Béton MP Chap1
Béton MP Chap1
4 41721 46045240549214124056
41620
!"#$
.
%&'()*(+&,-)
/01234.546731186993:.;<983.=8>8:[email protected]..
BC.BDEF.DFGHI...........................
/DGHCI.BI.=JEKICIE=I?...........................
GE;IEGILC.;IEGI.=GMGN
"O#PQRSRT
BASES DU BÉTON ARMÉ : Rappel et Compléments
I/ DEFINITION
Le béton armé peut être défini une association judicieuse de deux matériaux
aux caractéristiques complémentaires : l’acier, appelé armature, pour sa
capacité à résister aux contraintes de traction et le béton pour sa capacité à
résister à la compression. Cette association est possible et durable car :
- les deux matériaux n’ont pas d’action chimique nuisible ensemble ;
- le béton se moule facilement, enrobe les aciers et les protège contre la
corrosion. ;
- les deux matériaux ont le même coefficient de dilatation thermique aux
températures usuelles courantes ;
- les deux matériaux ont une bonne adhérence l’un avec l’autre, ce qui permet
la transmission des efforts.
2.1/ Introduction
Les dernières règles adoptées sont les règles BAEL91 modifiées 99. Aucune
mise en cause profonde de cette règlementation n'a été faite par les
EUROCODES.
Un état limite est un état qui satisfait strictement ces conditions sous l'effet des
charges appliquées sur une construction ou un de ces éléments. Le règlement
BAEL99 précise : « qu'un ÉTAT LIMITE est celui pour lequel une condition
1
requise d'une construction (ou d'un de ces éléments) est strictement satisfaite et
cesserait de l'être en cas de modification défavorable d'une action. »
· Les états limites ultimes (ELU) : ce sont ceux qui sont associés à la perte de
stabilité de la structure ; ils sont directement liés à la sécurité des personnes.
Les phénomènes correspondants sont : la rupture locale ou globale, la perte
d’équilibre statique ou dynamique et l’instabilité de forme.
· Les états limites de service (ELS) : ce sont ceux qui sont associés à l’aptitude
à l’emploi du bâtiment ; ils sont donc liés aux conditions d’exploitation et à la
durabilité recherchées pour l’ouvrage. Les phénomènes correspondants sont :
la fissuration, les déformations, . . .
Un état limite particulier n’a pas été considéré : c’est celui de la fatigue dont
l’expérience a montré qu’il n’avait aucune incidence pratique sur la sécurité
des structures les plus courantes, dans la mesure où les dimensions habituels et
un minimum de qualité dans l’exécution étaient respectés. Cependant, dans le
cas de structures dont les sollicitations seraient essentiellement dues à des
charges d’exploitation atteignant fréquemment leur niveau caractéristique ou
nominal, il conviendrait de procéder à des justifications particulières vis-à-vis
de l’état limite de fatigue.
La durée de vie de l’ouvrage doit être spécifiée dès le début du projet, et elle
dépend du type d’ouvrage, comme indiqué dans le tableau 1. Plus la vie de
l’ouvrage est longue, plus celui-ci devra être résistant, afin d’accepter les
mêmes probabilités d’occurrence d’atteinte des différents états limites sur une
période plus longue.
2
Tableau 1 : Durée indicative de la vie d’un projet
3.1/ Définitions
3
2. leur variabilité dans l’espace
3. la réponse de la structure
Les équipements fixes font partie de ces charges telles les cloisons de
distribution.
Les poids, les poussées et les pressions dus à des terres ou des liquides
interviennent en actions considérées permanentes lorsque le niveau de ces
derniers varie peu.
Le retrait, faisant partie des déformations imposées à une construction, est une
caractéristique du béton et correspond à une rétraction du béton pendant les
phases de prise et de durcissement.
4
d'efforts ou des variations dimensionnelles différentielles. L'influence de ce
phénomène est très fréquemment négligée.
Les tassements différentiels des sols constituant l'assise des fondations peuvent
amener des actions à considérer dans cette rubrique.
3.4/ Les actions variables : Symbole général Q1 pour les actions de base et Qi
pour les actions d'accompagnement :
Ces actions sont définies dans le DTU P 06-002 dites Règles NV 65, complétées
par les règles N84 (DTU P 06-006).
5
température, ses dimensions ont tendance à se modifier proportionnellement à
son coefficient de dilatation a. Si cette dilatation ne peut pas s'effectuer
librement, il se produit des auto contraintes qui provoquent des efforts
internes. Par exemple, une variation journalière de 30°C sur un mur pignon
peut amener une contrainte de 3,5 MPa dans le matériau.
La valeur moyenne du poids propre des structures est souvent connue avec
une bonne précision. C’est pourquoi on se contente de représenter les actions
correspondantes par une valeur nominale unique calculée à partir des plans et
des poids volumiques moyens des matériaux. La valeur caractéristique G
correspond donc à la valeur moyenne, encore appelée valeur probable.
Matériaux G (kN/m3)
Acier 78,5
Aluminium 27
Asphalte coulé 18
Béton bitumineux 22
Béton non armé 22
Béton armé 25
Béton de granulats légers 7,5 à 15,5
Blocs de liège 4
Bois durs tropicaux 10
Calcaire tendre 18
Calcaire compact, marbre, granit 28
Calcaire de dureté moyenne 22
Fonte 12,5
Maçonnerie
- sans enduits : en moellons 23
en briques pleines 19
en briques perforées 13,5
en briques creuses 9
Verre 25
7
Maçonnerie (enduits non compris) G (kN/m²) Couvertures métalliques
Parois en terre cuite - zinc (voligeage et tasseaux compris) 0,25
Briques pleines - 5,5 cm 1,5 - alu 8/10 (plaques ondulées sans 0,03
- 10,5 cm 2 support) 0,17
- 21,5 cm 4,05 - alu 8/10 (voligeage et tasseaux 0,25
- 33,0 cm 6,3 compris) 0,06
- acier inox (voligeage et tasseaux
Briques creuses - 5,0 cm 0,45 compris)
- 10,0 cm 0,9 - tôle ondulée d’acier galvanisé 8/10
- 15,0 cm 1,3 Couvertures en ardoises naturelles 0,28
- 20,0 cm 1,75 ordinaires (lattis et voligeage compris)
- 25,0 cm 2,15 Couvertures en tuiles (liteaux, voliges ou support
- 30,0 cm 2,6 compris)
- tuiles mécaniques à emboîtement 0,35 à 0,45
Briques perforées - 5,5 cm 0,7 - tuiles plates 0,55 à 0,75
- 10,5 cm 1,4 - tuiles canal 0,4 à 0,6
- 21,5 cm 2,95 - tuiles béton 0,45
- 33,0 cm 4,5 Terrasses
- asphalte coulé en 0,5 cm, plus 1,5 cm
Blocs perforés - 17,5 cm 2,3 d’asphalte coulé sablé 0,5
- 22,5 cm 2,95 - étanchéité multicouche (e = 2 cm) en
- 27,5 cm 3,6 ciment 0,12
Parois en blocs de béton - gravillon pour protection de
Blocs pleins de béton de granulats lourds l’étanchéité, par cm 0,2
- 5,0 cm 1,06 - protection de l’étanchéité par une
- 10,0 cm 2,1 couche d’asphalte gravillonné de 2 cm 0,5
- 15,0 cm 3,15 Planchers
- 20,0 cm 4,2 Dalles pleines en béton armé, par cm 0,25
Blocs creux de béton de granulats lourds
(parois épaisses) Planchers préfabriqués à éléments
- 5,0 cm 0,65 jointifs de dalles alvéolées
- 10,0 cm 1,35 - 12 cm 2 à 2,5
- 15,0 cm 2 - 16 cm 2,4 à 2,9
- 20,0 cm 2,7 - 20 cm 2,8 à 3,3
- 25,0 cm 3,25 - 24 cm 3,2 à 3,7
- 30,0 cm 3,85 Planchers nervurés à poutrelles
Blocs pleins de béton d’argile à parois préfabriqués ou nervures coulés sur
épaisses place à entraxe 60 cm :
- 5,0 cm 0,45 à 0,8 - avec entrevous en béton :
- 10,0 cm 0,9 à 1,6 Montage avec table de compression :
- 15,0 cm 1,35 à 2,4 - 12 + 4 cm 2,5 à 2,6
- 20,0 cm 1,8 à 3,2 - 16 + 4 cm 2,75 à 2,85
Blocs creux de béton d’argile à parois - 20 + 4 cm 3,1 à 3,3
épaisses - 25 + 5 cm 3,6 à 4
- 10,0 cm 0,65 à 1 Montage sans table de compression :
- 15,0 cm 0,9 à 1,5 - 16 cm 2,2 à 2,3
- 20,0 cm 1,2 à 2 - 20 cm 2,6 à 2,8
- 25,0 cm 1,5 à 2,5 - 24 cm 2,9 à 3,1
Enduits - avec entrevous en terre cuite :
En plâtre - 1 cm 0,1 Montage avec table de compression :
Au mortier de liants hydrauliques 1 cm 0,18 - 12 + 4 cm 2,2 à 2,3
- 16 + 4 cm 2,5 à 2,6
- 20 + 4 cm 2,8 à 3
Toitures G (kN/m²) - 25 + 5 cm 3,2 à 3,6
Support de la couverture Montage sans table de compression :
- lattis ou liteaux en sapin 0,03 - 16 cm 1,9 à 2
- voligeage en sapin 0,1 - 20 cm 2,2 à 2,4
-support céramique 0,45 - 24 cm 2,5 à 2,7
Sous-toitures (par cm d’épaisseur) - avec entrevous très légers
- contreplaqués okoumé 0,05 Montage avec table de compression :
- panneaux de lin 0,04 - 12 + 4 cm 1,5 à 1,7
- plaques de plâtre 0,09 - 16 + 4 cm 1,7 à 2
- panneaux de paille compressée 0,03 - 20 + 4 cm 1,8 à 2,1
- 25 + 5 cm 2,4 à 2,5
8
4.2/ Valeur des charges variables
B : Bureaux ;
D : Commerces
1. Il convient d’évaluer les charges sur les surfaces des locaux industriels en
fonction de l’usage prévu et des équipements à installer (voir l’EN 1991-3).
3. La charge d’entretien affecte une surface de 10m2 placée dans les conditions
les plus défavorables et vaut 0,4 kN/m2 au minimum (selon la valeur du poids
des matériaux qui composent l’étanchéité). Voir également l’EN 1991-1-6 relatif
aux charges en cours d’exécution. Si la pente de la toiture est supérieure à 15%,
aucune charge répartie n’est à prendre en compte (impossible de stocker des
matériaux).
9
Tableau 4 : Valeurs des charges d’exploitation en fonction de la catégorie de la
surface.
Catég qk Qk
Usage spécifique et exemples
orie kN/m² kN
Habitation résidentiel
Planchers 1,5 2,0
Exemple : Pièces des
bâtiments et maisons
A d’habitation ; chambres et Escaliers 2,5 2,0
salles d’hôpitaux ; chambres
d’hôtels et de foyers ;
cuisines et sanitaires Balcons 3,5 2,0
B Bureaux 2,5 4,0
C1 : Espaces équipées de tables etc.
par exemple : écoles ; cafés ; restaurants ; salle 2,5 3,0
de réception, de banquet, de lecture
C2 : Espaces équipés de sièges fixés
par exemple : églises ; théâtres ; cinémas ;
4,0 4,0
amphithéâtres ; salles de conférence, de
réunion, d’attente
C3 : Espaces ne présentant pas d’obstacles à
la circulation des personnes
par exemple : salles de musées ; salles
Lieux de réunions 4,0 4,0
d’exposition ; etc. et accès des bâtiments
C publics et administratifs, hôtels, hôpitaux,
(à l’exception des surfaces
gares
des catégories A, B et D)
C4 : Espaces permettant des activités
physiques
5,0 7,0
par exemple dancing ; salles de gymnastique ;
scènes
C5 : Espaces susceptibles d’accueillir des
foules importantes
par exemple : bâtiments destinés à des
5,0 4,5
évènements publics tels que salles de concert ;
salles de sports y compris tribunes, terrasses et
aires d’accès, quais et gares
D1 : Commerces de détails courants 5,0 5,0
D Commerces
D2 : Grands magasins 5,0 7,0
Aires de Stockage et locaux E1 : Surfaces susceptibles de recevoir une
industriels accumulation de marchandises,
7,5 7,0
y compris les aires d’accès (Entrepôts,
E
bibliothèques).
E2 : Usage industriel Voir
-
note (1)
Aires de circulation et de stationnement pour véhicules légers (PTAC ≤
F 30kN) et nombre de places assises ≤ 8 non compris le conducteur Exemple : 2,3 15(2)
garages ; parcs de stationnement ; parkings à plusieurs étages
Aires de circulation et de stationnement pour véhicules de poids moyen
G (30 < PTAC ≤ 160 kN) à deux essieux Exemple : voies d’accès, zones de 5,0 90(2)
livraison, zones accessibles aux véhicules de lutte incendie (PTAC ≤ 160 kN)
Toiture inaccessible sauf pour Pente inférieure à 15% 1,0 1,5
H
entretien Autres toitures 0 0
I Toiture terrasse accessible pour usages A à D : voir note(4) -
K Voir note(5) -
10
4. La valeur des charges pour les terrasses de la catégorie I sont celles de la
catégorie A à G que dessert cette terrasse.
Ce coefficient noté αa n’est utilisé que pour les catégories d’usage suivantes :
A, B, C3, D1, et F. Ces différentes catégories sont données dans le tableau 3. Il
n’y a pas de réduction à appliquer pour les autres catégories. Ce coefficient se
multiplie à qk.
= , + ≤
= +
11
Remarque 3 : Lorsque le bâtiment comporte un ou deux niveaux d’occupations
différentes, ceux-ci ne sont pas concernés par la dégression verticale. C’est le
cas notamment de la toiture (ou de la terrasse) dont la charge d’exploitation
s’applique dans sa totalité sur tous les étages inférieurs.
Pour ce qui des charges dues aux vents, le calcul est relativement complexe et
est traité par les règles NV65
V/ COMBINAISON D’ACTIONS
5.1/ Principe
- Q : action variable
L'action des terres derrière le rideau R⃗ agit dans un sens de stabilité donc
favorable : elle intervient donc en Gmin.
- soit par sa valeur caractéristique Q, si cette valeur a été établie sur des bases
statistiques. Pour la plupart des actions, la valeur caractéristique est définie
par une probabilité de dépassement de 0,02 par an, ce qui correspond à une
période de retour de 50 ans ;
- soit par sa valeur nominale (notée aussi Q), si cette valeur n’est pas établie
sur des bases statistiques. Dans ce cas, il convient de donner une valeur
nettement supérieure à la valeur moyenne de l’action sur la vie de
l’ouvrage.
13
Le Tableau 5 donne les valeurs de ces trois coefficients en fonction de la
catégorie de surface supportant la charge d’exploitation ou du type de charge.
Actions accidentelles : Les actions accidentelles sont définies par une seule
valeur, par rapport à leur valeur réelle (Par exemple, pour un séisme, on se
basera sur des séismes ayant déjà eu lieu pour estimer les actions à prendre en
compte).
14
On ne combine que des actions compatibles (par exemple, une charge
d’entretien pour la réparation d’une toiture terrasse ne se combine pas avec
une charge de neige).
+ + ,
+ , + ,
+ ,
+ + ,! ,
γGj vaut 1,35 pour les actions permanentes défavorables et 1 pour les actions
permanentes favorables ;
γQ1 vaut 1,5 dans le cas général et 1,35 dans les cas suivants :
* la température,
15
- les combinaisons accidentelles :
+# + , + ,
16
triangles et trapèzes isocèles, comme on peut le voir sur le schéma ci-dessous.
De plus, si l’angle que font les éléments porteurs de la dalle n’est pas un angle
droit, la répartition n’est plus à 45° mais se fait suivant la bissectrice (droite
située à angles égaux).
Les cas de charges sont les configurations spatiales possibles des actions libres,
dont l’intensité est susceptible de varier dans l’espace. Il faut étudier tous les
cas de charges possibles afin de déterminer les sollicitations maximales dans
chaque section de la structure. Sur la Figure 4 sont représentés les différents cas
de charge possibles sur une poutre à trois travées. La travée est Chargée (C)
lorsque la charge variable libre est présente et Déchargée (D) dans le cas
contraire. Lorsque la travée est déchargée, elle supporte seulement les charges
fixes, telles que les charges permanentes. Le cas de charge où toutes les travées
sont déchargées ne présente pas d’intérêt.
17
Figure 4 : Définition des cas de charges pour une poutre à trois travées.
Quel que soit le matériau utilisé, il faudra bien séparer les charges permanentes
et les charges variables.
18
6.3.1/ Poutre secondaire (poutrelles ou nervures)
Les charges verticales appliquées sur une poutre qui ne porte aucune autre
poutre sont :
Les charges verticales appliquées sur une poutre portant d’autres poutres sont :
19
- les poids P apportés par les poutres secondaires, charges ponctuelles
exprimées en kN, qui correspondent :
. aux poids linéiques des poutres secondaires multipliés par la demi longueur
de chaque poutre secondaire. (+ Éléments non porteurs)
En béton armé, le principe d’une descente de charges est de calculer les charges
permanentes et variables qui arrivent sur un poteau ou un mur ou un voile en
regardant étage par étage tout ce que celui-ci porte.
Pour l'établissement des projets et dans les cas courants, un béton est défini par
la valeur de sa résistance à la compression à 28 jours, dite valeur caractéristique
requise. Elle est notée fc28 et choisie en fonction des conditions de fabrication
du béton, de la classe du ciment utilisé et de son dosage au m3.
20
Le tableau 6 suivant indique les dosages permettant d’obtenir, dans la très
grande majorité des cas, les résistances caractéristiques mentionnées ; les
indications correspondent à des bétons présentant un affaissement de l’ordre
de 10 cm à l’essai normalisé.
)* = )* . < 60 123.
( ,, - + , +!
+
)* = , )* + . > 60 123.
)* = )* . < 28 9:;<=
( +
, , + , 56
)* = )* + . > 28 9:;<=
21
)> = , - + , -)*
Dans cette relation, ftj et fcj sont exprimés en MPa et elle n'est valable que si fcj ≤
60MPa. Cela donne :
fc28 (MPa) 16 20 22 25 30
ft28 (MPa) 1,56 1,80 1,92 2,10 2,40
22
= 1,15 pour les combinaisons accidentelles
Dans la zone comprimée d'une section droite de poutre fléchie, il sera loisible
de remplacer le diagramme parabole rectangle par un diagramme
rectangulaire simplifié.
23
La répartition des déformations et des contraintes dans une section droite
d'une poutre fléchie est donc la suivante :
C = ! !!! D
Sauf cas particuliers, le coefficient de Poisson est pris égal à 0 pour le calcul des
sollicitations (ELU) et à 0,2 pour le calcul des déformations (ELS).
24
VIII/ CARACTERISTIQUES DE L’ACIER
On utilise pour le béton armé, les ronds lisses, les armatures à haute adhérence
et les treillis soudés. On considèrera pour l'acier, un poids volumique de
78,5kN/m3.
Les aciers sont définis par leur diamètre nominal qui est le diamètre d'un
cylindre de révolution ayant même masse que la barre par mètre linéaire. Sa
section nominale est l'aire du cercle de diamètre le diamètre nominal. On
remarquera que, si pour les ronds lisses, le diamètre nominal et le diamètre
réel sont égaux, il n'en est pas de même pour les armatures à haute adhérence.
Ils sont obtenus par laminage à chaud d'un acier naturellement dur, soit dont
les caractéristiques mécaniques sont dues à une composition chimique
appropriée. On n'utilise plus, en béton armé, des aciers obtenus par laminage
suivi d'un écrouissage.
Ces armatures ont leur surface marquée par des crénelures de formes diverses
suivant les marques commerciales, de façon à assurer une meilleure adhérence
avec le béton (Figure 10). Ces aciers existent dans les nuances Fe E 400 et Fe E
500.
Si les autres types d’acier se présentent en barres, ces derniers sont soit en
rouleaux, soit en panneaux et de dimensions normalisées. Leur largeur
standard est de 2,40m. La longueur des rouleaux est de 50m et celle des
panneaux est de 4,80m ou 6m.
25
Les treillis soudés sont constitués par des fils se croisant perpendiculairement
et soudés électriquement à leurs croisements (Figure 10. On distingue les
treillis soudés à fils tréfilés lisses dits TSL et des treillis soudés à fils à haute
adhérence dits TSHA (voir norme NF A 35-022).
26
8.2/ Forme des aciers
5 - 6 - 8 - 10 - 12 - 14 - 16 - 20 - 25 - 32 - 40
Les fils : Les armatures sous forme de fils sont stockées sur des bobines. Les
fils servent principalement à la réalisation de treillis soudés, de cadres,
d’épingles et d’étriers en usine de façonnage d’armatures, ou pour le ferraillage
d’éléments préfabriqués tels que les prédalles en BA ou Béton Précontraint. On
trouve des diamètres de 5 à 12mm et se sont généralement des aciers à haute
adhérence.
27
Les treillis soudés : Les TS sont utilisés pour ferrailler rapidement des
éléments plans, tels que les voiles, dalles et dallages. Ils sont disponibles en
rouleaux ou en panneaux et sont composés d’aciers à haute adhérence.
On admet que les ancrages des extrémités des barres façonnées en étriers,
cadres ou épingles sont assurés, si les parties courbes sont prolongées par des
parties rectilignes de longueur au moins égale à :
- r ≥ 3Φ pour un HA.
28
Figure 11 : Différents types d’armatures transversales
29
8.5/ Contraintes admissibles en ELS
En état limite de service, les vérifications à effectuer pour les aciers portent sur
l'état limite d'ouverture des fissures. L'appréciation du degré de nocivité de
l'ouverture des fissures dépend de l'environnement (agressif ou non), de la
nature de la structure, de l'utilisation de l'ouvrage, de la limite élastique des
aciers utilisés et de l'expérience sur des ouvrages analogues. Il appartient au
maître d'œuvre de juger de ce degré de nocivité.
C'est le cas d'ouvrages situés en milieu peu agressif. Le BAEL83 précisait qu'il
s'agissait d'éléments situés dans des locaux clos et couverts, non soumis à des
condensations.
Dans ce cas aucune vérification particulière n'est demandée sur les aciers si
ce n'est qu'il conviendra dans la mesure du possible :
- de n'utiliser les gros diamètres que dans les pièces suffisamment épaisses,
- d'éviter les très petits diamètres dans les pièces exposées aux intempéries,
30
· Cas où la fissuration est considérée comme très préjudiciable (FTP) :
)Y
Z.> ≤ Z
[[[[
.> = , + × \ ] )Y ; \ ^ _ ; `a)> bc d D e
!
fY^> ≥ +\\
Comme nous venons de le voir, le comportement de l’acier est très bien connu
et celui du béton est bien connu. Le béton armé étant une structure composite -
béton et acier - il est nécessaire de bien connaître aussi le comportement de
l’interface entre les deux matériaux. L’objectif de l’étude est :
31
τsu est la contrainte d’adhérence ultime qui représente l’action du béton sur
l’armature et supposée constante le long de la barre :
m.2 = , - . )>
Chaque barre d’un paquet de barres sera ancrée individuellement. Pour ancrer
les barres d’un paquet de deux barres il faudra prévoir 2×ls et pour un paquet
de trois barres (2+ 1,5) ×ls.
Ancrage courbe : Par manque de place, comme aux appuis de rives par
exemple, on est obligé d’avoir recourt à des ancrages courbes afin de diminuer
la longueur d’encombrement de l’ancrage. On pourrait aussi penser au gain
d’acier, mais celui-ci est plus faible que le coût de la main d’œuvre nécessaire
au façonnage de l’ancrage. Donc, quand il n’y a pas de problème pour placer
un ancrage droit, c’est cette solution qu’il faut adopter.
32
Pour ancrer totalement la barre à partir du point A, avec une longueur de
scellement droit ls, il faut :
t + uv + w = ij
Avec :
YxA −
=Y xA
; u=
x
φ est l’angle de frottement acier-béton et vaut 0,4.
Afin d’éviter les problèmes de corrosion des aciers, il convient de les enrober
par une épaisseur de béton suffisante. Cette épaisseur, l’enrobage, dépend des
conditions d’exposition de l’ouvrage. On adoptera les valeurs suivantes pour
l’enrobage c :
- 5cm : pour les ouvrages à la mer ou exposés aux embruns, aux brouillards
salins, ainsi qu’à des atmosphères très agressives = cas des fissurations très
préjudiciable.
- 3cm : pour les parois coffrées ou non qui sont soumises (ou susceptibles de
l'être) à des actions agressives, ou à des intempéries, à des condensations, ou
encore, eu égard à la destination des ouvrages, au contact d'un liquide = cas
des fissurations préjudiciable.
- 1cm : pour des parois qui seraient situées dans des locaux couverts et clos et
non exposées aux condensations = cas des fissurations peu préjudiciable.
34
Afin de permettre le passage de l’aiguille vibrante, il convient, lorsque le béton
doit être vibré, de laisser des espacements d’au moins 5 cm.
35
9.2.2/ Espacement minimum
36
La section de ces armatures est d’au moins 3 cm2 par mètre de longueur de
parement mesurée perpendiculairement à leur direction dans le cas de
fissuration préjudiciable.
Cette section est d’au moins 5 cm2 par mètre de longueur de parement dans le
cas de fissuration très préjudiciable.
Lorsque, par contre, des raisons constructives nous poussent à prévoir des
poussées orientées vers le parement, il faut alors obligatoirement prévoir des
ligatures ancrées dans la masse de l'élément.
Il convient donc soit de disposer une ligature ancrée dans la masse du béton,
soit mieux, d'incliner le retour de l'ancrage vers la masse du béton pour obtenir
alors un crochet (Figure 19).
37
Figure 19 : Dispositions constructives à mettre en œuvre pour se prémunir des
désordres dus à la poussée au vide.
38