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GEC300 Chap7

Le chapitre 7 aborde les équipements des ponts, essentiels pour assurer la sécurité, la durabilité et le confort des usagers. Il détaille divers dispositifs tels que les appareils d'appui, le revêtement des tabliers, les trottoirs et les systèmes d'évacuation des eaux, en soulignant leur rôle crucial dans la conception et l'entretien des structures. Les équipements doivent être conçus pour faciliter leur maintenance et leur remplacement en cas d'usure.

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GEC300 Chap7

Le chapitre 7 aborde les équipements des ponts, essentiels pour assurer la sécurité, la durabilité et le confort des usagers. Il détaille divers dispositifs tels que les appareils d'appui, le revêtement des tabliers, les trottoirs et les systèmes d'évacuation des eaux, en soulignant leur rôle crucial dans la conception et l'entretien des structures. Les équipements doivent être conçus pour faciliter leur maintenance et leur remplacement en cas d'usure.

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APERÇU DES

OUVRAGES D’ARTS

(GEC 300)

CHAPITRE 7 :
LES EQUIPEMENTS DES PONTS

1
SOMMAIRE

7-1- Introduction. ........................................................................................................................................................... 3


7-2- Les appareils d’appui .............................................................................................................................................. 3
7-3- Revêtement des tabliers ........................................................................................................................................ 11
7-4- Trottoirs ............................................................................................................................................................... 14
7-5- Dispositifs de retenue............................................................................................................................................ 17
7-6- Les joints de chaussées ......................................................................................................................................... 22
7-7- Évacuation des eaux ............................................................................................................................................. 23
7-8- Les corniches........................................................................................................................................................ 25
7-9- Les dalles de transition [10] ..................................................................................................................................... 25

TABLE DES MATIERES .............................................................................................................................................. 29

2
7-1- Introduction.

Les équipements représentent l’ensemble des dispositifs dont le but est de rendre un
tablier de pont capable d’assurer sa fonction, notamment vis-à-vis des usagers et d’assurer la
durabilité de l’ouvrage. On distingue:
✓ Les appareils d’appui.
✓ Le revêtement des tabliers. Les trottoirs.
✓ Les dispositifs de retenues.
✓ Les joints de chaussées.
✓ Les systèmes d’évacuation des eaux.
✓ Les corniches.
✓ La dalle de transition.
✓ Autres équipements divers (les perrées, l’éclairage, la signalisation, les écrans
acoustiques, les dispositifs de visite).
Trop souvent considérés comme accessoires, les équipements remplissent un certain nombre
de fonctions :
✓ La sécurité (bordures des trottoirs, dispositifs de retenues, grilles).
✓ La protection et la maintenance des éléments structurales (étanchéité, évacuation des
eaux, perrées).
✓ Le bon fonctionnement de la structure (appareils d’appui et joints de chaussées).
✓ Le confort de la chaussée (dalle de transition, joint de chaussée).
✓ L’esthétique (corniche et garde-corps).
✓ La possibilité de visite et d’entretien du pont (échelles, portes, passerelles).
Ainsi, les équipements interviennent dans la conception d’un ouvrage (élargissement due à
l’existence des dispositifs de retenue), dans son dimensionnement (prise en compte du poids
propre des éléments de la superstructure), dans sa fonction et dans sa durée de vie
(fonctionnement correct et protection de la structure).
Les équipements peuvent subir une usure accidentelle (dispositif de retenue) ou
normale (corrosion). C’est pourquoi, ils sont souvent l’objet d’un entretien ou même
remplacement. Par conséquent, ils doivent être conçus de manière à pouvoir les réparer ou
changer facilement.

7-2- Les appareils d’appui

Le tablier repose sur les appuis (piles et culées) à travers les appareils d’appui qui lui
transmettent les efforts verticaux et horizontaux.

α
N
H
ApAp

Figure 1 : Sollicitations appliquées sur l’appareil d’appui.

3
N : Efforts Normaux provenant des efforts verticaux (poids propre et surcharges).
V : Efforts Horizontaux provenant des efforts de freinage, de retrait (et fluage), de
dilatation thermique et de la rotation aux appuis.
α : Rotation due à la pose et aux surcharges.
Les appareils d’appui jouent un rôle structural assez important. De nos jours, certains ne
les considèrent plus comme un équipement même un élément principal de la structure tel que
les appuis ou les fondations. Le dimensionnement des appareils d’appui nécessite une étude
assez complexe puisque les appareils d’appui sont souvent associés aux appuis et aux
fondations (notamment en ce qui concerne la répartition des efforts horizontaux sur les
appuis). On distingue quatre types d’appareils d’appui: les appareils d’appui en béton, les
appareils d’appui en élastomère fretté, les appareils d’appui spéciaux, les appareils d’appui
métalliques.

7-2-1- les appareils d’appui en béton


Connue comme appui Freyssinet, les articulations en béton sont obtenues à partir d’un
rétrécissement de béton, qui en se plastifiant forme une rotule ou à travers l’insertion d’un
goujon qui représente un appui fixe.

4
Photo N°1 : Appareil d’appui en béton (balancier en BA)
existant dans le pont sur oued Medjerda sous la RN8.

7-2-2- les appareils d’appui en élastomère fretté.

a) Introduction.
Ce type d’appareils est le plus employés en Tunisie. L’élastomère (ou encore néoprène)
est un sorte de polymère de couleur noire. L’appareil est fretté par des tôles d’acier incorporés
dans l’élastomère (tel que une millefeuille).

Elastomère

Frettes en acier

Figure 4 : Schéma d’un appareil d’appui en élastomère fretté (en coupe).

5
Photo N°2: Appareil d’appui en élastomère fretté

b) Disposition des appareils d’appui pour les ouvrages courants :


➢ Cas des ponts à poutres : 1’Appareil d’Appui (ApAp) sous chaque poutre, posé
directement sous la poutre sur un bossage en béton fretté.

Poutre

ApAp
Bossage fretté
Appui

Figure 5 : Schéma d’un appareil d’appui sous une poutre.

6
Phot N°3 : Appareil d’appui en élastomère fretté sous une poutre
dans l’ouvrage du pont sur oued Limaou à Gabès.

Le Bossage sous l’appareil d’appui est nécessaire puisque des charges concentrées
assez importantes agissent sur le point de contact entre la poutre et l’appui. Ce bossage est
généralement en béton armé par des frettes. Un contre-bossage n’est pas nécessaire puisque la
poutre est assez ferraillée pour reprendre les forces concentrées.

Béton frettage

Appui

Figure 6 : Schéma d’un bossage fretté.

Figure N° 7 : Plan d’un frettage pour le bossage sous un appareil d’appui.

Photo N°4 : Acier de frettage pour un bossage (PS à Hammam-Lif).

Les appareils d’appui en élastomère fretté sont assez sensibles à leur environnement et
nécessitent un changement lorsqu’elles sont dégradées. Pour les changer, on pose des vérins

7
sous le tablier pour le soulever. Cette opération s’appelle le vérinage. Ces vérins sont posés
sur un bossage (existant pour les nouveaux ouvrages).
Pour les ponts à poutres, les vérins seront posés sous l’entretoise d’appui qui est conçu pour
cette opération. Ainsi, et notamment pour les nouveaux ouvrages, un bossage est prévu pour
le vérinage pour indiquer la position des vérins et pour que ce bossage reprend les
concentrations des charges apportés lors de vérinage.

 Cas des ponts dalles : Le nombre d’appareils d’appui varie selon la largeur de la dalle.
Dans ce cas, en plus d’un bossage sous l’appareil d’appui, un contre-bossage entre celle-ci
et la dalle est nécessaire. De même, un bossage et un contre-bossage pour le vérinage est
nécessaire.

dalle
Bossage supérieur Bossage supérieur
pour le vérinage

ApAp

Bossage inf
pour le vérinage Bossage inférieur

Appui

Figure 8 : Schéma d’un appareil d’appui sous une dalle.

 Cas des portiques : Pas d’appareil d’appui.

c) Environnement de l’appareil d’appui : Disposition de l’appareil et de son bossage.

L’appareil d’appui doit être bien cadré sur son bossage (et sous son contre-bossage
éventuel). Ainsi, une distance minimale de 5cm de chaque côté est exigée entre le bord du
bossage et l'appareil. De plus une distance minimale de 5 cm est aussi exigée entre le bossage
et l'extrémité de l'appui. Pour les ponts dalles, un contre bossage est aussi recommandé entre
l'appareil d'appui et la dalle.

8
5
c Appareil d’appui
Bossage
m

5 Appui
c
m

≥ 5 cm ≥ 5 cm ≥ 5 cm

Figure 9 : Disposition en plan de l’appareil d’appui et de son bossage.

Figure 10 : Plan d’une disposition en plan de l’appareil d’appui et de son bossage.

Photo N°5 : Disposition en plan du frettage pour l’appareil d’appui


(échangeur Sidi Daoud à Tunis).

7-2-3- les appareils d’appui spéciaux

9
Les appareils d'appui spéciaux présentent un principe de fabrication simple: un pot métallique
contient de l'élastomère soumis à une forte compression par un couvercle en acier. Du fait de
cette forte compression, l'élastomère se comporte comme un fluide, ce qui permet au
couvercle de supporter aussi des rotations dans tous les sens. On obtient ainsi une articulation.
Le couvercle peut être surmonté par une plaque de glissement qui permet d'obtenir des
appareils d'appui glissants. Les appareils d'appui spéciaux sont employés fréquemment pour
les grands ouvrages.

Photo N°6 : Appareil d’appui en élastomère fretté posé dans un pot pour constituer un App App
spécial. (Cas d’App App employé dans le pont-rail sur Oued El Akarit à Gabès).

7-2-4- les appareils d’appui métalliques.

Les appareils d'appui métalliques sont employés surtout pour les ponts métalliques. On
distingue des appareils d'appui fixes et d'autres mobiles. Ceux-ci sont de type appareils
d'appui à balanciers et présentant une rotule permettant la rotation ou encore un appui mobile
à balanciers et à rotule présentant des rouleaux qui lui permettent la translation [2].

10
Photo N°7 : App App métallique à balancier et à rotule avec des rouleaux.
(Ancien App App employé dans le pont-rail sur Oued El Akarit à Gabès).

Photo N°8 : App App employé dans un pont dans la région de Corèze en France.

7-3- Revêtement des tabliers

Le revêtement des tabliers comprend essentiellement une couche d'étanchéité et une couche
de roulement. C'est l'un des équipements le plus important tant par son coût (4 à 5 % du coût
total) que par son rôle (protection de la structure, résistance et anti-dérapage). Généralement,
le revêtement est d'épaisseur de 10 à 11 cm de masse volumique de 2,4 t/m3 avec une
variation de ± 20% due au rechargement ultérieure ou aux irrégularités des extrados du
tablier.

7-3-1- Étanchéité des tabliers

Le béton, même comprimé, n'est pas bien étanche (existence des pores et des ségrégations
locales tel que fissures, nids de cailloux et reprise de bétonnage). Pour protéger les armatures
contre la corrosion, il est nécessaire de poser une couche d'étanchéité sur la dalle de
couverture. En dépassant de 2 à 3% du coût total sur l'étanchéité, on prolonge la durée de vie
de l'ouvrage considérablement. Aux USA, plusieurs ouvrages de moins de 30 ans d'âge sont
devenus incapables de supporter le trafic par manque de cette protection [4].
Les types d'étanchéité les plus connus sont:
➢ Les chapes épaisses ( de 3 à 3,5 cm) à base d'asphalte coulé à chaud en bi-couche à
haute température (>200°C).
➢ Les chapes minces (0,2 à 0,3 cm) à base de résine synthétique adhérente au
support.
➢ Les chapes en feuilles préfabriquées, épaisse (3 cm) à protection incorporé dans
la feuille.

11
La surface de béton sur laquelle on pose l'étanchéité doit être bonne et préparer souvent par
un soufflage ou balayage. De plus, l'étanchéité doit protéger l'ouvrage, elle doit être prolongé
sous trottoirs et doit être raccordée aux joints.

a) Étanchéité épaisse à base d'asphalte coulé

D'habitude, cette chape épaisse, d'épaisseur 31 mm environ, est constituée par:


➢ 1ère couche très réduite d'environ 1 mm d'épaisseur, qui sert de liaison avec le support.
Cette liaison comprend une couche d'accrochage à base d'enduit d'imprégnation à froid
et une couche de semi-indépendance de papier Kraft à trous ou une résille de verre.
Cette dernière couche a pour but de diffuser la vapeur d'eau qui se dégage lors du
coulage à haute température de l'asphalte.
➢ 2ème couche : C'est l'étanchéité proprement dite. Elle est composée
• 1ère variante : soit de 4 mm d'asphalte élastomère (85% de poudre d'asphalte + 14 %
de bitume 40/50 + Additifs).
• 2ème variante : soit de 8 mm d'asphalte pur (bitume 40/50 + bitume naturel + poudre
calcaire).
3ème couche:
Asphalte
gravillonnée

26 22
31
2ème couche:
Asphalte pur
2ème couche:
Asphalte pur
+ Polymer 8
4 1ère coucheliaison
:
1 avec support 1
Béton du tablier

1ère variante 2ème variante

Figure 11: Composition d'une chape épaisse à base d'asphalte coulé.

12
Photo N° 9 : Chape d’étanchéité coulé sur place en cours d’exécution.
(Cas du pont sur oued Zéroud à Hajeb El Aoun).

➢ 3ème couche : représentant la protection en asphalte coulé gravillonné de 22 mm, pour


le 1er cas, et de 26 mm, pour le 2ème cas.
Cette 3ème couche est augmentée de 4 à 5 mm pour les ouvrages à grand trafic, ce qui donne
une épaisseur de 36 mm en total.
Ainsi dans le cas général, la chape épaisse a une épaisseur de 3 cm, avec une masse
volumique ρ=2,4 t/m3.
L'inconvénient de ce procédé est que malgré l'application de la couche de liaison avec le
béton, l'étanchéité peut rester indépendant, d'où la possibilité de passage d'eau à l'interface
entre le béton et l'étanchéité. On recommande souvent de prendre les dispositions nécessaires
aux droits possibles de pénétrations (t.q. évacuation d'eau, joint de chaussée, fixation de
dispositif de retenue).

b) Étanchéité par film mince

De plus son coût très élevé, ce procédé est aussi très délicat à mettre en œuvre nécessitant un
personnel très qualifié. En effet, sa mise en œuvre se fait en 2 passes; totalisant 0,2 à 0,3 cm
d'épaisseur.
- 1ère passe: c'est l'étanchéité proprement dite. Elle est constituée par des produits
obtenus par la réaction chimique d'une base et d'un durcisseur. Les brais époxydes
étaient les premiers employés mais ensuite abandonnées pour être remplacées par les
goudrons-polyréthanses ou les époxypolyuréthannes. Cette première passe peut être
précédée par une couche d'imprégnation.
- 2ème passe: C'est un plan d'accrochage du sable pour permettre une bonne liaison
chimique entre l'étanchéité et la couche de roulement.
Sable d'accrochage

2ème couche:
niveau d'accrochage du sable
1ère couche:
2 à 3 mm
Etanchéité propremnt dite

Couche d'imprégnation éventuelle

Béton du tablier

Figure 12: Composition d'une étanchéité par film mince [4].


Pour que cette étanchéité soit de bonne qualité, on exige une surface de béton sèche et en
bonne état avec élimination de la laitance.
Ce type n’est pas employé en Tunisie, vue sa complexité dans son exécution.

c) Étanchéité par feuille préfabriquée

13
L'étanchéité est assurée par une feuille, préfabriquée en usine, d'épaisseur 0,5 cm environ
comportant un bitume modifié par un polymère et une armature. Elle est collée à la surface du
béton par fusion partielle à froid.
Mais cette feuille est assez fragile à la circulation des véhicules de chantier et à l'insolation
(risque d'apparition de gonfles). En plus, lors de l'entretien de la chaussée, elle peut être
endommagée. C'est pourquoi cette feuille est complétée par une couche de protection
constituée par un asphalte gravillonné. Ainsi, l'épaisseur total de cette couche devient 3 cm
environ.

Photo N°10 : Rouleaux d’étanchéité avant leur mise en œuvre.


(employés sur les ouvrages de l’autoroute Tunis-Bizerte).

7-3-2- La couche de roulement

La couche de roulement doit présenter un bon uni et être anti-dérapant. De nos jours, la
couche de roulement est constituée par un tapis d'enrobés bitumineux d'épaisseur de 7 à 8 cm
et de masse volumique de 2,2 à 2,5 t/m3 (selon la compacité). La couche de roulement
présente un problème de perméabilité à l'eau. Ainsi, l'eau peut stagner entre la couche de
roulement et la chape d'étanchéité. L'enrobé risque de subir un désenrobage. Pour éviter ce
problème, il faut procéder à des dispositions constructives tel que pente plus drainage.

7-4- Trottoirs

Les trottoirs ont pour rôle de protéger les piétons contre la circulation automobile et ceci en
les isolant par une simple surélévation. La largeur courante d'un trottoir est celle convenable
pour laisser passer deux voitures d'enfant, soit un minimum de 1,40 m de largeur (le
minimum exigé par l'ICTARN est de 1 m). Dans les zones urbaines, les trottoirs sont plus

14
larges. Dans le cas où les trottoirs ne sont pas nécessaires (t.q. certains ponts autoroutiers), un
passage de service (de 0,40 m de largeur) est nécessaire encadré par une glissière et un garde-
corps. En Tunisie, les largeurs les plus courantes sont : 1,25 m et 0,75 m.
Les trottoirs sur les hourdis en béton sont de 2 types: trottoirs sur caniveau et trottoirs pleins.

7-4-1- Trottoirs sur caniveau

Les trottoirs sur caniveau sont les plus utiles. En plus de leur légèreté, ils permettent une
disposition de canalisation ou des câbles dans leurs caniveaux.
En général, le trottoir comprend
- une bordure de trottoir en béton préfabriqué de dimension normalisée dont la hauteur
varie de 20 à 30 cm. Elle est posée sur un bain de mortier, au dessous de la chape
d'étanchéité.
- une contre-bordure, coulée en place, dont le ferraillage est lié à celui de la structure
(armature en attente). Le rôle de la contre-bordure est de buter la bordure de trottoir.
- un caniveau couvert par des dallettes minces en béton armé préfabriqué (de l'ordre de
5 cm d'épaisseur) recouvert par un mince revêtement bitumineux. Le caniveau est
englobé par une étanchéité sans protection. Dans son intérieur, il permet le passage
des différentes canalisations. - une contre-corniche, analogue à la contre-bordure,
c.à.d., coulée en place est liée à la structure. Le rôle de la contre-corniche est de
permettre la fixation de la corniche.
- une corniche préfabriquée (parfois coulée en place pour les petits ouvrages) posé sur
un bain de mortier.

Figure 13: Exemple de conception d'un trottoir sur caniveau.[1]

Le trottoir est exécuté avant la couche de roulement mais après l'étanchéité pour que celle-ci
passe en dessous du premier. Les bords de celle-ci sont sciés à une trentaine de centimètre de
la bordure. On construit un fil d'eau en asphalte gravillonné. Pour récupérer l'eau aux deux
bords du fil d'eau, on dispose au niveau de la jonction fil d'eau-couche de roulement un drain
longitudinal (de dimension 1 x 2 cm2) pour récupérer l'eau et l'évacuer par les gargouilles.

15
7-4-2- Trottoirs pleins

Lorsque les canalisations dans les trottoirs sont inexistantes ou leur accessibilité n'est
pas nécessaire, on peut remplir le trottoir de gros béton ou de sable stabilisé au ciment. Dans
ce cas, la contre bordure et la contre corniche ne sont pas nécessaire. Ce type est le plus
employé en Tunisie. Il est conçu avec deux fourreaux pour le trottoir de 0,75 m de large
(figure N°14) et de trois fourreaux pour le trottoir de 1,25 m de large (photo N°11). Ces
fourreaux sont nécessaires pour faire passer les câblages d’électricité, de diverses
communications (téléphone, internet, …).

Figure N°14 : Exemple d’un trottoir de largeur 0,75 m employé


pour un passage supérieur sur l’autoroute Tunis-Bizerte.

16
Photo N°11 : Trottoir en cours d’exécution.
(pont sur oued zéroud à Hajeb El Aoun).

7-5- Dispositifs de retenue

Ce sont les équipements destinés à retenir des piétons ou des véhicules en perdition. Il n'existe
pas un dispositif de retenue entièrement polyvalent. Ainsi, on distingue les gardes corps, les
glissières, les barrières et les séparateurs.
7-5-1- Les gardes corps.

En plus de leur effet esthétique, le rôle des gardes corps est de retenir les piétons. La hauteur
minimale est exigée par le règlement des charges à savoir:
hmin = Inf (1,20 m; 0,95 m + 0,005 H ± 0,05 m) où
H est la hauteur du trottoir au dessus du sol ou de
l'eau.
La distance maximale des vides entre les éléments d'un garde-corps est fixée à 15 cm (sécurité
des enfants). En principe ces exigences sont respectées par les constructeurs et des normes
types sont disponibles. On distingue 3 types de gardes corps:
- Type S (en particulier le S8, présenté sur la figure 15) employé surtout en rase
compagne sur les ouvrages présentant un trottoir pour les piétons. Le poids du S8 est
de 30 kg/ml. (Exp: Pont sur Oued Zéroud, photo 12).
- Type I, placé sur les ouvrages présentant un passage de service.
- Type U, non normalisé et laissé libre à la conception des architectes.

17
Figure 15: Garde corps de type S8 [1].

Photo N°12 : Garde corps type S8


employé pour le pont sur oued zéroud à Hajeb EL Aoun.

7-5-2- Les glissières

On distingue les glissières rigides et d'autres souples. Les premières sont plus esthétiques
mais elles sont plus agressives aux roues. Par conséquent, elles sont employées dans les
milieux urbains où les véhicules sont légers et de vitesse inférieure à 60 km/h.
Les glissières métalliques souples sont les plus employées. Elles sont constituées d'un élément
de glissement et d'un support (espacé de 4 m) fixé au tablier (figure 16). Le poids d'une
glissière souple est de 15 kg/ml.

18
Figure 16: Glissière souple simple [1].

Photo N°13 : Glissière métallique en cours d’exécution.

Le rôle d'une glissière souple est de permettre un retour de véhicules sur la chaussée sous un
angle faible et à vitesse modérée.

7-5-3- Les barrières

- Les barrières sont classées en trois catégories


- les barrières légères, qui sont peu employées.
- les barrières normales, qui sont les plus employées.
- les barrières lourdes, qui ne sont pas encore disponibles.
- Les barrières normales sont soit anciennes, soit modernes.

a) Barrières normales anciennes

19
Les plus connues sont de type BN1 (ou muret californien) et de type BN2 (ou muret Général
Motors). L'inconvénient de ces barrières est qu'elles sont très lourdes (600 kg/ml) et très
agressifs vis-à-vis des véhicules légers.

b) Barrières normales modernes

Ces barrières sont plus légères (65 kg/ml) et moins agressives que les anciennes. Le type BN4
(figure 18) est le plus employé (surtout à Tunis, tel que pour le viaduc de l'Avenue de la
république et dans l'échangeur de la Marsa).
La barrière BN4 peut être utilisée comme un garde corps vue son esthétique surtout si on lui
associe un barreaudage vertical.

Figure 17: Barrière normale de type de type BN4.

20
Photo N°14 : Barrière BN4 employé comme un garde-corps dans
les ouvrages de l’échangeur de l’aéroport de Carthage à Tunis. 5-5-
4- les séparateurs en béton

Comme leur nom l'indique, ces séparateurs servent surtout dans le cas de deux tabliers
contiguës séparés (Exp: Viaduc de l'Avenue de la République à Tunis). Ainsi, il joue le rôle
d'une glissière et d'une barrière, mais ils sont assez agressifs aux véhicules légers. Les
séparateurs, coulés en place, sont alors placés à la jonction des ouvrages. Les séparateurs sont
parfois placés sur les terres plein centrales (TPC) des autoroutes. On distingue essentiellement
deux types de séparateur:
➢ séparateur double DBA (Figure 18 a) de poids 620 kg/ML.
➢ séparateur simple GBA (Figure 18 b) de poids 700 kg/ml.

a) b)
Figure 18: a)séparateur double type DBA b)séparateur simple type GBA.

21
Photo N°15 : Séparateur DBA
employé dans le viaduc de l’Avenue de la République à Tunis.

7-6- Les joints de chaussées

Un tablier subit des variations longitudinales dues à la variation de la température, au


déplacement ou déformation par les charges d'exploitation, au retrait pour les ouvrages en
béton et au fluage pour les ouvrages en béton précontraint. Souvent, ces effets ont été estimés
lors de calcul des appareils d'appui. Posé sur les appareils d'appui, le tablier est librement
dilatable à travers un jeu aménagé pour cet effet. Ce jeu est ensuite couvert par un joint de
chaussé dont le rôle est le confort et la sécurité des véhicules. Le joint est dimensionné tout
d'abord par son souffle (ouverture). Pour un ouvrage monolithique, les déplacements par
travée sont cumulés jusqu'au joint.
Ainsi, le rôle des joints de chaussées est d'assurer la continuité de la chaussée et du trottoir et
à faire oublier aux usagers l'espace vide séparant les différentes parties. Pour remplir ce rôle
sur le plan esthétique et confort les joints doivent présenter les qualités suivantes:
• Assurer la continuité de la surface de roulance ou des trottoirs (absence de choc et de
rebond)
• Être silencieux.
• Doivent être étanches et assurer une bonne évacuation des eaux qui peuvent s'y
rassembler. Les joints de chaussées sont présentés dans un document de SETRA [7],
mais on peut les regrouper en 4 familles.

1) joints à ponts souples


• Appuyées: Modèles B, C, FT, DEMAG.
• en bande: Modèles Transflex.

22
2) joints à ponts à peignes en porte à faux: Modèles W et WD
3) Joints à lèvres (avec remplissage du vide par un matériaux assurant l'étanchéité): Modèles
Monobloc, Wosd, WR, JEP, Maurer.
4) Joints non apparents sous revêtement normal ou améliorés: Modèles Thorma, semilourd III.

Figure 19: Exemple de joint légers.

Photo N°16 : Joint de chaussée W110B avant sa mise en place (pont sur oued Zéroud).

7-7- Évacuation des eaux

L'évacuation des eaux, sur la chaussée d'un pont, est nécessaire aussi bien pour la durabilité
des matériaux constituant la chaussée, que pour la sécurité des usagers (bonne adhérence des
véhicules sur le revêtement). Ainsi, les eaux sont recueillies d'un côté ou des deux côtés en
ayant à la chaussée une pente transversale (cas d'unidirectionnel ou d'une courbe) ou d’une
double pente (cas d'une chaussée bidirectionnel). Ensuite, les eaux sont évacuées par des
gargouilles débouchant à l'air libre (pont sur oued) ou guidés à la base des appuis (pont sur
route) tel que présenté sur la figure 5 pour un viaduc à Tunis. La pente transversale doit être
supérieure à 2% (le plus courant 2,5%) et obtenu à la suite d'un profilement de la géométrie
de la structure et non pas par la couche de roulement.

23
Ainsi, le système d'évacuation des eaux d'un tablier de pont doit comprendre un réseau de
recueil et de conduite des eaux de ruissellement constitué par:
• les pentes transversales et longitudinales de la chaussée.
• Les fils d'eau en bordure des trottoirs.
• les drains le long du fil d'eau et les points d'extrémité.
• Les gargouilles.
• Les transverses du tablier et les conduites d'évacuation.

Figure 20: Système d'évacuation d'eau.

Photo N°17 : Gargouille d’évacuation des eaux et en détails les avaloirs et la grille
employé dans le pont sur oued Zéroud.

24
7-8- Les corniches

Le rôle principal des corniches est l'esthétique. Anis, elles présentent le "ligne" de l'ouvrage.
Surtout lorsque la dalle est coulée sur place, les corniches permettent de donner une bonne
finition pour une bonne vue. C'est ainsi, qu'il vaut mieux les préfabriquer. En plus de ce rôle
principal, les corniches peuvent se présenter comme un larmier pour l'écoulement latéral des
eaux et ainsi éviter le ruissellement de l'eau sur la partie porteuse de la structure. Enfin, les
corniches permettent aussi le scellement des gardes-corps.
Les corniches sont surtout en BA préfabriqué et ainsi on prévoit un scellement par une
contrecorniche (posé sur un bain de mortier). Dans ce cas le poids est de 0,2 à 0,3 t/ml. Mais,
il peuvent être aussi en acier ou même en BA coulé sur place.

Phot N°18 : Corniches préfabriquées sur chantier ;


PS sur chemin de fer à Hammam-Lif.

7-9- Les dalles de transition [10]

L'intérêt de la dalle de transition est d'atténuer les effets de tassement du remblai à proximité
de l'ouvrage. La dalle de transition permet de traiter le problème en permettant de remplacer
le rechargement par un léger reprofilage. La dalle de transition permet aussi de protéger le
remblai d'accès contre l'infiltration des eaux.

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D al el d e t r an s iti o n

o u vr ag e d r emb l ai
d 'acc ès

Figure 21: Dalle de trasition (vue en plan)

3 < D < 6 m pour les autoroutes


1,5 < D < 3 m Autre routes

La dalle de transition doit contribuer à supporter la chaussée sous les zones circulées. Elle
règne donc au droit de la chaussée au sens géométrique. Sa largeur sera proche de celle de la
chaussée. d = Lr + 2 (0,5 à 1 m).
La dalle de transition est soit superficielle pour les chaussée rigides (béton de ciment) ou les
plus courants profonde pour les chaussées souples (béton bitumineux).

Figure 22: Exemple d'une dalle de transition profonde.

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Photo N°19 : Ferraillage de la dalle de transition. (Ech Sidi-Daoud).

Photo N°20 : Jonction de la dalle de transition et culée (goujon).

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Bibliographie relatif au Chapitre 7

[1] J.A. Calgaro et M. Virlogeux, "Projet et Construction des Ponts: Généralités,


Fondations, Appuis et Ouvrages Courants", Presses de l'ENPC, Paris,
1987.

[2] E. Ramazanov, "Constructions Métalliques", Centre National Pédagogique,


Ministère de l'Éducation Tunisienne, 1995.

[3] SETRA,“Appareils d'appui en élastomère fretté”, Bulletin technique N°4,


Référence SETRA:F7410. 1974.

[4] M. Fragnet, "Les Equipements des Ponts", SETRA, Nov 1986.

[5] SETRA, "Assainissement des Ponts Routes", Référence SETRA:F8940, Juin


1989.

[6] SETRA, "Les dispositifs de retenue", Référence SETRA:E8781, Jan 1988.

[7] SETRA, "Joint de chaussée des ponts routes", Référence SETRA:F8879,


1988.

[8] SETRA,"GC 77: Garde-Corps, Glissières, Corniches et Grilles


(Equipements Latéraux des Tabliers) ", Dossier pilote du SETRA.
Référence SETRA: F7716, 1977.

[9] SETRA, “STER 81: Surface, Etanchéité et Couches de Roulements des


Tabliers d'Ouvrages d'Art ”, Référence SETRA:F8210, 1982.

[10] SETRA, "Dalle de transition des ponts routes", Référence SETRA:F8504,


1985.

[11] SETRA, « Garde-Corps », Collection guide technique GC, 1997.

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TABLE DES MATIERES
CHAPITRE 7 : ............................................................................................................................................................................................................. 1
LES EQUIPEMENTS DES PONTS ......................................................................................................................................................................... 1
SOMMAIRE ................................................................................................................................................................................................................. 2
7-1- Introduction. ......................................................................................................................................... 3

7-2- Les appareils d’appui ............................................................................................................................. 3

7-2-1- les appareils d’appui en béton ......................................................................................................... 4

7-2-2- les appareils d’appui en élastomère fretté. ....................................................................................... 5

a) Introduction. ...................................................................................................................... 5

b) Disposition des appareils d’appui pour les ouvrages courants : ....................................... 6

c) Environnement de l’appareil d’appui : Disposition de l’appareil et de son bossage. ....... 8

7-2-3- les appareils d’appui spéciaux ........................................................................................................ 9

7-2-4- les appareils d’appui métalliques. ................................................................................................ 10

7-3- Revêtement des tabliers ...................................................................................................................... 11

7-3-1- Étanchéité des tabliers .................................................................................................................. 11

a) Étanchéité épaisse à base d'asphalte coulé ...................................................................... 12

b) Étanchéité par film mince ............................................................................................... 13

c) Étanchéité par feuille préfabriquée ................................................................................. 13

7-3-2- La couche de roulement ............................................................................................................... 14

7-4- Trottoirs .............................................................................................................................................. 14

7-4-1- Trottoirs sur caniveau ................................................................................................................... 15

7-4-2- Trottoirs pleins............................................................................................................................. 16

7-5- Dispositifs de retenue .......................................................................................................................... 17

7-5-1- Les gardes corps........................................................................................................................... 17

7-5-2- Les glissières ............................................................................................................................... 18

7-5-3- Les barrières ................................................................................................................................ 19

a) Barrières normales anciennes.......................................................................................... 19

b) Barrières normales modernes ......................................................................................... 20

7-6- Les joints de chaussées ........................................................................................................................ 22

7-7- Évacuation des eaux ............................................................................................................................ 23

7-8- Les corniches ....................................................................................................................................... 25

7-9- Les dalles de transition [10] .................................................................................................................... 25


TABLE DES MATIERES ........................................................................................................................................................................................ 29

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