Math 2 MP2025 Cor 4
Math 2 MP2025 Cor 4
com
26 avril 2025
Attention : Il s’agit d’une proposition de corrigé rédigée de manière impulsive. Si vous repérez
une erreur ou une imprécision, n’hésitez pas à me contacter par mail.
2)
⇒) Supposons que p ∧ p0 = 1, alors il existe Q, S ∈ R[X] tel que pQ + Sp0 = 1
Supposons que p possède une racine stable α, alors p(α) = 0 et p0 (α) = αn p(α−1 ) = 0 donc
(pQ + Sp0 )(α) = 0 ̸= 1 absurde d’où le résultat.
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[Link]
3)
On a :
n
Y
p0 (X) = an (1 − αj X)
j=1
n
(αj−1 − X)αj
Y
= an
j=1
n n
(X − αj−1 )
Y Y
= (−1)n αj an
j=1 j=1
j=1
Donc :
p0 (X) = (−1)n p(X)
On déduit donc qu’il existe λ ∈ {−1, 1} tel que :
p = λp0
4)
On a d’après 3 :
1
n
p(X) = λX p
X
Alors, en dérivant, on aura :
1 1 1
p′ (X) = λnX n−1 p + λX n − 2
p′
X X X
En multipliant par X, on aura :
1 1
′ n n−1 ′
Xp (X) = λnX p − λX p
X X
h = Xp′ = np − λ(p′ )0
On a :
1
h0 (X) = X n h
X
1 1
= nX n p − λX n (p′ )0
X X
= np0 − λXp′ (car (p0 )0 = p ∀p)
n
= p − λXp′
λ
= λnp − λXp′ (car λ2 = 1)
= λ(np − Xp′ )
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[Link]
5)
On a α1 < · · · < αn , les n racines distinctes de p (ils sont chacune de multiplicité 1)
et
p′ (γi ) = 0 ∀ 1 ≤ i ≤ n − 1 et deg(p′ ) = n − 1
On a
h0 = λ(np − Xp′ ) = λ(np − h)
Alors
Supposons que p′ admet une racine stable, alors il existe α ∈ R∗ tel que
p′ ∧ (p′ )0 = 1
On a :
D’où le résultat
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[Link]
7)
Soit j ∈ J1, nK
Pour f ∈ E, on a αj est une racine de (1 − αj X)f − (1 − αj2 )f (αj )
Alors :
(1 − αj X)f − (1 − αj2 )f (αj )
∈ E(∗) ⇒ Pj (E) ⊂ E
X − αj
On a Pj (0E ) = 0E
Soient f, g ∈ E et λ ∈ R
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[Link]
Donc : !
1
ker(Pj ) = Vect
1 − αj X
8)
Soit j ∈ J1, nK, g ∈ E
(X − αj )g − (1 − αj2 ) · 0
!
(X − αj )g
Pj = =g
1 − αj X X − αj
9)
Prenons γ1 , . . . , γn tels que
n
X
γk gk = 0
k=1
n
X
γk gk = 0
k=1
On a, pour j ∈ J1, nK :
j−1
(X − αi )
Q
an
i=1
gj = j
(1 − αi X)
Q
i=1
—
Pour j = 1,
an
g1 = ⇒ g1 (α1 ) ̸= 0 et gj (α1 ) = 0 ∀j ≥ 2
1 − α1 X
(Le produit du numérateur s’annule)
Donc : n X
γk gk (α1 ) = γ1 g1 (α1 ) = 0 ⇒ γ1 = 0
k=1
—
Supposons γ1 = · · · = γj−1 = 0, montrons que γj = 0
On a : n X
γk gk = 0
k=j
Si αj ∈/ {αk | 1 ≤ k ≤ j − 1}, on est bien, et on aura le résultat par la même méthode que
l’initialisation.
Sinon, si αj apparaît exactement m fois dans cet ensemble, alors :
j−m−1
an (X − αj )m (X − αi )
Q
i=1
gj = j
(1 − αi X)
Q
i=1
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(k)
D’après la question 8 (on note Pj = Pj ◦ Pj ◦ · · · ◦ Pj ) :
| {z }
k fois
j−m−1
(1 − αj X)k an (X − αj )m−k (X − αk )
Q
(k) k=1
Pj (gj ) = j
(1 − αk X)
Q
k=1
Alors
j−m−1
(1 − αj X)m an (X − αk )
Q
(m) k=1
Pj (gj ) = j
(1 − αk X)
Q
k=1
On a alors : n
X (m) (m)
γk Pj (gk )(αj ) = γj Pj (gj )(αj ) = 0 ⇒ γj = 0
k=j
(m)
Car Pj (gj )(αj ) ̸= 0
Comme les (αk )1≤k≤n ne sont pas stables, on conclut que :
γj = 0
(le sens direct est démontré par contraposée à travers question 6 et l’autre sens à travers le reste
de partie B)
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[Link]
0
..
.
0
T i
⇒ (S ) U = 1 ∀0 ≤ i ≤ n − 1
0
..
.
0 i+1
Donc (S T )i U
= ei+1 ∀ 0 ≤ i ≤ n − 1, avec ej le j-ème vecteur de la base canonique de
Mn,1 (R)
Alors (S T )i U est une base de Mn,1 (R)
0≤i≤n−1
11)
On remarque que :
Alors :
En transposant, on aura
On a alors :
n
X n−1
Xh i
fj (s)T (CjT Cj − BjT Bj )fj (s) = fj (s)T CjT Cj fj (s) − fj (s)T BjT Bj fj (s)
j=1 j=1
12)
On a, pour 1 ≤ i, j ≤ n :
n n
(
X X δij si i ∈ J2, nK
(S T S)ij = (S)ki (S)kj = δk+1,i δk+1,j =
k=1 k=1 0 sinon
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[Link]
Donc :
0 0
1
ST S = = In − U U T
.. ..
. .
0 1
Soit j ∈ J1, nK :
13)
On a d’après 12 :
n h
X i
J (p) = fk (S)T U U T fk (S) (1 − αk2 )In
k=1
Donc, pour 1 ≤ i, j ≤ n :
n X
X n h i
(J (p))ij = (fk (S)T U )(U T fk (S)) (1 − αk2 )δℓj
iℓ
k=1 ℓ=1
Xn h i
= (fk (S)U )(U T fk (S)) (1 − αk2 )
ij
k=1
Xn h i h i
= fk (S T )U U T fk (S T )T (1 − αk2 )
i j
k=1
Xn
T
= Vik (1 − αk2 )Vkj
k=1
Or : n X
n n
X X
(V DV T )ij = Vik Dkℓ VℓjT = T
Vik (1 − αk2 )Vkj = (J (p))ij
k=1 ℓ=1 k=1
Donc :
J (p) = V DV T
14)
Si p possède
une racine stable, alors, d’après 6, (f1 , . . . , fn ) est liée.
Donc f1 (S )U, . . . , fn (S T )U est liée. (Il existe une combinaison linéaire des fi avec des
T
coefficients non tous nuls, on applique cette combinaison à S T , puis on multiplie le résultat par
U)
Par conséquent, V n’est pas inversible, donc det(V ) = 0.
Alors :
det(J (p)) = det(D) · det(V )2 = 0
Donc J (p) n’est pas inversible.
[Link]@[Link] page 8
[Link]
A = P T BP
Soit F un s.e.v. de Mn,1 (R) vérifiant (CA ). Montrons qu’il existe un s.e.v. de même dimension
que F qui vérifie (CB ).
On a :
X T BX = X T P −1 AP −1 X = (P −1 X)T A(P −1 X)
Notons F ′ = {P X | X ∈ F }.
Alors F ′ est un s.e.v. isomorphe à F (car P ∈ GLn (R)), donc :
dim F ′ = dim F
⇒ d(A) = d(B)
16)
Soit M ∈ Sn (R). D’après le théorème spectral, ∃P ∈ GLn (R) tel que :
λ1
M = P T DP avec D=
..
et Sp(M ) = {λ1 , . . . , λn }
.
λn
Notons {ik | 1 ≤ k ≤ π(M )} les indices des valeurs propres strictement positives (avec leurs
multiplicités).
Notons ej le j-ième vecteur de la base canonique de Mn,1 (R)
Alors on pose :
n o
FM = P −1 X | X ∈ Vect(eik ) = P −1 (Vect(eik ))
1≤k≤π(M )
π(M )
−1
X
Y =P αk eik
k=1
[Link]@[Link] page 9
[Link]
Alors :
Y T M Y = (P Y )T D(P Y )
π(M ) π(M )
X X
= αk eTik D αj eij
k=1 j=1
π(M ) π(M )
X X
= αk eTik αj λj eij
k=1 j=1
π(M ) π(M )
X X
= αk αj λj ⟨eik , eij ⟩
k=1 j=1
Alors :
π(M )
X
Y T MY = αj2 λj > 0 (Y ̸= 0)
j=1
17)
D’après la formule de Grassmann, on a :
⊥ ⊥ ⊥
dim(FM ∩ G) = dim(FM ) + dim(G) − dim(FM + G)
Or :
⊥ ⊥
dim(FM ) + dim(G) − dim(FM + G) ≥ (n − π(M )) + 1 + π(M ) − dim(Mn,1 (R))
≥ (n − π(M )) + 1 + π(M ) − n
≥1
Alors :
⊥
dim(FM ∩ G) ≥ 1
On a X ∈ FM ⊥ , donc il est inclus dans l’espace associé aux valeurs propres nulles ou négatives
de M donc :
XT M X ≤ 0
Mais X ∈ G, qui vérifie (CM ), donc :
XT M X > 0
Contradiction.
Donc :
d(M ) = π(M )
[Link]@[Link] page 10
[Link]
18)
Si J (p) est inversible, d’après le contraposée de 14, p ne possède aucune racine stable.
D’après 13 :
J (p) = V DV T ∈ Sn (R)
Donc, d’après 17 :
π(J (p)) = d(J (p))
Or, si J(p) est inversible, en particulier, V est nécessairement inversible. Alors d’après 15 :
d(J(p)) = d(D)
Comme D est diagonale, d(D) correspond à la dimension de l’espace associé aux valeurs
propres strictement négatives, donc autrement dit à αi2 < 1 ⇐⇒ αi ∈]−1, 1[. Donc d(D) = σ(p)
20)
On sait que :
0
.
..
(S T )n = 0 et T n−1
(S ) ̸= 0
U =
0
1
D’après 19, il existe γ0 , . . . , γn−1 ∈ R, non tous nuls, tels que :
n−1
X
γk (S T )k U = 0
k=0
γ0 (S T )n−1 U = 0 ⇒ γ0 = 0
[Link]@[Link] page 11
[Link]
n−1
X
γk (S T )k U = 0
k=j+1
γ0 = · · · = γn−1 = 0
Ce qui est absurde. On a donc montré par l’absurde que si p n’admet pas de racine stable,
alors J (p) est inversible.
Le sens contraire est garanti par 18.
F. Un cas particulier
21)
On a d’après 5 :
h ∧ h0 = 1
Alors d’après 2, h ne possède pas de racine stable.
Donc d’après 20,
J (h) est inversible
22)
J’avais l’idée d’utiliser que GLn (R) est ouvert et de montrer que J (p(rX)) tend
vers une matrice inversible.
On remarque que :
1 p(rX) − p(X)
[p(rX) − p(X)] = X −−−−→ Xp′ (X)
r−1 (r − 1)X r→1−
Ainsi :
1
[p(rX) − p(X)] −−−−→ h
r−1 r→1−
On remarque que l’application p 7→ J (p) est continue (car J (p) est polynomiale en les
coefficients de p), donc :
1
J [p(rX) − p(X)] −−−−→ J (h) avec J (h) ∈ GLn (R) (d’après 21)
r−1 r→1−
1
et après développer J r−1 [p(rX) − p(X)] et en utilisant que J (p) = 0, mais ceci ne
donne pas le résultat attendu.
[Link]@[Link] page 12
[Link]
car les racines de p(rX) sont αr1 , . . . , αrn et comme les (αi )1≤i≤n sont stables, en particulier
elles sont non nulles, d’où les racines de p Xr sont αr1 , . . . , αrn .
D’où :
r ∈]δ; 1[ =⇒ ∀(j, k) ∈ J1; nK2 , r2 ̸= αj αk
Ainsi, par l’équivalence précédente, il vient que pour tout r ∈]δ; 1[, p(rX) n’admet pas de
racine stable. (Proposée par Jules Pirony)
Soit 0 < r < 1.
On a que αr1 , . . . , αrn sont les racines de p(rX) ; il est bien scindé.
Si i est tel que αi > 1, or r < 1 donc 1r > 1, donc αri > 1.
Si i est tel que αi < −1, alors −αi > 1 donc − αri > 1 donc αi
r < −1.
Prenons
r > max{|αi |; |αi | < 1}.
On a donc
αi
|αi | < r alors | |<1
r
Donc pour r > max{|αi |; |αi | < 1}, on a
σ(p(rX)) = σ(p).
En prenant
η = min {η0 , 1 − max{|αi |; |αi | < 1}} ,
on obtient le résultat demandé.
23)
D’après 22, il existe η tel que ∀r ∈]1 − η, 1[,
comme J (p) ∈ Sn (R), donc diagonalisable, en le multipliant par − 1,
cela inverse les valeurs propres positives et négatives.
[Link]@[Link] page 13
[Link]
n n
π J (p(rX)) = n − π J (p(rX))
2(r − 1) 2(1 − r)
s !!
n
=n−π J p(rX) (1 − r > 0)
2(1 − r)
s !
n
=n−σ p(rX) (d’après 22 et critère de Schur-Cohn)
2(1 − r)
= n − σ(p(rX))
= n − σ(p) (d’après 22)
n n
lim π F (r) = lim π J (p(rX)) = n − σ(p) D’où le résultat
r→1 − 2(r − 1) r→1 − 2(r − 1)
24)
On a F : R∗+ → Sn (R), r 7→ J (p(rX)) (polynomiale en r donc dérivable)
Elle est dérivable et on a :
Donc : !
′ 2n−1 ST S
F (r) = 2nr p p
r r
" ! ! #
ST ST S ST S ′ S
+r 2n
− 2 p′ p −p p
r r r r r2 r
− S T p′ rS T p(rS) − Sp(rS T )p′ (rS)
Alors :
F ′ (1) = 2np(S T )p(S) − S T p′ (S T )p(S) − Sp(S T )p′ (S)
− S T p′ (S T )p(S) − Sp(S T )p′ (S)
T
= 2n (p(S))T p(S) − 2S T p′ (S) p(S) − 2 (p(S))T p′ (S)S
D’où le résultat
25)
On a comme F (0) = J (p) = 0
n F (r) n
= F ′ (1) + o(1)
2 r − 1 r→1 2
= n2 (p(S))T p(S) − nS T p′ (S)T p(S) − np(S)T p′ (S)S + o(1)
r→1
[Link]@[Link] page 14
[Link]
On a d’après 4 :
Alors
n
F (r) = J (h) + o(1)
2(r − 1) r→1
26)
On admet que l’application définie sur Sn (R) à valeurs dans Rn qui à une matrice symétrique
associe le n-uplet de ses valeurs propres réelles comptées avec leurs multiplicités, rangées dans
l’ordre décroissant, est continue. On note une telle fonction φ
On a φ est continue alors d’après 25 :
n
lim φ F (r) = φ (J (h))
r→1 2(r − 1)
n
On note λ1,r , . . . , λn,r les valeurs propres de 2(r−1) F (r) et λ1 , . . . , λn les valeurs propres de
J(|t|).
D’après 21 ; J (h) est inversible alors λi ̸= 0 pour tout 1 ≤ i ≤ n et on a
lim λi,r = λi ∀1 ≤ i ≤ n
r→1
[Link]@[Link] page 15
[Link]
G. Méthode générale
27)
p
On a p = f g = (p1 ∧ p0 )g, alors g = p1 ∧p0 .
Alors g n’admet aucune racine stable, donc d’après 20, J (g) est inversible.
Et donc, d’après le critère de Schur–Cohn :
28)
On a f = p ∧ p0 , les racines de f sont toutes stables, on les note γ1 , . . . , γm , γ1−1 , . . . , γm
−1 de
multiplicités n1 , . . . , nm . Alors
m h ini
(x − γi )(x − γi−1 )
Y
f=
i=1
Si γi ∈
/ {1, −1}, alors
gi = (x − γi )(x − γi−1 )
Si γi ∈ {1, −1}, alors
gi = (x − γi ) = gi+1 = (x − γi−1 )
On remarque que ces gi sont de racines stables et de multiplicité 1, et il existe donc ℓ ∈ N∗
tel que
ℓ
Y
f= gi
i=1
σ(p) = σ(g1 · · · gℓ g)
ℓ
X
= σ(gi ) + σ(g)
i=1
ℓ
(deg gi − 1 − π(J (gi′ ))) + π(J (g)) (d’après 26 et 27)
X
=
i=1
ℓ ℓ
π(J (gi′ )) + π(J (g))
X X
= deg gi − ℓ −
i=1 i=1
ℓ ℓ
!
π(J (gi′ ))
X X
= (n − deg g) − ℓ − + π(J (g)) car deg gi + deg g = n
i=1 i=1
Donc
[Link]@[Link] page 16
[Link]
ℓ
π(J (gi′ )) + π(J (g))
X
σ(p) = n − deg g − ℓ −
i=1
Fin de sujet
[Link]@[Link] page 17