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Math 2 MP2025 Cor 4

Le document présente une proposition de correction pour un exercice de mathématiques sur les polynômes, abordant des concepts tels que la stabilité des racines, les propriétés des polynômes, et la liberté d'une famille de polynômes. Il contient des démonstrations et des résultats théoriques, ainsi que des méthodes pour prouver l'absence de racines stables. Les résultats sont accompagnés d'exemples et de notations mathématiques précises.

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com

Proposition de correction : MINES MP Maths 2 2025


Awatef Nasri
[Link]@[Link]

26 avril 2025

Attention : Il s’agit d’une proposition de corrigé rédigée de manière impulsive. Si vous repérez
une erreur ou une imprécision, n’hésitez pas à me contacter par mail.

A. propriétés du polynôme p0 et stabilité des racines


1)
On a : n
X
p(X) = ak X k
k=0
Alors pour x ∈ R∗ :
n
1
 
ak x−k
X
n
x p = xn
x k=0
n
X
= ak xn−k
k=0
Xn
= an−k xk
k=0
= p0 (x)
par définition :
n
Y
p(X) = an (X − αi )
i=1
Alors :
1
 
n
p0 (X) = X p
X
n 
1
Y 
= an X n − αi
i=1
X
n 
1
Y  
= an X − αi
i=1
X
Yn
= an (1 − αi X)
i=1

2)
⇒) Supposons que p ∧ p0 = 1, alors il existe Q, S ∈ R[X] tel que pQ + Sp0 = 1

Supposons que p possède une racine stable α, alors p(α) = 0 et p0 (α) = αn p(α−1 ) = 0 donc
(pQ + Sp0 )(α) = 0 ̸= 1 absurde d’où le résultat.

⇐)par contraposée : supposons que p ∧ p0 ̸= 1, alors il existe α ∈ R∗ tel que (X − α) est un


facteur commun entre p et p0 , tel que p(α) = p0 (α) = p(α−1 ) = 0 d’où le résultat.

[Link]@[Link] page 1
[Link]

3)
On a :
n
Y
p0 (X) = an (1 − αj X)
j=1
n
(αj−1 − X)αj
Y
= an
j=1
 
n n
(X − αj−1 )
Y Y
= (−1)n αj an
j=1 j=1

Comme les (αj )1≤j≤n sont stables, alors


n
αj = 1 et {αj : 1 ≤ j ≤ n} = {αj−1 : 1 ≤ j ≤ n}
Y

j=1

Donc :
p0 (X) = (−1)n p(X)
On déduit donc qu’il existe λ ∈ {−1, 1} tel que :

p = λp0

4)
On a d’après 3 :
1
 
n
p(X) = λX p
X
Alors, en dérivant, on aura :
1 1 1
     
p′ (X) = λnX n−1 p + λX n − 2
p′
X X X
En multipliant par X, on aura :
1 1
   
′ n n−1 ′
Xp (X) = λnX p − λX p
X X

Comme deg(p′ ) = n − 1, on déduit :

h = Xp′ = np − λ(p′ )0
On a :
1
 
h0 (X) = X n h
X
1 1
   
= nX n p − λX n (p′ )0
X X
= np0 − λXp′ (car (p0 )0 = p ∀p)
n
= p − λXp′
λ
= λnp − λXp′ (car λ2 = 1)
= λ(np − Xp′ )

[Link]@[Link] page 2
[Link]

5)
On a α1 < · · · < αn , les n racines distinctes de p (ils sont chacune de multiplicité 1)

D’après le théorème de Rolle, ∃γ1 , . . . , γn−1 ∈ R tel que

α1 < γ1 < α2 < · · · < αn−1 < γn−1 < αn

et
p′ (γi ) = 0 ∀ 1 ≤ i ≤ n − 1 et deg(p′ ) = n − 1

Donc p′ est scindé sur R

On a
h0 = λ(np − Xp′ ) = λ(np − h)
Alors

h0 ∧ h = p ∧ h = p ∧ Xp′ or d’après ce qui précède p ∧ Xp′ = 1 ⇒ h ∧ h0 = 1

Supposons que p′ admet une racine stable, alors il existe α ∈ R∗ tel que

p′ (α) = (p′ )0 (α) = 0

On a h(α) = αp′ (α) = 0 Or h(α) = np(α) − λ (p′ )0 (α) = 0 ⇒ p(α) = 0


| {z }
=0
Alors
h0 (α) = λ(np(α) − αp′ (α)) = 0
Donc
h0 (α) = h(α) = 0 ⇒ α est une racine stable de h
Ce qui contredit h ∧ h0 = 1 à travers question 2. Donc p′ n’admet pas de racine stable.
2ème Méthode (Tuz) : Montrons que :

p′ ∧ (p′ )0 = 1

On a :

p′ ∧ (p′ )0 = p′ ∧ (np − h) (car h = np − λ(p′ )0 )


= p ′ ∧ h0 (car h0 = λ(np − h))

= Xp ∧ h0 (car X ne divise pas h0 )
= h ∧ h0
=1

D’où le résultat

B. Liberté d’une famille des polynômes


6)
Soit j ∈ J1, nK On a :
n
Y j−1
Y
fj (αi ) = an (1 − αk αi ) (αi − αk )
k=j+1 k=1

[Link]@[Link] page 3
[Link]

En supposant qu’il existe i, k tels que 1 ≤ i < k ≤ n et αi αk = 1


Si i ∈ J1, j − 1K, alors fj (αi ) = 0, car le 2e produit s’annule.
Si i > j or k > j, alors k ≥ j + 1 or αk αj = 1, donc le 1er produit s’annule.
Donc fj (αi ) = 0, ceci est vrai ∀j ∈ J1, nK
Alors αi est racine de fj pour tout j ∈ J1, nK
Supposons que (f1 , . . . , fn ) est libre, donc cette famille est une famille libre de Rn−1 [X] de taille
n = dim(Rn−1 [X])
Alors (f1 , . . . , fn ) est une base de Rn−1 [X]
Il suffit de choisir un polynômes dans Rn−1 [X] qui ne s’annule pas en αi , pour contredire le
fait qu’il s’écrit comme combinaison linéaire des fj
D’où le résultat.

7)
Soit j ∈ J1, nK
Pour f ∈ E, on a αj est une racine de (1 − αj X)f − (1 − αj2 )f (αj )
Alors :
(1 − αj X)f − (1 − αj2 )f (αj )
∈ E(∗) ⇒ Pj (E) ⊂ E
X − αj
On a Pj (0E ) = 0E
Soient f, g ∈ E et λ ∈ R

(1 − αj X)(f + λg) − (1 − αj2 )(f + λg)(αj )


Pj (f + λg) =
X − αj
(1 − αj X)f − (1 − αj2 )f (αj ) (1 − αj X)g − (1 − αj2 )g(αj )
= +λ·
X − αj X − αj
= Pj (f ) + λPj (g)

Donc Pj est un endomorphisme de E, pour tout j ∈ J1, nK.


P
Remarque (*) : On pose f = Q tel que Q s’écrit comme produit fini de facteurs (1 − αj X).
Alors :
P P (αj )
(1 − αj X) − (1 − αj2 )
Q Q(αj )
Pj (f ) =
X − αj

(1 − αj X)Q(αj )P − (1 − αj2 )P (αj )Q


=
(X − αj )Q(αj )Q

On remarque que αj est une racine de (1 − αj X)Q(αj )P − (1 − αj2 )P (αj )Q


Alors
Pe
Pj (f ) = avec Pe ∈ R[X]
Q
Soit f ∈ ker(Pj ), alors :
(1 − αj X)f − (1 − αj2 )f (αj ) = 0
Donc :
(1 − αj2 )f (αj )
!
1
f= ∈ Vect
1 − αj X 1 − αj X
Alors : ! !
1 1
ker(Pj ) ⊂ Vect or Vect ⊂ ker(Pj )
1 − αj X 1 − αj X

[Link]@[Link] page 4
[Link]

Donc : !
1
ker(Pj ) = Vect
1 − αj X

8)
Soit j ∈ J1, nK, g ∈ E

(X − αj )g − (1 − αj2 ) · 0
!
(X − αj )g
Pj = =g
1 − αj X X − αj

9)
Prenons γ1 , . . . , γn tels que
n
X
γk gk = 0
k=1

Montrons par récurrence que γ1 = · · · = γn = 0


On a d’abord, en divisant par ni=1 (1 − αi X), que
Q

n
X
γk gk = 0
k=1

On a, pour j ∈ J1, nK :
j−1
(X − αi )
Q
an
i=1
gj = j
(1 − αi X)
Q
i=1

Pour j = 1,
an
g1 = ⇒ g1 (α1 ) ̸= 0 et gj (α1 ) = 0 ∀j ≥ 2
1 − α1 X
(Le produit du numérateur s’annule)
Donc : n X
γk gk (α1 ) = γ1 g1 (α1 ) = 0 ⇒ γ1 = 0
k=1

Supposons γ1 = · · · = γj−1 = 0, montrons que γj = 0
On a : n X
γk gk = 0
k=j

Si αj ∈/ {αk | 1 ≤ k ≤ j − 1}, on est bien, et on aura le résultat par la même méthode que
l’initialisation.
Sinon, si αj apparaît exactement m fois dans cet ensemble, alors :
j−m−1
an (X − αj )m (X − αi )
Q
i=1
gj = j
(1 − αi X)
Q
i=1

tel que les αk restants dans le produit sont tous ̸= αj

[Link]@[Link] page 5
[Link]

(k)
D’après la question 8 (on note Pj = Pj ◦ Pj ◦ · · · ◦ Pj ) :
| {z }
k fois

j−m−1
(1 − αj X)k an (X − αj )m−k (X − αk )
Q
(k) k=1
Pj (gj ) = j
(1 − αk X)
Q
k=1

Alors
j−m−1
(1 − αj X)m an (X − αk )
Q
(m) k=1
Pj (gj ) = j
(1 − αk X)
Q
k=1

Pour i ≥ j + 1, le produit dans le numérateur de gi admet au moins (m + 1) termes égaux à


(X − αj )
Donc :
(m)
Pj (gi )(αj ) = 0
On a n
X (m)
γk Pj (gk ) = 0
k=j

On a alors : n
X (m) (m)
γk Pj (gk )(αj ) = γj Pj (gj )(αj ) = 0 ⇒ γj = 0
k=j
(m)
Car Pj (gj )(αj ) ̸= 0
Comme les (αk )1≤k≤n ne sont pas stables, on conclut que :

γj = 0

D’où le résultat et on déduit que (f1 , . . . , fn ) est libre.


Alors on a cette équivalence :

(f1 , . . . , fn ) est libre ⇐⇒ p n’admet aucune racine stable

(le sens direct est démontré par contraposée à travers question 6 et l’autre sens à travers le reste
de partie B)

C. Expression de la matrice J(p)


10)
On a :
(0)
 
 .. 
 1
 . 


 (0) 

T i 1 (0)
 
(S ) =  
..
 
.

1

 
 
 .. 
 . (0) 
1 (0)

Les 1 sont sur la (i + 1)-ième diagonale en dessous de la diagonale principale.

[Link]@[Link] page 6
[Link]

0
 
 .. 
.
 
0
 
T i
⇒ (S ) U = 1 ∀0 ≤ i ≤ n − 1
 
 
0
 .. 
 
.
0 i+1

Donc (S T )i U
= ei+1 ∀ 0 ≤ i ≤ n − 1, avec ej le j-ème vecteur de la base canonique de
Mn,1 (R)  
Alors (S T )i U est une base de Mn,1 (R)
0≤i≤n−1

11)
On remarque que :

(X − αj X)fj = (1 − αj+1 X)fj+1

Alors :

Bj fj (s) = Cj+1 fj+1 (s)

En transposant, on aura

fj (s)T BjT = fj+1 (s)T Cj+1


T

En multipliant les deux dernières égalités, on a :

fj (s)T BjT Bj fj (s) = fj+1 (s)T Cj+1


T
Cj+1 fj+1 (s)

On a alors :
n
X n−1
Xh i
fj (s)T (CjT Cj − BjT Bj )fj (s) = fj (s)T CjT Cj fj (s) − fj (s)T BjT Bj fj (s)
j=1 j=1

+ fn (s)T (CnT Cn − BnT Bn )fn (s)


n−1
Xh i
= fj (s)T CjT Cj fj (s) − fj+1 (s)T Cj+1
T
Cj+1 fj+1 (s)
j=1

+ fn (s)T (CnT Cn − BnT Bn )fn (s)


= f1 (s)T C1T C1 f1 (s) − fn (s)T BnT Bn fn (s) (Téléscopage)
= p0 (s)T p0 (s) − p(s)T p(s)
= J (p)

12)
On a, pour 1 ≤ i, j ≤ n :
n n
(
X X δij si i ∈ J2, nK
(S T S)ij = (S)ki (S)kj = δk+1,i δk+1,j =
k=1 k=1 0 sinon

[Link]@[Link] page 7
[Link]

Donc :  
0 0

1 
ST S =   = In − U U T
 
.. ..

 . . 

0 1
Soit j ∈ J1, nK :

CjT Cj − BjT Bj = (In − αj S T )(In − αj S) − (S T − αj In )(S − αj In )


= In − αj S T − αj S + αj2 S T S − S T S + αj S T + αj S − αj2 In
= (1 − αj2 )In − (1 − αj2 )S T S
= (1 − αj2 )In − (1 − αj2 )(In − U U T )
= (1 − αj2 )U U T

13)
On a d’après 12 :
n h
X i
J (p) = fk (S)T U U T fk (S) (1 − αk2 )In
k=1

Donc, pour 1 ≤ i, j ≤ n :
n X
X n h i
(J (p))ij = (fk (S)T U )(U T fk (S)) (1 − αk2 )δℓj
iℓ
k=1 ℓ=1
Xn h i
= (fk (S)U )(U T fk (S)) (1 − αk2 )
ij
k=1
Xn h i h i
= fk (S T )U U T fk (S T )T (1 − αk2 )
i j
k=1
Xn
T
= Vik (1 − αk2 )Vkj
k=1

Or : n X
n n
X X
(V DV T )ij = Vik Dkℓ VℓjT = T
Vik (1 − αk2 )Vkj = (J (p))ij
k=1 ℓ=1 k=1

Donc :
J (p) = V DV T

14)
Si p possède
 une racine stable, alors, d’après 6, (f1 , . . . , fn ) est liée.
Donc f1 (S )U, . . . , fn (S T )U est liée. (Il existe une combinaison linéaire des fi avec des
T

coefficients non tous nuls, on applique cette combinaison à S T , puis on multiplie le résultat par
U)
Par conséquent, V n’est pas inversible, donc det(V ) = 0.
Alors :
det(J (p)) = det(D) · det(V )2 = 0
Donc J (p) n’est pas inversible.

[Link]@[Link] page 8
[Link]

D. Cas où J(p) est inversible : critère de Schur-Cohn


15)
Soit A, B ∈ Mn (R) tels que ∃P ∈ GLn (R) vérifiant :

A = P T BP

Soit F un s.e.v. de Mn,1 (R) vérifiant (CA ). Montrons qu’il existe un s.e.v. de même dimension
que F qui vérifie (CB ).
On a :
X T BX = X T P −1 AP −1 X = (P −1 X)T A(P −1 X)
Notons F ′ = {P X | X ∈ F }.
Alors F ′ est un s.e.v. isomorphe à F (car P ∈ GLn (R)), donc :

dim F ′ = dim F

Soit Y ∈ F ′ , alors Y = P X avec X ∈ F .

Y T BY = (P −1 P X)T A(P −1 P X) = X T AX > 0 ⇒ F ′ vérifie (CB )


Donc :

{dim F | F s.e.v. vérifiant (CA )} ⊆ {dim F | F s.e.v. vérifiant (CB )}

Par passage au max, on aura d(B) ≥ d(A) et en considérant B = (P −1 )T AP −1 , avec P −1 ∈


GLn (R), on obtient aussi d(A) ≥ d(B)

⇒ d(A) = d(B)

16)
Soit M ∈ Sn (R). D’après le théorème spectral, ∃P ∈ GLn (R) tel que :

λ1
 

M = P T DP avec D=
 .. 
et Sp(M ) = {λ1 , . . . , λn }
. 
λn

Notons {ik | 1 ≤ k ≤ π(M )} les indices des valeurs propres strictement positives (avec leurs
multiplicités).
Notons ej le j-ième vecteur de la base canonique de Mn,1 (R)
Alors on pose :
n o
FM = P −1 X | X ∈ Vect(eik ) = P −1 (Vect(eik ))
1≤k≤π(M )

Soit Y ∈ FM \ {0}, donc il existe α1 , . . . , απ(M ) ∈ R tel que :

π(M )
−1
X
Y =P αk eik
k=1

[Link]@[Link] page 9
[Link]

Alors :

Y T M Y = (P Y )T D(P Y )
   
π(M ) π(M )
X X
= αk eTik  D  αj eij 
k=1 j=1
  
π(M ) π(M )
X X
= αk eTik   αj λj eij 
k=1 j=1
π(M ) π(M )
X X
= αk αj λj ⟨eik , eij ⟩
k=1 j=1

Alors :
π(M )
X
Y T MY = αj2 λj > 0 (Y ̸= 0)
j=1

Donc FM est de dimension π(M ) et vérifie (CM ).


D’où le résultat :
d(M ) ≥ π(M )

17)
D’après la formule de Grassmann, on a :
⊥ ⊥ ⊥
dim(FM ∩ G) = dim(FM ) + dim(G) − dim(FM + G)

Or :
⊥ ⊥
dim(FM ) + dim(G) − dim(FM + G) ≥ (n − π(M )) + 1 + π(M ) − dim(Mn,1 (R))
≥ (n − π(M )) + 1 + π(M ) − n
≥1

Alors :

dim(FM ∩ G) ≥ 1

Il existe donc X ∈ FM ⊥ ∩ G \ {0}

On a X ∈ FM ⊥ , donc il est inclus dans l’espace associé aux valeurs propres nulles ou négatives

de M donc :
XT M X ≤ 0
Mais X ∈ G, qui vérifie (CM ), donc :

XT M X > 0

Contradiction.
Donc :
d(M ) = π(M )

[Link]@[Link] page 10
[Link]

18)
Si J (p) est inversible, d’après le contraposée de 14, p ne possède aucune racine stable.
D’après 13 :
J (p) = V DV T ∈ Sn (R)
Donc, d’après 17 :
π(J (p)) = d(J (p))
Or, si J(p) est inversible, en particulier, V est nécessairement inversible. Alors d’après 15 :

d(J(p)) = d(D)

Comme D est diagonale, d(D) correspond à la dimension de l’espace associé aux valeurs
propres strictement négatives, donc autrement dit à αi2 < 1 ⇐⇒ αi ∈]−1, 1[. Donc d(D) = σ(p)

Ainsi, on déduit le critère de Schur–Cohn :

σ(p) = π(J (p))

E. Condition nécéssaire et suffisante d’inversibilité


19)
Si p n’admet pas de racine stable, alors D est inversible (tous les coefficients diagonaux sont
non nuls), or J (p) n’est pas inversible.
Et comme J (p) = V DV T (d’après 13), on a :

det(J (p)) = det(D) · det(V )2 = 0 avec det(D) ̸= 0 ⇒ det(V ) = 0

Donc V n’est pas inversible.


Alors la famille (f1 (S T )U, . . . , fn (S T )U ) est liée, d’où l’existence de q ∈ Rn−1 [X] \ {0} tel
que :
q(S T )U = 0n,1
(D’après 9, si p n’admet pas de racine stable, alors la (f1 , . . . , fn ) est libre. Donc, par construc-
tion, q ̸= 0)

20)
On sait que :  
0
.
 .. 
(S T )n = 0 et T n−1
(S )   ̸= 0
U = 
0
1
D’après 19, il existe γ0 , . . . , γn−1 ∈ R, non tous nuls, tels que :
n−1
X
γk (S T )k U = 0
k=0

En multipliant par (S T )n−1 , on obtient :

γ0 (S T )n−1 U = 0 ⇒ γ0 = 0

Supposons que γ0 = · · · = γj = 0. Montrons que γj+1 = 0

[Link]@[Link] page 11
[Link]

n−1
X
γk (S T )k U = 0
k=j+1

En multipliant cette égalité par (S T )n−j−2 , on obtient :

γj+1 (S T )n−1 U = 0 ⇒ γj+1 = 0

On montre alors par récurrence que :

γ0 = · · · = γn−1 = 0

Ce qui est absurde. On a donc montré par l’absurde que si p n’admet pas de racine stable,
alors J (p) est inversible.
Le sens contraire est garanti par 18.

On a alors cette équivalence :

J (p) inversible ⇔ p n’admet aucune racine stable

F. Un cas particulier
21)
On a d’après 5 :
h ∧ h0 = 1
Alors d’après 2, h ne possède pas de racine stable.
Donc d’après 20,
J (h) est inversible

22)
J’avais l’idée d’utiliser que GLn (R) est ouvert et de montrer que J (p(rX)) tend
vers une matrice inversible.

On remarque que :

1 p(rX) − p(X)
[p(rX) − p(X)] = X −−−−→ Xp′ (X)
r−1 (r − 1)X r→1−

Ainsi :
1
[p(rX) − p(X)] −−−−→ h
r−1 r→1−

On remarque que l’application p 7→ J (p) est continue (car J (p) est polynomiale en les
coefficients de p), donc :

1
 
J [p(rX) − p(X)] −−−−→ J (h) avec J (h) ∈ GLn (R) (d’après 21)
r−1 r→1−

 
1
et après développer J r−1 [p(rX) − p(X)] et en utilisant que J (p) = 0, mais ceci ne
donne pas le résultat attendu.

[Link]@[Link] page 12
[Link]

Par définition, on a pour tout r > 0 :

p(rX) admet une racine stable


r
 
⇐⇒ p(rX) et p ont une racine commune non nulle
X
αj r
⇐⇒ ∃(j, k) ∈ J1; nK2 , =
r αk
2 2
⇐⇒ ∃(j, k) ∈ J1; nK , r = αj αk

car les racines de p(rX) sont αr1 , . . . , αrn et comme les (αi )1≤i≤n sont stables, en particulier
elles sont non nulles, d’où les racines de p Xr sont αr1 , . . . , αrn .


/ 1[, r2 ̸= αj αk pour r ∈]0; 1[


si αj αk ∈]0;
Sinon on pose :
n√ o 
δ := max αj αk : (j, k) ∈ J1; nK2 , αj αk ∈]0; 1[ ∪ {0}
n
√ o
Remarque : si αj αk : (j, k) ∈ J1; nK2 , αj αk ∈]0; 1[ = ∅, alors δ = 0.
Alors on a 0 ≤ δ < 1 par construction et :

r ∈]δ; 1[ =⇒ ∀(j, k) ∈ J1; nK2 , αj αk ∈]0; 1[ : r ̸= αj αk et 0 < r2 < 1

D’où :
r ∈]δ; 1[ =⇒ ∀(j, k) ∈ J1; nK2 , r2 ̸= αj αk
Ainsi, par l’équivalence précédente, il vient que pour tout r ∈]δ; 1[, p(rX) n’admet pas de
racine stable. (Proposée par Jules Pirony)
Soit 0 < r < 1.
On a que αr1 , . . . , αrn sont les racines de p(rX) ; il est bien scindé.


Si i est tel que αi > 1, or r < 1 donc 1r > 1, donc αri > 1.
Si i est tel que αi < −1, alors −αi > 1 donc − αri > 1 donc αi
r < −1.
Prenons
r > max{|αi |; |αi | < 1}.
On a donc
αi
|αi | < r alors | |<1
r
Donc pour r > max{|αi |; |αi | < 1}, on a

σ(p(rX)) = σ(p).

En prenant
η = min {η0 , 1 − max{|αi |; |αi | < 1}} ,
on obtient le résultat demandé.

23)
D’après 22, il existe η tel que ∀r ∈]1 − η, 1[,
comme J (p) ∈ Sn (R), donc diagonalisable, en le multipliant par − 1,
cela inverse les valeurs propres positives et négatives.

[Link]@[Link] page 13
[Link]

n n
   
π J (p(rX)) = n − π J (p(rX))
2(r − 1) 2(1 − r)
s !!
n
=n−π J p(rX) (1 − r > 0)
2(1 − r)
s !
n
=n−σ p(rX) (d’après 22 et critère de Schur-Cohn)
2(1 − r)
= n − σ(p(rX))
= n − σ(p) (d’après 22)

n n
   
lim π F (r) = lim π J (p(rX)) = n − σ(p) D’où le résultat
r→1 − 2(r − 1) r→1 − 2(r − 1)

24)
On a F : R∗+ → Sn (R), r 7→ J (p(rX)) (polynomiale en r donc dérivable)
Elle est dérivable et on a :

F (r) = (p(rX))0 (S)T (p(rX))0 (S) − (p(rX))(S)T (p(rX))(S)


!
ST S
 
= r p02n
p0 − p(rS T )p(rS)
r r
!  
ST S
=r p 2n
p − p(rS T )p(rS)
r r

Donc : !  
′ 2n−1 ST S
F (r) = 2nr p p
r r
" !   !  #
ST ST S ST S ′ S
+r 2n
− 2 p′ p −p p
r r r r r2 r
 
− S T p′ rS T p(rS) − Sp(rS T )p′ (rS)
Alors :
F ′ (1) = 2np(S T )p(S) − S T p′ (S T )p(S) − Sp(S T )p′ (S)
− S T p′ (S T )p(S) − Sp(S T )p′ (S)
T
= 2n (p(S))T p(S) − 2S T p′ (S) p(S) − 2 (p(S))T p′ (S)S
D’où le résultat

25)
On a comme F (0) = J (p) = 0

n F (r) n
= F ′ (1) + o(1)
2 r − 1 r→1 2
= n2 (p(S))T p(S) − nS T p′ (S)T p(S) − np(S)T p′ (S)S + o(1)
r→1

[Link]@[Link] page 14
[Link]

On a d’après 4 :

J (h) = h0 (S)T h0 (S) − h(S)T h(S)


= (np(S)T − S T p′ (S)T )(np(S) − Sp′ (S)) − S T p′ (S T )Sp′ (S)
= n2 p(S)T p(S) − nSp(S)T p′ (S) − nS T p′ (S T )p(S)
+ S T p′ (S)T Sp′ (S) − S T p′ (S)T Sp′ (S)
= n2 p(S)T p(S) − nSp(S)T p′ (S) − nS T p′ (S)T p(S)

Alors
n
F (r) = J (h) + o(1)
2(r − 1) r→1

26)
On admet que l’application définie sur Sn (R) à valeurs dans Rn qui à une matrice symétrique
associe le n-uplet de ses valeurs propres réelles comptées avec leurs multiplicités, rangées dans
l’ordre décroissant, est continue. On note une telle fonction φ
On a φ est continue alors d’après 25 :

n
 
lim φ F (r) = φ (J (h))
r→1 2(r − 1)
n
On note λ1,r , . . . , λn,r les valeurs propres de 2(r−1) F (r) et λ1 , . . . , λn les valeurs propres de
J(|t|).
D’après 21 ; J (h) est inversible alors λi ̸= 0 pour tout 1 ≤ i ≤ n et on a

lim λi,r = λi ∀1 ≤ i ≤ n
r→1

On suppose π(J (h))) = j alors λi > 0 pour 1 ≤ i ≤ j et λi < 0 pour j + 1 ≤ i ≤ n.


D’après la définition de la limite et on travaille avec une famille finie, il existe un voisinage
de 1 commun qu’on le note ν(1) tel que pour tout r ∈ ν(1) :

λi,r > 0 ∀1 ≤ i ≤ j et λi,r < 0 ∀j + 1 ≤ i ≤ n


alors
n
 
π F (r) = j = π(J (h))
2(r − 1)
On déduit alors que
n
 
lim π F (r) = π(J (h))
r→1 2(r − 1)
On a alors d’après 23 :

π(J (h)) = n − σ(p)


Donc

σ(p) = n − π(J (h))


= n − σ(h) (d’après 21 et 18)

= n − σ(Xp )
= n − 1 + σ(p′ )

(0 ∈] − 1, 1[)

= n − 1 − σ(p )
D’après 4 : p′ n’admet pas de racine stable.
Alors d’après 20, J (p′ ) est inversible.

[Link]@[Link] page 15
[Link]

Alors, d’après le critère de Schur-Cohn, σ(p′ ) = π(J (p′ )).


Ainsi,

σ(p) = n − 1 − π(J (p′ ))

G. Méthode générale
27)
p
On a p = f g = (p1 ∧ p0 )g, alors g = p1 ∧p0 .
Alors g n’admet aucune racine stable, donc d’après 20, J (g) est inversible.
Et donc, d’après le critère de Schur–Cohn :

σ(g) = π(J (g))

28)
On a f = p ∧ p0 , les racines de f sont toutes stables, on les note γ1 , . . . , γm , γ1−1 , . . . , γm
−1 de

multiplicités n1 , . . . , nm . Alors
m h ini
(x − γi )(x − γi−1 )
Y
f=
i=1

Si γi ∈
/ {1, −1}, alors
gi = (x − γi )(x − γi−1 )
Si γi ∈ {1, −1}, alors
gi = (x − γi ) = gi+1 = (x − γi−1 )
On remarque que ces gi sont de racines stables et de multiplicité 1, et il existe donc ℓ ∈ N∗
tel que

Y
f= gi
i=1

D’où le résultat. et donc


p = f g = g1 g2 · · · gℓ g
On sait que par définition de σ :

σ(p) = σ(g1 · · · gℓ g)

X
= σ(gi ) + σ(g)
i=1

(deg gi − 1 − π(J (gi′ ))) + π(J (g)) (d’après 26 et 27)
X
=
i=1
ℓ ℓ
π(J (gi′ )) + π(J (g))
X X
= deg gi − ℓ −
i=1 i=1
ℓ ℓ
!
π(J (gi′ ))
X X
= (n − deg g) − ℓ − + π(J (g)) car deg gi + deg g = n
i=1 i=1

Donc

[Link]@[Link] page 16
[Link]


π(J (gi′ )) + π(J (g))
X
σ(p) = n − deg g − ℓ −
i=1

Fin de sujet

[Link]@[Link] page 17

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