgré cela, le processus est encore très mal connu.
39

➢ La formation du méthane par méthanogenèse acetoclaste

Du méthane et du gaz carbonique sont engendrés par la coupure de la molécule dicarbonée


d’acide acétique selon la réaction :

CH 3COOH → CH4 + CO2

➢ La formation du méthane par méthanogenèse de réduction par l’hydrogène

La réduction du CO2 par l’hydrogène engendre du méthane selon la réaction :

CO2+ 4H2 → CH 4+ 2H 2O

D’autres substances carbonées peuvent être également réduites en méthane, en présence d’un
excès d’hydrogène, comme le méthanol et le formate.

➢ Importance relative des deux voies de formation du méthane

DEMEYER, SMITH et MAH en 1981 ont mis en évidence les deux voies de formation du
méthane en utilisant des substances traceuses comme l'acétate et le CO2.

C'est à partir de cela qu'on distingue deux origines de la formation du méthane.

➢ Formation du méthane par méthanogenèse acétoclaste

70 % du méthane proviennent de la méthanogenèse acétoclaste. Du méthane et du gaz


carbonique sont obtenus par la coupure de la molécule décarbonée d'acide acétique suivant la
réaction :

CH 3COOH → CH4 + CO2.

➢ Formation du méthane par méthanogenèse de réduction par l'hydrogène

Seulement 30 % du méthane résulte de la méthanogenèse par réduction. La réduction du


CO2 par l'hydrogène donne du méthane.

II.3.8. Le purificateur

La purification du biogaz est un processus qui vise à éliminer les impuretés et composés
indésirables du biogaz produit à partir de la fermentation anaérobie de déchets organiques.
Certains équipements couramment utilisés dans la purification du biogaz comprennent :
40

• Séparateur d’humidité : un équipement conçu pour éliminer l’humidité du biogaz


• Filtres : des filtres sont souvent utilisés pour éliminer de particule solide
• Séparateur de co2 : dans certaines applications, il peut être nécessaire de séparer le
dioxyde de carbone du biogaz pour obtenir un gaz de plus haut qualité…

Ces équipements sont utilisés généralement dans des installations production du biogaz pour
améliorer la qualité du biogaz et le rendre approprié pour une utilisation.

II.3.9. Valorisation du digestat

Le digestat, au même titre que l’énergie calorifique ou électrique, est un sous-produit de


la méthanisation qui possède un potentiel de valorisation, une valeur environnementale et une
valeur économique. La présence de nutriments essentiels et prisés pour la fertilisation des sols
en agriculture, lui confère une utilité pouvant être économiquement intéressante.

L’utilisation courante des lisiers, litières et fumiers comme matières fertilisantes agricoles
est soumise à une réglementation moins restrictive que pour l’utilisation du compost ou des
autres matières fertilisantes fermentescibles identifiées comme matières résiduelles, telles que
les MRT (R.Q. c. Q-2, r.11.1.

Dans l’introduction, il est également question des possibilités d’exporter et peut-être


même de vendre les surplus de digestat. Cette section traitera d’abord de la valeur fertilisante
du digestat, puis des conditions réglementaires entourant son utilisation comme fertilisant
agricole. Suivra une brève description du marché et du contexte de la vente de la fraction
solide.

➢ Valeur fertilisante du digestat

A priori, le lisier, substrat majoritairement ciblé dans le cadre du présent projet de


centrale, est déjà utilisé comme fertilisant agricole pour sa composition riche en azote (N), en
Phosphore (P) et en Potassium (K). Cette utilisation du lisier permet, d’une part, d’en disposer
et elle évite l’acquisition et l’épandage d’une proportion équivalente de fertilisant extrait et
traité chimiquement à partir de produits dérivés du pétrole.

L’un des objectifs de la démarche proposée dans ce travail consiste à réduire les impacts
environnementaux liés à la gestion des lisiers tout en permettant aux agriculteurs de demeurer
concurrentiels dans une optique de développement durable.
41

N.B. La valorisation du digestat regorge deux aspects importants qui sont :

➢ Avantages Économiques : Réduction de L’achat des engrais par la valorisation des


digestats

➢ Avantages Agronomiques : Transformation du lisier, excrément et du fumier en un


produit fertilisant, plus facilement assimilable par les plantes, avec diminution des
odeurs et des agents pathogènes.
42

CHAPITRE III. CONVERSION DE L’ENERGIE THERMIQUE EN ENERGIE


ELECTRIQUE

III.1. INTRODUCTION

La valorisation énergétique du biogaz permet d’exploiter le potentiel énergétique de la


matière organique contenue dans les déchets, par la méthanisation. Le biogaz participe pour la
production d’énergie renouvelable sous la forme d’électricité, de chaleur et de carburant. Sa
valorisation permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce chapitre nous allons mettre l’accent sur la production de l’électricité à partir du
biogaz produit afin de faire fonctionner un générateur. La vie des gens est fortement
influencée par l'utilisation de l'énergie électrique.

L'utilisation intensive de l'énergie électrique a considérablement changé la vie d’un


chacun. Nous sommes presque incapables d'imaginer la vie sans l'utilisation de moteurs
électriques, d'appareils électroménagers et d'électronique grand public.

III.2. PROCEDURE PHYSIQUE DE TRANSFORMATION

Le principe de la thermodynamique qui régit la transmission de l’énergie thermique en


énergie électrique est fondamentalement basée sur les lois de la thermodynamique. Voici une
explication simplifiée de ces principes.

a) Premier principe de la thermodynamique

Il s’agit de la loi de conservation de l’énergie, qui stipule que l’énergie ne peut être créée
ni détruite, mais seulement transformé d’une forme à autre forme. Dans le contexte de la
conservation de l’énergie thermique en énergie électrique, cela signifie que l’énergie totale
absorbée par un système est égale à la somme de l’augmentation de l’énergie interne du
système et du travail effectué par le système.

D’où le 1er principe s’écrit : ∆U = Q – ∆W

Où ∆U est la variation de l’énergie interne, Q est la quantité de la chaleur échangée entre la


source et le système et ∆W est le travail échangé entre le système et le monde extérieur.
43

b) Deuxième principe de la thermodynamique

Ce principe introduit le concept d’entropie, une mesure du désordre ou de la dispersion de


l’énergie dans un système. Il énonce que l’entropie totale d’un système isolé ne peut que
rester constante ou augmenter au fil du temps, ce qui signifie que les processus naturels sont
irréversibles.

Pour la conversion d’énergie, cela implique que certaines pertes d’énergie sous forme de
chaleur sont inévitables et que l’efficacité de la conversion est inférieur à 100 %.

c) Troisième principe de la thermodynamique

Ce principe stipule que l’entropie d’un système atteint une valeur constante à mesure que
la température s’approche de zéro absolu. (Lorsque la température d’un corps tend vers 0 K,
l’entropie du système tend vers zéro.) Cela a des implications pour la conductivité thermique
et la capacité calorifique des matériaux à basses températures.

Dans les applications pratiques, ces principes sont utilisés pour concevoir des systèmes
tels que les moteurs thermiques ou les générateurs électriques, où l’énergie thermique est
convertie en énergie mécanique, puis en énergie électrique. Les centrales électriques, par
exemple, utilisent la chaleur pour produire de la vapeur qui actionne des turbines, générant
ainsi de l’électricité.

III.3 Les moteurs à combustion interne (MCI)

Principes généraux

Les moteurs thermiques transforment, en travail mécanique, l’énergie calorifique dégagée


par la combustion de corps combustibles. La dénomination de moteurs à combustion interne
vient du fait que la combustion du carburant ou du combustible se fait à l’intérieur même des
machines par opposition à d’autres types de moteurs où la combustion se déroule à l’extérieur
(ex : machines à vapeur).

La combustion du carburant se fait en présence de l’oxygène de l’air. Un mélange intime


d’air et de combustible s’enflamme, alors qu’il est comprimé, dans un cylindre à piston. La
combustion de ce mélange provoque une augmentation de pression par la forte montée de
44

température et provoque une dilatation de son volume, déplaçant le piston dans le cylindre.
Un mouvement rectiligne qui de plus alternatif est donc créé, et est ensuite transformé en un
mouvement rotatif par un système bielle manivelle. Les divers types de moteurs diffèrent
essentiellement sur la nature de l’inflammation de leur Carburant.

On distingue :

• Combustion spontanée (auto-inflammation ou auto-allumage), si la température


régnant dans le cylindre est supérieure à celle d’inflammation du mélange, au moment
où celle–ci doit se produire. C’est le cas des moteurs Diesel ;
• Combustion provoquée (par allumage commandé), si la condition précédente n’est pas
réalisée, un arc électrique produit par des électrodes enflamme le mélange air-
combustible. C’est le cas des moteurs à essence, appelés aussi de ce fait moteurs à
allumage commandé.

III.2. NOTIONS DE CYCLES ET RAPPELS DE TECHNOLOGIE

III.2.1. Technologie des moteurs à combustion interne ou moteur à explosion

Ci-dessous la figure 7 donne une représentation générale du schéma d’une coupe


transversale d’un moteur à allumage commandée :

Figure 7 : coupe transversale d’un moteur à essence


45

A.1. Les pièces fixes

Sont constituées par :

• Le bloc- moteur ou bloc –cylindres : il est constitué, à la fois, par les cylindres, en
nombres variables mais tous identiques et une partie du système de refroidissement ;
• La culasse : elle joue un double rôle d’obturation de la partie supérieure des cylindres
et d’intermédiaire dans le refroidissement du moteur ;
• Le joint de culasse : il assure l’étanchéité entre le bloc moteur et la culasse ;
• Le carter : il assure plusieurs fonctions, dans les moteurs à refroidissement par eau, il
est constitué par un demi-carter supérieur ou carter proprement dit, confondu avec le
bloc moteur et qui supporte les différents paliers du moteur, et par un demi-carter
inférieur ou carter d’huile, simple couvercle en tôle d’acier, qui sert de réservoir
d’huile. Ces deux demi-carters sont séparés par un joint d’étanchéité, le joint de carter.
Dans les moteurs à refroidissement par air, le carter joue en plus le rôle de bâti.

A.2. Les pièces mobiles

Ces pièces mobiles sont plus largement dimensionnées dans un moteur Diesel que dans
un moteur à essence où les contraintes sont moins élevées.

A.2.1. Les pistons

Ces derniers se déplacent, chacun dans son cylindre, entre deux positions extrêmes:

- une position extrême supérieure ou point mort haut (P.M.H)

- une position extrême inferieure ou point mort bas (P.M.B)

La distance les séparant étant la course c du piston. L’espace mort avec 𝑉𝑚 comme
volume, compris entre le point mort haut et la culasse, constitue la chambre de combustion.
Le volume 𝑉𝑐 compris entre les deux points morts représente la cylindrée donnée par :


𝑉𝑐 = 4 ⋅ 𝑐 ⋅ 𝑎²

Où 𝑎 étant l’alésage ou diamètre du cylindre en mètres.


46

L’étanchéité est assurée par des segments dits d’étanchéité. On appelle rapport
volumétrique, ou taux de compression 𝜀 le rapport du volume délimité par la culasse et le
point mort bas à celui de la chambre de combustion.

𝑽𝒄 + 𝑽𝒎
𝜺=
𝑽𝒎

𝜀 prend une valeur variant entre 5 et 23,5 selon les moteurs.

A.2.2. Les bielles

Leur tête s’articule sur un maneton du vilebrequin avec interposition de deux demi-
coussinets en métal antifriction et leur pied, sur l’axe d’un piston.

Tête et pied de bielle sont reliés par le corps de bielle.

A.2.3. Le vilebrequin

Il transforme le mouvement rectiligne du piston en mouvement rotatif.

A.3. Cycles et phases

Le cycle est une période entière de fonctionnement du moteur, la plus courte possible, à
l’issue de laquelle celui-ci, revenu à son point de fonctionnement initial, recommence à
parcourir un nouveau cycle identique au précédent.

Le cycle d’un moteur thermique comprend toujours les phases suivantes : admission,
compression, combustion, détente et échappement. Ces différentes phases peuvent s’effectuer
successivement ou de façon combinée selon le type de cycle (à 4 temps ou à 2 temps) et se
reproduisent indéfiniment.

A.3.1. Cycle 4 temps

1er temps : ADMISSION du mélange air + essence dans un moteur à allumage commandé était
uniquement dans un moteur Diesel

.
47

Figure 8 : 1er temps d’un moteur à allumage commandé

Le piston, entrainé par le vilebrequin descend dans le cylindre, du PMH jusqu’au PMB
effectuant une course, dite d’admission. La soupape d’admission est ouverte, le mélange
carburé ou l’air est aspiré dans le cylindre.

2e temps : COMPRESSION du mélange air + essence dans un moteur à allumage commandé


et air uniquement dans un moteur Diesel. Poursuivant son mouvement de rotation, le
vilebrequin fait remonter le piston jusqu’au PMB, la soupape d’admission s’étant fermé au
départ. Le mélange ou l’air est comprimé et le vilebrequin vient déjà d’effectuer un tour, à la
fin de la compression se produit l’injection du combustible dans un moteur Diesel.
48

Figure 9: 2e temps d’un moteur à allumage commandé

3e temps : COMBUSTION suivie de la DETENTE

Dans le moteur à essence une étincelle jaillit entre les électrodes de la bougie,
enflammant le mélange comprimé. Dans le moteur Diesel par contre le combustible injecté à
forte pression vient se mélanger à l’air préalablement comprimé et le mélange s’enflamme
spontanément. La dilatation violente des gaz qui s’ensuit chasse le piston vers le PMB. C’est
le seul temps moteur, le piston entraîne le vilebrequin.
49

Figure 10 : 3e temps d’un moteur à allumage commandé

4e temps : ECHAPPEMENT des gaz brûlés

A nouveau, le piston est entrainé par le vilebrequin, il remonte jusqu’au PMH et chasse
les gaz brûlés par la lumière d’échappement. Dans un moteur à 4 temps, sur les quatre courses
du piston, correspondant à deux tours de vilebrequin, une seule course est motrice, les trois
autres absorbent de l’énergie sans en fournir
50

Figure11 : 4etemps d’un moteur à allumage commandé

NB : il existe des moteurs de type de deux temps tant à l’explosion à combustion instantanée.
Cependant, nous nous limitons aux moteurs à explosion 4 temps, objet du présent travail.

III.3. THERMODYNAMIQUE DES MOTEURS A COMBUSTION INTERNE

Dans cette partie, nous allons nous intéresser particulièrement au moteur à allumage
commandée.

III.3.1 Cycle Beau de Rochas

En général, c’est le cycle thermodynamique théorique réalisé par les moteurs à essence
à quatre temps. Les quatre temps du cycle correspondent à 4 courses du piston, les différentes
phases associées à chaque temps du cycle sont définies par des transformations
thermodynamiques.
51

B.1. Cycle théorique

Figure 12 : cycle Beau de Rochas

La figure précédente illustre le diagramme du cycle qui se déroulé comme suit:

➢ 1er temps du cycle - Phase Admission A – B

Aspiration d’un volume V0 de gaz à la pression atmosphérique P0 = 1bar

➢ 2è temps du cycle - Phase Compression B – C

Compression adiabatique du gaz aspiré jusqu’ à un volume minimal V1 pour atteindre une
pression P1 à l’intérieure de la chambre de combustion

➢ 3è temps du cycle - Phase Combustion C – D et Détente D – E

La combustion du volume V1de gaz compressé crée un réchauffement isochore pour atteindre
une température T2 et ensuite suivie d’une détente adiabatique ramenant le volume le volume
de gaz compressé à son volume initial V0 mais à une pression P3 supérieur à celle initialement.
52

➢ 4è temps du cycle - Phase Echappement E – B

Se traduit pat un refroidissement isochore ramenant la température à T1

B.2. Cycle réel

Le diagramme théorique du cycle Beau de Rochas est le diagramme idéal pour le


fonctionnement d’un moteur à 4 temps à allumage commandée, cependant il ne tient pas
compte des facteurs suivants:

➢ Temps mis par les soupapes à s'ouvrir ;


➢ Délai d'inflammation du mélange ;
➢ Inertie des gaz ;
➢ Echanges de chaleur avec l'extérieur ;

Dans le diagramme théorique :

➢ Le travail moteur est représenté par l'aire ADEBA ;


➢ Les temps résistants sont représentés par l'aire ABCA ;
➢ Le travail utile est égal à l'aire CDEBC.

Dans la pratique, le diagramme théorique prend l’allure suivante :


53

Figure 13 : cycle réel

Rendement thermique

Le processus de transformation d’énergie dans un MCI est représenté par l’organigramme


suivant :

Figure 14 : transformation énergétique dans un moteur à combustion interne


54

Le travail des forces de pression au sein d’un moteur thermique est donné par la relation :

𝑑𝑊 = − 𝑝(𝑉) ⋅ 𝑑𝑉 → 𝑊 = ʃ( ̶ 𝑝 ⋅ 𝑑𝑉)

Si 𝑑𝑉 > 0 alors 𝑑𝑊 < 0, le système cède de l’énergie mécanique, il s’agit d’une détente ;

Si 𝑑𝑉 < 0 alors 𝑑𝑊 > 0, le système reçoit de l’énergie mécanique, c’est une compression

En se référant au diagramme réel du cycle, S1 représente le travail fourni par le moteur


tandis que S2 le travail nécessaire au moteur pour introduire le mélange frais d’air et de
combustible dans le cylindre.

Par définition on sait que rendement est égal au rapport de l’énergie utilisable sur
l’énergie onéreuse (reçue par le système).

Dans un moteur à combustion interne, le rendement thermique équivaut à :

𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒
𝜂𝑡ℎ =
∑𝑄 > 0

Où 𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 représente l’énergie mécanique fournit et ∑ 𝑄 la quantité de chaleur reçue par le


système. D’une manière générale nous avons toujours : 𝜂𝑡ℎ < 1.

B.3. Utilisation du gaz comme carburant des moteurs à essence

L’essence possède un pouvoir calorifique beaucoup plus grand que le biogaz, de ce fait
les proportions air-combustible dosées initialement au niveau du carburateur doivent être
modifiées si l’on veut remplacer l’essence par du biogaz.

Il convient donc d’apporter quelques modifications au niveau du système


d’alimentation en air et en combustible du moteur en insérant en amont du carburateur un
mélangeur dimensionné préalablement dans le but d’apporter les proportions adéquates en
biogaz et en air au moteur.

Il est cependant aussi judicieux de régler l’avance à l’allumage sur une valeur qui
optimise la puissance délivrée par le moteur. Plus le pouvoir calorifique du biogaz diminue
(en fonction de la teneur en méthane qu’il contient), plus l’avance devrait être augmentée.
55

B.4. La combustion

La combustion est une réaction chimique exothermique entre deux corps : le combustible
et le comburant. Le combustible est la substance qui brûle, il est formé d’éléments oxydables
c’est-à-dire des éléments pouvant se combiner avec l’oxygène et peut être de nature solide,
liquide ou gazeux. Le comburant est le gaz qui va permettre au combustible de bruler, il est
constitué d’oxygène mélangé avec l’azote pour donner de l’air ou pur comme dans les
chalumeaux.

Une combustion est dite complète si tous ses produits ne contiennent plus aucuns
éléments Combustibles, dans le cas contraire, elle sera qualifiée d’incomplète. Pour qu’une
combustion soit complète, la quantité de comburant amenée ne devrait pas être inférieure à la
quantité théorique calculée à partir des équations de combustion.

Les seuls éléments qui peuvent brulés sont les :

➢ Le carbone : C + O2 → CO2 + 97,6 kcal


C + ½ O2 → CO + 29,4 kcal
CO + 1/2 O2 → CO2 + 68,2 kcal

➢ L’hydrogène : H2 + 1/2 O2 → HO liquide + 58,2 kcal


H2 + 1/2 O2 → H2O vapeur + 69,0 kcal

➢ Le soufre : S + O2 → SO2 + 69,2 kcal

B.5. Pouvoir calorifique

Il désigne la quantité de chaleur que peut dégager la combustion complète d’une quantité
déterminée d’un combustible (1kg pour les combustibles solides ou liquides, 1 m3 normal
pour les combustibles gazeux).

Pour les combustibles gazeux, le pouvoir calorifique inferieur I peut se déterminer à


partir de la relation suivante :

𝐼 = 2 580 ⋅ ℎ + 3 500 ⋅ 𝑤 + 8 530 ⋅ 𝐶𝐻4 + 1 700 ⋅ ∑ 𝐶𝑀𝐻𝑃


56

Où ℎ, 𝑤, 𝐶𝐻4, 𝐶𝑀𝐻𝑃 représentent les proportions respectives en hydrogène, eau, ainsi


que des composés hydrocarbures dans une quantité déterminée du combustible.

Pour un volume de 1 m3 de biogaz avec la composition suivante :

CH4 = 0,544 m3

CO2 = 0,4 m3

H2 = 0,03 m3

H2S = 0,005 m3, etc.

Son pouvoir calorifique inférieur (PCI), noté I est :

𝑘𝑐𝑎𝑙
𝐼 = 2 850 ⋅ 0,03 + 0,544 ⋅ 8 530 = 4 717,72 𝑚3

B.6. Pouvoir comburivore

Le pouvoir comburivore d’un combustible donné est le volume 𝑉𝑎 d’air nécessaire à la


combustion théorique de l’unité de quantité de combustible. La combustion théorique consiste
en principe à faire brûler tous les constituants combustibles conformément aux équations
stœchiométriques.

Le volume 𝑉𝑎 étant constitué en volume de 79% d’azote N2 et de 21% d’oxygène O2.

Déterminer le pouvoir comburivore d’un combustible revient donc à déterminer le


volume 𝑉𝑂2 d’oxygène nécessaire pour faire bruler tous ses composants. Nous rappelons que
théoriquement le biogaz est composé de :

➢ Méthane (CH4) : 50 à 80 %
➢ Gaz carbonique (CO2) : 20 à 40%
➢ Dihydrogène (H2) : 1 à 3%
➢ di azote (N2) : 0,5 à 2%
➢ Hydrogène sulfuré (H2S) : 0,1 à 0,5%
➢ Monoxyde de carbone (CO) : 0 à 0,1%
➢ Autres : traces
57

Parmi ses constituants, seuls le méthane, l’hydrogène et le monoxyde de carbone sont


combustibles.

B.6.1. Pouvoir calorifique de l’essence

L’essence c’est liquide inflammable, issu de la distillation du pétrole, utilisé comme


carburant dans les moteurs à combustion interne. C’est un carburant pour moteur à allumage
commandé. C’est un mélange d’hydrocarbures, auxquels peuvent être ajoutés des additifs
pour carburants.

L’énergie contenue dans l’essence est d’environ : 33,6 MJ ⁄ L ou 46,7 MJ ⁄kg (de pouvoir
calorifique supérieur). Le PCS comprend la chaleur latente de condensation de la vapeur
d’eau dans le mélange brulé.

Le PCI du gaz naturel est de 10,86 kWh ⁄kg, celui du propane C3H8 est de 12,78 kWh ⁄kg
et celui de l’hydrogène 3kwh ⁄kg

B.6.2. Pouvoir calorifique de gaz

Le pouvoir calorifique du gaz correspond à la chaleur dégagée par celui-ci à la suite


d’une réaction de combustion. En d’autres termes, il s’agit d la quantité d’énergie contenue
dans un volume de gaz donné. Il est généralement exprimé en kilowattheure par nanomètre
cube aussi en kilowattheure par kilogramme.

Les facteurs susceptibles de faire varier le pouvoir calorifique d’un volume de gaz naturel
donnés sont au nombre de trois :

➢ La température : le volume d’un gaz évolue proportionnellement à la température ;


➢ La pression : plus la pression diminue, moins le gaz est dense ;
➢ La composition : selon qu’il s’agit d’un gaz de type B ou de type H.

Le gaz de type B ou à « Bas pouvoir calorifique », a une teneur énergétique de 9,5 à


10,5 kWh/m3 à 101325 hPa et 0° C.

L e gaz de type H doit son nom « haut pouvoir calorifique », a une teneur énergétique
10,7 à 12,8 kWh/m3 dans la même condition de température et de pression.
58

Tableau 5 : synthèse de pouvoir calorifique des gaz

Nature de gaz Pouvoir calorifique Pouvoir calorifique


en kWh / m3 supérieur en kWh / m3
Gaz naturel pauvre 9,16 10,17
Gaz naturel riche 10,12 11,46
Butane 12,66 13,7
Propane 12,78 13,89
Biogaz 5,50 6,5

III.4. LA TRANSFORMATION DU BIOGAZ EN ELECTRICITE

La transformation du biogaz en électricité est un processus qui implique plusieurs


principes physiques et étapes clés. Voici d’une manière simplifiée de ce processus :

III.4.1. Production de biogaz

Le biogaz est principalement produit par la méthanisation, un processus biologique de


décomposition des matières organiques en absence de l’oxygène. Le biogaz résultant contient
environ 50% à 65% de méthane (CH4), qui est le composant énergétique principal, ainsi que
du dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz en petites quantités.

III.4.2. Stockage et traitement

Le biogaz produit est stocké à faible pression dans un gazomètre. Il peut contenir des
impuretés comme l’hydrogène sulfuré (H2S) et les siloxanes, qui doivent être traité ou éliminé
pour éviter la corrosion et les dommages aux équipements.

III.4.3. Cogénération

La cogénération est une méthode efficace pour convertir le biogaz en électricité et en chaleur.
Elle utilise un moteur adapté pour bruler du biogaz, qui entraine une génératrice de courant.
La chaleur récupérée sur le système de refroidissement du moteur et des fumées de
combustion peut être utilisée pour chauffer des bâtiments ou des processus industriels.
59

III.4.4. Conversion énergétique

Dans le moteur de cogénération, la combustion du méthane produit de la chaleur, qui est


convertie en énergie mécanique par le moteur. Cette énergie mécanique fait tourner une
turbine reliée à un générateur, qui convertie ensuite l’énergie mécanique en énergie électrique
grâce à un champ magnétique.

III.4.5. Injection dans le réseau

L’électricité produite peut être injectée dans le réseau électrique public pour être
distribuée aux consommateurs. Le dimensionnement du moteur et du générateur doit prendre
en compte le débit prévisionnel de biogaz afin d’optimiser la production d’électricité.

III.4.6. Rendement et maintenance

Les rendements réels de la conversion sont inférieurs aux rendements théoriques en


raison des pertes énergétiques inévitables. Une maintenance préventive est l’usure prématurée
et les pannes des moteurs, qui peuvent entrainer des pertes de recettes.

En résume, la transformation de biogaz en électricité est un processus complexe qui


nécessite une gestion et une optimisation minutieuse pour maximiser l’efficacité et la
rentabilité. Les principes physiques impliqués garantissent que l’énergie contenue dans le
biogaz est utilisée de manière efficace pour produire de l’électricité tout en minimisant les
pertes d’énergie.

III.5. MODELE TYPE DE NOTRE SITE

III.5.1. procédé de production du biogaz

La matière première que nous avons choisie est d’origine animale et il s’agit donc des
excréments de porc qui proviennent de l’élevage porcin. L’excrément de porc à traiter est
constitué de liquide et de solide. L’optimisation des paramètres de fermentation a pour
objectif l’obtention d’un rendement optimal en gaz et en méthane.

L’excrément de porc contient toutes les bactéries favorables à la méthanisation. Cela


facilite son utilisation en tant que substrat dans ce travail. L’excrément de porc a été récupéré
auprès d’un éleveur, parce que la collecte est facile lorsque les porcs sont concentrés dans une
60

zone réduite, la localité du lieu est importante car cela peut influencer la disponibilité de la
matière première et la proximité des sources d’alimentation en énergie.

Ce que nous devons savoir est le porc produit par jour cinq à dix kilogrammes
d’excrément, selon sa taille et son alimentation.

Dans le cadre de cette recherche, nous avons considéré comme site de production la
ferme de monsieur Paulin EYANGA, qui se situe au bloc météo n°11 route SIMISIMI dans la
ville de Kisangani, où il élève une centaine des porcs produisant plus de 5 seaux d’excréments
par jour, un seau que nous pouvons étalonner à 25 litres, donc une production journalière de
125 litres d’excréments soit une moyenne de 0,125 m3. Un puits dans lequel on déverse
l’excrément, nous avons trouvé mieux de recourir à cela pour la valorisation énergétique de
ce substrat (excrément).

Nous avons à faire notre expérience de production de biogaz dans le laboratoire de


l’université mariste du Congo, et voici quelques éléments qui ont pu aider à réaliser la
production du biogaz d’une manière artisanal :

C.1. Les dispositifs de l’expérience

Les dispositifs utilisés sont :

• Le bidon de 25 litre utilisé comme digesteurs ;


• Chambre à air d’une moto utilisé comme gazomètre pour stocker le gaz qui vient du
digesteur ;
• Tuyaux en PVC flexible reliant le digesteur (bidon) au gazomètre qui est notre
chambre à air ;
• Une colle, pour assurer l’étanchéité.
61

Figure 15 : équipements utilisés

C.2. Conditions expérimentales

• Le triage a consisté à séparer de notre substrat de tous éléments non organiques


contenus dans la matière première ;
• Ensuite nous avons pris de l’eau ayant la même quantité que le substrat collecté ou
trié, qui étais de 10 litre de substrat et 10 litre d’eau ;
• Puis avant de le faire entré dans le digesteur, nous l’avons agité car il est nécessaire de
l’homogénéiser ;
• Une fois que nous l’avons introduites (l’eau et échantillon), nous avons fermé
hermétiquement le digesteur. Car l’étanchéité est très importante.

Figure 16 : équipements de triage et homogénéisation

C.3. Données expérimentales

Lors de cette expérience, nous n’avons constaté que la température ambiante variant de
29° C à 32° C a commencé à produire du biogaz au quatrième jour avec un pic au sixième
jour. A partir du dix-septième jour, la production a baissé sensiblement.
62

Figure 17 : digesteur et stockeur de gaz

C.4. Test de combustion

Pour des raisons de sécurité, il faut éviter d’allumer directement la flamme au niveau du
gazomètre. Un système anti-retour de flamme doit être installé sur la conduite de gaz. Il
permet d’éviter le retour de la flamme dans le gazomètre ou dans la cuve de fermentation. Le
biogaz peut alors être testé directement sur la conduite.

La photo suivante montre que la bouse donne bel et bien du biogaz.

III.4.1. quantification du gaz

Figure 18 : production de gaz


63

Par l’expérimentation que nous avons eu à faire voici nos calculs faits dont les résultats
sont compilés dans le tableau 6 des caractéristiques physiques du biogaz ci-dessous.

Tableau 6 : caractéristiques physique du biogaz

Types de gaz Biogaz ordure ménagère Biogaz industrie agroalimentaire


PCI kWh/m3 6,00 6,80
Densité 0,93 0,85
Masse volumique kg/m3 1,21 1,11
Indice de wobbe 6,90 8,10

On sait que le volume est donné par : 𝑉(𝑚3 ) = 𝐴(𝑚2 ) ⋅ 𝑙(𝑚) avec 𝐴 est la section m2, 𝑙 en
est la longueur

𝑘𝑔
Or on sait que la masse est donné par : 𝑚 = 𝜌 ⋅ 𝑉 où 𝜌 est la masse volumique en 𝑚3 et 𝑉

le volume en m3.

Nous avons stocké le gaz dans une cambre à air. Son volume est déterminé de la
manière telle que reprise ci-dessous.

Notre stockeur a la forme toroïdale, d’où la surface de sa coupe transversale vaut :

𝜋𝑑2
𝑆(𝑚2 ) = = 0,785 ⋅ 𝑑²
4

Le diamètre moyen au centre du cercle 𝐷 = 2𝑟 permet de calculer le périmètre par :

𝑝(𝑚) = 2𝜋 ⋅ 𝑟

Le contour de la chambre à air ayant réceptionnée le gaz est de 19 cm, correspondant à un


19 𝑐𝑚
diamètre de : 𝑑 = = 3,025 𝑐𝑚
2𝜋

D’où la section remplie de gaz est de :

𝜋𝑑2
𝑆(𝑚2 ) = = 0,785 ⋅ 𝑑 2 = 0,785 ⋅ (2 ⋅ 3,025)2 = 28,73 𝑐𝑚²
4
64

La longueur moyenne du cercle de la chambre à air est de 𝑙 = 175,5 cm, ce qui permet de
calculer le volume : 𝑉 = 𝑙 ⋅ 𝑆 = 175,5 ⋅ 28,73 = 5 042,11 𝑐𝑚3

Volume équivalent à V = 0,005 042 m3

Alors on aura pour une densité de biogaz de 0,85, ramenée a la masse volumique, on aura :

𝑘𝑔 𝑘𝑔
𝜌𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧 = 𝑑𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧 ⋅ 𝜌𝑎𝑖𝑟 = 0,85 ⋅ 1,29 𝑚3 = 1,097 𝑚3 .

Cette valeur est proche de celle donnée au tableau 6 qui indique 1,11 kg/m3.

Ainsi la masse de biogaz est estimée à :

𝜌𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧 ⋅ 𝑉𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧 = 1,097 ⋅ 0,005 042 = 0,005 53 𝑘𝑔 = 5,53 𝑔

Ainsi nous avons produit 5 litres de gaz avec 20 litres de matière, soit un rendement
volumique est de :
5
𝜂𝑉 = = 0,25 = 25%
20
Equivalent à 8 kilogrammes de déjection de porcs pour 10 litres mélangé à l’eau.

𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒃𝒊𝒐𝒈𝒂𝒛
Quant au rendement massique, il sera de : 𝜼𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆 = 𝜼𝒎 = 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅é𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 , ce qui donne :

0,005 53
𝜂𝑚 = = 0,66 ⋅ 10−6 = 0,006 6%
8 000
Le PCI du biogaz est en moyenne de 12,806 kWh/kg, ainsi les 5,53 g fourniront /
𝑘𝑊ℎ
0,005 53 𝑘𝑔 ⋅ 12,806 = 0,070 8 𝑘𝑊ℎ
𝑘𝑔

Qui équivaut à :

- 1 kg d’essence a un PCI de 4,80 à 5,30 kWh/kg, nous prendrons une valeur moyenne de
5,0 kWh/kg ;
0,070 8 𝑘𝑊ℎ
- Pour obtenir 0,0708 kWh, il faudra : 𝑘𝑊ℎ = 0,0162 𝑘𝑔 ≈ 16,2 𝑔 d’essence.
5,0
𝑘𝑔
65

III. 1.2. Besoin en électricité de notre site

Le tableau 7 ci-dessous donne la consommation d’énergie électrique d’un foyer en fonction


du matériel qui sera utilisé.

Tableau 7 : synthèse des appareils à utilisés

Appareils à Nombres Puissance des Temps Energie consommée


utilisés d’appareils appareils utilisés (W) d’utilisation (h) (Wh)

Réchaud 1 2 000 4 8 000


Congélateur 1 200 24 4 800
Réfrigérateur 1 300 24 7 200
Eclairage 10 40 12 480
Pompe à eau 1 1 500 1 1 500
Télévision 2 170 6 1 020
Ventilateur 4 40 6 240
TOTAL 5 380 32 180

Rappels sur la puissance, l’énergie en kilowattheure

La puissance, en watts, est le taux de l’énergie transféré, c’est la vitesse à laquelle


𝐸
l’énergie est transféré. Son expression est 𝑃 = 𝛥𝑡, pour dire que la puissance est le taux de

variation de l’énergie par rapport au temps.

Le kilowattheure est une unité d’énergie car kW est une puissance et h une durée, le
produit puissance fois durée est une énergie, souvent utilisé en électricité, parce que le joule
donne des chiffres exorbitants. Par définition, 1 kWh = énergie correspondant à une puissance
de 1 kW donc 1000 W transmise pendant 1h donc 3600s.

On peut alors calculer : 1 kWh = 3 600 000 = 3,6 MJ.

Résultats des données de nos consommations

Le besoin en énergie de notre site nous donne donc une puissance totale de 5 380 W pour
une quantité d’énergie consommée quotidiennement de 32 180 Wh, une valeur qui équivaut à
32,2 kWh.
66

A cause des multiples pertes que peut connaitre un circuit électrique entre autres celles
liées à l’effet joule, effet fer, mais aussi celle du au courant du démarrage, nous allons majorer
de 25% l’énergie consommée par ce système pour déterminer la quantité d’énergie à produire.

Ainsi : 𝐸𝑡𝑜𝑡 = P × 1,25 = 32,18 × 1,25 = 40,225 kWh ⇒ 𝐸𝑡𝑜𝑡 ≈ 40 𝑘𝑊ℎ

Nous avons une quantité d’énergie à produire de 40 kWh. Laquelle nous permettra de
faire le choix du générateur électrique capable de produire cette énergie.

IV.1.3 dimensionnement du générateur électrique

Energie total à pourvoir : 40 kWh ;

Puissance à disponibiliser : P = 5 380 W ≈ 5,4 kW

Avec une tension de 220 V, on sait que : 𝑆 = 𝑉 ⋅ 𝐼 ∗ = 𝑉𝐼 𝐶𝑂𝑆 𝜑 + 𝑗 𝑉𝐼 𝑆𝑖𝑛 𝜑 = 𝑃 + 𝑗𝑄 ;

Si 𝑘 = cos φ est le facteur de puissance, la puissance apparente vaudra P = V I cos𝜑 et la


puissance réactive Q = 0 (une résistance ne consomme jamais le courant réactif).

𝑃 5 380 𝑊
On sait que pour une résistance, cos φ = 1, d’où 𝐼 = 𝑉 = = 24,4 𝐴 ;
220𝑉

Calcul de la puissance apparente est donné par :

|𝑆| = √𝑃2 + 𝑄 2 = √53802 + 02 = 5 380 𝑊 = 5,38 𝑘𝑊 ≈ 5,4 𝑘𝑊.

Caractéristiques d’un groupe électrogène à biogaz

Le choix du groupe pour utiliser le biogaz s’est portée sur :

- AQUITAINE ENERGIE SGG7000E


- Puissance ESP : 9Kva
- Vitesse de rotation : 3 000 t/min
- Capacité du réservoir : 50 litres
- Moteur essence 4 temps OHV, refroidi par air, monocylindre
- Démarrage manuel par lanceur + démarrage électrique
- Disponible monophasé
- Fréquence : 50 hertz
67

- Régulation de tension automatique AVR


- Sécurité : sonde pression d’huile
- Niveau de bruit : 78 dB à 7 m

Figure 19 : groupe électrogène à biogaz 9kVA

Ainsi, pour de raisons commerciales nous avons choisi un générateur à essence de 9 kVA
ayant les caractéristiques citez ci-haut pour être utilisé par le combustible biogaz.

La consommation liée à notre besoin qui est de 16 heures se présente de la manière


suivante : 8 heures de marche le jour et 8 heures la nuit avec des périodes de repos de 4 heures
entre les deux fonctionnements.

Sachant que la masse d’un corps est donnée par 𝑚 = 𝜌 ⋅ 𝑉, la quantité de gaz produit en
kg, sachant que sa densité est de 0,85, est évaluée à :

𝑘𝑔
𝑚𝑔𝑎𝑧 = 𝑑𝑔𝑎𝑧 ⋅ 𝜌𝑎𝑖𝑟 ⋅ 𝑉𝑔𝑎𝑧 = 0,85 ⋅ 1,29 𝑚3 ⋅ 0,005 𝑚3 = 0,005 48 𝑘𝑔 ≈ 5,5 𝑔

Le générateur a une consommation spécifique de 212 g/h pour 9 kW

𝑔
212,5 𝑔

Donc une consommation spécifique de = 23,6 ℎ par kW et par heure.
9 𝑘𝑊
68

Le PCI de l’essence variant de 4,8 kWh/kg à 5,3 kWh/kg, nous prendrons une valeur
4,8+5,3 𝑘𝑊ℎ
moyenne de : = 5,05 ≈ 5 ;
2 𝑘𝑔

La quantité d’énergie libérée par les 23,6 g d’essence sera de :

𝑘𝑊ℎ
0,023 6 𝑘𝑔 ⋅ 5 = 0,118 𝑘𝑊ℎ
𝑘𝑔

Le PCI du biogaz étant de 10,58 kWh/kg, les 5,5 g donneront :

𝑘𝑊ℎ
0,005 5𝑘𝑔 ⋅ 10,58 = 0,058 2 𝑘𝑊ℎ
𝑘𝑔

La quantité de biogaz nécessaire sera de :

0,118 𝑘𝑊ℎ 𝑒𝑠𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑔


0,058 2 𝑘𝑊ℎ 𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧
⋅ 𝑚𝑏𝑖𝑜𝑔𝑎𝑧 = 2,03 ⋅ 5,5 = 11,65 ℎ ;

Or pour les 5,5 g de biogaz, il nous fallait 0,005 m3 de gaz pour une quantité de 10 litres de
déjection de porcs.

11,65 𝑚3
D’où pour les 11,65 g, il faudra : 0,005 𝑚3 ⋅ = 0,010 6 , ce qui nécessite une quantité
5,5 ℎ
𝐿 𝐿
de déjection d’environ 2,03 ⋅ 10 ℎ = 20,3 ℎ ;

𝑘𝑔
Par jour de marche de 16 heures il faudra prévoir 20,3 ⋅ 16ℎ = 324,8 𝑘𝑔 ≈ 325 𝑘𝑔 de

déjection.

Donc pour faire fonctionner le générateur pendant 16 h, il faut produire du biogaz équivalent
𝑔
à 11,65 ℎ ⋅ 16ℎ = 186,4 𝑔 de biogaz.

Donc le nouveau digesteur est calculé par :

𝑁𝑑 (𝑚3 ) = 𝑁𝑚 (𝑚3 ) ⋅ 1,25 = 235 𝑘𝑔 ⋅ 1,25 = 293,75 𝑘𝑔.

Pour produire du biogaz de 11,65 g pour la consommation de 16 h, nous aurons besoin de


325 kg de matière à laquelle on ajoutera 325 kg d’eau. Le digesteur aura un volume total
d’environ 650 L. Sur le marché il y en a de 500 L et de 1 000 L, d’où le choix de celui de
1 000 L.
69

IV.5. INTERPRETATION DU RESULTAT

➢ Matière et méthode de production

Ici pour la production de notre biogaz la matière ou la biomasse utilisée, est l’excrément
de porc et la méthode du processus utilisé pour facilité la production de notre biogaz, nous
avons eu à procéder à la méthanisation ou la digestion anaérobie pour produire du biogaz.

N.B : ici les deux éléments importants qui conditionnent la production du biogaz c’est la matière
et l’eau, d’ailleurs ces deux nous donnent aussi l’information sur le digesteur à utiliser comme cela est
démontrez ci-haut.

Voici quelques données :

Pour produire du biogaz de 11,65 g pour la consommation de 16 h, nous aurons besoin de


650 kg de matière qui contient 50% d’eau et 50% des excréments des porcs et un digesteur de
1 000 L.

➢ Equipement utilisé pour la production du biogaz expérimental

Les équipements utilisés pour la production du biogaz, sont les suivant :

- Le bidon de 25 litre utilisé nous a servi du digesteur où se passé la décomposition de la


matière organique
- Le flexible en PVC nous a permis non seulement de relié le digesteur au stockeur
- Une chambre à air, utilisée comme stockeur de biogaz

➢ Consommation électrique

Ici le besoin en électricité était de 5,8 kW comme cela se présente ci-haut dans le tableau7, Ce
qui nous a amené à choisir notre générateur sur le marché qui est de 9 kVA.
70

CONCLUSION GENERALE

Nous voici au terme de notre travail qui porte sur : « Etude de faisabilité de production de
l’électricité à partir du biogaz »

L’objectif ultime de notre travail était de produire de l’électricité à partir du biogaz issu bien
sur de l’excrément de porc.

Au cours de ce travail, nous avons eu a présenté une vue générale sur le biogaz, tout
en présentant leurs types et compositions, leurs utilisations, leurs caractéristiques ainsi que
son impact étant qu’un gaz sur l’environnement.

Ensuite nous avons parcouru les techniques de production du biogaz où nous nous
sommes basés sur la production du biogaz à partir d’excrément de porc. Par l’expérience que
nous avions faite, on a eu les résultats ci-dessous.

Pour un digesteur de 25 L dans lequel nous avons fermenté 20 L de matière organique


dont 50% d’eau et 50% d’excrément de porc, nous avons produit 0,005 m3 = 5,05 g de biogaz
inflammable.

Enfin nous avons évoqué les techniques de production de l’électricité à partir du biogaz.
Où nous avons fait le choix d’un générateur de 9 kVA pour répondre à un besoin de 5,8 kW.
Pour l’alimenter, il faut produire 11,65 g de biogaz pendant 16 h avec 650 kg repartis à 50%
d’eau et à 50% d’excrément fermenté dans un digesteur de 1 000 litres de volume, vérifiant
nos hypothèses ont été vérifiées.

En définitive, la production de l’électricité à partir du biogaz est une solution efficace qui
résout à la fois le problème lié à la desserte en électricité, mais aussi la gestion de
l’environnement. C’est une source d’énergie exploitable dans les milieux ruraux où il y a
assez bien des déchets organiques et où ils ne peuvent espérer la desserte de la SNEL.

Nous n’avons pas la prétention d’avoir réalisé un travail parfait, cela étant, aux autres
chercheurs de puiser là où notre recherche a trouvé limite afin d’apporter une solution.
71

WEBOGRAPHIE
1. Premier principe de la thermodynamique, http : // [Link] / Science / physique

2. Thermodynamique appliquée premier principe, // [Link]-ingé[Link]./ base-


documentaire / énergie-thy / thermodynamique

3. premier principe de la thermodynamique-Energie interne-Khanacademique, https:


//[Link]/ Science/ physics / themodynamics / lows-of-thermodynamics-
interal-energy.

4. Energie thermique, http:// [Link] / thermodynamique / propietes-


thermodynamique / énergie.

5. transfert d’énergie, http : // [Link]/Search ?q= principes + thermodynamique +


transmissions + % a9 énergie + thermique + énergie + électrique.

6. site, http : // [Link]/ content/ la-biomasse.


72

BIBLIOGRAPHIE
7. [Link], « Production Du biogaz à partir des folioles et pétioles des
palmiers ». 2019 / 2020.

8. HAOUAM SALAH EDDINE, « production de l’électricité à partir de la combustion issu


du biomasse ». 2019/2020.

9. RINDRASOA Raheliamanana, « optimisation de la production de biogaz à l’échelle de


laboratoire par méthanisation de la bousse de bovin ». 2017-2018

10. SABIRA Sahala chrisostonien, « appareil de production et de stockage d’un biogaz du


déchet organique ». 2010-2011

11. MHANDRI MALALA Noelisao Elimondine, « étude de l’adaptation du groupe


électrogène au biogaz ». 2014-2015
73

DEDICACE…………………………………………………………………………………...i
REMERCIEMENTS…………………………………………………………………………..ii

ABREVIATIONS……………………………………………………………………………..iii

LISTE DE FIGURES………………………………………………………………………….iv

LISTE DE TABLE……………………………………………………………………………..v

0. INTRODUCTION .............................................................................................................. 1

0.1. Problématique .............................................................................................................. 1

0.2. Hypothèses................................................................................................................... 2

0.3. Objectif ........................................................................................................................ 2

0.4. Intérêts ......................................................................................................................... 2

0.5. Méthodes ..................................................................................................................... 2

0.6. Délimitations du sujet .................................................................................................. 2

0.7. Subdivisions du travail ................................................................................................ 3

0.8. Difficultés rencontrées ................................................................................................. 3

PREMIER CHAPITRE : GENERALITES SUR LE BIOGAZ ................................................. 4

I.1. DEFINITIONS ET TYPES DES BIOGAZ ..................................................................... 4

I.1.1. Définitions ................................................................................................................. 4

I.1.2. Compositions et Types des biogaz ............................................................................ 6

I .2. HISTORIQUE DU BIOGAZ ........................................................................................ 13

I.3. CARACTERISTIQUES DES BIOGAZ ........................................................................ 15

I.4. APPLICATION DU BIOGAZ ....................................................................................... 16

I.4.1. La valorisation thermique ........................................................................................ 16

I.4.2. Le biogaz carburant ................................................................................................. 17

I.4.3. La production d’électricité....................................................................................... 18

I.5. RISQUES INDUITS PAR LA PRESENCE DU BIOGAZ ........................................... 18

I.5.1. Nuisances et odeurs ................................................................................................. 18

I.5.2. influence sur le climat global................................................................................... 19


74

I.5.3. pollution de l’eau ..................................................................................................... 19

I.5.4. pollution du sol ........................................................................................................ 19

CHAPITRE 2 : PROCEDES DU TRAITEMENT DES DECHETS POUR OBTENIR LE


BIOGAZ ................................................................................................................................... 20

II.1. APERCU SUR LE PROCEDE DE TRAITEMENT .................................................... 20

II.1.1. Procédés de traitement du biogaz ........................................................................... 20

II.1.2. Avantages et inconvénients des procédés de traitement du biogaz ........................ 20

II.2. REVUE DETAILLEE DES DIFFERENTES TECHNIQUES DE TRAITEMENT DU


BIOGAZ ............................................................................................................................... 22

II.2.1. Condensation le long des conduites ....................................................................... 22

II.2.2 Injection de chlorure de fer. .................................................................................... 23

II.2.3 Réaction sur lit d’oxydes métalliques ..................................................................... 23

II.2.4 Techniques biologiques internes : ajout d’air ou d’oxygène ................................... 24

II.2.5 Filtre biologique ...................................................................................................... 25

II.2.6. Tableau de synthèse ............................................................................................... 26

II.3 METHANISATION ...................................................................................................... 27

II.3.1. La digestion anaérobie (méthanisation) ................................................................. 27

II.3.3. Différents types de digesteurs ................................................................................ 31

II.3.4. Les différents types des procédés ........................................................................... 33

II.3.5. Première fermentation ............................................................................................ 35

II.3.6. L'appareillage ......................................................................................................... 36

II.3.7. Deuxième fermentation .......................................................................................... 36

II.3.8. Le purificateur ........................................................................................................ 39

II.3.9. Valorisation du digestat .......................................................................................... 40

CHAPITRE III. CONVERSION DE L’ENERGIE THERMIQUE EN ENERGIE


ELECTRIQUE ......................................................................................................................... 42

III.1. INTRODUCTION ...................................................................................................... 42

III.2. PROCEDURE PHYSIQUE DE TRANSFORMATION ........................................... 42


75

III.3 Les moteurs à combustion interne (MCI) ..................................................................... 43

III.2. NOTIONS DE CYCLES ET RAPPELS DE TECHNOLOGIE ................................. 44

III.2.1. Technologie des moteurs à combustion interne ou moteur à explosion ............... 44

A.2. Les pièces mobiles ....................................................................................................... 45

A.3. Cycles et phases ............................................................................................................ 46

III.3. THERMODYNAMIQUE DES MOTEURS A COMBUSTION INTERNE.............. 50

III.3.1 Cycle Beau de Rochas ........................................................................................... 50

B.2. Cycle réel................................................................................................................... 52

B.3. Utilisation du gaz comme carburant des moteurs à essence ..................................... 54

B.4. La combustion ........................................................................................................... 55

B.5. Pouvoir calorifique .................................................................................................... 55

B.6. Pouvoir comburivore ................................................................................................. 56

B.6.1. Pouvoir calorifique de l’essence ............................................................................ 57

B.6.2. Pouvoir calorifique de gaz...................................................................................... 57

III.4. LA TRANSFORMATION DU BIOGAZ EN ELECTRICITE .................................. 58

III.4.1. Production de biogaz............................................................................................. 58

III.4.2. Stockage et traitement ........................................................................................... 58

III.4.3. Cogénération ......................................................................................................... 58

III.4.4. Conversion énergétique ........................................................................................ 59

III.4.5. Injection dans le réseau ......................................................................................... 59

III.4.6. Rendement et maintenance ................................................................................... 59

III.5. MODELE TYPE DE NOTRE SITE ........................................................................... 59

III.5.1. procédé de production du biogaz .......................................................................... 59

C.1. Les dispositifs de l’expérience .................................................................................. 60

C.2. Conditions expérimentales ........................................................................................ 61

C.3. Données expérimentales ............................................................................................ 61

C.4. Test de combustion.................................................................................................... 62


76

III.4.1. quantification du gaz ............................................................................................. 62

Quant au rendement massique, il sera de : 𝜼𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆 = 𝜼𝒎 =


𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒃𝒊𝒐𝒈𝒂𝒛𝒎𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅é𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 , ce qui donne : ....................................................... 64

III. 1.2. Besoin en électricité de notre site ........................................................................ 65

IV.1.3 dimensionnement du générateur électrique ........................................................... 66

IV.5. INTERPRETATION DU RESULTAT ................................................................... 69

CONCLUSION GENERALE .................................................................................................. 70

WEBOGRAPHIE ..................................................................................................................... 71

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 72

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