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GEC300 Chap5

Le chapitre 5 présente la conception des ponts métalliques, en soulignant leur évolution depuis le premier pont en 1779 jusqu'à aujourd'hui, grâce aux avancées en matériaux et techniques de construction. Il aborde les éléments clés tels que le tablier, le système porteur et le contreventement, ainsi que les différents types de dalles utilisées dans la construction des ponts. Les tendances actuelles montrent un regain d'intérêt pour les ponts métalliques, qui deviennent plus compétitifs par rapport aux ouvrages en béton.

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GEC300 Chap5

Le chapitre 5 présente la conception des ponts métalliques, en soulignant leur évolution depuis le premier pont en 1779 jusqu'à aujourd'hui, grâce aux avancées en matériaux et techniques de construction. Il aborde les éléments clés tels que le tablier, le système porteur et le contreventement, ainsi que les différents types de dalles utilisées dans la construction des ponts. Les tendances actuelles montrent un regain d'intérêt pour les ponts métalliques, qui deviennent plus compétitifs par rapport aux ouvrages en béton.

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APERÇU DES

OUVRAGES D’ARTS

(GEC 300)

CHAPITRE 5 :
LA CONCEPTION DES PONTS METALLIQUES
SOMMAIRE

CHAPITRE 5 : LA CONCEPTION DES PONTS METALLIQUES .............................................................................. 1


5.1 Introduction ............................................................................................................................................................. 3
5.2 Le tablier ................................................................................................................................................................. 3
5.3 Le systeme porteur ................................................................................................................................................. 14
5.4 Le contreventement ................................................................................................................................................ 29
5.5 Les ponts a poutres laterales ................................................................................................................................... 30
5.6 Ponts a poutres laterales en treillis .......................................................................................................................... 37

TABLE DES MATIERES .............................................................................................................................................. 42

2
5.1 INTRODUCTION
L'évolution des ponts métalliques au cours des deux siècles qui séparent le premier d'entre
eux - le pont de Coalbrookale en Angleterre (1779) - des ponts d'aujourd'hui a été
considérable.
Les structures complexes et parfois lourdes d'autrefois ont fait place à des structures aux
formes allégées et simplifiées.
Les facteurs qui ont rendu cette évolution possible sont les suivants :
- les progrès sidérurgiques : la fonte et le fer ont été remplacés par de l'acier aux
caractéristiques mécaniques élevées, garanties par des normes.
- les progrès dans les techniques d'assemblage : les assemblages par rivure ont disparu
au profit des assemblages par boulon H-R ou par soudage.
- les progrès dans les techniques de fabrication et de montage.
- l'apparition du béton armé.
- raffinement des calculs grâce à la meilleure connaissance de la Résistance des
Matériaux et au développement de l'informatique.
- une meilleure appréciation de la sécurité des constructions.

Depuis une dizaine d'années, cette évolution s'est accélérée. Elle donne un regain d'intérêt
aux ponts métalliques en les rendant plus compétitifs face aux ouvrages en béton
précontraint.
Nous nous proposons de dresser un panorama des différents types de ponts métalliques, de
décrire leur évolution et d'indiquer les tendances actuelles en examinant successivement les
éléments qui composent leur ossature : le tablier, le système porteur et le contreventement.

5.2 LE TABLIER
Le tablier est la partie de l'ouvrage qui transmet les charges au système porteur. Il est
constitué d'une couverture qui soutient la chaussée et d'une ossature. L'ossature est composée
des éléments qui supportent directement la couverture.
Par extension, on englobe aussi dans le tablier certains éléments du système porteur. C'est
ainsi que le tablier désigne dans les ponts à poutres sous-chaussée et dans les ponts à câbles
l'ensemble de la poutraison. Ces éléments du système porteur seront décrits dans le chapitre
suivant.
5.2.1 La couverture
a) Les couvertures anciennes
Dans les premiers ponts métalliques, la couverture était soit en bois, soit en maçonnerie.
Les couvertures en bois étaient composées de madriers en chêne disposés longitudinalement
sur les pièces de pont pour constituer soit une plate-forme recouverte par une chaussée
empierrée ou par un plancher d'usure en sapin, soit une poutraison sur laquelle étaient
clouées des planches en bois coloniaux.
Ces couvertures étaient surtout utilisées pour des ouvrages où l'on recherchait la légèreté, par
exemple les ponts suspendus ou les ponts mobiles.
Elles ne sont plus utilisées aujourd'hui, sauf exceptionnellement sur des ouvrages provisoires,
car elles ne sont plus adaptées au trafic et exigent constamment des travaux d'entretien.
Les couvertures en maçonnerie étaient constituées par un voûtain en briques reliant des
pièces de pont faiblement espacées et supportant un remplissage en béton maigre, une chape
d'étanchéité et la chaussée.
L'inconvénient de ces couvertures est leur poids très élevé : de 400 à plus de 1000 kg/m2.

Figure 1 : Couverture en maçonnerie

b) La dalle en béton armé "non participante"


Avec l'apparition du béton armé entre les deux guerres, les couvertures en bois ou en
maçonnerie furent remplacées par des couvertures formées d'une dalle en béton armé.
La dalle de 15 cm d'épaisseur minimale s'appuyait sur l'ossature du tablier, sur quatre ou
deux côtés suivant la présence ou non de pièces de pont. Sa face supérieure épousait le profil
en travers de la chaussée, les différences de niveau entre les diverses parties de sa face
inférieure et les membrures supérieures des poutres de l'ossature étaient rattrapées par des
renformis.

4
Figure 2 : Couverture en béton armé

c) La dalle en béton armé "participante"


La dalle en béton armé était calculée pour résister aux efforts locaux mais on considérait
qu'elle ne participait pas à la résistance à la flexion générale de l'ouvrage. En fait, cette
attitude était en partie erronée, car le frottement du béton sur l'acier et les aspérités des
membrures supérieures des poutres (présence des têtes de rivets par exemple) gênaient le
libre glissement de la dalle par rapport à l'ossature.
L'évolution logique a été d'associer le béton et l'acier, comme dans le béton armé, pour créer
une structure résistante à la flexion d'ensemble de l'ouvrage. Les ouvrages dont la dalle en
béton ' est associée à l'ossature métallique portent le nom de ponts mixtes.
La dalle a ainsi deux fonctions : elle transmet les efforts locaux à l'ossature et elle participe à
la résistance à la flexion d'ensemble de l'ouvrage. Notons aussi qu'elle joue un rôle de
contreventement, conférant à l'ensemble de la charpente une grande rigidité transversale.
On ne peut tenir compte de l'adhérence acier-béton pour assurer la liaison acier-béton. Celle-
ci est en effet trop faible pour résister aux efforts de glissement dans le plan de contact des
deux matériaux, et elle n'empêche pas le soulèvement relatif de la dalle. C'est pourquoi on
utilise des organes spécifiques pour assurer la liaison, appelés connecteurs.

Cornière
Arceau
Goujons

Figure 3 : Trois types de connecteurs

Les dispositions constructives sont les mêmes que celles de la dalle en béton armé non
participante : la dalle repose sur l'ossature par l'intermédiaire de renformis, sa face supérieure
épouse le profil en travers.
On réalise aujourd'hui des dalles d'épaisseur constante (de 18 à 25 cm) ou variable. On peut
réaliser aussi lorsque les encorbellements sont grands, des dalles précontraintes
transversalement. Une telle dalle, plus complexe et plus coûteuse qu'une dalle classique, est
rarement utilisée en France.

Figure 4 : PI 202 Sur la Scarpe (1979)


Travée indépendante de 87,50 m de portée

Figure 5 : Pont des grésillons (1977)


Travée indépendante de 31,59 m de portée

6
Figure 6 : Pont de Fourneaux
Travée indépendante de 60 m de portée

Figure 7 : Pont de Conflans-Sainte-Honorine


Travées continues 32 - 60-90-60 - 35-35 – 35

Il y a quelques années, l'avantage de la dalle participante par rapport à la dalle non


participante n'était pas très net. En effet, les règles de calcul des ponts mixtes de 1966
interdisaient toute traction du béton sous charges permanentes (y compris le retrait). Cette
interdiction rendait la construction des ponts mixtes continus complexe puisqu'il fallait
précomprimer le béton au moyen de dénivellation d'appui ou en utilisant des câbles de
précontrainte longitudinaux.
Le nouveau règlement des ponts mixtes de 1981 à autorisé la fissuration du béton, ainsi que
l’Eurocode 4. Cette disposition permet de simplifier l'exécution de ce type d'ouvrages, qui
sont devenus ainsi plus compétitifs.

d) La dalle mixte
Cette dalle est composée d'une tôle de platelage (épaisseur 8 à 10 mm) connectée à une dalle
de béton (épaisseur 8 à 10 mm) pour un fonctionnement mixte. La tôle joue en plus le rôle
d'armature inférieure de la dalle.
La dalle Robinson est une dalle mixte particulière dans laquelle des ronds à bétons sont
soudés sur les connecteurs, constitués de plats plies, pour accroître sa rigidité avant le
durcissement du béton.
Figure 8 : Dalle Robinson

La dalle mixte a été utilisée notamment pour les ponts suspendus de Tancarville et de
Bordeaux.
Ses avantages par rapport à la dalle de béton sont le gain de poids (330 kg/m2 pour une dalle
mixte 10 + 100 mm, 500 kg/m2 pour une dalle en béton armé de 20 cm d'épaisseur), et
l'absence de coffrage. Elle permet aussi d'augmenter l'élancement du tablier.
Par contre, elle nécessite pour des raisons de stabilité de forme, de faibles espacements des
poutres principales ou des longerons (de l'ordre de 2,50 à 3,00 m) et de nombreuses
armatures soudées, ce qui rend son utilisation plus chère qu'une dalle classique.
C'est pourquoi elle n'est utilisée que rarement. Des recherches sont actuellement en cours
pour mieux connaître son fonctionnement et ses limites.
Elles permettront peut-être de favoriser son
développement.

e) La dalle orthotrope
Cette dalle est constituée d'une tôle d'épaisseur 12 ou 14 mm, raidie dans deux directions
perpendiculaires : transversalement par des pièces de pont, longitudinalement par un
ensemble de raidisseurs équidistants, appelés nervures.

8
Figure 9 : Dalle orthotrope

Les nervures peuvent être formées d'un plat ou d'une cornière (nervures dites "ouvertes"),
d'un plat plié à la machine pour réaliser une section formée rigide à la torsion (nervures dites
"fermées" ou "en forme d'augets"), ou bien d'éléments composites réalisant une forme en y.
En France, on utilise surtout les nervures en forme d'augets.

Figure 10 : Nervures des dalles orthotropes


La dalle ainsi constituée sert de membrure supérieure aux poutres principales et aux pièces
de pont. Elle joue d'autre part le rôle de platelage, son comportement étant celui d'une dalle
orthogonale anisotrope puisque son raidissage fait qu'elle ne possède pas les mêmes
propriétés de résistance dans deux directions perpendiculaires.
L'avantage essentiel de la dalle orthotrope est sa légèreté : de l'ordre de 200 kg/m2 au lieu
d'environ 300 kg/m2 pour la dalle mixte et 500 kg/m2, pour une dalle en béton armé de 20
cm d'épaisseur. Mais le gain de poids est encore plus important car la dalle constitue la
membrure supérieure des poutres principales et des pièces de pont. Ainsi, pour une portée de
100 m, le gain de poids par rapport à un pont mixte est supérieur à 50 %.

Solution dalle orthotrope Solution dalle béton


Dalle 200 500
Revêtement 150 200
Poutres (sans la dalle) 100 270
Total 450 Kg/m2 970 Kg/m2

Un autre avantage de la dalle orthotrope est la rapidité de montage, l'ouvrage pouvant être
entièrement fabriqué en atelier si les conditions de transport le permettent.
En contrepartie, cette dalle constitue une couverture coûteuse. En effet, la quantité d'acier est
élevée et la fabrication nécessite des opérations de réglage et d'usinage délicats, ainsi qu'une
grande longueur de cordons de soudure.
Le domaine d'utilisation de la dalle orthotrope est donc le suivant :
- dans les grandes portées où le gain de poids est particulièrement intéressant
- dans les moyennes portées, lorsque les conditions de gabarit exigent un ouvrage très
élancé.
La dalle orthotrope est aussi utilisée pour les V.M.D. (Viaducs Métalliques Démontables) car
sa mise en place est facile et rapide.

5.2.2 L'ossature
L'ossature d'un tablier peut comporter les éléments suivants :
Des longerons, qui sont des poutres secondaires en I parallèles aux poutres principales dont le
rôle est de reporter sur les pièces de pont les charges qui leur sont appliquées par
l'intermédiaire de la couverture.

10
Figure 11 : Longerons, pièces de ponts, entretoises
Des pièces de pont, qui sont des poutres transversales en I destinées à transmettre aux poutres
principales les efforts transmis soit directement par-.la couverture, soit par l'intermédiaire des
longerons. Les pièces de pont servent aussi d'entre toise car elles répartissent les charges
entre les poutres principales et assurent en partie leur contreventement.
Dans les ponts à dalle orthotrope, on peut considérer que les nervures jouent le rôle de
longerons, les raidisseurs transversaux, le rôle de pièces de pont. Celles-ci sont généralement
espacées de 4 m environ.
Dans les ponts mixtes, plusieurs solutions sont envisageables :
Lorsque les poutres principales sont suffisamment rapprochées (distance inférieure à 4 m),
l'ossature du tablier n'existe pas.
La dalle repose alors uniquement sur les poutres principales qui sont entretoisées par des
poutres triangulées ou en I, espacées tous les 8 m environ. On peut se dispenser en service de
ces entretoises lorsque la portée d'ouvrage est faible (30 m).
L'entretoisement est alors assurée par la dalle et les entretoises sur appuis.

Figure 150 : Entretoises d'appui

Lorsque les poutres principales sont trop espacées, deux conceptions sont possibles :
- soit appuyer la dalle longitudinalement sur les poutres principales et transversalement
sur des pièces de pont espacées tous les 4 m environ. La dalle a alors une épaisseur
constante (20 à 25 cm).

Figure 12 : Appui de la dalle sur pièces de ponts et poutres principales

12
- soit appuyer la dalle uniquement sur les poutres principales. La dalle est alors
d'épaisseur variable et les poutres sont entretoisées par des poutres en I, espacées tous
les 8 m environ.

Figure 13 : Appui de la dalle sur les poutres principales

Une variante à cette dernière solution consiste à utiliser des longerons afin de diminuer la
portée transversale de la dalle. On peut alors, avec une portée de 3 m environ, utiliser des
prédalles qui servent de coffrage perdu.
Dans les ponts à poutres latérales, lorsque la couverture est une dalle en béton armé,
l'ossature est constituée par un réseau de longerons et de pièces de pont. Les pièces de pont
se situent aux nœuds inférieurs de la triangulation.

Figure 14 : Pont à poutres latérales


5.3 LE SYSTEME PORTEUR
Le rôle du système porteur est de reporter sur les appuis les efforts crées par l'action des
charges permanentes et des charges d'exploitation.
On distingue dans le système porteur trois familles :
- Les ponts à poutres : les réactions d'appui sont d'orientation fixe et les efforts
engendrés dans la structure sont des efforts de flexion.
- Les ponts en arc : les réactions d'appui sont d'orientation variable et les efforts
engendrés dans la structure sont des efforts de compression et de flexion.
- Les ponts à câbles qui travaillent en traction.

5.3.1 Les ponts à poutres


Les ponts à poutres constituent la grande majorité des ponts métalliques. En effet, leur
domaine de portées est très vaste : celles-ci peuvent atteindre jusqu'à 160 m en travée
indépendante (projet du pont de Cheviré à Nantes) et 260 m en travée continue (pont de
Belgrade - 1955).
Les poutres peuvent être placées sous la chaussée ("ponts à poutres sous chaussée"), ou
latéralement au-dessus de la chaussée ("ponts à poutres latérales").
On distingue trois catégories de poutres :
- les poutres à âme pleine
- les poutres en treillis
- les poutres bow-string

- Les poutres à âme pleine


Actuellement ce sont les poutres les plus utilisées car leur fabrication est relativement simple.
Elles étaient autrefois composées de cornières, de tôles et de plats assemblés par rivets.
L'utilisation de la soudure a permis de simplifier la constitution de ces poutres en supprimant
les cornières : l'âme et les semelles sont assemblées directement au moyen de 4 cordons
d'angle.
Pour suivre la courbe du moment fléchissant, on augmentait le module de résistance en
superposant dans chaque membrure de nombreuses semelles additionnelles sur une semelle
de base.
Aujourd'hui l'âme et les semelles sont obtenues à partir de tôles, découpées par oxycoupage
automatique aux largeurs voulues. La fourniture par la sidérurgie de produits de fortes
épaisseurs aux caractéristiques garanties par des normes permet de diminuer le nombre de
semelles additionnelles. Les membrures sont généralement constituées d'une semelle unique
d'épaisseur variable.
Cette nouvelle disposition permet une grande économie de cordons de soudure puisque les
cordons d'angle des semelles additionnelles sont remplacés par des soudures bout à bout.
Elle semble d'autre part préférable quant à la tenue à la fatigue. L'utilisation de tôles de forte
épaisseur a aussi été étendue aux âmes, la tendance actuelle étant d'avoir des âmes épaisses
avec peu de raidisseurs, plutôt que des âmes minces avec de nombreux raidisseurs.

14
Figure 15 : Poutres à âmes pleines
Notons que la simplification des formes dues à l'utilisation de la soudure a permis d'améliorer
la protection contre la corrosion des poutres. En effet, la mise en peinture sur de grandes
surfaces planes est grandement facilitée, les nids à rouilles ont été supprimés et il existe peu
de parties difficilement accessibles.
Les poutres peuvent être en I ou en caisson. Le choix entre ces deux profils dépend des
caractéristiques de l'ouvrage et du mode de construction. Rappelons que les caissons ont une
meilleure résistance à la torsion que les profils en I. Ils sont donc utilisés de préférence dans
les ponts courbes ou biais. Ils permettent aussi le franchissement de plus grandes portées que
les poutres en I. Mais ils sont plus coûteux car plus lourds et plus difficiles à fabriquer que
les poutres en I.

Figure 16 : Pont de Rocquencourt sur l'autoroute A 13 Trois travées continues (24 m-46 m -
24m) Mono caisson

Figure 17 : Pont sur le canal Saint-Félix à Nantes Deux travées continues (43,90 m - 53,75)
Tablier à deux caissons
Dans les ouvrages continus, les poutres peuvent être de hauteur constante ou variable. La
hauteur variable s'impose dans les grandes portées car elle permet d'économiser de l'acier, et
lorsqu'il existe des conditions de gabarit sévère.

16
Figure 18 : Pont à hauteur variable
Pont Guillaume le Conquérant à Rouen (1967 -1970)

Depuis une trentaine d'années, la tendance est de diminuer le nombre de poutres sous
chaussée. Citons comme exemples :
- ponts à dalle orthotrope : viaduc d'Autreville (1972) : bipoutre de 24 m d'entraxe
pont Mathilde (1978) : bipoutre de 17,34 m d'entraxe

Figure 19 : Pont de l'Ile Lacroix à Rouen - ponts mixtes :


PI.202 (1979) : bipoutre de 14 m d'entraxe.

L'adoption d'une structure bipoutre n'est cependant pas systématique. De nombreux


paramètres tels que poids d'acier, transport, montage peuvent jouer en faveur d'une structure
multi-poutre.
- Les poutres en treillis
Bien que le rendement mécanique de ce type de poutres soit supérieur à celui des poutres à
âme pleine, l'utilisation des poutres en treillis est devenue rare. Elles ne sont utilisés
aujourd'hui que dans des ponts à poutres latérales, c'est-à-dire lorsque la hauteur disponible
entre la chaussée et l'intrados est trop faible pour disposer des poutres sous la chaussée.
Les poutres en treillis sont généralement déconsidérées par les Maîtres d'Ouvrage qui les
jugent inesthétiques et difficiles d'entretien. Cette opinion, formée sur la vue d'ouvrages
anciens, traduit une méconnaissance de l'évolution de ces poutres qui a été dans le sens d'une
très grande simplification , à la fois dans la forme de la triangulation et dans la constitution
des barres du treillis.
C'est le système Warren sans montant qui est généralement adopté aujourd'hui. La poutre
peut être de hauteur constante ou variable.

Figure 20 : Les poutres triangulées d'autrefois

18
Figure 21 : Les poutres triangulées d'aujourd’hui

Figure 22 : Pont levant de Martrou sur la Charente (1967)

Les barres qui étaient autrefois formées de l'assemblage par rivets de cornières ou de profil
en U sont maintenant constituées :
- pour les membrures : de caissons obturés à leurs extrémités par des diaphragmes
étanches, obtenus par des plats assemblés par soudage
- pour les diagonales : de caissons ou de profils en I. Les assemblages des barres et des
tronçons sont réalisés soit par soudage, soit par des boulons H.R.

Figure 23 : Nœuds de triangulation de poutres triangulées (autrefois)


Figure 24 : Nœuds de triangulation de poutres triangulées (aujourd’hui)

- Les poutres bow-string


Une poutre bow-string ne doit pas être confondue avec une poutre en treillis de hauteur
variable ou avec un arc de tablier inférieur. Il s'agit d'un arc dont les naissances sont reliées
par les poutres du tablier qui jouent le rôle de tirant en équilibrant les poussées. Les réactions
d'appui sont donc d'orientation fixe. L'arc et le tirant sont reliés par des suspentes.

Figure 25 : Bow-string

Ces ouvrages sont rares. Le seul bow-string récent construit en France est le pont de
Neuvillesur-Oise, de 82,30 m de portée (1973). Il est donc difficile de décrire une évolution.
On peut dire cependant que, comme les poutres en treillis, l'utilisation des assemblages par
boulons H.R. ou par soudage, permet une simplification des éléments constitutifs de la
poutre.

20
5.3.2 Les ponts en arc
Le domaine d'emploi des ponts en arc est le franchissement à grande hauteur de larges
vallées ou le franchissement à faible hauteur de brèches dans lesquelles on doit dégager un
gabarit. Leur emploi est donc limité, d'autant plus qu'ils exigent un sol de fondation de bonne
qualité.
Le dernier pont en arc construit en France est le pont de Neuilly (1942). A l'étranger, nous
pouvons citer comme réalisation récentes le pont de Salsipuedes en Equateur (1970).
Il est donc difficile de décrire une évolution et d'indiquer une tendance dans la morphologie
de ces ouvrages. Aussi nous contenterons nous de dresser l'inventaire des différentes
structures.
On distingue :

- L'arc à deux articulations


C'est la structure la plus répandue. Elle permet d'atteindre des portées d'environ 200 m avec
un arc à âme pleine et 550 m dans le cas d'un arc en treillis.

Figure 26 : Arc à deux, articulations


Kill-Van-Kull (New-York 1930)

Le Bayonne Bridge à New-York (1930 - ouverture : 510 m) et le pont de Sydney (1932


ouverture : 503 m) sont des arcs à deux articulations. - L'arc bi-encastré
Les arcs bi-encastrés sont rares car il est difficile d'encastrer parfaitement les naissances et
que cela suppose un bon sol rocheux.
Figure 27 : Arc bi-encastré
Askerfjord (Suède 1960)

- L'arc à trois articulations


L'intérêt de cette structure isostatique est d'être insensible aux variations de température et
aux tassements différentiels des appuis. Elle est cependant peu utilisée car la réalisation des
rotules est délicate.
Le pont Alexandre III (1900 – ouverture : 103 m) et le pont Mirabeau (1896 – ouverture : 96
m) à Paris sont des arcs à trois articulations.
Le tablier dans les ponts en arc peut être en position supérieure, intermédiaire ou inférieure.
Une forme dérivée du pont en arc est le pont à béquilles dont le domaine d'emploi est
identique.
Citons deux ouvrages remarquables en France :
- viaduc de Martigues dans les Bouches-du-Rhône (1972) : pont à béquilles à une
jambe, de 210 m de portée centrale ;
- pont de Kernours dans le Morbihan (1974) : pont à béquilles à deux jambes, de 150 m
de portée centrale.

Figure 28 : Pont à béquilles : le viaduc de Martigues

5.3.3 - Les ponts à câbles porteurs


Le domaine de portée des ponts à poutres et des ponts en arc sont limités. Les ponts à poutres
-sont des structures lourdes dont le poids limite la portée. Les arcs sont des structures
sensibles aux phénomènes d'instabilité.
Pour franchir les plus grandes portées, il faut donc résister en souplesse et utiliser des formes
funiculaires en traction, ce qui supprime tout phénomène d'instabilité élastique : les câbles
porteurs.
Les ponts à câbles porteurs peuvent être classés en deux grandes catégories :
- les ponts suspendus
- les pont à haubans

22
- Les ponts suspendus
Les ponts suspendus étaient autrefois très utilisés pour franchir des brèches supérieures à 50
m. Les progrès réalisés dans la construction des ouvrages d'art, en acier ou en béton, ont
considérablement réduit le domaine d'emploi de ces ponts. Les ponts suspendus ne sont plus
utilisés que pour franchir les très grandes portées.
Citons les portées centrales de quelques ouvrages connus :
- pont de Bordeaux (1967) 388 m
- pont de Tancarville (1959) 608 m
- pont sur la Sevem en Angleterre (1966) 988 m
- pont de Lisbonne (1966) 1 006 m
- pont d'Istambul sur le Bosphore (1973) 1 074 m
- pont Verrazano à New- York (1964) 1 298 m
- pont sur la Humber en Angleterre (1979) 1 410 m
- Pont de Xihoumen en Chine (2009) 1 650 m
- pont du détroit d'Akashi au Japon (1998) 1 991 m Un pont suspendu est
schématiquement constitué des éléments suivants:
- un tablier qui assure la continuité de la voie portée et la répartition des charges entre
les suspentes
- des suspentes qui supportant le tablier et transmettant les efforts aux câbles
- des câbles, d'allure parabolique, qui assurent la fonction porteuse.

Les câbles transmettent par l'intermédiaire de selles munies éventuellement de galets de


roulement une réaction verticale sur les pylônes et une traction dans les câbles de retenue.
Les câbles sont ancrés soit dans des massifs d'ancrage indépendants du pont, soit plus
rarement sur le tablier lui-même.

Figure 29 : Pont à béquilles : Schéma d’un pont suspendu


Figure 30 : Pont à béquilles : Pont de Tancarville (1959)
L'évolution du tablier des ponts suspendus a été la suivante : à l'origine, l'ossature du tablier
était constituée uniquement de pièces de pont accrochées aux suspentes. Ce système avait un
triple défaut :
- les suspentes reprennent des efforts importants puisque les charges ne se répartissent
pas longitudinalement ;
- la structure est très déformable ;
- l'ouvrage est très sensible à l'action du vent.
C'est pourquoi les tabliers ont ensuite été complétés par des poutres de rigidités, permettant
de répartir les charges sur un grand nombre de suspentes, donc de limiter les déformations du
câble et du tablier.

Figure 31 : Evolution du tablier d'un pont suspendu

24
Figure 32 : Tabliers des ponts suspendus

Les nombreuses recherches sur la stabilité aérodynamique des ponts suspendus, entreprises
après l'effondrement du pont de Tacoma aux Etats-Unis (1940), ont encore fait évoluer la
conception des tabliers. Ceux-ci ont d'abord été constitués de poutres triangulées de grande
hauteur, fortement contreventées, disposées sous la chaussée. Aujourd'hui, la tendance est de
concevoir des tabliers en forme de caisson.

- Les ponts à haubans


Les premières réalisations de ponts à haubans datent du début du XIXème siècle, époque du
développement des constructions en fonte et en fer. Mais à la suite de divers effondrements
dus à une technologie insuffisante des haubans et leurs attaches et à une mauvaise
compréhension du fonctionnement de ces structures, les ponts à haubans disparurent au profit
des ponts suspendus. On continua cependant à utiliser le hauban à titre de complément des
ponts suspendus.
C'est en 1955 que cette technique se développa, avec la construction du pont de Strönsund en
Suède (portée principale : 183 m). De nombreux ponts à haubans métalliques furent ensuite
construits, d'abord en Allemagne puis peu à peu dans le reste du monde.
Citons les portées de quelques ouvrages marquants :

Pays Ouvrage Portées


Allemagne Mannheim (1971) 287 + 126 m
Oberkassel (1972) 258 + 258 m
Kohlbrand (1972) 97 + 325 + 97 m

France Masséna (1970) 81 + 161 + 81 m


Saint-Nazaire/Saint-Brévin (1975) 158 + 404 + 158

Reste du Bratislava en Tchécoslovaquie 75 + 303 m


monde Pont sur la Yarra en Australie 141 + 335 + 141 m

Avec sa portée centrale de 404 m, le pont de Saint-Nazaire/Saint-Brévin a en son temps


détenu le record du monde de portée. Mais cette portée est maintenant largement dépassée
avec le pont de l’île Russki, à Vladivostok, qui a une portée de 1104 m.
Dans un pont à haubans, le tablier repose d'une part sur des appuis rigides, les culées et les
piles des pylônes, d'autre part sur des appuis élastiques constitués par des câbles rectilignes
obliques appelés haubans.

Figure 33 : Schéma d'un pont à haubans


Les haubans sont ancrés soit dans un massif d'ancrage (cas des ponts comportant une travée
très courte d'un côté du pylône), soit dans le tablier.

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Figure 34 : Pont de Bratislava (1972)

Figure 35 : Pont de Saint-Nazaire / Saint-Brévin

En élévation, ils peuvent être soit parallèles, soit rayonnants. En coupe en travers, ils
peuvent être ancrés soit dans l'axe du pont, soit sur les éléments de rive du tablier. Dans ce
dernier cas, les haubans sont disposés en harpe (ils s'appuient alors sur des pylônes en H ou
en M) ou en éventail (ils s'appuient alors sur des pylônes en A).
Figure 36 : Différentes dispositions des nappes de haubans

La tendance pour les câbles est d'utiliser des monotorons ancrés directement dans le tablier et
le pylône. Cette solution simplifie les problèmes d'ancrages, supprime l'emploi des selles
d'appui et permet le changement éventuel d'un câble.
Le tablier peut être formé de un ou plusieurs caissons, ou de poutres en I. Il doit être à la fois
suffisamment rigide pour reprendre les réactions horizontales des haubans et limiter les
déformations de flexion locale et suffisamment souple pour supporter les déformations
générales qui lui sont imposées par la suspension. Il doit d'autre part présenter un bon
comportement aéroélastique.

28
Figure 37 : Exemple de profilage de tabliers de ponts à haubans

5.4 LE CONTREVENTEMENT
Le contreventement désigne l'ensemble des éléments destinés à s'opposer aux déformations
transversales des poutres principales, par flexion ou par torsion. On distingue deux sortes de
contreventement :
- le contreventement transversal dont le but est de limiter les déformations de torsion
des poutres, en particulier par déversement.
Il est constitué par des cadres ouverts ou fermés, formés par les pièces de pont ou les
entretoises (à âme pleine ou triangulées), et par les raidisseurs principaux des poutres à âme
pleine ou par les diagonales et les montants des poutres en treillis.
- le contreventement longitudinal qui solidarise entre elles les poutres principales pour
former dans le plan horizontal une véritable poutre en treillis, destinée à résister aux
efforts horizontaux appliqués à l'ouvrage (essentiellement dus aux charges de vent).
Les membrures de la poutre en treillis sont constituées par les poutres principales. L'âme du
treillis est formée par la couverture. Il peut être nécessaire pour le montage par exemple dans
un pont mixte lorsque le béton de la dalle de couverture n'est pas encore résistant, de disposer
une triangulation. Celle-ci est généralement formée de panneaux en croix de Saint-André, dont
les montants sont constitués par les pièces de pont ou les entretoises.
5.5 LES PONTS A POUTRES LATERALES
5.5.1 Introduction
On désigne par pont à poutres latérales un pont dont la structure porteuse du tablier est
constituée par des poutres disposées latéralement à la chaussée.

Figure 38 : Coupe transversale d'un pont à poutres latérales

Une telle disposition des poutres permet de franchir de grandes portées avec une hauteur
libre très faible entre le profil en long de la chaussée et l'obstacle à franchir (de l'ordre de 1 m
à 1,50 m).

5.5.2 Domaine d'utilisation


Cette structure est bien adaptée pour le franchissement des canaux dans des sites relativement
plats. La hauteur disponible entre le profil en long et le gabarit de navigation est limitée par
la hauteur des remblais d'accès dont une surélévation est incompatible avec l'insertion dans le
site et l'économie du projet. Le pont est alors constituée d'une seule travée dont la portée peut
aller jusqu'à 100 m environ.

Figure 39 : Elévation d’un pont à poutres latérales triangulées

Lorsque la longueur de la brèche impose un ouvrage à plusieurs travées, il est plus facile et
moins onéreux de remonter le profil en long en accentuant la courbure de l'ouvrage et en
rehaussant les piles. Aussi ce type de structure y trouve moins d'application.

Cependant, cette structure a été intéressante, tant sur le plan technique que financier, pour le
remplacement des ponts suspendus à petites travées et à câbles de tête détruits durant la
guerre de 1939-45, dont on avait pu conserver les appuis.
On emploie également des poutres latérales pour des ponts mobiles dont les mécanismes de
levage sont situés de part et d'autre de la chaussée.

30
Enfin les ponts provisoires sont pratiquement tous de ce type en raison de sa grande
capacité d'adaptation à toutes les brèches : Pont Eiffel, Pont Pigeaud, Pont Bailey, Pont
Arromanches,

Pont Callender-Hamilton, etc...

Figure 40 : Pont Bailey

5.5.3 Constitution des poutres latérales


On distingue 3 types de poutre :
- les poutres à âme pleine
- les poutres triangulées et poutres à treillis
- les poutres bow-string
Le choix entre ces différents types dépend de plusieurs facteurs dont principalement la portée
des poutres, l'aspect architectural de l'ouvrage et le coût de fabrication. - Poutres à âme
pleine
Les poutres à âme pleine sont employées pour des ouvrages ayant une portée inférieure à 80
m. Leur aspect, jugé souvent peu esthétique, limite leur domaine d'utilisation.
Les poutres sont de forme traditionnelle en I dont la hauteur, généralement constante, peut
aller jusqu'au 1/30 de la portée. Cependant, d'un point de vue économique, il n'y a pas intérêt
à prévoir des hauteurs de poutres trop faibles qui consomment davantage de métal et
conduisent à des ouvrages très flexibles.
Figure 41 : Coupe transversale d'un pont à poutres latérales à âmes pleines

Poutres triangulées et à treillis


Ces poutres sont constituées de deux membrures reliées par des diagonales et éventuellement
des montants. L'agencement de ces différentes parties rappelant la forme du triangle, elles
prennent le nom de "poutres triangulées". Lorsque les diagonales s'entrecroisent on utilise
le terme "poutres à treillis".

Figure 42 : Poutre treillis

Cette forme de poutre permet une meilleure utilisation de la matière et, par conséquent, une
économie d'acier, par contre, en multipliant les assemblages, parfois complexes, elles
nécessitent des temps d'usinage et de montage plus élevés que les poutres à âmes pleines.
Les principaux types de poutres triangulées sont :
La poutre Warren, dont les diagonales successives sont inclinées
symétriquement. Elle peut être avec ou sans montant.

Figure 43 : Poutre Warren sans montant Figure 44 : Poutre Warren avecs montant

La poutre en N dont les diagonales alternent avec les montants. Les diagonales sont
comprimées dans une poutre Howe, tandis qu'elles sont tendues dans une poutre Pratt. Une
poutre Daydé est de hauteur variable.

32
Figure 45 : Poutre Pratt
Figure 46 : Poutre Home

La poutre en X dont les diagonales forment des croix de Saint-André alternant avec des
montants.

Figure 47 : Poutre en croix de Saint-André

La poutre en K comportant des demi-diagonales supérieures et des demidiagonales


inférieures d'inclinaisons opposées, reliées au milieu de montants.

Figure 48 : Poutre en K
La poutre losange dont les diagonales dessinent une suite de losange.

Figure 49 : Poutre en losange

Les poutres peuvent être de hauteur constante ou de hauteur variable.


En France, les ponts à poutres latérales triangulées ont une portée maximale d'une centaine
de mètres.
Record : Ancien pont de Neuwied sur le Rhin - portée 212m. (remplacé en 1975 par un pont
haubané)
Figure 50 : Coupe transversale a'un pont à poutres latérales triangulées

- Poutres bow-string
La poutre bow-string est une poutre isostatique composée d'un arc et d'un tirant reliés par des
suspentes.

Figure 51 : Bow-String à suspentes verticales

Le bow-string offre l'avantage d'une forme très rationnelle, tant au point de vue esthétique
qu'au point de vue résistance.

Figure 52 : Bow-String à suspentes inclinées

Les portées peuvent être très importantes et atteindre 250 m. (Viaduc du détroit de Fehmarn /
Pont de Fehmarnsund portée 248 m.)

34
5.5.4 Tablier des ponts à poutres latérales
Le tablier est de conception très classique : il est constitué d'un platelage reposant sur une
poutraison comprenant parfois des longerons et toujours des pièces de pont joignant
transversalement les poutres principales.
C'est lui qui conditionne l'encombrement du pont, aussi faut-il dans certains cas optimiser
l'épaisseur de chaque élément.

- Platelage
Tous les types de couverture ont été utilisés dans ce genre d'ouvrage :
Le platelage en bois composé de madriers en chêne disposés longitudinalement sur les
pièces de pont et recouverts par un plancher d'usure en sapin. Ce fut la dernière partie
d'ouvrage qui subsista des anciennes charpentes en bois.
Bien que légère, cette couverture n'est plus adaptée au trafic et nécessite constamment des
travaux d'entretien.
Il reste cependant employé pour les ponts provisoires (pont Bailey par exemple).
La couverture en maçonnerie constituée de voûtains en briques s'appuyant sur les pièces de
pont faiblement espacées et supportant un remplissage en béton maigre et la chaussée.
Elle n'est plus utilisée aujourd'hui à cause de son poids important (de 400 à plus de 1000
kg/m2), et de l'apparition au début du siècle du béton armé.
La dalle en béton armé initialement de faible épaisseur (15 cm) afin de limiter le poids, puis
progressivement plus épaisse (jusque 23 cm) afin de simplifier la charpente secondaire ou le
coffrage.
La dalle mixte composée d'une tôle (épaisseur 8 à 10 mm) connectée à une dalle de béton
(épaisseur 8 à 10 cm).
Bien que plus légère qu'une dalle en béton et malgré l'absence de coffrage, son système de
connexion la rend plus chère qu'une dalle classique. C'est pourquoi elle n'est utilisée que
rarement.
La dalle orthotrope constituée d'une tôle (épaisseur 12 ou 14 mm) raidie longitudinalement
par des nervures (généralement des augets) et transversalement par les pièces de pont.
Intéressante pour sa légèreté (220 kg/m2), elle ne permet cependant pas (les bow-string mis à
part), comme pour les ponts à poutres sous chaussée, un gain "combiné" sur la charpente
métallique. En effet, la géométrie de ces ouvrages ne permet pas de faire participer le
platelage à la résistance générale de l'ouvrage et donc de réaliser une économie de matière
sur la structure porteuse.
D'une mise en œuvre coûteuse, elle reste très employée pour les ponts de grande portée et
pour les ponts mobiles.

- Pièces de pont
Ce sont des poutres transversales en I destinées à transmettre aux poutres principales les
efforts transmis soit directement par le platelage, soit par l'intermédiaire des longerons.
Leur élancement est généralement compris entre 1/10 et 1/15.
Leur espacement dépend de la structure et est conditionné par les facteurs suivants :
- optimisation du tablier vis à vis du poids, de son coût, et de son élaboration.
- rôle de la pièce de pont dans le déversement d'ensemble des poutres latérales, lié à la
largeur de l'ouvrage.
- espacement des nœuds de la triangulation des poutres, ou des suspentes de la poutre
bow-string.
Dans le cas des poutres latérales à âme pleine, l'espacement optimum des pièces de pont
semble avoisiner les 4 m, d'usage courant pour les dalles orthotropes et se combinant avec
une dalle de 22 cm d'épaisseur pour les couvertures en béton armé.
Cet optimum est plus délicat à atteindre pour les poutres latérales triangulées. L'usage veut
que l'on dispose une pièce de pont au droit de chaque nœud inférieur de la triangulation afin
d'éviter les efforts de flexion qu'engendrerait une pièce de pont intermédiaire dans la
membrure inférieure. Or la triangulation d'une poutre dépend de sa portée, de sa hauteur et de
l'inclinaison de ses diagonales.

- Longerons
Ces éléments de l'ossature ne sont indispensables que lorsque le type de platelage choisi est
incompatible avec l’écartement des pièces de pont.
Ce sont des poutres en I parallèles aux poutres principales, supportant la couverture et
reportant les efforts sur les pièces de pont.
De par la nécessité de réduire au maximum l'épaisseur du tablier, leurs membrures
supérieures sont au niveau des membrures supérieures des pièces de pont, et par conséquent
ils sont interrompus au droit de ces derniers.
Leur hauteur varie entre le 1/10 et le 1/15 de la distance entre pièces de pont.
Leur espacement varie généralement de 2,50 m à 3,00 m pour les couvertures en béton.
Les longerons posent de nombreux problèmes de réalisation - multiplicité des
assemblages avec les pièces de pont.
- connexion avec la dalle en béton.
- complication du coffrage.

5.5.5 Estimation du poids d'acier


Une première estimation du poids d'acier nécessaire à la réalisation des ponts à poutres
latérales peut être obtenue en utilisant la relation statistique définie dans le bulletin technique
N° 5 du SETRA (Juillet 1970) pour les ponts à couverture en béton armé non participante :
Ga (kg/m2) = 0,115 X1,6 + 110 où X est la portée équivalente de l'ouvrage exprimée en
mètres.
Dans le cas d'un pont continu classique, elle est égale à la longueur entre appuis de la travée
la plus importante (X = L). Dans le cas d'un pont dont les travées de rive sont très
importantes, la portée équivalente est égale à 1,33 Lt et dans le cas d'un pont à une ou deux
travées elle est égale à 1,4 L.
Une étude statistique a été réalisée en juillet 1983 par le SETRA sur la base des ouvrages
construits ces dernières années afin d'estimer le poids d'acier des ponts isostatiques à poutres
latérales de type Warren en fonction de la portée.
Le poids total de l'ossature métallique au m2 de tablier (chaussée + trottoirs) pour les poutres,
pièces de pont, longerons, contreventement et platelage dans le cas d'une couverture mixte
est :

36
Ga (kg/m2) = 215 - 0,6 X + 0,025 X2
X est la portée du Warren isostatique exprimée en mètres. (50 m < X < 120 m)

Figure 53 : estimation du poids d’acier

5.6 PONTS A POUTRES LATERALES EN TREILLIS


5.6.1 Introduction
Les ponts modernes à poutres latérales triangulées sont essentiellement des ponts à poutre
Warren.

5.6.2 Poutre latérale triangulée


- Elancement
Les poutres principales ont une hauteur proportionnelle à leur portée et le plus souvent
constante.
La hauteur d'une poutre triangulée est la distance entre centre de gravité des membrures. Les
rapports usuels entre la portée et la hauteur des poutres sont de:
- 11 pour les Warren avec montants verticaux ;
- 15 pour les Warren sans montant.
Toutefois il convient dans un projet de tenir compte du mode de transport de la structure
métallique sur le chantier. Si la poutre treillis ne peut être acheminée par tronçons complets,
les assemblages membrures-diagonales devront être réalisés sur chantier et par conséquent le
coût global de la structure augmentera.
On aura donc intérêt à concevoir des poutres treillis transportables totalement ou par tronçons
sur le site, même au dépend d'une augmentation du tonnage d'acier mis en œuvre.
- Inclinaison des diagonales
Dans une poutre treillis ce sont les montants et les diagonales qui assurent la résistance à
l'effort tranchant.
La diagonale fait un angle θ avec la verticale, direction de l'effort tranchant. L'effort dans la
diagonale, la résistance nécessaire de ses assemblages et sa longueur de flambement sont
proportionnels à 1/cos θ, c'est à dire que ces grandeurs décroissent lorsque l'angle θ diminue,
mais la réalisation devient impossible lorsque θ approche de 0°.

Figure 54 : inclinaison des diagonales


L'expérience montre que l'optimum économique est obtenu approximativement pour la
valeur de θ qui correspond au minimum de déformabilité transversale de la poutre sous l'effet
de l'effort tranchant, pour des sections données des barres de triangulation, soit :
- Pour la triangulation Warren sans montant (diagonales alternativement tendues et
comprimées) pour θ = 35°.
- Pour la triangulation en N (avec montants) pour θ légèrement inférieur à 45°, c'est à
dire pour une longueur de panneau ne dépassant pas la hauteur de la poutre.

- Nombre de panneaux
La hauteur des poutres n'est pas indépendante de l'inclinaison des diagonales puisqu'il y a un
nombre entier de panneaux entre appui et que pour des raisons esthétiques l'inclinaison des
diagonales est constante.
n×h L× tan(θ)
Ainsi : tan(θ)= donc : n=
L h
Pour un Warren sans montant, le nombre de panneaux sera donc de 10 ou 11
(15*tan(35°)=10,5)
Pour un Warren avec montants, le nombre de panneaux sera de 7 ou 8 (11*tan(35°)=7,70).

- Eléments constituant la poutre triangulée


L'évolution de la forme et des assemblages des éléments constituants la poutre triangulée a
été déterminante pour l'amélioration de l'esthétique de ces ouvrages.
L'impression de désordre liée à la triangulation tridimensionnelle des vieux ponts à treillis a
cédé le pas à la légèreté et la transparence des poutres triangulées modernes.
Ceci est dû à l'utilisation de profils pleins assemblés par soudage permettant ainsi de réduire
au maximum les dimensions des goussets.

38
Figure 55 : membrure supérieure

La membrure supérieure, comprimée, a une section en caisson bien adaptée pour résister au
flambement dans le plan de la poutre et dans le plan perpendiculaire.
La membrure inférieure, tendue, est le plus souvent constituée par des caissons étanches,
mais peut être constituée par deux U disposés dos à dos afin d’éviter les nids à eaux et
poussières dans les nœuds inférieurs.
Autrefois réalisés par des profilés en U reliés par des barrettes, les diagonales et montants
sont réalisés maintenant par des profils en I ou en caisson.
Pour réaliser la triangulation, il est important de faire concourir les fibres neutres des
éléments arrivant à un nœud afin de limiter les flexions parasites.

5.6.4 Superstructures
Une attention particulière sera portée au dispositif de sécurité. Il convient de choisir une
barrière normale plutôt qu’une glissière ou un simple garde-corps afin d’éviter, lors d’un
accident, tout contact entre un véhicule et la structure porteuse.
Une distance minimale de 0,50 m sera laissée entre le nu avant de la barrière normale et la
poutre.
Dans certains cas limites, le dispositif de sécurité pourra être fixé directement sur la
charpente métallique. Il faudra alors prévoir des écarteurs entre les lisses de la barrière et la
poutre afin de la préserver de toute déformation due à un choc.
Figure 56 : Dispositif de retenue

40
Bibliographie du chapitre 5

[1] E.BELTREMIEUX - Vingt ans de ponts routiers français (1945-1965) la route


(1965)
[2] Ph. CROIZETTE DESNOYERS - Cours de construction des ponts - Dunod-
(1885)
[3] R. DELESQUES - Les règles de l'art en construction métallique construction
métallique n° 2- (1979)
[4] Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne - Conception des structures
métalliques - partie A - Notion fondamentales et dimensionnement des
éléments de constructions métalliques (mars 1979) - partie D -
Dimensionnement des ponts (mai 1975)
[5] LCPC – SETRA - Nomenclature des parties d'ouvrages d'art métalliques
(1986)
[6] B. LEMOINE - L'architecture du fer - Collection milieux - Champ Vallon -
P.U.F.- (Octobre 1986)
[7] L. MAHIEU - Les ponts "bowstring" récents construits en Belgique -
Annales des travaux publics de Belgique – (1987)
[8] P.MEHUE - Platelage des ponts et passerelles métalliques - Bulletin Ponts
Métalliques N° 9 - O.T.U.A. -
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE ........................................................................................................................................................... 2
NOTE....................................................................... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS SUR LES OUVRAGES D’ART ...... Erreur ! Signet non
défini.
1-1- Introduction ................................................... Erreur ! Signet non défini.
1-2- Buses et dalots ............................................... Erreur ! Signet non défini.
1-2-1 Les buses .................................................. Erreur ! Signet non défini.
1-2-2 Les dalots ................................................. Erreur ! Signet non défini.
1-3 Tunnels ........................................................... Erreur ! Signet non défini.
1.3.1 Tunnels montagneux. ................................ Erreur ! Signet non défini.
1.3.2 Tunnels sous les eaux (rivières ou mer) ..... Erreur ! Signet non défini.
1.3.3 Tunnels sous routes (tunnels échangeurs) . Erreur ! Signet non défini.
1-4 Ponts ............................................................... Erreur ! Signet non défini.
1-4-1- Définition ................................................ Erreur ! Signet non défini.
1-4-2- Eléments principaux d’un pont. ............... Erreur ! Signet non défini.
1-4-3- Exemple: Un pont à travées indépendantes sur un cours d’eau.
........................................................................... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE 2 : CLASSIFICATION DES PONTS ............................... Erreur ! Signet non défini.
2-1- Suivant leur destination (nature de leur voie portée) ..Erreur ! Signet non
défini.
2-2- Suivant la nature de leurs matériaux employés ..........Erreur ! Signet non
défini.
2-3- Suivant leur disposition en plan ..................... Erreur ! Signet non défini.
2-4- Suivant leur niveau de passage ...................... Erreur ! Signet non défini.
2-5- Suivant la mobilité de leur tablier .................. Erreur ! Signet non défini.
2-6- Suivant leur schéma transversal ..................... Erreur ! Signet non défini.
2-7- Suivant leur schéma statique (longitudinal) ... Erreur ! Signet non défini.
2-8- Suivant leur procédé de construction ............. Erreur ! Signet non défini.
2-9- Ponts Types du SETRA [19] .......................... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE 3 : DONNEES NECESSAIRES POUR UN PROJET DE PONT
.................................................................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
3-1 Données naturelles. ......................................... Erreur ! Signet non défini.
3-1-1- Données topographiques.......................... Erreur ! Signet non défini.
3-1-2- Données géotechniques. .......................... Erreur ! Signet non défini.
3-1-3- Données hydrauliques. ............................ Erreur ! Signet non défini.
3-1-4- Actions d’origine naturelle. ..................... Erreur ! Signet non défini.
3-1-4-1-Température ....................................... Erreur ! Signet non défini.
3-1-4-2-Eaux ................................................... Erreur ! Signet non défini.

42
3-1-4-3-Vent ................................................... Erreur ! Signet non défini.
3-1-4-4-Séismes .............................................. Erreur ! Signet non défini.
3-1-4-5-Neige. ................................................ Erreur ! Signet non défini.
3-2 Données fonctionnelles. .................................. Erreur ! Signet non défini.
3-2-1- Données relatives à la voie portée. .......... Erreur ! Signet non défini.
3-2-1-1-Recommandations pour le tracé en plan. ........Erreur ! Signet non
défini.
3-2-1-2-Recommandations pour le profil en long. .......Erreur ! Signet non
défini.
3-2-1-3-Recommandations pour le profil en travers. ...Erreur ! Signet non
défini.
3-2-2- Données relatives à l’obstacle franchi...... Erreur ! Signet non défini.
3-2-2-1-Cas d’un pont sur une route. ............... Erreur ! Signet non défini.
a) Gabarit ............................................... Erreur ! Signet non défini.
b) Ouverture........................................... Erreur ! Signet non défini.
3-2-2-2-Cas de franchissement sur un chemin de fer. ..Erreur ! Signet non
défini.
a) Gabarit : G ......................................... Erreur ! Signet non défini.
b) Ouverture........................................... Erreur ! Signet non défini.
3-2-2-3- Cas de franchissement sur un oued. ... Erreur ! Signet non défini.
a) Gabarit : (Calage d’un pont)............... Erreur ! Signet non défini.
b) ouverture : ......................................... Erreur ! Signet non défini.
3-2-3- Actions d’origines fonctionnelles ............ Erreur ! Signet non défini.
3-2-3-1- Chocs des véhicules contre les piles. . Erreur ! Signet non défini.
3-2-3-2- Chocs des bateaux contre les piles..... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE 4 : LA CONCEPTION DES OUVRAGES COURANTS EN
BÉTON ARMÉ ET EN BÉTON PRÉCONTRAINT .......................... Erreur ! Signet non défini.
4-1- Ponts courants en BA et en BP. ..................... Erreur ! Signet non défini.
4-1-1- Comparaison entre les ponts à poutres et les ponts dalles. ..... Erreur !
Signet non défini.
4-1-2- Comparaison entre les ponts à travées indépendantes et les ponts
continus.............................................................. Erreur ! Signet non défini.
4-2- Conception des ponts à poutres en BA ........... Erreur ! Signet non défini.
4-2-1- Introduction ............................................. Erreur ! Signet non défini.
4-2-2- Comparaison entre l’ancienne et la nouvelle conception des ponts à
poutres. .............................................................. Erreur ! Signet non défini.
4-2-3- Avantages et inconvénients de la préfabrication. .Erreur ! Signet non
défini.
4-2-4- Prédimensionnement des ponts à poutres en BA. .Erreur ! Signet non
défini.
4-3- Conception des ponts à poutres en BP ........... Erreur ! Signet non défini.
4-3-1- Choix et type des ponts à poutres en BP. . Erreur ! Signet non défini.
4-3-2- Prédimensionnement des ponts à poutres en BP ..Erreur ! Signet non
défini.
4-4- Les ponts dalles ............................................. Erreur ! Signet non défini.
4-4-1- Généralités .............................................. Erreur ! Signet non défini.
4-4-2- Ponts Dalles en Béton Armé (PSI-DA). ... Erreur ! Signet non défini.
4-4-3- Dalles en Béton Précontraint (PSI-DP) .... Erreur ! Signet non défini.
4-4-3-1- Dalles pleines à encorbellements latéraux .....Erreur ! Signet non
défini.
4-4-3-2- Dalles élégies (PSI-DE) .................... Erreur ! Signet non défini.
4-4-3-3- Dalles nervurées (PSI-DN)................ Erreur ! Signet non défini.
4-4-3-4- Élancements des ponts dalles en BP .. Erreur ! Signet non défini.
4-5- Les portiques et les ponts cadres .................... Erreur ! Signet non défini.
4-5-1- Généralités [11-13] .................................. Erreur ! Signet non défini.
4-5-2- les portiques (PIPO) ................................ Erreur ! Signet non défini.
4-5-3- Les Portiques Ouverts Doubles (POD) .... Erreur ! Signet non défini.
4-5-4- les ponts cadres (PICF) ............................ Erreur ! Signet non défini.
4-6- Résumé des élancements ............................... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE 5 : LA CONCEPTION DES PONTS METALLIQUES ............................ 1
5.1 INTRODUCTION ..................................................................................... 3
5.2 LE TABLIER ............................................................................................ 3
5.2.1 La couverture ...................................................................................... 3
a) Les couvertures anciennes............................................................ 3
b) La dalle en béton armé "non participante" ................................... 4
c) La dalle en béton armé "participante" .......................................... 5
d) La dalle mixte .............................................................................. 7
5.2.2 L'ossature .......................................................................................... 10
5.3 LE SYSTEME PORTEUR ...................................................................... 14
5.3.1 Les ponts à poutres ............................................................................ 14
5.3.2 Les ponts en arc................................................................................. 21
5.3.3 - Les ponts à câbles porteurs .............................................................. 22
5.4 LE CONTREVENTEMENT ................................................................... 29
5.5 LES PONTS A POUTRES LATERALES............................................... 30
5.5.1 Introduction ....................................................................................... 30
5.5.2 Domaine d'utilisation......................................................................... 30

44
5.5.3 Constitution des poutres latérales ...................................................... 31
5.5.4 Tablier des ponts à poutres latérales .................................................. 35
5.5.5 Estimation du poids d'acier ................................................................ 36
5.6 PONTS A POUTRES LATERALES EN TREILLIS .............................. 37
5.6.1 Introduction ....................................................................................... 37
5.6.2 Poutre latérale triangulée ................................................................... 37
5.6.4 Superstructures .................................................................................. 39
CHAPITRE 6 : CONCEPTION DES APPUIS ET FONDATIONS ... Erreur ! Signet non
défini.
6.1 LES APPUIS DE PONTS : LES PILES ET LES CULEES Erreur ! Signet
non défini.
6.1.1 CULEES ................................................... Erreur ! Signet non défini.
6.1.1.1 Fonction des culées ............................. Erreur ! Signet non défini.
6.1.1.2 Dimensionnement des têtes de culées .. Erreur ! Signet non défini.
6.1.1.3 Les culées enterrées ............................. Erreur ! Signet non défini.
a) Culées sur déblai ................................ Erreur ! Signet non défini.
b) Culées sur remblai ............................. Erreur ! Signet non défini.
6.1.1.3.2 Eléments de dimensionnement des culées enterrées..... Erreur !
Signet non défini.
6.1.1.4 Les culées remblayées ou apparentes... Erreur ! Signet non défini.
6.1.2 PILES ........................................................ Erreur ! Signet non défini.
6.1.2.1 Dispositions des têtes de piles ............. Erreur ! Signet non défini.
6.1.2.2 Aspects particuliers ............................. Erreur ! Signet non défini.
a) Piles massives .................................... Erreur ! Signet non défini.
6.1.2.3 Particularités liées aux types de tabliers ...........Erreur ! Signet non
défini.
a) Ponts dalles - Dalles nervurées ........... Erreur ! Signet non défini.
b) Ponts à poutres préfabriquées ............ Erreur ! Signet non défini.
c) Piles-marteaux ................................... Erreur ! Signet non défini.
d) Portiques ............................................ Erreur ! Signet non défini.
e) Ponts poussés ..................................... Erreur ! Signet non défini.
f) Ponts construits par encorbellements successifs .... Erreur ! Signet
non défini.
g) Ponts construits sur cintres auto-lanceurs .......Erreur ! Signet non
défini.
6.2 LES FONDATIONS DES OUVRAGES D’ARTS ......Erreur ! Signet non
défini.
6.2.1 GENERALITES ........................................ Erreur ! Signet non défini.
6.2.2 CLASSIFICATION DES FONDATIONS Erreur ! Signet non défini.
6.2.2.1 Fondations directes .............................. Erreur ! Signet non défini.
Eléments de dimensionnement ...................... Erreur ! Signet non défini.
6.2.2.2 Fondations par éléments interposés ..... Erreur ! Signet non défini.
6.2.2.3 Fondations massives ............................ Erreur ! Signet non défini.
6.2.2.4 Choix d'un type de fondations ....... Erreur ! Signet non défini.
CHAPITRE 7 : LES EQUIPEMENTS DES PONTS .......................... Erreur ! Signet non défini.
7-1- Introduction. .................................................. Erreur ! Signet non défini.
7-2- Les appareils d’appui ..................................... Erreur ! Signet non défini.
7-2-1- les appareils d’appui en béton .................. Erreur ! Signet non défini.
7-2-2- les appareils d’appui en élastomère fretté. Erreur ! Signet non défini.
a) Introduction. ...................................... Erreur ! Signet non défini.
b) Disposition des appareils d’appui pour les ouvrages courants :
............................................................... Erreur ! Signet non défini.
c) Environnement de l’appareil d’appui : Disposition de l’appareil et
de son bossage. ...................................... Erreur ! Signet non défini.
7-2-3- les appareils d’appui spéciaux ................. Erreur ! Signet non défini.
7-2-4- les appareils d’appui métalliques. ........... Erreur ! Signet non défini.
7-3- Revêtement des tabliers ................................. Erreur ! Signet non défini.
7-3-1- Étanchéité des tabliers ............................. Erreur ! Signet non défini.
a) Étanchéité épaisse à base d'asphalte coulé ......Erreur ! Signet non
défini.
b) Étanchéité par film mince .................. Erreur ! Signet non défini.
c) Étanchéité par feuille préfabriquée ..... Erreur ! Signet non défini.
7-3-2- La couche de roulement ........................... Erreur ! Signet non défini.
7-4- Trottoirs ......................................................... Erreur ! Signet non défini.
7-4-1- Trottoirs sur caniveau .............................. Erreur ! Signet non défini.
7-4-2- Trottoirs pleins ........................................ Erreur ! Signet non défini.
7-5- Dispositifs de retenue .................................... Erreur ! Signet non défini.
7-5-1- Les gardes corps. ..................................... Erreur ! Signet non défini.
7-5-2- Les glissières ........................................... Erreur ! Signet non défini.
7-5-3- Les barrières ............................................ Erreur ! Signet non défini.
a) Barrières normales anciennes ............. Erreur ! Signet non défini.
b) Barrières normales modernes ............. Erreur ! Signet non défini.
7-6- Les joints de chaussées .................................. Erreur ! Signet non défini.
7-7- Évacuation des eaux ...................................... Erreur ! Signet non défini.
7-8- Les corniches ................................................. Erreur ! Signet non défini.
7-9- Les dalles de transition [10].............................. Erreur ! Signet non défini.

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BIBLIOGRAPHIE ................................................... Erreur ! Signet non défini.
LEXIQUE DANS LE DOMAINE DES OUVRAGES D'ART .... Erreur ! Signet
non défini.
TABLE DES MATIERES ................................................................................ 42

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