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Eclair Age

Le document traite des concepts fondamentaux liés à l'éclairage, notamment la température de couleur, les lois de Planck, Wien et Stefan-Boltzmann, ainsi que différents types de lampes et leurs caractéristiques. Il explique comment la température de couleur influence la perception de la lumière et présente des diagrammes tels que celui de Kruithof pour évaluer l'ambiance lumineuse. Enfin, il fournit des informations sur l'efficacité lumineuse et la durée de vie des lampes, ainsi que des recommandations pour leur utilisation.

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Eclair Age

Le document traite des concepts fondamentaux liés à l'éclairage, notamment la température de couleur, les lois de Planck, Wien et Stefan-Boltzmann, ainsi que différents types de lampes et leurs caractéristiques. Il explique comment la température de couleur influence la perception de la lumière et présente des diagrammes tels que celui de Kruithof pour évaluer l'ambiance lumineuse. Enfin, il fournit des informations sur l'efficacité lumineuse et la durée de vie des lampes, ainsi que des recommandations pour leur utilisation.

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ÉCLAIRAGE

1
Température de couleur, notion de corps noir
Un corps noir désigne un objet idéal qui absorbe parfaitement toute l'énergie électromagnétique (toute la
lumière quelle que soit sa longueur d'onde) qu'il reçoit.
Cette absorption se traduit par une agitation thermique qui provoque l'émission d'un rayonnement thermique,
dit rayonnement du corps noir.

• La loi de Planck décrit le spectre de ce rayonnement, qui dépend uniquement de la température de l'objet.

• La loi du déplacement de Wien détermine la fréquence de la luminance spectrale maximale.

• La loi de Stefan-Boltzmann donne la densité de flux d'énergie émise, qui ne dépend elle aussi que de la
température de l'objet.

2
Rayonnement d’un corps noir

3
Loi de Planck

en W⋅m−2⋅sr−1⋅Hz−1

en W⋅m−3⋅sr−1

• ν est la fréquence du rayonnement du corps noir, en s −1


• λ est la longueur d'onde du rayonnement du corps noir, en m
• h = 6,626 070 15 × 10−34 J.s est la constante de Planck
• c = 299 792 458 m s −1 la vitesse de la lumière
• k = 1,380 649 × 10−23 J K−1 est la constante de Boltzmann
• T est la température de la surface du corps noir, en K

4
Loi de Wien

• h est la constante de Planck


• K est la constante de Boltzmann
• C est la vitesse de la lumière

5
Loi de Stephan-Boltzmann
L'exitance énergétique M d'un corps noir, en watts par mètre carré (puissance totale rayonnée par unité
de surface dans le demi-espace libre d'un corps noir) est liée à sa température T exprimée en kelvins par
la relation :

𝑀 = 𝜎 ∙ 𝑇4 σ est la constante de Stefan-Boltzmann

• h est la constante de Planck et ħ la constante de Planck réduite


• c est la vitesse de la lumière
• k est la constante de Boltzmann

𝜎 = 5.67.10-8 W.m-2.K-4


𝑀 =𝜋∙𝐿 avec 𝐿 = න 𝐿𝜆
0
6
Température de couleur
La température de couleur (Tc en kelvin [K]) de la lumière émise par une source lumineuse fait
référence à celle du corps noir de Planck, chauffé jusqu’à ce qu’il émette un rayonnement de même
chromaticité que celui de la source.

7
Température de couleur
La température de couleur est une notion opposée à l’intuition. Une lumière est dite « froide » lorsque
sa température de couleur est élevée (Tc > 5500 K, prédominance bleu-violet) et inversement, une
lumière « chaude » correspond à une température de couleur plus faible (Tc < 3500 K, prédominance
jaune, rouge).

8
Température de couleur

9
Diagramme de Kruithof
La qualité de l’ambiance lumineuse d’un espace dépend à la fois de la quantité de lumière reçue (éclairement E)
et de la teinte de cette lumière (température de couleur Tc).
Les travaux de Kruithof, souvent pris comme référence dans ce domaine, peuvent être résumés de la façon
suivante :

• une lumière « chaude » (température de couleur faible) est agréable si le niveau d’éclairement reste modéré.
• une lumière « froide » (température de couleur enlevée) est agréable si le niveau d’éclairement est élevé.

Le diagramme de Kruithof indique la « zone de confort » en fonction de ces deux paramètres.

10
Diagramme de Kruithof

11
Indice de rendu des couleurs
• Il s’agit d’un paramètre qualitatif dans le projet d’éclairage.

• L’indice de rendu des couleurs (I.R.C. ou Ra en anglais, compris entre 0 et 100) d’une source lumineuse indique la
capacité de celle-ci à rendre fidèlement les couleurs des objets. Une source qui émet dans toute l’étendue du
spectre visible est caractérisée généralement par un indice de rendu des couleurs élevé (Ra > 90) : toutes les
couleurs seront mises en valeur.

• Une source qui n’émet pas un groupe de longueur d’onde particulier ne pourra pas rendre fidèlement la couleur
correspondant à ces longueurs d’onde : son indice de rendu des couleurs sera faible (Ra < 60).

• Malgré une température de couleur identique, des lampes peuvent avoir des indices de rendu des couleurs
différents en raison de différences dans la répartition spectrale de leur rayonnement.

12
Indice de rendu des couleurs

13
Différents types de lampes
• Lampes à incandescence
• Incandescence classique
• Incandescence halogène

• Lampes à décharge
• Tubes fluorescents
• Lampes fluorescentes compactes
• Lampes aux halogénures métalliques

• Lampes à induction

• Lampes à LED

14
Lampes à incandescence classique
Un filament de tungstène échauffé par le passage d’un courant électrique devient lumineux
à une température d’environ 2600 à 3000°C.
Cet échauffement est obtenu dans une ampoule de verre dans une atmosphère de gaz inerte
destiné à diminuer la sublimation du filament (argon, krypton...) responsable du
noircissement de l’ampoule.

Avantages Inconvénients Recommandation


• Lumière chaude à • Mauvaise efficacité • À proscrire dans les
dominante jaune-rouge lumineuse (10 à 16 lieux à usage public.
(Tc = 2600 à 2900 K). lm/W). • Remplacé par des
• Très bon rendu des • Dégagement de chaleur fluocompactes chaque
couleurs (I.R.C. = 100), important. fois que possible.
facilement graduable. • Durée de vie médiocre
• Prix avantageux. (1000 h), très sensible
• Allumage rallumage aux variations de
instantanés. tension, aux chocs et
• Source ponctuelle. vibrations.

15
Lampes à incandescence halogène
Comparables par leur construction et leur mode de fonctionnement aux lampes à incandescence classiques, elles contiennent, par contre, de
petites adjonctions d’halogènes (brome, chlore, fluor, iode) dans le gaz de remplissage afin d’assurer la régénération du filament par recyclage des
molécules vaporisées.
Cela permet de faire fonctionner le filament à plus haute température que dans une lampe à incandescence classique et obtenir malgré́ tout une
durée de vie plus importante. En fonctionnant à plus haute température (environ 3000 K au lieu de 2700 K), la température de couleur du filament
se rapproche de celle du Soleil (6000 K), ce qui procure une lumière plus éclatante et plus en adéquation avec la vision humaine. Par conséquent,
l’efficacité lumineuse des lampes à halogènes est supérieure d’environ 30 % à celle des lampes à incandescence classiques.

Avantages Inconvénients Recommandation


• Dimensions réduites. • Température très élevée de • Réserver à l’éclairage
• Focalisation du flux lumineux l’ampoule et du culot. ponctuel de mise en
possible (faisceau intensif). • Nécessite souvent l’emploi d’un valeur ou
• Lumière chaude à dominante d’accentuation.
jaune-rouge Tc = 2800 à 3000 K).
transformateur basse tension
• Très bon rendu des couleurs (I.R.C. (augmentation des pertes).
= 100). • Maniement délicat (le contact
• Le cycle halogène évite le avec les doigts entraine, à terme,
noircissement de l’ampoule. une dégradation de l’enveloppe
externe (quartz) et réduit la
durée de vie.
• Mauvaise efficacité́ lumineuse
(20 à 25 lm/W).
Durée de vie moyenne (2000 h).
16
Lampes à décharge
• Lorsqu’on applique une tension d’amorçage dans une enceinte en verre fermée, contenant des gaz rares ou
des vapeurs métalliques, il se produit un arc de décharge. L’arc généré dans les substances gazeuses de
remplissage émet un rayonnement dû à l’ionisation du gaz par les électrons. Le spectre de cette lumière est
un spectre de raies, spécifique du gaz ou de la vapeur. On module la qualité de la lumière en jouant sur la
nature des mélanges (additions de spectres), leur pression et l’adjonction d’une poudre fluorescente sur les
parois de l’enceinte.

• Dans la pratique, les lampes à décharge sont alimentées en courant alternatif, et une impédance, appelée
ballast (de type, ferromagnétique ou électronique), permet de limiter l’intensité du courant dans le tube (qui
tend à augmenter du fait de la diminution de la résistance du mélange), et dans certains cas la gradation de la
lumière.

17
Tubes fluorescent
La décharge se produit dans un tube contenant un gaz rare, des sels alcalino-terreux et une faible quantité́ de
mercure, la paroi du tube étant recouverte d'une matière fluorescente (ou luminescente). Le rayonnement UV
obtenu lors des décharges dans la vapeur de mercure, d’abord non utilisé pour la génération de lumière, est
transformé en lumière visible par des poudres fluorescentes.

Avantages Inconvénients Recommandation


• Efficacité lumineuse élevée • Nécessite un appareillage • Locaux
(50 à 70 lm/W). auxiliaire (starter, ballast). administratifs,
• Faible température • La longueur des tubes grandes surfaces,
superficielle du tube. empêche la focalisation de la espaces de
• Durée de vie élevée (8000 lumière dans le sens circulation, etc.
h). longitudinal.
• Bon rendu des couleurs • La longévité́ des tubes
(I.R.C. jusqu’à 95). dépend de la fréquence
• Plusieurs teintes d’allumage ainsi
disponibles

18
Lampes fluorescentes compactes
Comme leur nom l’indique, ces lampes sont compactes grâce au pliage en 2, 3, 4 ou 6 d’un tube fluorescent dont
le diamètre est compris entre 7 et 20 mm.

Avantages Inconvénients Recommandation


• Dimensions réduites. • Coût d’achat élevé. • Bureaux, logements,
• Efficacité lumineuse élevée • Temps d’amorçage (environ espaces de circulation,
(65 lm/W). 1 s). etc.
• Durée de vie élevée (6000 à • Temps de chauffe (30 s) pour • Indispensable en cas
8000 h). atteindre le flux maximal. d’allumage permanent
• Peuvent remplacer les ou sur de longues
ampoules à incandescence périodes (économies
classiques (lampes à ballast d’énergie).
électronique et culot à vis
(E27)).

19
Lampes aux halogénures métalliques
Une lampe aux halogénures métalliques est une lampe à décharge à haute pression, de la famille des lampes à
arc, dont la température de couleur est très proche de la lumière du jour (typiquement 5 600 K, généralement
entre 4 500 et 6 000 K).

Avantages Inconvénients Recommandation


• Efficacité lumineuse élevée • Temps d’amorçage élevé́ (2 à • Eclairage d’accentuation,
(70 à 90 lm/W). 5 minutes). commerces, vitrines, etc.
• Durée de vie élevée (jusqu’à • Si extinction, temps d’attente • Réserver aux
10000 h). élevé avant rallumage. applications nécessitant
• Grandes puissances • Scintillement. des durées d’allumage
possibles (jusqu’à 2000 W). • Teinte peu stable dans le prolongées.
• Bonnes possibilités de temps.
focalisation. • Limitation des teintes selon la
puissance.

20
Lampes à induction
La décharge dans le gaz de remplissage est obtenue par induction électromagnétique (passage d’un courant de haute
fréquence dans une bobine). Il n’y a plus d’électrode, ce qui permet d’allonger considérablement la durée de vie de la
lampe.

Avantages Inconvénients Recommandation


• Durée de vie très élevé • Boitier électronique • Mise en œuvre dans des
(jusqu’à 50000 h). encombrant. emplacements
• Efficacité lumineuse élevée • Coût d’achat élevé. difficilement accessibles
(jusqu’à 80 lm/W). (maintenance réduite
• Bon rendu des couleurs par la durée de vie).
(I.R.C. supérieur à 85).

21
Lampes à LED
La lampe à diode électroluminescente, ou lampe à LED (abréviation de l'anglais Light-Emitting Diode), est
un type de lampe électrique qui utilise des diodes électroluminescentes comme source de lumière.

Avantages Inconvénients Recommandation


• Durée de vie très élevé • Toxicité de la lumière bleue • Tend à remplacer les
(jusqu’à 60000 h). sur la rétine autres type de lampes
• Efficacité lumineuse élevée • Coût d’achat élevé. dans un usage
(jusqu’à 250 lm/W). • Le rendu des couleurs (IRC) domestique
• Possibilité de produire une • La compatibilité
grande variété de couleurs électromagnétique (CEM)
par addition de LED de
couleurs différentes
• Grand choix de
la température de couleur
• Possibilité d'alternances
allumage/extinction rapides
et fréquents sans
endommager la lampe.
• Pleine puissance lumineuse
après l'allumage 22
Lampes OLED ?
La lampe à diode électroluminescente organique (OLED)

23
Résumé

Technologie Efficacité lumineuse Durée de vie


Lampe à incandescence 5 à 15 lm/W 1000 à 2000 h
Lampe à halogène 10 à 25 lm/W 2000 à 3000 h
Lampe fluorescente 70 à 120 lm/W 6000 à 15000 h
Lampe à LED 20 à 250 lm/W 15000 à 50000 h

24
Codification
• Les fabricants adoptent de plus en plus une indication codée à trois chiffres de la température de
couleur Tc et de l’indice de rendu des couleurs I.R.C. par exemple 827, 930...
• Le premier chiffre se rapporte au rendu de couleur, par exemple, 9 signifie que l’I.R.C. est
supérieur à 90, 8 qu’il est compris entre 80 et 90, etc.
• Les deux derniers chiffres indiquent la température de couleur : 30 pour 3000 K, 27 pour 2700 K.

25
LUMINAIRES
• Le luminaire est l’appareil d’éclairage. Il comporte une ou plusieurs lampes, ainsi qu’un élément
réflecteur et un dispositif de protection éventuel (grille paralume, diffuseur, etc.).

• Partant d’une lampe ayant sa répartition propre des intensités dans l’espace et sa courbe de luminance,
le luminaire a pour tâche de fournir une autre répartition des intensités plus efficace pour l’éclairage du
plan utile, par exemple, et également d’éviter de générer des luminances gênantes dans le champ visuel.

26
Rendement photométrique
On définit le rendement 𝜂 d’un luminaire comme le rapport entre le flux sortant du luminaire 𝜑lu et le flux total des
lampes du luminaire 𝜑la
𝜑𝑙𝑢
𝜂=
𝜑𝑙𝑎

Les performances photométriques du luminaire sont regroupées dans le symbole photométrique :

𝜂i X + 𝜂sT .

𝜂i (resp. 𝜂s ) est le rendement hémisphérique inferieur (resp. supérieur) : c’est la même définition que
précédemment, mais en ne considérant que le flux inferieur (resp. supérieur) rapporté au flux total de la lampe (ou
des lampes). Le rendement total est ainsi donné par :

𝜂= 𝜂i+ 𝜂s 27
Courbes photométriques
• La courbe photométrique d’un luminaire est la représentation graphique en coordonnées polaires
(éclairage intérieur) ou en coordonnées cartésiennes (éclairage extérieur) de la variation de l’intensité
lumineuse dans le plan transversal et dans le plan longitudinal du luminaire ramené à un flux de 1000
lumens (norme UTE NF-C 71-120).
• Par convention, la courbe en trait plein représente la répartition des intensités lumineuses dans le plan
transversal et la courbe en trait pointillé celle des intensités dans le plan longitudinal.

28
PROJET D’ÉCLAIRAGE
• Éclairement recommandé

• Local

• Facteurs de réflexion

• Utilance

• Dépréciation

• Uniformité de l’éclairement

29
Éclairement recommandé
• Les niveaux d’éclairement recommandés (en lux) par l’A.F.E. (Association Française de l’Éclairage) sont
les éclairements moyens à maintenir sur la surface de référence de travail.
• Les éclairements moyens à maintenir sont des valeurs minimales pour l’exécution de la tâche visuelle
correspondant au type d’activité défini. En aucun cas on ne devra descendre en dessous de cette
valeur.

30
Éclairement recommandé
• Le niveau d’éclairement dans un local n’est pas constant dans le temps. Il diminue progressivement en raison de
différents phénomènes :
▪ l’empoussièrement et le vieillissement des luminaires
▪ l’usure des lampes
▪ l’empoussièrement et le vieillissement des parois du local

• Pour cette raison, on distingue trois types d’éclairements :


▪ l’éclairement moyen à maintenir Em :
C’est l’éclairement moyen, juste encore acceptable avant une intervention d’entretien : nettoyage des
luminaires complété ou non par le remplacement simultané des lampes.
▪ l’éclairement moyen en service Es :
C’est l’éclairement moyen que l’on doit constater au milieu de la période couvrant 2 interventions
consécutives de maintenance.
▪ l’éclairement moyen initial E0 :
C’est l’éclairement moyen lorsque l’installation est neuve.

• En absence d’indication, l’éclairement moyen initial est de :


▪ 1,5 fois l’éclairement à maintenir pour les locaux à faible empoussièrement
▪ 1,75 fois l’éclairement à maintenir pour les locaux à empoussièrement moyen
▪ 2 fois l’éclairement à maintenir pour les locaux à empoussièrement élevé. 31
Le local
• Le projet d’éclairage qui est présenté dans ce cours est relatif à des locaux parallélépipédiques, de longueur a
et largeur b.
• Sauf cas particuliers, le travail s’effectue à une certaine hauteur au-dessus de celui-ci. On appelle plan utile
un plan fictif couvrant toute la surface de la pièce (donc de dimensions ab) et situé par convention à 0,85 m
du sol (sauf indications différentes).

On ne considèrera donc jamais la hauteur totale d’un


local mais :
• la hauteur h des luminaires au-dessus du plan
utile
• la hauteur h’ de suspension des luminaires sous le
plafond

32
Le local
Pour caractériser les dimensions (ou plus exactement les rapports
de dimensions) d’un local, on utilise les deux grandeurs suivantes :
𝑎∙𝑏
• Indice du local : 𝐾=
ℎ 𝑎+𝑏

ℎ′
• Rapport de suspension : 𝐽=
ℎ + ℎ′

33
Facteurs de réflexion
• Il existe 14 groupements de facteurs de réflexion qui ont été jugés usuels. Ils sont donnés dans
l’ordre : plafond, mur, plan utile.

• Pour éviter une surcharge des tableaux, ils ne sont pas donnés en pourcentage mais par le chiffre
des dizaines de cette valeur.

• Par exemple 753 signifie :


• facteur de réflexion du plafond : 70 %
• facteur de réflexion des murs : 50 %
• facteur de réflexion du plan utile : 30 %

Lorsque l’on ne connaît pas la nature ou la couleur exacte des parois, on peut s’aider du tableau ci- dessous :

34
Utilance
L’utilance, noté U, est définie comme le rapport du flux utile (reçu par le plan utile) au flux total sortant
des luminaires.

Pour éclairer la totalité du plan utile d’une pièce rectangulaire (dimension a.b)

➢ au niveau d’éclairement à maintenir Em ,


➢ avec un luminaire de rendement hémisphérique supérieur 𝜂s (cas d’un éclairage indirect)

Il faudra installer des lampes ayant au total un flux 𝜑la donné par :

𝐸𝑚 ∙ 𝑎 ∙ 𝑏
𝜑𝑙𝑎 =
𝑈 ∙ 𝜂𝑆

35
Dépréciation
• En cours d’utilisation, le flux lumineux émis par une lampe baisse. Entre deux nettoyages, les surfaces des lampes
et du luminaire s’empoussièrent, les matériaux qui composent le luminaire peuvent vieillir, les parois du local
voient aussi leur couleur changer dans le temps.

• Les conditions de la dépréciation varient avec la nature de l’activité exercée dans le local, la nature des lampes, la
construction du luminaire, la fréquence des nettoyages.

1 1 1
La facteur de dépréciation d est défini par : 𝑑= × × ≥1
𝑓𝑒 𝑓𝑙𝑎 𝑓𝑙𝑢

La formule finale permettant de calculer le flux total à installer devient : 𝐸𝑚 ∙ 𝑎 ∙ 𝑏 ∙ 𝑑


𝜑𝑙𝑎 =
𝑈 ∙ 𝜂𝑆
36
Répartition des luminaires
• Un éclairement uniforme est nécessaire pour éviter d’incessantes et fatigantes adaptations des yeux et
pour garantir un niveau d’éclairement suffisant quelque soit l’endroit où l’on dispose le poste de
travail.

• Les constructeurs donnent l’interdistance maximale e entre deux luminaires d’une classe donnée, en
fonction de la hauteur h du luminaire par rapport au plan utile, de façon à obtenir un facteur
d’uniformité éclairement minimal/éclairement moyen > 0,8.

37

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