Chap 5
Chap 5
Dans le cas du flambage, les formules établies tiennent compte des déformations qui ne
peuvent plus être supposées infiniment petites et négligées, de même, les forces extérieures ne
sont plus proportionnelles aux déformations.
3- Notion de la stabilité :
Pour un corps élastique, tout comme pour un corps rigide, on peut parler de stabilité ou
d’instabilité des positions d’équilibre.
Un système est stable si et seulement si, écarté de sa position d'équilibre, il tend à y revenir.
1 3
Chapitre I Généralité sur le flambement
Le phénomène de perte de stabilité pour les corps élastiques peut-être observé sur
toute une série d’exemple. Le cas le plus simple est la perte de stabilité d’une tige comprimée
de manière axiale.
Il y a des lois théoriques comme celle d`EULER, il y a d`autre qui sont plus au moins
expérimental.
5- Etude théorique :
Le flambement peut être évité si la force de compression applique au poteau est inférieure a
un seuil critique appelé : charge critique d`Euler :
De la nature du matériau ;
Des caractéristiques géométriques de la poutre;
Des conditions d'appui imposées
24
Chapitre I Généralité sur le flambement
Le flambage d une colonne se produit dés le moment ou une flèche horizontale (déflexion)
apparait.
Dés lors, la poutre peut se briser (flambage: a éviter a tout prix) [1]
7- Formule d`Euler :
Lorsqu’une pièce élancée est comprimée une flexion parasite se produit à partir d’une
certaine contrainte. Cette contrainte est appelée contrainte critique ou contrainte d’Euler. Lors
du flambement on se trouve dans le cas de grandes déformations où la linéarité contrainte-
déformations n’est plus assurée, voire on se trouve dans le domaine plastique. [1]
3
Chapitre I Généralité sur le flambement
𝒅𝟐 𝒚
M = -EIz 𝒅𝒙
M = Ny
𝒅𝟐 𝒚
EIz = + 𝑵𝒚 = 𝟎
𝒅𝒙
On pose :
𝑵
𝜶𝟐 =
𝐄𝐈𝐳
4
Chapitre I Généralité sur le flambement
D’où :
y’’ +𝜶𝟐 𝒚 = 𝟎
𝝅𝟐 𝐄𝐈𝐳 𝝅 𝟐 𝑬 𝐈𝐳 𝝅𝟐 𝑬
𝝈cr = = = . 𝒊𝟐
𝒍ₒ𝟐 𝑨 𝒍ₒ𝟐 𝑨 𝒍ₒ𝟐
𝐈𝐳
On définit : 𝒊 = √𝑨 rayon de giration minimum.
𝝅𝟐 𝑬 𝑬
𝝈cr = 𝝀cr = 𝝅√𝐟𝐲
𝝀𝟐
𝝀𝐜𝐫 Correspond a l’élancement pour lequel la contrainte critique 𝝈cr est égale a 𝐟𝐲
𝟐.𝟏.𝟏𝟎𝟓
𝝀𝐜𝐫 = 𝝅√ = 𝟗𝟑. 𝟗
𝟐𝟑𝟓
5
Chapitre I Généralité sur le flambement
𝝀
Pour une pièce quelconque, on pose 𝝀̅ = 𝝀𝐜𝐫 𝝀̅ est appelé élancement réduit
D’où :
𝐟𝐲
𝝈cr = ̅̅̅𝟐̅
𝝀
𝑵𝒄
σcrit = 𝑨
Donc :
σcrit = 𝝅²𝑬𝑰
𝒍².𝑨
6
Chapitre I Généralité sur le flambement
8- La longueur de flambement :
8-1 Coefficient de la longueur de flambement :
On a :
lƒ = k ƒ lₒ
lₒ : Longueur au flambement
On utilise se coefficient kf pour savoir par combien il faut multiplier la longueur d’une poutre
pour trouver la charge critique d’Euler Nc . [1]
7
Chapitre I Généralité sur le flambement
Cette formule est utilisée dans le domaine des faibles élancements ou la formule d’Euler
donne des valeurs trop favorables, donc, présentant moins de sécurité. [8]
11- Principe de la méthode de Dutheil :
11-1- Principe :
La méthode de Dutheil est une méthode qu`on utilise pour les poutres comprimer sans prendre
en comte son élancement, les valeurs obtenus par cette méthode son proche de celle obtenus
expérimentalement.
On a une force F, pour qui la poutre fléchisse, ses contraintes dans une section droite son des
contraintes normales provoquée par une sollicitation composée de compression-flexion. [11]
𝑵 𝑴ƒ𝒛
σmax=| 𝑺 − 𝑰𝑮𝒛 |
𝒗
10
8
Chapitre I Généralité sur le flambement
|Mƒz|max = F× 𝒂 𝑭
𝟏−𝑭𝒄
Avec :
𝝅²𝑬𝑰𝒈𝒛
Fc =
𝑳²
On écrit alors pour une charge axiale |𝑵| = F :
σmax = 𝑭𝑺 + 𝝅²𝑬𝒂𝒗
𝑳²
×
𝑭
𝑭𝒄−𝑭
(1)
σc= 𝑭𝒄
𝑺
(Contrainte critique d’Euler)
Dans la relation (1) exprimant la contrainte normale total 𝝈, posons pour simplifier les
écritures :
𝝅²𝑬𝒂𝒗
σₒ= 𝑳²
σₒ est homogène à une contrainte).
(
Exprimons comme condition limite que σ ≤ σe pour une charge axiale F= σs, ce qui
revient à dire que la poutre sera calculée en compression mais en majorant la contrainte pour
tenir compte du moment de flexion.
La relation (1) s’écrit alors après simplification par S :
σe + σc + σ₀ = σt
11
9
Chapitre I Généralité sur le flambement
σt = σc + 1,3 σe
Ce qui évite le calcul de σ₀. Notons que cette expression (3) repose sur une
vérification expérimentale. La résolution de (2) donne alors :
σ ≤𝟏𝟐σt – √𝛔𝟒 𝐭²
– σe σc
A note:
Cette formule de Dutheil est vraie quel que soit l’élancement de la poutre.
Notons cependant que la relation (4) ne fait intervenir aucun coefficient de sécurité.
Avec :
𝝀 𝒄𝒐𝒍𝒐𝒏𝒏𝒆
𝝀 = 𝝀 𝐥𝐢𝐦 𝒅`𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓
𝝀: Élancement réduit
𝑬
𝝀lim d`Euler = π√𝑹𝒆
𝒍ƒ
𝝀col = 𝒓
12
10
Chapitre I Généralité sur le flambement
σc = 𝑵𝒄
𝑨
𝑹𝒆
= (𝟏+𝝀𝟐 )
Suivant la valeur de l’élancement ƛ, il est d’usage d’employer l’une des trois relations
suivantes, On notera que pour des élancements croissants, la limite décroit
Poutres courtes : 𝝀< 20 (acier) :
𝝈𝒑𝒄.𝑺
On utilisera la formule expérimentale de Rankine : F= 𝝀 Rankine
𝟏+( )²
𝝀𝒄
𝝈𝒑𝒄.𝑺
Calcul au flambement d’Euler : F= 𝝀 Euler [11]
𝟏+( )²
𝝀𝒄
Monsieur Vierendeel (1) attire l’attention sur le danger des pièces comprimées dans les
constructions métalliques. Il écrit “On peut dire que sur dix écroulements survenus dans les
constructions métalliques, il y en a huit dus au flambage.”
13
11
Chapitre I Généralité sur le flambement
Le danger d’instabilité existe donc dans toute structure comprimée. Nous en avons de
3 sortes :
14
12
Chapitre I Généralité sur le flambement
Il est nécessaires de prendre en compte sous forme chiffrée les imperfections réelles
comme celles de rectitude ou de centrage, qui font que l’on n’a pas une bifurcation
d’équilibre, mais bien une divergence de plus en plus prononcée qui va conduire la pièce à la
ruine dés atteinte d’un effort normal plus ou moins éloigné de la valeur critique d’Euler, mais
toujours inférieur à celui-ci.
𝝅𝑿
Y0(X) = e0 𝐬𝐢𝐧 𝒍₀
15
13
Chapitre II Aspect théorique du flambement
II Aspect théorique du flambement
1- Poutre bi-articulée :
Euler a étudier les pièce soumise a la compression simple donc au flambement simple
Une poutre bi-articulée à ses extrémités et droite, soumise à un effort normal de compression
centré N, appliqué dans l’axe ox, dont les dimensions transversales sont faibles en regard de la
longueur (grand élancement), dont les inerties sont maximale dans le plan z0x et minimale
dans le plan y0x (voir figure 1).
Lorsque N augmente, à partir de zéro, l’état d’équilibre rectiligne initial évolue vers
un état curviligne fléchi.
Alors que:
M = Ny
Donc :
𝒅²𝒚
EIz + Ny = 0
𝒅𝒙²
𝑵
En posant : α = √𝑬𝑰
16
14
Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝒚 = 𝑨 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒙 + 𝑩 𝐜𝐨𝐬 𝜶𝒙
- pour x= 0, y(0) = 0, B= 0
- pour x= lₒ, y(0) = 0, Asinαlₒ = 0
Si sinαlₒ ≠ 0, A = 0 et y(x) = 0 quel que soit x. Dans ce cas, seul l’équilibre rectiligne
est possible.
𝒌𝝅 𝑵
α= = √𝑬𝑰
𝒍ₒ
Ou bien :
𝒌²𝝅²𝑬𝑰
N= 𝒍₀²
-Si k = 0, N = 0, la poutre reste rectiligne, pour qu’elle soit fléchie, il faut que k soit au moins
égal à 1, pour obtenir la valeur minimale de N, qui correspond à un équilibre fléchi de la
poutre.
Ce qui vaut donc :
𝝅²𝑬𝑰
Nk = 𝒍₀²
y = A sin αx
On remarque que l’allure de la déflexion est une courbe sinusoïdale, on ne peut pas
obtenir l’amplitude du flambement notée par A.
17
15
Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝑵𝒌
σk = 𝑨
𝝅²𝑬 𝑰 𝝅²𝑬
σk = . = . i²
𝒍₀² 𝑨 𝒍₀²
Avec :
𝑰
I = √𝑨 : Rayon de giration minimal, correspondant à l’inertie I minimale
𝒍²
𝝀= : L’élancement maximal.
𝒊
Finalement :
𝝅²𝑬
σk = 𝝀²
Pour σk = σe, (la limite de bifurcation d’équilibre), correspond un élancement critique qui
𝑬 𝟐𝟏𝟎𝟎𝟎𝟎
𝝀k = π√𝛔𝒌 = π√ = 93
𝟐𝟑𝟓
18
16
Chapitre II Aspect théorique du flambement
En posant:
𝑵
α = √𝑬𝑰
La solution de l’équation:
𝑷
y = A sin αx + B cos αx + 𝑵x
y (0) = 0, soit B = 0
19
17
Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝑷
y(l₀) = 0, soit A sin αl₀ + 𝑵 l₀ = 0
𝑷
y'(l₀) = 0, soit Aα cos αl₀ + 𝑵 = 0
Soit :
𝟒,𝟓 𝑵
α= = √𝑬𝑰
𝒍₀
Donc :
𝝅²𝑬𝑰
Nk = 2 𝒍₀²
On obtient :
𝒍₀√𝟐
lk = = 0,7l₀
𝟐
3- Poutre bi-encastrée :
L’équation différentielle est :
𝒅²𝒚
EIz 𝒅𝒙² = M
M = –Ny + Cx + D
Par conséquent :
𝒅²𝒚
EIz 𝒅𝒙² + Ny = Cx + D
y = A cos αx + B sin αx + Cx + D
20
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Chapitre II Aspect théorique du flambement
- y(0) = y (l₀) = 0
𝐀 + 𝐃 = 𝟎
𝐁𝛂𝐥𝟎 + 𝐂 = 𝟎
On a: {
𝐀 𝐜𝐨𝐬 𝛂𝐥 + 𝐁 𝐬𝐢𝐧 𝛂𝐥𝟎 + 𝐂𝐥𝟎 + 𝐃 = 𝟎
𝟎
- y(0) = y'(l₀) = 0
Si:
En développant on obtient :
Ou :
21
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Chapitre II Aspect théorique du flambement
αl₀ = 2π
D’une manière générale, selon les conditions aux appuis, la force critique d’Euler vaut :
𝝅²𝑬𝑰
Nk = m 𝒍₀²
𝝅²𝑬𝑰 𝒍₀
Nk = avec lf = [2]
𝒍₀² √𝒎
4- Poutre encastrée-libre :
L’équation de la déformée s’écrit :
↔ EIGZy'' + Ny = 0
𝑵
↔ y'' + 𝐄𝐈 y = 0 (Equation différentielle de 2eme ordre)
𝐆𝐙
y = A cos αx + B sin αx
𝑵
avec : α² = 𝐄𝐈 𝐆𝐙
22
20
Chapitre II Aspect théorique du flambement
Pour x = 0, y(0) = 0 ;
Donc A = 0
⇒ sin α 2l = 0
n = 1 1 er mode de flambement :
𝝅
⇒ α = 𝟐𝒍
Equation de la déformée :
𝝅𝒙
y(x) = B sin ( 𝟐𝒍 )
De l’équation 1 et 2 :
𝝅² 𝑵
⇒ α² = 𝟒𝒍² = 𝐄𝐈𝐆𝐙
Pour une poutre comprimée de section S, la contrainte critique 𝝈c est définie par la relation :
σc = 𝑵𝒄𝒔 ↔ σc = 𝝅²𝐄𝐈
𝒍ƒ².𝑺
𝐆𝐙
On a :
𝐈𝐦𝐢𝐧
r=√ le rayon de giration,
𝒔
Et :
𝒍ƒ 𝟐𝒍
𝝀= avec lƒ = 2l ↔ 𝝀=
𝒓 𝒓
23
21
Chapitre II Aspect théorique du flambement
σc = 𝝅²𝑬
ƛ²
D’où :
𝒅²𝒚
= α²(y + y₀) = 0
𝒅𝒙²
24
22
Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝒅²𝒚 𝝅𝒙
+ α² (y + α sin )=0 (1)
𝒅𝒙² 𝒍
𝒅²𝒚 𝝅² 𝝅𝒙
=–D sin
𝒅𝒙² 𝒍² 𝒍
𝟏
Elle est maximale à l’abscisse x = 𝟐
Soit :
𝜶
Ymax = f = 𝝅² (2)
–𝟏
𝜶²𝒍²
𝑵 𝝅²𝑬𝑰
Compte tenu que :α² = et Nk = s`écrit encore :
𝑬𝑰 𝒍²
𝜶
f = 𝐍𝐤
–𝟏
𝑵
𝜶
ft = α + f = 𝑵 (3)
𝟏–
𝐍𝐤
25
23
Chapitre II Aspect théorique du flambement
σe = 𝑵𝑨 + 𝑵𝒇𝒗
𝑰
𝑰 𝒊²
Compte tenu que c = 𝒗𝑨 = , i tant le rayon de giration et c la distance du centre de gravité de
𝒗
σe = σ ( 1 + 𝜶𝒄 𝛔𝐤𝛔– 𝛔) (4)
𝛔
𝛔𝐤 – 𝛔 = Coefficient d’amplification de la flèche initiale
𝜶 𝛔
(1 + ) Coefficient d’amplification de la contrainte.
𝒄 𝛔𝐤 – 𝛔
𝑵 𝝅²𝑬
La charge de ruine N est obtenue par la relation (4), en portant σ = 𝑨 et σk = .On
ƛ²
- Equation de la déformée :
𝒅²𝒚
+ α²y = 0
𝒅𝒙²
- Solution générale :
y = A sin αx + B cos αx
y(0) = e, soit B = e
𝟏 –𝒄𝒐𝒔 𝜶𝒍
y(l) = e, soit A = e 𝒔𝒊𝒏 𝜶𝒍
26
24
Chapitre II Aspect théorique du flambement
D’où
𝟏 –𝒄𝒐𝒔 𝜶𝒍
y = e ( cos αx + sin αx )
𝒔𝒊𝒏 𝜶𝒍
𝟏
- Flèche totale maximale, pour x = 𝟐 :
𝒍 𝒍 𝟏 –𝒄𝒐𝒔 𝜶𝒍
e + f = e [ cos α𝟐 + sin α𝟐 ]
𝒔𝒊𝒏 𝜶𝒍
Or :
𝜶𝒍
cos αl = 1 – 2 sin ² 𝟐
𝜶𝒍 𝜶𝒍
sin αl = 2 sin cos
𝟐 𝟐
𝟏 –𝐜𝐨𝐬 𝜶𝒍 𝜶𝒍
= tan
𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒍 𝟐
Soit :
𝟏
f=e( 𝜶𝒍 – 1 ) (5)
𝒄𝒐𝒔
𝟐
- Lorsque N = 0, f = 0 (état initial)
- Lorsque N → Nk, f→ ∞ ( état de ruine)
𝑵 𝑵 ( 𝒆+ ƒ)𝒗
σe = 𝑨 + 𝑰
𝒊²
Qui s’écrit encore, en portant c = et ƒ tirée de la relation (5) :
𝒗
𝑵 𝒆
σe = 𝑨 ( 1 + 𝜶𝒍 )
𝒄 .𝒄𝒐𝒔
𝟐
𝜶𝒍 𝑵 𝒍 𝝀 𝑵
Or: cos = cos √𝑬𝑰 . 𝟐 = cos 𝟐 √𝑬𝑰
𝟐
𝑵 𝒆 𝟏
Soit enfin : σe = 𝑨 ( 1 + 𝒄 𝝀 𝑵
) (6)
𝒄𝒐𝒔 √
𝟐 𝑬𝑨
27
25
Chapitre II Aspect théorique du flambement
La charge de ruine N peut etre obtenue par resolution de l’equation (6) ; cependant,
plus simplement, tant que N reste faible vis-a-vis de Nk (petites déformations), on peut
admettre avec une précision suffisante, αl etant faible, que :
𝜶𝒍 𝜶²𝒍²
cos =1–
𝟐 𝟖
𝟏
ƒ=e( 𝜶²𝒍² – 1)
𝟏–
𝟖
𝑁
En portant α² = , on obtient finalement :
𝐸𝐼
𝟖𝑬𝑰ƒ
N = 𝒍²(𝒆+ƒ)
Il s’agit dans ce cas, d’une poutre idéale rectiligne, soumise simultanément à un effort normal
N et à un moment fléchissant Mₒ.
En comparaison au flambement simple, il y a dans e as une amplification de la déformée et
don des contraintes de flexion et de compression.
Si Mₒ(x) est le moment fléchissant initial, le moment fléchissant total dans la poutre,
comprimée et fléchie, vaut :
M(x) = Mₒ(x) +Ny
La déformée a pour équation :
𝒅²𝒚
EI=𝒅𝒙² + Ny = - Mₒ(x)
28
26
Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝒍−𝜶
Nous avons : si x≤ 𝜶 𝝁(𝒙) = Qx 𝒍
𝒍−𝜶
si x≥ 𝜶 𝝁(𝒙) = Qa 𝒍
L’intégrale générale a pour expression :
- Si 0 ≤ 𝒙 ≤ 𝜶
𝑸 𝒍−𝜶
y(x) = A 𝐜𝐨𝐬 𝜶 + 𝜷 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝑿 + 𝒙
𝑵 𝒍
- Si 𝜶 ≤ 𝒙 ≤ 𝒍
𝑸 𝒍−𝒙
y(x) = C𝐜𝐨𝐬 𝜶𝒙 + 𝑫 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒙 + 𝒂
𝑵 𝒍
𝑸 𝐬𝐢𝐧 𝜶(𝒍−𝜶)
B = − 𝜶𝑵 ;
𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒍
C = − 𝐭𝐚𝐧 𝜶𝒍 ;
𝑸 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒂 𝑸
D = 𝜶𝑵 𝐭𝐚𝐧 𝜶𝒍 → 𝑪 = − 𝜶𝑵 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒂
Finalement :
- Si 𝟎 ≤ 𝒙 ≤ 𝒂:
𝑸 𝐬𝐢𝐧 𝜶(𝒍−𝒂) 𝑸 𝒍−𝒂
𝒚(𝒙) = − 𝜶𝑵 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒍 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒙 + 𝑵 𝒙 𝒍
- Si 𝜶 ≤ 𝒙 ≤ 𝒍:
𝑸 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒂 𝑸 𝑳−𝒙
𝒚(𝒙) = 𝜶𝑵 𝐬𝐢𝐧 𝜶𝒍 𝐬𝐢𝐧 𝜶(𝒍 − 𝒙) + 𝑵 𝜶 𝒍
𝟏 𝟏
Pour 𝒙 = 𝟐 et 𝒂 = 𝟐
𝜶𝒍 𝒍 𝑵 𝝅 𝑵
𝝁= = √ = √
𝟐 𝟐 𝑬𝑰𝒛 𝟐 𝑵𝒌
𝑸𝒍𝟑 𝟑(𝒕𝒈𝒖−𝒖)
ymax = −
𝟒𝟖𝑬𝑰𝒛 𝒖𝟑
𝑸𝒍 𝒕𝒈 𝒖
ymax = 𝟒 𝒖
29
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Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝒒𝒙 𝜶𝒍
𝝁(𝒙) = (𝒍 − 𝒙) En posant : u= ; il vient :
𝟐 𝟐
𝟐𝒙
𝑸𝒍𝟒 𝐜𝐨𝐬 [𝒖 (𝟏 − )] 𝟐
𝒚(𝒙) = [𝟏 − 𝒍 ] + 𝒒𝒍 𝒙 (𝒍 − 𝒙)
𝟏𝟔𝑬𝑰𝒛 . 𝒖𝟒 𝐜𝐨𝐬 𝝁 𝟖𝑬𝑰𝒛. 𝒖𝟐
𝒍
La flèche maximale pour 𝒙 = 𝟐 s’écrit :
𝟓 𝒒𝒍𝟒 𝟐𝟒(𝟏−𝐜𝐨𝐬 𝒖)−𝟏𝟐𝒖𝟐 𝐜𝐨𝐬 𝒖
ymax = 𝟑𝟖𝟒 𝑬𝑰𝒛 𝟓𝒖𝟒 𝐜𝐨𝐬 𝒖
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Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝒅𝟐 𝒚 𝑴 𝒅 𝑽
𝟐
=− + ( )
𝒅𝒙 𝑬𝑰 𝑬𝑰 𝑮𝑨𝟏
𝒅𝟐 𝒚 𝑵𝒚 𝑵 𝒅𝟐 𝒚
= − + .
𝒅𝒙𝟐 𝑬𝑰 𝑮𝑨𝟏 𝒅𝒙𝟐
Soit :
𝒅𝟐 𝒚 𝑵 𝑵
𝟐
(𝟏 − )+ 𝒚=𝟎
𝒅𝒙 𝑮𝑨𝟏 𝑬𝑰
Posons :
𝑵
𝜷𝟐 =
𝑬𝑰 [𝟏 𝑵 ]
𝑮𝑨𝟏
L’équation devient :
𝒅𝟐 𝒚
+ 𝜷𝟐 𝒚 = 𝟎
𝒅𝒙𝟐
Elle est analogue à l’équation différentielle du (II.1) Précédent, et se résout de la même façon.
𝝅𝟐 𝑬𝑰
La force critique de flambement, qui valait Nk = , est réduite en raison de l’influence de
𝒍𝟐 𝒌
- Sinon :
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Chapitre II Aspect théorique du flambement
𝒅𝟐 𝒚 𝑵
(𝟏 − )=𝟎
𝒅𝒙𝟐 𝑮𝑨𝟏
𝑵
Ce qui est vérifié pour 𝑮𝑨𝟏 = 𝟏, c’est à-dire que la force critique de flambement d’effort
tranchant est :
N’’k = GA1
En général, on a :
𝝅𝟐 𝑬𝑰 𝐍𝐤
Nk = (𝟏 − 𝑮𝑨𝟏)
𝒍𝟐 𝒌
C'est-à-dire :
𝐍𝐤
Nk = N’k (𝟏 − 𝐍’’𝐤)
Ou encore :
𝟏 𝟏 𝟏
= +
𝐍𝐤 𝐍’𝐤 𝐍’’𝐤
Si la diminution est faible pour les poutres à âme pleine, et négligeable, elle est, au
contraire, sensible pour les poutres triangulées. [2]
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