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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
RESUME
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
[Link]
La plupart des économies du monde ont connu à un certain moment de leurs évolutions une
relance de l'activité économique influencée par l’exploitation de leurs ressources naturelles. « Si le
produit des ressources naturelles était géré de manière responsable, elle pourrait être une aubaine
pour la société, permettant ainsi des précieux investissements dans les infrastructures, le capital
humain, les services sociaux et autres biens publics» Mailey (2015). En s'appuyant sur l'histoire
économique, Chalmin (2017) indique dans quelles conditions l'exploitation des ressources
naturelles d'un pays ou d'une région peut être source de croissance. Dans le contexte des économies
exportatrices contemporaines, ce qui importe le plus, selon lui, est la capacité de celles-ci à gérer
la rente tirée de ces ressources naturelles. Parmi les différents facteurs proposés, les institutions et
le système constitutionnel des pays sont des éléments clé de la gestion des ressources naturelles et
conditionnent l’effet négatif que celles-ci peuvent avoir sur la croissance (Mehlum et al. ,2006 ;
Andersen et Aslaksen, 2008), il existe deux façons dont une ressource naturelle contribue au bien-
être de la société. La première façon est que la ressource est utilisée comme facteur d'intrant pour
la production d'un produit composite. La deuxième façon de servir le bien-être de la société est
qu'elle peut fournir des services précieux dans des Etats préservés, c'est-à-dire scientifiques,
récréatifs et de valeurs esthétiques.
L’Afrique est généreusement pourvue en richesses naturelles précieuses. Elle compte plusieurs
pays riches en ressources naturelles, définis par le fonds monétaire international comme ceux dont
les exportations de combustibles et minéraux contribuent au produit intérieur brut(PIB) à hauteur
d’au moins de vingt pourcent (FMI, 2007). Ces dernières années ont été tumultueuses pour le
marché des matières premières subissant de nombreux changements et soubresauts. Comme pour
tous les marchés, l’évolution des prix des ressources est dictée par l’offre et la demande. La
différence essentielle par rapport aux autres marchés tient à la pénurie naturelle de l’offre que ce
soit dans le cadre des ressources renouvelables c’est-à-dire celles qui ont une capacité propre de
régénération (Fulconis et al., 2016), ou non-renouvelable celles qui sont épuisables avec comme
caractéristique un taux de croissance nul, et non recyclable(Greneir et Semmler, 2008).
L’Afrique possède d’abondantes ressources naturelles qui, ces dernières années, ont
attirées d’importants investissements dans les domaines de l’exploration et de l’exploitation. Ces
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
ressources représentent environ 12% des réserves pétrolières mondiales (environ 40 pays du
continent sont producteurs de pétrole ou ont des réserves pétrolières ou gazière prouvées) ; 40%
des réserves mondiales d’or ; 85 à 95% des réserves de métaux du groupe du chrome et du platine ;
85% des réserves de phosphate ; plus de 50% des réserves de cobalt ; et un tiers des réserves de
bauxite. Selon les estimations du Bureau des études géologiques des Etats-Unis, l’Afrique
augmentera de 78%, entre 2010 et 2017, sa production de métaux et de minéraux pour 15 métaux
importants, contre seulement 30% aux Amériques et en Asie. Au cours de la décennie écoulée, de
nombreux pays africains ont découvert d’autres ressources naturelles et en plus grande quantité,
notamment du minerai à haute teneur en fer et du diamant ; en outre, le continent possède de
grandes étendues de terres arables, d’importantes ressources ligneuses et de vastes zones côtières
riches en ressources halieutiques (CNUCED, 2013).
Plusieurs pays africains ont une croissance alimentée par les nouvelles découvertes de
réserves de pétrole, de gaz naturel et de minerais stratégiques, analyse la directrice générale
d'Oxfam International en 2013. Sur le continent, l'extrême pauvreté est en recul et la progression
vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement s'est accélérée. Plusieurs pays africains très
pauvres, dont le Malawi, la Sierra Leone et l'Éthiopie, ont dernièrement considérablement réduit
les inégalités de revenus (Oxfam, 2013). L’activité économique en Afrique subsaharienne a
nettement ralenti, mais, comme à l’accoutumée, la situation varie considérablement d’un pays à
l’autre. La croissance économique de la région est tombée à 3,5 % en 2015, le plus bas niveau
depuis une quinzaine d’années, et devrait continuer de ralentir en 2016 pour s’établir à 3 %, c’est-
à-dire bien en deçà des taux de 5 % à 7 % enregistrés pendant la décennie écoulée (FMI, 2016). De
fortes fluctuations des cours des produits de base compliquent considérablement la gestion
macroéconomique. La production comme les recettes budgétaires et les comptes extérieurs ont été
fortement soutenus par les produits de base pendant les années de hausse des cours. Acemoglu et
al. (2003) sous-tendent l’explication de l'expérience d'après-guerre de nombreuses sociétés en
Afrique, en Amérique centrale et du Sud et ailleurs qui a été marquée par des crises sévères et une
fluctuation substantielle. Pourquoi certaines sociétés souffrent d'une grande volatilité est l'une des
questions centrales auxquelles sont confrontées les macroéconomies.
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Pour Rotillon (2005) «on parlera de ressource naturelle au sens économique quand la
ressource sera utilisable avec la technologie existante exploitable avec les prix actuels».Dans ce
même ordre d’idée,l’organisation mondial du commerce (OMC, 2010)définit les ressources
naturelles comme étant les « stocks de matières présentes dans le milieu naturel qui sont à la fois
rares et économiquement utiles pour la production ou la consommation, soit à l’état brut, soit après
un minimum de transformation » Les économistes telles Acemogluet al.(2003), Aizenman et Pinto
(2005), ont largement démontré que les pays ayant des ressources naturelles doivent avoir des
« institutions fortes » pour mieux gérer les rentes de ces ressources. Ce qui leur permet d’éviter la
malédiction des ressources et de minimiser les fluctuations chroniques liées à la mauvaise gestion
des rentes. Les institutions recommandées sont par exemple un ensemble d'arrangements sociaux
qui incluent des limites constitutionnelles et sociales sur le pouvoir des politiciens et des élites, la
règle de droit, les dispositions pour la médiation des clivages sociaux, l'application de droits de
propriété stricts, et l'accès relativement large à l'éducation etc. Un fonds d'épargne est conçu pour
créer un stock de richesse pour les générations futures en convertissant un flux de revenus épuisé
en un flux de revenus perpétuel (Fasano-Filho 2000; Heilbrunn, 2002).
Les ressources naturelles peuvent être à la fois moteur ou obstacle à la relance économique
de beaucoup de pays africains. D’une part, elles contribuent à la relance de l’activité économique
déterminée par la croissance définit par Perroux (1966), comme «l’accroissement durable de la
dimension d’une unité économique, simple ou complexe réalisé dans des changements de structure
et éventuellement de système et accompagné de progrès économiques variable» ; d’autre part elles
engendrent contre toute attente la« malédiction des ressources ».Selonla conférence des Nations
Unies sur le Commerce et le Développement, « la malédiction des ressources naturelles désigneune
situation dans laquelle un pays dispose d’un secteur des ressources naturelles tourné vers
l’exportation, qui génère de substantielles recettes publique mais qui, paradoxalement, engendre
stagnation économique et instabilité politique » (CNUCED,2013). Lorsque la richesse provenant
des ressources naturelles ne débouche pas sur la croissance et le développement économique
attendus, plusieurs facteurs sont en cause dont la fluctuation des cours et l’asymétrie de
l’ajustement (il est plus facile d’augmenter que d’abaisser à nouveau les dépenses publiques (FMI,
2007)).
Néanmoins, il faut noter que si on s’intéresse au terme croissance économique durable définie
par Pezzey (1961) comme « production non déclinante ou la consommation au fil du temps » on
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
devrait aussi s’intéresser à la question de l’influence de l’épuisement des ressources sur la
croissance. Certains économistes comme Dasgupta et Heal (1974), Stiglitz (1974) et Solow(1973)
analysent l'appauvrissement optimal des ressources naturelles épuisables dans le contexte d'un
modèle de croissance où la ressource est utilisée comme intrant pour la production d'un produit
composite. Meadows et al. (1972) ou Daly (1987) ont mis avant des prédictions pessimistes à
propos d'un "soudaine et incontrôlable baisse de la population et de la capacité industrielle "si non"
pour une stabilité écologique et économique durable dans l’avenir "sont établis. Cette
préoccupation au sujet de la croissance durable était bientôt reprise par les autres. Pourtant, d'autres
économistes, comme Beckerman (1974), ont une vision plus optimiste, affirmant que le progrès
technologique et la découverte de nouveaux substituts rend possible une croissance économique
continue. Le dictionnaire d’économie et sciences sociales définit la croissance économique comme
« l’augmentation soutenue pendant une longue période, de la production d’un pays ». Depuis Adam
Smith et sa richesse des nations, la croissance occupe l’esprit de nombreux économistes. La
croissance est ainsi associée à plusieurs qualificatifs : illimitée, limitée, instable… La croissance
économique peut se définir comme un accroissement durable de sa dimension, accompagné de
changements de structure et conduisant à l’amélioration du niveau de vie. Pour rendre compte du
changement de dimension d’une économie, on a très souvent recours à des agrégats permettant de
mesurer l’évolution de l’ensemble des productions tels que le PIB (Produit Intérieur Brut) ou le
PNB (Produit National Brut).
[Link] de littérature
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
compris des institutions politiques qui ne contraignent pas les politiciens et les élites politiques,
l'application inefficace des droits de propriété pour les investisseurs, la corruption généralisée et
un haut degré d'instabilité politique.
Pour Aizenman et Pinto (2005), les mouvements réels des taux de change dépendent de la
conduite de la politique budgétaire car, comme lors d'un transfert, les recettes pétrolières dans la
plupart des pays sont versées directement au gouvernement en tant que gardien des ressources
naturelles. Par conséquent, le gouvernement devient le conduit pour les revenus du pétrole dans
l'économie et l'effet des revenus sur le taux de change réel dépend du comportement d'épargne /
d'investissement qu'il induit. Si le revenu est instable et / ou transitoire et se répand dans une
politique budgétaire, le taux de change réel sera instable et la bénédiction des ressources naturelles
pourrait devenir une malédiction. Tout au long de l'année, ces effets seront associés à la
spécialisation de la structure productive de l'économie en faveur des biens non échangeables. Cela
rendra l'économie plus vulnérable à la volatilité des prix du pétrole, en particulier en présence
d'imperfections du marché des capitaux (Hausmann et Rigobon, 2003). La politique budgétaire est
donc un élément clé, pour la plupart des pays, pour causer ou prévenir la malédiction des
ressources.
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Les économistes telles Acemogluet al.(2003), Aizenman et Pinto (2005), ont largement
démontré que les pays ayant des ressources naturelles doivent avoir des « institutions fortes » pour
mieux gérer les rentes de ces ressources. Ce qui leur permet d’éviter la malédiction des ressources
et de minimiser les fluctuations chroniques liées à la mauvaise gestion des rentes. Les institutions
recommandées sont par exemple un ensemble d'arrangements sociaux qui incluent des limites
constitutionnelles et sociales sur le pouvoir des politiciens et des élites, la règle de droit, les
dispositions pour la médiation des clivages sociaux, l'application de droits de propriété stricts, et
l'accès relativement large à l'éducation etc. Un nombre croissant de pays en développement
exportateurs de pétrole ont introduit des fonds de stabilisation et d'épargne comme mesure d'auto-
assurance pour faire face aux revenus volatils du pétrole. Un fonds de stabilisation est conçu pour
stabiliser les flux de revenus et implicitement les dépenses. Un fonds d'épargne est conçu pour
créer un stock de richesse pour les générations futures en convertissant un flux de revenus épuisé
en un flux de revenus perpétuel (Fasano-Filho 2000; Heilbrunn, 2002).
En réalité, pour que les ressources naturelles relancent l’activité économique plusieurs
dimensions doivent être examinées. Acemogluet al. (2003) réclament la présence des institutions
fortes, qui constitue une condition sine qua non pour la stabilité macroéconomique. North (1994)
définit les institutions comme une contrainte imposée par les individus afin de régir leurs
interactions. Acemoglu (2008) attribue, dans son ouvrage sur les déterminants de la croissance, une
place prépondérante aux institutions. Il les définit comme « … les règles, les régulations, les lois
et les politiques qui affectent les incitations économiques utiles à l’investissement dans les
technologies, dans le capital physique et humain». Avant d’exploiter leurs ressources, les
gouvernements doivent prouver qu’ils sont capables de surmonter la malédiction des ressources
uniquement lorsque les dirigeants sont efficacement incités, en général par la présence
d’institutions de contrôle interne compétentes et transparentes autant que par l’existence de
processus politiques inclusifs. C’est dans ce cadre que Mailey (2015) établie un processus de
réformes à trois volets afin de renforcer la redevabilité dans la protection du secteur des ressources
naturelles de l’Afrique de sorte que ces richesses puissent servir à bénéficier aux populations
auxquelles elles appartiennent.
Quatre liens clés entre l'abondance des ressources naturelles et la croissance économique
ont été décrites dans la littérature récente. Premièrement, l'abondance des ressources naturelles peut
conduire au syndrome hollandais, qui peut apparaître sous plusieurs formes. Un boom des
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
ressources naturelles et l'augmentation des matières premières qui en découle. les exportations
peuvent faire augmenter le taux de change réel de la monnaie, ce qui peut réduire les exportations
de produits manufacturés et de services (Corden, 1984). Les hausses et les baisses récurrentes ont
tendance à accroître la volatilité des taux de change (Gylfason, Herbertsson et Zoega, 1999
;Herbertsson, Skuladottir et Zoega, 1999), réduisant ainsi l'investissement ainsi que les
exportations et les importations de biens et de services (voir Dixit et Pindyck, 1994). Un boom
dans le secteur primaire augmente ensuite les salaires dans ce secteur, attirant ainsi la main-d'œuvre
d'autres industries ou en leur imposant des coûts salariaux plus élevés, en particulier dans les pays
où la négociation salariale est centralisée.
En deuxième lieu, les énormes rentes de ressources naturelles, notamment en liaison avec
des droits de propriété mal définis, des marchés imparfaits ou manquants et des structures
juridiques laxistes dans de nombreux les pays en développement et les économies de marché
émergentes, peuvent créer des opportunités pour la recherche de rentes à grande échelle de la part
des producteurs, ce qui détourne des ressources au détriment d'une activité économique plus
fructueuse sur le plan social (Auty,2001 ; Gelb, 1988). Troisièmement, l'abondance des ressources
naturelles peut réduire les incitations privées et publiques àaccumuler du capital humain en raison
d'un niveau élevé de revenus non salariaux par exemple, des dividendes,des dépenses sociales, des
impôts peu élevés. Cependant, le flux de rentes provenant de ressources naturelles abondantes peut
permettre aux nations d'accorder une grande priorité à l'éducation - comme au Botswana, par
[Link] données empiriques montrent que, dans tous les pays, la scolarisation à tous les
niveaux est inversement liée à l'abondance des ressources naturelles, telle que mesurée par le part
du travail engagé dans la production primaire (Gylfason, Herbertsson et Zoega, 1999).
Quatrièmement, et ce point est étroitement lié au précédent, d'abondantes ressources naturelles
peuvent donner aux gens un faux sentiment de sécurité et amener les gouvernements à perdre de
vue de la nécessité d'une gestion économique de qualité et favorable à la croissance, notamment le
libre-échange, l'efficacité bureaucratique, la qualité institutionnelle et le développement durable
(Sachs et Warner, 1999 ; Rodriguez et Sachs, 1999). En d'autres termes, l'abondance du capital
naturel peut évincer le capital social de la même manière que le capital humain (Woolcock, 1998 ;
Paldam et Svendsen, 2000).
Les pays africains malgré leurs richesses en ressources naturelles, ne ressemblent pas aux
pays développés. Le paradoxe de l’abondance a eu malheureusement raison d’eux. Hormis le
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Botswana qui reste le seul pays de l’Afrique subsaharienne, à avoir réussi à relancer l’activité
économique grâce aux ressources naturelles, tous les autres pays demeurent victime de la maladie
hollandaise (Mailey, 2015).Les ressources devraient paraitre une aubaine plutôt qu’une
malé[Link] sont à l’origine des nombreux problèmes en Afrique, notamment l’instabilité
politique, sociale et économique. Parlant de l’instabilité économique le problème majeur à révéler
est que les pays africains riches en ressources naturelles en sont fortement dépendants et subissent
donc l’impact direct de la volatilité des cours (Aizenman et Pinto, 2005). Cette volatilité des cours
engendrerait ainsi des fluctuations macroéconomiques déstabilisant l’économie par une volatilité
des dépenses publiques, un niveau d’inflation et de taux de changes très élevés (Acemoglu et al.,
2003). Si nous restons dans cette perspective d’analyse des problèmes économiques gangrenant les
pays d’Afrique riches en ressources naturelles qui sont d’ordres institutionnels comme l’affirme
Acemoglu et al. (2003), il reste un défi majeur dans la gestion et la redistribution de ses richesses.
L’un des problèmes inquiétant des pays africains riches en ressources naturelles est que
leurs croissances sont fondamentalement expliquées par l’exploitation de leurs ressources. Cette
exploitation ne prend généralement pas en compte la dimension du processus de renouvellement
des ressources comme Rotillon (2005) l’a étayée. A long terme il y aura plus de ressources
naturelles pour relancer l’activité économique puisque la vitesse de l’exploitation est plus grande
que celle du renouvellement d’une part et d’autre part l’exploitation ressources non renouvelables
est très élevée par rapport à la quantité existante. Le monde vit à crédit, vient de paraitre le 02 août
2017 le rapport de Global Footprint Network. Selon cette Organisation Non Gouvernementale, le
02 août est le jour à partir duquel l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète
peut renouveler en un an. Le système économique actuel s’appuie sur une exploitation, voire une
surexploitation, des ressources naturelles pourtant limitées, sans toujours penser au recyclage des
produits en fin de vie (Paché et al.,2016). À long terme, un tel développement ne paraît pas viable.
Il faut mettre en évidence la question de « l’après exploitation » qui semble plus prévisionnelle.
L’épuisement des ressources n’est sans effet sur la croissance. Le débat sur l’épuisement d’une
ressource se cristallise autour de la mesure de sa rareté : l’approche géologique, avec ses ratios,
s’oppose à l’approche économique, davantage centrée sur l’examen des prix et des coûts de
production. Rotillon (2005) affirme que si l’analyse que présente Hotelling de l’exploitation d’une
ressource épuisable et des conséquences de cet épuisement sur le prix de la ressource et son rythme
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
d’extraction est formalisée en recourant au calcul des variations, l’intuition économique sous-
jacente n’en est pas moins très simple (règle d’Hotelling).
De nombreuses études montrent que les pays riches en ressources naturelles sont moins
performants en termes de croissance (Sachs et Warner, 1997) : la concentration des exportations
sur des ressources primaires mène à une croissance plus faible. L’abondance des ressources
naturelles peut amener à délaisser les secteurs manufacturiers concurrentiels, qui pourtant génèrent
de nombreuses externalités positives pour la croissance. Une autre explication est que pendant la
phase d’expansion de la ressource naturelle (en volume ou en prix) les pays vivent au-dessus de
leurs moyens. Ainsi ils ont des niveaux de revenu élevés qu’ils utilisent pour accroitre la
consommation mais aussi pour augmenter fortement leurs taux d’investissement qui finissent par
baisser à nouveau (long terme) en raison de leurs faiblesses institutionnelles (kousnetzoff, 2001).
Le potentiel du continent est en outre affaibli par l'hémorragie de capitaux souvent due à l'évasion
fiscale et la manipulation des prix de transfert par les sociétés pétrolières, gazières et minières, et
ce avec la complicité de fonctionnaires corrompus. En 2010, les exportations africaines de pétrole,
de gaz et de minerais s'élevaient à 333 milliards de dollars (Oxfam, 2013). Au regard de cette
analyse, il est légitime de se poser la question suivante : A quelles conditions les ressources
naturelles relancent l’Economie et minimisent les fluctuations en Afrique ?
3. Méthodologie de l’étude
Cette partie portera sur la source de données, la présentation et justification du choix des variables
de l’étude.
Ici, il sera questions pour nous de présenter les différentes variables et les sources de données
En vue de tester nos hypothèses, notre méthodologie a consisté d’une part à faire une
analyse descriptive et d’autre part à procéder à une analyse économétrique. Pour ce faire,
s’inspirant des écrits de Szirmai (2011) d’une part, des modèles en panel dynamique qui prennent
en compte les problèmes d’endogéneité pouvant exister entre les variables d’intérêts ont été
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
exploités. La méthode appropriée et utilisée dans cette étude afin d’assurer la robustesse des
élasticités estimés, de l’influence des ressources naturelles sur la relance économique en Afrique
subsaharienne, est celle des Moments Généralisés (GMM)en système proposée de Arellano-Bover
(1995)/Blundell-Bond (1998). Cette méthode permet de corriger d’éventuels problèmes
d’endogéneité. Par ailleurs, les données utilisées dans le cadre de notre travail proviennent des
sources secondaires. Il s’agit des WorlwideGovernanceIndicators (WGI, 2016) et des World
DevelopmentIndicators (WDI, 2016), pour les indicateurs de la gouvernance et des variables
macroéconomiques. Notre champ d’études couvre les pays de l’Afrique sur la période 2002-2018.
Toutefois, compte tenu de l’absence de données sur certains pays, ils seront retirés de notre
échantillon. Ces pays sont : la Somalie et le Soudan du Sud.
Il s’agit ici de présenter et de justifier le choix des différentes variables qui seront utilisées dans
le cadre de cette étude. A cet effet nous présenterons premièrement la variable dépendante ensuite
les variables explicatives. Cette étude comporte deux variables clés : la variable dépendante, à
savoir la croissance économique, et la variable explicative d’intérêt, notamment les ressources
naturelles.
Depuis Adam Smith et sa richesse des nations, la croissance occupe l’esprit de nombreux
économistes. La croissance est ainsi associée à plusieurs qualificatifs : illimitée, limitée, instable…
La croissance économique peut se définir comme « un accroissement durable de sa dimension,
accompagné de changements de structure et conduisant à l’amélioration du niveau de vie ». Pour
rendre compte du changement de dimension d’une économie, on a très souvent recours à des
agrégats permettant de mesurer l’évolution de l’ensemble des productions tels que le PIB (Produit
Intérieur Brut) ou le PNB (Produit National Brut). Le PIB en valeur, résultat d’un effet quantitatif
(PIB en volume) et d’un effet prix (accroissement du niveau général des prix) pouvant aussi bien
masquer une stagnation qu’un recul de la production en période d’inflation, les économistes
préfèrent utiliser le terme de PIB en volume comme indicateur de la croissance. La plupart des
manuels de théorie économique, d’histoire de la pensée économique et d’histoire des faits
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
économiques, font remonter les origines de la croissance à la première révolution industrielle. Initié
en 1776 par la vision optimiste d’Adam Smith (vertus de la division du travail), le thème de la
croissance réapparaîtra au XIXe siècle dans les travaux de Malthus, Ricardo et Marx. Il faudra
cependant attendre le XXe siècle et les années 50 pour que les modèles théoriques de la croissance
connaissent un véritable succès. Les modèles post-keynésiens (Harrod-Domar) et néoclassiques
(Solow) ont introduit un véritable débat sur la question de la croissance équilibrée. Depuis les
années 70-80, la croissance a connu un nouvel essor sous l’impulsion des théoriciens de la
régulation et de la croissance endogène.
Les variables explicatives peuvent être subdivisées en deux axes : la variable d’intérêt et
les variables de contrôle de l’étude.
Les ressources naturelles peuvent être à la fois moteur ou obstacle à la relance de l’activité
économiquede beaucoup de pays africains. D’une part, elles contribuent à la relance de l’activité
économique déterminée par la croissance définit par Perroux (1966), comme «l’accroissement
durable de la dimension d’une unité économique, simple ou complexe réalisé dans des
changements de structure et éventuellement de système et accompagné de progrès économiques
variable» ; d’autre part elles engendrent contre toute attente la« malédiction des
ressources ».Selonla conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, « la
malédiction des ressources naturelles désigneune situation dans laquelle un pays dispose d’un
secteur des ressources naturelles tourné vers l’exportation, qui génère de substantielles recettes
publique mais qui, paradoxalement, engendre stagnation économique et instabilité politique »
(CNUCED,2013). Lorsque la richesse provenant des ressources naturelles ne débouche pas sur la
croissance et le développement économique attendus, plusieurs facteurs sont en cause dont la
fluctuation des cours et l’asymétrie de l’ajustement (il est plus facile d’augmenter que d’abaisser à
nouveau les dépenses publiques (FMI, 2007)).
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Cette étude regroupe un ensemble des variables de contrôle pouvant affecter directement ou
indirectement la croissance economique : l’ouverture commerciale en pourcentage du PIB ; le
crédit domestique au secteur privé ; la valeur ajoutée industrielle en pourcentage du PIB ; l’accès
à l’internet ; l’inflation ; l’employabilité ; le salaire des travailleurs, la formation bruite du capital
fixe, les exportations des biens/services ; capital humain ; capital physique; et six indicateurs de
Kaufmann à savoir le contrôle de la corruption, la stabilité politique et absence de la violence la
qualité de régulation, la démocratie, le droit et règle et l’efficacité du gouvernement.
Cette partie est divisée en trois sections : la croissance du Pib, l’éducation et la santé il s’agira
de ressortir les différentes observations, de moyennes d’écart-type, des minimums et les maximums
des différentes variables.
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Accès à l'electricité 850 .8326634 3.505591 .2178352 4.60517
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Credit domestique privé 855 20.44335 18.1821 .449183 106.2603
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
fortes » pour mieux gérer les rentes de ces ressources. Ce qui leur permet d’éviter la malédiction
des ressources et de minimiser les fluctuations chroniques liées à la mauvaise gestion des rentes.
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
ressort de ce graphique que lorsque la rente du pétrole augmente, le taux d’alphabétisation
augmente positivement et de manière significative.
Cette section se portera sur deux sous sections à savoir : le principe d’estimation et le choix du
modèle économétrique
Pour évaluer les conditions de contribution des ressources naturelles à la relance de l’activité
économique que mesurons par le taux croissance, nous nous inspirons sur le modèle de croissance
utilisé par AtanganaOndoa (2013) mettant en relation gouvernance et croissance, puis du modèle
de croissance utilisé par Sachs et Warner (1997) qui met en ressources naturelles et croissance.
Dans ces modèles, ces auteurs procèdent en utilisant : le capital humain, le capital physique, le
capital financier, les IDE, le niveau moyen d’instruction du pays, le nombre de travailleurs, la
productivité globale des facteurs, les indicateurs de la gouvernance ainsi que d’autres indicateurs
économiques fondamentaux.
Ainsi, il est généralement admis que la croissance économique d’un pays est fortement
influencée par le capital physique, le capital humain, la technologie, la gouvernance et certains
indicateurs économiques fondamentaux tels que l’inflation et les exportations.
Dans le cadre notre travail nous retenons comme équation à estimer, celle s’inspirant des
travaux de Ferreira, Francisco & Berk (2014) sur les inégalités d’opportunités et la croissance
économique. L’équation originale de cette méthode est la suivante :
Yit = Yi ,t −1 + X it + ui + it [1]
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
deux équations : la première équation met en relation la croissance économique et les ressources
naturelles ; et la deuxième équation établit le lien entre les ressources naturelles et l’instrument.
S’agissant de la croissance économique en terme en termes de revenu/Pib, la formalisation du
modèle est alors la suivante :
Cette méthode bien que procurant des résultats plus précis que les techniques usuelles, présente
néanmoins quelques limites, car l’utilisation des variables retardées en niveau comme instruments
n’est pas toujours adéquate. En effet, Blundell et Bond (1998) ont montré que, sur de petits
échantillons, les coefficients pouvaient être sérieusement biaisés si les variables explicatives en
niveau présentent une forte corrélation. Aussi, l’approche qui sera privilégiée dans le cadre de cette
étude, est l’estimateur GMM en systèmes d’Arellano-Bover (1995)/Blundell-Bond (1998). Elle
consiste à combiner pour chaque période l’équation en différence première avec celle en niveau.
Dans l’équation en différence première, les variables sont alors instrumentées par leurs valeurs en
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
niveau retardées d’au moins une période. En revanche, dans l’équation en niveau, les variables sont
instrumentées par leurs différences premières (Guillaumont et Kangni, 2006).
4 Résultats et Interprétations
Cette seconde sous-section s’articulera autour de deux principaux points. Dans un premier
temps, nous présenterons les principaux résultats issus de nos estimations. Dans un second temps,
il sera question pour nous d’apporter une signification économique à ces différents résultats.
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
(0.01000) (0.0134) (0.0104) (0.00999) (0.00557)
Contrôle de la corruption -0.281*** -0.274*** -0.345*** -0.204** 0.00606
(0.0793) (0.0748) (0.0916) (0.104) (0.0546)
Accès à l'électricité -0.0293*** -0.0422*** -0.0332*** -0.0267** 1.46e-05
(0.00972) (0.0122) (0.0102) (0.0106) (0.00849)
Efficacité du gouvernement 0.195*** 0.243*** 0.203*** 0.160*** -0.0187
(0.0528) (0.0684) (0.0619) (0.0528) (0.0373)
Satiabilité politique 0.101** 0.0506 0.125** 0.0682 0.0681**
(0.0492) (0.0413) (0.0529) (0.0571) (0.0302)
Variables muettes temporelles Oui Oui Oui Oui Oui
Constant -0.156** 0.0199 -0.181* -0.116 -0.142***
(0.0717) (0.103) (0.0964) (0.0771) (0.0476)
Observations 421 348 414 421 89
Nombres d'observations 49 41 49 49 11
Fisher (p-value) 0 0 0 0 0
Hansen test (p-value) 0,143 0,121 0,297 0,126 0,164
AR (1) (p-value) 0,001 0,002 0,003 0,001 0,001
AR (2) (p-value) 0,443 0,491 0,303 0,406 0,976
Source auteurs : stata : les valeurs de la croissance économique (Revenu/Pib)
Tableau 5
22
RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Variables muettes temporelles Oui Oui Oui Oui
Constante 0.511*** 0.622*** 0.476*** 0.389**
(0.129) (0.139) (0.149) (0.163)
Observations 223 219 192 223
Nombre d'observation 44 43 36 44
Fisher (p-value) 0 0 0 0
Hansen test (p-value) 0,32 0,332 0,567 0,266
AR (1) (p-value) 0,02 0,027 0,04 0,019
AR (2) (p-value) 0,634 0,712 0,834 0,514
Source auteurs : stata : les valeurs de la croissance économique (Education)
Tableau 6
23
RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Source auteurs : stata : les valeurs de la croissance économique (Santé)
Sur le plan théorique également, nos résultats sont pour la plupart conformes aux travaux
antérieurs, le tableau 4 ci-dessus met en évidence les résultats des GMM permettant d’évaluer
l’effet de des ressources naturelles sur la croissance économique en termes de revenu/Pib. Pour
cela, cinq modèles ont été estimés : le modèle (1) où l’unique variable explicative d’intérêt est
l’ensemble des rentes de toutes les ressources naturelle, le modèle (2) qui prend en compte, la rente
des minerais ; le modèle (3) qui prend en compte, la rente forestière, le modèle (4) qui prend en
compte, les rentes du pétrole, le modèle (5) qui prend en compte, les rentes du charbon. En plus
24
RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
des ressources naturelles, les variables de contrôle dans l’optique d’apprécier la sensibilité de l’effet
des ressources naturelles. Ainsi, il sera question de présenter les résultats es modèles. Les résultats
en panel dynamique sont obtenus par la méthode des moments généralisés en système. Les critères
permettant de valider ces résultats sont : (1) le nombre d'instruments doit être inférieur à celui des
pays/group ; (2) le AR (1) doit être significatif ; le AR (2), la stat de Sargan, la stat de Hansen
doivent être non significatif.
Dans le cas d'espèce, toutes choses étant égalent par ailleurs, une augmentation de 1% des
rentes des ressources naturelles, entraine une augmentation de 0.00320 pourcentage du log Revenu.
Le coefficient des rentes des minerais est de 0.00191; toutes choses étant égalent par ailleurs, une
augmentation de 1% de la rentes des minerais, entraine une augmentation de 0.00191pourcentage
du log Revenu. Le coefficient des rentes forestière est de 0.00504; toutes choses étant égalent par
ailleurs, une augmentation de 1% des rentes forestière, entraine une augmentation de
0.00504pourcentage du log Revenu. Le coefficient des rentes du pétrole est de 0.000724; toutes
choses étant égalent par ailleurs, une augmentation de 1% du des rentes du pétrole, entraine une
augmentation de 0.000724pourcentage du log Revenu.
Sur le plan théorique également, nos résultats sont pour la plupart conformes aux travaux
antérieurs, le tableau 4 ci-dessus met en évidence les résultats des GMM permettant d’évaluer
l’effet de des ressources naturelles sur la croissance économique en termes taux d’alphabétisation.
Pour cela, quatre modèles ont été estimés : le modèle (1) où l’unique variable explicative d’intérêt
est l’ensemble des rentes de toutes les ressources naturelle, le modèle (2) qui prend en compte, la
rente forestières ; le modèle (3) qui prend en compte, la rente des minerais, le modèle (4) qui prend
en compte, les rentes du pétrole. En plus des ressources naturelles, les variables de contrôle dans
l’optique d’apprécier la sensibilité de l’effet des ressources naturelles. Ainsi, il sera question de
présenter les résultats es modèles. Les résultats en panel dynamique sont obtenus par la méthode
des moments généralisés en système. Les critères permettant de valider ces résultats sont : (1) le
nombre d'instruments doit être inférieur à celui des pays/group ; (2) le AR (1) doit être significatif
; le AR (2), la stat de Sargan, la stat de Hansen doivent être non significatif.
25
RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Dans le cas d'espèce, toutes choses étant égalent par ailleurs, une augmentation de 1% des
rentes des ressources naturelles, entraine une augmentation de 0.00405pourcentage du log
Education. Le coefficient des rentes des minerais est de 0.00242; toutes choses étant égalent par
ailleurs, une augmentation de 1% de la rentes des minerais, entraine une augmentation de
0.00242pourcentage du log Education. Le coefficient des rentes forestière est de 0.00591; toutes
choses étant égalent par ailleurs, une augmentation de 1% des rentes forestière, entraine une
augmentation de 0.00591pourcentage du log Education. Le coefficient des rentes du pétrole est de
0.00118; toutes choses étant égalent par ailleurs, une augmentation de 1% du des rentes du pétrole,
entraine une augmentation de 0.00118pourcentage du log Education.
Sur le plan théorique également, nos résultats sont pour la plupart conformes aux travaux
antérieurs, le tableau 4 ci-dessus met en évidence les résultats des GMM permettant d’évaluer
l’effet de des ressources naturelles sur la croissance économique en termes de santé(espérance de
vie). Pour cela, cinq modèles ont été estimés : le modèle (1) où l’unique variable explicative
d’intérêt est l’ensemble des rentes de toutes les ressources naturelle, le modèle (2) qui prend en
compte, la rente des minerais ; le modèle (3) qui prend en compte, la rente charbon, le modèle (4)
qui prend en compte, les rentes du pétrole. En plus des ressources naturelles, les variables de
contrôle dans l’optique d’apprécier la sensibilité de l’effet des ressources naturelles. Ainsi, il sera
question de présenter les résultats es modèles. Les résultats en panel dynamique sont obtenus par
la méthode des moments généralisés en système. Les critères permettant de valider ces résultats
sont : (1) le nombre d'instruments doit être inférieur à celui des pays/group ; (2) le AR (1) doit être
significatif ; le AR (2), la stat de Sargan, la stat de Hansen doivent être non significatif.
Dans le cas d'espèce, toutes choses étant égalent par ailleurs, une augmentation de 1% des
rentes des ressources naturelles, entraine une augmentation de 0.00128pourcentage du log Santé. Le
coefficient des rentes des minerais est de 0.000307; toutes choses étant égalent par ailleurs, une
augmentation de 1% de la rentes des minerais, entraine une augmentation de 0.000307pourcentage
du log Santé. Le coefficient des rentes du charbon est de 0.00272; toutes choses étant égalent par
ailleurs, une augmentation de 1% des rentes du charbon, entraine une augmentation de
0.00272pourcentage du log Santé. Le coefficient des rentes du pétrole est de 0.000100; toutes
26
RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
choses étant égalent par ailleurs, une augmentation de 1% du des rentes du pétrole, entraine une
augmentation de 0.000100pourcentage du log Santé.
Pour statuer de la robustesse des résultats, l’effet des ressources naturelles sur la croissance é
économique a été évalué. Pour ce faire, une estimation par les Doubles Moindres Carrés Ordinaires
DMC a été effectuée et les résultats sont présentés dans l’annexe 1. Il ressort que l’inégalité de
genre affecte négativement et négativement le bien-être monétaire en termes de revenu mesurer
par le produit intérieur brut par tête, de taux d’alphabétisation et d’espérance de vie. De plus, la
dépense de santé, le salaire, capital par tête, l’ouverture commerciale, gouvernance, , Accès à
l’internet, le crédit domestique privé sont les autres déterminants de la croissance économique
(exportation, inflation, formation brut du capital fixe). Ainsi, l’analyse fournie précédemment est
robuste pour deux raisons. Premièrement, la bonne gestion des ressources naturelles affectent
27
RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
toujours positivement et significativement la croissance économique même si l’amplitude est
moindre dans le cas des DMC. Deuxièmement, les autres déterminants (à part le quelques) et leur
signe sont les quasiment les mêmes que ceux obtenus dans le cas de la méthode des moments
généralisées.
5 Conclusion et Recommandation
Cet article avait pour but d’identifier l’impact des différentes rentes des ressources naturelles
sur la croissance économique en termes de croissance du Pib, le taux d’alphabétisation, l’Esperance
de vie. Compte tenu du fait que des ressources naturelles est un concept multidimensionnel, les
Indicateurs des ressources naturelles ont été identifiés. La croissance économique est une variable
quantitative continue puisqu’elle est mesurée par le produit intérieur brut (PIB) par tête du ménage,
l’éducation et santé. Le modèle des (GMM) moments généralisées a été utilisé puisque non
seulement la ressource naturelle est un facteur potentiellement endogène au bien-être monétaire
(revenu), mais aussi parce que on voulait comprendre l’effet d’inégalité du genre sur la croissance
économique dans la période antérieure et aussi que la dimension individuelle est deux plus que la
dimension temporelle. Les résultats obtenus de l’estimation de ce modèle ont illustré que
différentes rentes des ressources naturelles améliorent la croissance économique. En d’autre terme
ces différentes rentes des ressources naturelles affectent positivement et significativement la
croissance économique.
Les économistes telles Acemoglu et al.(2003), Aizenman et Pinto (2005), ont largement
démontré que les pays ayant des ressources naturelles doivent avoir des « institutions fortes » pour
mieux gérer les rentes de ces ressources. Ce qui leur permet d’éviter la malédiction des ressources
et de minimiser les fluctuations chroniques liées à la mauvaise gestion des rentes. Les institutions
recommandées sont par exemple un ensemble d'arrangements sociaux qui incluent des limites
constitutionnelles et sociales sur le pouvoir des politiciens et des élites, la règle de droit, les
dispositions pour la médiation des clivages sociaux, l'application de droits de propriété stricts, et
l'accès relativement large à l'éducation etc. « Si le produit des ressources naturelles était géré de
manière responsable, elle pourrait être une aubaine pour la société, permettant ainsi des précieux
investissements dans les infrastructures, le capital humain, les services sociaux et autres biens
publics» Mailey (2015). En s'appuyant sur l'histoire économique, Chalmin (2017) indique dans
28
RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
quelles conditions l'exploitation des ressources naturelles d'un pays ou d'une région peut être source
de croissance. En réalité, pour que les ressources naturelles relancent l’activité économique
plusieurs dimensions doivent être examinées. Acemogluet al. (2003) réclament la présence des
institutions fortes, qui constitue une condition sine qua non pour la stabilité macroéconomique.
North (1994) définit les institutions comme une contrainte imposée par les individus afin de régir
leurs interactions. Acemoglu (2008) attribue, dans son ouvrage sur les déterminants de la
croissance, une place prépondérante aux institutions. A partir de là un certain nombre de
recommandations peuvent être formulées :
➢ Promouvoir les institutions les institutions fortes, demeurent la condition indispensable permettant
de gérer efficacement les rentes. Afin de relancer l’activité économique et minimiser les
fluctuations de l’activité économique causées par les ressources naturelles.
➢ Les pays d’Afrique doivent veillez au maintien de la stabilité politique, améliorer l’efficacité des
administrations publiques, ainsi que veiller au respect strict des principes d’Etat de droit notamment
à travers le respect des contrats
➢ Diversifier l’économie. cette recommandation découle du fait que les économies africaines sont
dépendantes de leurs ressources naturelles dû par l’abondance des ressources naturelles sur le
continent africain attirant beaucoup plus les entreprises du secteur extractif qui ne créent pas de
réelle valeur ajoutée et donc leurs effets sur la croissance et le développement des pays africains
sont faibles.
29
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Annexe 1.1 : Résultats des estimations de robustesse le Revenu/Pib (Tableau )
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Annexe 1.2 : Résultats des estimations de robustesse pour l’Education (Tableau 8)
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RESSOURCES NATURELLES ET CROISSANCE ECONOMIQUE EN AFRIQUE
Annexe 1.3 : Résultats des estimations de robustesse pour la Santé (Tableau 9)
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