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Capsule N°133

Le document présente des conseils pratiques pour la gestion des risques fiscaux en entreprise, soulignant l'importance d'une approche structurée incluant identification, évaluation, traitement, suivi et communication des risques. Il insiste sur la nécessité d'une stratégie fiscale proactive pour optimiser la charge fiscale et améliorer la conformité, tout en intégrant cette stratégie dans la gestion financière globale de l'entreprise. Enfin, il recommande de s'entourer de conseils spécialisés et de réaliser des audits fiscaux préventifs pour prévenir les risques et garantir la pérennité de l'entreprise.

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Capsule N°133

Le document présente des conseils pratiques pour la gestion des risques fiscaux en entreprise, soulignant l'importance d'une approche structurée incluant identification, évaluation, traitement, suivi et communication des risques. Il insiste sur la nécessité d'une stratégie fiscale proactive pour optimiser la charge fiscale et améliorer la conformité, tout en intégrant cette stratégie dans la gestion financière globale de l'entreprise. Enfin, il recommande de s'entourer de conseils spécialisés et de réaliser des audits fiscaux préventifs pour prévenir les risques et garantir la pérennité de l'entreprise.

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Les conseils

pratiques pour la
gestion des risques
fiscaux de
l’entreprise
CAPSULE N°133

MRCF
22/07/2025
Les conseils pratiques pour la gestion
des risques fiscaux de l’entreprise
Les impôts directs ou indirects, qu’ils émanent de quelque niveau de pouvoir que ce soit, sont
devenus au fil du temps de plus en plus complexes, sans compter qu’ils font l’objet de modifications
législatives répétées, et parfois d’interprétations souvent délicates ou changeantes de la part des
cours et tribunaux.
L’expérience apprend que quelques conseils de base appliqués de manière systématique peuvent
permettre d’éviter de désagréables surprises.
Pour gérer efficacement les risques fiscaux, une entreprise doit adopter une approche structurée qui
comprend l'identification, l'évaluation, le traitement, le suivi et la communication des risques.
Il est également crucial de s'entourer de conseils appropriés, d'établir une stratégie fiscale claire et de
maintenir une bonne relation avec les autorités fiscales.
Conseils pratiques pour la gestion des risques fiscaux:
1. Identifier les risques fiscaux:
Analyser les activités de l'entreprise:
Examiner toutes les opérations, transactions et activités susceptibles de générer un risque fiscal.
Identifier les obligations fiscales spécifiques:
Tenir compte de la nature de l'activité, de la forme juridique de l'entreprise et de son secteur
d'activité.
Considérer les risques spécifiques liés à l'internationalisation:
Si l'entreprise opère à l'étranger, identifier les risques liés aux législations fiscales de différents
pays.
Tenir compte des changements fiscaux:
Les lois et réglementations fiscales évoluent constamment, il est important de se tenir informé des
changements pertinents.
2. Évaluer les risques:
Déterminer la probabilité de réalisation du risque:
Évaluer la probabilité qu'un risque identifié se concrétise.
Évaluer l'impact potentiel:
Déterminer les conséquences financières et opérationnelles d'un risque en cas de réalisation.
Classer les risques:
Hiérarchiser les risques en fonction de leur probabilité et de leur impact.
3. Traiter les risques:
Mettre en place des mesures de contrôle:
Développer des procédures et des contrôles internes pour minimiser les risques identifiés.
Éviter les opérations risquées:
Si possible, éviter les opérations qui présentent un risque fiscal élevé.
Souscrire une assurance fiscale:
Si nécessaire, envisager une assurance pour couvrir certains risques fiscaux.
Adopter une politique fiscale claire:
Établir une politique fiscale qui guide les décisions et les actions de l'entreprise.
4. Suivre et contrôler les risques:
Mettre en place un suivi régulier des risques:
Surveiller l'évolution des risques et l'efficacité des mesures de contrôle.
Effectuer des audits fiscaux réguliers:
Des audits fiscaux réguliers permettent de détecter les erreurs et les lacunes dans le système de
gestion des risques.
Mettre à jour les mesures de contrôle:
Adapter les mesures de contrôle en fonction de l'évolution des risques et des changements
législatifs.
5. Communiquer et faire un reporting:
Communiquer clairement les risques aux parties prenantes:
Informer les employés, la direction et le conseil d'administration des risques identifiés et des
mesures prises pour les gérer.
Rendre compte des résultats de la gestion des risques:
Présenter régulièrement des rapports sur l'état de la gestion des risques fiscaux.
6. S'entourer de conseils appropriés:
Faire appel à des experts fiscaux:
Consulter des experts fiscaux pour obtenir des conseils sur la gestion des risques et la conformité
fiscale.
Se former et former ses équipes:
Assurer la formation continue des équipes en matière de fiscalité et de gestion des risques.
7. Maintenir une bonne relation avec les autorités fiscales:
Communiquer ouvertement avec les autorités fiscales:
Établir une relation de confiance avec les autorités fiscales.
Répondre rapidement aux demandes des autorités fiscales:
Répondre aux demandes de renseignements et coopérer pleinement avec les autorités fiscales.
En suivant ces conseils, une entreprise peut améliorer sa gestion des risques fiscaux, réduire les
risques de sanctions et de litiges, et améliorer sa conformité fiscale.
Des professionnels en gestion fiscale conseillent BDO de mettre en place un cadre de contrôle fiscal
efficace pour identifier, évaluer et gérer les risques.

Choisir sa stratégie fiscale et non la subir


Il ne faut pas subir les impôts comme des fatalités inévitables en toutes situations; si l’entrepreneur
comprend que certains investissements et/ou dépenses ont des régimes ou des conséquences
particulières, il intégrera ces données de manière correcte dans sa stratégie d’entreprise.
Il se doit de connaître un tant soi peu l’influence des choix qu’il effectue sur sa marge nette après
impôt.
Il doit aussi avoir conscience des conséquences en termes de gestion administrative qui y sont liées.
Si l’entrepreneur ne s’y intéresse pas un minimum, il néglige la maîtrise de ses coûts réels.
Il est crucial de choisir sa stratégie fiscale et de ne pas la subir.
Cela implique de prendre des décisions éclairées sur la manière d'organiser ses affaires pour
optimiser la charge fiscale, en utilisant les outils et les dispositifs légaux mis à disposition.
Une stratégie fiscale proactive permet de mieux maîtriser les coûts et de maximiser les opportunités
de développement, plutôt que de simplement accepter les impôts comme une fatalité.
Pourquoi choisir sa stratégie fiscale ?
Réduction de la charge fiscale:
Une stratégie bien pensée permet de minimiser le montant des impôts dus, libérant ainsi des
ressources pour d'autres besoins ou investissements.
Optimisation des revenus et du patrimoine:
Elle permet de structurer ses activités et ses investissements de manière à bénéficier des régimes
fiscaux les plus avantageux.
Maîtrise des risques fiscaux:
Une stratégie proactive permet d'anticiper les changements législatifs et d'éviter les mauvaises
surprises en matière de fiscalité.
Amélioration de la compétitivité:
En réduisant ses coûts fiscaux, une entreprise peut améliorer sa rentabilité et sa compétitivité sur le
marché.
Adaptation aux objectifs personnels et professionnels:
La stratégie fiscale doit être alignée sur les objectifs de long terme de l'individu ou de l'entreprise,
qu'il s'agisse de développement, de transmission de patrimoine, etc.
Comment choisir sa stratégie fiscale ?
1. Comprendre le système fiscal:
Il est essentiel de bien connaître les règles fiscales applicables, les différents régimes, les
déductions, les crédits d'impôt, etc.
2. Définir ses objectifs:
Déterminer clairement ses objectifs financiers et patrimoniaux (revenus, investissements, etc.).
3. Analyser sa situation:
Évaluer sa situation personnelle ou celle de son entreprise (revenus, charges, activités, etc.).
4. Choisir les outils adaptés:
Utiliser les dispositifs fiscaux pertinents (déductions, réductions, crédits d'impôt, etc.).
5. Se faire accompagner:
Consulter un professionnel (expert-comptable, avocat fiscaliste) pour bénéficier de conseils
personnalisés.
6. Planifier à long terme:
Élaborer une stratégie fiscale qui tienne compte des objectifs à long terme et qui soit adaptée aux
évolutions législatives.
Exemples de stratégies fiscales:
Investissements immobiliers:
Choisir le régime fiscal le plus adapté à la location (revenus fonciers, régime micro-foncier, etc.).
Entreprise individuelle ou société:
Choisir la structure juridique la plus avantageuse sur le plan fiscal (entreprise individuelle, EURL,
SARL, etc.).
Optimisation de la TVA:
Profiter des règles de déduction de la TVA, notamment pour les entreprises qui réalisent des achats
et des ventes.
Retraite:
Utiliser les dispositifs de retraite (PER, PERP) pour bénéficier de déductions fiscales.
Conclusion:
La stratégie fiscale est un élément essentiel de la gestion financière. En prenant des décisions
éclairées, il est possible de réduire sa charge fiscale, d'optimiser ses revenus et de maîtriser les
risques liés à la fiscalité.
Il est donc important de ne pas subir les impôts, mais de les choisir en fonction de ses objectifs et de
sa situation.

Intégrer la stratégie fiscale dans la stratégie


financière de l’entreprise et y intégrer la stratégie
des actionnaires de l’entreprise
Le coût fiscal est une variable connexe à la gestion financière de l’entreprise.
La bonne appréhension de la stratégie fiscale dépasse l’aspect purement formel d’une charge
récurrente.
En l’appliquant de manière cohérente avec la vision à moyen et long terme des dirigeants et
actionnaires, elle se révèle créative de valeur ajoutée réelle.
A titre d’exemple, des revenus non déclarés ne seront jamais valorisés, sans compter la menace réelle
qu’ils représentent pour la continuité de l’entreprise et son image.
L'intégration de la stratégie fiscale dans la stratégie financière d'une entreprise, ainsi que la prise en
compte des actionnaires, est cruciale pour une gestion efficace et pérenne.
Cela implique d'aligner les objectifs fiscaux avec les objectifs financiers généraux de l'entreprise et
de considérer les implications fiscales des décisions prises pour les actionnaires.
Intégration de la stratégie fiscale dans la stratégie financière:
Optimisation fiscale:
La stratégie fiscale doit être conçue de manière à optimiser la charge fiscale de l'entreprise, en
tenant compte des lois et réglementations en vigueur.
Cela peut impliquer des choix d'investissement, des méthodes de financement, et des stratégies de
gestion des coûts et des revenus.
Gestion des risques fiscaux:
Il est essentiel d'identifier et de gérer les risques fiscaux potentiels liés aux activités de
l'entreprise. Cela implique une veille fiscale constante et la mise en place de mécanismes de
contrôle pour minimiser les risques de redressement fiscal.
Prise de décision éclairée:
La stratégie financière doit intégrer les implications fiscales des décisions prises. Par exemple,
l'impact fiscal d'un investissement ou d'une restructuration doit être évalué pour s'assurer que la
décision est financièrement viable et fiscalement optimisée.
Intégration de la stratégie des actionnaires:
Rémunération et distribution:
La stratégie fiscale doit tenir compte des implications fiscales des choix de rémunération des
actionnaires (dividendes, etc.) et des distributions de bénéfices.
Il est important de trouver un équilibre entre la rémunération des actionnaires et la préservation
des ressources financières de l'entreprise.
Création de valeur:
L'objectif principal de la stratégie fiscale et financière est de créer de la valeur pour les
actionnaires.
Cela implique de maximiser la rentabilité de l'entreprise tout en minimisant la charge fiscale et en
gérant efficacement les risques.
Communication transparente:
Une communication transparente avec les actionnaires sur la stratégie fiscale et financière de
l'entreprise est essentielle. Cela permet de renforcer la confiance et de s'assurer que les
actionnaires comprennent les objectifs et les choix de l'entreprise.
En résumé, l'intégration de la stratégie fiscale dans la stratégie financière et la prise en compte des
actionnaires permet de garantir une gestion efficace, optimisée et pérenne de l'entreprise, en
maximisant la création de valeur pour toutes les parties prenantes.

Pouvoir diagnostiquer correctement l


es zones à risques
Les bienfaits d’un audit fiscal préventif
Il est souvent très coûteux d’attendre la visite des inspecteurs fiscaux pour se poser la question de
savoir si l’on applique correctement les prescriptions fiscales.
La prévention par une revue ciblée périodique par un expert compétent des zones potentielles à
risques permet d’identifier ces risques, de les quantifier et de prendre les mesures nécessaires.
Il s’agit d’éviter les bombes à retardement :
Les risques fiscaux du passé plombent la valeur réelle de l’entreprise.
Un audit fiscal préventif permet d'identifier et de corriger les erreurs ou anomalies dans la gestion
fiscale d'une entreprise avant qu'elles ne soient détectées par l'administration fiscale, réduisant ainsi
les risques de redressements et de pénalités.
Il offre une vision claire de la conformité fiscale de l'entreprise et permet d'optimiser sa stratégie
fiscale.
Diagnostic des zones à risques:
Un audit fiscal préventif permet d'identifier les zones à risques spécifiques au sein de l'entreprise,
telles que:
Déclarations fiscales:
Vérification de l'exactitude et de l'exhaustivité des déclarations de TVA, d'impôt sur les sociétés,
etc.
Conformité des écritures comptables:
Analyse de la cohérence et de la transparence des données comptables.
Obligations déclaratives: Respect des délais et des formats de dépôt des déclarations.
Transactions internationales: Revue des prix de transfert et des obligations spécifiques liées aux
opérations internationales.
Dispositifs internes: Evaluation des dispositifs de contrôle interne en matière fiscale.
Paramétrage des outils de maîtrise: Vérification de la configuration correcte des outils de gestion
fiscale.
Bienfaits d'un audit fiscal préventif:
Prévention des redressements fiscaux:
L'audit permet de détecter et de corriger les erreurs avant qu'elles ne soient signalées par
l'administration fiscale, évitant ainsi des redressements, des pénalités et des intérêts de retard.
Optimisation de la charge fiscale:
En identifiant les opportunités d'optimisation fiscale, l'audit permet de réduire le montant des
impôts dus tout en restant dans le cadre de la légalité.
Amélioration de la conformité fiscale:
L'audit renforce la conformité de l'entreprise avec la législation fiscale, réduisant les risques de
sanctions et d'atteinte à la réputation.
Sécurité juridique:
L'audit permet de s'assurer que l'entreprise respecte toutes les obligations fiscales et de minimiser
les risques de litiges avec l'administration fiscale.
Valorisation de l'entreprise:
En cas de cession ou d'acquisition, un audit fiscal positif peut valoriser l'entreprise en démontrant
sa bonne gestion fiscale et sa conformité.
Accompagnement des changements fiscaux:
En cas de modifications législatives, l'audit permet d'adapter rapidement les pratiques de
l'entreprise pour rester en conformité.
En somme, un audit fiscal préventif est un investissement judicieux pour toute entreprise soucieuse
de sa santé financière et de sa conformité fiscale.
Il permet de prévenir les risques, d'optimiser la gestion fiscale et de garantir la pérennité de
l'entreprise.

S’entourer des conseils appropriés et mettre au défi ses


conseillers habituels face aux défis de l’entreprise
Croire que votre comptable ou conseil habituel peut résoudre seul tous les enjeux juridiques et
fiscaux que l’entreprise va rencontrer est souvent un pari risqué.
La complexité et les modifications fréquentes dans les différents domaines fiscaux exigent de
recourir à des conseils spécialisés.
L’art est de sentir à temps qu’il faut interroger son partenaire habituel et ne pas hésiter à diversifier
ses sources d’informations.
Face aux défis d'une entreprise, il est crucial de s'entourer de conseils avisés et de remettre en
question ses conseillers habituels.
Cela implique de diversifier les sources d'expertise, de rechercher des avis complémentaires et de ne
pas hésiter à challenger les perspectives traditionnelles pour assurer la pérennité et le succès de
l'entreprise.
Conseils pour faire face aux défis d'entreprise:
Diversifier les sources de conseils:
Ne pas se limiter à un seul type d'expert. Solliciter des avis de différents domaines (juridique,
fiscal, marketing, etc.) et de profils variés (jeunes entrepreneurs, conseillers expérimentés, etc.).
Mettre au défi les conseillers actuels:
Poser des questions pertinentes, demander des justifications pour leurs recommandations, et ne pas
hésiter à explorer des alternatives.
Identifier les enjeux spécifiques:
Définir clairement les objectifs de l'entreprise et les obstacles à surmonter pour mieux cibler les
besoins en conseils.
Impliquer les équipes:
Associer les collaborateurs aux réflexions et aux prises de décision pour bénéficier de leur
expertise et de leur engagement.
S'inspirer d'exemples réussis:
Étudier les stratégies mises en place par d'autres entreprises face à des défis similaires pour en tirer
des leçons et des pistes d'action.
Adopter une approche proactive:
Anticiper les problèmes potentiels, analyser les tendances du marché et se préparer aux
changements.
Former et se former:
Développer les compétences des équipes et se tenir informé des dernières innovations pour mieux
faire face aux défis.
Ne pas avoir peur de l'échec:
Considérer les erreurs comme des opportunités d'apprentissage et persévérer dans la recherche de
solutions.
En somme, une approche proactive, une diversification des sources d'expertise et une remise en
question constante des pratiques établies sont essentielles pour surmonter les défis et assurer la
croissance de l'entreprise.

Distinguer les risques récurrents et les risques liés aux


transactions moins fréquentes
Si les transactions habituelles sont souvent bien maîtrisées, il n’en va pas de même pour les
transactions uniques ou ponctuelles qui exigent une prudence accrue.
Un bon conseil préventif de la personne appropriée et compétente vaut de l’or quand on voit les
dégâts d’un montage fiscal mis en place à la hâte sans bien évaluer toutes les facettes qu’il peut
receler.
En gestion des risques, il est crucial de distinguer les risques récurrents, qui se manifestent
régulièrement dans les opérations courantes, des risques liés aux transactions moins fréquentes,
souvent ponctuelles ou exceptionnelles.
Les premiers sont généralement mieux appréhendés et maîtrisés, tandis que les seconds requièrent
une vigilance accrue et des mesures spécifiques.
Risques récurrents:
Définition:
Ce sont des risques qui surviennent de manière régulière dans le cadre des activités habituelles
d'une entreprise ou d'une organisation.
Ils sont souvent liés à des processus standardisés et des opérations courantes.
Exemples:
Risques liés à la qualité des produits ou services, aux délais de livraison, aux erreurs de
facturation, aux retards de paiement, etc.
Gestion:
Ces risques sont généralement gérés par des procédures et des contrôles internes mis en place de
manière continue. L'analyse régulière des données et des indicateurs clés de performance (KPI)
permet d'identifier les tendances et les points faibles pour améliorer les processus.
Risques liés aux transactions moins fréquentes:
Définition:
Ce sont des risques qui surviennent de manière ponctuelle ou exceptionnelle, souvent liés à des
événements spécifiques ou à des transactions uniques.
Exemples:
Risques liés à une nouvelle implantation géographique, à une acquisition d'entreprise, à un
changement majeur de réglementation, à une crise imprévue, etc.
Gestion:
Ces risques nécessitent une approche plus spécifique et une analyse approfondie des particularités
de chaque situation.
Des études d'impact, des simulations de scénarios et des plans d'urgence sont souvent nécessaires.
Différences clés:
Caractéristique Risques Risques liés aux transactions
récurrents moins fréquentes

Fréquence Régulière Ponctuelle/exceptionnelle

Nature Liés aux Liés à des événements


opérations spécifiques
courantes

Gestion Procédures et Analyse approfondie et


contrôles internes mesures spécifiques

Maîtrise Généralement Nécessitent une vigilance


maîtrisés accrue

Importance de la distinction:
La distinction entre ces deux types de risques est cruciale pour une gestion efficace. Identifier et
évaluer correctement ces risques permet d'adapter les mesures de prévention et de contrôle aux
situations spécifiques, réduisant ainsi l'impact potentiel sur l'organisation.
Conseils:
Mettre en place des procédures:
Des procédures claires et documentées pour la gestion des risques courants et exceptionnels sont
essentielles.
Former le personnel:
Sensibiliser et former le personnel aux risques spécifiques auxquels il peut être confronté est
important.
Suivre les tendances:
Surveiller les tendances et les évolutions du marché pour anticiper les nouveaux risques.
Adapter les mesures:
Réévaluer régulièrement les mesures de gestion des risques et les adapter en fonction de
l'évolution de l'environnement.

Ne pas se laisser déboussoler par la géographie des


risques fiscaux :
À chaque territoire, ses particularités et pièges
L’internationalisation des transactions implique de mesurer leur impact qui variera souvent de
manière significative d’un pays à l’autre.
Malgré les efforts d’harmonisation notamment en matière de TVA, l’environnement fiscal de chaque
État (voire région ou zone locale spécifique) crée des obligations et risques fiscaux qui, s’ils ne sont
pas pris correctement en compte, peuvent venir ruiner l’intérêt commercial d’une ou d’un flux de
transactions.
Il est crucial de ne pas être induit en erreur par la complexité des législations fiscales internationales
et locales. Chaque territoire a ses propres particularités et pièges en matière fiscale.
Il est donc essentiel d'adapter sa stratégie de gestion des risques fiscaux à chaque situation
géographique spécifique.
En pratique, cela signifie:
Connaître la législation fiscale de chaque pays ou région concerné:
Les lois fiscales peuvent varier considérablement d'un endroit à l'autre, avec des taux d'imposition,
des exonérations, des déductions et des obligations déclaratives différents.
Évaluer les risques spécifiques à chaque territoire:
Certains pays peuvent avoir des systèmes fiscaux plus complexes ou plus sujets à des changements
fréquents, ce qui augmente les risques d'erreurs ou de non-conformité.
Adapter les stratégies de gestion des risques:
En fonction des spécificités de chaque territoire, il peut être nécessaire d'adopter des stratégies de
gestion des risques fiscaux différentes, telles que la mise en place de contrôles internes plus stricts,
la réalisation d'audits fiscaux réguliers ou la souscription d'assurances fiscales.
Se faire accompagner par des experts:
Il est recommandé de faire appel à des experts en fiscalité internationale pour vous aider à
naviguer dans la complexité des législations fiscales et à minimiser les risques.
En somme, la gestion des risques fiscaux doit être une approche sur mesure, tenant compte des
spécificités de chaque territoire et de l'évolution constante de la législation

Documenter avec soin et de manière contemporaine


les justificatifs indispensables à sécuriser
l’application du régime fiscal souhaité
La faiblesse la plus fréquente des contribuables en cas de contrôle fiscal est la moindre qualité (voire
l’absence) de la documentation en temps réel des transactions et des prises de positions fiscales
postulées par le contribuable.
Pourtant, il est simple de s’en prévenir en intégrant dans le processus de l’entreprise un minimum de
procédures et systématisation à cet égard.
Pour sécuriser l'application du régime fiscal souhaité, il est crucial de documenter avec soin et de
manière contemporaine toutes les transactions et les prises de décisions qui justifient ce
régime. Cette documentation doit être à jour et facilement accessible en cas de contrôle fiscal.
Justification de la documentation contemporaine:
Facilite la preuve:
Une documentation à jour permet de démontrer la conformité de l'entreprise avec les règles
fiscales applicables et de justifier le choix du régime fiscal.
Réduit les risques:
Une documentation complète et précise diminue les risques de redressement fiscal en cas de
contrôle.
Optimise la gestion fiscale:
Une bonne documentation facilite la gestion fiscale de l'entreprise et permet une meilleure
anticipation des obligations fiscales.
Éléments de documentation à conserver:
Justificatifs des opérations:
Factures, contrats, relevés bancaires, etc., liés à toutes les opérations commerciales et financières
de l'entreprise.
Comptabilité régulière:
Tenue d'une comptabilité conforme aux normes en vigueur, avec des écritures claires et précises.
Documents relatifs au régime fiscal:
Déclarations fiscales, attestations de régularité fiscale, etc., spécifiques au régime fiscal choisi.
Procès-verbaux d'assemblées générales:
Pour les sociétés, les PV doivent être conservés et faire état des décisions prises en matière fiscale.
Attestations de conformité:
Si l'entreprise a recours à des prestataires, il est important de conserver les attestations de
conformité de ces derniers.
Conseils pour la documentation:
Utiliser des outils numériques:
Des logiciels de gestion comptable et fiscale permettent de faciliter la conservation et l'accès aux
documents.
Mettre en place des procédures internes:
Définir des procédures claires pour la collecte, la conservation et la mise à jour des documents.
Former le personnel:
Sensibiliser et former les employés aux enjeux de la documentation fiscale.
Faire appel à des professionnels:
Consulter des experts-comptables ou des fiscalistes pour s'assurer de la conformité de la
documentation.
En résumé, une documentation rigoureuse et contemporaine est un investissement indispensable pour
sécuriser l'application du régime fiscal souhaité et éviter les mauvaises surprises en cas de contrôle
fiscal.

Gérer la relation avec les autorités fiscales :


Ruling ou contentieux ?
Dans la majorité des situations, il est possible de sécuriser davantage les transactions parfois
délicates à appréhender.
Dès qu’on a pu identifier un risque de divergence d’interprétation dont l’impact pourrait être
matériel, l’on doit s’interroger sur l’opportunité d’introduire une demande de décision anticipée en
matière fiscale ou sur d’autres démarches appropriées vis à vis des autorités fiscales.
Le coût d’un contentieux fiscal administratif, puis judiciaire peut être énorme sur le long terme, sans
compter le stress important qu’il peut générer.
Gérer la relation avec les autorités fiscales implique une communication transparente, le respect des
obligations fiscales, et la recherche d'aide si nécessaire.
Il est crucial de comprendre les procédures fiscales, de préparer les documents pertinents, et de
collaborer avec les autorités. En cas de litige, des mécanismes de médiation et de recours sont
disponibles.
Comprendre les obligations fiscales et les procédures:
Se renseigner:
Il est essentiel de bien comprendre les lois et réglementations fiscales applicables à votre
situation. Vous pouvez consulter les sites web des administrations fiscales, lire des guides ou faire
appel à un conseiller fiscal.
Identifier les impôts et taxes applicables:
Déterminez quels impôts et taxes vous devez payer, en fonction de votre statut (particulier,
entreprise, etc.) et de votre activité.
Suivre les échéances:
Tenez-vous informé des dates limites pour les déclarations et les paiements afin d'éviter les
pénalités de retard.
Utiliser les outils en ligne:
Les administrations fiscales proposent souvent des services en ligne pour faciliter les démarches
(déclarations, paiements, suivi des dossiers).
Communiquer avec les autorités fiscales:
Être transparent:
Répondez honnêtement et précisément aux questions des autorités fiscales. Fournissez tous les
documents nécessaires pour justifier vos déclarations.
Collaborer efficacement:
En cas de contrôle fiscal, coopérez avec les agents et répondez à leurs demandes dans les délais
impartis.
Choisir un interlocuteur unique (pour les entreprises):
Si vous êtes une entreprise, désignez un interlocuteur fiscal unique pour simplifier les échanges
avec l'administration.
Éviter les malentendus:
Si vous avez des doutes ou des questions, n'hésitez pas à contacter les autorités fiscales pour
obtenir des éclaircissements.
En cas de litige:
Médiation:
Si vous n'êtes pas d'accord avec une décision de l'administration fiscale, vous pouvez faire appel à
un médiateur fiscal pour tenter de résoudre le différend à l'amiable.
Recours gracieux ou hiérarchique:
Vous pouvez également contester la décision en faisant un recours gracieux auprès de
l'administration ou un recours hiérarchique auprès de sa hiérarchie.
Recours contentieux:
Si les recours amiables n'aboutissent pas, vous pouvez saisir les tribunaux administratifs pour faire
valoir vos droits.
Le rôle du conseiller fiscal:
Conseil personnalisé:
Un conseiller fiscal peut vous aider à comprendre les aspects complexes de la fiscalité et à
optimiser votre situation fiscale.
Assistance dans les démarches:
Il peut vous accompagner dans la préparation de vos déclarations, la gestion de contrôles fiscaux,
et la défense de vos intérêts en cas de litige.
Veille fiscale:
Il vous tient informé des évolutions de la législation fiscale et vous conseille sur les meilleures
stratégies à adopter.
En résumé, une gestion efficace de la relation avec les autorités fiscales repose sur la transparence, la
collaboration, et la connaissance des procédures.
En cas de difficulté, n'hésitez pas à faire appel à des professionnels pour vous accompagner.

Dépasser l’approche du « pas vu, pas pris » et y substituer


une approche d’optimalisation bien pensée :
Profiter et adapter ses choix économiques en profitant des incitants fiscaux
Le véritable confort d’une stratégie fiscale est celui qui pose comme hypothèse que les inspecteurs
disposent ou pourront disposer de l’ensemble des informations dont vous disposez.
L’enjeu n’est alors plus de spéculer sur les aléas des contrôles potentiels, mais de pouvoir, en
connaissance de cause, poser les choix qui sont cohérents et non simulés, dans la droite ligne du
choix légal de la voie la moins imposée.
En matière de choix économiques, il est judicieux de tenir compte des incitations fiscales pour
optimiser sa situation financière.
Les dispositifs fiscaux, tels que les réductions et crédits d'impôt, les niches fiscales liées à
l'investissement ou encore les plans d'épargne retraite, peuvent offrir des avantages significatifs, mais
leur utilisation doit être réfléchie dans le cadre d'une stratégie globale.
Comment tirer parti des incitations fiscales ?
1. Identifier les dispositifs pertinents:
Se renseigner sur les incitations fiscales applicables à sa situation (revenus, investissements, etc.).
2. Comprendre les conditions:
Examiner les critères d'éligibilité et les obligations liées à chaque dispositif.
3. Intégrer les incitations dans une stratégie globale:
Évaluer l'impact des incitations fiscales sur le long terme, en tenant compte des objectifs financiers
et patrimoniaux.
4. Optimiser les déductions et crédits d'impôt:
Utiliser pleinement les mécanismes de déduction et de réduction d'impôt pour minimiser sa charge
fiscale.
5. Choisir les investissements en fonction des avantages fiscaux:
Opter pour des placements qui offrent des réductions ou des crédits d'impôt, tout en restant en
adéquation avec ses objectifs d'investissement.
6. Considérer les régimes de retraite:
Profiter des dispositifs d'épargne retraite (PER, etc.) pour réduire son impôt et préparer sa retraite.
7. Recourir à des professionnels:
S'entourer de conseillers fiscaux ou financiers pour bénéficier d'une expertise personnalisée et
optimiser son utilisation des incitations fiscales.
Points d'attention importants:
Éviter l'optimisation fiscale agressive:
Ne pas chercher à contourner la loi, mais plutôt à utiliser les outils fiscaux de manière légale et
responsable.
Ne pas faire de la fiscalité le seul critère de décision:
Les choix économiques doivent être motivés par des considérations financières globales, et non
uniquement par des avantages fiscaux.
Respecter la législation en vigueur:
S'assurer de respecter les règles et les limites imposées par la loi pour éviter toute sanction.
En somme, les incitations fiscales sont des outils précieux pour gérer sa situation financière, mais
leur utilisation doit être réfléchie et s'inscrire dans une démarche globale de gestion de patrimoine et
de planification financière.

Avoir le bon état d’esprit face à l’impôt


Il s’agit d’écarter toute réaction purement émotionnelle (que certains s’acharnent à juger légitime,
assimilant tout impôt à un hold-up) pour approcher le coût fiscal avec froideur, comme un simple
élément de son prix de revient, donnée purement technique aussi inévitable que la loi de la pesanteur.
Avoir l’intelligence de se placer dans une optique de joueur qui respecte les règles du jeu en
supposant que l’adversaire soit aussi bien informé que lui‐même, sur la réalité des faits, sur leurs
motivations profondes et sur leur complexité.
Pour aborder l'impôt de manière constructive, il est essentiel d'adopter un état d'esprit positif et
pragmatique, en comprenant son rôle dans la société et en évitant les réactions purement
émotionnelles.
Voici quelques conseils pour développer le bon état d'esprit face à l'impôt:
Accepter la réalité:
L'impôt est une composante inévitable de la vie en société, et son rôle est de financer les services
publics et les politiques publiques.
Comprendre son rôle:
L'impôt permet de financer l'éducation, la santé, les infrastructures, la sécurité, etc.
Éviter les réactions émotionnelles:
Il est important de ne pas laisser les émotions prendre le dessus et d'aborder l'impôt comme une
donnée technique et un coût nécessaire.
Se renseigner:
Se tenir informé des règles fiscales, des obligations et des possibilités de réduction d'impôts
permet de mieux comprendre le système et d'éviter les mauvaises surprises.
Adopter une attitude proactive:
Se renseigner sur les dispositifs de défiscalisation, les réductions d'impôts possibles, et anticiper
les déclarations permet de gérer au mieux sa situation fiscale.
Reconnaître sa contribution:
L'impôt est un devoir civique qui permet à chacun de contribuer au bien-être collectif.
Chercher l'équilibre:
Il est important de trouver un équilibre entre ses aspirations individuelles et les nécessités
collectives.
Consulter un professionnel si besoin:
En cas de difficultés ou de questions, n'hésitez pas à vous adresser à un conseiller fiscal ou à
l'administration fiscale pour obtenir des conseils et de l'aide.
En adoptant cet état d'esprit, il est possible de transformer la perception de l'impôt, de réduire le
stress lié à sa gestion et de mieux comprendre son rôle dans la société.
Il faut accepter que cette gestion du risque fiscal
implique un minimum d’investissement :
Il est indispensable d’adapter la politique fiscale de l’entreprise à ses besoins et caractéristiques.
Un entrepreneur isolé agissant en personne physique et effectuant des activités identiques depuis
plusieurs années et ayant été contrôlé sans dommage à différentes reprises n’a pas les mêmes besoins
qu’une société en croissance ou une société menant des transactions diversifiées, qui est active sur le
territoire de différents états ou régions.
En effet, une gestion efficace du risque fiscal nécessite un investissement initial. Cela signifie qu'il
faut consacrer des ressources, financières et autres, pour mettre en place des mesures préventives et
des systèmes de contrôle, afin de minimiser les risques de sanctions fiscales et de pertes financières.
Voici quelques points clés à considérer :
Investissement dans le conseil:
Faire appel à des experts fiscaux pour des conseils et une assistance personnalisée permet
d'anticiper et de gérer les risques de manière proactive.
Mise en place de systèmes de contrôle:
L'implémentation de logiciels et de procédures internes pour la gestion des données fiscales, la
conformité aux lois et réglementations, et la détection précoce d'erreurs est cruciale.
Formation du personnel:
Investir dans la formation du personnel concerné par la gestion fiscale permet de renforcer les
compétences et de réduire les risques d'erreurs humaines.
Évaluation régulière:
Des audits et des revues régulières des pratiques fiscales de l'entreprise permettent d'identifier les
faiblesses et d'améliorer continuellement la gestion des risques.
En somme, la gestion du risque fiscal n'est pas seulement une question de conformité, mais aussi un
moyen d'optimiser les coûts et de maximiser les avantages financiers de l'entreprise. Selon des
experts fiscaux

Le niveau de maturité du système de


gestion fiscale de l’entreprise
Après avoir recensé dans la première phase de son intervention les caractéristiques fiscales de
l'entreprise, l'auditeur est conduit à mettre en évidence le niveau de maturité de la gestion du risque
fiscal de la société.
Le niveau de maturité ainsi déterminé conditionne la nature, le calendrier et l'étendue de procédures
d'audit complémentaires.
A partir des différentes constatations ainsi opérées, il lui appartiendra alors de déterminer
l'orientation qu'il doit donner à la suite de ses travaux, notamment dans le cadre des contrôles de
régularité proprement dits.
Le niveau de maturité du système de gestion fiscale d'une entreprise se réfère à l'état de
développement et d'efficacité de ses processus et pratiques en matière de fiscalité.
Il englobe la capacité de l'entreprise à gérer ses obligations fiscales de manière proactive, à optimiser
sa conformité et à minimiser les risques.
Voici quelques éléments clés pour évaluer le niveau de maturité d'un système de gestion fiscale
Automatisation et intégration:
Faible maturité:
Les processus sont manuels, avec une utilisation limitée de la technologie. Les données fiscales
sont souvent dispersées et difficiles à consolider.
Maturité intermédiaire:
L'entreprise commence à utiliser des logiciels de comptabilité et de gestion fiscale, mais
l'intégration avec d'autres systèmes (ERP, CRM) reste limitée.
Maturité élevée:
Les processus sont largement automatisés et intégrés, permettant une gestion fluide et efficace des
données fiscales. L'entreprise utilise des outils de pointe pour l'analyse et la prévision fiscales.
Conformité et gestion des risques:
Faible maturité:
L'entreprise se concentre principalement sur la conformité réglementaire, avec une approche
réactive face aux obligations fiscales.
Maturité intermédiaire:
L'entreprise met en place des contrôles internes pour s'assurer de la conformité fiscale et
commence à identifier les risques fiscaux potentiels.
Maturité élevée:
L'entreprise a une approche proactive de la conformité, avec une gestion complète des risques
fiscaux et la mise en place de politiques et procédures robustes.
Optimisation fiscale:
Faible maturité:
L'entreprise ne cherche pas activement à optimiser sa situation fiscale, se concentrant uniquement
sur le respect des règles.
Maturité intermédiaire:
L'entreprise explore des opportunités d'optimisation fiscale légale, en tenant compte des
implications financières et des risques.
Maturité élevée:
L'entreprise a une stratégie fiscale proactive et intégrée, qui tient compte des objectifs de
l'entreprise et des implications à long terme.
Ressources humaines et expertise:
Faible maturité:
L'entreprise dispose de peu de ressources dédiées à la gestion fiscale, souvent prise en charge par
des employés polyvalents.
Maturité intermédiaire:
L'entreprise a des employés dédiés à la gestion fiscale et commence à investir dans leur formation.
Maturité élevée:
L'entreprise dispose d'une équipe fiscale compétente et expérimentée, capable de gérer les aspects
complexes de la fiscalité et de conseiller la direction.
En résumé, un système de gestion fiscale mature est un atout stratégique pour l'entreprise, lui
permettant de réduire les risques, d'optimiser ses coûts et de se concentrer sur son cœur de métier.
Il est important d'évaluer régulièrement le niveau de maturité de son système de gestion fiscale et
d'identifier les axes d'amélioration pour atteindre un niveau de performance optimal.

En effet, l'échelle de maturité de la gestion du risque fiscal


est composée de six niveaux :
Niveau 0
Gestion inexistante:
L’entreprise n'est même pas consciente qu'il y a un risque fiscal à gérer, positif ou négatif.
Le "Niveau 0" dans le contexte de la gestion, notamment dans des domaines comme la gestion de
projet ou la gestion des risques, indique une absence totale ou une maturité inexistante.
Cela signifie qu'il n'y a pas de processus, de procédures, ou de pratiques établies pour gérer une
activité spécifique.
En d'autres termes, le "Niveau 0" implique :
Absence de gestion:
Aucune structure, méthode ou plan n'est mis en place pour organiser, contrôler ou améliorer une
activité.
Manque de conscience:
L'organisation n'a pas conscience du besoin de gestion dans ce domaine ou ne reconnaît pas
l'importance de mettre en place des processus.
Actions isolées:
Les efforts sont sporadiques, non coordonnés, et ne suivent pas un plan global.
Risque élevé:
L'absence de gestion augmente les risques d'échec, de non-conformité, et d'inefficacité.
Dans le contexte de la gestion des services, par exemple, un "Niveau 0" signifierait qu'il n'y a pas de
processus de gestion de services en place, aucune formation ni programme d'enseignement pour les
employés, et pas de communication sur les sujets liés à la gestion des services selon Editions ENI.
De même, dans le contexte de la gestion des risques, un "Niveau 0" indiquerait qu'il n'y a pas de
processus d'identification, d'évaluation, ou de gestion des risques.

Niveau 1
Gestion initialisée:
L’entreprise a conscience qu'il y a un risque fiscal (positif ou négatif) qu'elle gère de façon réactive
et improvisée au gré des personnes.
Au niveau 1 de la gestion des risques fiscaux, l'entreprise est consciente de l'existence de risques
fiscaux, tant positifs que négatifs, mais sa gestion est réactive et informelle, reposant sur l'initiative
individuelle plutôt que sur une approche structurée.
En d'autres termes, on peut décrire ce niveau comme suit :
Conscience du risque:
L'entreprise reconnaît qu'il existe des risques fiscaux (par exemple, des erreurs de déclaration
pouvant entraîner des pénalités, ou au contraire des opportunités de réduction d'impôts non
exploitées).
Gestion réactive:
La gestion de ces risques est principalement axée sur la réaction aux événements plutôt que sur
une anticipation proactive.
Elle est souvent déclenchée par des événements tels que des contrôles fiscaux ou des changements
dans la législation.
Processus informels:
Les procédures de gestion des risques sont souvent informelles et dépendent de la personne qui est
en charge à ce moment-là. Il n'y a pas de cadre de gestion des risques clairement défini et
documenté.
Manque d'anticipation:
L'entreprise n'investit pas dans la prévention des risques fiscaux, ni dans l'optimisation de sa
situation fiscale de manière proactive.
En résumé, ce niveau de gestion est caractérisé par un manque de formalisation et d'anticipation, où
la gestion des risques fiscaux est laissée à l'initiative individuelle et à la réaction aux événements.

Niveau 2,
Gestion non formalisée:
Le processus de gestion est conçu et transmissible mais reste non formalisé.
Bien que les personnes impliquées par la fiscalité utilisent des procédures qui contribuent à la gestion
du risque fiscal, il n'y a pas de formation organisée, ni de procédures écrites (manuel de gestion des
risques).
La responsabilité est laissée à l'individu dont le comportement peut échapper à la correction par le
système.
Le niveau 2 de la gestion non formalisée en matière de fiscalité se caractérise par un processus conçu
et transmissible, mais non documenté par écrit.
Bien que les personnes impliquées utilisent des procédures pour gérer les risques fiscaux, il n'y a pas
de formation structurée ni de manuels de gestion des risques.
La responsabilité de la gestion des risques incombe à l'individu, ce qui signifie que son
comportement, et donc son niveau de risque, peut varier et potentiellement échapper à tout contrôle
du système.
En d'autres termes, bien qu'il existe une compréhension des procédures de gestion des risques fiscaux
et qu'elles soient suivies par les employés, elles ne sont pas formalisées par écrit et ne font pas l'objet
d'une formation structurée.
Cela signifie qu'il peut y avoir des variations dans la manière dont les risques sont gérés, et que
Niveau 3,
Processus standardisé:
Les procédures de gestion des risques sont définies, documentées et communiquées par une
formation structurée.
Toutefois, peu de contrôle permet de constater et corriger les déviations.
Le système reste standard et innove peu.
Au niveau 3, le processus de gestion des risques est standardisé et documenté, avec des procédures
formalisées et une formation dédiée.
Cependant, la capacité de contrôle pour identifier et corriger les écarts est limitée, ce qui entrave
l'innovation et la flexibilité du système.
Points clés du niveau 3 :
Standardisation et documentation:
Les procédures de gestion des risques sont établies, écrites et communiquées à travers une
formation spécifique.
Contrôle limité:
Bien que les procédures existent, le contrôle pour vérifier leur application et corriger les erreurs est
insuffisant, ce qui rend le système vulnérable aux déviations.
Innovation limitée:
L'absence de contrôle efficace empêche l'amélioration continue du système et l'adaptation aux
nouvelles situations, maintenant le système dans une routine rigide.
En résumé, le niveau 3 représente un système de gestion des risques qui est formalisé mais peu
flexible et réactif, avec un contrôle insuffisant pour assurer son efficacité et son amélioration
continue.

Niveau 4,
Processus maîtrisé:
Il est possible de constater et de mesurer la conformité des pratiques au système conçu et formalisé et
d'agir lorsque les processus ne fonctionnent pas correctement.
Les processus s'améliorent continuellement en s'inspirant des meilleures pratiques.
Le système développe de façon efficace des autos contrôles et tend vers l'optimisation.
Le niveau 4, "Processus Maîtrisé", indique que l'organisation est capable de surveiller et de mesurer
la conformité des pratiques avec le système établi, d'identifier les dysfonctionnements, et de mettre
en œuvre des actions correctives.
Les processus sont en amélioration continue grâce à l'intégration des meilleures pratiques, et le
système développe des mécanismes d'autocontrôle efficaces pour tendre vers l'optimisation.
En d'autres termes, le niveau 4, "Processus Maîtrisé" se caractérise par :
Surveillance et mesure de la conformité:
L'organisation peut vérifier activement si les processus sont suivis et si les résultats attendus sont
atteints.
Actions correctives:
Des mesures sont prises pour corriger les écarts constatés par rapport aux procédures établies.
Amélioration continue:
Les processus sont constamment revus et améliorés en s'inspirant des meilleures pratiques, ce qui
implique une recherche constante d'efficacité et d'optimisation.
Autocontrôle:
Le système intègre des mécanismes d'autocontrôle qui permettent une détection précoce des
problèmes et une correction rapide.
Optimisation:
L'objectif final est d'améliorer constamment les processus pour atteindre un niveau de performance
optimal.
En résumé, ce niveau témoigne d'une gestion de la qualité proactive et efficace, où l'organisation
n'attend pas que des problèmes se produisent pour agir, mais travaille continuellement à
l'amélioration de ses processus et à l'atteinte de ses objectifs.
Niveau 5,
Processus optimisé:
Les processus ont atteint le niveau des meilleures pratiques suite à une dynamique d'amélioration
constante.
L'optimisation et la planification fiscale sont globales et s'exercent dans le strict respect des critères
de compliance.
Le système est gouverné par une logique d'amélioration continue, de développement et d'utilisation
de compétences élevées et intègres.
Le niveau 5, "Processus optimisé", décrit une situation où les processus d'une organisation ont atteint
le niveau des meilleures pratiques grâce à une amélioration continue.
L'optimisation et la planification fiscale sont complètes et respectent strictement les critères de
conformité.
Le système est caractérisé par une amélioration constante, le développement et l'utilisation de
compétences élevées et intègres.
En d'autres termes, cela signifie que :
Les processus sont performants:
Ils ont été affinés et optimisés pour atteindre le niveau le plus efficace et efficient possible.
L'amélioration est continue:
Il y a une démarche active pour constamment rechercher des moyens d'améliorer encore plus les
processus.
La conformité est assurée:
Toutes les opérations sont menées dans le respect des règles et des réglementations en vigueur.
Les compétences sont exploitées:
L'organisation investit dans le développement des compétences de ses employés et utilise ces
compétences pour améliorer les processus.
L'intégrité est primordiale:
Les processus sont gérés avec honnêteté et transparence.
Cette approche permet à l'organisation de fonctionner de manière plus efficace, d'atteindre ses
objectifs plus facilement, et de s'adapter aux changements de manière plus agile.

L'auditeur fiscal devrait situer la société auditée à un niveau de l'échelle de maturité de gestion du
risque fiscal afin de déterminer dans un premier temps la nature, le calendrier et l'étendue de
procédures d'audit complémentaires et dans un second temps les mesures d'amélioration du
processus de gestion du risque fiscal inscrites dans le rapport d'audit.
L'auditeur fiscal doit évaluer le niveau de maturité de la gestion des risques fiscaux de l'entreprise
auditée. Cette évaluation permet de déterminer l'étendue et la nature des procédures d'audit
complémentaires, ainsi que les mesures d'amélioration à intégrer dans le rapport d'audit.
En d'autres termes, l'auditeur doit comprendre où se situe l'entreprise sur une échelle allant de la
gestion des risques fiscale inexistante à une gestion des risques très mature.
Cette compréhension va ensuite guider la manière dont l'audit est mené et les recommandations qui
seront formulées.
Voici comment cela se traduit concrètement :
Évaluation de la maturité:
Niveau de base:
L'entreprise a une compréhension limitée des risques fiscaux et ne dispose pas de processus
formalisés pour les gérer.
Niveau intermédiaire:
L'entreprise a mis en place des processus de base pour identifier et gérer certains risques fiscaux,
mais ils ne sont pas toujours cohérents ou efficaces.
Niveau avancé:
L'entreprise a une approche proactive et systématique de la gestion des risques fiscaux, avec des
processus bien définis, documentés et régulièrement évalués.
Détermination des procédures d'audit complémentaires:
Maturité faible:
L'auditeur devra réaliser des procédures d'audit plus approfondies et étendues pour s'assurer de la
conformité fiscale de l'entreprise.
Maturité élevée:
L'auditeur pourra se concentrer sur des domaines spécifiques où des risques résiduels persistent, en
s'appuyant sur les processus existants de l'entreprise.
Recommandations d'amélioration:
Maturité faible:
L'auditeur formulera des recommandations pour mettre en place des processus de gestion des
risques fiscaux robustes et adaptés.
Maturité élevée:
L'auditeur pourra recommander des améliorations spécifiques aux processus existants, visant à
optimiser l'efficacité et la conformité de l'entreprise.
En résumé, l'évaluation de la maturité de la gestion des risques fiscaux est une étape essentielle pour
adapter l'audit à la réalité de l'entreprise et formuler des recommandations pertinentes pour
l'amélioration continue de ses processus fiscaux.

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