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Fic 00125

Le document présente une série d'exercices sur les suites et séries d'intégrales, avec des corrections détaillées pour chaque exercice. Les exercices couvrent des sujets tels que la convergence de fonctions, le calcul d'intégrales et l'utilisation de séries pour résoudre des problèmes mathématiques. Chaque exercice est classé par niveau de difficulté et inclut des solutions explicatives.
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Exo7

Suites et séries d’intégrales

Exercices de Jean-Louis Rouget. Retrouver aussi cette fiche sur [Link]

* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile ***** très difficile
I : Incontournable

Exercice 1 ** I
 1 − x2 si x ∈ [0, √n]
  n
n
Pour n ∈ N∗ , on pose fn (x) = .
 0 si x > √n

2
1. Montrer que la suite ( fn )n∈N∗ converge simplement sur R+ vers la fonction f : x 7→ e−x .
R +∞ −x2
2. A l’aide de la suite ( fn )n∈N∗ , calculer l’intégrale de G AUSS 0 e dx.

Correction ▼ [005738]

Exercice 2 **
R 1 −x R1 x +∞ (−1)n
Montrer que 0 x dx = ∑+∞ 1
n=1 nn et 0 x dx = ∑n=1 nn .
Correction ▼ [005739]

Exercice 3 **
R +∞ x2 +∞ 1
Montrer que 0 ex −1 dx = 2 ∑n=1 n3 .
Correction ▼ [005740]

Exercice 4 **
Calculer 0+∞ shx x dx en écrivant cette intégrale comme somme d’une série.
R

Correction ▼ [005741]

Exercice 5 **
R 1 ln x R +∞ ln x
Calculer 0 1+x2 dx et 0 1+x2
dx.
Correction ▼ [005742]

Exercice 6 **
n
1. Montrer que pour x réel de [0, 1[, − ln(1 − x) = ∑+∞ x
n=1 n .
R 1 ln(t) ln(1−t)
2. Montrer que 0 t dt = ∑+∞ 1
n=1 n3 .

Correction ▼ [005743]

Exercice 7 *** I
R +∞ cos(xt)
Montrer que pour tout réel x, 0 cht dt = 2 ∑+∞ n 2n+1
n=0 (−1) (2n+1)2 +x2
Correction ▼ [005744]

1
Correction de l’exercice 1 ▲
  2

1. Soit x ∈ [0, +∞[. Pour n > x2 , fn (x) = exp n ln 1 − xn et donc fn (x) = exp(−x2 + o(1)). Donc la
n→+∞
−x 2
suite ( fn ) n∈N∗ converge simplement sur R+ vers la fonction f : x 7→ e .

2. Chaque fonction fn , n ∈ N∗ , est continue par morceaux sur [0, +∞[ et nulle au voisinage de +∞. Donc
chaque fonction fn , n ∈ N∗ , est intégrable sur [0, +∞[.
1
La fonction f est continue sur [0, +∞[ et négligeable devant x2
quand x tend vers +∞. Donc la fonction
f est intégrable sur [0, +∞[.

Soit n ∈ N∗ . Par convexité de la fonction exponentielle, ∀u ∈ R, 1 + u ⩽ eu .Par suite, ∀x ∈ [0, n],
2 2 2
n 2
0 ⩽ 1− xn ⩽ e−x /n puis par croissance de la fonction t 7→ t n sur R+ , 0 ⩽ fn (x) = 1 − xn ⩽ e−x = f (x).

D’autre part, pour x > n, fn (x) = 0 ⩽ f (x). Finalement

. ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ [0, +∞[, | fn (x)| ⩽ f (x).

En résumé,
• chaque fonction fn , n ∈ N∗ , est continue par morceaux et intégrable sur [0, +∞[,
• la suite de fonctions ( fn ) converge simplement vers la fonction f sur [0, +∞[ et la fonction f est continue
sur [0, +∞[.
• ∀n ∈ N∗ , | fn | ⩽ f , la fonction f étant intégrable sur [0, +∞[.
R +∞  R +∞
D’après le théorème de convergence dominée, la suite 0 fn (x) dx n∈N∗
converge vers 0 f (x) dx.
Ainsi,
R +∞ −x2 R √n  2 n

0 e dx = limn→+∞ 0 1 − xn dx.

 
x2 √
Soit n ∈ N∗ . En posant t = arccos √x
n
et donc n = cos2 t et dx = − n sint dt, on obtient

R √n  2
n R0 2 t)n × (−√n sint) √ R π/2 2n+1 √
0 1 − xn dx = π/2 (1 − cos dt = n 0 sin t dt = nW2n+1 ,


où Wn est la n-ème intégrale de WALLIS. Classiquement, Wn ∼ 2n (voir Exercices Maths Sup) et
n→+∞
donc
√ q π √
W√ π
2n+1
∼ n 2(2n+1) ∼ .
n n→+∞ n→+∞ 2

On a montré que

R +∞ −x2 √
π
0 e dx = 2 .

Correction de l’exercice 2 ▲
x−x si x ∈]0, 1]

Pour x ∈]0, 1], x−x = e−x ln(x) et donc limx→0+ x−x = 1. Donc si on pose ∀x ∈ [0, 1], f (x) = ,
1 si x = 0
f est une fonction continue sur le segment [0, 1] et donc intégrable sur le segment [0, 1].
n
Pour x ∈]0, −x −x ln(x) = +∞ (−x ln(x)) . Posons alors ∀x ∈ [0, 1], f (x) = 1 puis ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ [0, 1],
( 1], x = e ∑n=0 n! 0
(−x ln(x))n
si x ∈]0, 1]
fn (x) = n! . La fonction f0 est continue sur [0, 1] et pour n ∈ N∗ , puisque −x ln(x) →+ 0,
0 si x = 0 x→0
la fonction fn est continue sur [0, 1]. En résumé, chaque fonction fn , n ∈ N, est continue sur [0, 1]. De plus,

2
∀x ∈ [0, 1], f (x) = ∑+∞
n=0 f n (x).

Vérifions alors que la série de fonctions de terme général fn converge normalement et donc uniformément vers
−x ln x si x ∈]0, 1]
f sur le segment [0, 1]. Pour x ∈ [0, 1], posons g(x) = . La fonction g est continue sur
0 si x = 0
le segment [0, 1] et admet donc un maximum M sur ce segment. Pour x ∈ [0, 1], on a 0 ⩽ g(x) ⩽ M (on peut
n n
montrer que M = g 1e = 1e ). Mais alors ∀n ∈ N, ∀x ∈]0, 1], | fn (x)| = (g(x)) ⩽ Mn! ce qui reste vrai pour x = 0.

n
n!
Comme la série numérique de terme général Mn! converge, on a montré que la série de fonctions de terme
général fn converge normalement et donc uniformément vers f sur le segment [0, 1].
D’après le théorème d’intégration terme à terme sur un segment, la série numérique de terme général 01 fn (x) dx,
R

converge et
R1 R1
0 f (x) dx = ∑+∞
n=0 0 fn (x) dx (∗).
R1
Pour n ∈ N, posons In = 0 fn (x) dx. Soit n ∈ N. En posant u = − ln(x) puis v = (n + 1)u, on obtient

Z 1 Z 0 Z +∞
1 1 1
In = (−x ln x)n dx = (ue−u )n × (−e−u du) = un e−(n+1)u du
n! 0 n! +∞ n! 0
Z +∞
1 Γ(n + 1) 1
= vn e−v dv = = .
n!(n + 1)n+1 0 n!(n + 1)n+1 (n + 1)n+1
R 1 −x
L’égalité (∗) s’écrit alors 0 x dx = ∑+∞ 1 +∞ 1
n=0 (n+1)n+1 = ∑n=1 nn .
R 1 (−x ln x)n R 1 xn (− ln x) p
Remarque. Pour calculer In = 0 n! dx, on peut aussi s’intéresser plus généralement à Jn,p = 0 n! dx
que l’on calcule par récurrence grâce à une intégration par parties.
Le travail qui précède permet encore d’écrire
R1 x +∞ R 1 (x ln x)n (−1)n
0 x dx = ∑n=0 0 n! dx = ∑+∞
n=1 nn .

R 1 −x R1 x +∞ (−1)n
0 x dx = ∑+∞ 1
n=1 nn et 0 x dx = ∑n=1 nn .

Correction de l’exercice 3 ▲
2
Pour x > 0, posons f (x) = exx−1 . f est continue sur ]0, +∞[.
Ensuite, pour tout réel strictement positif x, on a 0 < e−x < 1 et donc

x2 x2 e−x
ex −1 = 1−e−x = x2 e−x ∑+∞
n=0 e
−nx = +∞ x2 e−(n+1)x = +∞ x2 e−nx .
∑n=0 ∑n=1

Pour n ∈ N∗ et x > 0, posons fn (x) = x2 e−nx . Chaque fonction fn , n ∈ N∗ , est continue et intégrable sur [0, +∞[
car négligeable devant x12 quand x tend vers +∞. En particulier, chaque fonction fn , n ∈ N∗ , est intégrable sur
]0, +∞[. De plus, pour n ∈ N∗ ,
R +∞ R +∞ 2 −nx
dx = n13 0+∞ u2 e−u du = Γ(3) = n23 ,
R
0 | fn (x)| dx = 0 x e n3

qui est le terme général d’une série numérique convergente.


En résumé,
• chaque fonction fn , n ∈ N∗ , est continue et intégrable sur ]0, +∞[,
• la série de fonctions de terme général fn , n ∈ N∗ , converge simplement vers la fonction f sur ]0, +∞[ et la
fonction f
est continue
R +∞
sur ]0, +∞[.
• ∑+∞
n=1 0 | f n (x)| dx < +∞.
D’aprèsRun théorème d’intégration terme à terme, f est intégrable sur ]0, +∞[, la série numérique de terme
général 01 fn (x) dx, n ∈ N∗ , converge et

3
R +∞ R +∞
0 f (x) dx = ∑+∞
n=1 0 fn (x) dx = ∑+∞ 2
n=1 n3 .

On a montré que
R +∞ x2 +∞ 1
0 ex −1 dx = 2 ∑n=1 n3 .

Correction de l’exercice 4 ▲
C’est presque le même exercice que l’exercice 3. Pour tout réel x > 0,
2xe−x
x
sh x = 1−e−2x
= 2xe−x ∑+∞
n=0 e
−2nx = +∞ 2xe−(2n+1)x ,
∑n=0

puis avec la même démarche que dans l’exercice précédent

Z +∞ +∞ Z +∞ +∞ Z +∞ +∞
x −(2n+1)x 2 2Γ(2)
dx = ∑ 2xe dx = ∑ 2
ue−u du = ∑ (2n + 1)2
0 sh x n=0 0 n=0 (2n + 1) 0 n=0
!
+∞ +∞ +∞
1 π2 π2
 
1 1 1
=2∑
(2n + 1)2
=2 ∑ n2 − ∑ (2n)2 = 2 1−
4 6
= .
4
n=0 n=1 n=1

R +∞ x π2
0 sh x dx = 4 .

Correction de l’exercice 5 ▲
Ici, le plus simple est peut-être de ne pas utiliser de théorème d’intégration termeà terme.
 La fonction f : x 7→
ln x 1
1+x2
est continue sur ]0, 1]. De plus, quand x tend vers 0, f (x) ∼ + ln x = + o x . On en déduit que f est

x→0 x→0
intégrable sur ]0, 1].
Soit n ∈ N.
n+1 x2n+2 ln x
ln x
1+x2
= ∑nk=0 (−1)k x2k ln x + (−1) 1+x2
.

Maintenant, chacune des fonctions fk : x 7→ (−1)k x2k ln x, 0 ⩽ k ⩽ n, est intégrable sur ]0, 1] car continue sur
n+1 x2n+2 ln x
]0, 1] et négligeable devant √1x quand x tend vers 0. On en déduit encore que la fonction gn : x 7→ (−1) 1+x 2
n
est intégrable sur ]0, 1] car gn = f − ∑k=0 fk . On a donc
R 1 ln x n k 1 2k
R R 1 (−1)n+1 x2n+2 ln x
∀n ∈ N, 0 1+x2 dx = ∑k=0 (−1) 0 x ln x dx + 0 1+x2
dx.

x ln x
La fonction h : x 7→ 1+x 2 dx est continue sur ]0, 1] et prolongeable par continuité en 0. On en déduit que la
fonction h est bornée sur ]0, 1]. Soit M un majorant de la fonction |h| sur ]0, 1]. Pour tout entier naturel n, on a
alors
R 1 (−1)n+1 x2n+2 ln x R 1 2n x ln x
dx ⩽ M 01 x2n dx = 2n+1
M
R
0 1+x2
dx ⩽ 0 x 1+x2
.

R 1 (−1)n+1 x2n+2 ln x R 1 2k
En particulier, limn→+∞ 0 1+x2
dx = 0. Ceci montre que la série numérique de terme général (−1)k 0 x ln x dx,
k ∈ N, converge et que
R 1 ln x +∞ k 1 2k
R
0 1+x2 dx = ∑k=0 (−1) 0 x ln x dx.

x 2n+1
Soient n ∈ N et ε ∈]0, 1[. Les deux fonctions x 7→ 2n+1 et x 7→ ln x sont de classe C1 sur le segment [ε, 1]. On
peut donc effectuer une intégration par parties et on obtient

4
h 2n+1 i1
R 1 2n x 1 R 1 2n ε 2n+1 1 2n+1 ).
ε x ln x dx = 2n+1 ln x − 2n+1 ε x dx = − 2n+1 ln ε − (2n+1)2 (1 − ε
ε
R 1 2n 1
Quand ε tend vers 0, on obtient 0 x ln x dx = − (2n+1)2 . Par suite,

R 1 ln x +∞ (−1)n π
0 1+x2 dx = − ∑n=0 2n+1 = − 4 .

Vérifions maintenant l’intégrabilité de la fonction f sur ]0, +∞[. La fonction f est continue sur ]0,
 +∞[  et on
3/2 ln x 1
sait déjà que f est intégrable sur ]0, 1]. De plus, x f (x) ∼ √
x
→ 0 et donc f (x) = o x3/2 . Ceci
x→+∞ x→+∞ x→+∞
montre que la fonction f est intégrable sur [1, +∞[ et finalement sur ]0, +∞[.
Pour calculer I = 0+∞ 1+x
ln x n
R
2 dx, la méthode précédente ne marche plus du tout car pour x > 1, x tend vers +∞

quand n tend vers +∞. C’est une toute autre idée qui permet d’aller au bout. On pose u = 1x et on obtient

R +∞ ln x R 0 ln( 1u ) −du R +∞ ln u
I= 0 1+x 2 dx = +∞ 1 × u2 = − 0 1+u2
du = −I,
1+
u2

et donc I = 0.
R 1 ln x π R +∞ ln x
0 1+x2 dx = − 4 et 0 1+x2
dx = 0.

Correction de l’exercice 6 ▲

1
1. Soit x ∈ [0, 1[. Pour tout réel t de [0, x], on a 1−t = ∑+∞ n
n=0 t . Maintenant, pour tout réel t ∈ [0, x] et tout
entier naturel n, on a |t| ⩽ x . Puisque la série numérique de terme général xn converge, on en déduit que
n n

la série de fonctions de terme général t 7→ t n converge normalement et donc uniformément sur le segment
[0, x]. D’après le théorème d’intégration terme à terme sur un segment, on peut affirmer que

Rx 1 +∞ R x n +∞ xn+1 +∞ xn
− ln(1 − x) = 0 1−t dt = ∑n=0 0 t dt = ∑n=0 n+1 = ∑n=1 n .

n
∀t ∈ [0, 1[, − ln(1 − t) = ∑+∞ t
n=1 n .

2. Par suite, pour t ∈]0, 1[,

ln(t) ln(1−t) n−1 lnt


t = − ∑+∞
n=1
t
n .

ln(t) ln(1−t) n−1 lnt


Pour t ∈]0, 1[, posons f (t) = t puis pour t ∈]0, 1] et n ∈ N∗ , posons fn (t) = − t n .
Soit n ∈ N∗ . La fonction fn est continue sur ]0, 1] et négligeable devant √1t quand t tend vers 0. La
fonction fn est donc intégrable sur ]0, 1]. En particulier, la fonction fn est donc intégrable sur ]0, 1[.
Calculons alors 01 fn (t) dt.
R
n
Soit a ∈]0, 1[. Les deux fonctions t 7→ tn et t 7→ − lnt sont de classe C1 sur le segment [a, 1]. On peut
donc effectuer une intégration par parties et on obtient

R 1 n−1  n 1 n
(− lnt) dt = − t nlnt a + 1n a1 t n−1 dt = a nln a + n12 (1 − an ).
R
a t

Quand a tend vers 0, on obtient 01 −t n−1 lnt dt = n12 et donc 01 fn (t) dt = n13 . Puisque la fonction fn est
R R

positive sur ]0, 1[, on a encore 01 | fn (t)| dt = n13 . On en déduit que la série numérique de terme général
R
R1
0 | f n (t)| dt converge.
En résumé,

5
• chaque fonction fn est continue par morceaux et intégrable sur ]0, 1[,
• la séries de fonctions de terme général fn , n ∈ N∗ , converge simplement vers la fonction f sur ]0, 1[ et
la fonction f
est continue sur ]0, 1[,
R1
• ∑+∞
n=1 0 | fn (t)| dt < +∞.
D’après un théorème d’intégration terme à terme,

R 1 ln(t) ln(1−t) R 1 −t n−1 lnt


0 t dt = ∑+∞
n=1 0 n dt = ∑+∞ 1
n=1 n3 .

R 1 ln(t) ln(1−t)
0 t dt = ∑+∞ 1
n=1 n3 .

Correction de l’exercice 7 ▲
Existence de l’intégrale. Soit x ∈ R. La fonction f : t →7  cos(xt)
cht est continue sur [0, +∞[. De plus, pour tout
1 2 1
réel positif t, | f (t)| ⩽ cht et donc | f (t)| ∼ et = o t 2 . On en déduit que la fonction f est intégrable sur
t→+∞ t→+∞
[0, +∞[.
R +∞ cos(xt)
Pour tout réel x, 0 cht dt existe.
2n+1
Convergence de la série. Soit x ∈ R. Pour n ∈ N, posons un (x) = (2n+1)2 +x2
. Pour n ∈ N,

2n + 1 2n + 3 (2n + 1)((2n + 3)2 + x2 ) − (2n + 3)((2n + 1)2 + x2 )


un (x) − un+1 (x) = − =
(2n + 1)2 + x2 (2n + 3)2 + x2 ((2n + 1)2 + x2 )((2n + 3)2 + x2 )
2(2n + 1)(2n + 3) − 2x2
= .
((2n + 1)2 + x2 )((2n + 3)2 + x2 )
Puisque le numérateur de cette dernière expression tend vers +∞ quand n tend vers +∞, cette expression est
positive pour n grand. On en déduit que la suite (un (x)) décroît à partir d’un certain rang. D’autre part,
limn→+∞ un (x) = 0.
On en déduit que la série de terme général (−1)n un (x) converge en vertu du critère spécial aux séries alternées.
2n+1
Pour tout réel x, la série de terme général (−1)n (2n+1)2 +x2 converge.

Egalité de l’intégrale et de la somme de la série. Soit n ∈ N. Pour t ∈]0, +∞[, on a e−t ∈]0, 1[ et donc

cos(xt) 2 cos(xt)e−t −t
n
k −2kt n+1 cos(xt)e
−(2n+3)t
= = 2 cos(xt)e ∑ (−1) e + (−1)
cht 1 + e−2t k=0 1 + e−2t
n
cos(xt)e−(2n+3)t
= 2 ∑ (−1)k cos(xt)e−(2k+1)t + (−1)n+1 .
k=0 1 + e−2t

Maintenant, pour chaque k ∈ N, la fonction t 7→ cos(xt)e−(2k+1)t est intégrable sur [0, +∞[ car continue sur
−(2n+3)t
[0, +∞[ et négligeable devant t12 quand t tend vers +∞. On en déduit encore que la fonction t 7→ (−1)n+1 cos(xt)e
1+e−2t
est intégrable sur [0, +∞[ puis que
R +∞ cos(xt) R +∞ R +∞ cos(xt)e−(2n+3)t
∀n ∈ N, 0 cht dt = 2 ∑nk=0 (−1)k 0 cos(xt)e−(2k+1)t dt + (−1)n+1 0 1+e−2t
dt.
−(2n+3)t −(2n+3)t
(−1)n+1 cos(xt)e , et donc limn→+∞ (−1)n+1 cos(xt)e
R +∞ R +∞ −(2n+3)t 1
Ensuite, 0 1+e−2t
dt ⩽ 0 e dt = 2n+3 1+e−2t
dt = 0
puis

6
R +∞ cos(xt) R +∞
0 cht dt = 2 ∑+∞
n=0 (−1)
n
0 cos(xt)e−(2n+1)t dt.

Soit n ∈ N.

Z +∞ Z +∞
 Z +∞

−(2n+1)t ixt −(2n+1)t (−(2n+1)+ix)t
cos(xt)e dt = Re e e dt = Re e dt
0 0 0
" #+∞ !
e(−(2n+1)+ix)t
  
1 (−(2n+1)+ix)t
= Re = Re 1 − lim e
−(2n + 1) + ix (2n + 1) − ix t→+∞
0
 
1
= Re (car e(−(2n+1)+ix)t = e−(2n+1)t → 0)
(2n + 1) − ix n→+∞
 
2n + 1 + ix 2n + 1
= Re 2 2
= .
(2n + 1) + x (2n + 1)2 + x2

On a enfin montré que

R +∞ cos(xt)
0 cht dt = 2 ∑+∞ n 2n+1
n=0 (−1) (2n+1)2 +x2 .

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